Transcription
[Musique]
Bonjour à tous et bienvenue sur Orfelia. Donc, cette vidéo va aborder l'alchimie. L'intitulé : "Les secrets des adeptes de l'alchimie" consiste à pénétrer certains arcanes de l'alchimie, mais aussi la cosmogonie, l'ontologie. Ceci est complètement relié. Donc, la naissance du cosmos, cosmogonie, ontologie, la naissance de l'être. Il y a un rapport miroir. Donc, l'extérieur et le reflet de l'intérieur, l'intérieur et le reflet de l'extérieur. Et on va voir ce reflet là à travers justement cette présentation. Et euh, c'est tiré de mon ouvrage, bien sûr, "Alchimie arabe".
Et je vais essayer de mettre des corrélations, corrélations avec d'autres vidéos que j'ai pu faire. Je pense notamment sur l'Égypte et la philosophie de Platon. Et vous allez voir qu'il y a vraiment des rapprochements et un héritage certain pour moi avec l'Égypte ancienne. Et bien sûr, un ajout postérieur lorsque l'alchimie a rencontré la philosophie grecque à Alexandrie. Et puis, un peu plus tard, et bien, il y a eu un vraiment un une corrélation, un rapport certain avec la philosophie platonicienne. Donc, je vais essayer de faire tout ça. Vous allez voir ce que ça va donner.
Et donc, on va commencer par la la laffiche de présentation : "Les secrets des adeptes de l'alchimie". Donc, vous voyez bien que c'est un très gros programme. Il y a énormément de sous-entendus derrière cette image. Pour ceux qui connaissent un petit peu l'alchimie, beaucoup de sous-entendus. Et parmi ces sous-entendus, juste derrière, c'est la Table d'Émeraude. Voilà. C'est la Table d'Émeraude d'Hermès Trismégiste. Voilà, avec le feu secret des sages qui est juste là. Et ici, vous avez la Dame Cadmon, l'homme cosmique, avec le fameux Tétragramme qui est juste ici. Bon, toute une cosmogonie.
Voici la présentation de l'ouvrage. Donc, "Alchimie arabe", trois, deux volumes, pardon, de 800 pages, avec trois illustrations couleur pleine page en fin du deuxième volume. Pour ceux qui l'ont déjà, euh, ils peuvent prendre des photos et le mettre en ligne si ça les intéresse pour partager un peu tout ça.
Le premier volume, c'est une étude historique de l'origine de l'alchimie, des symboles, des mythes, des légendes. Et c'est vraiment une étude approfondie. Le deuxième volume, c'est l'étude de cinq grands traités d'alchimie latine d'origine arabe. Donc, euh, ce qui est intéressant, c'est que l'alchimie en Occident a été connue par les traductions euh de la langue de traités d'arabe, traités d'alchimie arabe, passer en latin. Donc, on est au 13e siècle, 12e, 13e siècle. Les les la grande période des traductions de textes arabes, que ça soit astronomie, mathématique, philosophie. Enfin, l'élan a été monstrueux de la traduction pour passer la connaissance en milieu occidental. Et donc, l'alchimie faisait partie de ça, y compris la magie, l'occultisme et tout le reste. Il y a pas que les sciences, pas que la philosophie, aussi l'art et tout.
Et donc, c'est à partir de là où le monde occidental a connu l'alchimie. Et donc, il y a cinq grands traités que j'ai étudiés d'origine latine, bien sûr, écrit en latin, mais traduit en latin d'origine arabe. Et je fais une grande étude sur ces cinq grands traités. C'est une première, bien sûr. C'est une première parce que personne n'a réuni encore cinq grands traités pour faire une analyse comparative, comparative, pardon, et en profondeur.
Ensuite, il y a une première traduction en français du traité d'alchimie du grand médecin alchimiste d'Ar-Razi, Razi, en latin. Ensuite, il y a six ouvrages inédits d'alchimie de l'arabe en français. Bien sûr, ce ne sont pas toute la totalité des ouvrages, des six ouvrages sélectionnés. Ce sont des parties de ces ouvrages, sinon ça compte pas de volume, on serait en 10 volumes là. Mais bon, voilà, j'ai sélectionné certains chapitres importants de six ouvrages inédits d'alchimie arabe et je les ai traduits en français. Avec, pour disons, deux de ces traités là, avec l'aide d'une traductrice en arabe, traductrice arabe, pour qu'on puisse traduire ça en français. Le reste, je m'en suis chargé.
Ensuite, il y a reproduction et étude de deux ouvrages traduits par Berthelot, bien sûr, immense chercheur en chimie, alchimie, 19e, 20e siècle. He, on est à cette période charnière. Pour ceux qui connaissent. Voilà.
Bon, on va commencer par "Esprit et Materia Prima". Il faut imaginer cette cosmogonie de cette manière-là. La cosmogonie des alchimistes ne diffère en rien de la théologie apophatique, c'est-à-dire la théologie négative. C'est-à-dire que Dieu n'est pas ceci, Dieu n'est pas cela. Il n'est pas comme ceci, il n'est pas comme cela. C'est-à-dire, on lui enlève tout, tout, tout, pour qu'il ne reste rien. D'accord ? Ce qu'on appelle le vide ou la vacuité dans le bouddhisme. Euh, et ce vide ou ce rien, et bien, si on arrive à le saisir, bah, on touche du doigt, on touche du doigt ce qu'on appelle l'esprit. L'esprit, c'est du vide. Mais euh, déjà pour parler de vide, le paradoxe étant que ben, le vide ne peut être que pensé paradoxalement qu'à travers le relatif, donc qu'à travers le quelque chose de plein. Donc, il est vide et on peut le penser parce qu'il y a quelque chose en comparaison. Voyez ? Voilà. Donc, on peut dire ça, c'est vide parce que c'est pas plein. Voyez ? On peut dire que ça, c'est négativité parce qu'il y a de la positivité. Donc, notre mental est toujours prisonnier, prisonnier du concept et des pensées paradoxales et comparatistes. Donc, on est obligé, obligé, obligé de tomber dans le piège de la dichotomie mentale lorsqu'on parle de l'esprit, lorsqu'on parle de l'origine. Si vous voulez, s'il y a l'origine, c'est parce qu'il y a pas quelque chose qui n'a pas à l'origine. Donc, vous voyez, même ce concept là, l'absolu et le relatif. Donc, l'absolu ne peut être pensé qu'à travers le relatif, et le relatif ne peut être pas pensé et existe qu'à travers quelque chose qu'on appelle l'absolu. Et là, vous tombez dans le paradoxe. Et si vous comprenez le paradoxe, vous comprenez l'esprit. L'esprit, c'est la voie du paradoxe. Il est ici et nulle part. Il est présent sans être présent. Il est absolu tout en étant relatif, sans être relatif tout en étant non absolu. Il est immanent tout en étant transcendant, et ainsi de suite. L'esprit, c'est le paradoxe.
Et donc, c'est ça la difficulté. Déjà, donner un nom à quelque chose, c'est verbaliser, verbaliser quelque chose qui ne peut pas être verbalisé. Donc, ça devient juste une un repère, une structure mentale qui permet de concevoir quelque chose qui ne peut pas être conçu perceptiblement par le mental. Donc, on peut qu'en faire l'expérience. Voilà, c'est la seule chose à dire. Esprit est expérience. Dès que l'on va parler, disons, de théologie, exégèse, on ne parle pas de l'esprit, on ne parle pas de la divinité primordiale. Voyez ? On est dans un objet d'analyse. Et quand on sait que cet esprit, c'est nous-même, donc on est en train de nous de s'analyser soi-même, on tombe dans le piège justement de la dichotomie mentale qui considère qu'il y a un objet à analyser. Il y a pas d'objet à analyser, qu'on s'observe soi-même. Or, pour observer soi-même, il faut un projecteur, et ce projecteur, on ne peut pas le voir. On peut voir que la chose qui est projetée, le mouvement ou cette pensée qui émerge. Voyez ?
Donc, maintenant, cet esprit, vous le saisissez, il est insaisissable. Donc, il y a une graduation, présentification. Et cette graduation de cette présentification, c'est une échelle de l'être. Et bien, il y a d'abord la vacuité. On peut rien en dire. C'est un paradoxe absolu. Même dire absolu, ça veut rien dire. Bon, on émerge quelque chose que l'on va appeler l'esprit. Et cet esprit, c'est l'équivalent, disons, du germe de la conscience cosmique. Et euh, cette conscience cosmique en prend conscience d'elle-même parce qu'il y a quelque chose qui lui permet de se percevoir. Et c'est justement le rôle que joue la materia prima. Donc, l'esprit émerge de la vacuité. Et cette vacuité, cet esprit, ne peut pas se percevoir lui-même. Il est inclus dans la vacuité et il ne fait qu'un, sans que le un soit en comparaison avec certains nombres. Le un, par exemple, ne peut être pensé qu'à travers le deux, le trois. Donc, c'est par comparaison, on imagine le un parce qu'il est comparé aux autres nombres. Voyez ? Autres chiffres. Voilà. Et là, il faut imaginer que ce un, ce n'est pas un un par comparaison. C'est un un sans comparaison. Alors, voyez, on est dans dans tout cette métaphysique, dans cette au-delà du physique, par-delà le physique. Et on touche les grandes sphères de l'intelligence et notre source intérieure. Parce que derrière ce discours, il y a d'où nous venons, ce que nous sommes. Voilà.
Bon, se constitue au fur et à mesure cet esprit. Cet esprit ensuite se diffuse, se constitue en conscience cosmique. Et cette conscience cosmique est un, ou ça une, si vous voulez. Voilà. Et cet esprit est un aussi, sans qu'il y ait de comparaison. Donc, c'est une autostructuration, une autofanie, un autodéploiement, une autoconstitution. C'est comme si quelque chose émergeait et sortait de la vacuité. Quelque chose apparaissait. Et c'est ce qu'on va appeler la conscience cosmique ou le Soi. Bon, pour que la conscience cosmique puisse s'observer elle-même, il lui faut une matière prima. C'est ce qu'on va appeler la materia prima. Et cette matière primordiale provient d'une scission interne. Une scission, c'est-à-dire quelque chose du un, du vide, qui commence à se scinder en deux et qui va donner naissance à l'esprit d'un côté et la materia prima de l'autre côté. Et lorsque l'esprit s'observe à travers cette matière première, materia prima, c'est pas la première matière, c'est la matière première, et bien, d'une subtilité inouïe, d'une d'une d'une énergie incommensurable, contenant toutes les puissances, toutes les puissances qui existent autour de nous. Tout est condensé dans cette materia prima. Tout est latent. Voilà. Et c'est cet esprit qui va activer la materia prima et déployer le contenu de la materia prima à travers une orientation. Et cela va donner naissance à la conscience cosmique. Voilà. Et la conscience cosmique, c'est encore une chose. Elle est pas divisée, hein. Et cette conscience cosmique est materia prima et esprit unifiés. Et il y a un effet de contemplation par boucle intérieure. Et on observe ce que nous sommes dans un instant immédiat, dans un instant d'éternité. C'est ça la conscience cosmique. C'est une contemplation de sa propre éternité. Et pour qu'il y ait contemplation, il faut qu'il y ait de la materia prima, mais elle est d'une subtilité, d'une puissance incroyable. Et qui observe quoi ? Bah, c'est l'esprit qui s'observe à travers la materia prima et devient conscience cosmique. Voyez ? C'est ce qu'on va appeler le Soi. C'est notre processus.
Continuons ensuite. Il y a un une autre autre phase qui est cette fois-ci la création. Et donc, cette conscience cosmique commence à se penser elle-même dans un état contemplatif, bien sûr. Et dans cet état contemplatif, elle commence à projeter ses pensées dans un reflet, disons, plus dilaté d'elle-même qu'on va appeler la création. Donc, la création, c'est un c'est une un autodéploiement de la conscience cosmique dans un espace dilaté qui est en elle-même. Il y a pas de dehors. La conscience, il y a pas un dehors et un dedans. Ça n'existe pas parce que c'est un. Ok. Il y a un jeu encore de miroir qui est la conscience cosmique. Use de son propre miroir intérieur. Et ce miroir, c'est un espace. Et cet espace, c'est la dilatation même de la materia prima qui va commencer à se mouvoir et créer justement les strates de la création en sept phases, selon les différentes cultures spirituelles, toujours sept. Et en alchimie, et bien, on va symboliser ça par les sept notes de la musique, les sept planètes antiques et les sept couleurs, hein, euh, de la lumière. Donc, c'est un jeu symbolique qui exprime une réalité ontologique intérieure et donc une réalité macrocosmique.
Et là, vous comprenez ce qu'est un symbole. Un symbole, c'est ce qui va permettre de comprendre, comprendre parce que ça colle au réel, comprendre ce qu'il y a au dedans et ce qu'il y a au dehors par un jeu de miroir. Comprendre le symbole, c'est regarder au dedans et au dehors simultanément. Donc, il y a un regard qui se penche au dedans et il nous permet de regarder au dehors pour le comprendre. Et le regard du dehors permet de nous comprendre dedans. C'est ce qu'on va appeler le symbole. Voyez ? Le symbole, ce qui réunifie ce qui est séparé. Et qu'est-ce qui est séparé ? Et bien, voilà, c'est un état de dilatation de la conscience cosmique qui va se projeter dans son propre miroir intérieur à travers la materia prima qui va se condenser, se densifier, se cristalliser. Et donc, cette materia prima, cette matière première, hein, et bien, elle va se coloriser, elle va devenir musicale, elle va devenir audible. C'est le son primordial qui va se qui va syntoniser et créer justement l'harmonie du cosmos. Ça va créer justement les strates du cosmos qu'on va à travers des dimensions. Donc, les dimensions de la de du mental, c'est-à-dire de la conscience cosmique. C'est les sept planètes. Les sept planètes deviennent le symbole des dimensions de la conscience cosmique. Donc, ce sont des autodéploiements à travers des strates. Et que là, cela va créer justement des réfractions de la lumière et des dimensions de de la conscience cosmique afin, afin qu'elle puisse se voir elle-même dans son propre jeu de création.
Alors, les textes d'alchimie mentionnent souvent ce qu'on appelle le don de Dieu. Qu'est-ce que cela signifie ? Déjà, le don de Dieu arrive toujours dans ces textes d'alchimie à travers des rêves, des inspirations, des révélations. Et ça, il faut le saisir comme étant aussi actif en tant que dormeur éveillé. C'est un état de conscience modifié, dormeur éveillé. Donc, il faut s'imaginer ceci, c'est que le don de Dieu, c'est ce qui nous permet de comprendre par fulguration, par inspiration, hein, le jeu, le jeu de la création, le jeu même de la conscience. Parce que tout ceci, c'est un jeu de la conscience. Il n'y a que cela. Vous allez voir, c'est un jeu de la conscience. Et ce jeu, si vous voulez, ne peut être, disons, compris, compris que par la première phase et la deuxième phase. Il y a deux phases en alchimie. Euh, enfin, je veux pas trop vous embrouiller, mais disons qu'il y a une phase qui est propre à l'homme et une autre phase qui est propre au divin. Ça veut dire qu'il y a un travail accompli par l'homme et ensuite, il y a un travail qui ne peut être qu'offert par Dieu. C'est le travail de l'alchimie. Donc, il y a une part de l'homme qui doit être faite. Mais grâce à ce travail que l'homme fait, l'activité, l'activité divine peut pénétrer au fur et à mesure les couches de densité de l'être humain. Et ces couches de densité de l'être humain commencent à être activées, activées lorsque l'homme travaille sur la matière en laboratoire ou en lui-même, sur cette matière, afin d'ôter ces couches de densité dont on vient de parler, qui sont les sept étapes de la création. Et là, c'est une involution. Voilà, on involue, c'est on fait marche arrière, c'est un retour à l'origine, c'est un retour vers l'un, c'est un retour vers la conscience cosmique, et au plus haut, vers l'esprit, et encore vers la vacuité. Vous l'aurez compris, c'est une ascension. Et cette ascension, ben, elle est échelonnée en sept étapes, puisque la création est échelonnée de cette manière-là.
Et donc, qu'est-ce que qu'est-ce que cela signifie ? C'est-à-dire que au fur et à mesure qu'on travaille sur soi, la lumière peut percer nos ténèbres. C'est le don de Dieu. Et ça arrive par inspiration, ça arrive par révélation, on a des fulgurations par des rêves, mais aussi par des états de conscience modifiés. Et cet état de conscience modifié, c'est-à-dire, ça arrive en plein jour. Voilà, c'est ça les dormeurs réveillés. Et donc, il y a un rapport avec le monde des rêves qui revient au monde du jour, qui désactive ou brouille le mental du quotidien. Ça veut dire notre conscience normative du quotidien, habitué à faire les choses, elle est en prison, elle ne le sait pas. Elle est prisonnière de son propre de ses propres schémas mentaux, et elle ne le voit pas. Hein, le mental ne le voit pas. Et donc, au fur et à mesure de ce de cette boucle là, voyez, c'est c'est comme ça que ça fonctionne. Le mental est toujours en boucle. OK.
Et bien, au fur et à mesure qu'il disons, désactionne cette boucle pour faire autrement, l'activer d'une autre manière, la lumière peut passer. Des inspirations, des intuitions, hop, c'est des éclaircis qui proviennent de mon du monde originel. Et cela peut être provoqué tant en état de de veille ou en état de sommeil. Hein, le travail se fait sur les deux plans. S'appelle le don de Dieu. Le don de Dieu. Et le don de Dieu est vraiment vraiment la chose qui nous permet de transmuer notre être, transfigurer notre être, transmuer la matière. Nous ne pouvons pas transfigurer la matière sans le don de Dieu. La révélation, les inspirations, les textes d'alchimistes sont clairs là-dessus. Ce n'est pas possible que ça que ça vienne de l'homme. L'homme commence le travail, et parce qu'il commence à travailler, il actionne au même moment les sphères supérieures. Ça arrive et ça descend.
Maintenant, dans le don de Dieu, il y a cette chose offerte dans les textes d'alchimie. Et on va parler des secrets alchimiques. Alors, de quoi on parle lorsqu'on parle de secrets alchimiques ? Bah, de deux choses. La première chose, c'est l'œuvre humaine. C'est les secrets de fabrication des recettes. Mais vraiment, c'est comme ça. Donc, il y a des secrets de fabrication de certaines substances et matières qui sont transmises oralement. Certaines sont écrites, mais pour les faire, il faut un maître pour nous expliquer la dose, le moment, le lieu, comment suivre cette recette correctement pour ne pas faire un mauvais, un mauvais pain. Voilà. Donc, ces secrets de fabrication sont d'origine humaine. Voilà, c'est des recettes. Là, nous sommes dans la phase humaine.
Mais maintenant, comme je viens de le signaler, le secret de la transmutation, c'est un don de Dieu. Les secrets de fabrication, ce sont des secrets transmis de maître à disciple. C'est écrit dans certains textes, c'est écrit dans certains textes. Mais pour bien la faire, il faut avoir un maître ou le don de Dieu. C'est quelque chose qui nous révèle comment mettre en place ses recettes. C'est le maître invisible, le guide invisible. OK. Il nous parle, il nous guide, il nous il nous oriente. C'est le fameux Soi. Mais au-dessus de ce secret de fabrication, il y a le secret de la transmutation. Et là, c'est purement divin, c'est le don de Dieu. Nous ne pouvons pas transformer une matière en une autre matière par nos propres méthodes, par notre propre méthode. On ne parle pas, on ne parle pas de la transformation d'un métal en un autre métal ou d'un état de conscience en un autre état de conscience. Là, on parle pas de ça. On parle de la transfiguration, c'est-à-dire du passage de l'ombre à la lumière, du passage des ténèbres à la lumière primordiale. Et cette lumière primordiale, c'est la conscience cosmique. C'est la même chose. Cette conscience cosmique est lumière, est feu. C'est parce qu'il y a un feu dans la conscience cosmique qu'il y a la lumière infinie. Voyez ? Ça marche comme ça. C'est le feu qui illumine la conscience. C'est l'énergie, hein, primordiale. Ce feu, c'est l'énergie primordiale qui intensifie, qui enfin, qui augmente au point où tout est irradié. C'est la lumière infinie et donne naissance à cette conscience cosmique. Voyez ? Et c'est ça le secret de la transmutation, c'est-à-dire comment, comment transformer ou transmuer la matière sombre en lumière, voyez, en énergie pure. C'est c'est un don de Dieu. Personne ne peut le savoir, sauf, sauf celui qui est illuminé. On a allumé sa lampe mentale. Voilà. Donc, le mental purement humain, il peut pas y arriver. Mais un mental qui commence à être illuminé, il peut, il peut, il peut le faire.
Apollonius de Tiane et la découverte de la Table d'Émeraude. Ce qu'il y a d'intéressant, c'est Apollonius de Tiane est censé avoir vécu au 1er siècle après Jésus-Christ. Un personnage historique, d'accord. On a des textes de de de sa vie écrit au 3e, 4e siècle après Jésus-Christ, à l'époque de Byzance. Euh, pour parler d'un personnage qui a vécu en même temps que Jésus. Et les païens, d'après les sources que l'on a, les païens percevaient Apollonius de Tiane comme le concurrent direct de Jésus-Christ. D'ailleurs, Eusèbe de Césarée, le grand compilateur de grandes exégèses chrétiennes de l'Empire de Byzance à Constantinople, a écrit justement un ouvrage pour contrecarrer Apollonius de Tiane, et soit-disant qu'il était justement à la hauteur de Jésus. Il voulait écrire un ouvrage contre Apollonius de Tiane, pas très connu par le grand public, mais Eusèbe de Césarée a écrit sur lui, d'accord.
Bon, l'aura d'Apollonius de Tiane a perduré dans l'alchimie, puisque il est censé avoir écrit un ouvrage qui s'appelle en arabe, qui veut dire "Le Secret des Secrets". C'est un ouvrage, bien sûr, apocryphe. Mais l'auteur arabe datant du 9e, 10e siècle, autour de ça, a voulu faire passer son message à travers ce Apollonius de Tiane. Et c'est dans cet ouvrage qui a été traduit en latin à l'époque, et qui n'a jamais été traduit dans son entièreté en français, on a que la première partie éditée par les Belles Lettres, euh, où justement on découvre la Table d'Émeraude. Et bien, on a l'aventure d'Apollonius de Tiane. Et on va citer son aventure. Et cet alchimiste arabe, traduit en français, enfin en latin, "Le Secret des Secrets", et bien, on découvre l'alchimie. Apollonius de Tiane qui découvre la Table d'Émeraude dans une chambre souterraine secrète en Égypte ancienne, sous un temple, exactement. Bon, on est vraiment dans l'hermétisme, on est purement dans l'hermétisme.
Bon, il faut s'imaginer maintenant quelque chose. C'est bon, il y a deux versions de de la Table d'Émeraude. Il y a celle d'Apollonius de Tiane, voilà. Et il y a celle également d'Aristote. Mais cet Aristote, encore, est d'origine arabe. C'est un pseudo-Aristote, comme là, c'est un pseudo-Apollonius de Tiane. C'est un auteur arabe qui a compilé un texte d'Aristote et qui a fait une compilation propre à lui-même, qui a été traduite encore en latin et qui est devenue aussi un monument, disons, de science dans le monde latin, et qui s'intitule aussi "Le Secret des Secrets". Et là, nous avons une autre version de la Table d'Émeraude. Donc, il y a deux versions de la Table d'Émeraude, enfin, deux textes qui présentent la Table d'Émeraude : celle d'Apollonius de Tiane et le pseudo-Aristote. Ou le pseudo-Apollonius de Tiane.
Et donc, qu'est-ce qu'on découvre ? Voici ce qui est dit dans le texte d'Apollonius de Tiane : "Tandis que je dormais d'un sommeil inquiet et agité, l'esprit occupé du sujet de ma peine, un vieillard dont la figure ressemblait à la mienne se présenta devant moi et me dit : Lève-toi, Bellinus, Bellinus étant Apollonius de Tiane, et entre dans cette route souterraine, elle te conduira à la science des secrets de la création." Le secret des secrets, ou le secret de la création, c'est le titre même du traité d'alchimie d'Apollonius. "Et tu parviendras à connaître comment la nature a été formée."
Alors, je reviens vers vous. Je vis vous raconter cette histoire d'Apollonius de Tiane. Donc, vous voyez bien déjà le le premier basculement qui s'est passé : "Tandis que je dormais". Et c'est "tandis que je dormais". Donc, un état de conscience modifié, une ouverture, une ouverture de son mental aux dimensions supérieures. C'est ça que ça signifie, au monde invisible. Et le monde onirique est un monde, onirique, voyez bien le rapprochement. Et bien, a toujours été perçu dans l'Antiquité et au Moyen-Âge comme étant le monde invisible, la porte de l'invisible. Le monde invisible, c'est le monde onirique. Le monde onirique, c'est le monde invisible. Il faut bien le savoir. Donc, lorsqu'on dormait à à cette époque-là, on pensait rentrer dans le monde invisible, dans l'autre versant de la réalité. C'est-à-dire, il y a cette réalité là, et puis derrière cette réalité, en sous-bassement de cette réalité là, perceptible par nos sens, il y a le monde onirique. Ce que Corbin va appeler le "mundus imaginalis" en français, en latin, "mous imaginalis", le monde imaginal. Le monde imaginal, c'est le monde onirique. Et là, vous dites : "Mais c'est le Dream Time des Aborigènes ? C'est le temps des rêves des Aborigènes ?" Mais parfaitement, mes chers amis. Le temps des rêves des Aborigènes, le temps mythique, le temps des héros, le temps mythologique, le langage symbolique, c'est le monde onirique. C'est pour ça que lorsqu'on rêve, c'est les mêmes structures qui se dévoilent à nous.
Et donc, lorsque Apollonius de Tiane dit : "Tandis que je dormais", il cela signifie qu'il change d'état. Dans les textes d'alchimie, c'est toujours signalé comme ça et très présent dans les textes de l'Antiquité et dans les textes d'alchimie arabe. La signature d'un changement d'état de conscience, c'est le sommeil ou le le fait de dire dormir, sommeiller, et tout ça. Voyez ? Et là, ça peut être en état de rêve, c'est on dort réellement, ou en état de conscience modifiée, c'est-à-dire de veille, en plein travail, par exemple, en illumination, fulguration, vision. Voyez ? Ça arrive de cette manière-là. Parce qu'il y a eu un travail humain d'abord, et le don du Dieu descend. C'est ça le don de Dieu. Le don de Dieu descend et illumine le mental et lui offre des des visions, des images, des sons, et il dialogue avec des êtres mythiques, mythologiques. Et à partir de là, on est dans le Dream Time. Et oui.
Donc, là, vous comprenez quelque chose d'intéressant, c'est que la dimension onirique, c'est le royaume invisible. Voilà, d'un autre, sur un autre versant, c'est décrit aussi comme le monde astral. Voyez, tellement ça embrouille tout le monde. Mais en vérité, c'est la même chose. Chacun l'appelle selon une perception, un angle du regard. Le le monde astral, le monde invisible, le monde "douce imaginalis", le monde des rêves, le Dream Time des mythes aborigènes. Vous voyez, tout ceci, c'est la même chose. C'est le monde onirique. C'est un état antérieur à notre conscience de veille. Bah, c'est pour ça, lorsqu'on dort, on retourne à un état antérieur, qui monde plus profond. Et l'inconscient, c'est le monde, le monde onirique. C'est un langage par image, un langage par sonorité, où on va jouer, jouer à l'intérieur de ça, un scénario mythique. Et ce scénario mythique expose des réalités symboliques. Et donc, une structure, une structure qui expose dans un condensé le monde du dehors et le monde du dedans. Donc, le don de Dieu, c'est ça. Ça nous permet d'entrer en interaction plus profondément avec la nature du réel. Oui. On est à contre-courant en faisant ça avec toute la psychologie moderne et la psychanalyse. He, on va l'expliquer plus tard, peut-être dans d'autres vidéos. Mais vraiment, c'est à contre-courant. Puisque la dimension divine, c'est la dimension onirique. C'est pas juste l'inconscient humain. C'est un c'est c'est c'est c'est un état antérieur de la conscience. La conscience onirique, conscience onirique, conscience de veille, conscience normative, celle de tous les jours, celle de tous les sens. Hop, on touche tout. C'est la perception du sensible de tous les jours. Et bien, l'état antérieur, c'est une conscience collective, groupale, onirique, plus dilatée, plus dilatée.
Bon, Apollonius de Tiane a vu, je vous fais court l'histoire, mais je fais le récit de la découverte de la Table d'Émeraude. D'accord. Donc, Apollonius était en Égypte, d'après ce traité là d'alchimie. Et il observait les gens regardaient une statue d'Hermès Trismégiste qui était posée devant un temple, un sanctuaire. Et ce Hermès Trismégiste, qui est un Thot, c'est un Gréco-romain. Là, on est en période Gréco-romaine, Apollonius de Tiane, on est plus dans la période romaine, mais bon, l'héritage Gréco-romain est toujours présent. Gréco, pardon, grec est toujours présent. Et derrière cette statue Gréco-romaine, Trismégiste, bien sûr, il y a un écriteau qui dit : "Sous la statue, celui qui creusera sous sous la statue, il trouvera le secret de la création." Voilà. Je fais très court. Tout le monde se pose des questions. De quoi ça parle ? Faut-il creuser ou pas textuellement ou pas ? Il y a rien, c'est juste un sanctuaire, tout le terre est plein, et tout. Et ce qu'a fait Apollonius de Tiane, h, c'est : "Je vais vous refaire le partage écran, c'est ça, c'est que ça le tourmentait parce qu'il cherchait à comprendre le secret de la création. Donc, c'était un alchimiste en plein travail, mais il ne comprenait pas du point de vue humain, l'art de la transmutation, la science de la transmutation. Il était que dans le niveau humain, il n'arrivait pas à pénétrer dans le royaume divin. Et à partir de là, parce qu'il a beaucoup travaillé, hop, état de conscience modifié. "Tandis que je dormais d'un sommeil inquiet et agité", inquiet, agité, parce que c'est le travail humain, il ne comprenait pas, il n'y arrivait pas, il s'agitait beaucoup. "L'esprit occupé du sujet de ma peine". Maintenant, vous comprenez, "un vieillard dont la figure ressemblait à la mienne". Et ce vieillard, ce n'est autre que que que Hermès Trismégiste qui prend les traits d'Apollonius de Tiane. "Se présenta devant moi et me dit : Alors, lève-toi, Bellinus, et entre dans cette route souterraine, elle te conduira à la science des secrets de la création, et tu parviendras à connaître comment la nature a été formée."
Alors, ce qui est intéressant, c'est le vieillard qui est Hermès Trismégiste, qui prend les traits d'Apollonius de Tiane. On est très proche du jumeau céleste des Manichéens. C'est exactement ça, le guide intérieur, ce qu'on appelle le Soi. Et bien, ce guide intérieur, il a notre propre visage. D'ailleurs, Carl Gustav Jung a rencontré son propre guide intérieur dans un de ses rêves. Et lorsqu'il l'a regardé, son guide, c'était lui-même. Voyez ? Et c'est le fameux Simorgh des textes soufis. Lorsqu'on part à la rencontre du Simorgh, c'est-à-dire l'oiseau Phénix spirituel, qui est l'équivalent du Soi. Lorsqu'on regarde le Soi, à la quête du Soi, à la quête du Phénix de l'immortalité, donc imagé par un oiseau de feu, le Simorgh, et bien, ceux qui l'observent se sont vu eux-mêmes. Hein, et c'est ça qui est très intéressant, très intéressant. Lorsqu'on s'observe, on observe. Hermès Trismégiste, il prend notre trait parce que c'est notre Soi, c'est notre guide intérieur. OK.
Alors, ce qu'il y a d'intéressant, je vous ai dit que c'était Manichéen, parce que la doctrine de Mani parlait de ça, le jumeau céleste. C'est le jumeau céleste, c'est l'ange intérieur. Et cet ange, c'est c'est le Soi intérieur, hein, bien sûr. Mais cet ange illumine et irradie le monde. Et c'est notre conscience la plus profonde, c'est notre Soi qui se situe par-delà le monde onirique, et qui a généré le monde onirique, d'ailleurs. Et le monde onirique qui est stratifié en sept phases. Voilà, de la conscience universelle qu'on va appeler le Soi, à la conscience onirique, qui est une conscience groupale, collective, il y a un amoindrissement de cette conscience. Et ensuite, conscience individuelle, qui est la conscience normative de tous les jours. Et vous voyez, il y a trois mondes, trois états de conscience, des trois strates, trois grands strates du monde, comme on pourrait dire. Mais il y a des dimensions, elles sont au nombre de sept, entre la conscience universelle et la conscience normative. Et ça crée les strates dont on a parlé tout à l'heure, les sept planètes, les sept couleurs, et tout le reste. Et le voyage, hop, à la rencontre du Guide Intérieur. Et c'est un vieillard. Et ce vieillard, c'est parce qu'il est à l'origine des temps, qui ne peut être qu'il est jeune, paradoxalement, parce que c'est dans le paradoxe, c'est ça le truc. Lorsqu'on regarde le vieillard, il est jeune. Lorsqu'on voit un jeune, on le voit qu'il est vieux, très très âgé. Ça, c'est les textes sanscrits parlent de ça. Un jeune immortel qui vit, qui vit à l'origine des temps, et qui, il s'appelle Narayana, dans ce texte-là. Et c'est le vieillard, c'est Hermès Trismégiste.
Bon, ce qu'il faut comprendre, c'est que le côté "lève-toi et entre dans cette route souterraine", et bien, il va comprendre qu'il va falloir creuser là où il a vu la statue. Et dans la dans dans le fait de creuser et de trouver une route souterraine, cela va jouer sur un double symbole. Comprenez que le symbole est déjà en double lui-même, la en double double connexion, puisqu'il va s'agir tant de l'œuvre de l'alchimiste, il faut creuser derrière la matière, donc il faut enlever les couches, travailler les couches, je travailler les couches pour trouver la lumière, si vous voulez, la Table d'Émeraude. Mais c'est aussi en soi-même. Donc, il va falloir ôter les couches d'ignorance, de voiles, de ténèbres, du mental qui met beaucoup de voiles. Et dans ce ce rapport là, et bien, c'est symbolisé par ce ce récit là. Donc, c'est tant à l'intérieur que dans l'œuvre, mais aussi à l'extérieur, parce que ça se joue comme ça. Donc, la pénétration de la matière, c'est une pénétration dans le réel. La pénétration dans le réel, c'est une pénétration en soi-même. Et donc, il va trouver cette route souterraine qui va lui conduire vers la Table d'Émeraude, détenue par une autre statue d'Hermès Trismégiste, qui détient entre ses mains la Table d'Émeraude, "Tabula Smaragdina" en latin, Table d'Émeraude. Et la couleur émeraude symbolise la vivification, c'est-à-dire le côté, le côté végétal, le côté vie végétale, le côté vitalité. C'est ça que ça signifie, c'est c'est sous-entendu dans les textes.
On va continuer maintenant notre aventure avec les autres diapositives. Voilà.
Rêve, rencontre avec Hermès Trismégiste. Si c'est un état de conscience modifié, et si Hermès Trismégiste est dans les textes d'alchimie un guide intérieur, un guide initiatique qui mène vers la connaissance antérieure, c'est parce que lui-même, lui-même est connaissance. Ça ne se surajoute pas à nous. L'ignorance, ce sont les couches de voile qui se sont posées sur notre mental et on obscurcit la connaissance qui est cachée dans la matière. Et c'est ça la Table d'Émeraude, c'est une connaissance voilée par les couches de densité de la matière. Et notre mental n'a plus accès à ça, a oublié que nous avons ceci en nous-même. Et donc, l'alchimiste, c'est celui qui va charger de retirer les couches de voile, d'ôter les couches d'oubli pour se remémorer. Et là, on est dans la philosophie platonicienne à 100 %. C'est parce que Platon justement parlait de la matière comme étant le royaume de l'oubli, "Léthé", qui veut dire le royaume de l'oubli. Et la connaissance, la connaissance "gnosis" en grec, "gnos" en grec ancien, "connais-toi toi-même", "gnos" est "authen", "connais-toi toi-même", et bien, découle d'un acte humain, et ensuite d'une œuvre et d'illumination. Et donc, [Musique] euh, au cours du temps, et bien, on.
Va comprendre que Platon aussi parle d'un monde archétypal idéel, le monde des idées intelligibles, qui est un royaume de lumière, le royaume de la contemplation dont on a parlé précédemment. Et ce royaume de lumière de la contemplation, c'est le royaume de la connaissance, de la gnose, de la pure connaissance. C'est ce que nous sommes réellement. D'accord. Et cette connaissance a été oubliée. Nous nous sommes oubliés nous-mêmes au fur et à mesure de notre, disons, stimulation avec la matière. Nous avons été attirés par les multiplicités du monde de la matière et nous avons été emprisonnés parce que nous avons confondu et nous avons identifié notre réelle nature avec les choses qui nous définissent extérieurement. "Je suis ceci, je suis cela. Je ne suis pas comme ci, je ne suis pas comme ça." Et nous avons oublié.
Bon, laissez-moi vous raconter un rêve que j'ai fait, qui est un état visionnaire. Vous comprenez maintenant, monde imaginal et tout le reste. Bon, un travail profond, machin, hop, illumination dans les rêves. Et c'est un rêve plus réel que la réalité que je suis en train de voir tous les jours. Donc, le côté, disons, expérientiel nous permet de comprendre une chose, c'est que bizarrement, cette réalité, paraît-il, que l'on perçoit tous les jours, paraît être un rêve. Alors que la réalité onirique, lorsqu'on expérimente, est beaucoup plus réelle que celle où on vit actuellement. Et là, on se dit : "Ouah, quelque chose a changé dans la donne." Voilà.
Bon, laissez-moi vous raconter un rêve qui est plutôt un songe, qui est ma rencontre avec Hermès Trismégiste. Mais juste, qui est une rencontre plutôt. Bon, alors, je, je vais revenir en à vous et je vous raconte ça pour vous montrer que à l'olunuse de Thiane, tandis que je dormais, il rentre dans la route souterraine et il découvre cette table d'émeraude. Et la question à se poser, c'est : où est cette table d'émeraude dans ces cas-là ? Si c'est une question de pénétration des couches de la matière et ôter les voiles de la matière, de la matière elle-même et du réel extérieur et intérieur, tout ceci forme le réel. Où se situe la table d'émeraude ? Où se situe cette table de la connaissance ? Je vous laisse réfléchir à cette question, hein.
Et je reviens à mon rêve. Donc, euh, je suis réellement en train de dormir et au cours de ce rêve, et bien, je me vois en Irak. En Irak. Alors, il y a plein de codifications personnelles, hein. Tous, tous les repères symboliques qui mythiques qui se jouent dans, dans, dans les rêves, euh, sont des références pour une part personnelle et d'autres faces, d'autres, d'autre part, du de nature archétypale. D'accord ? Donc, l'Irak, ça me concerne. Vous allez voir plein de petits détails, c'est surtout des, des rapports personnels. Mais derrière ces rapports personnels se cache le noyau archétypal. Je vais vous le montrer.
Donc, je me vois en Irak. Je suis à Bagdad. Je me promène dans les, dans les rues de Bagdad et j'ai l'impression d'y être. C'est pas juste un rêve, vous comprenez. Je suis en train de me promener et au détour de petites rues sinueuses comme ça, je vois une petite entrée cachée au coin d'une rue. Et il y a un homme habillé tout en noir, dont je ne vois pas le visage. Et il me fait signe. Et je le regarde. Et il me demande de venir. Moi, très curieux de nature, je viens. Et je, je, je, je viens à sa rencontre. Et il me demande de rentrer là où il y a cette petite porte. Et je regarde autour de moi, il y a un monde agité, hein, beaucoup de monde. Mais là où je rentre, il y a personne. Personne. Mais c'est vraiment une petite rue sinueuse, un petit, vraiment comme si c'était un cul-de-sac, une petite porte vraiment qui paye pas de mine. Et on me demande de rentrer. Et je rentre.
Et à l'intérieur, il y a un tombeau. Un tombeau, euh, qui ressemble, enfin, qui est pas, qui ressemble, euh, qui est typique, typique, euh, des, des sépultures du haut des ciments. Typique de ça, avec les mêmes barreaux, avec le côté, disons, rectangulaire argenté, avec des petites, des petites choses posées par-dessus, des petites broderies et brocards posés par-dessus, avec des couleurs vertes, tir, enfin, vraiment, c'est typique des, typique des sépultures du haut du ciment. Et juste, c'est minuscule, hein. Ça fait 5 m², euh, peut-être 10 m², vraiment, c'est minuscule. Vraiment, la sépulture n'est pas située au centre de la pièce, elle est vraiment dans un angle de la pièce. Et juste devant la pièce, il y a d'autres personnes, tous des hommes habillés en noir, dont je ne vois encore pas le visage. C'est pas la première fois d'ailleurs que j'ai vu ces jeunes hommes habillés en noir dans, dans, dans des rêves ou des visions, hein, pour dire comme ça. Euh, c'est pas la première fois que je les rencontre. Et ils étaient au nombre, oui, peut-être une dizaine, peut-être moins, peut-être moins, peut-être 7, 5 de mémoire. Et ils se faisaient un cercle comme ça, et ils étaient juste tous regroupés, serrés les uns contre les autres, devant la sépulture, assis par terre, en train de discuter entre eux.
Et celui qui m'invite, euh, me laisse rentrer. Et je vois ces hommes accroupis. Et il y en a un qui se lève, enfin, qui se retourne plutôt, et il me dit : "On t'attendait." Et il me montre, il me montre la sépulture. Et dans la sépulture, il y a une autre porte qui, qui se présente. Et cette porte-là ouvre sur le tombeau, hein. Donc, je peux rentrer dans le tombeau. Mais je commence à regarder. Je sais pas qui c'est. Enfin, je suis dans l'ignorance totale. Je sais pas qui sont ces hommes, je sais pas c'est quoi cette tombe, je sais pas où je suis. Enfin, ignorance. Et je rentre en leur compagnie. Ils me montrent la pièce où je, je dois aller. Je rentre dans cette porte et d'un coup, il y a un basculement de plan. Je ne suis plus dans la tombe. Quand je traverse la porte, je ne suis plus dans la, je suis complètement ébloui, ébloui par une lumière incroyable, une lumière magnifique, une joie indescriptible, une splendeur inimaginable. C'est un état, un état. C'est là, c'était un état. Je suis rentré dans un état. C'est vraiment une porte qui me permettait de rentrer dans un état. Et quand, par exemple, les personnes de i parlent de leur expérience, c'est, j'ai l'impression de ce que j'ai vécu à ce moment-là. Et pourtant, je n'étais pas mort, j'étais dans un rêve et j'étais en train de, d'expérimenter ça. C'est un état visionnaire. Et je suis dans le monde imaginal, bien sûr, dans R'cor'mal, le Dream Time des Aborigènes. Et je rentre et je, je, je pénètre dans, dans ça. Et d'un coup, tout disparaît. La T Bagdad, rien. Je ne suis plus ici. Le fait d'être rentré par cette porte, je suis dans un espace infini, à perte de vue, de l'herbe verte. De l'herbe verte, mais d'une, disons, d'une beauté incroyable, luminescence incroyable, une odeur. Les 500 sont pris dans l'expérience incroyable. Et partout, tout, je regardais à perte de vue de l'herbe. Aucune colline, tout était plat, aucune petite monticule, rien. Vraiment horizontal, linéaire, à perte de vue, de l'herbe qui bougeait comme ça au vent. Et au-dessus de moi, il y avait le ciel, mais d'un bleu limpide, aucun nuage, aucun nuage. Tout était ensoleillé. Je ne voyais pas le, le, je ne voyais pas le soleil, mais tout était ensoleillé d'un bleu éclatant. Et le vert était magnifique, resplendissant. Et au loin, comme ça, tout s'en allait, le bleu et le vert au loin, comme ça. Et mon état, c'était un état extatique, vraiment, c'était ça. J'étais dans un, dans, dans un état d'extase.
Et d'un coup, l'extase qu'on, qu'on décrit dans les textes mystiques. Pourtant, je, je rêvais, hein. J'étais en train de rêver. Et au loin, un personnage arrive. Il marche doucement vers moi. Au loin, hop, hop, hop, hop, il se, il se présente. Et il, il grandit à vue d'œil comme ça. Et au fur et à mesure qu'il arrive, il est habillé, cette fois-ci, en complètement en blanc, alors que ceux qui sont, qui m'ont fait rentrer dans ça, étaient habillés complètement en noir. Et cette personne en blanc, je ne voyais pas son visage, mais je voyais une radiation. Il irradiait de lumière. Après une rencontre inoubliable et incroyable, il irradiait de lumière. Et lorsque, il, il venait vers moi, en, lorsqu'il est venu à moi, il a commencé à me parler. Il s'arrête et il commence à me parler. Mais je vois pas son visage. Je, je vois que du blanc partout, de l'irradiation. Et tout ce qu'il me dit, je, c'est comme si une télépathie. Voilà, c'est un peu ce genre-là. Pourtant, il parlait, mais il parlait pas. Paradoxe. Et donc, lorsqu'il commençait à parler, mais j'ai compris qu'il m'enseignait quelque chose. J'ai compris qu'il m'enseignait quelque chose. Et dès qu'il a commencé à m'enseigner, je me suis rendu compte. Je me suis rendu compte devant qui j'étais. Alors, je me suis rendu compte que j'étais devant Idriss, le prophète Idriss. Dans, pour les musulmans, Idriss, qui en arabe veut dire "darasa", qui veut dire l'enseignant, celui qui enseigne la gnose. Encore, l'enseignant. Darasa, qui est l'équivalent d'Énoch dans la Bible. Donc, j'étais en face d'Énoch, c'est-à-dire le, le 7ème patriarche, chantéuvien, d'accord. Il a toute une mythologie, il faut pas oublier l'ascension d'Énoch, les livres d'Énoch et tout le reste. J'étais en face de ce personnage-là. De point de vue de, du royaume imaginal. Mais j'étais devant Hermès Trismégiste aussi. Parce que c'est ça qui est dit que les textes d'alchimie arabe affirment justement qu'Idriss, c'est Énoch, Énoch, c'est Hermès Trismégiste, c'est le même personnage. Alors, ça fait quelque chose d'être en face de, d'Idriss ou d'Énoch ou d'Hermès Trismégiste. Et il m'enseignait quelque chose. Et le flux, le flux, le flux, le flux. C'est un état béatifique, une joie indescriptible, une connaissance de. Mais oui, je me souviens, Platon. Mais oui, je me souviens. Ah, les textes d'alchimistes, d'alchimie. Parce que tout est une question de réminiscence. Et à partir de là, je me suis souvenu de quelque chose. Mais je suis incapable, là, à l'heure actuelle, de vous dire le sujet de la conversation et ce dont on a parlé. C'est lui qui parlait, moi, je disais rien. Mais lui, il me parlait. Je peux pas vous dire un mot, mais c'est comme si, comme si dans ma tête, je savais de quoi il parlait, mais je suis pas capable de vous le dire. Toujours le côté paradoxe. Lorsque je suis en train de vous parler de multiples choses à travers les vidéos, les ouvrages, les articles ou autres, bien, ça découle aussi de ça, des réminiscences. Et une fois qu'il a terminé, ce Hermès Trismégiste, hop, je me réveille. Et quand je me réveille, je suis dans ma chambre. Voilà, tout simplement. Je suis dans ma chambre. Bon, j'avais 24 ans, j'étais jeune, hein. J'en ai 47 aujourd'hui. Bon, j'avais 24 ans et je cherchais des réponses à mes questions, à mes questions spirituelles. Et j'en avais reçu. Je me rappelais plein de ce qui a été dit, mais il y avait le germe en moi qui était là. Donc, euh, ce qui est très intéressant, c'est ça. C'est pas le fait de dire l'expérience pour l'expérience, c'est de montrer ce qui est dit dans les textes est de nature expérimentale. Lorsque je parle d'illumination, lorsque je parle d'états de conscience modifiés dans les rêves, ou que c'est une porte d'entrée dans l'invisible, ou en état de veille avec les dormeurs éveillés, ou tout ce que je suis en train de dire à longueur de temps, est le fruit du travail intérieur et d'une expérience. C'est ça que ça signifie. Donc, les textes d'alchimie, je me suis reconnu dans ces textes-là. Et c'est pour ça que je me suis chargé d'écrire un ouvrage autour de ça, en me disant : "Il y a un quelque chose qu'il faut transmettre." Continuons maintenant notre aventure avec l'alchimie, hein, parce qu'on n'est pas là pour parler de moi. Voilà ma rencontre avec Hermès Trismégiste, Énoch, Idriss, aussi Horus l'Ancien et Osiris dans les textes de l'Égypte ancienne.
Ce qu'il faut savoir maintenant, c'est Horus l'Ancien. Pour ceux qui ont suivi mes vidéos sur l'Égypte ancienne, c'est l'Anthropos, c'est la Dame Cadmon des textes cabalistiques, OK ? C'est l'Homme Primordial, c'est le Pourousha des textes sanskrits, Pourousha, Adam Cadmon, Adam, Adam Cadmon, hein, voilà. Homme cosmique, l'Homme Primordial, c'est la conscience infinie, c'est la lumière infinie, c'est notre état originel. Nous sommes Horus l'Ancien, OK ? Nous sommes Horus l'Ancien. Et Horus l'Ancien, donc, s'il est Adam Cadmon, s'il est la Lumière infinie, s'il est le Soi, selon le langage des anciens Égyptiens, voyez, pour ceux qui ont suivi, euh, les vidéos sur l'Égypte ancienne, ça leur parlera. Pour ceux qui ne l'ont pas écouté, et bien, vous pouvez aller les voir. Mais les textes d'alchimie parlent d'une autre manière de cet Adam Cadmon ou de cet Anthropos. Et bien, l'Horus l'Ancien pour les anciens Égyptiens, c'est l'Homme Primordial. Et Osiris, c'est Horus l'Ancien amoindri, c'est-à-dire qu'il a été destitué de son état par une blessure commise par Seth. Seth a blessé Horus l'Ancien. Alors, il faut pas confondre, il y a deux Horus : Horus le Jeune et Horus l'Ancien. Horus le Jeune, c'est lui que vous connaissez à travers le mythe d'Isis et d'Osiris. Horus le Jeune, c'est le fils d'Osiris et d'Isis. Horus l'Ancien, c'est un, il est, il précède, précède cette aventure-là. Il est au ciel. Et donc, Horus l'Ancien a été blessé à l'œil gauche par Seth. Il s'amoindrit. Et ensuite, Horus l'Ancien, ça va être encore plus amoindri, encore une seconde fois par Seth. Il va le, encore le découper en 14 morceaux. Mais à partir du moment où Horus l'Ancien perd son œil, il devient Osiris. Et lorsqu'il est encore amoindri, là, Osiris, il est complètement encore vivant, il est plein. Bah, Seth va finir sa tâche en le découpant en 14 parties. Et là, Osiris meurt. Ah, Horus l'Ancien, c'est l'homme cosmique, c'est l'homme primordial, d'accord. Cet homme primordial possède les deux yeux, ce qui signifie la pleine conscience chez les anciens Égyptiens, la pleine conscience et la vision unitaire de toute chose, OK ? Et ensuite, c'est l'œil solaire et l'œil lunaire. Lorsqu'il perd l'œil lunaire, il devient Osiris, puisqu'il chute, il chute de son état premier vers un état second. Et d'état solaire, il devient lunaire, pleine lune, pleine lune. Et c'est Osiris. Et Seth va finir sa, sa, sa besogne en le coupant en 14 parties, qui est la lune, la pleine lune décroissante, pour qu'elle devienne lune noire. Du soleil à lune noire, c'est la chute de l'Homme Primordial sur terre. Derrière l'histoire d'Horus l'Ancien, vous avez l'histoire de la chute de l'homme. Derrière l'œuvre de Seth contre Osiris, ensuite, vous avez la chute de l'homme aussi. Le retour est marqué par Horus l'Enfant, la naissance d'Horus l'Enfant et toute son aventure, c'est le retour vers l'état premier, la descente et la remontée. Et l'œuvre des alchimistes, des premiers alchimistes, je vais citer un texte plus tard, est marquée et marquée par l'Égypte, la mythologie égyptienne. Et je vais le montrer.
Donc, Horus se dit en ancien égyptien. Alors, pourquoi on l'appelle Horus l'Ancien ? Parce que "Horus" veut dire ancien, mais aussi grand. "Horus" veut dire aussi grand, mais cela veut dire aussi premier. C'est l'Homme Primordial, c'est Horus le primordial. Donc, "Horus" c'est pas juste Horus l'Ancien comme on l'entend, voyez les problèmes de traduction, ça donne ça. "Horus" c'est Horus le primordial. Mais oui. Et c'est la lumière, c'est la liberté, c'est la pleine chose, c'est l'élévation, c'est le fait d'être au-dessus de, c'est le fait d'être au-dessus de tout ce qui est. Ça veut dire ça, au-dessus de tout ce qui est, le primordial. Voilà, vous avez l'Homme Primordial. Et bien, c'est l'Anthropos, sûr, c'est la Dame Cadmon. Là, vous avez toute l'histoire de l'alchimie, la cosmogonie des alchimistes. Et maintenant, le mythe constitué, c'est ce que je viens de vous donner. Les deux yeux d'Horus, c'est le soleil et la lune. Seth arrache l'œil lunaire à Horus, très bien. Et voici le grand symbole, hein, de l'œil, de l'œil lunaire, hein, l'œil arraché par Seth. Qu'il faut reconstituer. Et quelle est cette histoire de reconstitution ? Et bien, l'œil doit être réparé. C'est un œil où la lumière s'est complètement effacée, puisqu'on est en lune noire, ce qui symbolise tout simplement la matière sombre, chaotique, le plomb des alchimistes, si vous voulez. Et derrière, derrière ça se cache la lumière infinie. Mais il va falloir réparer, soigner l'œil. Et c'est ce qui est signalé dans les textes d'alchimie. Il faut guérir les métaux, il faut soigner les métaux, il faut ôter les voiles des métaux. Et les textes mythiques des anciens Égyptiens parlent de réparer l'œil en 14 parties. Donc, c'est période de croissance lunaire. La réparation, c'est la reconstitution de l'œil en 14 phases. Horus, donc, se transforme en Osiris. L'œil lunaire, c'est le symbole du corps et de l'âme d'Osiris. Donc, l'œil lunaire, c'est la pleine lune. Seth découpe Osiris en 14 morceaux. La lune s'obscurcit entièrement. La lumière est ensevelie dans la matière. Et voilà, voilà le mythe, un cosmogonique égyptien, qu'on le retrouve dans les textes d'alchimie de l'Antiquité.
Vous avez les trois mondes qui constituent les trois niveaux dont on a parlé tout à l'heure, à travers trois niveaux de conscience. Vous avez le royaume de Rê, c'est le soleil, c'est la lumière infinie, c'est le monde intelligible de Platon. Rê, c'est le soleil, faut jamais oublier que Rê, c'est le soleil, OK ? C'est Rê. Royaume de Thot, bah, c'est la lune, c'est la pleine lune, c'est la Douat, c'est le monde astral, si vous voulez, c'est là où il y a les sept lumières, les sept phases et tout le reste. Le royaume de Geb, c'est le dieu de la terre. Geb, c'est la terre, c'est la matière. Vous avez les trois niveaux chez les anciens Égyptiens qui vont correspondre à, à nos trois niveaux de conscience. Donc, royaume de Rê, c'est conscience universelle. Royaume de Thot, c'est le royaume du, vous l'avez saisi, royaume astral et tout le reste. Royaume de Geb, c'est le royaume de la conscience individuelle ou normative. Donc, origine de la conscience, sa chute est corrélée aux états de la matière. Et ça, c'est très important. Vous comprenez la clé de la cosmogonie, c'est-à-dire quand on parle de cosmogonie, on parle de, de, de densification de la matière, comment la matière s'est densifiée et comment la conscience est densifiée, c'est la même chose. La reconstitution du corps d'Osiris consiste à retourner au royaume de Rê. Et vous avez là toute la mythologie égyptienne avec la, le mythe d'Osiris l'Enfant, qui récupère son, qui a été volé par son oncle Seth, d'accord. Et vous avez toute la mythologie symbolique des alchimistes qui consiste à retrouver la lumière infinie ensevelie, ensevelie derrière la matière.
Donc, là, vous avez quelques images, quelques images de, de ces mythes-là. Donc, ici, vous avez le corps d'Osiris momifié, qui consiste à lui offrir un corps lui permettant de retrouver la lumière infinie. Donc, là, on est avec les mythes de l'eau, de là. OK ? Là, vous avez exactement le même, dans le temple de Dendara, le temple d'Athor, qui marque Osiris momifié, comme là, comme cette personne-là. Ça, c'est au Louvre, hein, ça se trouve au Louvre, qui va être ressuscité par la lumière, que vous voyez pénétrer là. Alors, il a tout un codage architectural, structural, mythologique, symbolique, iconographique, hiéroglyphique, enfin, rien n'est laissé au hasard chez les anciens Égyptiens. Mais je ne veux pas m'attarder trop sur ça, mais juste faisons le parallèle entre ce corps d'Osiris, qui est le, le corps mort d'Osiris, et qui va être reconstitué par l'acte de momification, qui consiste à reconstituer les 14 parties et par, du corps d'Osiris. Et donc, ça, c'est un corps lunaire. Ça, c'est un corps lunaire. Et là, vous le voyez là, corps lunaire. Voilà, on est dans, dans un autre temple, ici. Voyez ? Donc, là, vous avez quelque chose de très intéressant. Vous avez Isis et Nephtys qui vont jouer le rôle de parturientes, c'est-à-dire celles qui vont donner naissance à Horus l'Enfant, ou dans le cas, bah, c'est Osiris qui retrouve la vie. Voilà, c'est ça le mythe derrière ça. Et donc, c'est le, le, l'acte du retour. Et grâce à ça, il va retrouver, il va retrouver son corps premier d'immortalité et sa conscience première, celle de la lumière infinie, hein. Donc, ça, c'est l'acte du retour. Et ça, ce sont des parties rentes. Elles donnent naissance et elles vont donner naissance à quoi ? À la lumière infinie dans le corps lunaire. Et là, vous l'avez illustré à travers ce codage de la lumière que vous voyez ici, la lumière qui irradie le corps lunaire permet de redonner vie à ce corps lunaire. Vous avez toute l'iconographie, les hiéroglyphes dans les textes des pyramides. Voilà, c'est la même chose ici, textes des pyramides. Et là, vous avez un papyrus du Livre des Morts. Et là, vous avez, regardez bien, regardez bien, Osiris, hein, transformé en Horus, que vous voyez là. Il est debout, il est lunaire, c'est pour ça qu'il est comme ça. Il est pleine lune, il est pleine lune. Et là, vous avez aussi le symbole de Taouris ou Taouret, la grande déesse, qui est aussi connectée avec la naissance de l'enfant solaire, hein. Donc, avant d'abord, ça, regardons bien. Là, on est dans la mythologie égyptienne. Donc, la chute, vous l'avez saisie. Là, on est dans la phase de remontée. Donc, la phase de remontée consiste à reconstituer le corps d'Osiris coupé en 14 parties. C'est la dispersion de la conscience dans la multiplicité de la matière. La lumière est ensevelie dans la matière. La lune est noire. Donc, c'est par l'effet d'observation que les anciens Égyptiens ont conçu leur mythologie : observation astrale, observation des saisons, de la nature, observation des cycles, des planètes et tout le reste, hein. Une fois que le corps est reconstitué, cela donne le corps d'Osiris momifié, qui est la reconstitution du corps, euh, coupé en 14 parties. Et là, on l'a réunifié. Cela symbolise pour les anciens Égyptiens, symbolise pour les anciens Égyptiens, le fait de méditer et de concentrer en soi la lumière de la conscience qui se disperse dans tous les sens, et de la concentrer pour qu'elle retrouve son état premier, qui est un état premier, mais lunaire. C'est le mental, si vous voulez, c'est la conscience qui est pleine lune. Et là, vous avez l'œuvre blanc. Oui, la première phase, dispersion totale, c'est la phase au noir. La deuxième phase, qui est le royaume de Thot, c'est la phase au blanc. C'est la lune qui devient, qui devient pleine. Et pour qu'elle devienne pleine, c'est la croissance lunaire. Et qu'est-ce que la croissance lunaire, si ce n'est la lumière du soleil qui illumine pas à pas, nuit après nuit, hein, le corps d'Osiris, notre mental, cela signifie notre conscience, pour qu'il retrouve son état premier. Premier, en parlant de l'œuvre blanc. Premier, en parlant de materia prima. Premier, en parlant de lunaire. Et donc, cette reconstitution mythologique est corrélée entièrement à l'alchimie. L'alchimie antique a puisé dans les mythes égyptiens, mais pas que. Puisé dans les mythes égyptiens pour fonder sa cosmogonie. Dans les mythes antiques, dans les mythes antiques écrits par les alchimistes. Et je vais vous montrer un exemple.
Alors, là, on est dans un temple, encore au plafond. Ce que vous voyez, si ce sont les colonnes du temple. Donc, là, on est au plafond. Au plafond. Et ce que vous voyez, regardez, vous avez l'œil lunaire, l'œil arraché à Horus l'Ancien par Seth, et qui est le symbole d'Osiris, le symbole de la lune illuminée, qui commence à recevoir des effluves d'illumination, hein. Et elle est dans un cercle plein, par, parce que c'est la pleine lune, voyez. Alors, je ne vais pas rentrer dans les autopsies précises. Là, vous avez Thot, avec un geste d'adoration, d'accord. Et cette pleine lune, c'est la reconstitution de l'œil décomposé en 14 parties par Seth. Elle a été soignée, reconstituée. Et là, vous avez une ascension de divinité. Regardez, hop, hop, hop, escalier par escalier, au nombre de 14. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14. Qui symbolise les 14 phases de la reconstitution de la lune. La 15ème nuit, c'est l'œil lunaire d'Osiris, voyez le mythe. Et Thot est en geste d'adoration face à cette revivification, revigorisation d'Osiris. Donc, de lune noire à lune blanche, pleine lune. Et là, vous êtes dans un état de conscience. Vous partez d'un état de conscience sombre à un état de conscience plus lumineux. C'est un mental qui commence à s'illuminer et qui reçoit doucement, doucement, les effluves du royaume divin solaire. Parce que la seconde phase, elle est solaire. Ah, la première phase est lunaire. Et la seconde phase, celle de la naissance d'Horus l'Enfant, qui naît de cet œil, et bien, elle est solaire. C'est ce qu'ont perçu les alchimistes de l'Antiquité. Et pour eux, il y avait ces deux grandes phases. Et je vous en ai, je vous en ai parlé préalablement. Il y avait les secrets humains et les secrets du don de Dieu, de la transmutation. Il y a la phase lunaire et la phase solaire. Et c'est vraiment égyptien, tout ça. Il y a phase au noir, phase au blanc, et phase rouge, si vous voulez, c'est le soleil, d'accord.
Regardez maintenant un alchimiste du 4ème, 3ème, 4ème siècle, qui s'appelle Zosime de Panopolis. Et regardez ce qu'il dit. Faites attention à la première phrase qui dit : "Je m'endormis." Et faites attention à tout le reste, puisque c'est de la mythologie égyptienne. Vous allez voir. "En disant cela, je m'endormis et je vois un sacrificateur debout devant moi, au-dessus d'un autel en forme de fial. Ici, dit l'autel, avait 15 marches d'accès. Là se tenait le prêtre. J'entendis sa voix venant d'en haut qui me disait : 'J'ai bien mené à bien l'action qui consiste à descendre ces 15 marches rayonnantes d'obscurité et à monter ces marches étincelantes de lumière.' Et le sacrificateur est lui-même en train de me refaire à neuf, en repoussant l'épaisseur du corps et consacré de force, je m'accomplis en tant qu'esprit." Alors, je l'interrogeais à nouveau le sacrificateur : "Quelle transformation ?" Il répondit : "Il me répondit par ces mots : C'est l'endroit où s'opère l'exercice qu'on appelle macération, transmutation, transfiguration." Ça, c'est moi qui le note. "Car les hommes qui veulent atteindre l'excellence entre ici et deviennent des esprits." Ou, c'est un terme égyptien. C'est moi qui le note. "Après avoir échappé à leur corps." Fin de citation.
Alors, ce texte est incroyable parce que d'une part, vous reconnaissez cette image qui est dans un temple égyptien, qui, qui est gréco-romain, d'accord, un temple de l'époque ptolémaïque, hein, donc très tardif, mais la mythologie égyptienne est là, inscrite dans les, sur les parois et sur le plafond. Et on retrouve ça dans un texte d'alchimie. Voyez les 15 marches là, il y en a 14 et la 15ème, bien sûr, c'est l'œil. Et là, le prêtre, c'est Thot. Regardez, "se tenait le prêtre". 15 marches. Et "se tenait le prêtre". Mais le prêtre, dans cette iconographie, c'est Thot. Ce prêtre en question, c'est Hermès Trismégiste. Donc, il est en train de trouver, disons, la conception de la pierre philosophale. Il est dans la première phase de la conception, il est dans ça, voyez, dans l'œuvre au blanc. Et dans cette macération qui va s'opérer, dans cette transformation, il s'agit de lui-même et de la matière, mais également de la, de la transfiguration de la matière dans toute sa totalité. Voilà, c'est la transfiguration du monde. Voyez ? Donc, là, il y a un héritage certain avec les anciens Égyptiens. Je sais pas pour rien que je fais le parallèle avec les textes d'alchimie. Donc, lorsqu'il va parler de la, d'une transformation qui arrive ou en train d'être effectuée, il parle de macération. Mais cette macération se situe là. Il est en train, une fois qu'il a atteint ce stade-là, la matière est en train d'être macérée pour être transfigurée. Voilà, c'est ça, transmutation, transfiguration. Et c'est ce qu'on va appeler "les hommes qui veulent atteindre l'excellence". Mais on est chez Platon, là, c'est pas possible. Parce que l'excellence, l'arrêt platonicien, c'est exactement ce cheminement-là, la perfection, la perfectibilité de soi-même. C'est le chemin qui mène à sa propre perfectibilité, à sa propre luminosité, plus de lumière, plus de connaissance de soi. C'est une découverte de ses propres profondeurs, mais aussi une découverte de la lumière infinie cachée derrière la matière. Et pour ça, il faut travailler la matière, dans le creuset. Donc, on la travaille, on la travaille, elle arrive au stade au blanc, elle est lumineuse, translucide, hein, et elle permet de laisser passer plus de lumière. Et ensuite, en son sein, va permettre, va germer, va germer le germe solaire, l'être solaire qui est Horus l'Enfant chez les anciens Égyptiens. Et là, c'est ce qu'on va appeler "veulent atteindre l'excellence et deviennent des esprits". Alors, c'est très intéressant parce que le, c'est ce que les anciens Égyptiens appelaient la transfiguration, le "Aaru", "Aaru", devenir un esprit lumière, voyez. Donc, ce texte-là est un héritage certain de la mythologie égyptienne. Et pourtant, on est dans l'hermétisme, on est dans le texte d'alchimie. Et vous voyez bien que la corrélation, corrélation à faire, qui est très fluide, disons, pour eux et pas pour nous aujourd'hui. Pourtant, on parle d'alchimie spirituelle et d'alchimie opérative. Pour les anciens textes, les textes du Moyen-Âge, il n'y a pas de distinction entre l'alchimie spirituelle et opérative, c'est la même chose. Pour les anciens Égyptiens, c'est une âme transfigurée. Et là, vous avez de l'immortalité à la mortalité, de la conscience cosmique ou universelle à la conscience individuelle. C'est la chute. Et qu'est-ce que veut l'alchimiste ? C'est retrouver cet esprit illuminé ou transfiguré, ce qu'on va appeler "Aaru" en ancien égyptien, hein, une âme transfigurée. Et là, on est de la, de la connaissance à l'oubli, de la lumière à l'obscurité, vous comprenez, c'est la chute. Maintenant, la scission de l'esprit, dont on a parlé précédemment, substance et essence en philosophie. Et bien, en alchimie, c'est symbolisé par la lune et le soleil, le mariage de la substance et de l'essence. Donc, le mariage de la matière avec la lumière infinie permet de réunir ce qui a été séparé. Et c'est pour ça que c'est une involution, c'est pour ça que c'est un retour vers l'origine. Et c'est le mariage entre la lune et le soleil. Et là, vous l'avez compris, c'est la première phase et la seconde phase sur les grands, de la grande échelle. Donc, la phase lunaire, qui consiste à retrouver la pleine lune, et la phase solaire, qui consiste à, à faire naître le soleil jusqu'à son plein potentiel. La substance en alchimie, bah, s'appelle la materia prima. Elle est incolore, la substance. Et elle est comme, comme la lumière, elle est incolore. On ne voit pas la lumière. On ne peut pas voir la lumière. La lumière, c'est ce qui nous permet de voir. La lumière illumine les choses, mais on ne peut pas voir la lumière. Elle est translucide, elle est transparente, elle n'est pas blanche, elle n'est pas blanche, elle est incolore. On ne voit pas la lumière. Et on ne peut voir la lumière qu'à travers les couleurs, lorsqu'elle percute la matière, à travers ses, ses aspérités, sa densité, son opacité, sa texture, son, son, son énergie. Des couleurs apparaissent. Les couleurs sont une réfraction de la lumière. Et elles sont possiblement observables lorsque la matière est présente. La matière se révèle par des couleurs. Donc, la matière est une révélation, une révélation de la lumière infinie, cristallisation graduelle de la lumière infinie qui s'échelonne à travers le jeu des couleurs et le jeu d'énergie et le jeu de la sonorité, puisqu'il y a cette couleur, cette son, cette planète. Et là, vous comprenez la graduation de la lumière, la plus sombre vers la lumière la plus colorée. Donc, du bleu, comme vous pouvez le voir ici, du bleu sombre, et on monte, on monte vers le rouge, OK ? Là, il y a du violet, et on va appeler ça ultraviolet. Et là, infra. Voyez ? Monte. Alors, après, certains, ils voient une chose inverse, c'est, on commence par là et on finit par là. Mais ça, c'est pas la problématique. Ce n'est pas la problématique. Pour voir la lumière, il faut de la substance. La lumière n'est pas observable sans une matière. On ne voit pas la lumière. Et elle commence à apparaître lorsqu'elle touche de la matière qui possède une certaine forme. Et un objet apparaît, une forme apparaît. Dans ces cas-là, ce que nous voyons au quotidien n'est que le résultat d'une réfraction de la lumière. La matière en tant que telle n'existe pas, elle n'est qu'une émulsion de cette lumière infinie. Alors, qu'est-ce que l'ego ? C'est la même chose. L'ego est une émulsion de la lumière infinie. Continuons. La substance se densifie et ça se transforme en cette couleur, planète et note. La matière est un espace vide sur lequel se reflète la lumière infinie ou la conscience cosmique. La lumière révèle et active le continu du vide. La cosmogonie explique l'initiation alchimique. Et c'est ça le but, c'est-à-dire derrière ces analogies, cette analogie particulière de la lumière, il s'agit de mettre en scène, mettre en scène une réalité perceptible dans l'expérience initiatique et dans l'expérience du laboratoire alchimique. L'extraction de la lumière intérieure, donc cachée derrière les voiles, c'est une réitération de l'acte cosmogonique. On retourne vers l'origine. Le chaos, bah, c'est le désordre. Et le cosmos, ben, c'est l'ordre, en fin de compte. La chute de la lumière primordiale dans la matière, c'est le chaos. C'est une, c'est plutôt, c'est cette chute, c'est un chaos qui s'installe. Le retour vers la lumière, c'est le retour vers l'ordre cosmique. Et donc, nous sommes toujours dans le rôle de voilement et dévoilement. Petite parenthèse avec chaos et cosmos, désordre et ordre. Lorsque le mental.
Ou la conscience normative est dominée par ses passions, c'est un chaos. Lorsque la conscience est dominée par ses désirs et ses pensées ne sont pas structurées, c'est un chaos intérieur. Et ce chaos est symbolisé par le plomb, justement chez les alchimistes. Et ce plomb n'est pas un plomb tel qu'on le connaît. L'or, ce n'est pas l'or que l'on connaît, puisque ce sont des analogies, ce sont des jeux de rapports symboliques, des rapports analogiques. Donc des similitudes, des similitudes, donc des choses qui qui sont semblables. Donc en regardant ça, et bien, on comprend ce qu'est en jeu dans la l'œuvre de l'alchimiste et en nous-même. Ce sont des rapports symboliques.
Donc quand on utilise le plomb et on est dans la Lune Noire, et ce plomb, c'est le chaos. Et ce plomb, c'est un mental non structuré. Lorsque le mental commence à se structurer, la lumière se réfracte, comme on a vu avec la lumière solaire. Là, la lumière se réfracte par le prisme mental et reçoit doucement, doucement, quelques effluves qui lui permettent d'illuminer sa propre obscurité, comme la lumière. Et on perçoit au devant de nous des sons, des couleurs, des formes dans notre propre espace intérieur, monde intérieur, psychique, monde de l'imagination intérieure. Et qui est un mélange entre l'unité personnelle et la lumière qui vient d'ailleurs. Et ce mélange va donner les expériences intérieures, un mélange entre bonnes choses et mauvaises choses, joie et tristesse, vérité et mensonge. Mais vu que c'est un jeu de réfraction, quand on ferme les yeux, on voit rien parce qu'on ne reçoit aucune lumière. C'est la Lune Noire, notre tral est complètement obscurcie. Chez les sages, lorsqu'il ferment, par les initiés, les grands grands voyants, lorsqu'il ferme les yeux, il voit, il voit des choses parce que leur mental reçoit les effluves de la lumière.
Donc maintenant, lorsque lorsque nous fermons les yeux, on voit rien. Mais au fur et à mesure de notre éveil intérieur, des lumières apparaissent, des sons apparaissent, des forces apparaissent, des énergies, des dimensions se révèlent par strate. Il y en a sept, comme vous pouvez le voir. Et c'est ce qui se passe dans l'œuvre alchimique. Au fur et à mesure du travail de l'œuvre alchimique, il y a des synchronicités qui apparaissent, des inspirations, des rêves qui apparaissent, des visions qui apparaissent, des modulations d'état de conscience qui apparaissent, une synchronisation entre l'état de la matière et la personne. Ah oui, c'est un éveil de la matière et de soi-même, vous voyez. Voilement, dévoilement. Et c'est une réitération du cosmos. On passe du chaos obscur au cosmos créé. Et donc, l'œuvre de l'alchimiste, c'est un acte de réitération de la cosmogonie. Il reprend l'acte cosmogonique et cherche à le refaire dans son laboratoire. Maintenant, vous voyez bien que physique, ontologie et spiritualité se rejoignent, hein. Il y a pas de coupure. Donc les trois mondes que l'on a vu en Égypte, ben sont corrélés aux trois œuvres des des alchimistes, vous comprenez. Œuvre noir, œuvre blanc, et œuvre rouge. L'œuvre rouge, il est solaire. Donc là, vous avez quelques illustrations d'ouvrages d'alchimie tirées dans des ouvrages occidentaux. Là, vous avez 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Voilà. On pénètre le secret de la matière. Voilà. Et le profane, il est là. Et l'initié gravie échelle par échelle par échelle où, comme chez les anciens Égyptiens, marche d'escalier par marche d'escalier pour arriver et pénétrer le secret de de toute chose. OK.
Et là, vous avez "omnia in omnibos". Le tout est partout et dans le tout. Euh, cela signifie beaucoup de choses. Après, vous avez beaucoup de beaucoup de trucs très intéressants. Là, vous avez le Yod Heh Vav Heh. OK, à des corrélations. Et vous êtes dans l'amphithéâtre de l'amphithéâtre. C'est un texte très important de l'éternelle sagesse, hein, d'un immense alchimiste occidental. Voilà, très très grand. Ensuite, ici, vous avez votre Hermès Trismégiste, la réunification du soleil et de la lune dans le mariage. Et vous êtes avec Horus l'ancien. Voyez les deux yeux d'Horus l'ancien. Et là, vous êtes chez un alchimiste assez connu qui s'appelle Seigneur Zadis. Et c'est Hermès Trismégiste qui lui montre le secret aussi de la transmutation. Voilà. On continue.
Et maintenant, on va parler de quelques symboles alchimiques, parce que c'est très intéressant. La magnésie, un terme très important en alchimie. Et c'est l'ancien terme de l'antimoine. Aujourd'hui, on parle beaucoup d'antimoine, mais auparavant, ça s'appelait la magnésie. Et vous allez comprendre pourquoi le terme magnésie s'appelle magnésie. OK. Le pseudo Saint Thomas d'Aquin, dans son traité sur la M, explication alchimique, affirme. Alors le nombre de personnages qui ont qui ont été censés, qui qui ont censé être des des alchimistes, comme Saint Thomas d'Aquin, Albert le Grand, et j'en passe, n'ont jamais écrit d'œuvre d'alchimie. C'est pour ça, c'est des pseudos. Comme Aristote, Avicenne, ils n'ont pas écrit d'ouvrage d'alchimie. OK. On continue.
Le premier jour, il faut se lever de grand matin et voir si la vigne est en fleurs et se transforme en tête de corbeau. Hein, puis elle passe par diverses couleurs, entre lesquelles il faut remarquer le blanc intense, parce que c'est celle-là que nous attendons et qui révèle notre roi, c'est-à-dire l'élixir ou la poudre simple. Lui a autant de noms qu'il y a qu'il y a de choses au monde. Alors, petite exégèse vite fait. Vous le remarquez bien, œuvre noir, œuvre blanc, d'accord. Vous voyez bien. Et ensuite, les diverses couleurs, les sept couleurs, très bien. Mais pour terminer en peu de mots, notre matière ou magnésie est appelée terre d'Espagne ou antimoine. Mais remarque bien que je ne désigne pas par là le mercure commun dont se servent les sophistes et qui ne qui ne donne qu'un résultat médiocre malgré les grandes dépenses qu'il occasionne. Et s'il te plaisait de travailler avec lui, tu parviendrais incontestablement à la vérité, mais après une interminable coction et digestion. Donc, on est clair, la matière dont on est en train de parler n'est pas la matière dont on en train de parler. Faut être clair. Le plomb, la magnésie, antimoine, ça a rien à voir avec tous ces métaux. Dès qu'on parlera du fer, dès qu'on parlera d'autres choses, non, non, non, non, du tout, ça n'a rien à voir, hein. C'est des analogies, c'est des analogies.
Donc, qu'est-ce que cette magnésie, très importante, qui est l'antimoine ? Alors, bah, c'est la pleine lune, c'est la matière première, la materia prima elle-même, obtenue, qui nous permet de capter le feu céleste ou la lumière infinie, qui est le Shin chez les cabalistes. Le Shin chez les cabalistes, très important comme lettre dans la voie cabalistique. Bon, c'est le c'est Agni dans les textes du Rigveda. Agni, ignis, c'est le même étymologie. En français, Agni, c'est le même même étymologie. C'est le feu, c'est le feu divin, c'est le Shin, c'est le feu secret des sages, des textes alchimiques, des alchimistes. Ce feu céleste, ce feu secret, ce Shin, cette Agni, c'est le moteur de tout l'univers, c'est le moteur de la matière et de la conscience. Je vous avais parlé au départ de ce feu qui irradiait au début de de cette web conférence, qui irradiait et laissait place à la lumière infinie. La lumière infinie existe parce qu'il y a un feu. Le feu est lumière infinie. La lumière infinie ne peut pas exister sans ce feu. Et ce feu est incommensurablement puissant.
Bon, revenons à cette magnésie, cette terre incolore, pure, limpide, c'est la materia prima. C'est lorsqu'on a travaillé la matière noire, le plomb, le corbeau, la Lune Noire, si vous voulez. Et lorsqu'on la travaille, travaille, travaille, travaille, on lui ôte ses saletés, on lui ôte ses voiles, on lui ôte ses scories, ses maladies. C'est comme ça que c'est dit aussi. Parle de nous aussi, hein. Comprenez bien. Et bien, au bout d'un moment, elle est tellement épurée, tellement pure, qu'elle est translucide, cette matière. Et c'est ça la materia prima. La materia prima, c'est la pleine lune. C'est ce qui revient à la vie. C'est notre conscience qui de qui qui est translucide. Et on est on est dans l'état mental épuré, tellement épuré qu'il est limpide. Et cette cette mental limpide, translucide, incolore, permet de ne plus affecter les expériences intérieures. On n'est plus dans le mélange dont je vous avais parlé tout à l'heure, entre ce qui vient d'en bas et ce qui vient d'en haut. Et on est dans le royaume des couleurs. On n'est plus du tout dans ça, voyez. On n'est plus du tout dans ça, dans l'expérience du mélange. On est dans une expérience pure où l'on voit réellement les choses telles qu'elles sont. C'est un état mental limpide, clair, voyant, clair, audient. Cette cette clarté mentale, c'est la magnésie. On dans alchimie. Et cette matière, elle est également dans le laboratoire translucide. C'est pour ça qu'il y a un jeu d'analogie. Et c'est la pleine lune.
Bon, cette magnésie, pourquoi elle s'appelle comme ça ? Bon, il y a plusieurs stades. Magnésie blanche, il y a la malisie noire, malisie blanche, malisie verte. Ils vont jouer sur des codages de couleur incroyable, au fait, jusqu'à nous faire perdre la tête. Mais c'est fait pour ça, hein. C'est fait pour ça. C'est un dédale, c'est un lab. Il faut trouver le fil d'Ariane. Bon, en fin de compte, la magnésie s'appelle de cette manière-là, la Terre Pure, parce qu'elle attire à soi la lumière ou le feu principiel, la lumière infinie. Et ce feu, ce feu céleste, ne peut descendre. Il doit être attiré, il doit être capté. Et cette captation de la lumière. Alors, plusieurs mythes dans dans les textes d'alchimie pour parler de ça. On est dans la phase solaire, on n'est plus dans la phase lunaire. On est dans la phase divine, on est dans la phase de don de Dieu. On n'est plus dans la première que je vous ai parlé tout à l'heure. On est dans la deuxième, la naissance d'Horus, l'enfant, le germe solaire qui va naître dans la magnésie. Et c'est ça ce que essaie de dire le pseudo Saint Thomas d'Aquin, qui dit "nous attendons et que révèle notre roi". Dans cette magnésie là, le roi se révèle dans cette magnésie. Et pour les alchimistes de tendance chrétienne, de tendance chrétienne, pardon, bien, c'est le Christ, l'enfant, l'enfant Christ, le Messie tant attendu, qui va être assimilé à cette naissance de la lumière infinie. Hein, chacun est pourra trouver par ses propres repères cette assimilation là.
Bon, cette magnésie s'appelle comme ça parce qu'elle va attirer à soi, magnétique, magnétique. Donc, cette pierre, il y a une substance, une substance, disons, dans cette matière magnétique, qui permet d'attirer à soi la lumière infinie, qui permet d'attirer à soi le feu secret des sages, qui permet d'attirer le feu céleste. Et et ensuite, d'essayer de le garder, parce qu'elle a tendance à fuir. Enfin, cette lumière a tendance à fuir, ce feu a tendance à se volatiliser. Donc, il y a une substance collante, collante, qu'on va appeler la gomme. C'est une recette, ça, c'est une recette. Cette gomme, c'est une recette. Et cette gomme permet de coller le feu à la magnésie. Et grâce à ça, la la magnésie peut capter le feu et ensuite transfigurer la matière. Il n'est pas possible de transfigurer la matière par elle-même. La transfiguration de la de la matière se fait par la captation du feu céleste, par la captation de la lumière infinie. Et c'est grâce à ça que la matière commence à être transfigurée. Hop, bas solaire, vous l'aviez là. On continue.
La question à se poser, c'est : y a-t-il en nous un équivalent de cette magnésie ? Mais bien sûr. Il y a quelque chose en nous de matière collante qui permet de capter cette lumière infinie, ce feu principiel, et qu'il reste en en soi sans qu'il se volatilise. Les inspirations viennent et partent, les révélations pareilles. Comment peut-on garder cet état permanent ? Oui, oui, il y a quelque chose. Continuons notre lecture.
Et bien, dans les textes, on est toujours dans les textes occidentaux. Il y a ce qu'on appelle la malnis noire, blanche et verte, et la fameuse gomme dont je vous ai parlé. Donc, la malnisine noire, c'est encore cette phase où la matière n'est pas encore totalement purifiée. La magnésie blanche, c'est la phase d'incolore, c'est la la la materia prima en tant que telle, c'est la substance pure de la matière. Et la magnésie verte, c'est lorsque la magnésie a capté en elle la lumière infinie ou le feu principal piel. Et la première couleur qui apparaît dans la magnésie, une fois qu'elle est passée par le noir, ensuite par la phase blanche qui est l'incolore, bah, c'est la couleur verte. Et vert, c'est le rapport avec le lion vert, c'est l'énergie, tout ça, voyez. C'est pour ça que le lion avale le soleil dans cette illustration là. C'est la lumière infinie ou le feu principiel, parce que le lion désire désire absorber cette lumière pour être transfiguré. Et lorsque ce feu est capté et stabilisé en soi, hein, et bien ce ce feu devient salamandre. La magnésie se transforme en salamandre. Nous sommes dans des états de conscience, parlant derrière ces termes là. Magnésie, salamandre, magnésie noir, blanche, verte, gomme, ce sont des états de conscience, tout en étant des états de la matière. Ce sont des états de la matière et des états de conscience. C'est corrélé. Donc, il y a un état de la salamandre et un état de la magnésie. Ce sont des strates. Donc, l'état de la salamandre vient après la magnésie verte.
Il y a quelque chose maintenant, c'est que sans la gomme, il est impossible de capter, capter cette lumière infinie. Alors, la gomme porte un milliard de noms, hein, pour nous perdre, nous perdre, comme la magnésie peut s'appeler l'antimoine et asite un milliard de noms. Tout ceci, c'est d'un dédale de labyrinthe analogique. Et celui qui a une structure mentale peut voir certains des dalles, mais il faut un travail sur soi pour en percevoir la charpente, l'architecture, et peut-être la sortie. Don de Dieu, que par ça. Bon, la salamandre, donc, vient après la magnésie verte. Et qu'est-ce que la magnésie verte ? C'est la captation, je le répète, de la lumière infinie, du Shin, du Shin, c'est la captation du Shin, de la lettre Shin hébraïque, qui est la lumière feu, hein, qui est le feu de Agni. Et cette captation, hop, la matière, lorsqu'elle travaille, elle se végétalise, elle retrouve son état vital, vitalisé, végétal. Et nous passons d'un état minéral, matière morte, à une matière végétale. Et cette matière végétale vivante, OK, vivifiante, c'est le vert qui qui est qui reprend. Et ce vert, c'est la Table d'Émeraude. C'est pour ça que la Table d'Émeraude est verte. Donc, où se trouve la Table d'Émeraude, mes chers amis ? Et qu'est-ce que la Table d'Émeraude ? C'est la magnésie verte. Et où se trouve cette magnésie verte ? À vous de me le dire, hein. Je veux pas répondre à toutes les questions, quand même. OK.
Donc, ensuite, une fois que ce feu se stabilise et capté et reste là, il il ne détruit plus, il ne brûle plus, il est juste stabilisé. C'est la salamandre. On a réussi à la capter. OK. Et regardez bien, regardez bien sur le dos de la salamandre, qu'est-ce que vous voyez ? Des étoiles. C'est le feu secret des sages. OK. Là, juste là. Continuons notre lecture.
Maintenant, on va voir ce fameux feu secret. Lorsque l'on extrait du cuivre, le feu secret. Alors, le cuivre, c'est pas le cuivre que vous pensez. Le cuivre, c'était un état de la matière, donc un état de conscience. Les différents textes alchimiques dissertent sur sa fixation dans la matière. Comprenez, c'est le Shin. Puis les alchimistes cherchent ensuite à le rendre incombustible. Et c'est par ce procédé que le cuivre, soigneusement purifié, pourrait rendre aux métaux imparfaits leur perfection. Donc, le feu incombustible, c'est la salamandre, c'est le feu fixé dans la matière. Et c'est l'état de conscience illuminé. On a fixé en nous-même cet état de conscience au point où on est en connectivité constante avec le divin. Il illumine notre chemin chaque instant, chaque moment. On est en relation et en rapport constant, permanent avec le divin. C'est plus fluctuant comme avant, c'est permanent. Est-ce que cela est possible ? Oui, parce que c'est justement le chemin qui consiste à affiner, affiner sa conscience pour arriver à cet état-là.
Les alchimistes occidentaux ont dénommé ce soufre naissant le sel des philosophes. Donc, ce soufre, hein, c'est le feu, hein, cette ce feu incombustible, on l'appelle aussi le soufre. Hein, ce soufre naissant, le sel des philosophes, lequel est obtenu après avoir rendu en cendre le corps métallique, c'est-à-dire la pureté totale. Autrement dit, après avoir acquis la magnésie, dont le principe est d'attirer le feu secret dans la matière comme un aimant. Et là, les alchimistes vont jouer sur un autre, un autre nexus analogique, qui est le terme aimant. Et là, vous comprenez le royaume, disons, onirique. Le royaume onirique, c'est pas juste le royaume des images, c'est aussi celui des sons, de la sonorité. Ce qu'on appelait le langage des oiseaux. Il n'est pas du tout compris par le grand public, hein, ça, je peux vous le garantir. Le langage des oiseaux, c'est une grammaire divine, c'est une grammaire du soi. Le divin parle cette grammaire là, et c'est son langage. Et ce langage, c'est l'analogie. Et la structure du dialogue analogique de la divinité. C'est pas, on fait des analogies comme ça, ça nous chante. Allez, ça ça ressemble à ça, je fais comme ça. Ça ça sonne de la même manière à l'oreille, donc je vais faire un pont avec cette autre sonorité. Mais pas du tout, pas du tout. Ça, c'est des jeux de mots. Ça sonne pareil. Oh, c'est joli. Lâ, tièr, tièr, lâ. OK, d'accord, OK. Non, non, ça, c'est des jeux de mots. Excusez-moi, excusez-moi. Faut pas que je m'entête.
La grammaire, c'est-à-dire que c'est toute la langue qui est embarquée dans ce jeu-là. C'est tout le récit mythique qui est embarqué dans ce jeu-là. C'est tout le discours mythologique des alchimistes qui est embarqué dans ce jeu-là. C'est pas juste un mot, c'est pas une phrase, c'est la langue entière. Et cette grammaire, il faut la prendre. Et cette grammaire, elle est naturelle. Alors là, il faut faire la distinction entre les analogies artificielles qui proviennent du mental normal, qui cherche à trouver des liens à droite à gauche, qui est bailli par ceci, par cela. C'est une conscience non illuminée, non épurée, qui crée des liens et des ponts artificiels entre les choses. Et comme il arrive pas, enfin, ce mental n'arrive pas à concevoir que c'est artificiel, c'est la vérité pour lui. Ça prend du sens, il ce mental là crée du sens, il ne laisse pas jaillir de lui-même le sens. C'est ça l'artificiel. Donc, l'analogie artificielle, c'est créer du sens là où il y en a pas. C'est un état délirant. Et beaucoup d'ésotéristes et de spirituels font ça.
Maintenant, la grammaire divine, langage des oiseaux, c'est une grammaire qui qui codifie un état mental qui est plus profond à celui de notre normalité, qui est complètement connecté à notre état de conscience collective ou onirique, comme je l'appelais, l'inconscient collectif de Carl Gustav Jung, si vous voulez. Et cette inconscient ou cette conscience collective ou cette conscience onirique, a accès à ce langage là parce qu'elle parle cette langue d'une manière naturelle. Lorsqu'on rêve, on fait aucun effort pour faire surgir de soi le discours onirique. Tout vient à nous d'une manière naturelle. Et nous n'y comprenons absolument rien parce que nous avons divorcé avec cette langue et ce monde-là. Quand je dis il faut réapprendre cette langue, c'est-à-dire reprendre connexion avec sa dimension intérieure qui connaît cette langue et laisser venir à soi le sens. Le sens surgit de soi, il il ne se crée pas par le mental. C'est ça l'artificiel, c'est un artifice. Cette connectivité.
Alors, le gros problème, c'est comment faire la distinction entre ce qui est de l'artificiel et du naturel, entre un état de conscience qui parle réellement cette langue et qui la comprend. C'est la langue des oiseaux, donc des anges, donc des âmes, de toutes les créatures de l'univers. C'est la langue universelle, c'est le symbole, la langue universelle du cosmos, qui équivaut à la langue universelle mathématique. Ça ne s'invente pas, hein. Ça ne se crée pas. Ça émerge de soi naturellement. D'accord. Mais ça se comprend. Donc, il faut le comprendre cette langue comme on on apprend une langue étrangère. Il faut complètement, pour le faire, il faut complètement déconnecter toutes ces toutes ces ressources, toutes ces liaisons qu'on a à l'intérieur pour laisser place à la réalité intérieure. Donc, dans une grande majorité, on est dans de l'artificiel, dans du faire semblant, dans du paraître. Et on crée des connexions analogiques complètement artificielles entre une sonorité avec une autre sonorité. Hein, on dit c'est la même chose. Entre un récit et un autre récit, entre une couleur et une autre couleur. Et on crée du sens parce qu'on a besoin de sens. Et là, on est dans dans une illusion complète de la connexion avec le divin. C'est ce que Platon, Socrate, appelle l'illusion du savoir. On pense savoir, on pense comprendre, et on comprend rien. C'est l'illusion du savoir. Et l'illusion du savoir est encore plus dangereuse que l'ignorance. Pour quelle raison ? Parce qu'on peut montrer que l'ignorance, c'est de l'ignorance. Mais il est encore plus difficile de montrer à celui qui prétend savoir qu'il ne sait pas. C'est encore plus difficile. C'est pour ça que le monde de l'ésotérisme et de la spiritualité, qui est le monde du sens, donc, hein, c'est un monde à un autre niveau de l'illusion. Donc, il y a le monde de la matière, très bien, c'est les matérialistes, c'est l'œuvre noire. On veut faire notre travail au blanc. Et on est dans le monde du sens, et on est dans l'illusion du savoir. On est dans la caverne platonicienne, encore. On n'est jamais sorti. C'est ce qu'on va appeler les représentations mentales. On est que dans des schémas mentaux, dans des représentations intérieures. Et on pense que c'est que c'est comme ça. Et on est ébloui par tout ça. Hein.
La langue divine, elle est naturelle. Elle jaillit naturellement. Elle est comprise de manière naturelle. Mais pour ça, il faut faire l'épuration. C'est ce que font les alchimistes. Ils épurent la matière pour laisser transparaître la lumière. Et donc, pour laisser transparaître cette langue, il faut épurer ce mental pour lui laisser de la place à cette lumière intérieure et ce feu qui puisse nous illuminer. C'est ça le but. D'accord. Donc, c'est très important à savoir. C'est très important à savoir parce que de nombreux ouvrages sont écrits d'une manière artificielle avec ce codage, disons, artificiel de l'analogie. C'est pas juste en alchimie, hein. C'est en médiumnité, c'est en parapsychologie, c'est en symbolisme, c'est en texte religieux, et beaucoup d'autres choses comme ça. L'illusion du savoir. Hein. Et quand ça sonne faux à l'oreille, bien, on peut l'entendre. Celui qui a l'oreille divine, il n'entend plus par lui-même, il ne sent plus par lui-même. Enfin, cette personne, cette personne qui est illuminée, entend les fausses notes comme un vrai musicien entend les fausses notes. Celui qui est habitué à de la mauvaise musique, il ne peut pas faire la distinction entre la mauvaise musique et une musique de qualité puisqu'il est habitué à entendre de la quantité. Et pour lui, oh, c'est de la belle musique, c'est joli, c'est tout. Mais quand il habitue son oreille, hein, par un une pédagogie d'apprentissage qui est d'abord une déconstruction de l'oreille, une déconstruction du bruit qui est émis par tout le monde, par n'importe quelle musique, il va apprendre à aiguiller son oreille pour écouter de la qualité et reconnaître ce qui est bon ou pas d'une manière normale.
De la même manière, pour un bon, je donne plein d'analogies là, pour que vous puissiez comprendre, hein, c'est des symboles tout ça aussi. De la même manière, pour celui qui est habitué à manger de de la malbouffe, pour lui, c'est de la bonne bouffe. Voyez. Il mange tellement tout les jours, ces trucs-là, quotidiennement, il mange ces choses-là que c'est délicieux. Et bien, apprendre à goûter de la nourriture excellente, arrêter la nourriture excellente comme de la bonne musique, arrêter, excellente, ça s'apprend. Et cette chose qui s'apprend consiste à déjà délaisser les choses que l'on a au quotidien pour commencer à s'aventurer vers l'inconnu. Et on goûte qu'on ne connaît pas. Et on commence à, disons, comme un maître restaurateur, un vrai cuisinier, à habituer son son palais au bon goût pour reconnaître ce qui est bon du mauvais. Voyez. Donc, c'est un apprentissage. Et une fois qu'on goûte la qualité, une fois qu'on la reconnaît, on sait ce qui est bon ou pas. Bah, là, c'est la même chose. L'oreille reconnaît ce qui est artificiel ou pas. Et c'est naturel. Pourquoi c'est naturel ? Bah, parce que c'est une pédagogie intérieure qui permet de faire émerger en soi la qualité. La quantité, c'est pas c'est pas naturel, c'est quelque chose qu'on ingurgite comme ça par pulsion. Mais la qualité, c'est quelque chose qui émerge de soi par épuration. Et donc, les alchimistes cherchent la qualité de la matière, comme nous, on cherche la qualité de la conscience, comme les hommes spirituels cherchent la qualité d'écoute, la qualité de l'enseignement, et ainsi de suite. C'est ça l'œuvre blanc. On cherche la qualité. On continue avec notre texte.
Voilà. Et donc, les morts, c'est ce que je voulais dire. Ben, aimant sous-entend l'amour. Aimant, c'est pas juste la captation du feu secret céleste, c'est aussi la captation de de l'aimer, la captation de ce qui nous anime. C'est un acte d'amour. C'est pour ça qu'il y a le mariage du soleil et de la lune, hein, les noces alchimiques du soleil et de la lune. Et c'est c'est c'est un mariage d'amour. Et c'est ça l'aimant, et c'est ça l'aimer vraiment, c'est l'amour.
Ensuite, le soufre incombustible est un feu natif et correspond au feu secret des sages qui se corporifie en sel, selon les textes alchimiques occidentaux. Et c'est en le travaillant que la substance qui rend immortel se déploie dans la matière affinée, affinée, qualitative. Ce feu secret se condense dans le monde de la matière pour apparaître aux yeux des hommes au sein même de la magnésie, laquelle va l'enfanter comme le Fils tant attendu. Ah, c'est pour ça que la Vierge Marie, qui en donnera naissance à Jésus, le petit enfant Jésus, est un symbole parfait pour cet acte. Ou Horus l'ancien, pour les anciens textes. Et c'est la pierre philosophale. La pierre philosophale, c'est la phase solaire, en fait. Le soufre à pire, le soufre à pire, c'est un c'est un ancien mot, hein, rendu incombustible au cours de l'ouvrage. Il se fortifie, croit et se développe jusqu'à atteindre sa maturité. Et ça, c'est l'œuvre au rouge. Donc, c'est la naissance de l'enfant solaire. C'est un germe. Et il va croître et se fortifier dans la matière parce que ce feu secret des sages a été capté, hein, et il a été capté et il va permettre permettre de transmuter la matière au fur et à mesure. C'est une c'est une œuvre divine, là, on n'est plus dans une œuvre humaine, c'est la phase divine.
Continuons. Par conséquent, pour que le feu en laboratoire brûle d'un feu non terrestre lors de la calcination, calcination, c'est-à-dire la transmutation des métaux, brûler tout ce qui est d'origine humaine pour laisser place uniquement au divin, il faut que l'esprit de la salamandre descende dans le feu du creuset de l'alchimiste. Les alchimistes occidentaux ont pris cet animal mythique pour symbole de leur pierre fixée et incombustible, puisque cet être naît dans le feu et s'en nourrit même, et donc ne peut subir la mort. On est dans la quête de l'immortalité, là. La phase solaire, c'est la quête de l'immortalité, rien que ça. La Transfiguration, c'est l'immortalité. Il en résulte que la pierre doit être amenée par la fixation à la nature de la salamandre, c'est-à-dire au plus haut point de fixité qui ne refuse pas le feu et ne se dérobe pas devant lui. La salamandre ne peut exister avant d'avoir appris avec une grande persévérance à supporter le feu. Entendons-nous bien, on parle de nous aussi. Elle se dévoile au cours d'un long travail de patience et d'acharnement. Le feu secret est par sa nature assez volatile. Il devient fixé dans le corps qu'au moyen de la capacité magnétique du sel. Donc, il faut avoir la recette de la gomme. Il faut avoir le secret de cette fabrication de la gomme. Hein. Et grâce à cette gomme, et bien, on peut fixer le feu. Et maintenant, le feu, feu, il faut avoir aussi l'art et la science de le de de le préserver et de le fixer. Il est assez volatile, hein. Les inspirations et les révélations sont assez volatiles. Et là, on cherche ça d'une manière permanente, parce que ça s'appelle l'eau permanence, aqua permanence. On l'attend.
Et là, vous avez une belle illustration qui montre la naissance du germe solaire. C'est l'œuvre blanc. L'œuf, c'est l'œuvre blanc. Voilà. À l'intérieur se cache le feu secret des sages. Il faut briser la coquille des quatre éléments. Bon. Et là, vous avez une illustration hyper intéressante. Alors, c'est tiré d'un texte d'alchimie, bien sûr. C'est l'amphithéâtre de la Sagesse Éternelle. Ça vient de là. Et qu'est-ce que nous avons ? Et bien, là, nous avons notre feu céleste, le fameux Shin. Ici, nous avons notre Yod Heh Vav Heh, les quatre lettres du Tétragramme divin. Ici. Nous avons quelque chose d'extraordinaire. Là, nous avons le Christ en croix, mais c'est pas le Christ en croix mort sur la croix. Nous sommes dans le phénix. La croix qui resplendit de lumière. C'est le Christ resplendissant, le Pantocrator des Grecs orthodoxes, c'est-à-dire le souverain du cosmos, celui qui irradie de sa sa lumière l'univers. C'est le retour à la lumière infinie. Là, c'est de la mort à l'immortalité. D'où le phénix juste en bas. Et regardez : "In hoc signo vinces". Qu'est-ce que cela signifie ? Par ce signe, tu vaincras. Par ce signe, tu vaincras. Qui a dit ça ? Il s'agit de Constantin, c'est-à-dire le père du christianisme, et qui a fondé Constantinople, euh, qui a rendu officiel le christianisme et qui l'a rendu religion d'État, bien sûr, hein. On est au 4ème siècle après Jésus-Christ. Et avant avant de devenir chrétien, euh, il a vu au ciel un signe céleste. Et ce signe céleste a été rendu dans ce traité d'alchimie par le Christ de gloire, le Christ transfiguré. Par ce signe, tu vaincras. Il parle aux alchimistes. Il parle à celui à celui qui est dans l'œuvre et qui perçoit dans son creuset et en lui-même, hein, cette lumière, ce feu secret des sages. Et il lui dit : "Par ce feu secret, tu vaincras". Voilà ce qu'il lui dit. Hein. Par ce signe, tu vaincras. Alors, il y a énormément de sous-entendus. C'est cabaliste, chrétien, gnostique, et extraordinaire, vraiment. On continue notre lecture.
On parle de la pierre philosophale. Et la pierre n'est pas une pierre, c'est un liquide. La transfiguration de la matière, bah, c'est celle de la conscience. Vous comprenez que maintenant que la cosmogonie, bah, c'est une ontophanie. Ontos en grec, qui veut dire être, et phanie, apparaître. L'apparition de l'être. La cosmogonie, c'est l'apparition de l'être. Ce que nous sommes. Donc, parler de l'un, c'est parler de l'autre. Parler de la matière, c'est parler de la conscience. Il y a pas de séparation. Retour auprès des anciens Égyptiens. Et pour faire la boucle, re que nous avons vu, qui qui veut dire soleil. Orarti, qui veut dire le seigneur des deux horizons. Voilà, vous l'avez là. Elevarti, deux horizons, le levant et le couchant. C'est les deux yeux de Rê, qui sont récupérés. On n'est pas avec Horus l'ancien, là. On est avec Horus l'enfant, qui est transfiguré, complètement transfiguré. Et c'est signalé là. Donc, là, vous avez Rê, ses deux yeux récupérés, et qui se déploie au midi. Et là, vous l'avez à nouveau. Vous avez Rê, hein, et c'est le Seigneur de toute chose. Et là, vous avez un prêtre égyptien, on le reconnaît par sa sa tenue et son crâne rasé, en geste de prière. Et il lui fait une offrande, hein, ça, c'est de l'encens. Lui fait une offrande d'encens. Et là, c'est un lotus bleu. Lotus bleu est très significatif dans le point de vue de la résurrection spirituelle, la renaissance. Et là, re orti, c'est Horus l'enfant, qui devient de plus en plus mature, qui va combattre Seth lorsqu'il est adolescent, et qui va récupérer son royaume. Seth est chassé. Et Horus devient, c'est-à-dire le soleil à midi, qui domine les deux horizons. Et c'est le symbole de ça, c'est l'œil lunaire et l'œil solaire. Il est redevenu l'Homme Primordial. Donc, il y a un rapport entre Horus l'ancien, ancien Égyptien, et le Soleil très élevé, Seigneur des deux horizons, ou très lointain, hein, ou transcendant. Voilà, si on actualise un peu tout ça, ça parlerait mieux.
Et donc, là, vous êtes, vous êtes dans le texte des alchimistes de la pierre philosophale. C'est Rê Orarti. Et là, regardez, vous êtes encore chez les anciens Égyptiens. On est avec Rê Orarti, on le reconnaît là, qu'en tant que Rê. Et là, Orarti, parce qu'il a les deux yeux, et le seigneur des des horizons. Et il éblouit, hein, une dame, une dame qui lui fait, c'est pas un dieu, ça, c'est une femme. Et geste d'adoration avec une table d'offrande que vous voyez là. Et ce que l'on voit, c'est qu'il irradie cette dame là, après la mort, parce que c'est une table, une table funéraire, après la mort, après la mort, pour lui redonner vie, et la résurrection spirituelle. Et son des fleurs. Regardez l'illumination là, hein. Elle reçoit la vie et les fleurs de la résurrection spirituelle. Alors, Osiris, c'est un autre état premier de d'Osiris. Et là, vous remarquez une chose, c'est que les anciens Égyptiens n'étaient pas polythéistes, mais avaient une vision, disons, un Dieu qui se multiplie et qui et qui prend de multiples formes. C'est-à-dire, derrière Rê, derrière Horus, derrière Osiris, derrière Seth, ce n'est que lui. Ce n'est que lui. Et il y a un autre dieu qu'on appelle le dieu Rep, qui veut dire textuellement exister, venir à l'exister, transformer, métamorphosé. Hein. Et bien, c'est une phase antérieure de Osiris, ou une phase antérieure de Rê. Ici, nous sommes dans le germe. Le le germe.
Alors, je vous faire une exégèse assez simple, pas trop trop faire, mais bon. Ici, vous êtes dans l'océan primordial, qui est symbolisé par cette pierre que vous voyez là, parce qu'il y a un codage de couleur et de couleur et aussi de pierre et de verre. Bon. Ici, vous êtes avec l'océan primordial. De l'océan primordial émerge quoi ? Le feu principiel. Il est là. Il est feu. OK. C'est un Shin. Bizarrement, c'est les trois lettres encore. Ça forme, regardez, si je vous le montre correctement, regardez, si vous avez 1, 2, 3. Ça, c'est la lettre Shin en hébreu. Shin, qui est la lettre du feu en Kabbale. C'est la première lettre qui a fait germer toutes les autres lettres. Hein, c'est le fameux buisson ardent de Moïse. OK. Et bien, vous l'avez là. Bizarrement, bizarrement, c'est une analogie artificielle, à vous de voir, à vous de voir. Mais bon, ça veut dire le pluriel. Dès qu'il y a trois, en ancien égyptien, c'est le pluriel. Ici, c'est le fait de sortir, le fait de sortir de l'océan primordial. Et qu'est-ce qu'il sort ? Le Rê, l'existant, l'être principiel, la conscience ou l'esprit premier. C'est ça que ça signifie. C'est le germe, le germe de la conscience universelle. C'est le principe premier. C'est ça que ça signifie. Et pour le symboliser, on va montrer un scarabée, qui se dit en ancien égyptien Rê ou R, qui déploie ses ailes. Donc, il déploie parce qu'il se manifeste. C'est la théophanie. Qu'est-ce qui manifeste le soleil ? Voyez, là, vous avez une cornaline, qui symbolise le soleil. OK. Donc, c'est très intéressant parce que vous avez des codages de pierre, codage de pierre. Là, c'est du lapis-lazuli. Là, c'est de la cornaline. D'accord. Et vous avez aussi dans les ailes, très intéressant. Et puis de l'or et tout le reste. Et c'est un acte cosmogonique à travers les couleurs, à travers un jeu hiéroglyphique, parce que ça, le panier là, c'est un hiéroglyphe. Ça, c'est un hiéroglyphe. Ça, c'est un hiéroglyphe. Ça, c'est un hiéroglyphe. Enfin, il y a beaucoup de choses, c'est des hiéroglyphes. Et donc, ça dit quelque chose d'une manière hiéroglyphique, mais ça dit aussi quelque chose sur le plan symbolique. Voilà, c'est une cosmogonie. Et là, c'est soi, c'est l'être, c'est le germe premier.
Et maintenant, nous avons terminé notre aventure. Et nous terminons avec les Rosicruciens, les nos chimiques de Christian Rosenkreuz, et la tombe de l'illumination, qui est la tombe cachée où est soi-disant préservé la tombe, enfin, le corps de Christian Rosenkreuz. Alors, dans les Noces Chimiques, nous voyons décrit justement une tombe qui est un ouvrage purement alchimique. Une tombe où Christian Rosenkreuz, traduction, Christian rose croix, OK, c'est c'est de l'allemand, mais Christian, vous l'entendez bien, c'est le Christ. Et le Christ, c'est le feu principiel. Rose-Croix, bien sûr, on est chez les Rosicruciens. C'est la Rose-Croix. Vous avez vu tout à l'heure, par ce feu, tu vaincras, hein, chez un Rosicrucien cabaliste, qui montrait un Jésus crucifié en gloire. Et euh, cette ce feu principiel, bah, c'est ce qui signalait ici. Et bien, là, vous avez la tombe de Christian Rosenkreuz, et c'est la tombe de l'illumination. Et c'est très intéressant parce qu'il y a énormément de codages, tout est codifié sur la couleur, sur la forme géométrique, sur le lieu, l'endroit, le temps, l'année de la découverte, enfin, c'est vraiment ce ce texte là est vraiment très impressionnant. Et donc, ce texte alchimie, ce texte d'alchimie reprend tout ce que l'on a dit, reprend la Kabbale, reprend les textes hermétistes, reprend l'Égypte ancienne, reprend les ouvrages d'alchimie traduits en arabe, traduit de l'arabe en latin, pardon. L'héritage est là. Et donc, je vous laisse avec cette réflexion sur les Rosicruciens, qui ont hérité de tout ce que l'on vient de dire. OK. En sachant que les Rose-Croix d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier, ceux du 17ème siècle, ce ne sont pas ceux du 17ème siècle. Ils n'ont rien à voir, hein. Ils n'ont rien à voir. Voilà. Je vous laisse méditer sur cette vidéo. Commentaires bienvenus. Réflexions bienvenues, bien sûr. Partagez si vous avez aimé, et puis dites-moi ce que vous en avez pensé. Merci beaucoup encore et à bientôt. Allez, au revoir.