Transcription
La milice, la milice française, n'oublions surtout pas l'adjectif fête, instituée par une loi du régime de Vichy en janvier 1943 pour renforcer sa propagande et surtout sa police. Elle devint son moyen de répression le plus actif et se fit de plus en plus complice de l'occupant.
Ce fut notamment le cas lors de l'attaque menée contre les maquisards du plateau de Glières en mars 1944.
Le secrétaire général, Joseph Darnand, venu de l'ultra droite proche des milieux collaborationnistes parisiens, avait prêté serment de fidélité à l'occupant. Sous la pression de l'occupant, il avait été promu secrétaire d'État au maintien de l'ordre, et c'est à ce titre qu'il mobilisera, le 8 juin 1944, contre les résistants toute la branche armée de la milice.
L'affront garde environ 25 000 hommes. Philippe Pétain, pour sa part, avait déclaré le 5 juin : "Je suis heureux de savoir que grâce à l'ami Liger, des troupes fidèles un peu partout en France."
La majorité de la population, elle, haïssait profondément ces miliciens, dont la résistance avait déclaré que s'ils étaient pris les armes à la main dans les combats de la libération, ils pourraient être exécutés sur le champ.
Abbas et Darnand, Doriot et des AS, qu'ils étaient trois collaborateurs fiers, faits qu'ils ont, heureux, vraisemblablement chacun à leur échelon pour la création de cette milice.
Ils ont formé des groupes qui étaient encadrés militairement, organisés militairement, et qui rendaient le salut aux couleurs le matin, le soir, etc. Vraiment, c'était... et ils faisaient beaucoup de décorum.
Ils étaient présentés comme le sauveur de la France. Je réemploie le terme mieux que qu'employé Pétain. C'est 6 bis. On savait qu'ils étaient là et on les détestait.
Les miliciens, si vous voulez, on les déteste presque plus que les Allemands. C'est pour venir ça. On savait très bien que c'étaient les lits, les auxiliaires des Allemands, et qu'ils étaient, quelquefois, plus vicieux encore.
En fait, c'était bon et profiter des dénonciations. C'étaient les exécuteurs des basses œuvres. En fait, pour nous, c'était ça. Enfin, j'ai été, autant que je sache, ils étaient rémunérés comme s'ils étaient embrigadés comme des troupes.
Il y avait dix à vingt, un traitement. J'étais allé un jour, partant du maquis dans lequel nous étions, dans la forêt de Brouard, pour réquisitionner un véhicule.
Dans ce village, les habitants ont dit à mon chef de patrouille : "Voilà deux gars, faut les fusiller. Ils ont signé un engagement pour la milice." Moi, je les ai interrogés. J'ai vu, je me suis bien rendu compte que c'étaient deux pauvres malheureux qui s'étaient engagés.
On dit : "On est et on nous a dit qu'on allait gagner beaucoup d'argent, alors on a signé tout ce qu'on a voulu." Pourquoi ? Pourquoi ? Pour gagner de l'argent, pour donner à nos familles et puis pour le voir, pour nous.
Alors, soyez gentil avec nous, ne nous faites pas de mal. Alors, on a officié deux, s'est engagés, et ils sont devenus parmi les meilleurs de la milice. Mais il y en a eu beaucoup. Ils ont recruté des types comme ça, pas mal.
J'avais un ami dont le frère en faisait partie, et on ne l'a jamais revu. Au moment où les Allemands sont partis, lui-même est parti. On ne sait pas où, on n'en a même jamais plus entendu parler.
Les antennes de la milice dans la région de Toulouse, dans d'autres régions, ont su qu'on avait arrêté des musiciens, qu'on les avait fusillés. Donc, il savait qu'à partir du moment où j'avais pris cette option, il nous restait une indulgence à attendre des tribunaux devant lesquels il serait jugé par la suite et se retrouver tout seul.
Oui, et en hacking, qui ont fait qu'il y a 102, qu'ils allaient. Certains ont suivi les Allemands, ce qui rendait, sans doute, les plus répréhensibles. Mais la plupart, eux, essayaient de rentrer dans l'ordre, de se faire oublier.
C'était un drôle de rouges qui avaient accepté de jouer ces gens-là.