Transcription
Alors, il y a ce principe qu'on a souvent cité parce que c'est un principe général, comme je vous l'avais dit, qui est à la base de l'écriture du premier livre, "La vie, toute la vie", c'est passer du potentiel au réel. C'est que la définition de la vie, c'est de passer du potentiel au réel. En français, on dit "exister". "Ex" c'est extérieur, "is" c'est être, être à l'extérieur.
Étant donné que le but et la définition de la vie, c'est d'exister, et que chacun a ce but là, chacun d'entre nous a ce but, donc il va y avoir automatiquement des confrontations, de coexistence, c'est logique. Ouais. Et comme le moteur de l'existence, c'est la volonté, donc il va y avoir des confrontations de volonté. Et là, ça devient très compliqué. Pourquoi ? Parce que la Guemara, elle dit que de la même manière que les visages sont différents, les esprits sont différents. C'est leur esprit. On a déjà expliqué que ce mot, il est très dur à traduire, parce que le mot, il veut dire conscience, il veut dire volonté, il veut dire maturité. Maintenant, on a tous un différent, et c'est pour ça qu'on a des visages différents, dit la Guemara. C'est-à-dire que le fait qu'on ait des visages différents, parce qu'il n'existe pas de vrai sosie à 100%. Donc, pourquoi est-ce qu'on a des visages différents ? Parce que le visage, c'est comme un panneau indicateur. Ouais. Quand tu arrives en Autriche, c'est marqué Autriche. Ouais. Quand tu arrives en Allemagne, c'est marqué Allemagne. Et ben, quand tu vois l'autre, tu sais que l'autre, c'est quelqu'un d'autre.
Je sais ce que vous allez me dire, franchement, j'ai pas besoin que l'autre il ait une autre tête pour que, en voyant l'autre, je comprenne que c'est pas moi, c'est évident. Non, c'est pas tellement évident, parce qu'on a tellement cette recherche d'exister, tellement cette recherche d'être soi-même, qu'on voudrait aussi que l'autre il participe à notre devenir personnel. C'est pour ça que quand l'autre n'est pas d'accord avec nous, on est vexé, on se stresse, on s'engueule, on se querelle, on a l'impression que l'autre il nous étouffe, alors qu'il est simplement, il profite simplement d'une capacité et d'un droit qui est le fait d'être quelqu'un d'autre. Non, il faut accepter ça. Il faut accepter que l'autre est quelqu'un d'autre. En fait, faut apprendre à compter jusqu'à deux. Parce que nous, on compte que jusqu'à un. Trois des gens, quand tu les contredis, ils te disent "un, un". Ils arrivent difficilement à envisager, ouais, impossible d'envisager un truc pareil. Pourquoi ? Ça s'appelle le pluriel. Ouais. Le monde est pluriel, l'homme est pluriel. Il faut accepter le pluriel.
Maintenant, le pluriel, encore une fois, il est la source de beaucoup de problèmes. Qu'est-ce qu'il a dit Sartre ? "L'enfer, c'est les autres." Ouais. Et nous, qu'est-ce qu'on dit ? Impossible d'aller au Gan Eden, au paradis, sans les autres. Donc, si tu regardes la différence de l'autre comme un obstacle, ça va être l'enfer. Si tu regardes la différence de l'autre comme une opportunité, ça va être le paradis. Donc, en fait, le problème, c'est d'où est-ce que tu démarres ? Dans quel état d'esprit tu viens ? Quel est ton terrain psychologique qui précède la rencontre ? Vous avez compris ? Si tu es complexé, si tu es parano, tu es mal dans ta peau, évidemment, il y a beaucoup d'ennemis dans le monde. Ouais. Mais si tu es bien dans ta peau, tu es construit, tu es équilibré, il y a que des gens bien dans le monde. C'est ça le problème.
Ça s'appelle l'opticien, c'est le gars qui... qui optit soin pour toi. Ouais. L'ophtalmo, c'est ton regard. Quel regard tu as ? Or, le regard, c'est la projection de ce que tu contiens. Parce que "panim" en hébreu, ça veut dire visage, mais "pnim" ça veut dire intérieur. De la même manière que toi, tu dois percevoir l'intériorité de l'autre à travers son visage, de la même manière, l'autre, il doit voir ton intériorité à travers ton visage. À une condition, ouais, c'est que ton visage et ton intériorité soient les mêmes. Et oui. Donc, ça élimine tous les hypocrites, tous les gens qui sont pas construits, tous les calculateurs ou les calculatrices. Bon, les exemples sont masculins parce que je suis masculin, mais vous avez combien... vous avez compris que tous les exemples sont bisexuels. Oui, non. Après, vous allez dire, ouais, il a parlé avec des hommes. Non, en vérité, la logique, c'est que moi, je me parle à moi, et vous, vous assistez à mes séances personnelles de travail.
Alors, pourquoi c'est comme ça ? Parce que la seule manière de faire évoluer quelqu'un, c'est d'évoluer. Comme je vous ai dit à l'époque, le meilleur encouragement à l'existence, c'est l'existence. Si tu veux que tes professeurs ils existent, il faut exister pour eux. Si tu veux que tes enfants ils existent, il faut exister pour eux. Si tu veux que ton conjoint il existe, faut exister pour lui. Maintenant, si tu n'existes pas, ouais, c'est-à-dire que tu ne n'extériorises pas, tu ne réalises pas, c'est tu ne rentres pas dans le monde de la réalité, ne viens pas t'énerver que l'autre aussi il fait pas d'effort, il vient pas vers moi, il ouvre pas son cœur, il se met toujours en situation de sécurité. Mais c'est un miroir. Et c'est ça le problème. C'est que d'un côté, je vais subir la différence de l'autre, d'un autre côté, j'ai besoin de la différence de l'autre. Parce qu'on aurait pu dire, bon, écoute, on est comme on est, chacun il est comme il est, c'est pas grave, c'est comme ça. C'est en fait le groupe, c'est un cumul de solitaires. Non, ça marche pas. Ouais. Parce qu'ils disent les sages : "Celui qui apprend de tout homme." Alors évidemment, tu vas dire, mais donc, il y a personne n'est sage ? Parce qu'il y a 7 milliards de personnes dans le monde et il y a personne qui a appris de tout le monde. C'est bon. Et si la définition du sage, c'est celui qui a appris de tous, donc comme personne a appris de tout le monde, donc personne n'est sage. Non, c'est pas que tu apprends de tout le monde, c'est que tu apprends de tous les gens qui sont nécessaires à ton parcours d'évolution. Que dans ta vie, tu vas rencontrer un certain nombre de personnes qui vont, des fois, exprimer de l'amour, des fois, qui vont exprimer de la haine, des fois, des gens qui vont t'encourager, des fois, des gens qui vont t'agresser, des fois, des gens qui vont te maîtriser. Mais ce sont des professeurs. Oui. Ce sont des professeurs. Parce que quand tu as vu la parano de l'autre, c'est un professeur. Tu vas te soigner de ça. Tu dis, moi, je veux pas être comme ça. Quand tu as vu l'autre comment il s'est déchiré, tu dis, non, je rentre pas là-dedans. Quand tu as vu que le mensonge a fait de lui ou d'elle... pas une menteuse, c'est que le mensonge ne fait pas des menteurs, il fait des mensonges. Ça veut dire que même la personne, elle-même, elle devient un mensonge. En fait, elle n'existe pas. Comme dit la Torah, la vérité, elle tient. Le mensonge ne tient pas. C'est pour ça qu'un mensonge, au bout d'un moment, il s'écroule. Alors que la vérité, même si elle met 10 ans à sortir, à la fin, elle sort. C'est la vérité. C'est quoi la vérité ? C'est "emet". Et c'est quoi "emet" ? On l'a expliqué déjà, mais comme je vois plein de têtes nouvelles, c'est le sujet qui vous a fait venir, ou qu'est-ce qui se passe ? Ah, vous êtes bien bien troublés quand même. Je suis intéressé. D'accord. Bon, c'est bien. Donc, la semaine prochaine, c'est sur les obsédés sexuels, comme ça, il y aura encore plus de monde. Et après, on fera encore un cours sur les gens qui doutent de leur genre. Bon.
Alors, là, il va falloir ajouter des étages. Alors, donc, qu'est-ce qu'on est en train de dire ? Le mot "emet", il s'écrit Alef, Mem, Tav. Bon, je rappelle pour ceux qui sont pas hébraïsants, que ça veut dire vérité. D'accord. Et c'est un des noms de Dieu. Intéressant. Maintenant, ça s'écrit Alef, Mem, Tav. Le Alef, c'est la première lettre de l'alphabet. A priori, c'est la plus petite, parce que la valeur numérique, c'est 1. Mais d'un autre côté, "alouf", ça veut dire le chef, le roi. Donc, d'un côté, c'est le plus petit, d'un autre côté, c'est le premier, c'est le chef, c'est de lui que tout décide. Il y a de la place, de la place là-bas. Sinon, on peut prendre des chaises. Des garçons qui se font un plaisir de se mettre debout. Voilà. Prenez des chaises. Non, mais il y a des chaises là. Il y a encore des chaises. Des garçons. Il en manque un peu chez les filles, comme d'habitude. Mon succès au féminin. Non, je vous explique. Il y a toujours plus de filles dans les cours. Parce que comme le garçon a une mise d'étudier la Torah, il a le droit d'étudier. Mais comme la fille n'a pas la mise, elle a le droit d'étudier la Torah. Donc, elle a le droit de ne pas étudier. Donc, elle étudie. C'est un phénomène. Alors, je pense qu'elles ont plus peur de la relation toxique que les garçons. Ils ont peur de la relation toxique. Ah oui, d'accord. C'est vrai que c'est assez répandu.
Donc, donc, l'idée, c'est quoi ? C'est que, encore une fois, on va rencontrer des gens dans notre vie qui sont différents de nous. Et c'est heureux qu'il soit différents de nous. Maintenant, on peut avoir une forme de paresse existentielle de ne chercher que des gens qui nous ressemblent. Ben, d'un autre côté, les gens qui nous ressemblent ne nous font pas forcément évoluer. Par contre, les gens différents nous obligent à grandir. C'est pour ça que ton professeur, il est plus fort que toi. C'est vrai. Tu pourrais prendre un gars du même âge que toi et qui dit, bon, tu sais, on va faire le programme à deux. Non, il faut que le professeur soit 100 fois plus fort que l'élève. C'est vrai. Pourquoi il doit préparer un CAPES ou une agrégation pour enseigner à des premières années ? Ça n'a pas de sens. Mais en vérité, pourquoi ? Parce qu'il dégage une énergie. Cette énergie, en français, elle s'appelle le "devenir". Et le devenir, c'est le moteur de l'ambition de celui qui veut devenir. Donc, on a besoin que l'autre soit plus grand que nous. Comme le rabbin doit être 100 fois plus fort. Je vois des gens, ils disent, ouais, rabbin, je voudrais devenir rabbin. Je dis, mais tu es trop jeune pour être un ravagé. Non, je... il faut que tu étudies 15 ans. Il dit, mais c'est long, 15 ans. Je suis pressé, je veux un salaire. Mais non. Mais le problème, c'est que pour que tu sois une source d'inspiration et une source d'ambition, il faut que tu sois 100 fois plus fort que l'élève. Comme si, veux ou non, comme le père, a priori, il a minimum 20 ans de différence avec l'enfant. Le père, d'accord. Pourquoi on n'a pas des enfants à 8 ans, à 9 ans ? Mais parce qu'on peut... ce n'est pas un gamin qui va s'occuper d'un gamin. Il faut un homme qui s'occupe d'un enfant. C'est bon. Le problème, c'est que l'enfant ne définit pas forcément le niveau de maturité. Donc, c'est un challenge de devenir le plus rapidement un homme pour que ton fils, quand il te regarde, il voit un homme. C'est ce que j'ai dit. Les enfants, c'est une invitation pour les adultes de devenir adulte. Parce que devant toi, tu peux te... devant tes parents, tu peux dire "vous me comprenez pas". Devant ton conjoint, tu dis "on s'est marié trop vite". Mais devant ton enfant, tu peux pas mentir. Donc, tu es obligé d'être bon. Donc, l'enfant, il t'oblige à devenir. L'élève, il t'oblige à devenir.
Maintenant, encore une fois, si on est de bons élèves, parce que "celui qui apprend de tout homme", donc on comprend que l'autre, il est professeur. Mais encore une fois, on peut apprendre par le positif, on peut apprendre par le négatif, on peut apprendre par l'action de l'autre, on peut apprendre par la passivité de l'autre, on peut apprendre par la présence de l'autre, on peut apprendre par l'absence de l'autre. On apprend, on apprend. Donc, dans cette logique-là, encore une fois, la différence, elle est nécessaire. Comme le a dit... qu'il ne manquera jamais. Ah oui, j'ai... j'ai l'air d'expliquer. Et moi, je suis vraiment fatigué parce que j'étais à 1000 ans ce matin et je crois que j'ai l'impression d'y être resté 1000 ans.
On a dit que le mot "emet", il s'écrit Alef, Mem, Tav. Alef, c'est la plus petite lettre, valeur numérique 1. Et Tav, valeur numérique 400. Maintenant, tu dois passer de l'Alef au Tav. Donc, le Alef, il est à l'intérieur de toi, il correspond à ton intériorité, mais c'est le potentiel. Et il faut l'amener au réel. Donc, toi, tu dois te réaliser. Donc, il faut que ton moi intérieur, il se réalise dans le moi extérieur. C'est bon. Maintenant, le moi extérieur, il est confronté à la contrainte, à l'autre, on regarde l'autre, à l'examen, à la date, au loyer, à l'argent. Donc, il est obligé d'être adulte, le moi extérieur. Le moi intérieur, lui, il peut se permettre de rêver, de fantasmer, de se mentir. Mais ça tient pas longtemps. Donc, tu es obligé de développer ton moi intérieur et de le réaliser dans ton moi extérieur. Quand tu es dans cette dynamique perpétuelle de "je me réalise", d'accord, normalement, on a dit "je réalise", "je me réalise". Donc, il y a le "je" qui veut se réaliser et le "me" qui veut pas se réaliser. Et chacun, en soi, il a un côté lourd, un côté léger, ouais, un côté gamin, un côté gamine, un côté débile, un côté parano. Chacun, il a ça. Nous, on appelle ça le "yetzer hara", le mauvais penchant, la zone d'ombre, la névrose, le malaise, le confort à la non-existence, la zone de confort, la zone de fort... la zone de... Il y a encore, il y a des places libres là. Il y en a deux là. Bon, il y a un sac qui est hyper à l'aise, mais il va... il va se mettre. Il y en a une là, une derrière.
Donc, dans cette logique-là, on comprend maintenant que l'autre, il devient décapsuleur de mon potentiel. Comme le professeur, il sent mon potentiel. Donc, à tout le monde, il donne trois exercices, et à moi, il m'en donne 10. Et moi, je dis, ouais, il a la haine contre moi parce que ma mère était son ex. Non, en vérité, c'est parce qu'il veut que je me réalise. De la même manière, c'est comme un professeur, il envoie des exercices. Comment s'appellent les exercices ? Les épreuves. Maintenant, l'épreuve, c'est pas une forcément une épreuve négative, anxiogène, une maladie, une souffrance, une angoisse. Non, une épreuve, ça peut être aussi quelqu'un qui t'énerve, quelqu'un qui te pose une question, quelqu'un qui te demande un service. Ça peut être aussi une épreuve. Regardez les garçons, ce qu'on va faire. Vous ne prenez pas mal. Chacun va se lever, il va prendre sa chaise, il va avancer d'un mètre. Cette distance, elle sert à rien. Allez. N'ayez pas peur. N'ayez pas peur. Je ne peux pas positionner jusqu'à là-bas. C'est impossible.
Donc, dans cette logique-là, ouais, que je passe du potentiel au réel. Donc, si je ne réalise pas mon potentiel, donc je ne réalise pas le Tav. Qu'est-ce qui reste ? C'est quoi "mem" ? C'est quoi "mem" ? C'est ta mère. C'est la maman. Donc, en fait, tu es resté dans la position fœtale. Tu restes un bébé. Donc, si je vous le mets au niveau intériorité, "maman, donne-moi un café, j'ai soif". Dit, mais je suis ta femme. Excuse-moi. L'épreuve révélateur. Ou. Donc, si j'ai pas réalisé le "mem", le Tav, je reste dans le "mem". Je suis encore dans le ventre de ma mère. D'accord. Mais même, c'est aussi, c'est quoi ? Si ou si. C'est quoi "si" ? C'est la marque de l'indécis. Et si on fait ça ? Et si on m'aime ? Et si on m'aide ? Et si on m'encourage ? Et si... Alors que l'adulte, il y a pas de "si". Tu dois le faire, tu le fais, c'est tout. Donc, l'immature, il est dans le "si". "Si", "si". Donc, si tu ne réalises pas ton potentiel, ton Alef, ton Tav, il n'est pas apparu. Tu restes "mem". Si tu détruis ton potentiel, "je suis rien, je veux rien, je suis nul, je suis une pourriture, je suis une sale race". Tu enlèves le Alef, qu'est-ce qui reste ? "Mem". Mort. C'est ça la mort. Les gens, ils croient la mort, le cœur s'est arrêté, le cerveau s'est arrêté. Tu as bien... il y a plein de gens dont le cœur s'est arrêté et le cerveau aussi. Vous les côtoyez tous les jours, mais ils sont pas morts. Non, quand l'intériorité est détruite, quand le potentiel est détruit, parce que tu as été castré mentalement, parce qu'on t'a mis du stress, parce que tu as mal vécu les choses, parce que tu n'arrives pas à supporter le regard de l'autre, donc ton intériorité est détruite, c'est "mem". C'est ça "mem". Pour ça que la Torah dit : "Les chim sont appelés morts, les imbéciles aussi." D'accord. Les gens qui ont peur, c'est une forme de mort. Donc, il y a plein comme ça de définitions de la mort. Mais la Torah, elle veut la vie. Et la vie, encore une fois, la définition de la vie, c'est passer du potentiel au réel. Donc, tu dois connaître ton Alef, tu dois ambitionner ton Tav, et tu dois passer de l'Alef au Tav. Sinon, ça s'appelle en français que tu n'existes pas. Exister, ex, extérieur, iser, être.
À quoi sert le "mem" ? Le "mem", il est au milieu, ouais. Et le "mem", c'est la lettre médiane dans l'alphabet sur les 22 lettres. C'est la lettre du milieu. Donc, elle représente l'équilibre. Tu peux pas aller de l'Alef au Tav, tu peux pas aller du potentiel au réel sans l'équilibre. Si tu vois quelqu'un qui fait des sauts de 4000 mètres, quelqu'un qui a un accélérateur de maturité en 3 jours, il devient mature. En 2 jours, il fait "teshouva". En un jour, il te dit qu'il t'aime à mourir. Ça va pas. C'est trop rapide. C'est vrai. Parce que le four, il cuit à 180 degrés, ça met 40 minutes pour faire la tarte. Tu dis, mais je suis bête, je vais le mettre dans un four à 3000 degrés, un four pour faire fondre de la fonte, du verre. Il va cuire vachement vite. Le problème, c'est qu'il reste plus rien. On a besoin d'une cuisson équilibrée. On a besoin du CP jusqu'à la terminale. On a besoin de ces 10 premières années de mariage. On a besoin de la crise d'adolescence. On a besoin... ce sont des étapes nécessaires. Quand tu brûles les étapes, tu enlèves le "mem", et le "mem", c'est l'équilibre. Ça veut dire que tout ce que tu fais, ça doit être dans l'équilibre. Tes études dans l'équilibre, ta "teshouva" dans l'équilibre, ton évolution personnelle dans l'équilibre. Tu fais de la musculation. "Kol hakavod", je suis fier de toi. OK, ça va prendre 10 ans. Ah non, je suis pressé. Ouais, j'en ai marre. On démarre à 20 kg. Oui, mais l'autre, il est à 180 kg développé couché. Oui, 180 kg, mais ça fait 10 ans qu'il lève. Toi, tu viens d'arriver, tu fais ça une fois, c'est fini. Tous tes muscles, ils vont exploser. Que tu es pas adapté. De la même manière, le mec, il est patron de la Banque de France, mais sache que il a commencé à la caisse, doucement, doucement. Il a fait toutes les étapes nécessaires. Comme les enfants, les enfants, les petits, on les éduque pas comme les grands. Pourquoi ? Parce que les grands, ils étaient tout jeunes, tout neufs, et des fois mal démoulés. Alors, quand les grands te disent, "Papa, tu es vachement plus cool avec les petits." "Oui, mon fils, parce que j'ai appris sur le tas." "C'est qui le tas ?" Et voilà. Donc, cette nécessité du Alef, Mem, Tav, 1, 40, 400, c'est des étapes. Oui. On a besoin de ça. Donc, il faut passer par le "mem". Il faut passer par l'équilibre. Le problème, c'est que le "mem" n'est pas le même pour tout le monde. Vous me suivez ou non ? On a chacun son "mem". C'est que toi, ton rythme existentiel, il est pas le même que l'autre. L'autre, il faut 6 mois pour faire une réflexion. L'autre, il fait 19 réflexions en une minute. C'est pas qu'il est précipité, non, il est rapide. L'autre, il est long. Ils vont arriver au même résultat, mais la démarche, elle est différente. Et c'est là le problème de la différence.
Donc, qu'est-ce qu'il fait le bon Dieu ? Il fait que se rencontrent des gens qui ont besoin de grandir avec des gens qui vont les faire grandir. Mais sachez que même la personne qui va te faire grandir, elle-même, elle a besoin de grandir. Pour ça que je vous avais donné l'exemple à l'époque. Il y a la planche, la planche de bois, la planche de pain. Elle est tranquille, elle est bien. Bon, on l'a coupée grossièrement, elle a des bosses, elle a des échardes, elle a des morceaux qui sortent. OK. Elle les détend au soleil, elle sèche. Ouais. Et elle voit arriver un monstre. C'est qui ? La lime. Autant le bois, il est tendre, c'est vrai, avec ton nom, tu appuies, ça fait une marque. La lime, elle est en acier, elle est noire, elle est striée, elle est agressive. Donc, quand la lime va rencontrer le bois, il va y avoir de la souffrance. Comme toi, tu étais tranquille, tu avais des bons résultats à l'école, tu étais tranquille, parce que bon, d'abord ta sœur, c'était ta mère, c'était la surveillance générale, et en plus de ça, c'est que tu avais des facilités. Mais quand tu es rentré en "math sup", pour là, en médecine, et là, tu peux pas compter sur tes acquis, il faut travailler. Mais j'ai jamais travaillé de ma vie. Alors la lime, elle va faire très mal. Tu vas perdre des morceaux. Oui. C'est pareil. Quand tu réfléchissais pas, c'est facile. Maintenant, tu es dans une relation où tu as besoin de réfléchir. Et ben, vous vous engueulez tout le temps. Pourquoi ? Bah, parce que là, il faut grandir avec l'autre, faut évoluer, faut se comprendre, faut communiquer. Et communiquer, c'est commun, comme un, c'est comme un, pour arriver à la communion. Mais comment on va arriver à la communion ? Parce qu'on est deux. Comment on fait un quand on est deux ? Voilà. Vous avez compris qu'en fin de compte, la source de conflit qui est la différence, c'est la source de la solution. Et c'est ça le problème. Que d'un côté, on est obligé de se confronter, on est obligé de s'ouvrir, on est obligé d'être en confiance, parce que c'est la seule manière de grandir. Sinon, tu t'enfermes dans la sclérose et tu... tu es protégé, mais tu grandis pas. Mais d'un autre côté, c'est le fait de s'ouvrir, ouais, qui fait qu'on est fragile. Vous me suivez ?
Alors, comment on va faire pour répondre à cette problématique ? Parce que grandir, c'est prendre des risques. Grandir, c'est évoluer. Grandir, c'est... c'est risqué. C'est pour ça qu'on dit "tsadik". Arrête. Il n'y a pas un "tsadik" sur la terre qui a fait du bien et qui n'a pas fauté. Alors, c'est intéressant qu'on ait choisi le mot "tsadik", parce que "tsadik" ça veut dire juste. D'accord. Et "tsedek", c'est la justice. Maintenant, quel est le symbole de la justice ? La balance. Pourquoi ? Parce que tout le monde sait dans la justice qu'il faut des balances pour faire appliquer la justice. Non, c'est parce que la balance, c'est l'équilibre. Il y a deux plateaux. Là, c'est ce que tu as fait. Là, c'est ce que tu mérites. Tu as fait du bien, tu mérites du bien. Tu as fait du mal, tu mérites du mal. Ouais. Là, c'est ce que tu dis. Là, c'est ce que tu fais. C'est bien, tu es honnête, parce que tu fais ce que tu dis. Là, c'est ce que tu penses. Là, c'est ce que tu dis. C'est bien, parce que tu es honnête, tu dis ce que tu penses. Ouais. Donc, en vérité, "tsadik", la justice, c'est la cohérence. Ça va entre quoi ? Entre ton être intérieur, encore une fois, et ton être extérieur, qui sont censés être les mêmes, puisque tu dois être toi-même, toi-même, le même que toi. Mais vous avez compris, pour que toi, tu exprimes un moi extérieur qui est cohérent avec le moi intérieur, il y a deux sujets. Il y a un sujet qui est que tu as développé ton moi intérieur, et ensuite, que ton moi extérieur, il est équivalent à ton moi intérieur. C'est bon. Maintenant, l'idée, c'est que pour travailler ce moi, on a besoin de l'autre, on a besoin des événements, on a besoin des épreuves, on a besoin du bonheur, on a besoin du malheur. Tout ça, ça va être l'apparition des facettes de notre personnalité. Et ça, ça s'appelle "tsadik". Donc, vous avez compris que "tsadik", à part Baba Sali, le Rabbi Loubavitch, "tsadik", ça veut dire "tzedek", donc "tsadik", ça veut dire cohérent. C'est pour ça que tout le monde doit être "tsadik". Parce que peut-être tu vas pas être un grand "tsadik", peut-être tu vas pas être un grand "rosch yeshiva", mais tu es obligé d'être cohérent. Dès que tu es incohérent, "rasha". Le "rasha", il est incohérent. Ouais. Il a une kippa noire, mais il couche avec sa copine. Il mange casher, sauf pendant les vacances. Genre, il a deux estomacs. D'accord. Il fait Shabbat, mais le dimanche, c'est plus pratique. Donc, il est incohérent. Il dit "je t'aime" et il te trompe. C'est pas grave que tu menttes, c'est pas grave. Mais ne me dis pas "je t'aime". Oui, mais tu comprends, espèce de mosaïque, tes qualités à toi, sa poitrine à elle. Essaie de faire un espèce de... Non, tu m'acceptes, tu m'aimes à moi. Moi, je t'aime à toi. J'essaie de parler lentement pour que vous compreniez bien. Parce que le mot "amour", il veut pas dire ce que vous vous croyez être. La vibration, la passion, ce que vous écoutez dans les chansons. Le mot "amour" en hébreu, il veut dire "un". Parce que "ahava", c'est la même valeur numérique que "ehad". Donc, aimer, c'est faire un. Les gens, ils font deux, mais ils s'aiment. En fait, ils cherchent des occasions de semer. D'accord. Mais l'idée, c'est que quand moi, je fais un avec toi, alors qu'au départ, on est deux. Oui. Et la Torah, elle a dit : "Tu aimeras." Traduction : "Tu feras un." Comment on peut faire un alors qu'on est deux ? Ben, c'est très simple. Ça s'appelle en français, c'est la fusion. Ça s'appelle le "solutionnement". Ça s'appelle le mélange. Maintenant, de la même manière que quand tu vas t'aimer toi-même, ouais, ça veut dire que tu vas faire un avec toi-même. Donc, tu vas être toi-même. Ouais. Quand tu vas faire un avec l'autre, tu vas être lui ou elle-même. D'ailleurs, c'est ce que tu veux. Si tu veux que elle-même. Maintenant, c'est quoi l'amour ? C'est de faire que l'autre puisse être soi-même. Ça va. Mais encore une fois, ça va dépendre. Est-ce que tu vas aimer l'extérieur, et donc c'est pour toi ? Ou tu vas aimer l'intérieur de la personne, et c'est pour elle ou pour lui ? Vous me suivez ou là ?
Alors, je sais qu'il y a une très grande tentation, parce que savez, le défaut majeur de la femme, c'est qu'elle est belle. C'est un défaut, ça. Que 80% des hommes considèrent la femme comme un objet, l'objet du désir. Pour ça que la Torah a dit : "Pendant 15 jours, ta femme, elle est interdite." La femme, elle est "nida". Ouais. Pourquoi ? Pour que tu ne puisses pas la toucher, tu ne puisses pas, entre guillemets, l'utiliser pour tes besoins équatoriaux, la partie la plus chaude de la planète. Mais tu dois continuer à respecter, à dialoguer, à remercier, à admirer. Comment tu vas faire pour admirer quelqu'un si la raison principale de ton admiration n'est pas accessible à cause de l'interdit ? Vous me suivez là ? Et c'est là que tu définis quelle est ta relation exactement. Alors, moi, j'ai pris l'exemple de l'intimité, mais l'intimité du dialogue, c'est la même chose. Si toi, tu m'aimes que quand je suis d'accord avec toi, ça n'a pas de l'amour. Puisque tu fais un avec toi. Tu dois supporter la différence, tu dois supporter la contradiction, tu dois même supporter la contrariété. Si tu aimes, tu as compris ou non ? Encore une fois, c'est pas... c'est pas l'amour. Parce que vous avez, vous êtes tellement pollué par la société qui vous parle d'amour, d'amour, que vous n'avez pas le vrai sens. Le vrai sens, d'après la Torah, encore une fois, aimer, c'est faire un. Alors que dans la société, aimer, c'est consommer. En communauté, moi, je t'utilise pour me faire plaisir. Toi, tu t'utilises pour te faire plaisir. Au niveau physique, au niveau mental. Ouais. C'est pour ça que quand l'autre, il se contredit, enfin, il me contredit, ah, je dis, alors tu m'aimes pas. Alors tu n'es pas d'accord avec moi. Pire encore, il y en a, il m'a dit, ma femme me manque de respect. Je dis, ah bon ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Et ben, elle accepte pas mon avis. Appelle-moi ton âge. 14, 15. Non, 41. 41. Oh là là. 21 ans de coma. D'accord. Donc, en vérité, ça va exactement dans le même esprit. Puisque le respect, c'est quoi ? Le respect, c'est le droit d'exister que je donne à l'autre. Vous me suivez ou non ? Comme vous, vous me respectez parce que je suis barbu, parce que je suis beau. Non, parce que vous êtes intéressé à ce que j'existe pour vous. Quand je vais exister ma Torah, vous allez la recevoir. Ça va. Donc, le respect, c'est le droit d'exister. Mais si toi, tu penses que quand l'autre, écoute bien, n'est pas d'accord avec toi, te manque de respect, ça veut dire que tu as l'impression que l'autre t'empêche d'exister. Vous me suivez ou non ? Mais l'autre, il a rien fait. Elle a rien fait. Elle a juste donné son avis. En fait, elle a juste existé. Ça veut dire qu'en fait, toi, tu te sens agressé par l'existence de l'autre qui t'empêche d'exister. Donc, tu voudrais que l'autre n'existe pas. Une potiche, une statue, un portefeuille, une carte bleue. C'est toi qui va définir. Vous suivez ou non ? Parce que quand tu vas définir l'amplitude existentielle de la personne, automatiquement, tu vas définir ton amplitude existentielle. Ça veut dire qu'on va confronter, on va échanger, on va dialoguer. Attention, on va contrarier. Maintenant, encore une fois, si tu m'aimes, traduction, ton projet, c'est de faire un. Il y a pas de problème. Mais si tu m'aimes dans le sens "apprécié", comme tu aimes les pommes, comme tu aimes les fraises, comme tu aimes les framboises, par exemple. Tu prends une framboise, elle est un petit peu acide, mais elle est douce. C'est une framboise. Mais si tu prends une framboise et elle a un goût d'aigre, c'est dégueulasse. C'est vrai. Non, c'est dégueulasse. Maintenant, toi, le problème, c'est que si tu as anticipé que l'autre, il a un bon goût parce qu'il va dans ton sens, et c'est en ça qu'il a du goût. Ouais. Donc, quand il va pas dans ton sens, il est amer. D'ailleurs, tu te sens mal, et tu te sens, et tu te sens remis en cause, et tu te sens vexé, et tu te sens agressé. Alors la différence, vous me suivez ou non ? Ça veut dire, il existe l'agression passive. Mais l'agression passive, c'est l'existence de l'autre. Après, on va voir les agressions actives, les gens qui sont méchants, les gens qui vont dans ta tête, qui vont dans ton cœur, qui t'utilisent. On va voir. Mais déjà, il faut comprendre ça. C'est que on a dit : "Un tsadik, il n'existe pas un tsadik sur la terre qui a fait du bien et qui n'a pas fauté." Maintenant, c'est quoi ? Pourquoi c'est pas marqué directement comme tous les "richonim" ? Qu'est-ce qu'ils disent ? Pourquoi tu, quand on leur dit, mais pourquoi tu fautes ? Il y a pas un tsadik qui n'a pas fauté. Alors, si déjà les tsadikim font des fautes, les gens qui, comme moi, qui sont pas bien faits, du bien et qui n'a pas fauté. C'est quoi le bien ? Le bien, le joli, le magnifique, le vrai, le pur, le "shalem", ça veut dire complet. Quand un homme et une femme se marient, on dit "Mazal Tov", parce que le "mazal" de l'homme est incomplet sur la femme, le "mazal" de la femme est incomplet sur l'homme. Donc, dès qu'ils se réunissent, les deux, ça fait "tov". Quand HaShem, il a terminé la création, il a dit : "Ve-yiné tov." Mais "od" ? Pourquoi ? Parce qu'il manquait quelque chose. Quand il l'a créé, il a complété. Qu'est-ce qu'il a créé ? Le "yetzer hara". Tu dis, comment le "yetzer hara", tu peux l'appeler "tov" ? Parce que le "yetzer hara", c'est le moteur. Si tu le maîtrises, il t'emmène au Gan Eden. Si tu le subis, il t'emmène au "gehinnom". C'est le mec qui est mort d'un accident de voiture. En fait, il est mort parce qu'il avait le permis. Tu dis, mais la voiture, ça donne la liberté. Oui, si tu sais conduire. Si tu sais pas conduire, tu es mort à cause. Donc, en vérité, le bien et le mal, ils se rencontrent. Parce que le bien, ouais, peut-être que c'est du mal qui a été optimisé. Et le mal, peut-être que c'est du bien qui a mal tourné. Comme des gens, ils ont des qualités. La personne, elle a dit, par exemple, elle est gentille, elle est gentille, elle est gentille, elle est gentille. Bon, mais elle est pigeon aussi. Et oui, ça s'appelle les défauts induits par les qualités. C'est vrai. Elle a donné sa confiance, elle a donné son cœur. Bon, après, elle a donné son corps. Bon, ça, c'est en option. Mais bon, elle s'est dit, parce que les trois quarts sont déjà donnés. Non, non, non, non, non. Je vous ai déjà dit, même si vous êtes pas religieux, c'est le garçon, il te dit, écoute chéri, ça fait un an qu'on se connaît, il serait temps de pouvoir vérifier que tout fonctionne bien. Et il est 4h du matin. Il te dit, montre-les moi. Ça veut dire tes qualités morales. J'en peux plus, j'ai trop besoin. Je suis un homme. Tu dois savoir que je...
Je suis un homme. Alors, ce que vous faites, vous le regardez bien dans les yeux et vous le dites de la part de : "Crève ! Crève !" Je sais ce que vous allez me dire : "Non, mais rêve, on n'est pas religieux." Crève ! Tu touches ma fille, crève !
Cette année, ou cette semaine si tu es pressé, et bien imaginez-vous, ça fait 30 ans que je donne des conseils, donc, à des dizaines de milliers de filles. Jamais une fille elle est venue me voir pour me dire : "Il est mort, c'est à cause de vous." Non, il meurt pas, il meurt pas, ils sont solides. Blara, il meurt pas. Ouais, mais toi, sache-le, ma fille, si tu craques, c'est toi qui va mourir. Quand tu vas arriver à la Roupa et que le rabbin, il te dit : "Qu'est-ce que je dis ? Je marque 'betoula' ?" Tu vas dire : "Ça va être compliqué."
J'ai eu quelques expériences. Comment ça ? Donc, préservez-vous. C'est bien, vous serez fier de vous, vous serez pur, vous serez devant un cha magnifique. Et là, même si vous allez dire : "Oui, mais on n'est pas très religieux." Et c'est très répondu, c'est très facile. Tu donnes ton temps, tu portes son cartable, tu l'aides à faire ses devoirs, mais ton corps, non. Parce que ton corps, c'est ta dignité, c'est ta personne, surtout si l'autre il te regarde que comme un corps.
Oui, mais on est à deux mois du mariage. Wallo. [Musique] Oui, mais on n'est pas très religieuse et j'ai besoin de sentir son amour. Oui, toi, tu veux sentir son amour. Lui, il veut sentir autre chose. D'ailleurs, tu le sens. Donc, faites-moi plaisir, préservez-vous. Ouais. Pourquoi ? Parce que le plus important dans la vie, c'est pas d'être heureux. Le plus important, c'est d'avoir la Shekhina dans sa maison, c'est la présence divine. Même si vous êtes pas religieux. Ouais. Et quand la présence divine, elle a besoin de certaines conditions, elle a besoin du Mikvé, elle a besoin de la cacheroute, elle a besoin de la pudeur, elle a besoin du respect, elle a besoin de la bonne volonté, elle a besoin de la sainteté, elle a besoin... Bon, je sais, vous allez me dire : "Mais on n'est pas concerné par ça, on n'est pas religieux." Mais vous êtes juif quand même. Oui, de père et de mère. Alors, vous êtes concerné. Ah, j'ai dit : "Je me sens pas concerné." Mais comment tu peux être en même temps concerné et ne pas te sentir concerné ? Ou non. Voilà. On ferme la parenthèse, on remonte la braguette et on continue. D'accord ?
Donc, l'idée, c'est quoi ? C'est que on a dit "Tov", ça veut dire "complet". C'est quoi ? Il a assez qui fait du bien. Traduction : qui fait du complet. Comment ? En se confrontant avec la réalité. Parce que l'homme, il est rassé, il est manquant. Il devient complet en travaillant. Comme toi. Comment tu es passé en deuxième année ? Parce que tu as fait la première année, mais tu as fait la présence de la première année, tu as fait le programme de la première année, tu as fait les partiels de la première année, tu as fait les exercices, les fiches. Donc, en fait, tu es devenu une deuxième année pendant la première année. Tu dis : "Non, moi, je m'assois à la fac, je suis là, je suis bien, je suis inscrit." Bizarrement, tu évolues pas. Donc, de la même manière que c'est la confrontation qui te fait évoluer à la fac, c'est la confrontation qui te fait évoluer dans la vie. Maintenant, Hashem, il t'envoie des professeurs. Donc, Tov, c'est quoi ? C'est prendre le risque, c'est agir, c'est développer, c'est construire, c'est avoir des projets, c'est se donner les moyens, c'est de sortir de sa zone de confort, c'est de se réaliser. C'est ça.
Maintenant, il a dit le "Tov". Donc, vous avez compris, ça existe pas quelqu'un qui est cohérent et qui fait du bien. Ça veut dire qui prend le risque de devenir et qui fait pas d'erreur. C'est impossible. Donc, des gens qui n'existent pas, des gens qui n'investissent pas, des gens qui prennent pas de risque, c'est vrai, ils font pas d'erreur. Mais celui qui prend des risques, il fait des erreurs. Et si vous allez dire : "C'est quand même désolant." D'accord, parce que l'idéal, ça serait qu'il y ait pas d'erreur. Alors, je vais vous dire un secret qui est très, très compris dans la mentalité des d'évolution américaines, c'est que les erreurs sont bénéfiques. Les échecs, ça permet de rebondir. En France, c'est l'inverse. Tu t'es planté, tu es nul, tu as raté l'examen, tu es vaut mieux que tu... tu... tu as lavé les carreaux. En Amérique, non. Tu as fait trois dépôts de bilan, c'est pas grave, c'est pas grave. La quatrième entreprise, elle va être très, très forte parce que tu as appris des trois dépôts de bilan. Alors qu'en France, tu fais un dépôt de bilan, tu dis : "Achète un tabouret, une corde et meurs." Ça va.
Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la faute, elle fait partie du process d'évolution. J'ai pas dit la verra, j'ai dit la faute, l'erreur. Ouais. De tomber. Pour ça que c'est marqué que le Tsadik, il tombe sept fois et il se relève. Ça va. Mais Rav Dessler, il dit : "C'est pas sept fois, c'est 7000 fois, 70000 fois." C'est qu'on tombe et on se relève. Alors, je vous donne une image, c'est le triple saut. Vous avez déjà vu le triple saut ? D'accord. C'est un truc, c'est un phénomène. Viens, un gars, il court, il prend 30 mètres de d'élan, il tape par terre, il saute 6 mètres. Essayez de sauter 3 mètres. Il saute 6 mètres, il retape par terre, des fois avec le même pied, des fois avec l'autre pied, et il ressaute 6 mètres, et il retape par terre, et il ressaute 6 mètres. Le championnat, le champion du monde, il saute à peu près 18 mètres. Maintenant, 18 mètres en 3 sauts, c'est un phénomène. Ouais. Vous le voyez au ralenti, des fois, il vous... il découpe les images, il prend des centaines d'images, et de profil, et tu vois le gars en l'air. En fait, il vole 6 mètres, il vole. Tu dis : "Bon, col hakavod, bravo, tu as fait 6 mètres." Tu vas t'arrêter ? Non. Le mec, il tape par terre, il repart. Ça s'appelle en français : rebondir. D'accord ?
La vie en réalité, c'est pas un saut. La vie, c'est une série de sauts. Mais dans le saut, il y a le moment où tu t'élèves. Col hakavod, bravo, et sadik. Mais il y a le moment où tu redescends. Ça va. Comment on dit ? Il y a des moments, tu montes, il y a des moments, tu descends. Des fois, tu as le moral, des fois, tu l'as moins. Ouais. Des fois, tu as envie d'arracher le monde, et des fois, tu as envie de rester au lit en pleurant. Ça s'appelle, ça s'appelle la vie. Il y a des hauts et des bas. Mais ce qui compte, c'est que tu rebondis. Ouais. Rebondir, ça veut dire : "Allez, j'ai compris, j'avance. J'ai pris conscience, j'avance. J'ai compris, j'avance. J'ai compris, j'avance." Si tu mets longtemps à comprendre, tu vas rester sur place. Si tu mets longtemps à réagir, tu vas rester sur place. Tu es foutu.
La vie, c'est pas un triple saut, c'est des milliers de sauts. On court, on saute, on court, on saute, on court, on saute. Tu vas d'une étape à l'autre, tu vas d'un niveau à l'autre, tu vas d'une page de Guemara à l'autre, tu vas d'une mida à l'autre, tu vas d'un niveau de maturité dans ton couple à l'autre. On passe notre vie à passer d'un niveau à l'autre. Ça va. Et ça, ça s'appelle Tsadik. Ça veut dire : il y aura des erreurs, il y aura des échecs, il y aura des redoublements, il y aura des contrariétés dans le couple, il y aura des bons moments, il y aura des mauvais moments, il y aura de l'orgueil, il y aura de la gaminerie, il y aura de la lourdeur. Ouais. Tu dis : "Oui, mais heureusement qu'on s'aime."
Écoutez-moi, l'amour, je répète pour les gens qui pratiquent le cervolant, c'est pas la vibration à l'intérieur, c'est pas le... c'est pas la passion. Non. L'amour, c'est, c'est l'intense décision de faire un avec toi. Maintenant, l'intense décision de faire un, elle permet de passer ces moments-là, là où ça va moins bien. Ouais. Et sur le moyen terme, elle crée la vibration qu'on appelle dans la rue, vulgairement, l'amour. Mais oui. Pourquoi ? Parce que si moi, je t'aime, mais que je fais pas un avec toi, parce qu'à chaque fois que tu me contredis, je t'aime plus. Donc, en fait, je t'aime pas, c'est que je m'aime à moi. Mais si moi, j'arrive à t'aimer malgré la contradiction, c'est que j'ai dépassé mon ego. Or, je vous rappelle cette phrase de la pensée Benetrital : "Pour créer un amour commun, il faut éliminer deux amours propres."
Tu es prêt à mourir ? Tu dis : "Mais j'ai pas envie, moi, je veux... je vais pas manigancer." Mais dans tous les domaines. Tu veux faire un avec Dieu ? Baisse ta tête. Tu veux devenir médecin ? Tu es pas médecin. Il va falloir que tu tues six en ta vie pour devenir médecin. Toi, tu veux apprendre de ce mentor ? Et ben, faut que tu acceptes que lui, il a raison et toi, tu as tort. Et si c'est faux, et si j'ai raison, ok. Mais toi, tu veux changer, tu veux grandir. Baisse ta tête. C'est qu'en vérité, pour pour vivre, il faut être prêt à mourir. Si tu veux, ou non, tu veux que tes enfants, ils existent, il va falloir que tu tues ta volonté qu'il devienne ce que tu n'es pas devenu, ou qu'il devienne ce que toi, tu veux qu'il devienne. C'est très dur. Tu es prêt à mourir ? Si tu dis : "Écoute, je suis très déçu parce qu'il a choisi, il a choisi l'accompagnement, alors que je voulais qu'il soit médecin." Ça veut dire que tu as fait un enfant pour toi. Mais si tu dis : "Je suis très fier de lui et je l'accompagne dans tous ses choix." Ça fait que tu as fait un enfant pour lui. Vous comprenez la différence ou non ?
Voilà. Maintenant, moi, de vous à moi, vous allez me dire : "Oui, mais grave, on n'est pas vraiment en âge de parler de de l'enfant." Premièrement, je vous dis tout de suite que c'est 20 ans avant la naissance du petit qu'il faut se préparer. C'est pas pas 20 ans après qu'il est né, parce que là, c'est trop tard. Premièrement. Et deuxièmement, moi, je vous donne des exemples de conjoint, des exemples de d'enfants, mais c'est toujours sur le même principe. C'est que, en fait, avant d'éduquer l'enfant qui est devant moi, je dois éduquer l'enfant qui est en moi. Et l'enfant qui est en moi, il a doncolo. Le début du cours, c'est mon potentiel. Quand je le réalise, il devient l'adulte. Donc, je passe de l'enfant à l'adulte en moi. Maintenant, quand moi, j'ai trouvé le chemin du labyrinthe pour devenir adulte, peut-être que je peux aider l'enfant à devenir adulte. Et si moi, ça m'a pris 15 ans, peut-être que je peux comprendre que l'autre aussi, ça va lui prendre du temps. Donc, quand moi, je m'énerve que l'autre ne va pas au même rythme que moi, c'est parce que, encore une fois, je refuse de comprendre que la différence de l'autre est une opportunité. Donc, je le prends comme une agression. Et voilà, je suis contrarié.
C'est pour ça qu'il y a beaucoup, beaucoup de gens, malgré qu'ils sont juifs de naissance, qui se convertissent au bouddhisme. Connaissez le bouddhisme ? C'est des gens qui font la gueule, ils boude, ils boude, ils boude, et ils parlent que du passé. D'ailleurs, on lui dit : "Le Bouddha, il s'assoit par terre, il s'entête, il se braque, ils perdent les cheveux à cause des nerfs, ils grossissent à force de rien, et ils sont assis, partir les jambes croisées, en train de faire la gueule." S'appelle le bouddhisme. Il y en a qui boude toute leur vie. S'appelle des "jusque bouddhisme". Non, beaille. C'est comme vous êtes comme mes enfants. On va tous mourir. Donc, arrêtez de perdre votre temps à faire la gueule. Arrêtez de vous monter des cathédrales de souffrance. Arrêtez de monter des dossiers justificatifs d'échec. Arrêtez de jouer le ballon, jouer le match. Allez, va, va, va, va. Rentre dans la réalité. Va, va te battre, va réussir.
Je sais que ce que vous allez me dire : "Ouais, mais tout ça, c'est de la théorie." Mais je vous rappelle que la pratique, je peux pas la faire pour vous. Tellement vous êtes fléard. Vous voulez que je fasse les deux ? Premièrement, et deuxièmement, j'étais à 1000 ans hier soir, j'ai terminé le cours. Mais vous, je vous le dis au milieu, parce que j'ai peur d'oublier. Je vous donne un exercice. Cet exercice, il va vous prendre 10 ans si vous le faites vraiment à 100 %. Ouais. C'est d'apprendre à dire "oui, mais" sans dire "mais". Ça a l'air simple. Tu dis : "Oui." On te donne une réponse, tu dis : "Oui." Tu vois une réalité, tu dis : "Oui." On te fait une proposition, tu dis : "Oui." Maintenant, on te demande de changer, tu dis : "Oui." Tu dis : "Oui, mais..." C'est quoi le serara ? Mais c'est pas évident, c'est difficile. Vous la connaissez pas, mes parents, ils sont durs, la conjoncture, elle est mauvaise. Arrête avec tes "mais". C'est le ministre de l'Intégration qui nous oblige à dire des mots en arabe pour préparer la France de demain. D'accord ?
Donc, vous comprenez ce que je dis ou non ? Mais ce que je vous ai dit maintenant, d'être capable de dire le "oui" sans dire le "mais". Si aujourd'hui, là, vous êtes là, là, devant moi, ouais, vous dites : "Ok, je vous fais confiance, je prends sur moi, je vais travailler." Écoutez bien, ça prend, ça prend 10 ans à plein temps. Parce que tu vois les gens, 20 ans de mariage, mais c'est pas évident, mais c'est dur, mais le petit, il est, il est spécial, mais l'école, elle a pas accepté. Mais tu sais ce que c'est ? Oui. Oui, ça veut dire : "Je me lance dans le marathon de New York." Tu sais ce que c'est ? Mais je me fais, je m'empale des deux jambes. Et bizarrement, je comprends pas pourquoi j'avance pas. Ça s'appelle en français : être entier dans ses choix. Et entier, c'est complet. Et complet, c'est maintenant. Il y aura des obstacles, il y aura des écueils, il y aura des agressions, il y aura des fous, il y aura des folles. Mais toi, tu vas avancer ou non ? Non, mais je suis en train de vous expliquer. Mais toi, tu veux avancer ou non ? Oui. Mais tu veux réussir ou non ? Oui. Bon, le doyen, il est fou, ton prof, il t'aime pas, les quotas, ils ont changé au niveau des acceptations, le concours, il est dur. Ok, ok. Mais toi, tu veux réussir ? La vérité, si on me donne une bonne raison de rater, ça me ferait plaisir. C'est ça que tu dis inconsciemment quand tu dis : "Mais." Mais si tu dis : "Je m'en fous des circonstances, je m'en contrecarpe. Le petit est malade, je vais le sauver. Il est un peu lent d'esprit, je vais lui donner des cours en plus. Moi-même, je suis bourré de complexes, je vais me battre. J'arrive pas à m'exprimer en public, va, va faire, va faire un an au Cours Florent, ça va t'aider." Vous avez compris ou non ?
Mais tu te bats, tu trouves des moyens, tu fais des systèmes. Oui, mais j'ai des peurs depuis que je suis petite. Va faire de l'hypnose, fais une thérapie. Ça veut dire que la seule manière de prouver que tu es conscient de la dette, c'est quand tu donnes les moyens de le rembourser. Mais quand tu dis "mais", hop, tu sors du train, tu sors de la voiture. Donc, comment tu espères arriver à Dakar si au Paris-Dakar, à Paris, tu es sorti de la voiture ? Qui c'est qui va te faire sortir de la voiture ? Les gens qui te contredisent, les gens qui t'attaquent, les gens qui te polluent, les gens toxiques. Vous me suivez ou non ? Mais seulement, encore une fois, étant donné que d'un côté, on te dit que le sage, c'est celui qui apprend de tous, et d'un autre côté, la source du plus grand échec, la source du plus grand obstacle, c'est l'autre. Donc, comment on fait ? Alors, je... je peux pas grandir sans l'autre, et c'est l'autre qui m'empêche de grandir. Donc, vous allez être obligé d'apprendre à distinguer les gens qui vous font grandir et les gens qui vous... qui vous détruisent. Voilà. Voilà. Vous me suivez ou non ?
Mais pour ça, il faut avoir quelque chose à défendre. Il faut avoir à l'intérieur une personne de valeur. Il faut un diamant. Mais si toi, tu n'as construit personne dedans, si tu n'as pas même la valeur de ton potentiel, si tu n'as pas compris que tu es un Ben Israël, tu es une Bat Israël, tu es la fierté de ce monde. Ouais. Donc, automatiquement, c'est ton manque de valorité, valorisation personnelle, qui va faire que quand il va arriver l'agresseur, il va pouvoir rentrer. Vous me suivez ou non ? Parce qu'il faut savoir une chose, que c'est vrai que l'existence du bourreau, quelque part, elle prouve l'existence de la victime. Vous me suivez ou non ? Donc, quand je suis victime, c'est qu'il y a un bourreau. D'accord ?
Alors, je vous donne aussi un un principe de pensée Benetrital : "Avant d'être victime du bourreau qui est devant toi, tu es déjà bourreau victime du bourreau en toi, qui est le relais des agressions du bourreau qui est devant toi." Vous voulez que je la refasse ? Ou il y a le bourreau en face de toi, et il y a toi. Donc, toi, tu dis : "Victime, bourreau, bourreau, victime." Mais le bourreau, il ne peut te toucher que parce qu'il y a un bourreau en toi, qui fait partie de toi, qui est le relais des agressions du bourreau qui est devant toi. On appelle ça : "prendre à cœur". Des fois, tu dis : "Oui, mais c'est normal, c'est mon père, c'est ma mère, c'est mon grand frère. Ok, c'est mon patron, c'est mon professeur." Donc, je me, je me suis obligé de me mettre en situation d'insécurité pour pouvoir recevoir l'enseignement. Mais d'autre côté, l'autre, il est fou. Alors, je vais souffrir. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tu dois faire un double travail : un travail de construction personnelle, de solidification personnelle, de valorisation personnelle, que tu sois en béton, que tu sois du titane. Ouais. Mais en même temps, que tu sois assez malléable pour pouvoir évoluer. Donc, si tu n'es pas construit, si tu n'es pas construit, c'est pas parce que l'autre, il est méchant que tu es déstabilisé, c'est parce que tu n'es pas construit pour ça.
Je vous avais dit à l'époque cette phrase aussi de Menachem Mendel : "Écoutez bien, le degré de pénétration des agressions extérieures dépend du vide intérieur." Il y a des agressions, il y a des fous, il y a des méchants, il y a des tordus. Ok, ok, ok. Comme il y a de la pluie, comme il y a du vent, comme il y a du tonnerre. Ok. Mais pourquoi ça rentre chez toi ? Ben, je viens de vous dire, j'ai rencontré un fou. Mais pourquoi ça rentre chez toi ? Oui, mais il faut voir les remarques qu'elle me fait. Mais pourquoi ça rentre chez toi ? Oui, mais elle me casse perpétuellement. Mais pourquoi ça rentre chez toi ? C'est pas parce qu'il y a des gens énervants que tu dois être énervé. Mais justement, je vous explique que je m'énerve parce que des gens m'énervent. Mais comment l'autre, de l'extérieur, il peut rentrer dans ton système nerveux ? Alors, c'est très simple, c'est une loi physique. Vous prenez une batte de baseball, vous tapez dans un rocher. La batte de baseball, elle va pas casser le rocher. Par contre, toi, tu vas te casser le poignet, parce qu'en l'onde de choc, elle rebondit sur le rocher qui est plein, et elle repart. Et en repartant, elle casse le poignet. Par contre, tu tapes dans un vase, le vase, il est vide. Donc, l'onde de choc, elle rentre à l'intérieur pour ressortir, elle casse le vase, et toi, ton poignet, il est bien. Donc, pourquoi est-ce que l'onde de choc, elle est rentrée ? Parce qu'il y avait du vide à l'intérieur. Vide de quoi ? Vide de toi.
C'est pour ça que je vous ai dit tout à l'heure, mais c'est vrai que je suis très concis, et là, ce soir, je me, je me force à parler doucement, parce que les gens me disent : "Vous allez trop vite." J'ai tellement de choses à vous dire. Comment je vais faire pour vous faire rattraper ? Non, c'est compliqué. C'est pas grave. Pour ça que les gens intelligents, ce soir, ils vont laisser passer. Demain, après-demain, ils vont prendre le cours sur YouTube, ouais. Après, ils vont l'enregistrer. Vous pouvez l'enregistrer, c'est gratuit. Après, vous allez entièrement le mettre par écrit, mot à mot. Et après, vous allez le découper en 12 séquences, en mettre en application, une séquence par mois. Et quand vous allez mettre en application, ça veut dire que vous allez mesurer la distance entre vous et ce que je dis, dans chaque étape. Et la distance entre ce que je dis et vous, elle va vous donner le relief de vos plus et de vos moins. Ce qui fait que vous allez avoir un portrait-robot de votre intériorité. Et en même temps, vous aurez les outils pour travailler, pour passer à l'étape d'après. Donc, ça veut dire que moi, pour moi, sans aucune fausse modestie, ce cours, si vous voulez intégrer, un an. Pour ça que j'adore quand les gens disent : "C'est quoi le thème ?" Pourquoi tu l'as déjà écouté ? Ne prenez pas mal. J'ai aucun, encore une fois, j'ai aucun a priori de supériorité sur vous. Mais moi, les cours, j'assiste à tous. Est-ce que vous comprenez ? J'assiste à tous mes cours. Vous allez dire : "Vous êtes bien." [Musique] Obligé. Écoute, numéro. Quand je vous dis que j'assiste, ça veut dire : je refais le cours, je reréfléchis le cours, je me remesure avec le cours, et j'évolue avec le cours. Donc, imagine 35 ans. Toi, c'est la première fois que tu l'entends. Moi, ça fait 35 ans. C'est pour ça que c'est tellement concis, c'est tellement précis, c'est tellement concentré. Mais des fois, la concentration, elle fait perdre la masse. C'est sûr. Quand tu vois un train qui passe devant toi, tu peux pas compter les atomes. Mais si tu t'arrêtes, tu dis : "Stop, on va faire des tranches, et on va utiliser chaque étape." Ouais.
Mais moi, les PS me disent : "Ils me disent rien." Mais dans un cours, il y a 10 ans de thérapie. Tu es un malade, tu nous faut au chômage. Mais encore une fois, vous pouvez continuer à attendre la prochaine blague. Tiens, ce soir, il était pas très marrant. Bon, et puis, je suis venu pour la cam. Il y a pas ce qu'il faut. Donc, tu... tu peux. C'est possible. Tout est possible. Pourquoi ? Parce que de la même manière qu'Hashem, il nous fait une proposition qui s'appelle la vie. De la même manière, moi, je vous fais une proposition qui s'appelle le cours. Après, le degré d'enseignement, le degré d'évolution, et le degré de maturité que vous aurez par rapport au cours, c'est exactement inversement proportionnel à au degré de pénétration de l'agression. Donc, moi, je vous donne des outils pour être entier. Quand vous êtes entier, les agressions, c'est vous qui allez mesurer l'impact. Mais si vous n'êtes pas construit, les agressions, elles vont rentrer, elles vont tout casser. Voilà. Voilà.
Maintenant, aujourd'hui, c'est une épreuve. Demain, c'est un conjoint. Après-demain, c'est un enfant. Après, après-demain, c'est un patron. Maintenant, évidemment, il y a le prud'homme, il y a le... tu peux l'attaquer pour harcèlement. Tu peux... Mais tu te poseras toujours la question : pourquoi les tigres, malgré leur puissance, n'attaquent pas les femelles rhinocéros ? Parce que le lion, le tigre, il fait 2 mètres, ouais. Il pèse 250 kg. À chaque bouchée, il enlève 10 kg de viande. Et pourtant, quand la femelle rhinocéros, elle est à côté de ses petits, le tigre, il se barre. Parce qu'il sait que dans la colère, elle va l'éventrer avec la corne de devant. Donc, vous décidez où vous êtes des brebis accrochées à un arbre qui attendent d'être dévorées, ou vous êtes des femelles rhinocéros, des battants, des patrons, des Tsadikim, des comètes. Faut décider. C'est tout.
Maintenant, quand tu as décidé, il faut se donner les moyens. Donc, la décision, elle prend une seconde. Les moyens, ils prennent 10 ans. Mais encore une fois, vous n'êtes pas obligé. Il en faut des des consommateurs, des concernés, des des convaincus, des contribuables. Vous trouverez le le facteur commun. Ouais ou non ? Tu dis : "Non, je ne veux pas être un con." Or, de la même manière que quand tu as une dette, la seule preuve de ton honnêteté, c'est que tu donnes les moyens de la rembourser. La manière. Le jour où tu comprendras que tu as une dette envers Hachem, parce qu'il t'a donné la vie, que tu as une dette envers ton conjoint, parce qu'elle t'a donné sa confiance, que tu as une dette envers tes enfants, parce que tu es censé être un repère, père repère. Ouais. Et ben, c'est la conscience de la dette qui permet d'accéder aux moyens. Comme ça dit Rabbi Its'hak, celui qui trouve pas l'argent pour rembourser, c'est qu'en fait, il a, il a pas vraiment pris la responsabilité du remboursement. Donc, celui qui se permet de se prendre la tête et de s'engueuler pendant 15 ans avec sa femme, parce qu'elle est pas d'accord, parce qu'on n'est pas truc, parce que on n'a pas le même niveau de religion, c'est parce qu'il a pas pris conscience que quand il a dit "Areta me'out chetli", ça veut dire : "Je te rendrai heureuse, quelles que soient les circonstances." Non.
Pas la dette. La dette, elle est bonne parce qu'elle engage. Vous me suivez ou non ? Les gens, ils veulent pas de dette. Du coup, ils s'engagent pas. Comme les gens, ils disent : "Savez, je je veux pas de Téchouva parce que j'ai peur. Et si je retombe ?" Mais déjà, tu es en bas. Abah, comment tu vas tomber plus bas ? Je préfère ne pas emprunter, ne pas rembourser. Je préfère ne pas faire un et et après, parce que faire un ner et après ne pas ne pas appliquer le ner. Le ner, c'est c'est une promesse. Le ner, c'est un c'est un challenge, c'est un défi. La mise, c'est un défi. La vie, c'est un défi. Toute la vie, c'est des défis. D'ailleurs, il y a des filles et des garçons. D'accord ? Maintenant, toi, quand tu prends le risque de rater, tu prends le risque de réussir. C'est pour ça que les placements à risque à la banque rapportent beaucoup plus que les placements qui sont garantis. Tu avais un peu d'argent, tu vas à la Caisse d'Épargne, tu achètes un livret A. S'appelle livret A parce que quand tu vois ce que tu as gagné à la fin de l'année, tu dis : "Ah !" Au début, ça s'appelait livret quoi ? 22 000 € d'immobilisé pendant un an et j'ai gagné 72 €. Mais achète des patates, une un caddie et vend des frites dehors, tu vas les faire par jour les 1000 €. Vous avez compris ou non ?
Oui, mais c'est risqué. Tout est risqué. Même d'être intelligent, c'est risqué. Même d'être heureux, c'est risqué. D'être marié, c'est risqué. Même de faire des enfants, c'est risqué. Mais c'est un placement qui rapporte parce qu'il est à risque. Pourquoi ? Parce que le risque, en tout cas, la prise de risque, c'est l'expression de la maturité. Alors que la fuite du risque, c'est l'expression de l'immaturité. Alors, ABA, à quoi a servi cette vie si tu n'as pas pris le risque de devenir toi-même ? Si tu n'as pas pris le risque de devenir un Tsadik, si tu n'as pas pris le risque de devenir une Tsadikette, si tu n'as pas pris le risque de devenir quelqu'un de bien ? Alors, à quoi ça sert ? J'ai une vie pas risquée. Ouais. Mais je rappelle pour ceux qui sont pas au courant que tous les ans, on fait les élections de Miss Univers et de Miss Monde. Mais le jour où on va faire les élections de Miss Kin, il y aura des candidats. Donc, ne soyez pas miskin. Ouais. On n'est pas obligé d'être tous religieux, mais il est interdit d'être débile à sour, d'être ar a sour, de pas avoir d'ambition. Si ton ambition, c'est de finir la saga sur Netflix, c'est... si ton ambition, c'est de trouver un truc qui te fait planer plus que celui de la veille, c'est dommage. Si ton ambition, c'est, c'est manger que pizza, blin, c'est dommage. Parce qu'en fin de monde, tu deviens un orifice qui est rempli des toilettes. C'était ça le projet ? Après, tu t'étonnes que tu te fais chier dans ta vie. Il faut de l'ambition. Faut de l'ambition. Ouais. L'ambition, c'est le moteur. L'ambition, c'est quoi ? C'est d'atteindre le Tov. Le Tov, c'est complet. Mais encore une fois, quand tu rentres dans la situation, que tu te confrontes, automatiquement, il y a des gens qui n'ont pas la même longueur d'onde que toi. Donc, ils vont se sentir agressés par tes tentatives d'existence. Donc, ils vont être jaloux, ou ils vont être mal à l'aise, ou ils vont penser que ça s'adresse à eux, ou que ça les détruit à eux, alors que toi, tu n'as rien fait d'autre que d'exister.
Vous allez dire : "Oui, mais d'autre côté, c'est compliqué, parce que si le projet, c'est d'aimer, et que aimer, c'est coexister, ouais, pour exister, pour coexister, faut exister." Alors, je te dis le secret. Le secret, c'est qu'il fait. Tu dois avoir un projet premier. Premier : d'exister. C'est ton projet premier. Il y a un deuxième projet, ouais, qui s'appelle de coexister. Il y a un troisième projet, qui s'appelle de faire exister. Il y a un quatrième projet, qui s'appelle d'accompagner l'existence. Mais tu peux pas commencer par la fin. C'est que si tu n'existes pas, n'essaie pas de faire exister les autres. S'appelle Mère Teresa. C'est très dangereux. Ouais. N'essaie pas de faire faire Téchouva au gars qui, qui a 17 mois de juin dans son calendrier. Tu dis : "Mais moi, j'ai fait du séminaire, je vais le ramener à la Torah." Non, c'est lui qui va t'emmener au Guéhennom. Il y a des gens, des rabbanim spécialisés, il va s'occuper de lui. Et toi, tu dis : "Ben oui, moi, mais je sens que c'est mon âme sœur." Et ta sœur ? Et ben, tu vas attendre qu'il évolue, tu vas attendre qu'il soit un gars bien. Et vas-y, tu dis : "NON, je le prends maintenant, et moi, je vais l'aider." Mais tu as pas compris. Quand tu vas le soutenir, tu as déjà vu un mec assis dans une chaise roulante qui fait de la rééducation ? S'il y a quelqu'un qui pousse, pourquoi il va le faire ? Alors que quand tu lui appliques cette brakha extraordinaire qui s'appelle : "Débrassek, débrouille-toi." Parce que moi, ils viennent chez moi, même des gens pas mariés. Amè che trille. Vous comprenez ? On s'en prend la tête sur ça. Attends, attends. Oui, mais elle, elle est trop religieuse. Oui, mais moi, j'ai besoin de faire ça à mon rythme. Alors, elle, elle dit : "Oui, mais mes parents, mon père, il est rabbin. Comment je vais faire avec un mec qui qui prend des lardons avec la pizza ?" Je dis : "Mais j'ai une question, mademoiselle. Comment ça se fait que vous avez été chercher ce ce garçon ?" Ouais. Elle dit : "Ouais, mais les religieux, ils sont trop carrés, ils sont trop truc, ils sont tristes. Lui, il est marrant, il est sympathique, il fait de l'impro." Ok, ok. Mais il a d'autres besoins qu'il va falloir payer en nature. Comment vous vous sentez dans le rôle du charmar ? D'accord ?
Toi, qu'est-ce que tu as été chercher ? Une religieuse ? Ouais. Mais grave. Moi, vous savez, j'étais un élève de Rav, de Rav David, de Rav David Guetta. Le Rav de Ibiza. Hassan, il est très connu. C'est et j'étais dans tous ses séminaires, toutes ses soirées. Et qu'est-ce qu'on a pris ? Qu'est-ce qu'on a mangé ? Qu'est-ce qu'on a fumé ? Et je sais, il y en a qui s'extasient. Mais et toutes les mecs, ce qu'on a fait. Mais maintenant, je veux une fille sérieuse, je veux une fille de famille. Je... il faut que tu sois au niveau. Non. Faut savoir. N'écoutez pas vous les garçons, ils pensent qu'il y a des filles pour s'amuser, des filles pour se marier. Rêvez. Courant. Non. Quand même, vous poser la question : dans quelle catégorie vous êtes ? Oui. Parce qu'il y a les épousables, les jetables, ou un coup d'un soir. Ouais. Et toi, tu dis : "Je peux pas, je suis un diamant." Tu as déjà vu un mec qui rentre chez Boucheron ? "Vous auriez pas un truc pointu ?" "C'est parce qu'il me reste un bout de de salade." Est chez Boucheron, monsieur. "Oui, mais il faut un truc un peu gros quand même." "Et un peu pointu ?" "Ça, monsieur, 232 000 €, 21 carats." "Ah non, un cure-dent." Alors, tu vas chez le paquiste là. "Ah, vous me tutoyez ?" "Ouais, c'est..." "Tu as pas de cerveau." Donc, tu vas chez le paquiste, tu demandes des cure-dents. Tu peux en prendre 100. Vas-y, fais-toi plaisir. Tu sais quoi ? Je te les offre. L'autre, c'est pas un cure-dent, c'est une personne. Mais encore une fois, tu sais pourquoi tu considères l'autre pas comme une personne ? Parce que toi-même, tu te considères pas comme une personne.
Toutes les avérot, toutes les bêtises qu'on fait, et tout ce qu'on subit, ça vient du fait qu'on n'a pas la valeur personnelle. Parce que si toi, tu es un diamant, ouais. Si toi, encore une fois, tu es une Bat Israël, tu es un Ben Israël, si toi, tu es intelligent, si toi, tu as un projet, si toi, tu vas aller loin dans ta vie, si toi, tu vois ta famille dans l'équilibre, dans la pureté, dans la Kedoucha, tu vois, dans dans le dialogue, dans la communion. Mais Baba, tu peux pas partir de là et arriver.
À, à là, c'est impossible. Tu dis pourquoi pas ? Mais c'est pour ça qu'on a inventé Cendrillon, Blanche-Neige. C'est fait pour ça, c'est pour faire rêver les gens. Donc l'autre, elle est jetée à la cave, en train de faire la vaisselle. Il arrive l'autre, le chevalier blanc, le le prince charmant. Elle dormait. C'est normal qu'il... il a fallu l'embrasser. Elle dormait.
Alors, si Dieu veut, toi aussi, tu vas te réveiller. Tu vas arrêter de de rêver en écoutant des chansons. Tu vas dire : "Je veux un garçon super, faut que je devienne super. Je veux un garçon équilibré, faut que je sois équilibrée. Je veux une fille de sadique, faut que je sois de sadique." Non, pas forcément. Tu sais, euh, des fois, Dieu, il fait des trucs bizarres.
Oui, oui, oui. Tu confonds avec Arthur, c'est c'est pas la même religion. Ouais, bille, c'est pas shoot. Vous savez, une fois, il est venu chez moi, il m'a dit : "RAM Chetrit, voilà, je suis fiancé depuis 3 ans." Ils ont une capacité de longévité incroyable dans les hésitations. Il m'a dit : "Écoutez, je je vais casser le mariage, je vais annuler le mariage." Dis, pourquoi ? Il dit : "Parce que ma copine, on a été à une bar mitzvah. Elle est venue déjà habillée hyper court, c'est c'est une collection qui s'appelle ficelle. Donc on voyait tout. Elle est montée sur la table, elle s'est mise à danser comme une folle, elle a remué de partout." Il dit : "Bah, c'est un manque de pudeur." Je dis : "OK. Je... excuse-moi, j'ai juste une question. Toi, tu es Chabbat ?" Il me dit : "Non." "Rasshalam." Ben, je dis : "Alors, vous êtes pareils, sauf que toi, c'est c'est dans le shabbat et elle, c'est dans la pudeur. Donc elle, sonhara, c'est de se montrer et toi, tonhara, c'est d'aller jouer au tennis samedi après-midi. Donc vous êtes le même niveau, mais pas dans le même domaine."
Maintenant, pour comprendre que l'autre, il est au même niveau que toi, il faut que tu te connaisses. Ou non ? Si toi, tu te surprends à essayer de manipuler un, ça veut dire que l'autre est manipulable et toi, que tu es manipulé par ton Satan. Maintenant, pour que toi, tu sois manipulé par ton Satan, il faut que tu sois absent de toi, puisque tu n'as pas le recul sur toi-même. Pour que l'adulte qui est en toi, il s'occupe de l'enfant qui est en toi. Donc, en fait, tu es immature. Toute la vie, c'est comme ça. Ça veut dire qu'en fait, on passe dans toute notre vie à faire des choix, à dépasser des des limites, à grandir, à être m'gaber, à devenir des adultes. Ce que nous, on appelle des sadikim. Ouais. Comment ? En surmontant l'épreuve. Or, l'épreuve, c'est quoi ? C'est la proposition du yetzer hara. Mais bon, encore une fois, que tu l'appelles yetzer hara, que tu l'appelles névrose, que tu l'appelles opportunité de se planter, que capacité à s'enfoncer, de de de de la tentation du mensonge, tu peux l'appeler comme tu veux. Mais encore une fois, on ne peut pas grandir si on n'a pas l'occasion de se planter. Donc, tu auras toujours l'occasion de se planter. Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Tu justifies le fait fait que tu te plantes parce que tu as eu l'occasion de te planter. Mais tu sais pourquoi ? À cause du oui. Parce que si tu avais dit oui, je grandis. Oui, mais l'autre, il me propose d'être petit. Tu vois ? Quand tu as dit oui, l'autre, il me propose d'être petit, tu as fait. Mais donc, ça a cassé ton élan d'être grand. Oui, je sais que la vérité, c'est important, mais des fois, avec le mensonge, on gagne du temps. Donc, ta vie, elle est fondée sur le mensonge. Oui, je sais que l'argent, pas qu'cher, il amène que des problèmes. Mais d'un autre côté, l'autre, il prend 2700 € par mois, l'autre, il prend 2700 € par jour. Attends, ça se compare pas. Mais c'est ça le piège. Baba, rappelez-vous que la souris, elle voit le fromage. Elle dit : "Ma, attends, c'est..."
[Musique]
Minim avant que le clapé lui coupe la gueule. Vous avez compris ou non ? Mais il y a le fromage, il est là. Donc vous vous dites : "Attends, la fille, elle est magnifique, en plus, elle est très simple, elle est très ouverte d'esprit, d'ailleurs, et elle me fait des clins d'œil. Comment je vais rater cette occasion ?" Mais jeunes Beb, ta mère, elle a pleuré sur toi pour t'avoir pendant 8 ans. Ton père, il a fait des tagnot pour que tu naisses. Ils t'ont conçu dans la kedoucha. Et toi, tu vas aller tremper ton pinceau dans un pot de peinture sous prétexte qu'il est joli ? Tu crois que c'est la vera ? Non, c'est ton manque d'ambition, c'est ton manque de valeur. C'est pour ça que tu es obligé de devenir quelqu'un de bien. Et ça, ça s'appelle en hébreu : "Fais le bien et bien." On a dit que c'est complet, mais en même temps, écarte-toi du mal. Maintenant, c'est quoi le mal ? Il dit : "Le mal, c'est d'avoir une chose qui n'a pas de finalité, qui n'a pas de sens." Maintenant, si toi, tu te surprends à faire des choses, à dire des choses, à penser des choses que tu sais qu'elles ne te rapportent rien, qu'elles vont t'amener des problèmes, et que tu sais qu'elles et qu'elles ne te servent à rien, mais que tu les fais quand même parce que c'est plus fort que toi, ça s'appelle du mal. Mais s'il y a des choses qui sont dures, qui sont pas faciles, qui vont prendre des années, que des fois, il faut te remettre en cause, il faut casser tes tes nerfs, il faut casser ton orgueil, et ça fait mal au ventre, mais tu sens que tu grandis, c'est du bien. Pourquoi ? Parce que tu sens que tu as grandi quand tu l'as fait. Donc, c'est exactement pareil. Tu vas rencontrer des gens, encore une fois, qui sont méchants, qui sont toxiques. Alors, première chose, tu vérifies : est-ce que ton système de protection est au point ? Est-ce que tes murailles de protection sont au point ? Est-ce que tu es plein à l'intérieur ? Est-ce que tu es pleine ? Est-ce que tu es clair ? Est-ce que tu te respectes ? Si tu n'es pas en niveau, va-t'en tout de suite. Tu dis : "Non, je vais le faire, c'est pas grave, je vais pas me laisser faire." Tu tu vas sortir abîmé. Va-t'en. Évite le conflit, évite la rencontre, parce que tu vas tu vas sortir détruit. Peut-être détruite. Ouais. Mais si tu es construit, tu as fait ce travail. Ouais. Et normalement, Hakadosh Baroukh Hou, il est gentil, parce qu'il t'envoie toujours l'épreuve qui est adaptée à ta personne. Donc, ça veut dire que même quand tu tu rencontres quelqu'un de méchant, ouais. Pourquoi le méchant, il est méchant ? Parce que le gentil, il est gentil. Ça veut dire que la force du fort, c'est souvent la faiblesse du faible. Parce qu'au fond, le méchant, c'est impossible. Ouais. Mais maintenant qu'ils sont méchants physiquement, ils donnent des coups. Bon, c'est carrément une ra'ya. Ouais, une kaira. Ouais. S'il est méchant avec les mots, ça s'appelle la celui qui se grandit en rabaissant l'autre. Ou si toi, tu comptes sur la personne, ou si toi, tu valorises la personne, on a dit, ça va te faire très mal. Mais si toi, tu as créé un filtre à lourdeur, donc tu vois l'information arriver, tu as du recul par rapport à la situation, et tu te protèges. Tu dis : "Mais je veux pas." Comme je disais une fois dans un cours sur la colère, quand tu as 14 ans et que quelqu'un, il te parle mal, tu veux le tuer. Quand tu as 20 ans, tu es énervé. Mais quand tu as 40 ans et que le mec, il veut t'embrouiller, tu rigoles. Ça te fait marrer. Ouais. "J'ai une affaire en or, tu me donnes 10 000 € dans 6 mois, je te donne 5000, 50 % d'intérêt." Ouais. "Mais parce que tu es un copain, je le fais vraiment pour toi. On se connaît, j'ai failli épouser ta sœur." Mais tu es mon beau-frère, tu veux m'embrouiller ? Tu te marres. Tu rigoles. Tu dis : "Mais non, je vais m'énerver, je vais le tuer, je vais lui mettre un coup de boule." Mais non, tu te marres. Maintenant, le fait que tu arrives à rigoler, ça prouve le recul que tu as par rapport à la situation. Vous avez compris ou non ? Parce qu'encore une fois, si tu veux le tuer, ça veut dire qu'il a touché ton essence. Si tu es énervé, c'est que il arrive à te faire frissonner. Mais si tu rigoles, c'est-à-dire tu as dépassé le frisson, tu as dépassé l'énervement, tu as dépassé l'intention de meurtre, et tu te marres. Tu sais quoi ? Tu me fais marrer. Donc, ça veut dire que tu es autonome. Donc, ça veut dire que tu es construit. Donc, tu es libre. Parce que si toi, ta vie, c'est une série de réactions, ça veut dire que l'autre, en agissant, il te fait réagir. Donc, ça veut dire que c'est le maître de ton action, c'est l'autre. Parce que toi, tu réagis. Évidemment, je sais ce que vous me dites : "Oui, mais il y a des mots qui font très mal." D'accord. Il y a des gueules, c'est c'est agressif. Il y a des reproches, il y a des pics, il y a des des railleries, il y a des des moqueries en public. C'est dur, c'est très dur, grave. Je sais pourquoi c'est dur ? Parce que tu n'as pas encore atteint l'autonomie existentielle. Tu dois exister par toi-même devant Dieu. Quand tu existes par toi-même devant Dieu, l'autre, c'est une proposition. Mais quand tu n'existes pas, l'autre, c'est une agression. Comprenez ou non ? Ça veut dire que le toxique, la toxique, ouais, elle n'a de force que dans ta faiblesse. Si c'est quelqu'un que tu peux éviter, tu l'évites. Ouais. Si c'est quelqu'un que t'a épousé, tu travailles. Si c'est quelqu'un qui t'a mis au monde, ça veut dire que le bon Dieu, il a calculé dans ton mal, tu vas avoir une influence comme ça, mais ça changera. Tu dois optimiser cette relation. Qu'est-ce que je vais faire avec vous ? Vous savez, une fois, j'ai dit à quelqu'un, il me dit : "Ouais, mais rave, dans ma vie, j'ai rencontré que des gens méchants." J'ai : "Mais c'est bien, parce que tu sais ce qu'il faut pas faire. C'est que le jour où tu vas te surprendre à faire la même chose qu'eux, tu sais que tu t'es planté, puisque tu sais ce qu'il faut pas faire. Maintenant, il te reste à apprendre ce qu'il faut faire, ce qui n'est pas forcément le contraire de ce qu'ils ont fait." Mon rave, il fumait beaucoup. Bon, quatre paquets de Malboro rouge par jour, c'est beaucoup. J'ai jamais fumé une cigarette de ma vie, jamais. J'ai appris. J'ai appris. Mon père, il mangeait très vite. Moi, j'ai appris à manger doucement. Tu peux apprendre de l'erreur de l'autre. Qu'est-ce qu'autre qui va dire le contraire ? Non, si mon fume, tu sais pourquoi je fume ? Parce que mon rave fumé. Mais l'autre, c'est une proposition. Donc, l'autre, il est énervant, je suis pas forcément énervé. L'autre, il parle mal, je suis pas obligé de prendre à cœur. L'autre, il veut me définir, je vais dire : "Il me connaît, celui-là." L'autre, il veut me chambrer en public, je viens, on va rigoler. Moi aussi, j'ai de l'humour. Peut-être c'est toi qui va mourir aujourd'hui. Vous savez, quand j'étais jeune, j'étais un peu freluquet, moi. Mais à l'école, l'école goy, tout le monde avait peur de moi, parce que j'avais des des réparties, j'avais des blagues. Le mec, il était malade pendant une semaine. Ben, je me défendais avec mes armes. L'autre, il était roi de la montagne. Une fois, je faisais le clown en classe. Bon, une fois, ça veut dire c'était à chaque à chaque cours. Et c'est en cours de gym. Alors le prof de gym, qu'est-ce qu'il veut ? Il veut me faire àarchuma. Il arrête le cours, il dit : "Enfin, il dit : "Ben, qu'est-ce qu'on va faire de toi plus tard ?" Alors moi, je le regarde, je dis : "Au pire, on on fera un prof de gym." Il s'est pas remis jusqu'à aujourd'hui. Il a eu un nerveux comme ça, genre : "Il me faut un trou pour mourir." Mais c'est trop tôt. Bon, c'est un exemple. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la la la vitesse intellectuelle, elle elle donne l'humour. Et l'humour et la vitesse intellectuelle, et donne la capacité de réparti. Maintenant, après, tu peux l'utiliser, encore une fois, pour te défendre. Ouais. Tu peux l'utiliser pour attaquer. C'est compliqué de ne pas utiliser, ouais, comme l'intelligence. Si tu es intelligent et que tu es triste, tu vas faire une très grande dépression. Si tu es bête et que tu es triste, tu vas faire une petite petite angoisse. Bah oui, parce que l'ordinateur, quand il est puissant et que le virus, il rentre dedans, il va il détruit tout. Alors que si c'est un ordinateur lent. Ouais. Donc, ça veut dire que chaque outil, chaque capacité, c'est tu peux l'utiliser ou le subir. Bah, c'est exactement pareil. Quand tu sais que qu'il y a des gens dans ce sens-là, ouais, il y a des gens qui existent. Encore une fois, il faut te blinder. Des fois, j'ai eu des Shalom bait où la femme, elle est enceinte. Je dis : "Oui, mais rave, il me fait des remarques, il me pique, il me parle mal." Je dis : "Écoutez, madame, je vais vous donner un secret. Vous êtes enceinte." Elle me dit : "Oui." "Parce qu'avec un truc comme ça, ça peut pas être de l'aérophagie." Je dis : "Écoutez, vous êtes responsable de l'enfant qui est dans votre ventre, donc vous êtes obligé de le protéger, parce que vous êtes tout ce que vous ressentez, ça s'inscrit dans le ventre, ça s'inscrit dans l'enfant. Donc, il va falloir vous blinder pour être solide." Je dis : "Maintenant, il y a des gens qui étaient enceintes, il y en a qui ont accouché au ghetto de Varsovie. Comment les enfants, ils sont sortis normaux ? Parce que les mamans, elles les ont protégées." Maintenant, réfléchis. On est tous enceinte de quelqu'un, puisque on est enceinte de la personne qu'on est en train de devenir. C'est que la personne de l'année prochaine, tu la portes cette année. Donc, en fait, tous les ans, tu accouches de toi-même. De la même manière que la maman, elle doit préserver l'enfant devant l'agression, de la même manière, toi, tu dois te préserver devant l'agression. Donc, tu peux faire la sourde d'oreille, tu peux faire la logique du dénigrement, tu peux faire surtout de ne pas donner du crédit, parce que quand tu donnes du crédit à l'agresseur, ça fait mal. C'est connu. Quand tu prends un coup de poing dans le ventre, il faut pas bloquer les abdominaux, parce que ça va éclater la rate. Il faut être ferme au départ et après accompagner le le coup dans la pénétration du corps. Et à ce moment-là, ça va aller. Tu vas avoir mal, mais tu seras pas blessé. Par c'est exactement pareil. Toi, tu acceptes l'événement, tu accompagnes l'événement, et tu utilises l'événement au lieu de subir l'événement. Et non seulement, tu ne vas pas être faible, mais tu vas sortir fort. Les Grecs, ils disent : "Ce qui ne te tue pas, te rend plus fort." Ouais. Mais encore une fois, c'est quoi mourir ? C'est prendre une balle dans la tête. Pourquoi le mec qui est Non, mourir, c'est accepter la situation, accompagner la situation, assumer la situation. Pour ça, j'ai tué mon orgueil. J'ai tué ma susceptibilité. J'ai tué mes nerfs. Quand j'ai tué mes nerfs, je deviens calme. Quand j'ai tué ma haine, je deviens tranquille. Quand j'ai j'ai tué mon envie de victimiser, je deviens un battant. Donc, c'est la mort qui m'a qui m'a fait vivre. Comprends. Alors, les gens, qu'est-ce qu'ils font ? On les agresse, ils meurent. "Ça y est, mais je suis mort. Je suis mort." Mais quoi ? Là, je suis mort. Déjà, ils voit arriver ça. "Je suis mort." Je connaissais quelqu'un, il y a longtemps, il y a 30 ans, il est ma par, il était comme ça, vraiment. Ça veut dire 30 kg trempé. Les voyous avaient peur de lui, puisqu'il se faisait attaquer à l'époque par 4, 5, 6, 7 personnes dans les cités là-bas à Lyon. Mais il était tellement fou, ouais, qu'il avait peur de rien. Il il se battait, il il fera, il fera, cassait tout le monde. Les mecs qui disent : "Laisse-le tranquille, celui-là, il est fou." C'est-à-dire quoi ? Il a dépassé sa peur. Ou non ? Le contraire. Et ben, la peur, elle te paralyse. Oui, c'est connu. La la peur, et surtout pour les gens qui ont qui ont pris la nationalité espagnole, puisque il se panique. Ouais. Quand il se panique, il est paralysé. Tu dis : "Mais même les pilotes de chasse, ils ont peur. Même les soldats, ils ont peur. Même R. Gassin, ils ont peur." Oui, mais encore une fois, si tu subis ta peur, elle te paralyse. Si tu utilises ta peur, elle crée ce qu'on appelle l'hyperconscience. Et l'hyperconscience, indémontable, on peut rien te faire. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'encore encore une fois, des deux côtés. D'un côté, je me préserve sur mes rat, j'écarte. Je vois que la personne, elle est bizarre. Pas la peine de perdre le temps. Ne restez pas un an, 2 ans avec quelqu'un qui a des hauts, des bas, qui est instable, qui manque, qui triche. C'est pas la peine. En un mois, tu as compris, tu te barres. Allez, hop. Ne perds pas. Oui, parce que le problème, c'est que tu restes, tu augmentes ton niveau de de patience, tu augmentes l'amour. Et maintenant que tu es amoureuse, tu dis : "Bon, c'est pas grave, je vais avaler les poteaux." Non, non. Rappelez-vous, rappelez le sparadrap avec le le torse italien. Non, il y a que des nouveaux quoi. Vous prenez, vous imaginez la force de l'image. Ouais, un italien avec un torse bien large et bien poilu. L'italien poilu. Et il y a un gars, il lui dit : "Tu sais, si tu veux, pour je te donne 20 €, on fait une expérience." Laquelle ? "Je te donne un sparadrap qui fait 20 cm de large et 60 cm de long." Il dit : "OK." "Tu le colles sur toi." Ouais. "Pour 20 €." Le mec, il dit : "OK, OK, 20 €, c'est si se fait, c'est gagné." Le problème, c'est que au moment où tu colles le sparadrap, à la limite, c'est doux, c'est sympa, c'est c'est une caresse. Mais quand tu veux enlever le sparadrap, que le sparadrap, il s'est imprégné de la peau, il a absorbé le poil, et qu'il a il a bien bien adhéré, tu vas mourir. Ben, c'est exactement pareil. Christine, c'est comme le sparadrap. Quand tu quand tu le côtoies, c'est doux. Et quand ta mère, elle te dit : "C'est où elle ou moi ?" Tu vas mourir pour l'enlever. Pourquoi ? Tu as adhéré. Tu as vu qu'il était pas clair. Toi, tu as vu qu'il avait des intentions bizarres. Toi, tu as vu qu'il mentait. Tu l'as surpris deux fois, trois fois. Ne perds pas le temps. Oui, mais il a le droit de faire tes chouva. Non, pourquoi ? Pourquoi ? Tu as combien de vies ? Toi, moi, je vois les gens, ils me disent : "Écoutez, 15 ans de mariage, 15 ans de gaspillés." Mais quand vous étiez fiancé ? "Me dit : "Oui, je sais, vous m'aviez dit qu'il était pas pour moi." Les gens, ils viennent. Moi, moi, je suis pas un scanner. Mais ils viennent, je pose 3, 4, 5, 6 questions. Je vois le gars, il tient pas la route. J'ai : "Écoutez, madame, mademoiselle, vous êtes vous êtes pas adaptée." "Non, mais c'est pas grave, je vais l'aider." "Comme vous voulez. Fallait pas venir." Et après 15 ans après : "Gosse, écoute, rab, je suis pas trompé avec ma sœur, il a touché ma fille, la grande. Je vous avais dit, il sentait le pourri, il sentait le pour pourri." Tu vois un gars, tu sens. Tu c'est marrant, il y a un cadavre ? Non, c'est lui. Tu sens les gens. Parce que vous soyez des grands psychanalystes, et le bon Dieu vous a donné la force d'analyse, ou que vous soyez intuitive, et le bon Dieu dit : "Attention, danger." Mais à un moment ou un autre, pour que tu aies le libre arbitre, on va te prévenir. Le problème, c'est que pour écouter le signal d'alarme, il fallait qu'il y ait quelqu'un dedans que ça intéresse. Mais si tu n'as pas construit ta valorisation personnelle, donc il y a personne dedans pour dire : "C'est pas pour moi." Si tu veux, non. C'est comme les gens qui me disent : "Oui, mais de toute façon, rave, j'ai rien à perdre." Et c'est ça ton problème. "De toute façon, je m'en fous, j'ai rien à perdre." Mais 10 ans de mariage. "De toute façon, une de perdue, 10 de retrouvées." Enlève ton alliance, va dans une soirée célibataire, essaie de te placer avec ton ventre et ta calvitie. On va voir si c'est facile. Monsieur Aldo, en fait, c'est marlouf. Ouais. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'est-ce que je voulais dire ? Les blagues, ça ça fait perdre le contrôle. Qu'est-ce que je disais juste avant ? Juste avant. Non, ça y est, on a fini. Ça y est, on a bien décollé, grâce à Dieu. Ouais, avec la moitié de la. Ouais. Qu'est-ce que je voulais dire ? Qu'est-ce que je... Il faut m'aider là. Je suis seul. Je sais pas. C'est parti. Bon, ça devait pas être important. Ce qui compte. Bon, là, c'est bien, ça fait 1h40. Donc, là, vous êtes à la limite de prier pour que je m'étouffe. Donc, vous avez compris que quand moi, je vais me construire, que je vais travailler ma joie, que je vais régénérer mon réservoir de joie, que je vais travailler ma valorisation personnelle, que je vais faire des choses importantes qui vont donner de la valeur, que je vais me sentir bien dans ma religion, parce que je vais avoir un dialogue direct avec Dieu, que je vais maîtriser mon yetzer, que je vais je vais pas faire des choses que je vais regretter, que je vais éviter des actes qui sont qui sont pas jolis, et que je me sens mal, et des situations où je me sens sale et pourri et pollué. Donc, qu'est-ce que j'ai fait ? Vous avez compris ? J'ai capitalisé. Ah oui. J'ai rien à perdre. Heureusement qu'il y en a un qui suit. Donc, donc les gens, ils viennent chez moi, je dis : "Écoutez, vous avez quatre enfants, il faut il faut vous battre." Dis : "J'ai plus rien à perdre." Je dis : "Mais toi personnellement, mais tu peux pas te laisser aller comme ça et fumer des joints et partir dans la coke et tout et ne rien à l'école ?" "Mais j'ai rien à perdre." "Oui, mais écoute, c'est ton conjoint, enfin, c'est c'est ton enfant, tu peux t'en occuper." "Ok, il s'est fait renvoyer de toutes les écoles." "Moi, je m'en fous, j'ai plus rien à perdre." Donc, le vrai problème, c'est que tu as rien à perdre. Vous me suivez ou non ? Si toi, tu as travaillé 10 ans pour créer cette boîte, et grâce à Dieu, tu rentres en bourse cette année, et un mec, il vient, il te fait une spoliation, change les papiers, il prend la boîte, tu vas le tuer. Pourquoi ? Parce que c'est toi qui a créé la boîte. Donc, tu as quelque chose à perdre. Si toi, tu t'es construit, tu t'es valorisé, tu es solide, tu es clair, tu es bien devant devant, donc tu as quelque chose à perdre, parce qu'il y a quelqu'un. Donc, ça veut dire que quelqu'un qui divorce facilement, c'est qu'il a pas construit son couple, donc il a rien à perdre. Pour ça que moi, les jeunes, jeunes ana, ils sont à la Roua comme ça, ils sont. Je leur dis : "Maintenant, chrono." Il dit : "Comment ça chrono ?" Je dis : "Chrono. Allez-y, allez-y. Là, cette année, cette année : gentillesse, douceur, investissement, épanouissement, compréhension, les CF routes, maîtrise, remise en cause, prière, comprendre l'autre dans l'intimité, lui apporter le meilleur. Toute cette année, là, vous allez capitaliser, capitaliser, capitaliser, capitaliser. Comme ça, quand le Satan, il va venir pour la pagaille, il te dira : "Tu sais quoi ? Envoie la balade." Et ben, traite-le de pourriture. Tu peux pas. Pourquoi ? Écoute, parce que tu as quelque chose à perdre. Mais qu'est-ce qu'il fait le yetzer hara ? On est marié, on est cool, religieux ou pas religieux. En fait, on profite du temps, on fait des kifs, on va au cinéma. Ouais, mais on construit pas. On construit pas. Le jour, il vient une crise. Ouais, ben l'autre, au col saint-ter, il a rencontré une fille. Bon, bon, c'est vrai qu'il est cool, mais bon, c'est partout. D'accord. Et l'autre, c'est pareil. Elle dit : "Bon, elle voulait tellement maigrir. Bon, elle a elle a perdu 40 kg. Depuis qu'elle a perdu 40 kg, elle se prend pour une star, elle a envie de vivre sa vie. Elle aurait jamais dû t'épouser." Elle va aller en boîte et tout. Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que tu n'avais pas capitalisé. C'est exactement pareil avec Hashem. Si toi, tu crées une relation de proximité, une relation d'amour, une relation de crainte, une relation de pureté, et toi, tu as dans la tête, tu as sadik, tu pas saler, tu as une prière qui est bien faite tous les jours, et tu mets tes tefillines comme il faut, d'accord, et tu te préserves, et tu grandis, et tu as la chéna à la maison, et que lui, il vient, il dit : "Eh, la voisine, c'est une info merde. Qu'est-ce que j'ai ? J'ai des lingots d'or à la maison." Et toi, tu me proposes d'aller me salir dans dans dans local à poubelle parce que son mari, il est pas là ? Encore une fois, pourquoi je vais pas le faire ? Parce que j'ai le contrepoids. Donc, il faut avoir quelque chose à perdre. De la même manière, quand l'autre, il va t'agresser, quand l'autre, il va te parler mal, ouais, tu vas tu vas l'écouter, tu vas l'entendre, tu vas lui dire : "Mais là, je peux pas." Mais pourquoi ? Parce que j'ai quelque chose à perdre. Comprends ou non ? Donc, vous avez compris que c'est un travail perpétuel de teshuvah, c'est-à-dire de construire ma plénitude, de devenir une personne de valeur le plus vite possible, et en même temps, s'écarter de mes rats, c'est-à-dire se préserver, écarter les gens vraiment trop bizarres. Ensuite, les gens que je peux pas écarter, parce que c'est mes parents, donc d'apprendre à cachériser, à utiliser, c'est-à-dire à prendre le bien de leur mauvais. Ouais. Encore une fois, parce que s'il est très nerveux, je vais apprendre le calme. Oui. S'il est très menteur, je vais apprendre la vérité. Mais si je suis trop jeune et donc je peux pas me défendre, il va falloir un miracle pour que j'arrive à ne pas subir l'influence. Et le jour où je vais prendre conscience, alors je vais faire ce travail avec un thérapeute, avec un rave, avec moi-même, de cachériser. Écoutez bien. De cachériser que le négatif que j'ai absorbé, je peux en faire du une force et un positif. Savez, j'ai déjà qui ont eu des parents très très très très très méchants. J'ai : "Écoutez, c'est vos parents, ok. Ils vous ont mis au monde, ok." On dit : "Oui, mais je pourrais pas. J'ai fait 10 ans de thérapie, j'ai encore des traumatismes, j'ai encore des peurs, j'ai encore des angoisses, je fais des cauchemars." Non, l'événement, c'est un événement. D'accord. Quand tu prends une baffe, ça fait mal pendant 20 minutes, ça brûle. Mais si 2 ans après, tu es encore mal, c'est que tu as entretenu. Donc, il faut pas être complice de son bourreau. Maintenant, il faut pas non plus être dans un déni de réalité. Un bourreau, c'est un bourreau. Ah, maintenant, le bourreau, il a vieilli. Maintenant, la vie, elle a passé. Peut-être le bourreau, il est mort. Et les gens me disent : "Mais comment je fais ? Comment je vais faire le kibouav de quelqu'un qui était tellement tordu ?" Écoutez bien ce que je dis. Écoutez bien. Vous savez ce que vous allez faire ? Vous allez aller sur Sat, vous allez lui parler, vous allez l'insulter, vous allez cracher, si vous pouvez, même vous allez faire pipi. Mieux, c'est affinité. Et après, vous allez vous pleurer, et vous allez vous réconcilier. Et après, vous acceptez que peut-être qu'il était malade, et qu'au pire, il était maladroit. Alors, les gens disent : "Oui, mais attendez, vous voulez que je juge positivement quelqu'un qui m'a détruit ?" Non, je suis pas en train de vous dire de le rendre sadique. Je vous demande seulement d'arrêter l'hémorragie de la souffrance qu'il a créé à l'époque et qui continue à vous inonder aujourd'hui. Vous avez compris ou non ? Il est comme il est, il était comme il était. Mais moi, je vais arrêter d'être la victime. Parce qu'encore une fois, le bourreau n'existe que parce qu'il y a une victime. La victime n'existe que parce qu'il y a un bourreau. Maintenant, quand le bourreau, il est plus plus en présence, ou il est plus en activité, ou il n'est plus en en en existence, ouais, comment ça se fait que j'ai encore l'impact ? Ça veut dire que je suis plus intéressé par mon statut de victime que par mon statut de personne libre. Maintenant, il y a d'autres personnes qui étaient dans la même famille de ce monstre, ils sont devenus très forts, ils sont même devenus thérapeutes pour ce type de cas. Et toi, tu es sortie victime, fracassée, aucune confiance en toi, éta es tombé dans la prostitution dans l'espoir de recevoir un peu la tendresse que ton père ne t'a pas donné. C'est pour ça que tu rencontres toujours des gens qui ont 15 ans de plus que toi. Maintenant, pourquoi la sœur, elle est sortie forte, et elle est devenue positive et thérapeute, et toi, tu es sortie faible et en morceaux ? Voilà. Vous comprenez que c'est pas l'événement, c'est qu'est-ce que tu fais avec l'événement ? Qu'est-ce que tu fais avec la rencontre ? Qu'est-ce que tu fais ? Alors, quand je te dis, tu vas te réconcilier et tu vas dire : "Au pire, il était maladroit." Encore une fois, c'est pas pour cachériser que maintenant, il est devenu sadique. Non, c'est parce que tu as deux boulets. Là, tu as un boulet qui s'appelle ton père, et un boulet qui s'appelle ta mère. Maintenant, ces deux boulets peuvent être des moteurs. Si tu as eu des parents équilibrés qui t'ont donné de l'amour, qui t'ont donné de l'ambition, ça va être des moteurs. Mais si c'est, c'est des poids morts, tu vas les traîner toute ta vie. Donc, qu'est-ce que tu fais ? Tu cachérises du négatif, tu fais du positif pour que tu puisses continuer à vivre, et surtout que tu ne vas pas polluer ton couple, ta famille, tous les hommes du monde, en faisant des amalgames, en faisant comme ça. Ça veut dire qu'on a cette capacité, baroukh, d'être à faire. On peut transformer le mauvais en bon si on l'utilise. On peut le faire. Comme il y a des gens qui ont tout pour être heureux et qui divorcent, parce qu'ils ont transformé le bon en mauvais. L'autre, il a un enfant intelligent. Qu'est-ce qu'il fait ? Il le fracasse parce qu'il a peur que le gosse se rende compte qu'il est nul. Je dis : "Mais non, si l'enfant, il est intelligent, c'est l'occasion pour toi de grandir. Profite-en. Vas-y, travaille, étudie, pose des questions, évolue avec lui." C'est bien, parce que l'enfant, il te fait l'accélérateur de maturité que toi, tu n'as pas voulu assumer. Donc, toi, tu as freiné comme un fou, et lui, il est obligé à grandir. Tu as épousé quelqu'un qui veut te faire grandir. Mais vas-y, profite. Non, ça me saoule, j'ai pas la tête, on n'a pas les mêmes principes. Et puis, tu vas pas me faire changer. Mes parents, ils ont pas réussi. Mon prof, n'a pas réussi. En quoi, tu vas rester con ? Si tu rencontres quelqu'un qui veut te faire évoluer, mais dis : "Merci, Hashem, il t'a envoyé le médicament pour ta maladie qui s'appelle la psychorigidité." Ou non ? Continue à rester bête. Et après le divorce, "J'avais une femme de folie, mais qu'est-ce que j'ai été bête ! Oh là là ! Mais je suis fou moi !" Combien de fois, je l'ai entendu des millions de fois, et je l'ai dit aux gens. Je dis : "Écoute, là, vous êtes dans la crise, vous êtes dans le malaise, vous êtes dans le conflit. Mais un jour, si Dieu veut, vous allez divorcer, et vous allez sortir dans la rue, et vous allez commencer à comparer. Vous allez dire : "Mais attends, mon mari, il était super. OK, bon, il était un peu plus religieux. OK. Ma femme, elle était un peu plus nerveuse. OK. Mon mari, il était il voulait pas expliquer, il était un peu silencieux. OK. Il y avait des défauts, c'est sûr. Parce qu'il y a des différences. Mais encore une fois, si vous aviez utilisé ces différences pour créer de la fusion, parce que l'eau et la farine ne se ressemblent pas, mais la fusion est fait du pain. Tu peux utiliser la différence. L'élève, encore une fois, il a pas le même niveau que le maître. Mais comment l'élève grandit ? Grâce au maître. OK. Mais comment le maître, il augmente son intelligence grâce à l'élève ? Vous avez compris ou non ? Donc, la différence, elle peut être vécue comme une source de complexe, ou peut être vécue comme une agression. Elle peut être vécue comme une opportunité. Donc, décide qu'est-ce que tu veux faire de ta vie. C'est ça ce que j'ai dit au début du cours. Ouais, c'est qu'en fait, c'est l'état d'esprit, le terrain psychologique, le niveau de croyance, la capacité à assumer une réalité, qui va faire que cette réalité, elle sera positive ou négative. C'est comme tu veux. Alors que les gens, ils font l'inverse. Ils prennent pas le préliminaire. Ouais, ils prennent l'événement, et l'événement, il est négatif, c'est du négatif. L'événement est positif, c'est du positif. Alors que c'est faux. Si tu es en amont, si tu es en recul, en fait, si tu es adulte, ouais, et ben chaque événement, tu vas décider qu'est-ce que tu vas en faire. Et de tout événement, on peut faire du bien. C'est ça gamzou l'eshva. Ça aussi, c'est pour le tov. Et on a dit que c'est quoi ? C'est pour compléter. Kol Avid rahamana les tav. Tout ce que fait Dieu, c'est pour le tov. Donc, c'est pour compléter. Donc, j'ai j'ai compris que je veux devenir tov. Maintenant, pour devenir tov, et ben, il faut décaresser, et il faut dé... Et ben, oui. Je vous donne un dernier exemple, après je vous laisse tranquille. Vous allez à Florence, vous regardez le le David de Michel-Ange. Vous l'avez déjà vu ou non ? Le vrai, il fait 6 mètres de haut, il est énorme. Faut comprendre une chose. Ne le prenez pas mal, je vous aime tous. Vous m'avez supporté pendant 2 heures. Au départ, David, Michel-Ange, on lui a amené un bloc de marbre. Vous me suivez ou non ? Qui faisait 8 mètres de haut, et qui faisait 1 mètre sur 1,50. Tu sais combien de coups de marteau, il a mis ? Tu sais combien il est petit marteau, il a mis ? Tu sais combien de de coups de lime, il a mis ? Tu sais combien de papier de verre, il a passé ? Quand tu vois ça, mais il est tellement bien fait, tu tu fais un peu comme ça avec les yeux, tu dis : "Il va se lever, il va marcher, il va il va avancer." Il a atteint le trait humain. Comment d'un bloc carré ? Tu dis : "C'était un artiste à bottaïe." On est des blocs de de marbre au départ, carrés, tous les mêmes. Après, la vie, elle va tailler. Mais maintenant, l'acceptation du marteau, elle fait apparaître la facette. L'acceptation de la lime, elle fait apparaître la courbe. L'acceptation du papier de verre, elle crée le polissage. Alors, comment tu es devenu une personne parfaite ? À cause de tout ça. C'est vrai que ça peut faire mal, hein. Mais rappelez-vous que la musculation, c'est de la torture. Bah oui, c'est parce que ça fait mal que tes muscles grossissent. Devenir intelligent, c'est de la torture, c'est parce que tu as mal à la tête que ton cerveau, il se développe. Faire des études, c'est de la torture. Mais comme ton projet, il est grand, donc tu vas subir toutes ces étapes, ça te dérange pas. Construire un couple, c'est de la torture, parce qu'il va y avoir toutes ces confrontations, tous ces pleurs, tous ces nerfs, tous ces stress. Mais BEM, quand tu vois que ton couple, il est construit, il est équilibré, et qu'il y a il y a la complicité, il y a la promiscuité, il y a la il y a la solidarité, tu oublies tous les coups que tu as pris. Quand tu vois que l'enfant, il est éduqué, il est construit, il est autonome, tu t'en fous des redoublements et de la nounou et des milliers de couches que tu as changé, parce que tu as atteint un résultat. Donc, le secret, c'est qu'on peut être dans la boue, mais on pense au projet, on pense au but. On peut tout passer. En français, s'appelle l'idéal. Maintenant, rappelez-vous que les réalistes sont pessimistes, et que les idéalistes sont optimistes. Donc, faut juste que tu décides si tu veux être optimiste ou pessimiste. Voilà. Raro.