Transcription
Pourquoi notre cerveau serait le seul organe du corps qui ne dépendrait pas de l'alimentation ? Enfin, c'est complètement hubuesque. Et pourtant, toute la médecine actuelle fonctionne comme si le cerveau était enveloppé par sa barrière hémato-encéphalique, donc ce sac qui le protège, et que tout était filtré, et qu'il y avait aucun impact absolument de ce qu'on mangeait sur le fonctionnement du cerveau.
Or, on sait aujourd'hui que ce n'est pas du tout le cas, et on a des données scientifiques de plus en plus précises. Par exemple, un antidépresseur, qu'est-ce qu'il fait ? Il inhibe dans le cerveau la recapture de la sérotonine, qui est bien connue. Sérotonine, cette hormone, elle fait plein de choses. On l'appelle l'hormone du bien-être. Et en fait, si je veux faire remonter la sérotonine dans le cerveau, mais qu'il n'y en a pas à la base, ça ne va pas marcher l'antidépresseur. Et c'est le cas chez la moitié des gens. Donc, il faut trouver des moyens de remonter cette sérotonine, et les moyens, c'est de nourrir le cerveau tout simplement. En fait, le méthylfolate, par exemple, c'est la vitamine B9 active. C'est un cofacteur essentiel pour le cerveau pour qu'il synthétise de la sérotonine.
Donc, on est en 2025 maintenant, il faut vraiment avancer parce qu'en santé mentale, on a des recommandations depuis trois ans déjà. En 2022, elles ont été publiées.
Bonjour, bienvenue dans Dialogue. Je suis Fabrice Midal, philosophe plein d'enthousiasme, d'enthousiasme que j'ai envie de partager avec vous. Aujourd'hui, je reçois quelqu'un qui me scotche complètement, le docteur Guillaume Fond. Bonjour Guillaume.
Bonjour Fabrice.
Est-ce que tu veux bien rapidement te présenter ?
Alors, je suis Guillaume Fond. Je suis chercheur en psychonutrition, psychiatre, docteur en biologie cellulaire et moléculaire, et cofondateur de PSOM.
Qui est une... qui est PSOM ?
C'est pour psychonutrition au cerveau et microbiote. C'est une solution que j'ai créée de compléments alimentaires pour nourrir le cerveau et équilibrer le microbiote intestinal.
Ah, ça fait énormément de casquettes. On va voir pourquoi c'est un atout parce que, d'abord, c'est très important de comprendre que tu es psychiatre. Donc, tu es, tu as vraiment été confronté à la souffrance, à la maladie psychique. Et après, tu es devenu chercheur et tu travailles sur un domaine qu'on sent être un domaine en pointe, mais où il y a peu de gens en France, en tout cas, qui travaillent sur ce domaine, qui est en train de s'étendre dans le monde entier, qui est : comment on peut, au fond, nourrir notre cerveau ? Si j'ai bien compris, notre cerveau, et ça, c'est déjà un pas tout à fait surprenant. Avant de te lire, j'avais jamais pensé qu'il fallait nourrir mon cerveau. J'avais pensé qu'il fallait nourrir mon organisme, nourrir mon estomac. Mais alors, je n'avais pas pensé qu'il fallait nourrir son cerveau.
Mais c'est très important. Exactement. C'est ce qu'on appelle la psychonutrition, donc la science de l'influence de la nutrition sur le cerveau et le microbiote. Et effectivement, pourquoi notre cerveau serait le seul organe du corps qui ne dépendrait pas de l'alimentation ? Enfin, c'est complètement hubuesque, hein. Et pourtant, toute la médecine actuelle fonctionne comme si le cerveau était enveloppé par sa barrière hémato-encéphalique, donc ce sac qui le protège, et que tout était filtré, et qu'il y avait aucun impact absolument de ce qu'on mangeait sur le fonctionnement du cerveau. Or, on sait aujourd'hui que ce n'est pas du tout le cas, et on a des données scientifiques de plus en plus précises. Chaque année, chaque mois, chaque semaine, il y a des nouvelles études. Donc, c'est pour ça que dans les livres, je synthétise en fait ces données scientifiques parce que c'est très dense. J'ai beaucoup de demandes de formation des collègues aussi, qui souhaitent se former. Ça intéresse énormément de professionnels, et bien sûr, les personnes concernées et leurs proches.
C'est vrai que, on sait un peu intuitivement que quand on mange beaucoup de sucre, c'est un peu un effet sur notre esprit. Donc, ça peut-être, ça, c'est quelque chose qu'on peut appréhender. Mais sinon, on a du mal à appréhender l'impact de de l'alimentation, de ce qu'on ingurgite, sur notre cerveau.
Le sucre, c'est un très bon exemple. En fait, on peut penser que comme le cerveau fonctionne avec du sucre, le glucose, hein, c'est le carburant du cerveau, on peut se dire donc, il est bon d'apporter du glucose dans l'alimentation sous forme de sucre rapide. Or, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Quand on augmente le sucre, il y a un pic de glycémie, et qui paradoxalement va fatiguer le cerveau, parce qu'il va y avoir une hypoglycémie réactionnelle, une augmentation de l'insuline, et ça, au contraire, ça va favoriser des coups de barre dans la journée. Donc, c'est pour ça qu'on privilégie les glucides plutôt en fin de journée, parce qu'ils améliorent plutôt l'endormissement et le sommeil. Donc, les glucides complexes, et les protéines et les graisses plutôt en début de journée. C'est ce qu'on appelle la chrononutrition, l'influence de la nutrition au cours de la journée sur le fonctionnement du cerveau.
Mais ça, c'est le carburant, le glucose. Ensuite, il y a les éléments structurels du cerveau, parce que le cerveau, il est composé de cellules, dont les neurones qui sont les plus connus, mais pas que. Il a un système immunitaire, et ces cellules, elles ont besoin de briques, de nutriments essentiels pour fonctionner. Le premier, c'est le DHA. C'est un oméga-3 très particulier qu'on ne trouve que dans les micro-algues et le poisson gras dans l'alimentation. Beaucoup de personnes manquent de DHA sans le savoir. Plus de 80 % de la population mondiale n'a pas le DHA nécessaire pour nourrir son cerveau.
Et donc, j'explique les solutions qui permettent de nourrir les cerveaux de façon soutenable d'un point de vue de l'environnement, parce que les poissons gras ne suffisent pas. Il faudrait multiplier par sept le stock de poisson gras pour nourrir tous les cerveaux de 8,2 milliards d'êtres humains. Donc, on en est très loin, et c'est juste techniquement impossible.
Concrètement, dans ma vie, si je manque de DHA, qu'est-ce que ça entraîne ?
Concrètement, si je manque de DHA, je suis plus vulnérable au stress, au brouillard cognitif, donc des problèmes d'attention, de concentration, plus vulnérable au trouble du sommeil, plus vulnérable à des problèmes de mémoire, d'apprentissage, de raisonnement. Des étudiants, par exemple, c'est un cas typique, en fait, qui sont en condition de stress pour réviser leurs examens, qui sont dans des conditions précaires, en fait, ils se nourrissent pas bien avec des aliments ultra-transformés. À partir de 40 ans, la deuxième partie de la vie, donc chez les femmes, le contexte de la ménopause, le burnout, en fait, il y a plein de situations où notre cerveau a besoin de plus en plus de nutriments parce qu'il est challengé, et l'alimentation moderne apporte de moins en moins de nutriments parce qu'elle est de plus en plus transformée. En France, actuellement, 30 % des aliments sont ultra-transformés. Aux États-Unis, c'est 60 %, et on en prend le chemin. Ces aliments ultra-transformés sont de plus en plus pauvres en nutriments, de plus en plus riches en sucre caché, en graisses saturées, en sel et en additifs. Les additifs vont attaquer le microbiote, et notre cerveau va être dénutri parce qu'il va manquer de nutriments essentiels : le DHA, pas que. Il y a aussi le zinc, le méthylfolate, la vitamine D et d'autres.
Ah oui, donc c'est... mais on comprend. Oui. En te lisant, on voit que c'est une science qui progresse, puisque je t'avais reçu sur ma chaîne lors de la publication de ton précédent livre, et en lisant ton nouveau livre, je me suis dit : waouh, il s'en est passé des choses en un an et demi. Donc, c'est vraiment, on sent que dans le monde entier, ça devient un vrai enjeu. Donc, ça, au moins, ça doit être vraiment passionnant de d'avancer dessus. Comment se fait-il qu'on travaille à ce point sur ce sur ces questions qu'on avait peu travaillé pendant des décennies ?
Il y a, il y a, il y a une sorte de, il y a quand même une part de la communauté scientifique qui, dans le monde, se rend compte de ce lien qui a été un peu oublié. Qu'est-ce qui se passe ?
Alors, effectivement, moi, je suis subjugué par les nouvelles connaissances qui sont publiées. En 2025, donc, en février 2025, grande méta-analyse internationale. Une méta-analyse, c'est une compilation de toutes les études existantes de bon niveau de preuve. Un bon niveau de preuve, c'est un essai contrôlé, randomisé, contre placebo. Ça veut dire quoi ? On répartit les gens au hasard, un groupe qui ne sait pas ce qu'il reçoit, reçoit un traitement actif. L'autre groupe reçoit un placebo. On compare à la fin les résultats dans les deux groupes. Ça, c'est la base pour établir une preuve scientifique. Ensuite, on a plusieurs essais. Ils disent pas tous la même chose. Donc, la science, c'est pas l'être humain, c'est hétérogène, c'est variable. Il y a des facteurs génétiques, il y a le poids, il y a l'âge, il y a plein de choses qui font varier, et cetera. Donc, on compile tout ça, on mouline tout ça dans des méta-analyses. Donc, méta au-dessus, on analyse tout, et on regarde les facteurs qui font varier l'effet. En santé mentale, c'est le domaine de la médecine où il y a le plus de variations, d'hétérogénéité, ça s'appelle comme ça. Et c'est pour ça que les gens ne s'entendent pas. Ça, c'est un point très important, parce qu'avec les mêmes données scientifiques, il y a des gens qui vont dire : "Ou là là, il y a trop d'hétérogénéité, ça varie trop. Donc, en fait, on comprend pas très bien comment ça marche, chez qui ça va marcher. Donc, on n'y va pas." Et il y a des gens comme moi qui disent : "Attendez, au contraire, là, on a un effet, il est démontré, il faut y aller parce qu'on en a vraiment besoin. La moitié des gens ne répondent pas correctement aux antidépresseurs. Les médicaments ont des effets indésirables." Alors attention, je ne suis pas antimédicament. Je dis pas qu'il faut arrêter les médicaments. Et ce que montre cette méta-analyse, donc, c'est une méta-analyse taïwanaise. Donc, les Taïwanais sont très forts en statistiques. Il y a pas de conflit d'intérêt chez les auteurs, il faut le souligner, parce que quand il y a une méta-analyse, il y a aussi une vérification qui est pas de conflit d'intérêt, voilà, que quelqu'un n'est pas payé par l'industrie pour prouver ça. Donc, il y a vraiment une recherche aussi très éthique de voir qu'il y a pas de biais qui ferait que les résultats ne seraient pas purement rationnels. S'il y a des conflits d'intérêt, ils sont déclarés, et là, en l'occurrence, il n'y en a pas. Et ensuite, il y a une méthode appliquée qui garantit que les que tout le monde qui referait la même méthode aboutirait aux mêmes résultats. C'est ce qu'on appelle les critères Prisma en science, peu importe. En tout cas, c'est un protocole qui dit : "Voilà comment je recherche les études. Je ne sélectionne pas les études, je prends toutes les études existantes." Les reviewers, donc les relecteurs qui vont valider chez l'éditeur la publication, vont vérifier ce protocole. Et donc, c'est la garantie qu'on n'aura pas sélectionné les études qui nous arrangent. Ça, c'est très important, parce que sur les réseaux sociaux, parfois, on peut dire : "Cette étude-là a montré", et il y en a neuf autres qui disent l'inverse. Donc, ça, c'est pas bon, en fait. Il faut, c'est pour ça que dans mes livres, je choisis toujours les méta-analyses. Si elles n'existent pas, je vais aux essais contrôlés randomisés. Je le précise. La tanine, par exemple, il n'y a pas encore de méta-analyse. Avec mon équipe, je suis en train de la terminer. Elle sera probablement publiée l'année prochaine. Il y a des résultats hyper intéressants et, par, et par contre, moi, je n'ai pas participé à la sélection des études parce que je voulais pas qu'on dise : "Voilà, Guillaume Fond, il prêche la tanine." Donc, c'est mon équipe indépendante, sans conflit d'intérêt, qui a fait le travail, et effectivement, on a trouvé des résultats hyper...
Alors qu'est-ce qui, qu'est-ce que vous avez trouvé dans cette méta-analyse à Taiwan ?
Je me suis régalé à lire ces résultats. En fait, les chercheurs ont compilé les essais contrôlés randomisés contre placebo de 44 compléments alimentaires, 17 000 participants. Donc, c'est énorme. On ne peut pas dire que ce sont des petites études. Ils les ont classées. C'est ce qu'on appelle une méta-analyse en réseau, c'est-à-dire, en fait, on a A qui est comparé à B, B qui est comparé à C. Donc, on peut comparer A à C directement. À la fin, on a un classement de tous les compléments alimentaires. Le résultat : deux tiers des compléments alimentaires font mieux que le placebo. Donc, il faut arrêter de dire que les compléments alimentaires, ça sert à rien, que c'est du placebo. Ce n'est pas vrai. Il y a une méta-analyse, donc elle est en libre accès. Il n'y a pas de conflit d'intérêt, tout est consultable.
Donc, on est en 2025 maintenant, il faut vraiment avancer parce qu'en santé mentale, on a des recommandations depuis trois ans déjà. En 2022, elles ont été publiées, des guides pour la pratique qui recommandent la prescription des oméga-3, de la vitamine D, du méthylfolate, du zinc et des probiotiques en santé mentale, dans des pathologies comme la dépression, par exemple. Ce n'est pas en remplacement des antidépresseurs, et les résultats les plus intéressants, c'est la combinaison des deux. Les oméga-3, par exemple, ils sont encore plus efficaces quand ils sont combinés à un antidépresseur.
Donc, en fait, c'est logique. Un antidépresseur, qu'est-ce qu'il fait ? Il inhibe dans le cerveau la recapture de la sérotonine, qui est bien connue. Sérotonine, cette hormone qui influence l'impulsivité, l'appétit, le sommeil, l'humeur. Elle fait plein de choses. On l'appelle l'hormone du bien-être en raccourci. Et en fait, si je veux, si je veux faire remonter la sérotonine dans le cerveau, mais qu'il n'y en a pas à la base, ça ne va pas marcher l'antidépresseur. Et c'est le cas chez la moitié des gens. Donc, il faut trouver des moyens de remonter cette sérotonine, et les moyens, c'est de nourrir le cerveau tout simplement. En fait, le méthylfolate, par exemple, c'est la vitamine B9 active, c'est un cofacteur essentiel pour le cerveau pour qu'il synthétise de la sérotonine.
Pourquoi il y a un tel intérêt dans le monde sur ces questions-là ? Est-ce que c'est parce qu'on voit, bon, la gravité de la souffrance mentale ? On voit que malheureusement, pour l'instant, les antidépresseurs ne suffisent pas ? Est-ce que c'est parce qu'il n'y a pas de nouvelles inventions depuis longtemps ? Est-ce que c'est aussi peut-être parce que on a fait des progrès, donc c'est plus facile d'arriver à examiner ces questions-là ? Est-ce que c'est un changement de paradigme ? Parce que ça, ça gênait les gens de penser qu'on pouvait nourrir le cerveau. Qu'est-ce qui fait que on rentre dans, c'est quasiment un nouveau, un nouveau monde, un nouveau paradigme de de traitement ?
C'est vrai qu'en fait, l'épistémologie de la santé mentale, la deuxième moitié du 20e siècle a été consacrée à la pharmacologie. Ça a commencé en 1952 avec la découverte du premier antipsychotique dans la schizophrénie. Et d'ailleurs, c'est intéressant de voir les réactions des psychiatres à l'époque. Il a fallu huit ans pour que le premier antipsychotique passe vraiment dans la pratique parce qu'il y avait un scepticisme très fort en disant : "En fait, que la psychose était une pathologie de la psyché, donc c'était pas accessible à une molécule chimique." Donc, il y avait des représentations. Et ça, c'est la même chose qui se passe pour la psychonutrition. C'est normal, hein. Quand on arrive en disant : "Il y a une révolution scientifique", il y a un mouvement de scepticisme qui est normal. Voilà, le doute rationnel, c'est OK pour moi. Par contre, maintenant, on a les données. Donc, c'est pour ça que je dis : "Allez voir les données scientifiques, ce n'est pas mon opinion." Moi, je fais que transmettre les résultats des données scientifiques. Et après, l'explication, c'est que c'est l'Occident, en fait, qui a été très focalisé sur la pharmacologie. Les études que je présente, il y en a beaucoup qui ont été conduites au Moyen-Orient, en Iran, par exemple, au Japon, en Corée du Sud, en Chine, parce que l'Asie devient le premier producteur de données scientifiques. Les États-Unis sont encore en tête, mais ils sont rattrapés, donc ça équilibre beaucoup les données. C'est pour ça que j'insiste sur l'origine des données, parce que quand on regarde ce qui se passe en France et en Europe, on rate au moins deux tiers de la production scientifique. Donc, si on ne lit pas les données internationales en anglais, et les médecins n'ont pas le temps de le faire, beaucoup, en fait, ont des formations médicales continues, mais qui ne sont pas axées sur ces sujets-là. Actuellement, il n'y a pas de formation médicale continue sur la psychonutrition. Moi, je reçois des demandes tous les jours de professionnels, mais l'Agence Nationale du Développement Professionnel Continu n'a pas validé pour l'instant cette orientation. Donc, en fait, il y a encore une méconnaissance, chez les professionnels, et c'est dans la population, finalement, que l'intérêt est beaucoup plus fort, et la demande est plus forte, et c'est par la population qu'on voit que les choses, les choses bougent.
Pourquoi en Asie ? Il y a la recherche de pointe en Asie se tourne vers cette question. Tu as une idée ?
Alors, en fait, je pense qu'il y a plusieurs phénomènes autour de certains nutriments qui sont traditionnels. Je pense à la théanine, par exemple, qui est beaucoup étudiée au Japon. La théanine, c'est un acide aminé du thé vert que je trouve absolument extraordinaire. Elle est donc autorisée en additif alimentaire au Japon. Là-bas, on peut dire qu'elle a des vertus relaxantes, qu'elle améliore le sommeil. On ne peut pas le dire en France parce qu'il n'y a pas d'allégation de santé autorisée autour de ça. Et en fait, donc, il y a les Japonais ont fait des essais contrôlés randomisés chez des étudiants en pharmacie pour voir s'ils étaient moins stressés avant les examens, et tout ça, avec des résultats très intéressants, positifs chez des personnes plus âgées avec des troubles du sommeil. Voilà, il y a plein d'intérêt, en fait, parce que la théanine fait partie de la culture. Alors, en fait, on la trouve dans le thé matcha et gyokuro, donc, en fait, qui sont très consommés au Japon et très populaires dans le monde aussi. Donc, il y a cet intérêt là, en fait, pour des médecines entre guillemets plus douces, plus naturelles. Et avant, c'était du domaine entre guillemets de la médecine, voilà, comme on disait alternative, douce, enfin, et c'était très méprisé, en fait, par beaucoup de professionnels, en disant : "Bah, grosso modo, c'est du placebo." Il vaut mieux prendre ça que de prendre des médicaments qui servent à rien, parce que les médicaments sont dangereux. Et ça, on en revient parce que moi, c'est ce qui m'avait été enseigné dans mes études de médecine il y a 20 ans. Par exemple, on m'avait dit : "Les vitamines, c'est du placebo, ça sert à rien." Les vitamines hydrosolubles, donc qui se dissolvent dans l'eau, elles sont éliminées dans l'urine. Donc, il n'y a pas de risque de surdosage. On m'a dit plein de grandes vérités comme ça qui sont complètement fausses, en fait, que j'ai vérifié aujourd'hui.
Oui, parce que ce qui est vraiment important, après, on va venir, on va rentrer dans, dans, qu'est-ce qu'on peut faire, mais je veux vraiment insister parce qu'en te lisant, on comprend, voilà, qu'on n'est pas en train de parler. Ça, même le mot complément alimentaire peut est aussi pas toujours bien nommé. On a l'impression que c'est juste un petit complément et qu'on est là dans quelque chose, voilà, de la médecine complémentaire, mais pas du tout. Ce que tu montres, ce que les études montrent, c'est que c'est un vrai effet sur la sur la santé. D'ailleurs, mais c'est un changement de paradigme. Je pense que la, la, je comprends la, la, la résistance, et qu'il faut changer de paradigme parce que pour l'instant, soit il y a un médicament, mais l'idée qu'on va prendre ça, ce n'est pas de la, ce n'est pas l'alimentation, ce n'est pas un médicament, c'est, c'est quasiment une autre classe. Et je crois que c'est ça qui fait que on a du mal à prendre vraiment au sérieux cette révolution. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on a créé un mot pour les définir. Ça s'appelle nutraceutique. C'est un mot qui n'est pas passé dans le langage courant en France. C'est pour ça que mon livre s'appelle "Complément alimentaire et santé mentale" et pas "Nutraceutique et santé mentale", alors qu'en fait, je parle des nutraceutiques. C'est un mot qui va percer un jour, je pense, parce qu'il faut effectivement qu'on appelle un chat un chat. Un complément alimentaire, effectivement, son nom est correct. C'est un complément de l'alimentation, mais on se dit : "OK, si on le trouve dans l'alimentation, c'est entre guillemets, ça ne peut pas avoir d'effets thérapeutiques." Et ça, c'est un point très important, cette histoire d'effet thérapeutique, parce qu'en fait, on ne peut pas dire n'importe quoi, et moi encore moins en tant que médecin. Il y a des allégations de santé autorisées par l'EFSA. Donc, c'est l'autorité européenne de régulation, parce qu'il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites dans les années 2000, et à un moment donné, les décideurs ont dit : "On va réglementer parce que là, ça part dans tous les sens. Donc, on va donner une liste de choses qu'on peut dire." Pour les vitamines, c'est assez évident, parce qu'en fait, elles existent déjà dans notre cerveau. Elles ont des fonctions connues dans notre cerveau. Donc, on peut dire que la vitamine D participe à un système immunitaire normal. On peut dire que le DHA participe au fonctionnement normal du cerveau à partir de 250 mg. Il y a plein de choses qu'on peut dire qui sont parfaitement factuelles. Et ensuite, on a des données scientifiques, mais qui vont plus loin que ce qu'on peut dire. Donc, c'est là où ça devient compliqué. C'est-à-dire qu'il y a ce qu'on peut écrire sur une boîte de complément alimentaire, et il y a les résultats des données scientifiques. Donc, j'explique bien la différence entre les deux, parce qu'en fait, il y a des personnes qui vont pouvoir dire : "C'est des allégations de santé non autorisées et cetera, monter ça en épingle." Ce sont des résultats de données scientifiques. Par exemple, la vitamine D, on sait qu'elle a une influence sur l'inflammation, et par contre, le la Commission européenne a autorisé juste système immunitaire. Donc, on ne peut pas dire, en fait, qu'elle participe à une inflammation saine, parce que la Commission européenne a coupé en deux la phrase. Enfin, c'est des choses un peu absurdes comme ça, en fait. Et ça rend la communication au grand public très compliquée. Moi, sur les réseaux sociaux, donc, je fais des posts toutes les semaines sur Instagram, je communique sur YouTube, j'ai plein de retours excellents. J'ai aussi, donc, en face, des personnes qui ne connaissent pas le sujet et qui parfois, ben, vont dire des choses qui ne sont pas établies scientifiquement. Par exemple, j'ai entendu la semaine dernière un jeune pharmacien qui disait : "Le zinc, il y a tout ce qu'il faut dans l'alimentation, ça sert à rien d'en prendre." Bah, ça, c'est pas vrai. Par exemple, en fait, il y a des personnes qui vont avoir besoin d'apport en zinc, notamment les femmes qui ont plus de besoins que les hommes. Et aussi parce que les antinutriments présents dans les céréales complètes et les légumineuses, qui sont de plus en plus consommées, et c'est très bien pour le microbiote et pour la santé environnementale, et ben, ces antinutriments vont faire baisser l'absorption du zinc. Voilà. Donc, voilà, il y a des choses un peu fines comme ça qu'il faut vraiment regarder au cas par cas. Si je prends l'exemple des folates aussi, donc les folates, vitamine B9, qu'on trouve dans les céréales, par exemple. Il y a plein de pays qui ont décidé de faire des programmes de fortification alimentaire en folates, donc de rajouter des folates de synthèse dans les céréales, les farines, par exemple, aux États-Unis, ça se fait. Pourquoi ? Parce que chez les fœtus, chez les femmes enceintes, il y a un risque si on manque de vitamine B9 que le tube neural, donc le système nerveux du fœtus, ne se termine pas, ne se ferme pas. Et donc, le meilleur moyen, c'est de rajouter ces éléments dans l'alimentation. Et là, on voit les limites du mouvement "food first", parce qu'en fait, il y a des gens qui se disent : "Il faut commencer par bien manger. Les compléments alimentaires, ça sert à rien." Et ça, c'est, c'est plus vrai. Aujourd'hui, en fait, c'est ce que j'explique, c'est que l'alimentation, c'est très compliqué d'atteindre les objectifs de certains nutriments comme les oméga-3, la vitamine D. Encore une fois, ce n'est pas moi qui le dis, ce n'est pas mon opinion. Les oméga-3, c'est des études épidémiologiques internationales. On dose dans le sang chez des milliers de personnes dans le monde les oméga-3, et on montre qu'il y a 80 % des gens qui n'ont pas les niveaux nécessaires d'oméga-3 pour nourrir leur cerveau. La vitamine D, l'ANS en France, qui est l'autorité de référence, publie des rapports tous les cinq ans pour dire : "Il n'y a pas assez de vitamine D, malgré les fortifications des produits laitiers." Donc, on a besoin de supplémenter en vitamine D. Et là où les médecins ne s'entendent pas, c'est qu'en fait, il y a des médecins qui disent : "La vitamine D, ça ne sert plus à rien après trois ans, et après, c'est chez les personnes âgées qui ont des risques de fracture." Mais ce n'est pas vrai. La vitamine D, il en faut toute la vie pour nourrir le cerveau. Il y a des récepteurs à la vitamine D dans le cerveau, et ce qui est très intéressant, c'est de voir que les seuils qui ont été définis pour une bonne vitamine D, ils ont été établis sur l'os, le métabolisme osseux, mais pas sur le cerveau. Et il faudrait peut-être des niveaux même encore plus élevés pour être certain que les récepteurs du cerveau sont saturés. Et ces récepteurs du cerveau, on en trouve dans l'hippocampe et l'amygdale, qui sont impliqués dans la mémoire et l'anxiété. Donc, c'est très important. Moi, ce que je dis en fait, c'est : si on a un problème de santé mentale, si on est vulnérable au stress, si on est, on a des troubles du sommeil, des problèmes d'attention, du brouillard cognitif, commençons par bien se nourrir en oméga-3, en vitamine D. Vérifions le méthylfolate et le zinc, et après, on réfléchit. C'est, je pense, c'est déjà la base. Quand on regarde les données scientifiques, il faut commencer par là. Après, il y a des situations spécifiques où on peut doser d'autres nutriments, mais je pense que d'un point de vue santé publique, c'est vraiment le message à faire passer.
Donc, ce message, il est au fond pour presque tout le monde, parce que nourrir son cerveau, ce n'est pas seulement, donc, tout ce que tu dis va intéresser tous ceux qui souffrent, voilà, d'angoisse, de dépression, et cetera. Euh, ça, ça, c'est, c'est majeur, mais aussi juste avoir des problèmes de sommeil, euh, vouloir fortifier sa mémoire, euh, vouloir être moins stressé. Donc, on voit que, que aussi, c'est assez singulier. Là, on parle de quelque chose qui peut aider tout le monde à se sentir en meilleure forme, et en même temps qu'à une, qu'à une capacité à guérir. Donc, c'est, on est quasiment un double, un double niveau, ce qui est aussi pas habituel. Voilà. Parce que normalement, un médicament, on prend quand on est malade. Là, c'est quelque chose qui devient qui est à la fois une part d'hygiène de vie, et en même temps quelque chose qui nous, qui nous, qui nous soigne.
Alors, on va rentrer tout de suite dans les oméga-3 et le DHA. Tu, tu as un peu expliqué à quel point c'était, c'était important. Est-ce que tu veux, est-ce qu'on peut quand même rappeler, voilà, qu'est-ce que c'est et pourquoi c'est important ? Que c'est vrai, on connaît maintenant un peu le mot oméga-3. Comment on peut faire pour que ça rende, ça soit un peu moins un mot abstrait et qu'on comprenne un peu mieux ? Et on entend beaucoup de bêtises aussi.
Donc, je vais essayer de refaire la clarté. Parce qu'en fait, j'ai eu un témoignage hier, en fait, moi, d'un jeune coach sportif de 27 ans qui m'a dit que le DHA a vraiment changé sa vie. Il était en Polynésie, il est rentré en France, il était gendarme, il a changé de métier, et cetera, beaucoup de stress. Il est arrivé à Paris, et il m'a, il m'a expliqué en fait qu'il a vraiment senti que de prendre du DHA avait complètement changé sa vision de la réalité. Il s'était dit : "En fait, la même réalité avant, je ne percevais pas les choses de la même façon." C'est ce qu'on appelle la valence qu'on donne aux événements. Donc, la valence négative, c'est voir le verre à moitié vide. Et donc, les personnes qui ont une prédisposition à la dépression vont avoir tendance à être pessimistes, à voir les choses du mauvais côté. Et Dieu sait qu'il y a beaucoup de raisons objectives d'être pessimiste actuellement dans le monde. D'où l'importance de bien nourrir son cerveau. Parce qu'en fait, le cerveau, c'est vraiment la base de notre expérience de la vie. La même journée, si je la vis avec un cerveau dénutri, c'est comme sortir en t-shirt en hiver. Je vais être exposé à vif à tous les événements en frontal, et je vais ruminer ensuite, et ça va conduire à une baisse de l'énergie mentale, de la procrastination, de la culpabilisation, et après, c'est une boucle comme ça, une boule de neige de cercle vicieux.
Donc, le DHA, c'est un fluidifiant des membranes des neurones. C'est un type d'oméga-3 très particulier. Et ce qu'on entend beaucoup, c'est des erreurs en disant : "Je prends des oméga-3 parce que je prends de l'huile de colza, je mange des graines de chia." Ça, c'est des oméga-3 végétaux. C'est là, et là, et cette A, et là, il se convertit à moins de 0,5 % en DHA. Donc, en fait, on ne peut pas nourrir son cerveau avec ces oméga-3 végétaux. C'est un énorme sujet, parce qu'en fait, il va y avoir des médecins qui vont dire : "Il faut manger des sardines, des maquereaux, des anchois, du hareng, trois fois par semaine pour avoir ses apports en DHA et en EPA, qui est un autre oméga-3 très intéressant en santé mentale." Ça, ce serait OK si, déjà, un, on avait les moyens de stockage pour nourrir 8,2 milliards de cerveaux, et on ne les a pas. Il faudrait multiplier par sept le stock, et c'est inenvisageable. Il faudrait le faire actuellement, en fait, et en plus, la population mondiale continue à augmenter, en plus de ça. Donc, plus de la moitié du poisson consommé est du poisson d'élevage. Le poisson sauvage n'augmente plus depuis les années 80, parce que sinon, on vide les océans. Et puis, il y a le problème des contaminants. Donc, il y a le problème du méthylmercure, des dioxines, des microplastiques, des PFAS. Depuis 2010, l'ANSES dit : "Il ne faut pas dépasser une portion de poisson gras par semaine." Et elle l'a confirmé en 2024 avec le Programme National Nutrition Santé. Donc, moi, je suis ce programme. Donc, ce n'est pas moi qui le dis, ce n'est pas mon opinion. Voilà, il y a un risque pour la santé, en particulier chez les personnes vulnérables, les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes. Donc, c'est très dangereux de dire : "Il faut augmenter sa consommation de poisson gras." Et après, chacun prend ses décisions.
Alors, comment je fais pour prendre, pour augmenter mon DHA et mon DHA, et faire comme ce jeune homme qui, grâce à ça, qui grâce à ça, a pu changer son expérience du monde ?
En fait, quand on regarde le cycle du DHA, il est important de prendre conscience que ce n'est pas le poisson qui synthétise le DHA. Le poisson se nourrit de micro-algues dans le plancton des océans, et il va stocker le DHA dans sa graisse. Pour, c'est pour ça que les poissons gras sont riches en oméga-3, c'est dans la graisse. Même chose pour la vitamine D. Donc, tout simplement, allons directement à la source chercher le DHA. C'est dans la micro-algue, et ça se fait en France. Il y a des cuves où on élève des algues, c'est beaucoup mieux pour le respect de la souffrance animale. C'est beaucoup mieux sur le plan environnemental, énergétique. Ça coûte beaucoup moins cher. Ça coûte encore cher, en fait, c'est plus cher de prendre de l'huile d'algue que de l'huile de poisson, parce que c'est une histoire d'offre et de demande. Plus il y aura de la demande, et plus les prix vont baisser. Ça, c'est donc, faut prendre de l'huile d'algue.
Exactement, l'huile de micro-algues. Alors attention, je parle pas des algues des sushis, hein, parce qu'il y a des personnes qui me disent : "Je mange des algues japonaises, donc j'ai des oméga-3." Non, ce n'est pas ces algues-là, ce ne sont pas des algues alimentaires, ce sont des micro-algues. Donc, Schizochytrium, c'est le nom de la micro-algue qui synthétise le DHA. Et en fait, donc, il existe des huiles avec des mélanges où il y a de l'huile d'algue mélangée à d'autres huiles, et puis surtout, il y a des encapsulations, et c'est ça qu'on appelle le complément alimentaire. Donc, moi, je ne comprends pas, en fait, pourquoi il y a des personnes qui sont qui diabolisent, en fait, le fait d'encapsuler les oméga-3, en disant : "Les compléments alimentaires, il n'y a plus la matrice, c'est mal absorbé et cetera." Ce n'est pas du tout ce que montrent les études scientifiques. C'est la forme des oméga-3 qui compte. En fait, il y a plusieurs formes : triglycérides, phospholipides, et cetera. Donc, là, on peut discuter de la forme la plus intéressante. Il y a l'huile de krill, c'est des petites crevettes, où il y a des phospholipides, et cetera. C'est très intéressant. J'explique tout ça dans le, dans le livre, mais tout ça est absorbé, en fait. Donc, dire que ça sert à rien de prendre des compléments alimentaires d'oméga-3, moi, je trouve que c'est vraiment contre-productif d'un point de vue de santé publique. D'où est-ce que ça vient ? Ça vient d'études des États-Unis de 2023, de cardiologues, parce qu'aux États-Unis, la moitié des compléments alimentaires d'oméga-3 sont trop oxydés et donc sont dangereux. C'est-à-dire qu'ils créent du stress oxydatif. Et donc, en fait, les cardiologues américains ont dit : "Il faut manger du poisson gras et pas prendre des compléments alimentaires d'oméga-3." En plus, il y avait des études qui montraient que ce n'était pas aussi intéressant sur la prévention du risque cardiaque, d'infarctus, de l'AVC, parce que...
Que il y a aussi dans les poissons du zinc, notamment d'autres nutriments qui sont intéressants. Mais ce qu'il faut rappeler, c'est qu'un poisson gras, bah, c'est gras, donc c'est très calorique. Donc ça va apporter aussi beaucoup de calories dans une alimentation qui est déjà très énergétique et dans une population qui est déjà en obésité croissante et sédentaire.
Donc ça, il faut le prendre en compte. Et moi, j'en ai discuté avec Lin Rae à Montpellier, qui a fait des publications en 2022 sur les recommandations de l'équilibre entre les protéines animales et végétales. Et ce qu'ils m'ont dit, c'est : "On n'a pas inclus les oméga-3 dans le calcul parce que c'est impossible d'atteindre les objectifs du programme national de nutrition santé avec l'alimentation actuelle." Donc pour l'instant, il y a que les compléments alimentaires. Donc ça, encore une fois, c'est pas moi qui le dit, en fait, c'est des recommandations.
On essaie de trouver des solutions et donc je trouve que c'est une bonne solution. Il faut aussi répondre aux questions des personnes véganes, végétariennes et flexitariennes qui ne vont pas avoir des apports suffisants parce qu'elles ne vont pas consommer de poissons gras. Et puis, rappelons qu'il y a que 30 % des Français qui consomment une portion de poisson par semaine, et pas tout le temps du poisson gras. Ça, c'est la réalité. Et cette consommation, elle diminue d'année en année de 0,44 %.
Par contre, la bonne nouvelle, c'est que le taux d'oméga-3 des Français, il augmente. Et ça vient d'où ? Ça vient du fait que 60 % des Français consomment des compléments alimentaires. 60 %, c'est énorme. Donc, en fait, il y a une méfiance parce que c'est un marché, en fait, il y a de l'argent. Mais l'alimentation, c'est aussi un marché et il y a aussi des enjeux. On l'a vu avec le retrait récent de la limitation des aliments ultra-transformés des recommandations gouvernementales, qui est un scandale. Mais voilà, moi, je là, c'est là, il faut dire, c'est scandaleux sur sur sur la situation politique de d'avoir enlevé cette recommandation. Il y a rien de plus consensuel d'un point de vue scientifique que les méfaits. Il y a eu une méta-analyse dans le Lancet qui a été publiée.
Et je précise que parmi les pathologies qu'augmente l'alimentation ultra-transformée, il y a la dépression et les troubles mentaux communs, c'est-à-dire les problèmes de sommeil, d'attention, d'anxiété, le stress. Ça a été publié dans une revue, donc le Lancet, qui est très prestigieuse internationale. Et on a encore un exemple, on l'avait avec le changement climatique, mais on a encore un exemple que les décideurs ne suivent pas les données scientifiques. Et là, on est sur du long, du long terme. On parle de la santé de nos enfants, du cerveau de nos enfants, des microbiotes. On a une augmentation des tumeurs cérébrales de l'enfant. On a un rajeunissement de l'âge du cancer. En fait, les cancers, euh, ça, tous mes collègues oncologues me parlent du fait qu'ils voient des gens de plus en plus jeunes dans leur consultation. Et ça, l'alimentation ultra-transformée est un des principaux facteurs ciblés dans l'alimentation. Le programme santé mentale des jeunes, en fait, qui a été déployé il y a 2 ans, parle de l'activité physique, ne parle pas du tout de l'alimentation, alors qu'en fait, voilà.
Non, mais c'est là, c'est vraiment là que les gens aient un peu de mal à comprendre la situation des oméga-3. On comprend que, on, c'est, c'est nouveau. Mais sur les aliments ultra-transformés, c'est, il y a quelque chose là de. Mais c'est pour ça, il faut bien comprendre qu'on est dans une population où le produit le plus acheté en 2025 solide, c'est le pot de pâte à tartiner d'un kilo de marque bien connue. Et l'aliment liquide le plus acheté, c'est la boisson de soda d'un litre. C'est ça la situation actuelle de la population française. Donc, quand j'ai des collègues que j'entends dire, voilà, "faut manger du poisson gras plusieurs fois par semaine", il faut regarder la réalité, en fait, de l'alimentation. Parce que des programmes de nutrition santé, il y en a depuis 15 ans, et en fait, ils ont une efficacité très limitée.
Donc, attention, je suis pas en train de dire qu'un complément alimentaire va remplacer une alimentation saine et équilibrée. C'est très important pour nourrir son microbiote de diversifier les végétaux qui vont nourrir le microbiote, par exemple. C'est important de faire attention à l'apport énergétique et qu'il soit bien raccord avec l'activité physique et la lutte contre la sédentarité, parce que il faut, on a un corps qui a des apports et des dépenses. Mais par contre, les compléments alimentaires, je le vois plutôt comme un levier. En fait, c'est un des leviers d'action que l'on a, au même titre que l'activité physique, le d'être moins assis, moins couché, d'être plus connecté aux autres en vrai et moins sur les réseaux sociaux, d'être moins exposé aux écrans. Il y a plein de leviers pour améliorer sa santé mentale, et les compléments alimentaires font partie de ces leviers. Et pour dans des situations qui peuvent être bloquées, ça peut vraiment aider. Je pense notamment à des jeunes. En fait, j'ai beaucoup de mères de famille qui m'écrivent pour leurs jeunes à la maison, jeunes adultes ou adolescents qui n'arrivent pas à débloquer les choses, et notamment où il y a des enjeux, des conflits autour de l'alimentation. On sait bien que c'est très compliqué, en fait, de bien se nourrir quand on est face à un adolescent, voilà, en pleine crise entre guillemets, et qui va aller vers des aliments ultra-transformés, qui en plus sont promus dans des publicités, sur des réseaux sociaux. Enfin, voilà, donc on est dans un système qui est vraiment compliqué à à démêler.
Moi, je voudrais, donc là, on voit bien pourquoi ça vaut la peine de prendre des compléments. Même si on a vu, complément, c'est pas le bon terme pour augmenter euh mes oméga-3. Mais là, j'aimerais bien que tu m'expliques, mais vraiment comme si j'étais un enfant de 6 ans, ce qui est un peu en réalité, un peu ce que ce que je suis. Pourquoi il faut que je prenne euh de la DHA ? De la DHA. Qu'est-ce que ça va me faire de prendre de la DHA ?
Donc le DHA, ne pas confondre avec DHEA, c'est pas la même chose. Donc DHA, acide docosahexaénoïque, c'est l'oméga-3 assouplissant des membranes. Une membrane riche en DHA, elle va être souple, elle va être fluide. Ça veut dire que mon cerveau va bien communiquer, il va être agile. Si je manque de DHA, ça va se rigidifier, ça va devenir solide. En fait, il y a des récepteurs qui absorbent le DHA dans le cerveau, et ils peuvent être saturés par des oméga-6, par exemple. C'est un autre, un autre type d'oméga qu'on a dans l'alimentation. Et il se trouve que les oméga-6, ils sont importants pour la santé, mais ils sont en excès dans notre alimentation moderne. Ça vient du fait justement qu'il y a beaucoup d'aliments ultra-transformés. Je pense à l'huile de tournesol, par exemple, qui est beaucoup utilisée, très riche en oméga-6, alors que l'huile de colza est plus intéressante pour les oméga-3. Donc, il y a des moyens très simples, hein. Remplacer l'huile de tournesol par l'huile de colza, ça serait déjà un moyen d'améliorer l'alimentation dans des produits même ultra-transformés. Enfin, voilà, il y a des choses comme ça qu'on pourrait faire.
Et euh ce DHA va me rendre euh moins vulnérable au stress, moins vulnérable aux troubles de la tension, du sommeil. En fait, il y a une clarté mentale qui m'est décrite, hein. J'ai des gens qui m'envoient des témoignages tous les jours, dont certains sont consultables directement sur internet, et qui me décrivent ça, en fait, ce ce cette dissipation du brouillard mental. Donc, mais comment ça fonctionne ? Comment ce nutriment fait pour que je mon esprit soit plus clair ? Tu as un peu dit ça, ça, est-ce que tu peux.
Donc le DHA, en fait, va s'intégrer dans les membranes des neurones et en fait, ça va donc fluidifier le l'influx nerveux. En fait, il y a une décharge électrique qui passe d'un neurone à l'autre, qui va donner une une information, une transmission. C'est ça qui va en fait me permettre d'avoir des pensées et des émotions claires et agiles. En fait, c'est vraiment un flux différent dans la communication entre les neurones. Et il y a des chercheurs à Paris, en fait, qui ont vraiment étudié précisément ce qui se passe. Le DHA va aussi modifier la con, donc la conformation, en fait, c'est l'acquisition d'une de la forme des récepteurs dans le cerveau, et notamment des récepteurs à la sérotonine. Donc, en fait, ça va permettre justement ces fameux neurones de sérotonine, mais aussi de dopamine, de noradrénaline, de mieux communiquer et de mieux utiliser la sérotonine existante. Et donc, c'est ça qui va expliquer notamment l'efficacité qu'on observe dans la dépression en adjonction aux antidépresseurs. C'est vraiment synergique. Voilà.
Donc là, ça va. J'ai à peu près compris ce que fait la DHA. La DHA dans mon cerveau. Je suis très content. Et alors, il y a un autre aspect de des oméga-3, c'est les EPA.
Oui, l'EPA, en fait, c'est un 2ème oméga-3 qui lui a une action différente. Il va pas être structurel, il va pas se mettre dans la membrane des neurones. Il va modifier le système immunitaire du cerveau avec une action anti-inflammatoire. Donc ça, c'est un exemple, par exemple, de ce qu'on ne peut pas dire sur une boîte de complément. On ne peut pas écrire "anti-inflammatoire" sur une boîte qui contient de l'EPA. Par contre, les données scientifiques montrent clairement l'activité anti-inflammatoire de l'EPA. Et ce qui est très intéressant en santé mentale, c'est qu'on retrouve un intérêt de l'EPA de façon transversale, c'est-à-dire dans plusieurs troubles qui ont tous comme point commun, donc la dépression, la dépression bipolaire, le trouble borderline, qui est un trouble de la régulation des émotions. En fait, on trouve une efficacité et à chaque fois, c'est des doses supérieures à 1 g par jour. Maintenant, il y a même une méta-analyse qui montre l'intérêt de l'EPA et du DHA combiné dans l'anxiété et à des doses plutôt autour de 2 g par jour.
Donc, on voit que la dose est très importante. Et c'est là où la psychonutrition devient vraiment précise. Et c'est une des raisons pour lesquelles c'est difficile à diffuser, c'est parce qu'un antidépresseur, c'est une dose standard. En fait, on suit le Vidal, on dit "OK, on commence à 20 mg, on va monter à 30, à 40 et cetera." Pour les nutriments, il faut vraiment y aller de façon très fine parce qu'il faut prendre en compte l'âge, le sexe, le poids, faire des dosages parfois précis, pas toujours remboursés. Et donc ça prend plus de temps, ça coûte parfois plus cher. Et donc, c'est vraiment de la médecine de précision. Et ça, c'est la médecine de l'avenir. Tout le monde le dit, et ça, c'est consensuel chez les professionnels. Il faut aller vers la médecine de précision parce que les médicaments qui ont été développés pour tout le monde à la même dose pour soigner des maladies, en fait, bah, ça laisse plein de gens sur le carreau, en fait, parce que, par exemple, les doses ont été étudiées pour être adaptées à un homme blanc de 70 kg, et pas à des femmes, par exemple, qui vont avoir un métabolisme différent. Donc, euh, il y a plein de facteurs euh qu'on appelle pharmacodynamique et pharmacogénétique à prendre en compte. Et c'est le cas aussi pour les nutriments.
Qu'est-ce que c'est l'inflammation cérébrale ? L'inflammation du cerveau, donc on appelle aussi la neuroinflammation, c'est quand mon cerveau se défend contre une agression. En fait, l'inflammation, c'est un système naturel de défense qui nous aide à nous protéger contre une plaie, une infection comme le Covid, par exemple, une infection chimique. Ça peut être une alimentation ultra-transformée aussi, hein, qui va nous agresser, qui va déclencher de l'inflammation, ce qu'on appelle l'alimentation inflammatoire. Et c'est l'alimentation moderne occidentale qui est inflammatoire. Et ça, ça va faire souffrir le cerveau au même titre que nos autres organes. Donc, en fait, le système immunitaire du corps entier va s'activer. Et dans le cerveau, en fait, il y a un autre système immunitaire qui communique avec le premier. Alors, il y a, il y a un système complexe d'enzymes, en fait, avec des récepteurs, une interleukine qui s'appelle interleukine 1. Je passe sur les détails, mais en fait, ça va activer une neuroinflammation. Et on a pu montrer dans des premiers épisodes de maladie mentale qu'il y avait une partie des patients qui ont une neuroinflammation activée, et qu'en améliorant cette neuroinflammation, on améliorait les symptômes de la maladie mentale. Donc, ça, c'est un énorme champ de recherche qui s'appelle la psycho-immunologie. Comment le système immunitaire influence notre vie mentale ? Et ça, c'est extrêmement important pour comprendre comment certains nutriments agissent. Je pense notamment à la vitamine D. La vitamine D, c'est un modulateur du système immunitaire. Et c'est une des explications sur son importance, parce que ça pourrait vraiment améliorer à la fois le système immunitaire du cerveau, mais aussi la façon dont les gènes s'expriment. Parce qu'en fait, la vitamine D, c'est un activateur, une clé d'activation qui va permettre à des gènes du système immunitaire de s'activer. Il y a également des gènes du métabolisme des glucides et des lipides. Donc, en fait, il y a plein de choses hyper intéressantes qu'on est en train de découvrir sur l'efficacité pour expliquer en fait.
Et moi, je suis vraiment parti à l'envers. Faut bien comprendre dans ma démarche, j'ai commencé par aller regarder ce qui marche et ensuite expliquer comment ça marche. Parce qu'il y a des personnes qui vont faire une théorie, par exemple, en disant "il y a ce mécanisme-là, donc ça doit marcher", mais qui n'ont pas forcément les preuves scientifiques de l'efficacité. Là, c'est hyper important parce que tu vas, tu vas très rapidement, mais ça, c'est fondamental. Du que j'ai que que j'ai compris en discutant avec plusieurs professionnels, il y a dans le passé, on a souvent essayé de de de faire des études, de penser que quelque chose allait marcher parce que voilà, on voit que c'est un effet qui est prouvé scientifiquement, mais c'est pas, c'est pas parce qu'on a vu dans une étude que quelque chose fonctionnait, voilà, dans l'abstrait ou chez la souris, que ça va avoir un effet chez l'être humain. Toi, tu pars, c'est très important, toujours, tu pars de l'inverse. Qu'est-ce qui a déjà marché chez l'être humain et comment on peut le comprendre par la suite ?
C'est exactement ça, en fait. Dans ma démarche, j'ai commencé, en fait, tout a commencé en 2019 avec la première grande méta-analyse sur l'efficacité des nutriments santé mentale. C'était publié dans World Psychiatry, qui est la plus grande revue de psychiatrie mondiale. Et j'ai été subjugué par les résultats, en fait, de voir l'efficacité des oméga-3. Il y avait déjà le méthylfolate, il y avait plein de choses. Ça, ça a été une révolution conceptuelle. Je me suis dit : "Mais comment ça se fait qu'on n'en parle pas plus et qu'on ne l'applique pas surtout dans la pratique ?" En fait, pour les patients, ça peut aider des millions de personnes. La dépression, il y a 7 millions de personnes qui sont sous antidépresseurs tous les jours en France. Enfin, c'est, il y a 234 millions de personnes dans le monde qui sont en dépression au moment où on parle. Enfin, c'est quelque chose qui et qui explose en fait depuis le Covid. En plus, les chiffres augmentent, en plus chez les jeunes, enfin, voilà, c'est vraiment un sujet de santé publique mondiale majeure. La dépression, en 2030, ce sera la première cause d'invalidité chez les adultes. Enfin, voilà, c'est vraiment un enjeu majeur de santé de l'être humain. Et en fait, après, en 2022, on a eu ces recommandations internationales. Et donc les données scientifiques d'efficacité, elles étaient là, en fait, et elles se renforcent d'année en année. 2025, mise en réseau. Enfin, après effectivement, je me suis dit, donc regardons d'abord ce qui marche et ensuite allons regarder les mécanismes qui peuvent expliquer comment ça marche. Et effectivement, on a toutes les explications qu'on avait, mais il y a aussi d'autres hypothèses qui sont faites, en fait, chez l'animal, pas chez la souris, et qui ne se traduisent pas, en fait, chez l'être humain. Donc, c'est pour ça qu'il faut faire attention aussi à des nouvelles données qui arrivent chez l'animal, mais qui n'ont pas encore été testées chez l'être humain. Bien sûr, une souris n'est pas un être humain. Donc, il faut être très prudent quand on a que des résultats qu'on appelle précliniques. Mais là, en l'occurrence, on parle bien de résultats chez l'être humain.
Le DHA et l'EPA ont aussi, donc on a vu, ils ont des bénéfices pour la régulation émotionnelle, éviter l'inflammation, mais aussi sur le sommeil. Comment ça se fait ? Qu'est-ce qu'on sait ? Pourquoi ?
En fait, il y a, il y a plein d'études hyper intéressantes. Moi, dans celle qui m'avait marqué, il y avait aussi l'étude sur l'agressivité des détenus. Pour le pour le sommeil, en fait, l'hypothèse principale, elle passe par l'action anti-inflammatoire. C'est-à-dire que ce n'est pas nécessaire de prendre les oméga-3 le soir au coucher. En fait, ce n'est pas comme ça, ce n'est pas un hypnotique. Voilà, ce n'est pas quelque chose qui va directement favoriser le sommeil. C'est plutôt le fait que en améliorant le fonctionnement global des neurones du cerveau et dans la journée, donc en améliorant la clarté mentale de la journée, le sommeil, en fait, est la phase de récupération. Et notamment dans le sommeil, un système de filtrage du liquide céphalorachidien. C'est le liquide qui entoure le cerveau et dont on découvre en fait des fonctions très importantes pour l'immunité également. C'est pour ça que quand on est en privation de sommeil, on est plus à risque de d'avoir un rhume ou une infection passagère, en fait, de prendre le premier virus qui passe. D'où l'importance de maintenir un bon sommeil, ce qui n'est pas toujours évident et notre vie moderne ne nous y aide pas. On voit les débats actuels sur l'heure de début des cours chez les adolescents avec la convention, euh les recommandations qui viennent de sortir et donc l'éducation nationale qui réagit. Moi, je suis ça de façon passionnée parce qu'en fait, je vois d'un point de vue santé mentale, en fait, l'importance de respecter les rythmes, notamment chez les enfants et les adolescents, mais pas que. Et ça, ce n'est pas du tout quelque chose qui est intégré au niveau de la société. C'est encore vraiment à l'individu à s'adapter à l'institution et pas à l'institution de respecter les rythmes de l'individu. Je pense que quand on aura inversé ce paradigme, on aura fait vraiment un grand pas.
Donc pour les oméga-3, en fait, c'est ce mécanisme-là. Et c'est quelque chose qui est très peu connu aussi, he, que j'explique, c'est une méta-analyse très récente que les oméga-3 peuvent participer à améliorer le sommeil. Donc chez les personnes qui ont des troubles du sommeil, ça peut être vraiment important. Rappelons aussi que tous les troubles du sommeil ne viennent pas d'un problème d'alimentation. Il y a aussi le syndrome d'apnée du sommeil, par exemple. Chez certaines personnes, il faudra faire un enregistrement du sommeil pour vérifier qu'il n'y a pas une pathologie autre qui ne s'explique pas par l'alimentation qui peut expliquer ces troubles du sommeil.
Donc pour résumer, comme ça, dans notre discussion sur les oméga-3, ce qu'il faut retenir, c'est qu'il faut qu' donc qu'on se supplémente. Et après, il faut qu'on que chacun, selon ses besoins, voit s'il veut prendre un peu plus de DHA ou un peu plus d'EPA. Il y a un équilibre à faire pour chacun.
Donc, si j'ai bien compris, on prend un peu plus de DHA si on veut soutenir la cognition, la neuroprotection, la période périnatale pour le développement cérébral et visuel, et puis plus d'EPA pour l'humeur. C'est c'est ça, en fait. On peut, pour simplifier, dire le DHA, c'est pour la structure du cerveau et donc son fonctionnement quotidien, et celui du fœtus aussi, he, pour la femme enceinte. Très important. Le DHA, par exemple, a montré qu'il diminuait le risque de prématurité chez chez la femme. Ça, c'est quelque chose qui n'est pas du tout connu. En fait, il n'y a pas de supplémentation systématique chez les femmes enceintes en DHA. Alors moi, ce n'est pas mon domaine, he, je ne suis pas dans la dans la médecine de la grossesse, mais ce sont des données, voilà, qui sont publiées. Méta-analyse très importante. Le DHA, le cerveau du fœtus, on en a besoin pendant toute la grossesse, mais aussi pendant les deux premières années de la vie. En fait, il y a une explosion de la création de synapses dans le cerveau, de connexion entre les neurones. C'est une période de la vie où le DHA est extrêmement important. Et l'EPA, lui, effectivement, c'est par son action anti-inflammatoire qu'il aurait une efficacité dans plusieurs euh troubles mentaux dont le point commun est la régulation des émotions. Donc, c'est pour ça qu'en fait, je dis à beaucoup de personnes qui ont des problèmes émotionnels, "commencez par tester de prendre plus d'un gramme d'EPA par jour, parfois 2 grammes dans les problèmes d'anxiété." Donc, ça, c'est vraiment à ajuster avec un encadrement médical, hein, parce qu'on commence à être sur des doses assez élevées. Faut faire attention, surtout si on a des pathologies chroniques ou des médicaments, hein, de de bien veiller à ça. Mais pour moi, ça vaut vraiment la peine de le tester et de le tester pendant plusieurs semaines. En moyenne, c'est 8 semaines. C'est la même chose pour des médicaments, hein. C'est des durées classiques parce que le cerveau va s'adapter progressivement, en fait, pour se recharger en oméga-3. Ça prend plusieurs semaines et ça dépend aussi de la dose.
Oui, ça, c'est aussi très important de de dire quand on prend ces ces compléments alimentaires, comme j'ai dit, moi, ça me gêne ce mot "complément alimentaire". On peut dire "nutraceutique". Nutra, nutraotique. Nutraseutique, ça, c'est ça, je trouve que c'est, c'est un peu tôt, mais je trouve que ce serait beaucoup plus intéressant parce que euh, il faut attendre à peu près 8 semaines pour voir les effets. Alors, ça, ça varie. Tu tu m'as raconté qu'il y a des gens beaucoup plus rapidement qui voient les bienfaits, mais quand même, voilà, ce n'est pas comme mon Doliprane, je vois les effets en quelques, assez rapidement. Là, il faut attendre, il faut attendre quelques semaines.
En fait, ça dépend de l'état nutritionnel de départ. Si j'ai exactement la dose qu'il me faut, en fait, les effets vont être très rapides et très perceptibles. Si j'ai une dose qui n'est pas assez élevée par rapport à mes besoins de départ, donc tout dépend de l'état nutritionnel, en fait. Ça dépend de l'alimentation, ça dépend de ce qui a été donné au cerveau pour le nourrir dans les mois et les années qui ont précédé. Et ensuite, ça dépend aussi de l'absorption. En fait, au niveau génétique, on n'a pas tous la même capacité à absorber le DHA dans le cerveau. Et ça, c'est très étudié dans la démence d'Alzheimer, la maladie d'Alzheimer. En fait, il y a une partie des personnes qui ont un profil génétique qu'on appelle APOE4, qui est testé maintenant génétiquement parce qu'il y a des médicaments spécifiquement ciblés pour ces personnes, et en fait, qui conduit au fait que le cerveau absorbe mal le DHA. D'où l'importance d'augmenter les doses de DHA. Et maintenant, il y a même des équipes de recherche qui travaillent sur des formes de DHA qui s'intégreraient plus facilement au cerveau. Ce qu'on appelle les liposomes, hein, c'est des petites vésicules qui vont euh monter le DHA directement dans le cerveau. Donc, on est en train d'assister à des choses vraiment révolutionnaires. Quand j'ai vu la méta-analyse qui sur, en fait, il y a une méta-analyse qui a comparé tous les traitements de la démence d'Alzheimer. Moi, j'ai perdu une grand-mère qui avait une démence d'Alzheimer, et ma mère, quand elle a lu le dernier livre, m'a dit : "Mais si on avait su en fait." Et oui, si on avait su, on aurait pu lui proposer les oméga-3. Les oméga-3 arrivent en premier dans la liste de tous les traitements efficaces pour les symptômes de la maladie d'Alzheimer. Enfin, c'est quelque chose qui est renversant, en fait, et qui n'est pas du tout connu et appliqué dans la pratique actuelle, hein, de le de la prévention, même dans le déclin cognitif, donc qui est la phase qui précède en fait les démences. Le, donc en milieu de vie, hein, les personnes qui décrivent le brouillard mental, les problèmes de mémoire, tout ça, en fait, les les oméga-3 peuvent être extrêmement importants et intéressants. Et c'est des données qui sont euh pas assez diffusées, je pense.
Alors, on va parler maintenant de la vitamine D, qui est un autre. Donc, on ne va pas aborder tout ce que tu abordes dans le livre parce que, du, il faut que les gens le lisent et découvrent. Mais la vitamine D, je trouvais que c'était vraiment important parce que là aussi, on en parle un peu. La vitamine D, c'est un peu plus connu. Euh, voilà, je pense que beaucoup de gens, leur médecin, au moment, leur a demandé de, dans une prise de sang, de voir quel est le niveau de vitamine D. Mais c'est très mal connu l'importance beaucoup plus vaste que ce qu'on pensait.
La vitamine D, c'est un cas d'école, en fait. Plus j'ai travaillé sur la vitamine D, et plus je me suis dit : "Mais c'est incroyable cette molécule." En fait, son problème à la vitamine D, c'est qu'elle s'appelle "vitamine". En fait, c'est une hormone stéroïdienne. Déjà, quand on dit hormone stéroïdienne, ça change complètement l'imaginaire autour, parce que vitamine, il y a un petit côté "bon, c'est un peu vivifiant, c'est sympa", mais bon, c'est, ça fait pas grand-chose. Une hormone stéroïdienne, c'est autre chose, en fait. Une hormone, c'est une molécule qui a une fonction d'information et de modulation des activités de notre corps, et en particulier, dans ce cas-là, de notre cerveau.
Pourquoi les médecins ne vont pas dire tous la même chose ? En fait, c'est par mes connaissances, y compris chez les psychiatres. Donc, moi, il y a quelques mois, en fait, j'ai une collègue qui m'a dit : "Tu sais, on a un groupe de conversation, et en fait, j'ai lu que il y a des pédopsychiatres, des collègues qui disent que ça sert plus à rien la vitamine D après 3 ans." Voilà. Or, en fait, il y a des données de la vitamine D sur le neurodéveloppement des enfants. C'est pour ça qu'en fait, j'ai beaucoup de personnes qui m'écrivent, y compris des professionnels de santé. Là, j'ai une infirmière qui m'a écrit la semaine dernière pour ses enfants qui m'a demandé. Moi, ce que je réponds déontologiquement, je ne peux pas donner de conseils médicaux. Voilà, ça, ça par contre, ça va de la consultation. C'est très important de rester dans le cadre de la consultation et toujours, je dirais, suivez l'avis du pédiatre. Les pédiatres disent tous qu'il faut supplémenter en vitamine D, et ce jusqu'à 18 ans, parce que en fait, la pédiatrie s'arrête à 18 ans. Il n'y a aucune raison de s'arrêter à 18 ans.
Alors, après, il y a le problème de l'observance, c'est-à-dire donner des gouttes de vitamine D tous les jours à un enfant, ce n'est pas facile. Donc, moi, je suis en plein dans le sujet. Donc, il faut trouver des astuces. Le goût est important, en fait, hein, parce qu'il y a des goûts différents selon les formes de vitamine D. Mais en tout cas, il y a zéro sujet sur le fait qu'on a besoin de se supplémenter en vitamine D. Donc, chez l'enfant et l'adolescent. Et mon point, c'est que le cerveau a besoin de vitamine D toute la vie. Il n'y a aucune raison que une fois qu'on passe 18 ans de dire, voilà, pourquoi ? Parce qu'en fait, l'ANSES publie les apports de vitamine D dans l'alimentation des Français. Il faudrait, pour couvrir les besoins de toute la population, un apport de 15 microgrammes, donc ça fait 600 UI par jour dans l'alimentation des Français. En moyenne, on est entre 3 euh pour les femmes et 5 pour les hommes. Donc, en fait, on est largement en dessous. 90 % des gens n'ont pas les apports suffisants.
On pourrait se dire : "Oui, ben, il suffit de s'exposer au soleil." Mon point, c'est qui euh est en t-shirt et short au mois de décembre en France ? Personne. Donc, ça veut dire qu'entre octobre et mars, donc déjà, c'est sûr que 100 % des gens n'ont pas les apports suffisants de vitamine D. Et pour le reste de l'année, la grande question, c'est l'écran solaire, en fait, parce que maintenant, la bonne nouvelle, c'est que les mélanomes diminuent parce qu'on se protège mieux sur le plan de la peau. Mais l'écran solaire va diminuer la synthèse de vitamine D au niveau du derme, parce qu'il faut vraiment que l'UVB arrive à la base de la peau pour qu'il y ait de la synthèse de vitamine D au niveau de la peau. Et ça, ça diminue très fortement avec l'augmentation de la protection solaire, qui est une très bonne chose, hein, je le rappelle. Il n'est pas question de moins se protéger.
Donc, le résultat de ça, c'est que les insuffisances en vitamine D augmentent. Nous, 100 % des gens en santé mentale qu'on dose, ont des insuffisances en vitamine D. Donc, dès qu'on a un problème de santé mentale, ce que je dis, c'est : "Commençons." Il n'y a même pas besoin de se doser. Et d'ailleurs, c'est la recommandation de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie, c'est de ne pas faire le dosage et d'aller directement à la supplémentation, parce que, bah, longtemps, il fallait faire le dosage. Oui, en fait, ça a été déremboursé à la fin des années 2000 parce qu'il y avait trop de dosages. Et à juste titre, he, les généralistes commençaient à beaucoup doser la vitamine D, et ils avaient raison de le faire, he, parce qu'effectivement, la vitamine D, elle a beaucoup, beaucoup d'importance. Alors là, à l'époque, c'était pour le métabolisme osseux et la prévention de l'ostéoporose. Maintenant, on sait qu'en fait, c'est chez tout le monde qu'il faut de la vitamine D, en fait.
Non, est-ce que tu peux m'expliquer parce que là, je suis un peu perdu. Qu'est-ce que fait la vitamine D ? Parce que comment elle peut agir sur l'ostéoporose ? Elle, elle, elle agit sur mon cerveau. La vitamine D, elle a énormément de fonctions. Moi, je vais me centrer sur celle du cerveau. On a découvert il y a 15 ans, c'est super récent dans le domaine de la recherche, des VDR, les récepteurs à la vitamine D en anglais. Et ces VDR, ils ne sont pas n'importe où, en fait, ils sont dans des zones clés du cerveau. Il y a l'hippocampe, qui est impliqué dans le raisonnement, l'apprentissage, la mémoire, et l'amygdale, qui est impliqué dans les émotions et l'anxiété. Et ce qui est fascinant, c'est qu'il y a des méta-analyses qui ont montré que les niveaux de vitamine D et la supplémentation en vitamine D influencent les émotions positives. Et ça, c'est rare, en fait, dans le domaine de la recherche, de pouvoir montrer quelque chose comme ça. Et donc, ça veut dire que si j'ai un problème de vulnérabilité au stress, de pessimisme permanent, ce qu'on appelle en santé mentale le neuroticisme, en fait, c'est un trait de personnalité qui prédispose à la dépression, le fait de voir toujours les choses de sur le versant négatif, de toujours prédire les catastrophes, enfin, voilà, de ruminer aussi beaucoup. Et ben, ça potentiellement, ça peut être influencé par mon statut en vitamine D.
Et maintenant, la discussion, c'est le niveau, en fait, parce que les gens vont se doser et d'ailleurs, il y a beaucoup de personnes qui n'absorbent pas correctement la vitamine D qui me disent : "Mais pourtant, je me supplémente et j'ai encore pas les niveaux suffisants de vitamine D." Donc, il faut vraiment y aller au cas par cas parce que la vitamine D, c'est comme les oméga-3, c'est dans la graisse. Et donc, il faut l'absorber avec des lipides et donc avec un repas riche en lipides. Et il faut aussi des formes quotidiennes en supplémentation qui sont plus efficaces que les ampoules mensuelles prescrites pour les par les médecins. C'est très important. J'en ai déjà parlé plusieurs fois sur la chaîne. Il y a eu pendant très longtemps, les gens pensaient que la meilleure manière de se supplémenter en vitamine D, c'était de prendre son ampoule une fois ou deux par an. Et là, la recherche a quand même montré depuis longtemps que ce n'est pas la meilleure manière de faire.
Alors, il faut préciser que les ampoules restent efficaces, mais moins efficaces en moyenne. En moyenne. C'est important toujours de rappeler en moyenne, parce que ensuite, les gens vont répondre différemment en fonction de l'âge, du sexe, de de la masse grasse et cetera. Il y a plein de facteurs, de facteurs génétiques. Et donc, les ampoules, leur domaine de prédilection, c'est les carences sévères où il faut aller très vite avec des doses très fortes, et les problèmes d'observance qui sont très importants. Ça, on n'aborde pas assez, hein, dans le discours sur les réseaux sociaux, notamment. Je vois la différence entre les personnes qui travaillent en tant que professionnel avec des vrais gens et les gens, entre guillemets, qui ont des discours théoriques, c'est qu'il faut être pragmatique aussi. On va demander à quelqu'un de prendre tous les jours des nutriments. C'est pour ça, en fait, que j'ai voulu passer à l'action en créant des solutions simples à prendre parce qu'en fait, c'est compliqué de prendre autant de nutriments différents, de penser tous les jours, de créer une routine. Il y a des moyens de le faire. Il y a une alarme sur le téléphone, poser le nutriment à côté, soit de la machine à café, soit de la brosse à dents, et cetera. Enfin, il y a des endroits où on va passer tous les jours pour y penser, et après, ça rentre vraiment dans la routine. Les gens me décrivent en plus qu'ils voient tellement l'effet d'arrêter en fait que automatiquement, ils incluent le nutriment dans leur nouvelle routine parce qu'ils voient vraiment l'effet "on-off" en fait à l'arrêt, qui est très important.
Donc, pour les gens qui ont du mal à le prendre tous les jours, il vaut mieux prendre une ampoule. Que rien que rien. Alors ça, c'est certain, c'est ça que tu veux dire, dans de prendre en compte la complexité de l'observance des gens. Tout le monde n'a pas la discipline de forcément le prendre tous les jours. Donc, à ce moment-là, l'ampoule, c'est mieux que rien. Et ce que font la plupart des médecins, c'est de prescrire trois ampoules l'hiver, une par mois.
pendant 3 mois. Et ça, bah, c'est mieux que rien pour couvrir les besoins de l'hiver.
Par contre, c'est largement insuffisant pour le cerveau, en fait. Le cerveau, il en a besoin toute l'année. Il y a aucune raison de s'arrêter. Et c'est pour ça que je veux sortir aussi de la logique de la cure. Le problème, c'est qu'en fait, on parle de doses très concentrées avec potentiellement des risques de surdosage sur des périodes très limitées dans le temps. Alors qu'il vaudrait mieux des doses plus modérées, mais qui nourrissent le cerveau toute toute l'année. Il y a aucune raison de se dire que le cerveau, il a des besoins spécifiques de novembre à février, puis plus du tout le reste de l'année. Ça, c'est dingue.
C'est sûr. Tu as raison. Dans dans l'imaginaire, ou je sais pas si vous dire imaginaire, dans la représentation autour ce qu'on appelle complément élémentaire, on va faire une cure, ça va nous faire du bien. Mais en fait, tu veux vraiment changer de paradigme et montrer non, c'est vraiment, c'est toute l'année qu'il faut nourrir son cerveau de la manière que tous les jours, il faut faire du sport et de la gymnastique pour être en forme. Tous les jours, il faut prendre soin de son cerveau et lui donner ce qu'il a besoin.
Exactement. Euh, est-ce qu'on parle du magnésium ? Hm hm. Parce que aussi ça, bon, ça, c'est plus connu. Hm hm. Peut-être, c'est la chose la plus connue pour les gens, le magnésium. Qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui ? Le magnésium, c'est effectivement la la reine du bal, comme je le dis dans le dans le livre, parce qu'il est très populaire. Je m'explique pas trop d'ailleurs pourquoi il est si populaire par rapport aux données scientifiques. J'ai refait le point. En fait, il y a beaucoup moins de données que pour le zinc, par exemple, où il y a des données d'efficacité très importantes. On sait qu'il y a des neurones dans le cerveau qui fonctionnent qu'avec du zinc dans le système du glutamate, qui est donc un neurotransmetteur excitateur qui participe à la concentration et à l'éveil. C'est pour ça que le zinc a une allégation de santé sur la concentration.
Et concernant le magnésium, en fait, on a des données intéressantes, mais moins établies, moins sourcées. Donc, notamment dans les recommandations de 2022, le magnésium n'est pas recommandé dans le traitement de la dépression, contrairement aux inc. Et dans la métanalyse de 2025, celle avec les 17000 participants qui classent les 44 compléments alimentaires, le ménésium ne sort pas. Donc, ça veut pas dire que c'est pas efficace. Ça veut dire que avec les données actuelles, on peut pas soutenir l'utilisation, la recommandation du magnésium dans euh des problèmes de santé mentale. Mais ça veut pas dire qu'il n'y a pas des essais contrôlés randomisés intéressants. Il y a euh des essais sur certaines formes de magnésium d'ailleurs, comme le fréonate, qui pénétrerait mieux dans le cerveau, mais c'est des études industrielles, donc par le fabricant du fréonate de magnésium, qui coûte plus cher. Donc, pour l'instant, il y a quand même pas suffisamment d'arguments pour dire qu'il faut aller sur cette forme là uniquement, surtout si on a des problèmes de budget. Mais ça veut pas dire qu'à l'avenir, on aura pas des nouvelles données. Il faut suivre l'actualité de la science pour avoir les réponses.
Et le ménésium, il faut bien comprendre que c'est un macronutriment. En fait, c'est un nutriment comme le potassium, le calcium, qui est très fréquent en quantité dans le corps. On en a besoin dans les muscles, dans plein d'organes. Et donc, c'est pour ça souvent qu'il faut prendre des doses plus élevées et qu'on pourra pas l'intégrer par exemple avec d'autres nutriments dans des petites gélules faciles à prendre. En fait, souvent, c'est des compléments de magnésium pur entre guillemets, ou associés à de la vitamine B6. Et il y a pas trop de raison aussi. J'ai essayé de comprendre pourquoi euh il y avait cette association très populaire, mais en fait, ça vient des années 80 et puis euh de communication commerciale de l'époque, mais d'un point de vue physiologique, il y a pas trop de raison d'associer magnésium et vitamine B6.
Et il faut faire attention, surtout si on prend plusieurs compléments, à pas se surdoser, hein. Donc, c'est pour ça moi que j'invite toujours les personnes à faire le point avec leurs médecins et s'ils ne savent pas, avec leurs pharmaciens, parce que les pharmaciens sont bien formés aussi pour les compléments alimentaires.
Ben, merci infiniment. On pourrait parler, on pourrait parler de plein d'autres choses, de la mélatonine, de plein de choses, mais je pense que ça, ça donne, j'espère que ça va ouvrir l'esprit des gens sur cette ce grand changement de paradigme. Ça leur donnera des pistes pour aller mieux.
Ben, merci infiniment Guillaume. Merci Fabrice. Merci d'avoir suivi cet épisode de dialogue. C'est vraiment un vrai merci parce que c'est vraiment précieux que vous ayez vu cet épisode jusqu'au bout, que ça vous parle, que je fais ça pour vous. Donc, c'est vraiment un échange et je suis vraiment conscient aujourd'hui qu'autour de dialogue, il y a véritablement une communauté de gens pour qui prendre soin du monde, prendre soin de soi, prendre soin des autres compte beaucoup et c'est vraiment merveilleux de voir qu'on est ainsi une communauté. Alors n'hésitez pas à partager, à liker, ça a l'air de rien, mais c'est vraiment très important. Ça participe d'une sorte de contagion heureuse dont notre monde a bien besoin. Ben, je vous embrasse et je vous dis encore une fois merci.