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Décodage émotionnel de la sclérose en plaques : 1ère partie - Les atteintes motrices

Faire le lien symptôme émotion 35:46

Transcription

Bonjour belles âmes. Bienvenue sur cette chaîne à toutes les personnes qui se posent des questions sur le sens de la maladie. Je suis le docteur Chloé Hallard, ancien médecin rheumatologue et depuis 10 ans, chercheuse et thérapeute spécialisée dans le décodage émotionnel des maladies.

Dans cette vidéo qui est une première partie car il y a beaucoup de choses à dire, je vais vous parler des atteintes motrices de la sclérose en plaque qui est une maladie auto-immune qui touche le système nerveux central. J'ai beaucoup travaillé sur ce sujet qui est particulièrement riche et complexe pour pouvoir vous fournir un contenu qui éclaire et illustre de nombreux exemples concrets, hein.

Comme vous l'avez compris pour ceux qui me suivent depuis un moment, je suis une chercheuse et à chaque nouveau sujet que je vous propose en vidéo et bien je fais un gros travail d'amont. Je reprends toutes mes connaissances sur le sujet, je relie tous les dossiers, je fais de nouveaux liens, je laisse mûrir, réfléchir, je mets en forme. Donc je vous remercie pour vos commentaires qui m'aident à progresser, qui enrichissent mon travail et puis bien sûr qui m'encouragent à continuer de transmettre mes connaissances sur les réseaux sociaux. Et merci aussi de liker, partager, vous abonner afin de diffuser cette approche de la santé humaine et globale.

Et en effet, le postulat de base de cette approche de la santé est que le corps est le prolongement de nos croyances, de nos pensées, de nos émotions. Il n'y a pas de séparation entre le corps et les processus de la psyché. Et donc chaque symptôme, chaque maladie est une occasion de mettre en lumière une souffrance intérieure et le sens libéré. Toute maladie est un levier de transformation vers plus de paix et d'alignement intérieur.

Et dans les maladies auto-immunes, en particulier, les personnes sont désalignées puisque elles vont s'attaquer elles-mêmes. Il y a un combat contre soi. La personne ressent de la culpabilité, du jugement négatif euh sur elle-même, de la colère qu'elle va recontruire contre elle-même et donc il y a autodestruction. Ce sont les mécanismes d'auto-immunité dans lesquels le corps va s'attaquer lui-même. La culpabilité est le ressenti majeur des maladies auto-immunes. La personne est en guerre contre elle-même.

Il est essentiel de comprendre dans un travail de guérison profonde que le corps ne fait rien par hasard et que le corps n'est pas contre nous. Ce n'est pas un ennemi qui se met à dysfonctionner et à être malade pour nous punir. En vérité, nous sommes notre propre ennemi et nous nous attaquons car nous n'avons pas assez d'amour pour nous-mêmes.

Dans les atteintes motrices de la sclérose en plaque que je vais détailler tout au long de cette vidéo, le conflit intérieur que vit la personne va l'amener à détruire la commande motrice de ses actions. Ainsi, cela peut entraîner des troubles de la coordination, de la faiblesse, voire de la paralysie. Dans d'autres vidéos, bien sûr, j'aborderai d'une part les atteintes oculomotrices spécifiquement en même temps que les atteintes visuelles. Je vous parlerai aussi bien sûr des atteintes sensitives et des troubles de la vessie.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous informe d'un événement passionnant. Le mercredi 18 juin à 20h30, je ferai sur cette chaîne YouTube un live donc en direct avec Pierre Grassé, un live sur la sclérose en plaque. Mon invité Pierre Grassé bien est une personne qui est en rémission de la sclérose en plaque depuis 15 ans, qui a fait un magnifique chemin d'introspection, de guérison intérieure. Il nous parlera des enseignements de son parcours et aujourd'hui il est coach en santé globale. Il accompagne spécifiquement enfin plus particulièrement des personnes atteintes de sclérose en plaque. Donc c'est vraiment un sujet qu'il connaît bien et il aura certainement des conseils très précieux à nous donner. En première partie de ce live, je ferai un rappel synthétique des principaux ressentis émotionnels de la sclérose en plaque et puis en fin de live, nous répondrons à vos questions. Euh je vous mets en description de cette vidéo le site internet, le lien vers le site internet de Pierre si vous voulez en savoir plus. Sur son site est déjà une mine d'information pour les personnes souffrant de sclérose en plaque. Et puis si vous souhaitez participer à ce live, il suffit de vous abonner à la chaîne et d'aller sur l'onglet en direct. Vous verrez que il y a déjà l'information et vous pouvez vous inscrire.

Revenons au décodage émotionnel de la sclérose en plaque et on va parler de physiopathologie puisque je vous le rappelle pour décoder le sens de la maladie, il faut d'abord se poser la question de quelle est la fonction du tissu atteint pour en déduire quelle est l'intention pour le corps de faire ça. Et bien la sclérose en plaque, c'est une maladie inflammatoire et auto-immune qui va attaquer la gaine de myéline. La myéline, elle sert à isoler, protéger les axones qui permettent la propagation de l'influx nerveux depuis les neurones vers la périphérie. Les axones qui sont les prolongements des neurones vont envoyer l'ordre à nos muscles de faire telle ou telle action. Et la gaine de myéline permet la propagation de l'influx nerveux. Si la gaine de myéline est abîmée, et bien il y a un bloc de conduction et le courant ne peut plus circuler. C'est le même principe que sur un circuit électrique. C'est comme si le fil est coupé, le courant ne circule plus et la commande n'arrive plus au muscle.

Qu'est-ce qu'il se passe à l'intérieur de cette personne ? Et bien, il y a un combat dans sa tête. Deux ordres inverses sont donnés avec une pression ou un enjeu affectif fort. Deux parts d'elle-même s'opposent et s'annulent. Elle demande à son muscle de le faire et de ne pas le faire en même temps. Fais, non, ne fais pas. Avance, non, recule. Je dis oui, je dis non. Et bien cela peut aller jusqu'à la paralysie. C'est pourquoi je l'appelle souvent la maladie du choix impossible ou la maladie du conflit intérieur.

Imaginez par exemple que vous soyez dans une réunion et il vous semble que vous avez quelque chose d'important à dire qui vous tient à cœur, vous souhaitez intervenir et en même temps, il y a une voix dans votre tête qui vous dit "Et non, tu n'as pas le droit d'intervenir, tu n'es que le n-2 et puis tu sais bien que tu risques encore d'être ridicule, tu vas bafouiller, on va se moquer de toi et cetera et cetera." Et puis il y a cette discussion dans votre tête pendant toute la réunion et finalement vous ne dites rien, vous ne parlez pas. C'est ce processus poussé à l'extrême qui se biologise dans la sclérose en plaque. Deux ordres contradictoires s'annulent. Il y a court-circuit, ça disjoncte. Il y a impossibilité euh de s'exprimer, que ce soit par des paroles ou des actions et cela peut toucher n'importe quel groupe musculaire en fonction de l'action concernée.

Ce combat se passe dans la tête. La tête, c'est la tour de contrôle. Et en effet, la sclérose en plaque est une maladie du système nerveux central. Le système nerveux central, c'est le système de contrôle, de surveillance. On est tout le temps en train de se surveiller, de se contrôler, contrôler ce qu'on dit, contrôler ce qu'on fait, contrôler ses choix, contrôler ses expressions émotionnelles. Et en effet, une des caractéristiques des personnes souffrant de sclérose en plaque, mais de manière plus générale, des personnes qui ont des maladies du cerveau comme des migraines, des tumeurs cérébrales, des AVC, c'est que ce sont des personnes dans le contrôle. Elles sont beaucoup dans la tête, très cérébrales, mentales. Elles intellectualisent, elles réfléchissent beaucoup. Elles vont refouler les émotions, elles vont se couper de leur corps. Il peut même y avoir de la complète dissociation émotionnelle. Ce sont des personnes en général qui ne savent pas écouter leurs besoins, qui ne savent pas entendre les limites de leur corps. Si euh même si elles font du sport, des choses comme ça, et bien elles imposent la volonté de leur mental à leur corps.

Sont souvent aussi des personnes qui vont facilement minimiser, voir être en déni sur leurs problèmes. C'est toujours "ça va bien, je suis forte, c'est rien, ça va aller." Je vous donne ici des exemples de phrases que j'ai recueillies en séance avec des personnes souffrant de sclérose en plaque au sujet des émotions. "Je garde tout pour moi, je bloque, je ne pleure pas pour ne pas faire de peine à mon entourage, je ne pleure jamais. Quand je suis triste, ça ne se voit pas. Quand je suis contente, ça ne se voit pas. Dans la famille, on ne parle pas. Il faut être fort. On avance. Même si c'est dur, on ne dit rien." "J'ai longtemps fonctionné comme spectateur dans une tour en hauteur à observer. Enfant, j'ai vécu dans le non-dit émotionnellement. Je n'exprime rien. Je fais bonne figure. Je ne sais pas comment pleurer. Je fais toujours celle qui est forte, celle qui veut aller de l'avant. Je cache quand je ne vais pas bien."

Donc le conflit intérieur va souvent opposer les devoirs. La petite voix dans la tête qui dit "Tu dois, il faut" avec toutes les peurs qui en découlent si on n'obéit pas aux devoirs versus les besoins. Le poids des devoirs va écraser les besoins. Imaginons une situation très simple. Un enfant qui doit faire ses devoirs pour l'école et en même temps, il a envie d'aller jouer, il a envie de spontanéité, il n'a pas envie d'être contraint mais il sait que s'il ne fait pas ses devoirs, il va être réprimandé peut-être par ses parents, il va avoir une mauvaise note, il peut être exclu de l'école, il peut être moqué par ses copains et cetera et cetera. Donc très souvent va avoir les devoirs versus les besoins et versus la liberté. Liberté d'action, liberté de ses choix, liberté d'être soi.

Alors, souvent, on retrouve dans l'enfance euh des personnes qui ont été contrôlées. Il y a une notion d'autorité subie qui vient du dessus avec un rapport de force, de la domination, un abus de pouvoir de la part des parents. Les personnes se sont senties soumises, restreintes dans leur liberté à devoir rentrer dans le cadre, dans le moule, sous peine de punition, de jugement, de culpabilisation. Il y a le sentiment souvent très fort qu'on décide pour moi. Donc on peut avoir par exemple eu dans son enfance un système familial et éducatif très rigide, sévère, exigeant. Par exemple dans les mais pas que, dans les éducations catholiques ou dans des familles où le père était militaire, il y a la notion de devoir et d'obéissance qui est très forte. Donc il y a la présence d'un tyran extérieur qu'on va ensuite intérioriser. Le parent est toujours présent dans notre tête comme cette femme d'une cinquantaine d'années qui raconte même après la mort de sa mère, elle dit "Je vois toujours dans ma tête le regard de ma mère avec ses gros yeux sévères et je peux encore l'entendre me parler."

Il y a donc ce combat à l'intérieur entre "si je suis moi-même, et bien je suis réprimée" avec des injonctions implicites ou explicites qui disent "soit tu obéis et on t'accepte, soit tu te choisis, tu te rebelles et on te punit, voire on te rejette, on t'exclut, on te bannit." Donc la personne va s'autodétruire car lorsqu'elle se choisit, et bien elle est en contradiction, elle est en opposition à l'autorité extérieure et donc par culpabilité, par protection, par mécanisme de survie, la personne s'efface, elle s'écrase, elle se détruit, d'où l'auto-immunité. Et cette auto-immunité va s'accompagner d'une inflammation importante qui est le témoin de la colère et du sentiment d'injustice que la personne ne peut pas exprimer et qu'elle va retourner contre elle-même.

Je vous donne quelques exemples de situations. C'est les parents qui expriment à l'enfant "si tu pars ou si tu te maries avec un tel et pas avec un tel ou si tu fais telles études ou si tu choisis tel métier, bien tu n'es plus notre enfant." Il y a une femme qui m'avait consulté pour sclérose en plaque qui raconte "Ma mère s'acharnait sur moi, elle me foutait des baffes pour un oui pour un non ou mon père me rouait de coups ou je pouvais être puni et dormir dans le sous-sol dans la salle à chaussures." Une autre qui dit "Ma mère était autoritaire sur mes choix, sur mes choix de vie. Si ma mère ne veut pas, c'est non. Pour ma mère, ce n'était jamais assez bien." Une autre qui raconte "À chaque fois que j'essayais d'être moi-même, on me disait 'Tu es chiante. Je ne rentrais pas dans le moule.'"

Donc la personne ne parvient pas à se choisir, à avancer dans la direction voulue par son cœur, par ses besoins. Elle ne s'autorise pas à décider pour sa vie par peur ou par dépendance à l'extérieur. Il y a une recherche d'amour, de validation et à l'extrême, on peut donc retrouver des personnes qui ne peuvent plus marcher par elles-mêmes. Elles n'ont pas l'autonomie d'être d'être elles-mêmes, de faire des choix par elles-mêmes. Bien sûr, on retrouve aussi souvent une profonde dévalorisation. La personne va se contrôler, se contraindre pour être une bonne personne selon les attentes implicites ou explicites de l'entourage familial, de la société. Encore une fois, la personne ne peut pas être elle-même. Elle n'exprime pas qui elle est par peur de déplaire, par peur d'être jugée. Elle est son propre tyran. Comme cette femme qui dit "J'ai fait beaucoup d'efforts pour aller contre moi-même, pour plaire aux autres."

Alors cette dévalorisation, elle est en général liée à un manque d'amour et de considération qui prend racine dans l'enfance, voire lié à de la négligence affective, parfois à de l'humiliation. Comme cette femme souffrant de sclérose en plaque qui m'a consulté et qui raconte "Mon père disait que j'étais la honte de la famille parce que je ne travaillais mal à l'école. Il m'avait fabriqué un bonnet d'âne et je devais le porter le dimanche midi pour aller ouvrir aux invités. Je suis une honte." On retrouve souvent euh dans l'enfance à l'origine de cette dévalorisation des blessures de rejet ou d'abandon. Le par exemple le fait d'avoir été un enfant non désiré ou encore un enfant qui ne conviendra jamais. Par exemple ces enfants de remplacement qui arrivent après un ou plusieurs enfants morts dont on n'a pas fait le deuil ou encore le fait d'être désiré en tant que fille alors qu'on était un garçon ou plus souvent d'être désiré en tant que garçon alors qu'on est une fille. Cela entraîne des problèmes de légitimité avec la croyance que "je ne suis pas valable", le sentiment que "je n'ai pas ma place". Il y a cette personne par exemple qui dit "Je ne mérite pas d'exister."

Ces blessures font le lit de la dépendance affective et ces personnes vont facilement se retrouver sous l'emprise de relations toxiques dont elles n'arrivent pas à se libérer, dans lesquelles elles n'arrivent pas à se respecter. Il y a par exemple cette cette personne souffrant de sclérose en plaque qui a d'importants troubles à la marche qui démarrent pendant une relation toxique. Elle dit "Il ne me respecte pas, il me traite mal, on n'a pas le droit de traiter sa copine comme ça" et elle est en permanence tiraillée entre rester ou le quitter. Et on voit cette problématique de déplacement qui amène finalement à faire du surplace. Et elle raconte que en l'espace de 9 mois, ils se sont séparés sept ou huit fois et dans son enfance, elle raconte "Mes parents ne me voulaient pas. J'étais un accident, je suis arrivée après une stérilité. Ils ne vont pas s'occuper de moi, c'est à peine s'ils me parlent. Je vais grandir seule dans ma chambre, je gère tout toute seule. Je n'ai jamais de câlin, jamais de bisous, jamais d'amour. Quand je réclame un câlin, je me fais repousser par ma mère. Je me sens bloquée. Je suis dans l'incompréhension. Je me sens sans valeur."

On peut aussi ne pas se sentir libre par culpabilité de blesser ou d'abandonner l'autre. On peut retrouver ça en particulier chez les enfants qui ont eu un parent dépressif ou un parent malade qui avait recours avec son entourage familial à du chantage affectif. "Si tu pars, je vais me tuer, je vais me suicider." Et donc l'enfant a pris un rôle de parent vis-à-vis de son parent. Il se sent responsable du bonheur de son parent. Il y a ces personnes souffrant de sclérose en plaque qui m'ont raconté en séance "Si je me choisis, quelqu'un d'autre va souffrir." Donc voilà, on peut retrouver ces situations où la personne a besoin d'espace, elle a besoin de faire sa vie, de partir loin de son parent, mais elle ne peut pas le laisser, elle doit rester auprès de lui, sinon il sera encore plus mal et ce sera de sa faute.

Et j'aimerais ici vous partager un extrait du livre de Gabor Maté "Quand le corps dit non". Il a consacré tout un chapitre à la sclérose en plaque et en particulier il parle de l'histoire d'une violoniste célèbre atteinte de sclérose en plaque, Jacqueline Dupré. Et il raconte d'abord le traumatisme initial qui est que le père de Jacqueline est mort à sa naissance. Et donc là, c'est vraiment le texte du livre. "À partir de ce moment, Jackie et sa mère ont vécu une relation de symbiose dont ni l'une ni l'autre ne pouvait se libérer. L'enfant n'avait pas le droit d'être une enfant." Donc là à nouveau, on retrouve la parentification. "Mais elle n'avait pas le droit non plus de devenir une adulte. Enfant docile, excessivement polie et bien élevée, personnalité agréable et accommodante. Toute sa vie, elle allait cacher ses sentiments, sa douleur, ses peurs à sa mère, incapable de recevoir ses confidences. Jackie était incapable d'agir de manière indépendante. Son soi vital était entravé, paralysé. Jacqueline était incapable de refuser directement de répondre aux attentes du monde malgré ses vives envies de le faire. Le violoncelle l'enchaînait. Elle se pliait aux exigences que son talent et les besoins de sa famille lui imposaient. Elle avait confié à une amie, 'Je ne pourrais pas arrêter la musique. Trop de gens ont investi dans ma carrière.'"

Donc vous voyez ici l'histoire de Jacqueline Dupré commence avec une relation symbiotique et de codépendance à sa mère qui va l'empêcher d'être libre de ses choix tout au long de sa vie. Donc comme vous l'avez compris dans la sclérose en plaque, la personne détruit les commandes de ses choix, de ses gestes et de ses déplacements qui sont contraires à ce qui lui a été inculqué pour être une bonne personne, pour être aimée, pour être acceptée ou encore pour ne pas être maltraitée ou pour ne pas faire de peine. Elle va sacrifier son authenticité au profit du lien par besoin de validation pour répondre aux attentes de l'autre ou encore pour sauver l'autre. Encore une fois, la culpabilité est centrale. J'ai souvent entendu de la bouche des personnes souffrantes de sclérose en plaque "Je suis le mouton noir, je suis le vilain petit canard." Il y a la croyance que "si je me choisis, je suis une mauvaise personne. Si je me choisis, je suis méchant, je fais mal ou je vais faire du mal."

Il y a cette personne souffrant de sclérose en plaque qui m'a consulté qui dit par exemple très clairement "Je me culpabilise de ne pas faire ce qu'on attend de moi. Ça me met en colère contre moi-même. On ne m'aimera plus." Il y a cette autre personne aussi par exemple qui a d'importants troubles de la marche et qui a aussi des vertiges. Les vertiges expriment souvent la peur de l'inconnu et les pertes de repères. Elle est tiraillée entre quitter un mari qui ne la respecte pas mais qui représente aussi son pilier de sécurité et rester avec lui par sécurité et pour ses enfants. Sa fille lui a dit un jour "Si vous divorcez, je me suicide." Et donc elle exprime le fait qu'elle reste pour ses enfants. Elle dit "Depuis qu'ils sont tout petits, je veux divorcer mais je me sens comme attachée à une corde."

Donc vous comprenez bien que cette façon d'être peut être responsable de cette importante fatigue chronique que ressentent les personnes souffrant de sclérose en plaque car la personne est en permanence en lutte contre elle-même. C'est comme si elle avançait avec une résistance en permanence. Une part de moi qui avance, une part de moi qui freine. Et il y a cette personne qui dit "C'est comme si j'avançais avec un élastique qui me tire en arrière."

Alors, la maladie ou les poussées de la maladie vont en général être déclenchées par un conflit interne ou externe. Et je vais vous donner plusieurs exemples concrets. Il y a par exemple cette femme qui a une sclérose en plaque qui souffre d'importants problèmes à la marche. Elle a hérité d'une maison familiale dans le village où vit sa mère. C'est une donation. Elle voudrait pouvoir y emménager. Elle a envie d'y aller mais en même temps, elle a une relation difficile à sa mère et du coup elle se sent coincée entre "j'y vais" et "je n'y vais pas" et elle a le sentiment de faire un pas en avant, un pas en arrière, j'avance, je recule. Elle dit "À l'intérieur de moi se bousculent les doutes et les certitudes." Ceci est en lien avec une relation difficile à sa mère et c'est le propre des relations toxiques dans lesquelles on a besoin de l'autre. Mais en même temps, on ne peut pas être soi-même dans la relation par peur de souffrir, d'être blessé ou de blesser. Et elle raconte "Avec ma mère, on n'est jamais dans la bonne distance. Je suis toujours en résistance. Je me force, elle ne me comprend pas. Elle ne m'a pas montré qu'elle m'aimait. Je suis la méchante qui n'aime pas sa maman. Ce n'est pas normal de ne pas aimer sa maman. Je suis un monstre." Et là, on entend à nouveau la culpabilité. Elle dit "J'ai toujours peur qu'elle me bouffe, je freine, je verrouille. J'ai l'impression qu'elle va m'envahir. Elle a besoin que je l'aime."

Il y a cette autre personne qui aussi en parlant de sa mère dit "Ça fait un petit moment que je pense que quand ma mère va mourir, je serai enfin moi-même." On retrouve souvent cette problématique de relation toxique. Je vous raconte l'histoire d'une autre femme qui m'a consulté pour une sclérose en plaque avec de multiples paralysies motrices et notamment qui fait une poussée alors qu'elle essaie de quitter le père de ses enfants. Elle dit "Je me sens coincée avec le père de mes enfants. Il est violent mais je n'arrive pas à partir. À chaque fois il me récupère, il a la télécommande de mes émotions." Cela la ramène directement à sa mère qui est une femme violente qui l'a maltraitée physiquement et psychologiquement. Elle dit "Ma mère ne se remet pas en cause, elle me connaît trop. Elle me manipule, ma mère m'utilise, je suis sa propriété." Et elle dit "Ma mère me tient responsable d'avoir dû rester avec mon père car elle est tombée enceinte de moi." Et donc cette femme se sent coupable de naissance. Et elle dit "Je me sens comme prisonnière, comme si quelqu'un tirait les ficelles pour moi. Je me sens comme un automate, une marionnette." Et nombreux sont les personnes souffrantes de sclérose en plaque qui parlent de cette sensation de blocage, d'avoir des chaînes. On se sent coincé, contraint. Et ces fils représentent en fait nos fidélités, nos loyautés, nos obéissances à nos parents, à nos familles, à nos lignées. On n'est pas libre. Et j'aime cette phrase dans le langage des oiseaux "Je ne m'autorise pas à être moi motorisé." Et on a là toute la racine des troubles moteurs. Je ne suis pas le moteur de ma propre vie.

Il y a encore l'exemple de cette femme qui consulte un décodage biologique pour une sclérose en plaque qui présente une poussée au niveau de la main droite qui est sa main dominante qu'elle utilise pour le travail. Elle a des troubles de coordination. Elle exprime le fait déjà de se sentir euh euh de sentir de nombreux conflits internes. Elle dit "Je n'arrive pas à être en harmonie à l'intérieur. Je ressens des tensions, des blocages." Et par rapport à son travail, elle raconte que elle travaille dans un cabinet d'avocats et elle dit "Ce n'est pas ma voix, le cabinet, mon métier ne me plaît pas." Elle veut partir mais elle reste pour la sécurité de l'emploi. Et elle raconte aussi qu'elle a beaucoup de problèmes avec son chef. On peut rapprocher cette situation de tous les actes dans lesquels nous sommes en contradiction avec nous-même, avec nos valeurs profondes. Des actes que nous faisons sous la contrainte, sous la menace, bien souvent par peur. En fait, des actes où nous sommes obligés de le faire mais nous ne voulons pas le faire. Par exemple certaines actions contraires à nos valeurs morales. Imaginons une personne végétarienne qui respecte profondément les animaux et qui doit travailler dans un abattoir parce qu'elle n'a pas d'autres possibilités pour gagner sa vie ou encore des personnes qui doivent se prostituer ou encore imaginons un avocat commis d'office qui soit obligé de défendre un pédophile. On peut même aller jusqu'à des troubles de la parole, de l'articulation. C'est à chaque fois que c'est possible, à chaque fois que la personne fait quelque chose qui va contre elle-même.

Je vais vous donner plus d'exemples concrets sur les paralysies qui touchent la marche qui sont extrêmement fréquentes. Et donc là, il s'agit de l'action motrice du déplacement. Et ici, on va voir que cela va souvent avoir un lien avec les choix que je fais sur la direction que je donne à ma vie. Bien souvent, on va retrouver le fait de s'entêter dans une voie qui n'est pas la nôtre pour répondre aux attentes. Il y a par exemple cette femme qui raconte que c'est sa mère qui a choisi ses études, des études scientifiques alors qu'elle, elle est plutôt littéraire, artistique, créative. Elle dit "Ma mère, c'est une femme de devoirs. Je me suis mariée, j'ai eu des enfants par convention sociétale. Il n'y a jamais eu d'élan viscéral." Au moment de me marier, j'ai failli tout annuler. Je me suis rendu compte que cet homme ne m'aimait pas. Je ne peux pas me marier à un type qui ne fait pas attention à moi, mais j'ai vite enterré cette idée et je me suis mariée quand même par obligation. On avait choisi la robe avec ma maman. Tout le monde était déjà invité et elle dit avec aigreur "J'ai donné 20 ans à ce mec. Il bossait tout le temps. J'ai élevé les enfants seule. Jamais un cadeau. Je ne sais pas ce que c'est la tendresse. On est dans un couloir et on avance. On y va." En vérité, j'avais peur de ne pas rencontrer d'hommes. Quand j'étais enfant, mon père et mes frères, je les ai entendus dire que je ne trouverai jamais personne parce que je suis trop grosse. C'était comme un coup de poignard. Et puis elle dit avec beaucoup de clairvoyance "La maladie, elle me bloque. Ça veut dire que je ne suis pas sur le bon chemin." Cette personne a fait un énorme travail d'introspection personnelle, de cheminement, de développement personnel. Et elle dit "Maintenant, je suis moi-même." Je dis "Merde, je me sens de plus en plus libre dans ma façon d'être. Je redeviens le moteur de ma vie. C'est moi qui décide."

Il peut aussi avoir la cette conscience, un moment comme cette personne, juste avant que le projet de l'autre m'est imposé. Donc bien souvent le projet des parents et le sentiment que je suis le prolongement de mon père, de ma mère. Il y a cette personne Victoria Ravano que je recevrai aussi prochainement en live qui a fait un énorme parcours de guérison qui a réussi à retrouver la marche alors qu'elle avait une sclérose en plaque déjà avancée. Elle raconte qu'elle est issue d'une famille très stricte italienne catholique et elle dit "Ma mère était là pour m'éduquer, pour me former, pour être comme elle, pour devenir la bonne épouse. On forme des enfants sages." et elle racontait que en français on dit "sage comme une image." Donc effectivement, on nous demande de ne pas bouger, de ne pas sortir du cadre. Et bien en italien, on dit "sage comme une statue." Voyez ? Et là, c'est encore plus rigide et impassible. On ne doit pas bouger. On n'est pas autorisé, on n'est pas motorisé. Donc elle raconte "On vous inculque des principes, des règles et si on s'oppose aux parents, ça va mal se passer."

Il y a aussi le fait de croire qu'on n'est pas sur la bonne voie. Comme cette personne souffrant de sclérose en plaque que je reçois qui a d'importants troubles à la marche. Bien elle a échoué à ses études de médecine. Elle n'a jamais accepté cet échec. Elle avait cette croyance que "si je ne réussis pas mes études, je ne suis rien." Elle a avancé dans la vie depuis avec la croyance qu'elle a raté sa vie avec la sensation comme de descente dans un trou noir. Donc au lieu d'avancer, elle a la sensation de descendre. Et elle dit "Ma vie est foutue, ma vie s'écroule. À quoi ça sert de vivre ? Je n'ai plus de sens." Et elle dit "Je m'isole dans ma tête." On retrouve la tête, la tour de contrôle. Elle dit "J'ai la sensation de me battre pour continuer de vivre." Vous voyez cette difficulté à avancer, de devoir mettre de l'énergie alors qu'on a en fait l'impression de reculer ou même de tomber dans un trou noir. Elle dit "Avant, j'étais sur des rails, je savais où j'allais. Maintenant, j'ai le sentiment de subir qu'on a décidé pour moi. On m'a enlevé l'autoroute. Ce n'est pas moi qui choisis quand même." Et en fait, on retrouve la culpabilité chez cette personne de ne pas être à la hauteur. Elle a le sentiment de trahir ce qu'on attendait d'elle. En effet, dans sa famille, elle vient après deux enfants morts et elle dit avoir été attendue comme le Messie et que il faut faire un truc extraordinaire pour être à la hauteur, être Mère Teresa. Donc, elle a le sentiment d'avoir échoué par rapport aux attentes familiales. Elle est toujours prisonnière des attentes familiales. Et on retrouve souvent, j'ai remarqué cette souffrance de vivre en fait qui entraîne cette difficulté à avancer.

Il y a cette personne aussi souffrant de sclérose en plaque avec des difficultés à la marche qui ressent que elle a à l'intérieur d'elle une part qui veut vivre et une part qui ne veut pas vivre à pied d'égalité. Donc on n'est pas pleinement dans la vie, on avance au ralenti, voire on avance pas. Et lorsqu'on n'est pas pleinement incarné dans la matière, et bien c'est très difficile aussi de concrétiser des projets dans sa vie. J'ai retrouvé aussi la problématique de ne pas arriver à faire le choix entre deux directions, entre deux alternatives qui s'avèrent incompatibles. Il y a par exemple cette jeune femme qui est au début des choix qu'elle doit faire pour pour son futur. Elle est donc à un carrefour de sa vie et elle doit choisir une orientation. Elle est tiraillée entre des études supérieures très difficiles qu'elle a entamé et le sport de haut niveau de compétition dans lequel elle est aussi engagée depuis plusieurs années. Elle fait du trail et là c'est comme s'il fallait qu'elle choisisse car ces études supérieures sont très difficiles, très exigeantes. Elle demande beaucoup d'engagement et puis de l'autre côté, il y a le sport de compétition aussi qui demande beaucoup d'entraînement et sa sclérose en plaque va commencer par des troubles de la marche pendant ses entraînements sportifs et elle subit des pressions très fortes des deux côtés, c'est-à-dire du côté de ses études, elle a des profs qui la culpabilisent de faire trop de sport et du côté du sport, elle a des entraîneurs qui la culpabilisent de ne pas avoir d'horaires adaptés au niveau de ses études et de ne pas assez s'entraîner.

Il y a encore l'exemple de cette femme qui dit qu'on a choisi pour elle, que c'est un choix subi, forcé, contraint et donc le corps va se retrouver en opposition avec la réalité. Le corps ne veut pas être là. Cette personne raconte qu'elle a été obligée de déménager loin de sa région, loin de ses parents pour le travail de son mari. Elle dit "J'avais du mal à me séparer de ma famille et cette région où elle arrive." Elle dit "Je déteste cette région, je ne me sens pas chez moi, je me force, je m'isole." Et on retrouve comme bien souvent des traumas transgénérationnels puisque la mère de cette personne vivait au Maroc, était marocaine et a dû quitter son pays pour suivre son mari en France. Elle a été dépressive toute sa vie, mais c'est un sujet tabou dont on ne parle pas. Et on retrouve aussi dans cette famille, et bien une ambiance éducative de soumission de la femme. Donc la femme n'a pas son mot à dire, on ne lui demande pas son avis ni son accord.

Je vais finir cette vidéo sur les atteintes motrices de la sclérose en plaque en vous parlant de deux paralysies particulières. La paralysie faciale qui en général va exprimer une expression émotionnelle contrariée. C'est-à-dire "je ne veux pas qu'on voie mes émotions. Je n'ai pas le droit d'exprimer mes émotions." Comme cette personne qui disait "Quand je suis triste, ça ne se voit pas. Quand je suis contente, ça ne se voit pas." Il y a un danger ou un interdit à exprimer ses émotions. Et on peut en rapprocher les tics du visage, comme ça par exemple. Et je vous invite à voir le film très sympa, très très divertissant "Self Control" avec Bruce Willis. On voit cet homme adulte un peu aigri, coupé de ses rêves et de ses émotions, qui a un tic au niveau de l'œil et qui va se retrouver confronté à son enfant intérieur. Et on va comprendre à la fin du film effectivement que et bien il n'a pas le droit d'exprimer ses émotions. C'est vraiment excellent. Je vous invite à le voir.

Et puis je vais vous parler d'une dernière paralysie motrice qui est la paralysie des muscles oculomoteurs, c'est-à-dire de la motricité des yeux. Et en fait ici le trauma est "je n'ai pas le droit de regarder dans une certaine direction où je suis obligée de regarder dans une certaine direction contre ma volonté." Je vais vous raconter l'histoire de cette femme qui présente une diplopie, c'est-à-dire une vue double dans toutes les directions. Elle voit plusieurs images et en fait sa problématique c'est que elle n'a pas le droit de voir plusieurs personnes en même temps, elle doit les voir séparément. C'est-à-dire que elle va se marier et en fait sa mère refuse qu'elle se marie avec cet homme-là. Elle lui demande de choisir. Elle lui dit "C'est soit lui, soit moi." Et son mari également déteste sa mère et lui dit "C'est soit elle, soit moi." Dans l'histoire de cette personne, on retrouve encore une fois une personne très intellectuelle, dans le contrôle, coupée de son corps. C'est une famille musulmane avec une mère hyper contrôlante. Je sais pas si vous connaissez cette loi dans la religion musulmane qui dit "le paradis est sous le pied de la mère." C'est-à-dire qu'on a vraiment notre salut qui dépend de la mère. Donc il n'y a aucune possibilité de contredire la mère. Et d'ailleurs cette femme dit "Ma mère, on l'appelait la colonelle." Et donc elle raconte que sa mère lui a interdit de se marier avec cet homme-là. Elle dit "C'est lui ou moi, tu le quittes. Si tu restes avec lui, tu n'as plus de mère." Et elle dit "Elle me traite comme une petite fille. Je me laisse faire, je culpabilise, je recherche sa reconnaissance." Et elle explique que dans la culture musulmane qui est la sienne, le fait d'être en désaccord avec tes parents, c'est un péché capital.

Voilà, j'en ai fini pour les atteintes motrices. J'espère que c'était clair. J'espère que ça vous aidera. N'hésitez pas à partager comment ça vous parle en commentaire, à poser vos questions, j'y répondrai dans la mesure du possible. Et puis dans les prochaines vidéos, je vous parlerai des atteintes sensitives, des atteintes visuelles avec les névrites optiques aussi très fréquentes, des atteintes de la vessie. Je vous envoie beaucoup de courage, beaucoup d'amour à toutes les personnes qui sont dans les problèmes de santé, qui souffrent. Et je vous rappelle que mercredi 18 juin à 20h30, j'animerai ce live sur la sclérose en plaque avec Pierre Grassé sur ma chaîne YouTube. J'espère que cela vous apportera beaucoup de clés. N'hésitez pas à partager et pour participer, abonnez-vous à la chaîne et allez sur l'onglet en direct de ma chaîne. À bientôt.