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021 Comprendre les émotions

Muslim Thérapie8:50

Transcription

Comprendre les émotions avant de pouvoir prétendre à les gérer, car le fait de comprendre les émotions sera beaucoup plus optimal pour justement essayer par la suite de pouvoir les gérer, inch Allah.

Donc, la première chose, c'est que les émotions surviennent par rapport à un événement. C'est-à-dire qu'il y a un événement qui survient et de là, on va avoir certaines émotions qui pourront être désagréables ou agréables.

L'événement est capté par nos sens, c'est-à-dire les fonctions cognitives du néocortex. Vous savez qu'on a des sens comme, par exemple, le toucher, la vue, l'odorat, ou l'ouïe, qui nous permettent justement de capter un événement. Cela va amener à des émotions.

À savoir que l'émotion est en rapport avec une autre partie du cerveau qui s'appelle le système limbique, ou le cerveau limbique, ou le cerveau émotionnel, et en partie par rapport à l'amygdale. L'amygdale, en fait, est la cause de nos émotions et elle est en général très rapide. À partir du moment où survient un événement, en quelques millièmes de secondes, va venir de suite derrière cette émotion. Plus la situation de cet événement, la perception de cet événement, va être forte dans son signal, plus la réponse de l'amygdale sera rapide.

Alors, vous avez l'événement et la survenue de l'émotion par le cerveau limbique, l'amygdale. Mais entre les deux, vous avez ce qu'on appelle le radar de perception, et là, c'est encore une fonction cognitive du néocortex. La perception des choses, à savoir que le radar de perception, soit les événements, va être perçu de manière positive ou de manière négative.

On va donner un exemple concret. Vous avez, par exemple, une personne qui fait un compliment à une autre personne. Cette personne va lui procurer du plaisir, cela lui fait plaisir, et elle va ressentir cette émotion de joie. Mais exactement dans le même contexte, d'accord, dans la même situation, pour une autre personne, il va voir en cela le fait qu'on se moque de lui. "Ah tiens, cette personne se moque de moi", et ça va amener une émotion qui est autre que la joie, du coup c'est la colère.

Donc, ce qui démontre quoi ? C'est que la perception de chacun, vous voyez, chacun a sa perception des choses. On ne voit pas face à un même événement, si vous voulez, la même chose. Et donc, on a des émotions qui sont différentes.

Maintenant, la perception, ça dépend de quoi ? Ça dépend d'Allah avant tout, mais dans les causes, ça dépend de l'estime de soi, si elle est haute, si elle est faible ou si elle est inexistante. Par exemple, en sachant que l'estime de soi est relative d'une thématique à une autre. Par exemple, on peut avoir une assez bonne estime de soi sur le versant social, mais une estime de soi plus faible sur le versant familial.

Ensuite, vous avez aussi l'éducation, c'est-à-dire des codes éducatifs, donc l'éducation familiale, sociale et religieuse, qui ont une influence sur notre perception des choses. Vous avez également les expériences de vie, la santé mentale, bien sûr, et vous avez également les insufflations sataniques qui sont plus ou moins hautes chez les individus. Donc ça varie.

Et au milieu de tout cela, de toute cette configuration, vous avez également les besoins. On pourrait les énumérer par centaines, mais les besoins fondamentaux sont le fait d'être aimé, d'être dirigé et d'être valorisé. Tous les êtres humains ont besoin de ces trois choses, de manière consciente ou inconsciente. À savoir que, attention, d'être dirigé, ce n'est pas dans le mauvais sens du terme, c'est d'être bien dirigé.

Cela peut s'établir à travers, par exemple, le père et son autorité bienveillante, qui va faire qu'il va le diriger sur le bon chemin à travers des limites qu'il va lui imposer. D'accord ? Parce que les limites, en étant enfant et même en étant adulte, ont tendance, quand elles sont louables, à nous rassurer.

Donc, événement, radar de perception, émotion. L'amygdale, pardon, a une réponse très rapide, ce qui fait qu'on aura tendance à vivre l'émotion directement, d'accord, surtout quand elle est désagréable. Cela va amener à des réactions et à des comportements qui sont très rapides suite à cette émotion désagréable.

Mais il y a une autre partie du cerveau, toujours dans le néocortex, qui s'appelle l'orbite frontal. Dans ses fonctions cognitives, il a cette faculté, par la permission d'Allah, de pouvoir réfléchir. Donc, la réflexion ou de raisonner, c'est-à-dire le raisonnement, autrement dit les pensées.

Déjà, comprendre qu'à partir du moment où survient une émotion, c'est soit on rentre dans le jeu de l'émotion directement, donc il n'y a pas de réflexion, soit on arrive à avoir cette lucidité d'esprit, par la permission d'Allah, d'accord, ne pas se laisser embarquer par ses émotions, mais plutôt avoir ce réflexe d'utiliser sa réflexion et son raisonnement.

En général, quand on réfléchit et quand on raisonne, on n'est pas dans la précipitation. C'est là où on va peser le pour et le contre, et c'est là où, justement, il peut y avoir des changements d'émotion. On parlera de gestion des émotions.

Alors, on va prendre un cas de figure concret. On va prendre le tableau ici en bas, cette synthèse que vous avez ici en bas. Donc, on va dire que l'événement, c'est un examen à venir, un examen scolaire.

Donc, le radar de perception, on a dit quoi ? Il peut voir cet événement à venir comme soit positif, soit négatif. C'est une prière, toujours est-il qu'il va rapidement nous procurer une émotion. On va dire que c'est une émotion de peur, parce qu'il y a la peur de l'échec de cet examen. "Suis-je suffisamment préparé ? Ai-je assez révisé ?"

À ce moment-là, cette émotion de peur, vous avez la pensée. Et la pensée, par la permission d'Allah, pourra venir réguler cette émotion. Alors ça peut être, par exemple, "Je vais y arriver, inch Allah, je vais y arriver parce que j'ai quand même pas mal révisé."

Ce qui fait qu'on peut changer cette émotion de peur en une émotion, par exemple, de soulagement, ou vous voyez, une émotion qui soit plutôt agréable. On passe d'une émotion qui est désagréable, la peur, en une émotion agréable.

Par contre, si je me laisse embarquer par mes émotions, "Ah, je ne vais pas y arriver, c'est trop dur", cela va nous ramener soit à amplifier l'émotion elle-même de la peur, soit à rajouter d'autres émotions qui nous seront désagréables.

Donc, comprendre que ça fonctionne comme ça, en réalité, les émotions et le fait de comprendre ce schéma. Parce qu'il faut savoir qu'Allah crée les choses dans un but, et ces émotions, en fait, sont des utilités pour nous et nous aident pour la survie.

Je vous donne un exemple concret. Par exemple, la peur. Eh bien, vous avez le sang. Allah, azzawajal, a fait que votre sang se dirige vers les muscles qui commandent le mouvement du corps, et en particulier les muscles des jambes, ce qui aura tendance à nous préparer à la fuite.

C'est pour ça que vous avez vu, quand quelqu'un a peur, il devient pâle au niveau du visage, parce que le sang est en chassé. D'où la sensation de sang qui se glace, d'accord ? Simultanément, donc le corps est paralysé l'espace d'un instant, ce qui laisse peut-être à l'individu le temps de décider s'il est préférable de se cacher ou autre.

Donc, vous voyez qu'en réalité, même une émotion qui nous est désagréable, en réalité, Allah a fait qu'elle soit une utilité pour nous. Et en général, c'est sur la thématique de la survie. C'est valable pour toutes les émotions. Toutes les émotions que nous avons, elles servent un but précis.

Donc, la meilleure gestion émotionnelle qui puisse exister, à ma connaissance, par la permission d'Allah, c'est de ne pas se précipiter à des réactions et des comportements, ou à une surenchère de cette émotion qui est désagréable, mais plutôt essayer d'avoir cette lucidité d'esprit, d'accord, et d'utiliser sa réflexion et son raisonnement, histoire de ne pas amplifier cette émotion désagréable ou en rajouter d'autres, par la permission d'Allah.