Transcription
Donc c'est pas le faat, c'est pas juste un sorte de gel. Ouais. Mais c'est un gel qui a des récepteurs. De 6 à 10 fois plus que dans la peau et les muscles. C'est un organe sensoriel par excellence.
Notre façon d'enseigner le moons floor. Cette méthode qui m'a sauvé la vie et qui sauve la vie de tant de gens, des milliers de gens à travers le monde aujourd'hui. Les mouvements sont lents. La lenteur du mouvement spiralé va pouvoir faire son action de retexturiser, de dédensifier le facia. Les effets sont quasi immédiats. Dès les premières minutes, on va d'abord se ressentir euh une élasticité. Je dirais pour faire court. C'est une élasticité. C'est à la fois quelque chose de tonique mais de souple. Parce que quand on éloigne les parties de corps pour ensuite les remettre, là ça s'ouvre, ça crée des libérations, des espaces entre les vertèbres de la colonne vertébrale. Tout ce qui s'y trouve autour, les muscles, les ligaments s'étirent tranquillement, se retexturisent. Puis il faut revenir hein, il faut remettre les choses à leur place. Donc là, on contracte, on tonifie. Donc il y a le fait d'assouplir et de tonifier sur le côté mécanique des choses.
Ensuite, il y a la la dimension cellulaire dont on a parlé. Le corps va autoproduire des protéines qu'on connaît tous. Le collagène qui est la résistance de nos fibres, l'élastine qui est l'élasticité de nos fibres. On peut se régénérer au niveau cellulaire. Donc ça c'est bon pour la peau. Bah regarde ça, enfin c'est évident, tout le monde se dit "Mais ce mec fait pas son âge. J'ai 54 ans."
Bonjour, je suis Fabrice Midal, le philosophe plein d'enthousiasme, auteur de nombreux livres dont "Suis-je hypersensible ?" Et auteur de nombreux cours en ligne dont "Comment faire de son hypersensibilité une force ou découvrir la pratique de la méditation ?" Bonjour, est-ce que vous connaissez Moonfor ? Moi, il y a quelques mois, j'en avais jamais entendu parler et puis un de mes amis médecins m'a dit "Là, il y a un truc absolument exceptionnel que je fais faire à mes patients avec des résultats stupéfiants. Il faut absolument que tu regardes ce que c'est." Alors, parce que je suis vraiment sérieux dans dialogue, j'ai fait de la moon floor pour vérifier, pour voir et j'ai trouvé ça incroyable. une toute autre manière d'avoir rapport à son corps qui a d'immenses effets sur le tonus, la plasticité de notre corps mais aussi euh la douleur, beaucoup de douleur et qui repose sur une découverte scientifique tout à fait étonnant comme si comme un continent oublié qui est reconnu aujourd'hui par la science et qui valide l'approche que propose Alexandre Mouns. Vous allez voir, c'est complètement extraordinaire et en même temps Alexandre.
Bonjour Fabrice. Alors, je suis d'autant plus heureux, impressionné, étonné de faire ce dialogue que rentrer dans ton travail, c'est vraiment euh une grande aventure. C'est une une manière de remettre en question énormément de choses qu'on croit, qu'on pense, qu'on nous a appris sur comment être, sur le corps, sur la guérison, sur comment se tenir, sur comment vivre. Euh et je voulais partir peut-être d'un point peut-être le plus simple et le plus surprenant, c'est notre conception du corps. Je pense que il y a il y a plein d'aspects de comment tu nous fais rentrer en rapport à notre corps en mouvement dans la vie en nous faisant réaliser que la plupart du temps le corps auquel on se relie nous le pensons comme un empilement de pièces détachées et que ça ne va pas donc j'ai mal à une partie de mon corps, je bouge une partie de mon corps. Voilà pour que tout le monde voie. On on a donc ce rapport là et tu pars du fait que c'est pas le vrai corps.
En fait, c'est vrai que c'est à la fois on peut le percevoir comme un nouveau paradigme et à la fois ça vient d'un certain passéisme ou en tout cas une certaine lenteur à intégrer, à incorporer une connaissance qu'on a quand même depuis au moins 75 ans. Depuis les travaux de Françoise Mézière, on a compris que le corps en est fait de chaînes musculaires croisées et de chaînes musculaires droites qui portent bien leur nom croisé. Tout ce qui est levier sont des muscles du déplacement dans l'espace qui induisent un enroulement et un déroulement du corps dans la marche, dans la course, aller faire son ménage, aller au supermarché, n'importe quel sport, tennis, golf, nage, danse, tout se spirale sur soi. Donc c'est à la fois oui, on commence à se rendre compte, on commence à prendre conscience que c'est quelque chose qu'on aurait dû incorporer depuis bah presque 100 ans. 75 ans, c'est pas loin d'un siècle. Mais à la fois, j'ai envie de dire peut-être ce que j'ai osé faire, c'est de l'incorporer de manière totale, complète, sans sans concession. Mais ça c'est une connaissance qui existe déjà. Donc on a donc le corps n'est pas un ensemble d'éléments détachés mais il y a une sorte d'unité comme tu dis qui qui est de l'ordre un peu d'une d'une spirale. Et c'est vrai, tu si je prends cet objet là, c'est sûr que il y a mon mon corps tout entier euh est en mouvement pour prendre l'objet. Mais quand je fais Mais après pourquoi enfin on comprend, on a dû décomposer en pensant qu'on allait être plus logique et plus rationnel, j'imagine. Pourquoi on pense le corps ? Pourquoi on a quand même tendance tout de suite à à penser le corps ? Oui, on le sectionne, on le on le découpe en morceaux le cœur, on va voir un cardiologue, les poumons, on va voir tel type de médecin. Puis qu on fait puis la plart du temps qu'on fait de la gymnastique, alors on fait d'abord les muscles du bras, après on fait Exactement. On isole, voilà, les parties de corps qu'on entraîne.
Alors moi, je suis pas médecin, il faut aussi le préciser pour nos auditeurs. Je suis pas scientifique, je descends d'une famille scientifique de grand-père en père en fils. Mais moi, je suis je suis un ancien artiste, un ancien danseur étoile. Je suis devenu danseur étoile. J'ai fait toute ma vie de la danse et mon corps très rapidement est devenu un objet de recherche, un laboratoire. En fait, l'anecdote, elle est la suivante, c'est que j'avais un corps déjà assez musculeux pour un jeune garçon de 12 ans et donc les solutions qu'on me proposait étaient plutôt adaptées au corps fin et longiligne. Donc très très jeune, j'ai commencé à me questionner. Les instructions qu'on me donnait ne m'allait pas, ne convenaient pas à ma morphologie. Et puis on m'a mis parfois aussi un peu de côté parce que je correspondais pas à cet idéal esthétique du danseur classique. Donc très rapidement, je me suis questionné et pour être honnête avec toi en fait, j'ai vite j'ai vite vu j'ai vu vite observer que il y avait le discours ambiant. Donc je reviens à ce passéisme et je parle pas que de la danse classique, je parle de l'entraînement corporel en général, y compris chez les athlètes. Je voyais bien qu'il y avait une dicotomie entre ce qu'on nous demandait de faire et les corps que je voyais bouger sans la barre après notre entraînement à la barre, tout ce qui est saut, déplacement dans l'espace et j'observais le monde bougit autour de moi.
Donc tu donc tu avais déjà une sorte d'intuition qui a un décalage entre le discours et le réel. Ouais. Et après on va voir ton chemin, ton acc ton accident, comment tu as tu as inventé ça. Mais je vais partir ça. Donc le corps, première erreur, le corps. Ouais. En morceaux. Deuxième erreur, on pourrait dire le corps comme une mécanique. Ouais. Au fond, on a un rapport mécanique au corps. Et puis troisème erreur que je te laisse reprendre, c'est un corps en plat, un corps en deux dimension qu'au fond les médecins, tout le monde, les kinés, tout ça, prendre le corps dans des planches d'anatomie plat et et tu veux assister donc sur c'est c'est ces trois révolutions, j'ai l'impression.
Ouais, exactement. Tu as tout bien identifié. Alors aujourd'hui, les choses sont identifiées en biomécanique contemporaine. Elles ont même des dès qu'on identifie quelque chose, on lui donne un nom bien sûr. Le Thomas Myers qui est ce pionnier dans la recherche des faciaas et leur compréhension. Il a écrit un livre qui est un livre phare qui est incontournable de Anatomy Trains. Il explique dans son livre et partout où il se déplace, il explique en fait le corps jusqu'à encore aujourd'hui, même si c'est en train de changer, on est à la charnière d'un grand changement. Il dit "En anatomie, on s'est complètement planté. On a analysé, étudié et théorisé le corps dans un concept qu'on appelle de compressioné, c'est-à-dire l'alignement de blocs les uns sur les autres." et il fait cette analogie, il dit "C'est comme si on analysait un immeuble, des étages." Il me dit "Or, le corps ne fonctionne pas du tout comme ça." C'est un mouvement spiralé. C'est l'interconnexion de de ces unités motrices, tête, cages et bassins qui ne sont jamais dans un alignement vertical. Jean du Boouset, un autre scientifique là, il est français, Cocorico, explique dans son livre qui est aussi incontournable parce que c'est un monsieur qui a révolutionné la chirurgie du rachisme, Jean-Claude Dubousset, il dit "La verticalité est une hérésie anatomique." Et j'ai rencontré un jour une neuroscientifique, madame Catala qui disait dans une dans un colloc était en face de moi et elle dit "Vous avez raison, monsieur Muns, c'est la spirale et ce qu'il y a de plus naturel et ce qui est vertical est antinaturel. Mais j'irai plus loin que vous. C'est pire que ça. C'est inhumain toute cette verticalité, il y a pas d'exist il y a pas d'alignement axial. Il y a pas d'alignement axial sur la planète. et donc entraîner le corps selon cet alignement axial, elle a dit est inhumain. Je vous raconte pas la tête des directeurs des grandes écoles nationales de bal qui était toutes présentes parce qu'évidemment nous on s'entraîne à la barre la moitié du cours et dévolu à rigidifier le haut du corps et les épaules en face des hanches. Donc oui, il est temps enfin qu'on entraîne le corps, ce pourquoi il est fait parce que le rendu est quasi immédiat et c'est des cadeaux que le corps nous fait ensuite en équilibre, en performance et en lié à la santé.
On on verra dans une deuxième partie de notre dialogue tous les bénéfices de l'approche qui la tienne. Mais peut-être on peut dire juste ici pourquoi c'est tellement important de retrouver ce corps spiralé, ce corps non plat, non vertical, non mécanique. Corps plat. Regardez les livres d'anatomie d'aujourd'hui. Regardez les les les c'est comme des notices qu'on app ça des manuels. Les manuels de danse. On est au 21e siècle. C'estàd qu'aujourd'hui on n jamais autant maîtrisé l'image, la manipulé en graphisme. Ce qu'on peut faire aujourd'h aujourd'hui est absolument extraordinaire. On utilise la 3D, c'est facile. Regardez les livres d'anatomie et regardez les manuels de danse. C'est le moyen-âge, c'est encore des corps plats. Qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça entraîne dans notre vie cette conception ? Est-ce que avant dans tout le détail, mais qu pourquoi euh sans nous en rendre compte, voilà, au fond la plupart d'entre nous, sans nous en rendre compte, nous vivons avec cette cette idée que le corps c'est comme ça puisque c'est ça qu'on nous a pris. Donc cet emplacement, j'ai mal à tel endroit, je voir tel. Pourquoi ça nous fait ça créant de soucis, de problèmes ?
Il y a deux choses. D'abord, la gravité, les forces gravitationnelles qui nous font qui nous ramènent vers la terre jusqu'à ce qu'on passe en dessous. C'est littéralement la tête, la partie la plus lourde du squelette qui pèse sur les vertèbres cervicales, qui pèse sur la cage thoracique qui est elle-même pleine de visser et tout cela pèse sur le plancher pelvien, le bassin. Donc un alignement axial, une verticalité va créer une compression vertébrale. C'est pour ça que le corps ne fonctionne jamais comme ça. Regardez quand vous vous tenez debout par exemple, vous allez pas tenir très longtemps avec les deux les deux pieds parallèles et le poids du corps strict au sensu bien aligné au milieu. En fait rapidement, vous allez mettre votre bassin un petit peu en rotation puis peut-être même une main sur la hanche. Les sculptures grecques, on voit bien ça, c'est jamais droit, c'est toujours légèrement spiralé. C'est c'est une posture naturelle. Donc c'est ça déjà le corps fait compose avec la gravité. Si on s on était comme des tiges verticales, on serait compressé, créant un mal-être, un inconfort, une compression qui pèse sur nos systèmes internes et nos organes. Donc le corps a cette intuition, ce réflexe de s'enrouler sur lui-même pour composer avec pour pour recueillir ou accueillir cette gravité. Et puis euh et puis après le corps est ainsi fait. Et il y a qu'à regarder la complexion d'une colonne vertébrale. C'est l'empilement de vertèbr dont on voit très très bien qu'elles sont faites pour c'est comme un un escalier en colmaçon. On voit très bien que la forme des vertèbres et la manière dont elles interagissent, dont elles se connectent comme du Lego mais pas comme des cubes justement pour des roulements entre elles. C'est fait pour s'enrouler et se dérouler. Et donc bien sûr, comme tous nos organes s'attachent à tous les étages de la colonne vertébrale, tous les yeux, la langue, le système digestif et respiratoire, tout, absolument tout s'attache sur la colonne vertébrale. Donc évidemment, on la compression de la verticalité est à bannir puisque ça va aussi euh raisonner sur tous les autres systèmes. Donc plat et droit. Hm hm.
Comment tu en es venu euh à cette découverte ? On a dit que déjà quand tu étais danseur, tu avais une sorte d'intuition. Mais si j'ai si j'ai bien compris ton parcours, à un moment tu as commencé à voir très mal, à être très et c'est à partir de là que tu as essayé de de repartir de tes intuitions pour te soigner toi-même d'abord. H
Alors cette intuition de tout jeune avant l'adolescence, oui, elle était sourde et elle était même complètement tue parce que je ne pouvais pas en parler. Il y avait une telle céit enfin c'était deux mondes parallèles en fait entre ce que je vivais dans mon corps de ce que le maître à danser vous apprend de ce que l'institution nationale parce que j'ai eu la chance d'être élève de de l'école de danse de l'Opéra de Paris une des plus grandes écoles au monde des plus prestigieuses. On ne questionne pas ce prestige quand on certainement pas en tout cas quand on a 10 12 ans. Donc j'ai vécu avec cette intuition et je l'ai aussi j'ai cherché aussi à la faire terire et j'ai cru à ce qu'on me disait. Je j'avais une intuition mais elle était pour moi presque un vis de forme. Au début, je l'ai vécu comme ça. Et puis j'ai fini mes études et à l'âge de 18 ans, je suis rentré au Balai Royal de Flandre, une grande compagnie européenne et c'est qui est en Belgique enverse. Cit, ça a été vraiment un âge dehors. Je suis monté très vite, j'ai monté très vite les échelons de corps de balet à Soliste grâce à un monsieur qui était le qui a travaillé avec le le le New York City Balet, je crois que tu affectionnes particulièrement l'école et la compagnie de George Balanchine et Robert d'Hver, ce monsieur m'a porté sur ses épaules et m'a appris les chorégraphies de George Balanchine. Et là, ça a été un renouveau pour moi parce que tout d'un coup, dans ce positionnement du corps qui est tout le temps dans des obliques, dans des dans des dans des non plus dans un dans une forme cubique mais dans des allongements du corps, dans des amplitudes maximales obtenues par une tridimensionnalité du corps. Tout d'un coup, mon intuition pouf et a pu renaître et trouvé un ancrage. Et là, là, je dois dire que vraiment a commencé un vrai laboratoire. C'est à ce moment-là à 18 18 19 ans que ce que j'avais fait terre en moi p avait un terrain, un socle de recherche et je me suis plus arrêté aussi pour cette raisonlà positive. Et l'autre raison qu'on pourrait penser négative mais qu'aujourd'hui je vois était en fait un un vrai boost, c'était que j'ai commencé à avoir des douleurs assez aigues dans le bas du dos. Ça a commencé dans le bas du dos. Plus tard ça s'est propagé dans les hanches, les genoux. J'ai déclaré des migraines ofthtalmiques qui étaient récurrentes et qui étaient assez violentes. Mais au début, à 18 ans, ça a été les douleurs du bas du dos. Et là, du coup, j'ai dû vraiment me questionner qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi j'ai mal au dos ? J'ai évidemment été cherché des solutions dans le dans le domaine médical comme tout le monde l'aurait fait, mais c'est ces ces douleurs ne ne se sont pas arrêté et elles sont elles sont allées en s'amplifiant aussi parce que mon activité de danseur s'est amplifiée. On me confiait plus de rôles, plus de diversité de rôles parce que ça on peut en parler aussi hein. L'entraînement du danseur, il est complètement inadapté. On a un entraînement corporel qui a pas bougé depuis 300 ans alors qu'aujourd'hui on demande à un danseur de faire du matse, du Jerry Kilan, du du Bal en Chine, du Cuningham. Voilà, c'est un peu aberrant quand on y pense. C'est comme si on disait un joueur de tennis, "Je vais te donner une raquette de ping-pong, je t'entraîne au ping-pong, allez, vas-y maintenant, fais-moi du tennis." Tout le monde trouvait ça aberrant. Donc voilà, il y avait à la fois la douleur, un entraînement inadapté et à la fois la merveilleuse carrière que j'étais en train de vivre et qui me permettait tout ça. C'était un c un laboratoire en fait. mon corps est devenu un roratoire de recherche.
Puis à 30 ans, tu tu dois arrêter de danser. Là, tu as des douleurs qui sont devenues vraiment intenses. On on parle même qu'on doit t'opérer.
En fait, j'aurais pu continuer encore puisque je me suis automédicamenté pendant très longtemps sans le dire à personne puisque un danseur, en tout cas c'est ce que je me suis dit, je sais pas si j'ai eu tort mais je me disais si je fais savoir que je suis faible, que je suis que je suis à risque, est-ce que finalement je on m'enlèvera tous ces rôles merveilleux que j'ai la chance de jouer ? Et comme la carrière d'un danseur est très courte, je n'ai rien dit à personne. Donc j'avais une espèce de double vie où je m'ut fini par m'auto médicamenter, ce que je ne conseille à personne. C'est juste que les choses, les traitements qu'on me qu'on auquels j'avais accès ont fini par ne plus suffire à la douleur. Et un matin à Berlin, donc j'étais danseur étoile à l'opéra de Berlin, je me suis levé et mais vraiment sous la couette, j'ai ouvert les yeux et j'ai je me souviendrai toujours de ce jour-là. Je me suis dit euh stop, je rentre à Paris. Je sais pas ce que je vais faire de ma vie, mais il faut faire une pause, faut voir ailleurs si j'y suis. Oui. Donc j'avais 30 ans et le diagnostic a été comme un coup près. Tout le monde s'est accordé, y compris les personnes autour de moi proches m'ont dit scientifique et autres chirurgiens que j'ai vu à Marseille et à Paris m'ont dit "Vous avez la colonne vertébrale d'un homme de 80 ans. J'ai jamais vu ça. J'ai entendu les mots carnage, épave. Votre colonne vertébrale est une épave. Je sais même pas comment vous arrivez à marcher. Monsieur faut arrêter là. Vous allez vraiment au clash. faut vous faire opérer. Et tout le monde était d'accord là-dessus. J'avais de multiples hernies discont aujourd'hui que c'est pas le herni la le disque abîmé qui est qui est le problème, c'est en fait ce sont les amas de facia qui sclérosent autour de de ce qui est abîmé. C'est pas les disques qui font mal donc ça sert à rien de les opérer puisqueaujourd'hui on sait que si on fait glisser les facial autour des disques, ça enlève la douleur. C'est ce qui m'est arrivé quand j'ai vraiment je suis tombé nez à nez avec ce fascinant facia dont on va parler dans un instant. Donc, j'ai refusé l'opération. Ouais. Après avoir vraiment mur réfléchi, m'être cogné à tous ces diagnostics, avoir demander des un peu des comme des garanties, est-ce que ça ira mieux ? Est-ce que je pourrais redanser ? Et en fait, personne pouvait vraiment me répondre. C'est toujours un petit peu fuyant. Et c'est ça qui m'a je me suis méfié et y compris des gens de ma famille euh qui sont comme on l'a dit tout à l'heure des scientifique qui sont Oui. qui sont qui étaient qui avait un Ah oui qui sont des chirurgiens anthopédistes. Ah oui en plus. Donc clairement ceux qui qui auraient pu m'opérer et ça a fâché tout le monde en fait. J'ai j'ai pour la première fois mais je me suis rappelé ça il y a pas très longtemps et je l'ai formulé dans une formation auprès d'Aspir en coach où je leur expliqu notre façon d'enseigner le Moons Floor qui cette méthode qui m'a sauvé la vie et qui sauve la vie de tant de gens. des milliers de gens à travers le monde aujourd'hui. Il y a une façon de l'enseigner, c'est qu'il faut l'enseigner avec dans une extrême lenteur. C'est le paradoxe de mouvements très tonique mais qui doivent être très lents. Bah ce paradoxe, c'est ça qui crée des résultats rapides et atypiques. Mais donc évidemment, il faut une voix adaptée parce que les gens sont allongés par terre, c'est de la musique qu'on fait. Et je leur disais, vous voyez, en fait, j'ai je me suis souvenu que dans ce petit 13 m², cette chambre de bonne dans laquelle je j'ai atterri en revenant de de l'opéra de Berlin, je me souvenais, c'est de là d'où vient ce silence, ce calme, c'est que j'étais tellement désespéré, j'avais tellement mal que je pouvais pas bouger vite. Et c'est pour la première fois que je me suis dit "Mais en fait, qu'est-ce que je pourrais faire que j'ai jamais fait dans ma vie c'est de m'enrouler, de me dérouler, de faire des mouvements spiralés que j'étais convaincu était contre nature à l'époque sans savoir que la biomécanique avait fait un virage à 360°. Et donc je me mets à faire ces mouvements là mais que j'ai tellement mal que je l'ai fait dans une lenteur hors norme. Et c'est exactement ce dont le facia, le système facial, on l'appelle aussi, a besoin pour se retexturiser et dédensifier toutes ces couches de de gel très serré, très asséché qui font des nœuds et qui créent des douleurs atroces autour de la colonne vertébrale. Et en 3 jours, c'est comme si c'étais j'avais rien eu.
Dingue. Bah c'est oui, c'était dingue. Ce qui est dingue, c'est que là donc tu le diagnostic est catastrophique. En 3 jours tu tu vas mieux ou et que c'est reproductible. Enfin voilà, c'est ça.
Oui. Le truc est complètement dingue, c'est que tous ceux qui nous écoutent vont peuvent le faire. C'est reproductible, ça marche. Donc là, donc il y a un arrière-plan dont on va parler maintenant qui que que qu'on a nommer un peu le le mot les facia, l'arrière-plan euh qui permet de comprendre que c'est assez rare que quelque chose comme ça d'assez miraculeux. Tu on dit que tu es voilà comme un un tu as la colonne d'un villard de 80 ans, tu pourras plus si tu continues, tu pourras plus continuer à marcher et là tu vas bien en 3 jours. Je suis un illuminé hein, je suis par terre, je me suis sidéré. Et donc euh donc il y avait toutes les intuitions avant. Mais alors c'est quoi les faciai ? À l'époque faut bien comprendre que je ne sais pas ce que c'est. Je suis illuminé. Je suis par terre et je me dis mais qu'est-ce qui m'arrive ? Et puis en plus, il y a des effets mentaux si vous voulez. Le facia ou le système facial, on dit les facia mais la nomanclinure a changé. Les gens, les scientifiques préfèrent dire le système facial. Oui, c'est mieux. Ça serait mieux du Moi, je préfère dire comme Jean-Claude Guinberto, le facia parce que les facia, on croirait qu'il y en a plusieurs. C'est le facia, il y en a qu'un seul. C'est il y a ça la forme d'une peau transparente élastique que vous voyez chez le boucher qui recouvre que le boucher retire pour que vous puissiez manger votre viande. Mais la plus la vaste majorité du poids et c'est à peu près environ 40 % de notre poids du corps, c'est un sorte de gel, on pourrait décrire ça comme un gel visqueux. Et comme un gel, c'est extrêmement léger. Pour que ça fasse 40 % notre poids du corps, ça veut dire qu'il y en a vraiment partout. Moi je dis toujours, on baigne dans un océan de facia. Donc tout ça moi je le sais pas. à l'époque, on est en 2004, je suis allongé dans cette chambre de bonne et je vis ça, je Oui, je suis un peu illuminé. Je je et alors j'ai la conviction immédiate, il s'est passé quelque chose. Je ne sais pas ce que c'est. Je vais chercher ce que c'est. Je vais ouvrir des livres, je vais chercher. J'ai pas trouvé mais je vais chercher. Je vais chercher à comprendre et surtout je vais continuer de faire ce que je fais puisque ça me fait du bien. Puis ensuite, je vais le tester sur les autres. Mais il y a un effet mental. C'est le facia aujourd'hui c'est c'est c'est en quelque sorte si vous voulez c'est la preuve scientifique que le corps et l'esprit qui en tout cas de mon époque he années 70 80 90 2000 c un peu ésotérique de dire les choses le corps et l'esprit c'était pas très scientifique bah le facia vient résoudre cette compréhension clairement le facia est un levier de notre santé mentale et physique et il est extraordinaire parce qu'il a des résultats, des résonances qui sont quasi immédiates et qui nous mettent dans des états de sidération mais Moi je dis toujours c'est ce n'est dérang parce que c'est nouveau qu'on ne le connaissait pas. C'est en 2018 qu'il a été déclaré le 80e organe du corps humain depuis la Boston Harvard University. Les chercheurs du monde entier qui ont cherché pendant 11 ans à prouver ce qui avait été trouvé qui avait été déjà découvert ont mis 11 ans pour s'organiser et déclarer au monde entier en 2018 c'est un organe. On s'est trompé. C'est pas une matière inerte de remplissage du corps. Jean-Claude Generberto dit "Il y a pas d'espace libre, il y a du facia partout." Et en fait, c'est un organe qui organise notre santé mentale et physique. Pourquoi il organise notre santé mentale ? Pourquoi vous êtes blond, brun ? Pourquoi vous êtes noir, blanc ? On ne sait pas en fait. C'est c'est un on l'avait ignoré et maintenant qu'on ne l'ignore plus, qu'on ne le méprend plus et qu'on ne le méprise plus parce qu'il les facia thérapeutes ont été méprisés hein jusqu'à ce qu'aujourd'hui ce qu' avait des quand j'étais jeune, il y avait des faciat thérapeutes. Oui mais ils étaient ostracisés. Ils c'était des gens un peu spéciaux, des gourous. Oui. Il y a même un moment ils ont été considérés euh je sais plus, ils ont été mis de côté. Oui. Bon, il y a il y a des dérives he dans tous les métiers mais les spaciathérapeutes sont des gens très sérieux qui avaient bien compris qu'il faut alors eux c'est sur la surface de la peau hein. Moi ce que je fais c'est de l'intérieur. C'est nos propres c'est pas la même chose. C'est la m ce sont les mêmes concepts. Ouais.
Ça c'est bien de distinguer parce que au début moi j'étais un peu perdu quand j'ai parce que je me souvenais quand j'étais jeune avoir été voir quelqu'un qui était un fa thérapeute et je dis mais ça aucun rapport avec ce que tu fais parce que vois c'était juste une sorte de massage comme ça. Il y a différentes techniques mais par exemple après il y a la palpation des facia. J'ai eu la l'immense honneur de rencontrer Carlo. Carlo, c'est comme Thomas Myers et Jean-Claude Hberto avec Robert Schla puis son quatre, c'est les superstar des chercheurs sur les facias, des pionniers qui ont écrit et qui ont vraiment révolutionné la compréhension du Facia à l'échelle mondiale. Car la Steko m'a fait venir au congrès d'anatomie à Rouan là en mai dernier. Elle voulait qu'on parle devant des caméras et elle la fille de Luigi Steo qui est un des premiers en Europe à s'être intéressé. Ce sont deux chirurgiens en fait. Carla et son père Luigi sont des chirurgiens qui dissectent, font la dissection des corps et ont cherché à comprendre le fascia. Et elle elle explique très bien ça en fait. Elle dit euh le facia, c'est clairement un organe qui agit sur notre mécanique, c'est-à-dire quand on le retexturise, quand il est en bonne santé, c'est quand il est bien glissant, qu'il est pas collé parce que une texture telle qui est visqueuse avoir vite tendance à coller si on est sédentarisé, qu'on reste longtemps assis, longtemps debout ou alors qu'on fait pas les bons mouvements, des mouvements verticaux sans induire la rotation du tron. et bien le spacia va se coller et puis vite s'assécher et ensuite peut même scéroser et comme il est partout dans la moelle épinière, dans le cerveau, dans le système nerveux central, on baigne dans un océan de facia. C'est comme si le corps était un pull au vert en laine et vous le plongez dans votre baignoire. L'eau c'est le facia. Et donc bien endendure, puisqu'il est dans tous ces systèmes cognitifs, il a une influence forte aussi sur notre confiance en soi, notre rapport aux autres. Et moi qui étais dans une dépression nerveuse sévère parce que faut bien se dire que pendant 16 ans, j'ai caché à tout le monde, à mon entourage que ça allait pas du tout, que j'avais mal, que je me relev que je me levais tous les matins et que j'allais sur scène avec des douleurs atroces en moto médicament. Évidemment que ça pèse sur le système nerveux et que j'ai fini avec une dépression nerveuse sévère. Et en fait, je n'ai jamais pris aucun psychotrope. J'ai je n'ai jamais rencontré aucun psychologue. Ce ce ce ces mou par le mouvement, c'est comme une libération en fait. C'est vraiment une un poids de tension qui tombe parce que le facia, on dit aussi que c'est comme un deuxième cerveau. Ça enregistre les informations du corps du de toutes les informations de nos vies en fait physique et mentale. Et donc vraiment j'ai senti comme une espèce de fulgurance qui m'a réparé mentalement extrêmement rapidement. Je saurais pas dire mais en quelques mois, en moins d'un an, j'ai dépassé quelque chose qui qui était assez dramatique quand même.
Un jour, je dirai à quel point j'ai je reste à avoir du de pas comprendre comment cette sorte de gélatine que j'ai dans mon corps euh qu'est-ce qui se passe quand ça va pas ? Donc on a dit elle elle se fige un peu, elle elle colle. Donc il y a ça. Qu'est-ce que qu'est-ce qu'il y a d'autre comme problème quand quand on fait on prend pas soin de nos fasti ? Qu'est-ce quelles sont les difficultés qu'elle peut rencontrer ? Parce que j'ai du mal à à comprendre comment ça peut aider en cas de dépression.
Tu es pas le seul. Des tonnes de gens à travers le monde non seulement se posent ce genre de question, d'autres encore disent "C'est pas possible ce que vous dites. C'est impossible, j'y crois pas." Et ben bien falloir y croire parce que maintenant c'est immuable, c'est scientifique, c'est on va vers ça, ça y est, on y va. Et les universités aujourd'hui dans le monde entier sont en train de repenser aussi leur programme universitaire puisque comme le dit Thomas Myers avec son humour légendaire, il dit il faut brûler les livres d'anatomie. Alors les gens rigolent he dans ces conférences, parfois il dit non je ne plaisante pas, il faut recommencer, faut réécrire le corps. C'est un nouveau paradigme. Ce qu'on a découvert nous oblige à repenser le corps. Alors pour répondre à ta question plus précisément, alors encore une fois je suis pas scientifique hein, je vous dis, je vous traduis, je vous transmets ce que je sais. C'est très bien. Moi je veux pas de truc trop je comprendre un tout petit peu. Voilà que tout le monde comprenne. On a découvert alors on pensait que notre rapport au monde, c'est-à-dire nos sensations physiques, le chaud, le froid, l'amour, la haine, nos rapports au à l'espace, le rapport de la conscience de mon corps par rapport à la distance à ce micro, par rapport à toi, tout ça euh comment dire repose sur un un les ce sont les récepteurs qu'on a dans notre peau et nos muscles qui sont comme des radars qui nous permettent de vivre avec le monde qui nous entoure et de réagir, d'interagir et de réagir ou de contreréagir au monde qui nous entoure grâce à des récepteurs qu'on a par millions dans nos muscles et dans notre peau. Et badaboum, tout s'écroule. On s'aperçoit que le facia contient non pas deux fois plus de récepteur, ce qui serait déjà révolutionnaire. pas trois fois plus, pas quatre fois plus, pas c fois plus de 6 à 10 fois plus que dans la peau et les muscles. Donc c'est pas le fa, c'est pas juste un sorte de gelou mais c'est un gel qui a des récepteurs. C'est un organe sensoriel par excellence. Il faut s'imaginer la tête, des mâchoires, les bras des scientifiques dans les laboratoires du tomber. Bah oui, parce que ça veut dire qu'en fait franchement c'est ça reste encore pour moi euh j'arrive pas à me représenter comment quelque chose de comme ça qu'on voit pas gélatineux qui est gélatineux qui a pas de forme qui a pas de forme qui commence et ne finit nulle part et qui change de forme toutes les minutes. C'est voilà, c'est un peu là, c'est les facias nous écoutent là, je dis toujours, c'est les envahisseurs. Ils sont sous la peau et ils nous écoutent. Ils sont très réactifs aussi à la moindre vibration, au son, à la musique, euh toutes sortes de choses. Enfin, c'est un organe extrêmement sensible. Et comme on s'en est pas occupé.
Et que même, je dirais, et moi qui viens d'une famille de scientifiques qui m'ont dit : "Écoute, laisse tomber, tu n'es pas scientifique, et puis ça sert à rien les fascias, on les gratte, on les jette à la poubelle dans les blocs opératoires." Euh, il va falloir faire autrement parce qu'aujourd'hui, on sait ça, ce que je viens de vous dire. Donc il faut se... C'est on lui a tourné le dos et on a dit : "Les fasciathérapeutes, c'est des charlatans." Ben, maintenant, faut faire l'inverse. Il faut que tout le monde fasse un virage et qu'on se dise : "OK, tiens, le prince charmant est arrivé sur son grand cheval blanc, il faut qu'on écoute ce qu'il a à nous dire parce que ça peut changer nos vies." C'est une intelligence corporelle qui arrive dans un monde qui baigne dans l'intelligence artificielle. On ne sait pas où on va avec cette intelligence artificielle. Personne ne sait vraiment, mais on sait qu'on se risque à des mutations qui ne sont peut-être pas forcément bonnes pour l'humain, pour son apprentissage, pour sa santé physique et mentale. Par contre, le facial, on sait, on sait.
Donc, en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'une intuition que tu as depuis que tu es enfant, une expérience que tu fais tout seul dans ta chambre quand tu vas mal, tu vas rencontrer une découverte scientifique qui corrobore ton intuition, qui va te permettre d'aller plus loin, d'asseoir. C'est aussi un coup de peau. Ah oui, absolument extraordinaire. Et et et après, tu vas rentrer dans... tu comprends que les fascias permettent de rendre compte de ton expérience et là, on voit que bon, que tu as rencontré tous les spécialistes, tu... ça ça va t'enthousiasmer. Ça a pris du temps, mais mais disons, il y a cette rencontre là entre toi, danseur, ton expérience de de souffrance et cette révolution de compréhension du corps humain, en fait. J'ai tout de suite su, hein. C'est ce que je vous disais tout à l'heure, dans cette chambre de bonne. Quand je dis "illuminer", c'est parce que c'était cette sensation de libération physique et mentale. Mais j'ai su tout de suite, j'ai gagné au loto là, j'ai trouvé quelque chose. Je je le savais, c'est juste que je ne savais pas quoi et que je ne trouvais pas de réponse.
Alors, d'abord, je suis allé chercher avec la la biomécanique contemporaine, les chaînes musculaires croisées. J'ai lu des choses, des rapports scientifiques. Le livre d'Odile Rouet, "Les pieds à la tête", m'a aussi beaucoup aiguillé. J'ai eu la chance de rencontrer Odile Rouet, qui est la papesse de la biomécanique adaptée à la danse, qui a étudié avec Hubert God à New York et en France. C'est elle qui est à l'origine de l'anatomie fonctionnelle adaptée à la danse. Donc, tout ça est très institutionnalisé aujourd'hui. C'est elle enseigne ou ses travaux sont enseignés à l'école de danse de l'Opéra de Paris, au Conservatoire national supérieur de danse. Donc, j'ai lu des choses quand même qui m'ont permis d'avancer, de comprendre un peu. Qu'est-ce que ça t'a permis de comprendre, elle ? Bah, la décompression de la colonne vertébrale et qu'en fait, les chaînes musculaires croisées, c'est quelque chose dont j'avais pas du tout conscience comme danseur, puisqu'en fait, on on essaie d'avoir un parfait alignement, un parfait alignement des épaules et des hanches, alors qu'en fait, au centre, on va tout le temps faire ce qu'on appelle des épaulements ou des swings qui nous permettent de bouger dans l'espace. Voilà, tout ça. Et en fait, ça ça se... ça porte un nom : les chaînes musculaires croisées et les chaînes musculaires droites, qui ne fonctionnent pas ensemble. C'est l'une ou c'est l'autre qui se contracte. Et comme on contracte tout le monde, tout le temps, y compris dans les clubs de sport, nous, on ne soulève pas de la fonte, mais on tient et on rigidifie son corps pour parfaire le mouvement des pieds et des jambes à la barre. Donc, c'est la même chose que ce qu'on fait dans les clubs de bodybuilding, en fait. Ça revient au même. Et là, on travaille les chaînes musculaires superficielles droites. Celle en dessous, les croisées, c'est la guimauve, ça ne travaille pas. D'où mes problèmes de dos, parce qu'en fait, on se tasse comme ça et on n'a pas la résistance. On n'a pas les... le... on n'a pas l'environnement musculaire. Donc, ça, je l'ai compris avec Odile Rouet, confirmé par d'autres lectures. Mais il n'y avait pas le facial là-dedans. On n'en parlait pas, c'était nulle part. Et puis, quand je posais la question, on me disait : "Mais laisse, ça sert à rien, on jette à la poubelle." Donc, je ne suis pas allé chercher dans cette direction-là. J'ai abandonné ça.
Et puis, c'est plus tard, en 2018, quand ça a éclaté que dans les grands journaux, euh, de la presse généraliste et les choses parfois un petit peu plus spécialisées aussi, mais vraiment, on voyait même dans les magazines de mode, hein, le fascia, la révolution des fascias. Euh, c'est là où j'ai dit : "Tiens, qu'est-ce que c'est ?" Et en... je suis tombé sur plusieurs papiers et les cinq stratégies motrices. Stratégies motrices, c'est les types de concept de mouvement, des schémas de mouvement. Il y en a cinq qui activent le fascia, le retexturise, en plus de déclencher son fameux pouvoir d'autorégénération. Ce qu'on n'a pas dit encore, c'est qu'il y a une cerise sur le gâteau. C'est déjà extraordinaire, si ne serait-ce que ça, de pouvoir retexturiser, de détoxifier son corps de ces tensions parasites, de ses inflammations. On peut désenflammer le corps en faisant ces mouvements-là, ces mouvements spiralés dans une extrême lenteur. Mais alors, en plus, cerise sur le gâteau, je le disais, il y a... on peut se régénérer au niveau cellulaire. Alors là, tu disais tout à l'heure, c'est si dérangeant, j'y crois pas, j'ai du mal à me figurer. On comprend pourquoi les gens parfois disent encore : "Non, ce n'est pas possible, c'est c'est du commerce." Je ne vois pas, j'ai du mal à comprendre. C'est pareil, je ne sais pas. Oui, mais on a du mal à s'imaginer qu'aujourd'hui, alors que tout est robotisé, on va vers une robotisation de la société, se dire : "En fait, le corps, il est capable de régénérer au niveau cellulaire." C'est c'est Blade Runner, le film, en fait. C'est on fait des humanoïdes. Non, ce n'est pas ça. C'est juste qu'en fait, on ne savait pas. On revient de loin. Et moi, je trouve génial, en fait, qu'à l'heure d'aujourd'hui, comme par hasard, au 21e siècle, alors qu'on est dans un... un virage sociétal, on ne sait pas où on va avec cette cette intelligence artificielle. Il y a quelque chose de pas du tout artificiel qui nous tombe, qu'on n'a pas vu venir, c'est l'intelligence corporelle. Ce corps judéo-chrétien qu'on a qu'on a un peu un peu méprisé ou dont on se méfie, hein, bah, en fait, il faut aller voir là, parce que l'intelligence, elle n'est pas là, elle n'est pas là-haut, elle est là, à l'intérieur, et elle peut changer vraiment, euh, elle peut nous changer profondément.
Tu avais déjà pensé à des exercices qui t'avaient fait du bien. Est-ce que la rencontre, la compréhension et des fascias et la rencontre des grands spécialistes des fascias a changé quelque chose à la manière dont tu dont tu as mis en œuvre ta méthode ? Non, pas du tout. Donc donc ta méthode, elle était déjà là. Les fascias ça permet de la comprendre et de l'expliquer. Mais au fond, ton approche dont dont on va parler, tu l'avais déjà. J'ai j'ai une admiration sans fin pour les personnes qu'on a citées. Thomas Myers, Jean-Claude Guimberteau, Carlo... ils m'ont appris à comprendre mon métier par mes lectures, en les écoutant aussi beaucoup à la télévision, à la radio. Les écouter m'a permis de confirmer ce que moi je savais par le ressenti, parce que ma recherche, elle est empirique. Je suis je suis pas scientifique, je suis pas médecin. Les médecins ont une connaissance du corps bien plus fine que moi. Et en même temps, moi, je la théorie, je la comprends. Avant de la connaître, je la comprenais sensoriellement, si je puis dire. Et donc, quand j'ai j'ai eu la chance inouïe de rencontrer ces gens, alors Thomas Myers et Jean-Claude Guimberteau, là, c'est dans deux jours à l'université Paris Cité. L'université Paris Cité qui a un colloque qui s'appelle "Le corps incarné" et qui réunit Jean-Claude Guimberteau, Thomas Myers, Alain Berthoz, le philosophe, il y en a d'autres, Monsieur Andrieu, Christine Le Scanff, je crois que j'en oublie. Et tous ces gens-là vont parler du fascia, du rôle du fascia aujourd'hui dans le dans le monde, et je suis là aussi parmi eux. Mais tous ces gens-là ont une connaissance théorique du corps bien plus poussée que la mienne. On pourrait se dire : "Qu'est-ce que qu'est-ce que ces gens sont m'ont apporté ?" Ça ? Mais avant de les rencontrer dans deux jours, moi, ça fait 25 ans que je fais ce que je fais, et 14 ans avant que le fascia soit reconnu. Alors, il y a des gens qui disent : "Mais mais non, vous ne pouvez pas dire que c'est vous qui avez inventé le fascia." Mais je n'ai jamais dit que j'avais inventé le fascia. Je je dis simplement que il a été euh théorisé et reconnu comme un organe en 2018, et que moi, 14 ans avant, je suis tombé nez à nez avec ce cet étrange et fascinant fascia. Je ne l'ai pas inventé, il était toujours là, ce fascia.
Toi, tu avais déjà compris cet autre rapport au corps. Donc ce corps qu'on a dit non plat, non non non vertical. Comment l'activer ? Voilà, comment on l'é... Les découvertes des fascias, ils doivent eux être un peu scotchés de ce que tu fais et dire : "Tiens, il y a quelqu'un qui a réussi à mobiliser les fascias." Parce qu'on pourrait dire, ce n'est pas parce qu'ils ont découvert le fascia qu'ils savent comment les mobiliser. Et puis, et au fond, ce que tu as... ce que la rencontre, donc, c'est intéressant que tu parles, voilà, que même un collègue scientifique, maintenant, les gens t'invitent parce qu'ils se disent : "Comment ce... comment il peut y avoir quelqu'un qui sait les mobiliser ?" Parce que ce n'était pas évident de savoir comment les mobiliser. On comprend sa structure fractale, on comprend le fascia. On sait que par sa forme, enfin sa non-forme, qu'il faut qu'il aille dans toutes les directions. Faut... on sait qu'il faut qu'il soit malaxé, il soit froissé et défroissé. Non pas en ligne droite, mais comme je le fais avec ma main. Mon avant-bras là, il fait une rotation. En fait, il faut le malaxer comme ça et le et le défaire. Fermer et défaire dans un mouvement spiralé d'une extrême lenteur. On sait qu'il faut que ce soit multidirectionnel. C'est que le fascia, il aime pas ça. Il aime pas un mouvement répétitif. Il faut que ça dans toutes les directions. Thomas Myers, qui est un scientifique mais qui pourtant est très artistique, je trouve que c'est un poète. Il dit : "C'est très bien ce qu'on vous fait dans les clubs de gym, faut le faire. C'est beau quand on est jeune, on a envie des muscles saillants. Mais il faut faire autre chose aussi, parce que si c'est trop systématique, vous allez vous abîmer." Et il dit : "Pourquoi ?" Parce que la vie ne nous vient pas d'une seule direction. La vie, elle ne vient pas d'une direction. La vie, elle nous vient de toutes les directions. Tout est dit. Le fascia, il a besoin que la vie, les forces et les contreforces qui le traversent. Nous, on est juste des vecteurs. Il faut que ce fascia soit traversé de force et de contreforce. Donc tridimensionnel. Si c'est toutes les directions, ce n'est pas bidimensionnel, c'est-à-dire vertical ou horizontal. Il faut que ce soit tridimensionnel. Et quand on a compris ça, on a tout compris. Et c'est simple à faire, c'est simple à mettre en place. Ce n'est pas quelque chose de compliqué. Tout le monde a accès à ça aujourd'hui.
Alors, ton approche qu'on appelle Moon Flow, donc de ton nom plus le mot anglais "flow", parce que l'exercice se fait allongé au sol, parce qu'on est moins soumis au poids du corps. Exactement. Ça annule les forces, la gravité. Alors, euh, donc, je je vais tout, je vais révéler ici, avant de faire l'entretien, j'ai demandé quand même à essayer. J'avais j'avais lu, mais j'ai demandé à essayer. Donc, on on a fait une séance. Embrasser. C'est sûr que il faut que les gens essaient, parce que on peut, c'est bien d'avoir la compréhension, mais tant qu'on ne l'a pas fait, on ne peut pas deviner ce que c'est. Ça ne ressemble à rien de rien de ce qu'on a pu faire. Euh, alors, euh, il y a trois axes des exercices, si j'ai bien compris : la lenteur, l'absence de force et la spirale. Il y a énormément de force. Alors, barre ça sur ta fille. Oui, d'accord. Je barre. Alors, en fait, tu as dit deux choses très intéressantes. Effectivement, la spirale dans l'entraînement corporel, elle est définie comme ce qu'il y a de plus justement de plus tonique. Pourquoi ? Parce que déjà une force et une contreforce qui s'éloignent comme ça, on tout le monde comprend, c'est c'est ça induit beaucoup de force, d'énergie. Puis après, il faut revenir. Mais nous, on ne fait pas ça. C'est c'est encore plus que ça, puisque'en fait, il ne s'agit pas juste de s'éloigner, c'est de s'éloigner, de tourner dans une dans une direction opposée. Puis après, il faut le reconstruire, faut remettre le corps à plat. Tout ce contrôle, c'est notre système nerveux central qui est la tour de contrôle de notre tonus qui va se mettre en action pour porter toutes ces masses corporelles. Ce n'est pas un geste qui swing rapide ou dans la vitesse, on perd le poids. Le poids produit de la vitesse. Là, non, on n'utilise pas du tout la vitesse. Donc, à chaque instant, à chaque seconde, à chaque fraction de seconde, on porte son poids du corps. On le laisse quand ça descend et que ça monte, on pourrait lâcher et le poids du corps nous fait finir quelque chose. Ben, nous, on contrôle même quand la tête, elle est à 3 cm du sol, elle est dans le vide, on va la reposer comme ça et du coup, tout se contracte tout le long de la colonne vertébrale. Ce que tu disais juste, donc ça, donc effectivement, la spirale et ce qui existe de plus tonique, et le paradoxe, c'est qu'il faut le faire dans une extrême lenteur. C'est ça qui aussi rend la chose très accessible, parce que nos seniors et notre doyenne à 101 ans dans son lit sur un matelas assez dur, elle fait les mouvements et elle ne fait pas des mouvements de débutant sans un an. C'est impressionnant et c'est, et je dis toujours : "Oui, c'est impressionnant, mais en fait, c'est parce qu'on n'a pas conscience que le corps, sa nature, c'est de spiraler sur lui-même." Cette femme de 101 ans, elle ne redonne qu'à son corps que ce dont il a toujours eu besoin. C'est pour ça qu'elle est devenue addicte. Maintenant, tu as dit autre chose, je trouve de très intéressant. Je vais juste le relever. Tu dis : "C'est quand je l'ai fait, c'est là où j'ai senti, j'ai compris." Et ben, ces chercheurs, c'est ça qui les intéresse, c'est qu'en fait, eux, ils dissèquent, ils font de la dissection des corps et ils touchent au fascia avec leurs mains, soit avec des gants de plastique, soit, dit en passant, ils portent des gants latex. Et les fasciathérapeutes, c'est sur la surface de la peau. Quand on le vit de l'intérieur et que tout d'un coup, on sent ces circulations de force qui vont d'une main au pied opposé, qui traversent la mâchoire à l'épaule opposée, rentre dans l'épaule, descend vers la hanche opposée, quand on sent ces circulations de force à l'intérieur, mais c'est tout un monde, c'est un c'est un théâtre de sensation qui s'éveille. Et donc, vous imaginez les chercheurs, c'est c'est des humains faits d'émotion qui ne connaissent le corps, pardon de le dire, mais surtout de manière théorique. Donc là, tout d'un coup, ça devient sensoriel. C'est une toute autre approche du fascia. Donc oui, parce que c'est retrouver un savoir profond de notre corps, alléger notre corps. Mais quand j'ai dit "absence de force", je voulais dire : on y va pas en force, on sans élan. C'est ça que tu veux dire. Oui, ça ne ressemble pas du tout à la plupart des exercices, parce que oui, il y a de la force, vous on peut dire il y a de l'élan, il y a de l'élan, mais il faut se confier un peu au mouvement du corps. On accompagne le mouvement du corps, mais d'un côté, ce n'est pas, c'est un travail qui demande une sorte d'attention, mais pas très volontaire. Ouais. Ah, j'aime bien ça. Oui. Involontaire, parce qu'effectivement, c'est la réalité du... on laisse le... voilà, on sait quel mouvement on doit faire, mais on doit laisser, on doit accompagner, laisser le mouvement se faire. Ce n'est pas : "Je fais ce mouvement." Si je fais ce mouvement, je vais je ne vais pas l'accompagner et donc je bloque quelque chose d'efficace. Il y a un mélange. En fait, tu parles d'une résultante, mais moi je te parle d'une... d'une nature humaine. En fait, les chaînes musculaires croisées, elles ne peuvent pas se contracter par la volonté. Et donc, c'est tout à fait correct ce que tu dis, hein, je le souligne. Par exemple, là, je contracte les chaînes musculaires droites. Tout ce qui est à la surface, en dessous, les chaînes musculaires croisées, c'est fluffy, hein, c'est c'est mou. Pour que elle s'active, ces chaînes croisées, il faut qu'il y ait un mouvement rotatoire. Là, c'est elles qui sont responsables de mon mouvement rotatoire et de sa désespiralisation. Donc, c'est un ce qu'on appelle un réflexe, en fait. Ça ça ne se... ça ne s'active que par une stratégie, pas par "Je veux". Là, rien ne se passe, ça ne se contracte pas. Donc, c'est tout à fait juste ce que tu dis. Mais néanmoins, ces chaînes musculaires croisées qui sont en dessous, on les sent. Elles se contractent et les... on dire, on le sent, on les sent. Oui. Puis parce que souvent, dans le rapport, ça se gaine, il y a des résultats aussi. Oui, bien sûr, mais en général, dans le rapport, disons, habituellement au corps, c'est : "Allez-y, tu peux plus, allez, continue, pousse." Oui. Là, il n'y a pas une goutte de transpiration. Non. Donc, on a cette idée, j'ai un rapport réel au corps, si je vais un peu plus loin. Moi, et même même aujourd'hui, malheureusement, même des choses qui n'étaient pas dans cette direction, comme le yoga, on voit qu'il y a la tendance : "Je vais plus loin, je pousse plus fort, je deviens très fort, je deviens technicien." Et puis, moi, je me souviens très longtemps, j'avais fait j'avais fait un stage où j'enseignais la méditation avec des professeurs de yoga, et je me disais : "Mais c'est les Jeux Olympiques de celui qui va être le plus fort et le plus puissant dans les postures les plus invraisemblables." Donc, là, ce n'est pas du tout ça. On n'est plus dans cet horizon-là. Donc, il y a un changement. Il y a quand même un changement d'horizon. C'est que tu parles que pour les seniors, c'est... il y a un truc qui est qui est très simple à faire, parce que on est dans une extrême lenteur, dans une extrême écoute, dans quelque chose qui est très précis mais très simple. Non, c'est précis et simple. Il y a, c'est plein de paradoxes. Mais paradoxe, pourquoi ? Parce que nos croyances sont encore en arrière. Elles sont encore passéistes. Le paradoxe, c'est qu'on va trouver dans un cours de Moon Flow un athlète olympique et une boulangère qui n'avait jamais fait de sport avant, un garagiste, un senior, tout le monde. Et tout le monde va y trouver bénéfice dans le même cours, et tout le monde va y trouver bénéfice. C'est quand même extraordinaire, ça. C'est quand même, ça, c'est moi, bon, moi, je suis philosophe, donc je ne peux pas ne pas m'arrêter là. C'est ça dit quelque chose d'un autre rapport au corps. Voilà, c'est quand je dis pour commencer, que ce n'est pas le corps qu'on connaît. Voilà, performatif. C'est très, c'est très impressionnant qu'il y a, qu'on peut dire aux gens : "Oui, c'est très important parce que voilà, un des grands messages qu'on a aujourd'hui, c'est qu'il ne faut pas rester immobile, il ne faut pas rester sédentaire." C'est très important. Mais là, la réponse que tu donnes, elle est tout autre que celle que on connaît. C'est la plupart des médecins vont conseiller aux gens : "Il faut que, il faut il faut vous bougiez, donc faites un peu de sport et cetera." Maintenant, là, avec ce que le Moon Flow, on a, on a c'est vraiment un autre paradigme. Et comme ce n'est pas une question de puissance technique, c'est accessible à tout le monde. Ça, ça, c'est une autre... Transpire pas, il n'y a pas de transpiration, il n'y a pas d'essoufflement, on n'est pas, il n'y a pas ça. Et pourtant, on travaille sur son système respiratoire, puisque le diaphragme, le muscle de la respiration, est constamment froissé et défroissé de l'intérieur. On l'entend d'ailleurs, c'est frappant dans les cours de Moon Flow, par moments, on entend des râles, les gens, quelque chose qui lâche. Donc, en fait, on a une meilleure respiration. Les athlètes de haut niveau, par exemple, les athlètes olympiques pour qui que j'ai entraîné pendant des années avant que je parte m'installer aux États-Unis, il y a maintenant de ça 3 ans. Maintenant, je suis rentré en France, mais j'ai entraîné les athlètes olympiques, le canoë-kayak, la natation synchronisée pendant une courte période, le cyclisme, Roland Garros, les tennismen, et puis des danseurs étoiles. Ces gens-là sont dans la performance, sont dans la recherche d'un gain de performance et de précision du geste. Et c'est pour, c'est ça qui les a intéressés, c'est que de faire ces mouvements qui apparemment semblent avec des gros guillemets simples et accessibles à tous, produisent rapidement des effets grâce à ce fameux fascia. Maintenant, on dit, et là encore, je trouve qu'il y a une forme de paradoxe, parce qu'on dit, tu viens de le dire, les gens le disent : "Tiens, j'ai l'impression de ne presque rien faire ou ça paraît si simple." Ah, pour une fois, j'arrive à me souvenir d'exercices longs, et d'habitude, j'ai une mauvaise mémoire, mais c'est c'est c'est la spirale reste. Je le redis, ce qu'il existe de plus sophistiqué dans l'entraînement corporel. Une spirale est beaucoup plus sophistiquée qu'un geste droit, horizontal ou vertical, puisque c'est la dissociation de parties de corps. Et nous, elle est multidirectionnelle. C'est qu'on va aller dans une direction, changer la direction, changer une troisième, et on revient finalement là où on était. Donc, c'est sophistiqué. Pourquoi les gens le vivent comme une simplicité ? Parce que c'est physiologique. Quand c'est la nature, ton corps dit : "Je connais." Oui, c'est, tu as raison. C'est très, ce n'est pas du tout simple, c'est très complexe. Mais la simplicité, c'est aussi le fait que tout le monde peut y arriver, que en général, n'importe quel exercice physique, je suis tout de suite confronté, je ne peux pas, je ne peux pas porter autant de fonte, je ne peux pas être le meilleur dans n'importe quel exercice physique. Croiser mes mes jambes en tailleur. Voilà. Donc, il y a toujours une, là, il n'y a pas de... C'est pour ça que la simplicité, c'est qu'il n'y a pas de limite comme ça. Mais tu as raison, c'est d'une méticulosité, c'est très, très, très, très, très. Et la lenteur nous permet, c'est, je dis toujours, c'est de la haute couture, les petites mains de chez Chanel. Et on a le droit de dire des marques, on a le droit, les petites mains de chez Chanel, quand on voit ce reportage avec Karl Lagerfeld, on les voit, c'est six mois comme ça de poser à la main, c'est ça. Quand dans cette lenteur, au fil d'un mouvement, ce n'est pas à la fin d'un mouvement que le professeur va dire : "Bon, chers élèves, ça, ça, ça peut mieux faire. Voici les marges de progression là." Non, au sein du mouvement lent, le professeur peut dire : "Faites ceci, faites cela, rajoutez de ça, faites un peu moins de ça." Au sein du mouvement, on est en train de s'agencer. Au bout de deux répétitions d'un exercice, le professeur dit systématiquement, nous, on le nomme ça, on appelle ça la phase de mise en place. Deux fois l'exercice et ensuite les six fois qui restent, on dit : "Allez-y, maintenant, c'est à vous." Et les gens ont mémorisé la chose en seulement deux répétitions. Tout simplement parce que la lenteur permet de prendre son temps et donc de regarder, de sentir ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur, et puis parce que c'est physiologique et donc c'est comme si le corps se reconnaissait. D'ailleurs, les témoignages sont d'ailleurs souvent, ce n'est jamais mièvre. C'est toujours des mots assez forts. Presque parfois, je trouve, c'est un peu théâtral, et c'est parce qu'il y a un état de sidération que moi j'avais aussi dans ma petite chambre de 13 m², de 13 m². C'est extraordinaire. Je revis, j'ai rebattu les cartes de ma vie, je renais, je... c'est une renaissance. Il y a toujours ces mots de renaître, de revivre, de "je me retrouve". Bah, en fait, vous trouvez un fascia qui n'a jamais existé avant.
Alors, si on on refait un peu le point sur les vertus de cette approche pour essayer d'un peu structurer. Donc, ça modifie l'état du système nerveux. Euh, oui et non, parce que il faut modifier l'état du système nerveux pour parler au fascia, pour converser avec lui. Nous, par exemple, une séance de Moon Flow, elle commence par cinq minutes. Alors, on pourrait dire : "Cinq minutes, c'est rien du tout." Mais quand on a une technique vocale, le fascia, il est extrêmement, il est vibratoire, il réagit très vite au son. Donc, en fait, j'apprends à mes professeurs à parler différemment, à ralentir leur voix, à la rendre plus isotonique. On dit d'un mouvement isotonique. Un mouvement isotonique, ou l'isotonie, c'est un mouvement constant dans une force constante. Donc, nous, notre voix devient beaucoup plus isotonique. On n'a pas ces fluctuations du dialogue social. "Alors, bonjour, comment vas-tu, Fabrice ?" "Bien, et toi ?" On n'a pas ça. On parle d'une manière isotonique, et ça ralentit le système nerveux. Mais quand je parlais moi de modifier le système nerveux, je faisais référence à ce que tu écris que les mouvements doux, spiralés, continus réactivent la voie parasympathique et rééquilibrent la réponse interne au stress. Oui, mais c'est une résultante, ça, en fait. Il faut d'abord... Oui, mais je je voulais parler des résultats. C'est quand on approche, quels sont les bénéfices qu'on peut en tirer ? Peut-être j'ai mal posé ma question, mais je voulais faire un peu la liste pour finir notre entretien. Tout... non, on a encore, on va encore parler de ça, mais je voulais voir tous les bénéfices, rassembler les bénéfices. Et donc, quand même, il y a quelque chose comme une régulation du système nerveux en faisant ces exercices. C'est du système autonome. Le système nerveux, c'est un petit peu comme une, comment dira, c'est une horloge interne. Dans le langage commun, on dit "l'horloge interne". Voilà, c'est ça. On va réguler, on va on va ralentir d'abord le l'horloge interne pour que le métronome se calme. Ça dure que cinq minutes, et ensuite, on commence les mouvements, parce que sinon, les gens n'arrivent jamais à ralentir. Ils sont dans leur vie de tous les jours, et même quand vous êtes dans votre vie de tous les jours et que vous faites votre ménage ou vous mangez ou vous vous lavez tranquillement, on parle d'une autre lenteur. C'est beaucoup plus lent que ça. Donc, il faut vraiment les ralentir de leur vie quotidienne, dans un 21e siècle qui, admettons-le, était quand même un petit peu frénétique. Après ça, les mouvements sont lents, parce que ce n'est pas une décision mentale qu'on peut prendre de ralentir. Là, à partir de ce moment-là, la lenteur du mouvement spiralé va pouvoir faire son action de retexturiser, de dédensifier le fascia. Les effets sont quasi immédiats, dès les premières minutes. On va d'abord ressentir une élasticité. Je dirais, pour faire court, c'est une élasticité. C'est à la fois quelque chose de tonique mais de souple. Parce que quand on éloigne les parties de corps pour ensuite les remettre, là, ça s'ouvre, ça crée des libérations, des espaces entre les vertèbres de la colonne vertébrale. Tout ce qui s'y trouve autour, les muscles, les ligaments s'étirent tranquillement, se retexturisent. Puis, il faut revenir, hein, il faut remettre les choses à leur place. Donc, là, on contracte, on tonifie. Donc, il y a le fait d'assouplir et de tonifier sur le côté mécanique des choses. Ensuite, il y a la dimension cellulaire dont on a parlé. Le corps va autoproduire des protéines qu'on connaît tous : le collagène, qui est la résistance de nos fibres, l'élastine, qui est l'élasticité de nos fibres. Donc, ça, c'est bon pour la peau. Bah, regarde, enfin, c'est évident, tout le monde se dit : "Mais ce mec ne fait pas son âge." J'ai 54 ans, je fais aucun soin cosmétique, rien du tout, et je reste jusqu'à 16h par jour assis devant un ordinateur, du lundi au dimanche. Le pire du pire pour ma peau et et mon dos. Mais je fais du Moon Flow tous les jours, donc c'est sûr que je pourrais peut-être être dans une meilleure forme, mais ça va. J'estime que ça va, ce n'est pas trop méchant. Et pourquoi ça diminue les douleurs ? Bah, en fait, c'est ça qu'on s'est aperçu. Je vais donner un exemple, c'est Hélène Langevin. Hélène Hélène Langevin, qui est, je crois, canadienne, si je me trompe pas, euh, qui est maintenant, je crois, à la Boston Harvard University, qui est chercheur notamment sur les fascias, et elle, elle a démontré quelque chose, c'est que par exemple, les hernies discales, ce n'est pas les hernies discales qui font mal, ce ne sont pas les disques entre les vertèbres qui font mal, qui sont clairement abîmés. Tu fais une IRM de ma colonne vertébrale, ça reste une épave. J'ai des disques abîmés, mais ils ne me font pas mal, parce que ce n'est pas eux qui me faisaient mal, c'était tous ces fascias qui s'agglomèrent autour de tout ce qui est un peu cassé, abîmé. Si on ne fait pas les bons mouvements, bah, ils vont s'assécher et puis ils vont scléroser. C'est des durillons, ça fait mal entre les entre les nerfs, entre les vertèbres, entre les... Donc, oui, le fait de retexturiser va redonner du liant, et puis euh, ça s'hydrate, parce qu'il y a le... J'ai dit le collagène, j'ai dit qu'il y avait l'élastine, mais il y a une autre protéine qui est vachement connue, qu'on connaît tous, c'est l'acide hyaluronique, qui est une protéine qui peut porter jusqu'à 2000 fois son poids en eau. Moi, porter 2000 fois mon poids à moi, c'est du lourd, hein. C'est-à-dire que c'est très anti-inflammatoire. Tu jettes de l'eau sur un feu, il s'éteint. Donc, on sait que ça lutte beaucoup contre les... C'est très efficace contre les fibroses. Pour ça que parfois, de manière un peu étrange, les gens sortent d'un cours de Moon Flow en te disant : "Ah, c'est dingue, je n'ai plus du tout mal." Et ce n'est pas non. Oui, ce n'est pas bizarre, parce que on ne savait pas, mais c'est très anti-inflammatoire, ça crée de l'élasticité, une régénération cellulaire, et je crois que j'oublie la décompression vertébrale, on en a parlé, c'est-à-dire cette sensation de voilà, d'écrasement et de tassement qui va... Mais tout ça est lié, en fait. C'est si on éradique les tassements vertébraux qui assèchent les fascias, comme tout agglomère sur la colonne vertébrale, notre système respiratoire, digestif, cognitif, même, on peut dire, bah, c'est de fil en aiguille, c'est des réactions en chaîne. C'est vraiment le trait d'union, c'est ce que j'ai dit en commençant cette interview, le vrai trait d'union entre le corps et l'esprit, c'est le fascia, et le Moon Flow est un déclencheur de ce fascia. Si pour l'Occident, ça semble tout à fait novateur, j'ai l'impression quand même que en Orient, la plupart des vrais, pas pas pas pas la caricature, mais quand on voit les vrais arts martiaux, on a l'impression que les vrais, que les vrais grands maîtres chinois qui sont tout le temps en spirale, euh, comprenaient ça. Ouais. Et puis l'acupuncture, même si ce sont des corps plats allongés, travaille le fascia, pique dans des fascias. Ils appellent ça la terre, la médecine ayurvédique. Oui. Oui. Oui. Et puis clairement, les arts martiaux, bien sûr, l'Asie a bien compris l'existence de ce fascia. Il n'a été théorisé. Et c'est pour ça que les gens parfois, mes détracteurs disent : "Mais il croit qu'il a tout inventé, c'était déjà connu." Mais bien sûr, c'était connu de médecine euh holistique ou de dans dans certaines pratiques comme la fasciathérapie. Ce qui est nouveau, c'est ça que je dis, c'est moi, je me fais le passeur d'une d'une époque contemporaine qui vient à peine de se réveiller. Et moi, je dis simplement, en 2018, en 2018, ça y est, le monde occidental s'est réveillé sur le fascia. Aujourd'hui, avant, ce ne l'était pas. Aujourd'hui, c'est théorisé, c'est scientifique. Avant, ce n'était pas du tout scientifique. Maintenant, ça l'est. Mais ça existe depuis la nuit des temps.
Mais si quelqu'un veut s'y mettre, comment on fait pour se mettre euh allonger par terre ? Il y a il y a enfin, c'est facile. Il faut se rendre sur Maison Muns. Maisonmuns.com, en un seul mot.com, et là, vous trouverez des vidéos. Euh, il y a une plateforme vidéo qui a été produite par un organisme suisse. Il y en a une autre qui a été produite en Allemagne. Il y a deux livres qui ont été édités par les éditions : "L'extraordinaire pouvoir des fascias en mouvement", c'est le premier. Ensuite, ils m'ont demandé un an plus tard d'écrire le deuxième : "Rajeunir de l'intérieur grâce à la révolution des fascias". Et à Maison Muns, et là, il y a des tonnes d'exercices qu'on peut suivre chez soi, image par image, avec des petites explications simples. Et puis, tu as formé un grand nombre d'enseignants. Combien combien il y a d'enseignants ? Là, en août, on sera à peu près 650 à travers le monde. En Australie, en Asie, en Russie, en Allemagne, enfin à travers l'Europe, les États-Unis, en Afrique. Combien de temps durent une séance ? 1 heure, 1h30, ça dépend des centres. Combien de temps il faut faire ? Qu'est-ce que tu recommandes aux gens de... C'est une très bonne question. Alors, il n'y a pas une vraie réponse stricte, ça dépend de votre agenda, mais si vous ne faites pas une séance, si vous ne vous occupez pas de vos fascias, parce qu'on ne va pas tout centrer sur moi, si vous ne vous occupez pas de vos fascias une fois par semaine, shame on you. Si vous vous lavez les dents et vous arrêtez de vous laver les dents, vous savez que vous allez regretter. Bah, c'est pareil pour le fascia. C'est un minimum syndical, une fois par semaine. Vous allez sentir raisonner toute la semaine, mais l'idéal, c'est quand même deux, trois fois par semaine. Une demi-heure. Oui, une, mais non, mais quand on est avec un professeur, ça passe extrêmement vite. Puis, en fait, les gens, moi, je dis toujours : "Commencez avec une séance." Je dis aux professeurs : "Ne dites pas aux gens qu'il faut faire idéalement trois séances par semaine. Dites-leur une séance, tout le monde peut le faire." Voir, faites un exercice de 15 minutes chez vous. L'exercice de 15 minutes chez vous que vous faites d'après une vidéo, vous êtes tellement content de le faire, vous sentez tellement les effets immédiats, les gens deviennent, ils le disent, hein, addicts. C'est eux qui sont demandeurs. Laissez les gens faire la demande, parce que ça fait tellement du bien que c'est, il faut, c'est aux gens de prendre la décision. Après, il y a d'autres cas de figure. Moi, un athlète va le faire plus souvent, et moi, je le fais du lundi au vendredi, je m'arrête le week-end. C'est parce que je reste beaucoup assis dans ma vie d'entrepreneur aujourd'hui. Tu fais des séances de combien de temps quand je suis seul ? J'ai pas de guidance. Si on n'est pas dans un groupe, ça va plus vite. Je fais une pendant une demi-heure. Là, ce matin, avant de venir te voir, je me suis allongé dans ma chambre d'hôtel. Il n'y a pas beaucoup de place, mais j'ai la tête sous le lit et les gens qui passent sous le rideau. J'arrête de demander de faire la séance avec moi. Ah, mais oui, j'aurais dû faire ça, parce que c'est dommage. D'accord, c'est encore faisable. Bah, merci infiniment. J'espère, ça donnera envie à tout le monde de découvrir ce qui est tout tout ce monde nouveau que tu nous accessible. Merci de ton invitation, je suis vraiment honoré de ton intérêt. À bientôt. Merci d'avoir suivi cet épisode de Dialogue. C'est vraiment un vrai merci, parce que c'est vraiment précieux que vous ayez vu cet épisode jusqu'au bout, que ça vous parle, que je fais ça pour vous. Donc, c'est vraiment un échange, et je suis vraiment conscient aujourd'hui qu'autour de Dialogue, il y a véritablement une communauté de gens pour qui prendre soin du monde, prendre soin de soi, prendre soin des autres compte beaucoup, et c'est vraiment merveilleux de voir qu'on est ainsi une communauté. Alors, n'hésitez pas à partager, à liker, ça a l'air de rien, mais c'est vraiment très important. Ça participe d'une sorte de contagion heureuse dont notre monde a bien besoin. Ben, je vous embrasse et je vous dis encore une fois merci.