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Commentaires du Triomphe hermétique par Eugène Canseliet (2ᵉ et 3ᵉ partie)

Adrien Loubier45:08

Transcription

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Entre chien et loup. Entre chien et loup avec Eugène Cancelier, alchimiste.

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Entre chien et loup. Eugène Cancelier, commentateur du triomphe hermétique de Limogon de Saint-Didier, bibliothéca de Noël éditeur. Entre chien et loup.

Entre chien et loup, entre chien et loup. Entre chien et loup. Entre chien et loup, entre chien où nous commençons par l'entretien de Doc et de pyrophile sur l'ancienne guerre des chevaliers.

Pyrophile, au moment heureux qui fait que je vous rencontre en ce lieu. Il y a longtemps que je souhaite avec le plus grand empressement du monde de pouvoir vous entretenir du progrès que j'ai fait dans la philosophie par la lecture des auteurs que vous m'avez conseillé de lire pour m'instruire du fondement de cette divine science qui porte par excellence le nom de philosophie.

Doc, je n'ai pas moins de joie de vous revoir et j'en aurais beaucoup d'apprendre quel est l'avantage que vous avez tiré de votre application à l'étude de notre sacrée science.

Pyrophile, je vous suis redevable de tout ce que j'en sais et de ce que j'espère encore pénétrer dans les mystères philosophiques. Si vous voulez bien continuer à me prêter le secours de vos lumières, c'est vous qui m'avez inspiré le courage qui m'était nécessaire pour entreprendre une étude dont les difficultés paraissent impénétrables dès l'entrée et capable de rebuter à tout moment les esprits les plus ardents à la recherche des vérités les plus cachées. Mais grâce à vos bons conseils, je ne me trouve que plus animé à poursuivre mon entreprise.

Ecc, je suis ravi de ne m'être pas trompé au jugement que j'ai fait du caractère de votre esprit. Vous l'avez de la trempe qu'il faut l'avoir pour acquérir des connaissances qui passent la portée des génies ordinaires et pour ne pas mollir contre tant de difficultés et qui rendent presque inaccessible le sanctuaire de notre philosophie. Je loue extrêmement la force avec laquelle je sais que vous avez combattu les discours ordinaires de certains esprits qui croient qu'il y va de leur honneur de traiter de rêverie tout ce qu'ils ne connaissent pas parce qu'ils ne veulent pas qu'il soi dit que d'autres puissent découvrir des vérités dont eux n'ont aucune intelligence.

Pyrophile, je n'ai jamais cru de voir faire beaucoup d'attention au raisonnement des personnes qui veulent décider des choses qu'ils ne connaissent pas. Mais je vous avoue que si quelque chose e été capable de me détourner d'une science pour laquelle j'ai toujours eu une forte inclination naturelle, ça aurait été une espèce de honte que l'ignorance a attaché à la recherche de cette philosophie. Il est fâcheux en effet d'être obligé de cacher l'application qu'on y donne à moins que de vouloir passer dans l'esprit de la plupart du monde pour un homme qui ne s'occupe qu'à de vin chimè. Mais comme la vérité en quelqu'roit qu'elle se trouve a pour moi des charmes souverains, rien n'a pu me détourner de cette étude. J'ai lu les écrits d'un grand nombre de philosophes aussi considérables pour leur savoir que pour leur probité. Et comme je n'ai jamais pu mettre dans mon esprit que tant de grands personnages fussent autant d'imposteurs publics, j'ai voulu examiner leur principe avec beaucoup d'applications et j'ai été convaincu des vérités qu'ils avancent bien que je ne les comprenne pas encore toutes. Amen.

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En manière d'introduction à la suite de notre parcours à la recherche du grand arcane, nous venons d'entendre le début de l'entretien de Doc et de Pyrophil sur l'ancienne guerre des chevaliers. Notre cavalier tente maintenant de sauter un nouvel obstacle en conduisant sa monture, notre fidèle ami, sur le sentier de la pierre philosophale.

À confondre ou à ne pas confondre avec la pierre des philosophes, monsieur Cancelier, ou quelle différence entre les deux ? Elle est très nettement indiquée chez Limogon. La pierre tout simplement. Il dit la pierre des philosophes. C'est en effet la pierre des philosophes puisque c'est elle que les philosophes choisissent au commencement de leur travail. Car attention aussi philosophe est là vraiment dans son acception. Le vocable substantif s'est détourné de son acception avec les philosophes, les encyclopédistes qui n'ont rien à voir avec les philosophes hermétiques. Ah non, ça c'est très important. Donc la pierre du philosophe alors la pierre des philosophes c'est la pierre brute. C'est celle la même des francs-maçons. Chez eux les francs-maçons sont très riches de symboles hermétiques autour d'eux dans leur loge dans leur manuel aussi et dans les livres anciens. C'est la pierre brute qu'il faut écarrir. On le sent d'ailleurs dans l'imogan. C'est le sujet minéral que le philosophe qui prend alors le nom d'artiste parce qu'il va travailler au fourneau, c'est donc ce sujet minéral qui est pris. Ce sujet minéral duquel tous les philosophes, tous les alchimistes ont dit tous, c'est un anime, même dans les petits traités du Moyen-Âge, qu'elle est méprisée, qu'elle qu'elle est ville, qu'elle ne coûte pas. C'est un peu vrai. C'est un peu vrai. C'est un minéral. Elle est tirée de la terre. Elle est pierre parce que elle est solide. parce que on doit la broyer avec le pilon dans le mortier pour la facilité de la fusion subséquente car les opérations alchimiques commencent toujours par la fusion. C'est nécessaire si on travaille par voie sèche, c'est-à-dire par la voix du creuset au foyer.

Oui, justement, il y a une remarque de pyrophile dans le les entretiens. Il dit "La matière philosophique n'a besoin de quoi que ce soit. autre que d'être dissout et coagulé. Il faut donc qu'il travaille sur une matière liquide. La pierre étant solide. Pour les alchimistes, une dissolution c'est une fusion. Un corps dur qu'on fait entrer en fusion par la main et dissous par l'intermédiaire d'un feu. Par l'intermédiaire de du feu que nous qualifierons si vous voulez pour le le distinguer de l'autre plus noble. le feu commun, le feu élémentaire. C'est d'ailleurs le feu est un des quatre éléments dont parlent toujours les alchimistes. D'ailleurs, la pierre philosophale qui reçoit comme hiéroglyphe le l'étoile à si branches. C'est l'accord parfait des quatre éléments. triangle du feu qui pénètre en sens inverse, celui de l'eau. L'accord du feu et de l'eau étant réputé impossible, nous avons déjà l'étoile, mais il y a les deux triangles qui représentent et qui sont coupés à la pointe de le triangle de la terre et le triangle de l'air. Et du fait que les deux triangles se sont pénétrés, celui du feu et de l'eau, vous avez les petites barres. Si on applique bien le dessin triangulaire sur l'autre, c'est-à-dire avec les sommets inversés, n'est-ce pas ? On a les pointes qui sont traversées de la barre qui indiquent les deux triangles de l'air et de la terre. et c'est l'association parfaite des quatre éléments.

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ajoute il y a bien de la différence entre déclarer positivement que telle ou telle matière n'est pas le véritable sujet de l'art comme ils font touchant l'or et le mercure et donner à connaître sous des figures et des allégories les plus importants secrets aux enfants de la science qui ont l'avantage de voir clairement les vérités philosophiques. à travers les voiles énigmatiques dont les sages savent les couvrir. Dans le premier cas, les philosophes disent négativement la vérité sans équivoque. Mais lorsqu'il parle affirmativement et clairement sur ce sujet, on peut conclure que ceux qui s'attacheront au sens littéral de leurs paroles seront indubitablement trompés. Les philosophes n'ont point de moyens plus assurés pour cacher leur science à ceux qui en sont indignes que de ne l'expliquer que par des allégories dans les points essentiels de leur art. C'est ce qui fait dire à Arfius que cette art est entièrement cabalistique pour l'intelligence duquel on a besoin d'une espèce de révélation. La plus grande pénétration d'esprit sans le secours d'un fidèle ami qui possède ses grandes lumières n'étant pas suffisantes pour démêler le vrai d'avec le faux. Aussi est-il comme impossible qu'avec le seul secours des livres et du travail, on puisse parvenir à la connaissance de la matière et encore moins à l'intelligence d'une pratique si singulière, toute simple, toute naturelle et toute facile qu'elle puisse être.

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Le grand arcane.

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Le grand arcane, l'arcane point n'est besoin même de lui ajouter l'épithète. Mais enfin, c'est tout de même le grand arcane, c'est la pierre. C'est la pierre philosophale. Le grand arcane, arcane veut dire secret, n'est-ce pas ? C'est le grand secret. C'est Mais arcane se présente souvent de dans le grand. Voyez, par exemple, nous parlions tout à l'heure du feu, de ce feu secret dont parle l'imogon de Saint Didier et qui naturellement n'est pas celui de nos fourneaux. C'est un arcane. C'est un arcane très grand aussi. D'ailleurs, on peut bien dire que le triomphe hermétique roule beaucoup sur cette connaissance du feu secret qui est en même temps le sel, car c'est un sel, il le dit l'imogon d'ailleurs. Là, il entre directement dans la chimie. Mais dans la chimie, pas l'alchimie. Oui, l'alchimie au fond, attention, je tiens bien à le préciser. L'alchimie, c'est la chimie, mais la chimie qui tient compte de la puissance du cosmos. Oui, et c'est pour cela que l'imojon de Saint-Didier fait dire à Pyrophile : "Je relirai Artefius avec plus d'applications que je n'ai encore fait et je me souviendrai fort bien que vous m'avez dit que le feu secret des sages est un feu que l'artiste prépare selon l'art ou du moins qu'il peut faire préparer par ceux qui ont une parfaite connaissance de la chimie." Voilà. Très bien. Seulement, admettez admettez que ce sel soit l'azotate de potasse, c'est-à-dire le salpêtre ou si vous préférez encore le nitre. Il est vulgaire là. Mais si par exemple vous tirez ce nîre de la rosée, c'est tout autre chose car il y a un nître subtil qui est précisément dans les eaux supérieures, car le il y a les eaux inférieures et les eaux supérieures. D'ailleurs, c'est bien resté avec le le vocable poétique onde. Les ondes, même celles qui transporte notre parole. Ce sont les eaux supérieures de la Bible de la Genèse. À l'origine, Dieu sépare les eaux supérieures des eaux inférieures. Là, il y a un nître subtil et les anciens ne l'ignoraient pas. Et René Hallot a eu une idée excellente et c'est ce qui prouve bien qu'il a travaillé lui-même, unir le mutus libère et le triomphe hermétique parce que tous deux se complètent les opérations qui sont données par Altus dans son mutus libère dans c'est-à-dire dans son livre muet. C'est une série de gravures, je crois qu'il faut dire. Ce sont des planches, des gravures sans paroles, c'est-à-dire sans paroles écrite plus exactement parce que elles sont bien éloignées ces planches d'être sans voix. C'est le symbole qui parle et croyez bien que le symbole parle toujours beaucoup plus honnêtement que la parole écrite. Or, le mutus libère, c'est la préparation du fameux feu secret. Et c'est très important et je vous assure que les manipulations sont données presque en clair pour celui-là qui évidemment travaille.

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Est-ce que vous pouvez vous servir de ces expériences données par l'imjon par le mutus libère ? Est-ce qu'elles sont toujours valables ? Est-ce que vous pouvez les suivre ? Ah oui, au laboratoire, je ne fais rien d'autre que font eux-mêmes les chimistes dans les leurs. Mais voyez où le travail diffère, où l'action diffère, c'est que elle est philosophique dans le laboratoire de l'alchimiste. Vous me direz philosophique, ça ne veut pas dire grand-chose. tout de même tout de même philosophique parce que l'alchimie qui a toujours existé semblable à elle-même, l'alchimie est accompagnée d'une philosophie. Ça c'est très important. L'alchimie ne peut pas en dire autant. Bien mieux, c'est une déviation de l'alchimie. C'est pas l'alchimie qui a donné naissance à l'alchimie et elles ont toujours existé. Parallèlement, il suffit de lire les traités les plus anciens, les traités du plus lointain Moyen-Âge. Ceux-là que nous ont apporté dans leur bagage, les croisés, que nous ont apporté les Templiers, tous ces traités qui par les Arabes nous sont venus de des Grecs d'Alexandrie. L'alchimie a toujours été ce qu'elle est maintenant. La chimie, elle s'est installée à côté, souvent des alchimistes déçus et qui en faisant des recherches empiriques, en prenant non pas la matière que les philosophes que la tradition maintient, n'est-ce pas ? En prenant toutes sortes de choses, d'ailleurs, c'est condamné par les classiques. Toujours ils insistent là-dessus. Vous le voyez bien dans le combat, dans la dispute de l'or du Mercure avec la pierre des philosophes. Les reproches que la pierre adresse. Vous le mercure étant mélangé à toutes sortes de choses, les mauvais alchimistes, dirais-je, en cheminant en dehors de la bonne voie, ont trouvé beaucoup de choses qui ont été les inventions qui d'ailleurs ont beaucoup servi dans la vie des humains. euh tous les produits chimiques qu'on connaît déjà depuis longtemps.

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Il ne se trouvera personne de bon sens et craignant en Dieu qui n'entre dans ses sentiments et qui ne doivent être entièrement persuadé que pour réussir dans une si grande et si importante entreprise, il ne faille supplier incessamment la bonté divine d'éclairer nos esprits et de donner sa bénédiction à nos travaux. Il ne me reste plus qu'à vous rendre de très humble grâce de ce que vous avez bien voulu me traiter en enfant de la science, me parler sincèrement et m'instruire dans si grands mystères, aussi clairement et aussi intelligiblement qu'il a permis de le faire et que je pouvais le souhaiter. Je vous proteste que ma reconnaissance durera tout autant que ma vie.

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On de Saint-Didier attachait, on l'a vu au cours de deux précédentes émissions, un très grand prix au traité anonyme de l'ancienne guerre des chevaliers dont il avait reçu d'un savant philosophe l'excellente traduction en latin exécuté sur le texte allemand original et fort laborieusement retrouvé. Ilattribuait, disions-nous, tant de valeur à cet écrit qu'il n'y vit rien moins que le triomphe hermétique ou la pierre philosophale victorieuse et qu'il y adjoig le précieux commentaire que l'on connaît partiellement sous forme d'entretien entre le maître Eudox et son disciple Pyrophil. On comprend que l'élève Jean-Louis Cavalier aborde avec chaleur le maître Eugène Cancelier à qui il est redevable de tout ce qu'il sait et même de ce qu'il espère apprendre encore avec nous. La pierre philosophale qu'on trouve à l'issue de la grande coction à la fin du grand œuvre ne sert pas à la transputation métallique. Je tiens à le préciser. C'est une pierre. qui se présente sous sous l'aspect d'un très beau ruby, pas qui qui est très dur et à la fois très dense et très fusible, c'est ce qui est fort singulier. Cette pierre ne transmut pas les métaux inférieurs, les métaux vulgaires. Il faut tout d'abord que le philosophe, que l'adepte qui a reçu ce qu'ils appellent eux-mêmes le don de Dieu, il faut qu'il distrait une certaine partie de cette médecine et la projette sur l'or. à ce moment-là, il obtient la pierre transmutatoire qui est propre au règne minéral.

Est-ce que par exemple, c'est une question naïve, je ne sais pas comment elle peut-être su, est-ce qu'une pierre de lune peut changer une certaine conception des choses ? Ah, ça je ne sais pas, c'est un autre monde. La lune, en tout cas, sert tellement à notre existence ici-bas. Tenez, comme c'est curieux. Lorsqu'on fond de l'argent très pur, l'argent pour les anciens c'est la lune. C'est la lune. D'ailleurs, le signe alchimique et disons même spagérique, c'est-à-dire de chimie ancienne qui désigne la lune, c'est le ménisque lunaire, n'est-ce pas ? Et bien lorsqu'on a de l'argent en fusion, lorsqu'on le verse en plaque, c'est très curieux à faire, se produit un phénomène que la chimie a bien expliqué en ce sens que l'argent fondu absorbe l'oxygène. En tout cas, il se produit le phénomène du rochage. En refroidissant le l'argent, n'est-ce pas ? Éclate en surface en une multitude de cratères donnant l'aspect absolument l'aspect lunaire. C'est très curieux. Alors bien sûr, la pierre de lune, c'est autre chose. C'est dans la chimie ancienne, c'est l'azotate de potasse fondue. On appelait cela aussi la pierre infernale. C'est-à-dire la pierre infernale, c'est plus exactement l'azotate d'argent. Remarquez donc que le terme de Pierre est pris en plusieurs sens différents et particulièrement par rapport aux trois différents états de l'œuvre. Ce qui fait dire à Géber qu'il y a trois pierres qui sont les trois médecines répondantes aux trois degrés de perfection de l'œuvre, de sorte que la pierre du premier ordre est la matière des philosophes parfaitement purifiée et réduite en pure substance mercurielle. La pierre du second ordre est la même matière cuite, digérée et fixée en soufre combustible. La pierre du troisième ordre est cette même matière fermentée multipliée et poussée à la dernière perfection de teinture fixe, permanente et tingente. Et ces trois pierres sont les trois médecines de trois genres. Remarquez de plus qu'il y a une grande différence entre la pierre des philosophes et la pierre philosophale. La première est le sujet de la philosophie considérée dans l'état de sa première préparation. dans lequel elle est véritablement pierre puisqu'elle est solide, dure, pesante, cassante, fr. Elle est un corps diffalette puisqu'elle coule dans le feu comme un métal. Elle est cependant esprit puisqu'elle est toute volatile. Elle est le composé et la pierre qui contient l'humidité qui court dans le feu dit Arnaud de Villneuve dans sa lettre au roi de Naples. C'est dans cet état qu'elle est une substance moyenne entre le métal et le mercure comme dit la baie Sinus. C'est enfin dans ce même état que Géber la considère quand il dit en deux endroits de sa somme : "Prends notre pierre, c'est-à-dire dit-il, la matière de notre pierre. Tout de même que s'il disait prend la pierre des philosophes qui est la matière de la pierre philosophale. Ces distinctions vous serviront beaucoup pour développer le sens embarrasser des écritures philosophiques et pour éclaircir plusieurs endroits de l'auteur sur lequel vous avez des questions à me faire.

Est-ce que la découverte de l'arcane se fait brutalement ou comme dans la science traditionnelle, il y a une approximation et une approche ? Pas de surprise, ça vous avez raison de le faire remarquer. Il y a pas de surprise. Non non, on va jusqu'au bout positivement par le raisonnement car attention l'alchimie c'est une science exacte. Quand je dis la pierre des philosophes, admettez que ce soit un sulfure, un sulfure d'un métal blanc. Admettez que ce soit la gale, le sulfure de plomb. C'est lui que j'emploie. Je fais des opérations très réelles. Il ne faudrait pas tomber dans ce dans cette alchimie spirituelle que beaucoup d'auteurs veulent répondre. Non non non, ce ne sont pas des des expressions chimiques qui se rapportent à des conceptions intellectuel ou plutôt qui servent de base. Non non non, j'emploie très réellement les mêmes ustensiles pinces, creuset, cornu. Je fais très exactement le même travail que le chimiste. Donc, on peut dire que c'est la chimie qui est une science exacte. La chimie est une science exacte et l'alchimie l' aussi parce qu'elle travaille comme elle. Avec cette différence, je vous répète qu'elle tient compte des influences cosmiques et aussi oui même disons de la position solaire, de la position lunaire. C'est très important, ça se sent. Il suffit de travailler au laboratoire pour savoir combien il est important de prendre en considération les conditions extérieur et particulièrement celle du ciel.

Alors, est-ce que dans ces conditions vous avez assez de moyens d'investigation pour reconnaître l'influence exacte des astres et du cosmos ? Mais très réellement, mais je vais plus loin. Je peux vous dire par exemple que l'alchimiste bien avant qu'on s'en soit aperçu en chimie, en physicochimie, l'alchimiste savait que l'esprit et la matière ne faisait qu'un, que l'esprit est posant, l'esprit est de la matière, l'esprit est recueilli. Ce que les anciens appelaient l'esprit universel, nous le recueillons, n'est-ce pas ? Dans un corps qui lui convient. Ah, il est très délicat, il est farouche cet esprit. Mais on le retient comme un physicien, comme un chimiste. On le retient, on voit sa couleur, il est vert. L'esprit universel est vert et il pèse et il pèse même lourd. Il se présente pour moi de vérifier le poids de l'esprit en gramme. En gramme. Vous entendez bien ? En gramme. C'est très simple. Connaissant le poids du véhicule. Lorsque j'y ai incorporé l'esprit, bah par une simple soustraction du poids total obtenu, je sais le poids de l'esprit et j'en connais la couleur. Il est vert. C'est ce que les anciens ont appelé le vitriole philosophique. Mais philosophique parce que ce n'est évidemment pas le sulfate de fer.

être au vrai disciples d'Hermè extrait. Je vous avoue sincèrement que la pratique de notre art est la plus difficile chose du monde, non par rapport à ces opérations, mais à l'égard des difficultés qu'il y a de l'apprendre distinctement dans les livres des philosophes. Car si d'un côté elle est appelée avec raison un jeu d'enfant, de l'autre elle requèrent en ceux qui en cherchent la vérité par leur travail et leur étude une connaissance profonde des principes et des opérations de la nature dans les trois genres mais particulièrement dans le genre minéral et métallique. C'est un grand point de trouver la véritable matière qui est le sujet de notre œuvre. Il faut percer pour cela mille voiles obscures dont elle a été enveloppée. Il faut la distinguer par son propre nom entre un million de noms extraordinaires dont les philosophes l'ont diversement exprimé. Il en faut comprendre toutes les propriétés et juger de tous les degrés de perfection que l'art est capable de lui donner. Il faut connaître le feu secret des sages qui est le seul agent qui peut ouvrir, sublimer, purifier et disposer la matière à être réduite en eau. Il faut pénétrer pour cela jusque à la source divine de l'eau céleste qui opère la solution, l'animation et purification de la pierre. Il faut savoir convertir notre eau métallique en huile incombustible. par l'entière solution du corps, d'où elle tire son origine. Et pour cet effet, il faut faire la conversion des éléments, la séparation et la réunion des trois principes. Il faut apprendre comment on doit en faire un Mercure blanc et un Mercure citrin. Il faut fixer ce mercure, le nourrir de son propre sang afin qu'il se convertisse en souffre fixe des philosophes. Voilà quels sont les points fondamentaux de notre art. Le reste de l'œuvre se trouve assez clairement enseigné dans les livres des philosophes pour n'avoir pas besoin d'une plus ample explication.

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Est-ce qu'on peut définir l'objet de cette science ? la recherche de alors bien le le c'est le grand œuvre, c'est indubitablement la l'acquisition de la pierre philosophale ou si vous préférez de la médecine la médecine universelle.

Alors, est-ce que cette science a un caractère culturel à savoir la faire connaître à tout le monde ou comme dit encore les moujons de Saintidier, il faut s'adresser aux vrais disciples d'Hermè ? Ah non, Limjon, j'entends ce qu'il dit bien sûr, mais croyez bien d'autre part que l'alchimie vient à son healimie était toujours là, cultivée par quelques-uns, mais elle vient maintenant pour répondre à un besoin, voyez-vous ? Elle vient pour porter remède au conflit assez grave qui se produit en ce moment. Dans disons même à l'université, la jeunesse est extrêmement séduite par l'alchimie. D'ailleurs, c'est un tout autre enseignement. En alchimie, il n'y a pas de livre élémentaire si vous voulez puis moyen puis supérieur de premier. Il y a pas de 6e, de 5e. Enfin, il n'y a pas il n'y a pas une gradation pour arriver à un endroit donné. Il n'y a qu'un diplôme en alchimie, un grand. C'est l'adeptat. C'est la royale couronne de l'adeptat. C'est de réussir le grand œuvre. Et qui sont les vrais disciples d'Hermè ? Bah les vrais disciples d'Hermè, ce sont ils les ont appelé aussi les fils de science, les amateurs de science. Ce sont ceux-là qui sans avoir réussi sont tout de même dans la bonne voie, travaillent, font l'effort dans la bonne voie. Il ne faut pas une révélation particulière. Mais non, il y a pas de révélation particulière, il y a, je veux dire, une espèce d'état de grâce finalement, être choisi, d'être élu un peu. Oui. Oui. Je n'aime pas ce mot par exemple d'état de conscience. C'est un état de la conscience bien sûr, mais c'est voir tout alchimiquement, c'est-à-dire ne pas mettre de limite aux choses, n'est-ce pas ? Il y a pas de limite aux choses. Cherchez ce qu'il y a aussi au centre des choses. L'esprit de vie. Il y a dans le cheminement depuis le départ jusqu'à l'arrivée si tentait que beaucoup arrivent car il y a certainement des adeptes qui ne se font pas connaître. Il y a un long cheminement où la patience, l'humilité, la persévérance, le pignâtreté sont nécessaires. Mais combien d'encouragements en cours de route sans lesquels ce ne serait pas possible qu'on continua ? Mais non, que de beauté en cours de route au niveau même de la philosophie. Est-ce que tout alchimiste devrait tendre vers le triomphe hermétique à la fin ? C'est le triomphe hermétique. Croyez-vous que la pierre philosophale, telle que je voulais des peintes, moi, mais telle qu'elle est des peintes dans la littérature alchimique, mais la bonne la bonne littérature, croyez-vous que ce ne soit pas triomphal ?

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Épitre d'Aristé à son fils sur la clé d'or de la nature. Verba aristé patriadfilium ex caractéré est idiomaté chitico latino rythmo donata.

Mon fils, tous les êtres qui sont sous le ciel divisés en espèces différentes tirent leur origine d'un même principe et c'est à l'air qu'ils doivent tous leur naissance comme à leur principe commun. Comme les défauts d'une créature ne peuvent être réparés que par ce qui est d'une même nature et que l'air est source originelle de toute chose, il s'en suit nécessairement qu'il est la fontaine universelle. On voit manifestement que la semence, la vie, la mort, la maladie et le remède de toute chose sont dans l'air. La nature y a mis tous ses trésors et les y renferme comme dans des fleurs propres et particulières, mais c'est posséder la clé d'or que de savoir ouvrir ses fleurs et puiser l'air de l'air. Car si l'on ignore comment il faut puiser cette terre, il est impossible d'acquérir ce qui guérit généralement toutes les maladies et qui redonne la vie aux hommes. Si tu désires donc de chasser toutes les infirmités, il faut que tu en cherches le moyen dans la source commune. La nature produit le semblable par le semblable et il n'y a que ce qui est conforme à la nature qui peut faire du bien à la nature. Apprends donc, mon fils, à prendre l'air. Apprends à conserver la clé dorée de la nature. Les créatures peuvent bien connaître l'air, mais pour prendre l'air, il faut avoir la clé de la nature. C'est véritablement un secret qui passe la portée de l'esprit de l'homme de savoir tirer de l'air l'arcane céleste. C'est un grand secret de comprendre la vertu que la nature a donné aux choses. Car les natures se prennent par des natures semblables. Un poisson se prend avec un poisson, un oiseau avec un oiseau, et l'air se prend par un autre air comme par une douce amorce. La neige et la glace sont un air que le froid a congelé. La nature leur a donné la disposition qu'il faut pour prendre l'air. Mais une de ces deux choses dans un vase fermé. Prends l'air qui se congèle à l'entour, recevant ce qui distle dans un vaisseau profond, étroit, épais, fort et net, à une chaleur humide, afin que tu puisses faire comme il te plaira ou les rayons du soleil ou ceux de la lune. Lorsque tu en auras empli un vase, bouche-le bien. de peur que cette céleste étincelle qui s'y est concentré ne s'envole dans l'air. Emplie de cette liqueur autant de vases que tu voudras. Ensuite, écoute ce que tu en dois faire et garde le silence. Bâtise un fourneau, place-y un petit vase moitié plein de l'air que tu as pris et celle-le exactement. Allume ensuite ton feu en sorte que la plus légère partie de la fumée monte souvent en haut et que la nature fasse ce que fait continuellement le feu central au milieu de la terre où il agite les vapeurs de l'air par une circulation qui ne cesse jamais. Il faut que ce feu soit léger, doux et humide, semblable à celui d'un oiseau qui couvre ses œufs. Tu dois continuer le feu de cette sorte et l'entretenir en cet état afin qu'il ne brûle pas, mais plutôt qu'il cuise ce fruit aérien jusque à ce qu'après avoir été agité de mouvement pendant un long temps, il demeure entièrement cuit au fond du vaisseau. ajoute ensuite à cette terre un nouvel air, non en grande quantité, mais autant qu'il lui en faut, fais en sorte qu'il se liquéfie doucement, qu'il pourrisse, qu'il noircisse, qu'il durcissent, qu'il s'unissent, qu'il se fixe et qu'il rougissent. Tu sépareras ensuite la partie pure de l'impure par le moyen du feu et avec un artifice tout divin. Puis tu prendras une partie pure d'air cru que tu mêleras avec la partie pure qui a été durcie. Tu auras soin que le tout se dissolve et s'unisse. Qu'il devienne médiocrement noir, blanc, dur enfin parfaitement rouge. C'est ici la fin de l'œuvre et tu as fait cet élixir qui produit toutes les merveilles que tu as vu. Tu possèdes par ce moyen la clé d'or, l'or potable, la médecine universelle et un trésor inépuisable.

[Musique] Ah. [Musique] Ah.