📱

Get Our Mobile App

Take your business learning on the go!

Download on the App StoreGet it on Google Play

L'Europe craint des attaques de la Russie et veut s'organiser, explications

HugoDécrypte - Actus du jour13:18

Transcription

Alors que Donald Trump se rapproche très fortement de Vladimir Poutine et s'en prend à Zelenski, on revient là-dessus juste après.

Emmanuel Macron a mis en garde contre la menace de la Russie pour l'Europe. Alors, de quelle menace parle-t-il ? Qui pourrait être visé selon lui et comment l'Europe veut réagir ?

Salut, c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. C'est donc le sujet à la Une des actualités du jour. En voix off et sans la caméra, aujourd'hui je suis en déplacement pour une nouvelle interview qui arrive.

J'en profite d'ailleurs pour vous remercier pour vos retours sur les dernières interviews, notamment celles de Can Kojandi qu'on a diffusées hier. Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce format d'interview, que ce soit sur la chaîne YouTube des grands formats ou en podcast.

On publie maintenant sur le même podcast les actus du jour et les interviews. Vraiment, merci pour vos retours, je prends énormément de plaisir à le faire avec l'équipe. Il y en a plein d'autres sur plein de sujets qui arrivent dans les prochains jours.

C'est dans un entretien accordé ce mardi à la presse quotidienne régionale qu'Emmanuel Macron a mis en avant, je cite, "la menace existentielle pour l'Europe" que représente selon lui la Russie.

Pour appuyer ses propos, le président français a donné plusieurs exemples, comme des cyberattaques menées par la Russie, des tentatives de manipulation électorale dans plusieurs pays européens, ou encore des actes antisémites organisés en France par des organisations russes ces derniers mois, dans l'objectif de perturber le pays.

Face à tous ces éléments qu'il cite, Emmanuel Macron estime qu'il ne faut pas penser, je cite, "que l'impensable ne peut pas arriver", y compris le pire, avec en fond donc la question d'une potentielle invasion russe contre un autre pays européen que l'Ukraine.

Par ailleurs, de son côté, le Premier ministre François Bayrou, dont on va reparler juste après d'ailleurs sur les dernières informations sur l'affaire Betaram, a affirmé que la guerre pourrait potentiellement atteindre le sol européen pour la première fois depuis 1945, comparant la situation actuelle à celle des années 30, donc avant la Seconde Guerre mondiale.

Sachant qu'en soi, l'Ukraine est déjà un pays sur le continent européen, on peut supposer ici que François Bayrou parle davantage de l'Union européenne. Mais la France n'est pas la seule à s'inquiéter de la Russie.

Ce lundi, après une réunion d'UE concernant l'Ukraine qui a été organisée à Paris, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti que la Russie représente désormais, selon elle, une menace pour toute l'Europe.

Selon elle, les ambitions impérialistes de la Russie ne se limitent pas à l'Ukraine, et la signature d'un cessez-le-feu rapide en Ukraine pourrait permettre à la Russie de se réorganiser et de lancer de nouvelles attaques.

On revient là-dessus dans un instant. En fait, et vous l'avez suivi ces derniers jours, le rapprochement entre Trump et Poutine bouleverse véritablement la situation, y compris donc pour les Européens.

Pour rappel, et on en a parlé notamment sur Instagram hier, Trump a décrit Volodymyr Zelenski comme, je cite, "un dictateur sans élection". Il fait ici référence au fait qu'aucune élection n'a été organisée en Ukraine depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par l'armée russe en 2022.

C'est une situation certes contestée par une partie des Ukrainiens, mais qui est légale au regard de la loi ukrainienne, plus précisément de la loi martiale qui a été instaurée depuis cette invasion à grande échelle.

Trump a aussi déclaré lors d'une conférence de presse que la popularité de Zelenski n'était que de 4 % en Ukraine, un chiffre qui, en l'occurrence, ne repose absolument sur rien.

Mais surtout, Donald Trump a porté la responsabilité de l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe à Volodymyr Zelenski lui-même, déclarant que Zelenski, je cite, "n'aurait jamais dû commencer la guerre".

Bref, un changement de discours complet pour les États-Unis avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. On peut noter que le président ukrainien a réagi, estimant que Trump vit, je cite, "dans un espace d'informations russes".

Bref, face à tout cela, on peut noter qu'Emmanuel Macron a organisé avec plusieurs pays une nouvelle réunion ce mercredi sur la question de la guerre en Ukraine et de la défense européenne.

On va revenir dans un instant sur la façon dont l'Europe essaie de se préparer à une éventuelle menace de la Russie. Mais avant cela, de quoi parle-t-on réellement quand on parle d'une menace russe potentielle pour l'Europe ?

Il y a eu ces propos de Zelenski lors de la conférence de Munich en fin de semaine dernière, qui a mis en garde contre une potentielle attaque russe, affirmant que la Russie prépare 15 divisions en Biélorussie.

Selon lui, la Russie pourrait continuer à attaquer l'Ukraine, mais aussi la Pologne ou encore des pays baltes comme l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie.

L'OTAN, c'est donc cette alliance politico-militaire de pays occidentaux, actuellement menée par les États-Unis. Sauf que Trump prend vraiment ses distances ces derniers mois avec l'organisation.

Ces propos de Zelenski vont dans le sens aussi d'une analyse qui a été partagée par les services de renseignement danois, qui estiment que la Russie pourrait lancer une guerre de grande envergure en Europe d'ici à 5 ans, dans le cas où elle perçoit que l'OTAN est véritablement affaibli.

Et autant le dire tout de suite, l'OTAN paraît très affaibli aujourd'hui. On en a parlé déjà ces derniers jours. Trump a plusieurs fois remis en cause l'engagement des États-Unis dans l'organisation, menaçant même de quitter l'alliance qui repose sur un principe de solidarité entre les États membres.

On en a parlé dans l'interview de Dominique de Villepin notamment il y a quelques jours. L'un des principes importants de l'OTAN, c'est l'article 5, qui dit qu'une attaque armée contre un pays membre de l'OTAN serait considérée comme une attaque dirigée contre tous les pays de l'organisation.

Sauf que Trump a laissé entendre déjà qu'il laisserait la Russie attaquer tout membre de l'OTAN qui ne contribuerait pas suffisamment au budget de l'Alliance.

Sans rentrer dans les détails, effectivement, aujourd'hui, un certain nombre de pays ne contribuent pas à la hauteur de ce qui est attendu sur le budget de dépenses militaires.

Pour résumer, les Européens se retrouvent d'un côté face à la Russie, qui pourrait menacer d'autres pays. On a pu voir ces dernières années un certain nombre de discours expansionnistes de la part de Vladimir Poutine.

Ça, c'est donc côté russe. Et donc, côté américain, il y a un changement de discours, un rapprochement avec Poutine, et donc les États-Unis ne semblent plus s'y intéresser à l'idée soit d'aider l'Ukraine, soit de s'allier avec les pays européens.

Alors face à cela, on a pu voir ces derniers jours une forme de réarmement dans un certain nombre de pays. Par exemple, les pays scandinaves craignent la menace russe en mer Baltique, et le Danemark a annoncé ce mercredi un plan de réarmement massif pour renforcer sa défense, sans préciser pour autant publiquement le montant exact.

Mais selon la Première ministre du pays, le Danemark traverse actuellement, je cite, "la situation la plus dangereuse de son existence".

De son côté, la Pologne, pays voisin de l'Ukraine mais aussi de la Russie, va dépenser cette année 4,7 % de son PIB pour la défense. En pourcentage, c'est plus que les États-Unis et que tous les autres États membres de l'OTAN.

Par ailleurs, la Pologne travaille à la construction d'un mur de fer pour protéger ses frontières avec la Russie et la Biélorussie.

De son côté, Emmanuel Macron a annoncé que la Commission européenne, donc l'une des principales instances de l'Union européenne, activerait probablement prochainement des clauses d'exception budgétaire.

Alors de quoi est-ce qu'on parle ici ? L'idée, c'est d'autoriser les États à creuser davantage leur déficit pour pouvoir faire face à des dépenses militaires.

Enfin, on peut noter qu'en France, à l'Élysée, les présidents des principaux partis politiques ont été conviés afin d'évoquer la défense, la sécurité de l'Europe ainsi que la situation en Ukraine.

Dernier point pour terminer, le président français va rencontrer Donald Trump à la Maison Blanche aux États-Unis. Forcément, c'est un point qu'on aura l'occasion d'analyser, surtout que vous l'aurez compris, il y a énormément de choses dans ce qui se joue ici, qui fait débat et qui fait réagir, que ce soit sur la posture à adopter sur l'Europe, que ce soit vis-à-vis de la Russie, vis-à-vis des États-Unis, vis-à-vis de l'Ukraine aussi.

L'enjeu de cette vidéo aujourd'hui, c'était surtout de vous donner les principaux éléments sur la situation et ce que l'on sait pour le moment. On creusera évidemment tout ça dans les prochains jours.

Je vous laisse avec Lisa pour les actualités en bref, et je reviens juste après pour la question du jour.

Merci, Hugo, et bonjour à tous. On commence avec cette actu : l'armée israélienne a indiqué avoir reçu ce jeudi les corps de quatre otages israéliens rendus par le Hamas.

Les corps doivent encore être officiellement identifiés, mais les cercueils sont censés contenir les corps des deux enfants Bibas, âgés de 4 ans et 9 mois lorsqu'ils ont été pris en otage le 7 octobre 2023, et celui de leur mère, ainsi qu'un otage âgé de 83 ans, lorsqu'il a été enlevé par le Hamas.

Six otages israéliens en vie doivent être remis par le Hamas à Israël ce samedi, en échange de prisonniers palestiniens, dans le cadre de cette première phase de trêve qui doit se terminer le 1er mars.

En vue de la deuxième phase, qui doit donc commencer le 2 mars, le Hamas s'est dit prêt à libérer tous les otages en une seule fois, au cours de la deuxième phase de l'accord, plutôt que par étapes comme c'était le cas lors de la première phase.

Au total, 2550 personnes ont été enlevées le 7 octobre, 70 sont encore retenues à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l'armée israélienne.

Deuxième actu en France : trois hommes ont été placés en garde à vue ce mercredi pour viol aggravé, agression sexuelle et violence aggravée, dans le cadre de l'enquête sur l'établissement scolaire Notre-Dame de Betaram, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Cet établissement privé catholique est visé par 132 plaintes, dont 60 qui comprennent un caractère sexuel, selon le dernier décompte effectué par le collectif de victimes.

Les suspects qui ont été placés en garde à vue sont deux anciens surveillants de l'établissement et un prêtre, âgés de 60, 70 et 94 ans.

Les faits dont ils sont accusés seraient survenus entre 1957 et 2004. Selon le procureur, cette annonce intervient quelques jours après une réunion à Pau entre des victimes et le Premier ministre François Bayrou, aussi maire de Pau.

François Bayrou est accusé d'avoir été mis au courant des accusations contre l'établissement dans les années 90 sans avoir réagi, ce qu'il dément.

Parallèlement à ça, une commission d'enquête sur le contrôle par l'État des violences dans les établissements scolaires a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale ce mercredi.

L'objectif est d'enquêter sur les violences dans les écoles publiques et privées, mais aussi de les prévenir.

Troisième actu en Guadeloupe : un habitant sur trois était privé d'eau ce mercredi en raison d'actes de sabotage sur le réseau de distribution d'eau potable, selon la préfecture de ce département d'outre-mer.

Ce mercredi soir, 112 000 personnes étaient toujours concernées par ces coupures d'eau. Selon la préfecture, le préfet a annoncé travailler à rétablir la situation.

Concrètement, du matériel aurait été volé sur une usine majeure de production d'eau, privant 13 communes d'eau sur les 32. Une enquête pour vol a été ouverte.

À noter que ces coupures interviennent dans un contexte de grève chez le syndicat qui assure la distribution de l'eau. Les grévistes revendiquent des améliorations concernant leur complémentaire santé et leur prévoyance.

Quatrième actu : le déficit du système des retraites devrait atteindre près de 15 milliards d'euros en 2035 et 30 milliards en 2025, selon un rapport de la Cour des comptes, l'instance chargée de vérifier comment est utilisé l'argent public.

Ce rapport, qui a été remis ce jeudi à François Bayrou, dresse l'état financier du système des retraites pour servir de base aux négociations entre partenaires sociaux, qui ont jusqu'à fin mai pour discuter de la réforme des retraites de 2023, qui a décalé l'âge légal de départ en retraite de 62 à 64 ans.

Alors, on ne peut pas revenir ici sur toutes les conclusions qui ont été faites par la Cour des comptes, mais elle a notamment évalué l'impact financier de plusieurs options sur l'âge de départ à la retraite et la durée de cotisation.

D'après le rapport, reculer l'âge légal à 65 ans au lieu de 64 rapporterait 8,4 milliards d'euros en 2035, tandis que le ramener à 63 ans coûterait 5,8 milliards.

La Cour précise qu'agir sur l'âge de départ à la retraite produirait des effets importants à court terme, mais plus réduits à moyen terme. À noter que la Cour des comptes n'a pas calculé le coût d'un retour à 62 ans que réclament les syndicats.

Si vous voulez en savoir plus, on vous met des liens en description.

Cinquième actu : la motion de censure déposée par le Parti socialiste contre François Bayrou a été rejetée sans surprise ce mercredi par l'Assemblée nationale.

Le PS n'a recueilli que 181 votes, alors qu'il lui en fallait au moins 289 pour renverser le Premier ministre François Bayrou et son gouvernement.

Cette motion de censure spontanée a été présentée par le PS comme une réponse au terme de "submersion migratoire" employé par le Premier ministre il y a quelques jours.

À noter que le PS n'a pas voté les motions de censure défendues par FI, qui portaient sur le texte du budget pour 2025.

Il s'agit de la sixième motion de censure à laquelle échappe François Bayrou depuis sa nomination en tant que Premier ministre.

Et enfin, on termine avec une bonne nouvelle : le Parlement a définitivement adopté ce jeudi un texte porté par les écologistes, qui prévoit notamment d'interdire la fabrication et la vente de certains produits contenant des PFAS, ces polluants dits éternels, qui sont dangereux pour la santé et l'environnement.

C'est la première fois que la France se dote d'une loi pour protéger la population de ces substances chimiques toxiques, qui sont très résistantes et que l'on retrouve notamment dans l'air, les rivières, les plantes, les poissons, les œufs, mais aussi dans nos corps.

Concrètement, l'article phare de ce texte prévoit d'interdire dès le 1er janvier 2026 la fabrication, l'importation et la vente de certains produits du quotidien contenant des PFAS, comme des cosmétiques et des textiles, mais aussi les fartes de ski, une substance qui améliore la glisse sur la neige.

Les ustensiles de cuisine comme les poêles anti-adhésives ne sont pas concernés par cette interdiction. Si vous voulez en savoir plus sur les PFAS et sur les autres articles de cette loi, on vous renvoie vers notre vidéo des actus du jour de ce mercredi.

Alors, la question du jour, c'est la suivante : Bonjour, pourrais-tu parler des élections législatives allemandes qui approchent ? Merci pour ton travail et tes vidéos.

Merci pour ton message. On en a déjà parlé à plusieurs reprises, mais les élections législatives en Allemagne vont se tenir ce dimanche, avec pour objectif de renouveler les 630 sièges du Bundestag, qui est l'équivalent de l'Assemblée nationale.

Les députés allemands sont élus pour un mandat de 4 ans. À l'issue de ce vote, il y a donc un nouveau chancelier qui sera élu par la nouvelle assemblée, qui sera chargé lui-même de former un gouvernement.

Sachant que le chancelier en Allemagne, c'est le chef du gouvernement, mais c'est lui plus largement qui détient l'essentiel du pouvoir exécutif.

Ces élections sont particulièrement scrutées cette année. On en a parlé, car l'AFD, donc le parti d'extrême droite allemand, est très haut dans les sondages.

On a pu voir d'ailleurs plusieurs manifestations ces dernières semaines. On en reparle en tout cas davantage demain et dimanche.

Je le disais, je me voulais découvrir les interviews. Rendez-vous sur notre chaîne YouTube dédiée au grand format ou alors en podcast. Vous tapez "Hugo Descrypt". Maintenant, on a les actus du jour et les interviews sur le même flux.

Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, et puis on se dit à demain.