Transcription
Bienvenue dans "Raconte-moi An-Nour", ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast "Coran de ton cœur". Moi, c'est Abir, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate An-Nour. Cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle.
"Raconte-moi An-Nour", offerte par Allah pour éclairer ton chemin. Une lumière pour éclairer ta vie.
"Allah fait descendre la révélation, et Il est le Savant, le Sage. Ceux qui lancent des accusations contre des femmes vertueuses, chastes, qui ne pensent même pas commettre la turpitude, et croyantes, sont maudits ici-bas comme dans l'au-delà ; et ils auront un énorme châtiment, le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu'ils faisaient. Ce jour-là, Allah leur donnera leur pleine et vraie rétribution ; ils sauront que c'est Allah qui est le Vrai, de toute évidence. Les mauvaises femmes aux mauvais hommes, et les mauvais hommes aux mauvaises femmes, de même les bonnes et pures femmes aux bons et purs hommes, et les bons et purs hommes aux bonnes et pures femmes. Ceux-là sont innocents de ce que les autres disent à propos d'eux ; ils ont un pardon et une récompense généreuse." (Sourate An-Nour, 23-26)
Salam alaykoum. J'espère que tu te portes bien. On continue toujours dans notre série "Raconte-moi An-Nour". Et donc, on poursuit dans une nouvelle partie, en réalité, qui a commencé déjà dans l'épisode précédent. J'avais oublié de te le préciser, depuis l'Aya 21, on est entré dans notre troisième partie, où c'est des conseils qu'Allah Ta'ala nous donne pour soigner le mal.
Au début, c'était vraiment, on rentre directement dans le vif du sujet, et là, on arrive au moment de l'épidémie, le virus, c'est n'importe quoi, tout est mélangé. Et donc, il y a la sentence : comment on fait pour stopper le virus ? Ensuite, avec la calomnie de notre mère Aïcha, on a les conséquences justement de comment les choses se propagent, comment elles démarrent. D'accord ? Et comment réagir face à ça ? Comment on réagit la prochaine fois que ça se passe ?
Et là, Allah nous donne des conseils aussi pour toujours la même chose : comment on répare une fois que le préjudice est arrivé ? C'est le cas avec Abou Bakr, quand Allah parle de lui, et cetera. Et au prochain épisode, ça va être la quatrième partie, où Allah Ta'ala donne les règles du bon vivre ensemble. Et donc, ça, c'est la partie préventive. Comment, en fait, finalement, dans un quotidien où tout, entre guillemets, va bien, il n'y a pas de scandales, il n'y a pas de virus, il n'y a pas de choses qui circulent, comment, dans un quotidien normal, on fait et on agit pour avoir cette attitude préventive et pas arriver aux extrêmes, comme ce qui est mentionné au début de la sourate ou dans le cas de la calomnie, la fameuse calomnie contre notre mère Aïcha.
Donc, là, on est dans la partie 3, depuis l'Aya 21. Et aujourd'hui, on est sur l'Aya 23. Et donc, Allah Ta'ala dit que ceux qui lancent des accusations. Là, on ne parle pas, attention, de ceux qui colportent, qui font diffuser les infos. On parle de ceux qui les démarrent. Donc, rappelle-toi, cette formule-là, on l'a déjà vue : "ceux qui lancent". Lancent quoi ? Toutes sortes de choses, accusations, et cetera. Mais Allah mentionne ici : "contre les femmes chastes, vertueuses". Donc, il répète encore cette catégorie de personnes accusées, donc les femmes en particulier. Et là, tu vois qu'Allah insiste beaucoup sur ça, parce que c'est ce qui est le plus fréquent aujourd'hui.
Et voilà, là vraiment, si on voulait faire des statistiques, les statistiques d'Allah sont beaucoup plus précises. Regarde le nombre de fois où il mentionne le fait d'accuser des gens de manière générale à tort. Et regarde quand il parle des femmes, par exemple, dans le scandale de Aïcha. Et j'ai remarqué, il a cité à aucun moment ni Aïcha, ni directement, ni indirectement, ni celle qui... Non, à chaque fois, il parlait du "ifk", comme s'il détachait ce "ifk" complètement d'elle, dans le sens, ce n'est pas, ça ne la tâche pas. Pour preuve, elle est célèbre dans ce passage par rapport à ça, et pourtant, Allah ne la cite pas, ni directement, ni indirectement. Au contraire, il est en train de dire, de mettre toute la responsabilité sur ceux qui se sont occupés à lancer, à propager, et ceux qui n'ont pas stoppé la chose quand elle devait être stoppée.
Et pourtant, il y a deux personnes accusées, il y a... et il y a aussi, ils sont deux. Et bien, c'est pour dire qu'en fait, Allah Subhanahu wa Ta'ala, quand il parle des femmes vertueuses, il insiste sur ça. Il insiste sur le fait que ce n'est pas évident. Et ça me fait penser beaucoup aussi à Mariam Alayhi Salam, la mère du Prophète Moussa Alayhi Salam, qui a subi un peu la même chose, accusée à tort. Elle arrive avec un bébé, donc on l'accuse à tort. Et là, c'est encore pire, parce que les gens, ils se basent sur rien. Ils l'ont jamais vue avec quelqu'un, ils l'ont jamais vue, genre, il y a même pas d'ambiguïté, il y a rien. La seule chose qu'ils voient, c'est elle avec un bébé. Ça aurait pu être le bébé de quelqu'un d'autre, ça pouvait être quelqu'un qu'elle a adopté, ça pouvait être plein de choses. Et tout de suite, ils l'ont accusée. Et ça, c'est passé avant le temps du Prophète Salam. Donc, c'est comme si Allah vient nous redire un petit peu : "Pourtant, dans le Coran, je vous ai parlé du récit de Mariam Alayhi Salam. Comment ça se fait que vous êtes tombés dans ça, alors que vous n'avez pas de preuve non plus ?" Donc, ça, c'est intéressant, parce que ça nous fait aussi des révisions sur ça.
Et donc, ici, Allah parle de ceux qui lancent des accusations mensongères au sujet des femmes vertueuses. Et là, cette fois-ci, il dit : "wa al-mouhsanat". Donc, comme pour dire, vraiment, c'est "mou'minat". Déjà, c'est les croyantes. Et "al-ghafilat", c'est vraiment celles qui, dedans, il y a "ghafala". Ça veut dire celles qui sont, pour gros, elles sont inattentives à ces turpitudes-là. Ce n'est pas dans le sens, parce que d'habitude, quand on dit "ghafil" ou "ghafala", ça veut dire être inattentif, ne pas être concentré, être un peu oisif. Là, c'est employé pour dire, elles sont complètement, elles sont pas à la page par rapport aux turpitudes. Vraiment, elles sont... C'est pour ça que souvent, dans les traductions, tu verras "des femmes chastes, vertueuses", entre parenthèses, "qui ne pensent même pas à commettre ce genre de turpitude". Genre, tu vas leur parler de ça, c'est-à-dire, même pas les accuser, c'est-à-dire, juste le fait de leur parler que ce genre de turpitude existe, déjà, tu les perturbes. Alors, t'acharner ça sur elle, c'est horrible.
Donc, là, il parle d'une catégorie encore plus... C'est ceux qui sont vraiment, euh, je sais pas si on peut dire naïf, ou pas. C'est juste que, en fait, ce n'est pas dans leur plan, ce n'est pas dans leur préoccupation, ce n'est pas dans leur programme. Ça, typiquement, on pourrait dire aujourd'hui, si on parle 2025, c'est des gens, ils n'ont pas d'abonnement à des vidéos là-dedans, tout le temps. Qui regardent des films, tous les quatre matins. Ce n'est pas des gens que tu trouves dans des endroits où il ne faut pas. Ce n'est pas des gens que tu trouves dans les discussions futiles ou dans l'escortation, les "namima". Ce n'est pas des gens que tu vois s'amuser à faire du mal aux autres. Ce n'est pas des gens que tu trouves dans ces bêtises. Donc, pour ces personnes-là, c'est encore plus douloureux d'être accusé d'une turpitude, alors qu'elles sont à des années-lumière de ça. Allah prend leur défense. Il ne laisse rien ici. Si on remarque bien, il ne laisse rien. Et donc, la gravité, elle est encore plus forte pour l'accusation. C'est-à-dire, la personne qui s'amuse à faire ça, elle prend plus cher par rapport à qui elle s'attaque.
Et il dit : "Ils sont maudits". "Mal'ounina". Donc, là, il reprend "la'na". Et cette fois-ci, ce n'est pas la personne qui fait une cinquième attestation, il demande "la'na" sur lui. C'est-à-dire, c'est Allah qui dit directement : "Tu es, tu es maudit, humilié". Donc, tu as humilié quelqu'un, toi, tu vas être humilié. Mais pas par les gens, par Allah. Il dit : "C'est horrible". C'est-à-dire, juste ici, ce serait déjà compliqué. Alors, ça va te suivre jusqu'en haut, c'est compliqué aussi. Et ils auront, comme si ça ne suffisait pas, ils auront un énorme châtiment encore, parce que ce qui a été fait comme préjudice est énorme. Alors, la sanction sera énorme. Qu'Allah nous préserve.
L'Aya suivante, moi, elle m'a, elle m'a laissée bouche bée, le jour où j'ai réalisé ce qu'Allah disait ici. Et il dit : "Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu'ils faisaient." Donc, pourtant, Allah sait, hein. Il sait. Il peut juste leur demander des comptes, dire directement : "Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu n'as pas produit quatre témoins ?" Tout le monde sait qu'il n'y aura pas de témoins. D'ailleurs, il le dit : "Pourquoi n'avez-vous pas produit quatre témoins ?" Mais là, il dit : "Le jour où leurs langues vont témoigner". Donc, là, on vient de, on voit que la langue va parler, comme les autres membres. La langue en premier ici, parce que le péché a été commis par ça. Et c'est impressionnant. Il aurait pu s'arrêter à la langue. Mais la langue peut fourcher, la langue peut continuer de se justifier ou de nier. C'est la langue de la personne. Et pourtant, Allah va interroger, pas que la langue. Pourtant, c'est la langue qui a parlé, c'est elle qui peut mieux dire.
Et là, il dit : "et leurs mains et leurs pieds". J'avais essayé de, d'essayer de comprendre la connexion, me dire pourquoi les mains, pourquoi les pieds ? Parce que quand on propage quelque chose, on colporte, bah, c'est la langue, c'est la bouche. Donc, les mains, à la limite, pour refléter nos actions. Les pieds, ça peut représenter. Il y a des savants qui expliquent ça dans le sens, quand quelqu'un colporte quelque chose, pour ceux qui font l'effort de se déplacer, de dire : "Oh, tu sais pas et cetera". Aujourd'hui, ça se fait moins, parce que on n'a même pas besoin de sortir et d'aller dans les maisons des gens pour colporter des trucs. Et là, je me suis dit : "Mais il faut juste laisser libre cours à sa réflexion." On a combien de mains chacun ? Deux. N'est-ce pas ? Nous avons combien de pieds chacun ? Deux. Deux et deux font quatre. De mains plus deux pieds, ça fait quatre. Est-ce que le chiffre quatre ne te rappelle pas quelque chose ou quelqu'un ? Les quatre témoins. C'est ça. Les quatre témoins. Donc, Allah, et donc plus sa langue, ça fait cinq. Ça te rappelle les quatre, et ça te rappelle la langue qui est la cinquième attestation. Et qui vient appeler à... Et tu te rappelles que quand c'est un homme qui accuse une femme, et bien, il demande "la'na" sur lui. Et ici, dans l'Aya d'avant, il parle des femmes chastes. Donc, celui qui accuse son épouse, une femme, il doit appeler à "la'na" sur lui. Et ici, Allah reprend la même chose en disant qu'ils vont être eux aussi, ils vont avoir le "la'na". Et c'est la langue qui, qui dit cette attestation. Mais la langue ne suffit pas. Il y a qu'un seul témoin.
Allah est précis. J'ai trouvé cette Aya extrêmement fine, judicieuse, parfaite. Pourquoi ? Parce que on pourrait dire : "Allah, c'est le juge, il fait ce qu'il veut. Lui, il connaît déjà tout. Il peut, il peut directement les juger et dire : 'Ce que tu as dit, c'était faux. Tu vas payer maintenant. Tu n'as pas produit quatre témoins.'" Mais regarde la justice qu'Allah nous impose. Il se l'impose aussi, pour qu'on n'ait rien à lui dire. Et personne n'aurait droit de dire quelque chose contre Allah. Mais Allah dit : "Tu vois les quatre témoins que je vous ai toujours imposés ici-bas ? Moi, je vais vous les donner. Les quatre témoins, ta langue, et je vais les prendre chez toi. Tu t'es amusé à parler, et bien là, tu vas parler. C'est tes membres qui vont parler. Il y aura bien quatre témoins effectivement. Aujourd'hui, il y en a quatre, et elle, elle fait la cinquième attestation." J'ai trouvé ça, j'étais émue, limite, en voyant ça, dans le sens où je me dis : "Mais le Coran est parfait. Le Coran est parfait. Le Coran est parfait."
Allah, dans sa sentence, il dit : "Je t'ai toujours parlé de quatre témoins. Tu te rappelles dans An-Nour ? Quatre témoins. Quatre témoins. Pourquoi n'ont-ils pas produit quatre témoins ? Quatre témoins. Quatre témoins." Chaque fois, on a quatre. Il faut quatre témoins. Quatre témoins, c'est pour quelque chose qui a été commis. Ça veut dire que la chose, elle est publique. Ça veut dire que c'est quelque chose, c'est une industrie. C'est-à-dire, c'est des gens qui sont habitués. Là, tu t'es attaqué à quelqu'un qui n'est pas du tout habitué à la turpitude, qui en est loin, et tu n'as pas un seul témoin. Déjà, maman, je t'en donne quatre, et je les prends chez toi. Comme ça, pour une fois, tu auras dit la vérité. Quatre témoins dans ton propre intérieur. Tes deux mains plus tes deux pieds vont témoigner contre toi. Et là, en fait, il n'y a plus d'échappatoire. Qu'Allah nous préserve.
Mais imagine ce jour-là. Imagine l'humiliation. Pour le coup, l'humiliation pour quelqu'un qui s'adonnait, qui se réjouissait d'humilier les autres. Et bien, maintenant, réfléchis à, réfléchis, goûte à ce que tu as fait. Quatre témoins. Il faudra s'en rappeler. Il faudra s'en rappeler de cette Aya, et de cette scène-là. Elle est vraiment parlante et criante de vérité. Tu vois, tu commences à comprendre de plus en plus pourquoi Sourate An-Nour s'appelle "An-Nour". Est-ce qu'il n'y a pas la lumière partout, en fait ? Au fur et à mesure, tu avances dans la sourate, c'est comme si tu allumes lampe par lampe. En fait, tu changes de pièce. Une lampe allumée, tu changes de pièce. Une lampe allumée. Et là, tu vas arriver au milieu de la pièce, la meilleure pièce, en gros. C'est comme si tu visitais un grand manoir, et là, tu arrives dans la pièce, c'est, c'est cette pièce-là qui fait toute la maison. La personne qui est propriétaire de cette maison, elle attend juste, dans la visite, le moment de te montrer : "Ici, c'est la pièce centrale." Et là, tu vois les lustres, les lumières, tout est allumé. C'est plus éclairé que la lumière du jour. Et là, tu vas continuer les autres pièces. C'est comme ça que tu dois voir les choses.
Et bien, est-ce que tu vois les lampes ? Salam. Une par une. Moi, quand j'ai vu cette Aya, avec cette histoire de quatre témoins, triplée avec les membres de la personne, je me suis dit : "Ah ouais, ouais, là, il y a des lampes qui s'allument, là quand même." Magnifique.
Poursuivons. Et donc, il dit : "Ce jour-là, Allah leur donnera leur peine, leur vraie peine, leur vraie rétribution, et pleinement." Là, pour le coup, il a tous les droits. Tous les droits. Il dit : "Toi, tu n'as pas produit quatre témoins, mais moi, j'ai quatre témoins. Et en plus, moi, je suis le témoin oculaire depuis la nuit des temps, que, en tout cas, j'ai assisté au fait que tu as menti, que tu n'étais pas un vrai témoin, que tu t'es amusé à colporter et à propager par plaisir à propos de gens innocents. Et bien, là, tu vas goûter pleinement à ça." Et on parle de gens qui n'ont pas fait "tawba" (repentir) sincère, qui n'ont pas demandé pardon à Allah, qui n'ont pas demandé pardon aux gens. On parle aussi des gens qui sont hypocrites. On ne parle pas des gens qui ont demandé pardon, attention. On ne parle pas des gens qui se sont amendés, qu'ils ont fait vœu de ne plus faire ça, qui ont regretté. On ne parle pas d'eux. On parle de ceux qui ont lancé le truc. Et quand on revient les voir, bah, bah, "j'ai rien dit", ou bien "ça va, c'est pas grave". La personne peut même se suicider et tout, ils vont dire : "Bah, elle avait qu'à pas faire ça." C'est des gens, rien ne les arrête. Et ça, sur les réseaux sociaux, on voit que ça. On voit que ça. En fait, j'ai l'impression qu'il n'y a plus de cœur. Les gens, ils ont plus de cœur. C'est-à-dire, même la mort de la personne, ça leur fait rien.
Dit : "Tu vas prendre pleinement maintenant. Tu vas prendre cher." Qu'Allah nous préserve. Et il dit : "Ils sauront." Cette Aya fait peur. Dit : "Là, ce jour-là, ils vont savoir qu'Allah est la Vérité." "Al-Haqq". Ça fait partie de ses noms. "Al-Haqq". La vérité, ce n'est pas le "wa'd" (la promesse), c'est la vérité, c'est tout, c'est au sens large. La vérité. Allah dit : "Tu vas savoir ce jour-là qu'Allah est la Vérité." Déjà, c'est fort. Et dit : "Moubine" (évidente). La vérité évidente. C'est déjà évident. Et il insiste en fait. Il te laisse rien. C'est pour dire que ça va être compliqué. Il vaut mieux qu'on conscientise ici-bas, qu'on apprenne pas cette caractéristique d'Allah dans l'au-delà. Il faut qu'on ait peur de le décevoir ici-bas pour ne pas être en train de le supplier dans l'au-delà. Et il nous donne toutes les dispositions pour pouvoir le faire ici. Toutes. Donc, qu'on le fasse, inch'Allah.
Et ensuite, la dernière Aya de ce passage. Il dit : "C'est très détaillé. Mawdhi'at" (mauvaises). Il faut qu'on traduise les termes. Déjà, ici, c'est particulier, parce que quand il dit "al-khaba'ith", il utilise ce mot. Ce mot doit être familier. Si tu te rappelles, la prière qu'on dit quand on entre aux toilettes, par exemple : "Allahouma inni a'oudhou bika min al-khobthi wa al-khaba'ith". C'est les impuretés, c'est ce qui est sale, c'est ce qui est dégoûtant, c'est ce qui est répugnant. C'est vraiment quelque chose de... "najis". C'est une mauvaise chose. Donc, quand il dit "al-khaba'ith", il parle de gens qui sont intrinsèquement mauvais. Des gens qui n'ont pas de pudeur, qui font ce qu'ils veulent, qui n'ont aucune élégance, qui n'ont pas la gêne d'être perçus et d'avoir la réputation de gens mauvais. Ça ne les gêne pas. Et ça aussi, je cite souvent les réseaux, mais il y en a. Il y en a. En fait, on en est plus à les humilier, à leur dire : "Ouais, le ridicule ne tue pas, tu n'as pas honte et tout." On a l'impression, ça les fait rien. Qu'ils sont anesthésiés. Voilà, c'est ça le mot. On a l'impression que ces gens sont anesthésiés contre le mal. Ce qu'on pense d'eux, leur réputation, non. C'est comme s'ils se disaient : "De toute façon, c'est tant pis pour moi, quoi. C'est pas grave. Ça, c'est des caractéristiques de Sheitan qui se dit : 'Allez, fichu pour fichu, c'est fini. Voilà. De toute façon, je vais mal finir. Bah, autant, autant y aller. Autant faire ce que je veux. De toute façon, mon destin est scellé.'" Il y a des personnes qui ne sont pas Sheitan, mais qui agissent comme lui. Et d'ailleurs, on dit qu'il y a des... qu'il y a des... parmi les êtres humains et parmi les djinns. Il a ses gens formés, il a formé des gens, et il circule parmi nous. Donc, attention à ça.
Et donc, Allah ici dit : "al-khaba'ith" (les mauvaises). Au sens que tu comprends maintenant. "Lil-khaba'ith" (aux mauvais hommes). Les hommes répugnants, qui ont des mœurs répugnantes. "Wa al-khaba'ith" (et les mauvaises femmes). Semblable. Et vice-versa. Il se répète, hein. Et il dit : "Wa al-tayyibat" (et les bonnes et pures femmes). "Lil-tayyibina" (aux bons et purs hommes). Et "al-tayyibina" (et les bons et purs hommes). "Lil-tayyibati" (aux bonnes et pures femmes). Ici, ce qu'on peut comprendre dans cette Aya, c'est qu'on peut comprendre plusieurs choses. Selon l'état facile, en fait, ces gens-là sont faits pour être ensemble. Ça ne veut pas forcément dire qu'ils finissent ensemble, mais c'est-à-dire, ils sont faits pour faire, pour être ensemble. Ils vont être compris que de leurs semblables. Ils vont s'épanouir, entre guillemets, que par rapport à leurs semblables. Ils ne vont protéger que leurs semblables, parce que c'est quelqu'un de mauvais qui va couvrir un autre mauvais, parce qu'il sait ce que c'est que d'être mauvais. Et là, on parle vraiment de gens qui vivent comme ça. On ne parle pas de quelqu'un qui s'est trompé une fois, deux fois. Allah n'allait pas voir des gens et leur dire : "Toi, tu es un..." Non, attention. Non, ça, c'est qui définit. D'ailleurs, il a, il ne sait pas, il n'a pas cité personne ici. Il a dit : "Al-khaba'ith lil-khaba'ith..." Et donc, on peut le comprendre dans ce sens.
On peut le comprendre aussi dans le sens, qu'en fait, rien n'est permanent. C'est-à-dire, que si, par exemple, des gens vertueux ont affaire avec ces gens-là, ça ne durera pas, ça ne... Parce que ces gens sont faits pour être ensemble. Il n'y a que, ils pourront se comprendre que eux. Ils peuvent gérer leurs affaires que entre eux. Et de toute façon, ils s'en iront avec des gens bien, parce qu'ils ne pourront pas exalter, utiliser tout leur vice. Donc, ils vont rester entre eux. Ils vont se, ils vont aller vers les gens bons et vertueux que pour les embêter. Et après, Allah dit : "Wa al-tayyibat lil-tayyibina". Et il parle des femmes et hommes "tayyib". Tu vois, quand il dit de la nourriture, quelque chose de "halal" et quelque chose de "tayyib", de pur, sain, d'accord ? Quelque chose qui est pur, qui est bon à la consommation, et ici, bon à la fréquentation des gens qui sont bons à fréquenter. Et donc, il dit que des gens qui sont "tayyib", donc profondément bons, purs, et bien, c'est pareil. Ils sont faits pour être ensemble.
Ça ne veut pas dire que, attention, Allah est parfait, nous, on ne l'est pas. Et en fait, on a tendance à prendre des conclusions hâtives et se dire : "Mais je comprends pas, un tel, il est, c'est quelqu'un de "tayyib", et pourquoi il s'est retrouvé avec cette femme mauvaise ? Ou bien, cette femme, elle est "tayyiba", pourquoi elle s'est retrouvée avec cet homme qui est mauvais ?" Là, encore une fois, il n'y a pas de permanence. Allah est en train de nous dire que rien n'est permanent. Que, en fait, même si des gens vont traverser des moments où ils vont être avec ces mauvaises personnes, ce sera pas permanent. D'accord ? Et ça peut faire partie de leur épreuve.
Et d'ailleurs, il le dit pour conclure cette Aya : "Ceux-là sont innocents de ce que les autres disent." Parce que si on est, on fréquente, ce n'est pas forcément dans le cadre du mariage ici. Ça peut être les fréquentations, les amitiés, le travail, et cetera, aussi peut être inclus là-dedans. Pour dire que les bons, là, les "tayyib", en fait, les mauvais seront toujours mauvais. Ils feront toujours ce qu'ils font. Comme ce qu'a cité là-haut, quelques plus haut, des gens qui aiment propager le mal, qui aiment colporter, qui aiment lancer des fausses accusations, ça ne s'arrêtera pas jusqu'à la fin des temps. Les mauvais vont accuser les bons de toutes sortes de choses. Ils ne s'arrêteront pas. Et ça, tu as vu ça en long et en large, peut-être dans ton entourage, peut-être sur les réseaux, peut-être à la télé. Ça, dans l'histoire, on voit que ça. En fait, limite, plus tu es bon, et plus tu attires l'attention de ceux qui sont mauvais, parce que tu viens leur rappeler encore plus qu'ils sont voués à la perte. Donc, ça arrivera. C'est une épreuve. Après, il ne faut pas déprimer, parce qu'Allah nous aide par rapport à ça.
De la même façon que le péché, en fait, la rétribution du péché est proportionnelle au péché commis, autant quand il y a une injustice et il y a une épreuve, et bien, la récompense aussi, elle vaut le sacrifice. Et donc, là, il dit que ces gens qui ont subi ça, donc les "tayyibina", les "tayyibat", auront un pardon et une récompense généreuse. Donc, la récompense généreuse, on la comprend. Donc, ici, Allah parle de "rizq Karim". D'accord ? C'est très beau. "Karim". Parce que quand les gens sont humiliés, sont accusés, et cetera, on a tendance à des fois s'écarter d'eux, même quand leur innocence est prouvée. Il y a un truc qui reste. Donc, c'est des gens qui peuvent, à qui on peut bloquer sur leur risque, leur subsistance, leur bienfait, leur richesse. C'est-à-dire, leur destin peut changer, leurs opportunités peuvent s'envoler, parce que quelqu'un a eu l'idée de propager quelque chose de faux à ton sujet. Et ça tâche ta réputation. Même si ton honneur est lavé après, on ne peut pas effacer que on a dit ça de toi.
Et donc, Allah dit : "Le rizq, tu auras un rizq, et c'est le mien, en plus." Et après, il dit : "Karim" (généreux). Donc, c'est quelque chose de large. Tu as été patient contre, dans des situations finalement où on t'a privé. Donc, c'est, on t'a privé de ta dignité, à ce moment-là, jusqu'à tant que ton honneur soit lavé. On t'a privé de plein de choses. Et bien, Allah va te tout te restituer, et plus encore. Un rizq qui est "Karim", c'est énorme. Et ça, ça va avec le sacrifice. C'est une grande épreuve, une grande récompense. Une petite épreuve, une récompense aussi. Et une mauvaise chose, une grande mauvaise chose, une grande punition. Faut, c'est Allah est juste. Il est juste. Quand on voit l'histoire des quatre témoins, la avec les membres, si ça, ça ne te prouve pas la justice d'Allah, et bien, c'est qu'il faut relire, tout simplement.
Donc, on peut le comprendre comme ça, dans le sens, les les "tayyibina" et les "tayyibat", tôt ou tard, arriveront avec des "tayyibina" et des "tayyibat", que ce soit dans leur vie maritale, leur famille, leur entourage, leurs amitiés, et cetera. Quand Allah aime celui qui veut toujours se purifier, qui veut toujours être "tayyib", et bien, il va l'éprouver, mais il va le mettre en contact avec des gens "tayyib". Et je trouve que cette Aya aussi, c'est un bon espoir pour les gens qui ne sont pas encore mariés et qui souhaitent se marier. C'est comme si Allah disait : "Tu les, les 'tayyibina' et les 'tayyibat', ils existent dans ce monde. Il y en a. Il y en a bien plus qu'on pense, que ce soit les femmes ou les hommes." Je sais qu'il y en a qui commencent à désespérer et se dire : "Où sont les bons hommes ? Où sont les bonnes femmes ? C'est des espèces en voie de disparition. Il n'y a plus ça, c'était avant." Non, non, non. Allah est en train de dire que non. Il y en a. Peut-être même autant, en plus aujourd'hui. Il y en a. C'est juste qu'ils font pas trop de bruit. Et que ceux qui emplissent la place, et ceux qui, qu'ils ont rien à donner, rien à dire, et voilà, c'est souvent eux qui emplissent l'espace de bruit. Et du coup, on a besoin de silence pour entendre les vrais, les bons, et les bonnes personnes. Donc, c'est un espoir, ça aussi.
Et ça appelle aussi à la responsabilité, parce qu'Allah a dit : "Les "tayyibina" aux "tayyibat"." Donc, si tu veux que la personne "tayyiba" apparaisse dans ton itinéraire, peut-être que tout ce que tu as à faire, peut-être que ça se résume à être le "tayyib" toi aussi. Parce que la personne en face que tu veux "tayyiba", elle aussi, elle a le droit à quelqu'un de "tayyib". Donc, c'est indirectement, Allah, il est en train de donner un beau conseil ici. Tant que tu es seul avec toi-même, tu n'es pas encore marié, par exemple, ne perds pas de temps. Travaille ton, ton "tayyibité", tout simplement. Travaille ça. Quel temps il y a à perdre ? Autant travailler. Autant de temps que Allah te donne avant de rencontrer cette personne "tayyiba", pourquoi perdre du temps ? Pourquoi subir ? Pourquoi se sentir seul et se lamenter ? Ça veut dire, quand la personne elle arrive, on a perdu du temps, et on n'a pas travaillé sur ça. Et en plus, on reporte sur elle, finalement, le poids de la solitude qu'on a eu. Non, personne ne doit porter ça à notre place. Personne ne doit porter nos fardeaux. On doit travailler sur ça. Donc, ce temps, il est en or. Donc, ça, c'est un conseil.
J'en profite. On arrive à la fin de cette partie, de la troisième partie. Donc, on a abordé déjà trois parties. Et donc, inch'Allah, la prochaine partie, ça va être du lifestyle. C'est une partie que j'aime beaucoup aussi. Déjà, parce que l'atmosphère est plus détendue, on va dire. Il a démarré avec un sujet très grave au début, avec un ton très solennel, puis après, ça parle quand même d'un scandale qui nous a tous touchés. Et après, il nous demande encore des choses du pardon, de voilà, il nous parle de ce qui réserve à ceux qui font du mal, et tout. Il fait, il commence à aller vers la prévention. Et là, on va parler de choses plus concrètes, on va dire, de toquer à la porte des gens, de s'annoncer. Il va parler des hommes et des femmes qui doivent baisser leur regard. Il va parler du hijab. Et il va parler du fait de, de marier les gens qui sont célibataires, justement. Je parlais de ça tout à l'heure. Donc, là, c'est, on est un peu loin, on a l'impression d'être, que ça n'a rien à voir, par exemple, avec "zina", l'adultère, que ça n'a rien à voir. Et que c'est loin. Alors que c'est relié. C'est relié. C'est Allah qui est en train de nous préparer ce terrain préventif, en nous disant : "Si tu mets en place ces choses-là que je te propose, tu t'éloignes en fait, tu éloignes et tu repousses le plus loin possible de toi les situations qui étaient présentes au début de la sourate." Je te dis à la prochaine. Salam alaykoum.