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Mes 5 Meilleurs Hacks de Cerveau pour 2026 (et Qui Fonctionnent Vraiment)

Fabien Olicard La deuxième chaîne26:50

Transcription

Salut ! Il y a quelques mois, je vous ai révélé cinq techniques mentales qui ont plutôt changé ma vie. Cette vidéo, elle a cartonné. Je pensais même pas, parce que on est quand même sur la chaîne secondaire, si vous avez pas fait gaffe.

Depuis, je reçois régulièrement des messages de personnes qui me disent que ça, je cite, "transforme leur productivité, leur créativité ou même leur vie". C'est trop gentil, mais c'est trop. Si ça peut vous aider, alors j'ai encore pas mal de petites choses à vous partager comme ça. Donc, si ça vous dit, on continue. Parce que toute ma vie, j'ai testé, j'ai expérimenté, j'ai échoué aussi dans des expérimentations. Et surtout, le monde change en permanence. Et en 2026, c'est dans pas longtemps, on va faire face à des défis que même les neuroscientifiques d'il y a 10 ans ne pouvaient pas anticiper. L'intelligence artificielle, par exemple, qui nous bombarde de contenu, on a les notifications qui explosent notre attention, la surinformation permanente. Notre cerveau, lui, faut vous dire qu'il a pas évolué. Il a toujours 50 000 ans de retard. Et pourtant, j'ai cinq nouvelles techniques, encore plus puissantes que les premières, je trouve, qui devraient vraiment changer ce que vous allez vivre en 2026. En tout cas, ce sont des techniques que j'utilise moi-même. Je sais, ça fait "too much" quand je présente comme ça, mais je vous assure que c'est le cas. Et je vous préviens, la 5ème technique, elle va vous faire comprendre pourquoi votre cerveau vous sabote depuis toujours et pourquoi vous n'arrivez pas forcément à tenir, genre, les résolutions de début d'année, par exemple.

Technique numéro 1, je vais vous parler de "Jikkar Rolling". Alors attention, vous la connaissez, Harry Potter, une des plus grandes sagas littéraires de tous les temps. On va pas trop parler de l'autrice, et encore moins de ses opinions plus que discutables, mais de quelque chose que peu de gens savent sur la manière qu'elle a eu d'écrire. C'est ça qui m'intéresse le plus. Elle écrivait jamais chez elle. Elle allait systématiquement dans des cafés différents, pas par plaisir, par nécessité neurologique. Rien que ça. En fait, ce que J.K. Rowling à l'époque a compris, c'est quelque chose que les neuroscientifiques ont confirmé quand même 20 ans plus tard, c'est que notre cerveau associe chaque lieu à un état mental spécifique. Le docteur Soniya Bellock, de l'université de Chicago, a mené une expérience assez fascinante. Elle a demandé à des étudiants d'apprendre des informations dans une pièce, puis de restituer ces infos dans une autre pièce. Résultat des courses : 40 % de baisse de performance versus ceux qui récitent dans la même pièce où ils ont appris le truc au départ. Juste en changeant de pièce. Est-ce que vous avez une idée de pourquoi ? C'est assez simple. C'est parce que notre cerveau encode les informations avec le contexte qui va autour : le contexte environnemental, l'odeur, la lumière, les sons, la température. Tout ça, ça fait partie de notre mémoire. Ce sont même des ciments mémoriels, en fait. Les deux portes d'entrée de la mémoire, c'est vraiment l'attention et les émotions. Et après, le contexte, ça va faire un ciment qui a aidé tout ça à tenir. Donc, voici le hack. Si vous associez systématiquement un lieu à une activité, votre cerveau active automatiquement une sorte de mode mental qui correspond à ce lieu dès que vous entrez dans ce lieu. C'est un peu comme un interrupteur géographique. Vous voyez l'idée ?

À partir d'aujourd'hui, mettez en place, je vous le recommande, trois environnements différents. C'est ce que je fais pour moi. La zone de création. Ça, c'est un espace sacré pour créer, que ce soit écrire, dessiner, coder, composer. Quand vous êtes dans un acte de création de quelque chose, vous fabriquez quelque chose à partir du néant, et bien, c'est dans cette zone-là. C'est jamais pour consulter des emails, c'est jamais pour scroller sur les réseaux. Pour moi, par exemple, c'est mon bureau. La fenêtre est fermée, j'ai plutôt une lumière chaude. Je mets un casque antibruit et dès que je m'assois là, mon cerveau, c'est "on est en mode création". Voilà, rien d'autre.

Deuxième zone, c'est la zone admin. C'est un espace pour toutes les tâches administratives, donc les emails, les factures, les appels, la logistique. Tout ce qui est nécessaire mais qui demande pas de créativité profonde. D'ailleurs, parfois, c'est reposant de pas être en créativité mais d'être comme ça, juste opérationnel. Et moi, j'ai une troisième zone que je vous recommande, c'est la zone apprentissage. C'est votre espace pour lire, pour étudier, pour parfois regarder une vidéo ou absorber de nouvelles informations, comme là, pour cette vidéo. Donc, c'est pas pour créer, c'est pas pour gérer, c'est juste pour apprendre. Et surtout, ne jamais mélanger les zones. Si vous lisez un mail dans votre zone de création, vous polluez l'association neuronale. C'est pas une blague. Votre cerveau va pas savoir quel mode activer. C'est pour ça que travailler depuis son lit, bah, c'est pas bon. En vrai, c'est un peu agréable, mais c'est une catastrophe pour le cerveau. Votre cerveau va associer le lit à autre chose que le sommeil, mais pas vraiment non plus. Si vous travaillez dans votre lit, vous créez une confusion neurologique qui va un peu détruire votre productivité et votre sommeil.

Sauf que je le sais là, dans les commentaires, vous êtes déjà en train de dire : "Moi, je vis dans un studio, c'est pas toujours évident d'avoir des zones comme ça définies." Vous avez peut-être pas trois pièces différentes, il y a pas de problème là-dessus. Créez des micro-environnements. Ça marche de la même manière sur votre cerveau. Vous changez de chaise, vous mettez un éclairage différent, vous mettez une musique différente, une casquette spécifique ou un vêtement spécifique. Et moi, par exemple, quand je suis en créativité, j'ai tendance à mettre un sweat avec une capuche et je rabats la capuche sur moi. Ça suffit, c'est un environnement. En fait, ce sont des marqueurs sensoriels qui sont largement suffisants pour votre cerveau.

Je vous avais parlé dans la vidéo précédente aussi de Bill Gates, parce qu'il utilisait ce principe à l'extrême. Lui, il faisait ses "singles weeks". Le concept, c'est qu'il loue un chalet isolé qu'il utilise que pour réfléchir. Il ne fait rien d'autre dans ce chalet. Il va pour réfléchir, pour faire le point de son mental, de ce qu'il veut mettre en place, et cetera. Et son cerveau le sait. Dès qu'il arrive, son cerveau, à force d'avoir fait ça en boucle, bascule en mode réflexion stratégique maximale. Alors, vous avez pas besoin d'un chalet spécifique, hein. Vous avez juste besoin de cohérence environnementale. Testez ça cette semaine. Choisissez trois endroits ou trois marqueurs sensoriels spécifiques, même des petites choses, et associez-les à trois modes mentaux. C'est quand même pas grand-chose à faire. Vous tentez ça une semaine, vous allez voir, votre cerveau va créer des autoroutes neuronales en quelques jours seulement, et vous m'en direz des nouvelles.

Ça fonctionne tout comme ce qui arrive tout de suite. Préparez-vous, parce que la deuxième technique va vous montrer comment utiliser l'arme secrète des Navy Seals pour ne plus jamais paniquer face à une deadline ou un projet un peu stressant. En 2025, j'ai beaucoup écrit. Je devais livrer le manuscrit de "La Confrérie de Nuada" et celui des "Entrailles du Temps" et de l'annexe "Le Royaume des Ombres". J'écris tout ça en même temps. J'écrivais à minima une heure par jour, mais j'écrivais souvent quelques heures tous les jours. Pour vous donner du contexte, vous les avez là, ce sont les deuxième et troisième aventures de ma saga de DAGA. Sauf que le gros problème, il reste 48 heures pour que je rende tous les manuscrits, et j'ai encore 30 pages à relire. Quand je dis relire, c'est vérifier qu'il y a pas de problème dedans. C'est vérifier des scènes cruciales, des énigmes qu'il faut que je check, des choix qui vont impacter quand même toute la suite de la saga. Je vous rappelle que c'est une saga où vous incarnez le personnage principal, où vous prenez des décisions dans chacun des livres qui impactent directement l'histoire. Et là, je sens la panique monter en moi. Mais je sais quoi faire dans ces moments-là. J'applique une technique qui a vraiment sauvé ma deadline et qui m'a sauvé régulièrement. C'est une technique utilisée par les forces spéciales américaines pour rester opérationnelle sous le feu de l'ennemi.

Voici ce qui se passe dans votre corps quand vous paniquez. Votre amygdale, donc c'est la partie un peu, on va dire, reptilienne du cerveau. C'est vraiment très vulgarisé, parce que c'est pas tout à fait comme ça que ça se passe. Elle détecte un danger. Donc, elle déclenche une cascade de cortisol et d'adrénaline dans votre sang. Résultat : votre rythme cardiaque explose, votre respiration s'accélère. Votre cortex préfrontal, donc c'est la partie du cerveau qui réfléchit, qui crée, qui résout des problèmes, elle se désactive partiellement. Et c'est pour ça que sous stress, on devient stupide. Littéralement, notre QI baisse de 10 à 15 points quand on est stressé. Le docteur Andrew Berman, c'est un neuroscientifique à Stanford, a découvert un truc fascinant. Il existe un nerf, le nerf vague, qui est une sorte de câble de communication directe entre votre cerveau et votre corps. Et ça, on peut le hacker en 30 secondes. C'est un protocole qui porte un nom : le 4-7-8.

Étape 1 : Inspirez par le nez pendant 4 secondes. Lentement. Là, c'était rapide. Encore plus lentement, 4 secondes. Vraiment, vous comptez mentalement. 1, 2, 3, 4. Inspiration par le nez, pas par la bouche.

Étape 2 : Vous bloquez, vous retenez votre souffle pendant 7 secondes. Ne trichez pas, 7 secondes complètes.

3ème étape : Vous expirez par la bouche pendant 8 secondes. Alors, lentement, un peu comme si vous souffliez dans une paille. Donc, vous maîtrisez l'expiration. OK ?

Vous répétez ça quatre fois de suite. Ça prend, allez, 2 minutes à tout casser, pas plus. Et pendant ces 2 minutes, voici le miracle neurologique qui va opérer. D'abord, votre rythme cardiaque va ralentir de 20 à 30 battements par minute. Votre cortisol va chuter de 25 % en quelques minutes, et votre cortex préfrontal va se réactiver. C'est un peu comme un bouton reset biologique, juste avec la respiration. Les Navy Seals, je vous disais, utilisent cette technique avant des opérations à haut risque. Pas parce qu'ils ont peur, ils sont entraînés pour ça, mais parce qu'ils veulent que leur cerveau fonctionne à 100 % de ses capacités.

Et le soir de la fameuse deadline, j'étais bloqué sur une scène clé de "La Confrérie de Nuada" à l'époque. C'est celui-là. Regardez ce magnifique livre où vous allez aller dans la ville d'Avoren et vous balader comme bon vous semble dans la ville. Et le héros, le lecteur, c'est-à-dire vous, doit faire un choix impossible, et je trouvais pas comment l'écrire d'une manière crédible. Donc, j'ai un peu stressé et je me suis dit : "Je vais jamais y arriver, c'est foutu, les lecteurs vont être déçus." J'ai fermé mon ordi, j'ai appliqué le 4-7-8, j'appelle ça comme ça, quatre cycles complets. Je l'ai fait quatre fois d'affilée. Et la magie, ça s'est éclairci dans ma tête. J'ai vu la scène, j'ai compris le choix du personnage, j'ai créé 8 pages d'affilée. J'étais dans un état de flow, le fameux état de flow parfait. Cette technique, elle ne donne pas du temps, elle donne de la clarté mentale quand vous en avez le plus besoin. Ne le négligez pas. C'est pas parce que c'est un petit truc de respiration facile qu'il faut le mettre de côté. Ça, c'est un biais de connaissance rétrospective. On a l'impression que quand c'est facile et qu'on connaît un peu, ça sert à rien. Pas du tout. La plupart des gens quand ils paniquent, ils essaient de pousser de travers. Ils se disent : "Allez, concentre-toi, tu peux le faire." Ça ne marche pas, parce que vous ne pouvez pas raisonner avec votre amygdale qui gère la peur. C'est comme essayer de négocier avec un chien qui aboie. La seule solution qui existe, c'est hacker le système nerveux directement. Et c'est ça que ça fait la respiration de cette manière-là. Ça bypass le mental, ça passe directement par le corps.

D'ailleurs, en parlant de corps, accrochez-vous, parce que la troisième technique va vous révéler un secret gardé par les plus grands génies de l'histoire et qui leur servait à décupler leur créativité. Je ne sais pas si le nom de Lin-Manuel Miranda vous dit quelque chose. C'est le créateur de "Hamilton", l'une des comédies musicales les plus révolutionnaires de ces dernières décennies. Vraiment, peu importe que vous la connaissiez ou pas d'ailleurs. Est-ce que vous savez surtout où il a eu l'idée géniale qui a changé littéralement le théâtre musical ? Il n'a pas eu cette idée dans un brainstorming. Il a eu cette idée dans un avion sans wifi, sans divertissement, parce qu'il s'ennuyait. Il était coincé pour 6 heures avec juste un livre sur la vie d'Alexander Hamilton et s'est tellement ennuyé qu'il a commencé à imaginer Hamilton en rappeur, juste dans sa tête, pour déconner. Et tout le reste, c'est l'histoire. Salvador Dalí avait une technique encore plus étrange. Il s'asseyait en tenant une cuillère en métal dans sa main au-dessus d'une assiette, et puis s'endormait. Et dès qu'il commençait vraiment à basculer dans un sommeil très profond, la cuillère tombait parce que ses muscles se relâchaient, le bruit le réveillait, et il capturait les images surréalistes qu'il avait dans sa tête dans cet état un peu flou entre la veille et le sommeil. Quand on hallucine un petit peu, c'est comme ça qu'il faisait ses tableaux.

Qu'est-ce que ces deux génies ont compris, d'après vous ? Que la créativité, ça naît et ça apparaît dans le vide, pas dans la stimulation. Le docteur Marcus Reich, de l'université de Washington, a découvert quelque chose d'extraordinaire il y a longtemps, en 2001. Quand vous ne faites rien, quand soi-disant vous vous ennuyez, votre cerveau active un réseau neuronal spécifique. C'est ça qui s'appelle le réseau "mode par défaut" en français. Et c'est dans ce mode que les connexions sont le plus créatives. Votre cerveau commence à faire des associations impossibles. Il relie ensemble des idées qui n'ont rien à voir entre elles, juste pour voir ce que ça donne. Et c'est pour ça que vos meilleures idées, elles arrivent sous la douche ou dans les transports, quand vous avez pas votre téléphone, ou quand vous vous apprêtez à vous endormir et que vous êtes pas en train de regarder une série Netflix en même temps, ou simplement quand vous êtes aux toilettes aussi, toujours si vous avez pas votre téléphone. En tout cas, ça vous arrive pas devant votre ordinateur ou en scrollant.

Sauf qu'en 2026, on a quand même un souci majeur. L'ennui a disparu, on en a peur. Vous voulez attendre le bus, vous sortez votre téléphone. Vous êtes aux toilettes, vous scrolllez. Vous avez 30 secondes de vide, vous parlez à ChatGPT, vous allez actualiser Insta, TikTok. On a éliminé tous les moments de vide et avec eux, on a éliminé du coup notre capacité créative. Il y a une étude de Microsoft. Ça a montré que la personne moyenne consulte 352 fois par jour son téléphone. Ça fait une fois toutes les 3 minutes en moyenne sur une journée éveillée. Vous ne laissez jamais votre cerveau se reposer. Jamais. Quand je dis "vous", c'est peut-être pas vous, mais vous voyez ce que je veux dire. C'est comme si vous demandiez à un athlète de courir un marathon sans jamais s'arrêter pour respirer. En fait, il faut qu'on respire mentalement.

Donc, ce que je fais, et ce que les plus grands créatifs que je connais ont commencé à faire, c'est que je mets en place des blocs d'ennui créatif de 45 minutes par jour minimum. Pas de téléphone, pas d'ordinateur, pas de livre, pas de musique, pas de podcast. Donc rien. Juste vous, votre cerveau et le vide. 45 minutes, c'est pas mal. Oui, mais Fabien, qu'est-ce que je fais pendant 45 minutes sans rien faire ? Bah, vous l'avez dit, vous faites rien. C'est tout. C'est tout l'intérêt. Les 10 premières minutes, c'est un enfer si vous avez pas l'habitude. Votre cerveau, il va paniquer, il va vous crier dessus, il va vous dire : "C'est une perte de temps, tu devrais être plus productif. Là, l'idée de ta bien, elle est nulle. Regarde tes emails, il y a peut-être une urgence." Ça, c'est l'amygdale qui résiste. Elle n'aime pas le vide. Le vide pour elle, c'est dangereux. Il pourrait peut-être y avoir un prédateur dans le vide. Donc, vous laissez gueuler, vous réagissez pas. Entre la minute 10 et 20, vous allez voir, ça va se calmer un petit peu. Vous allez commencer à observer un peu vos pensées. Ça passe comme des nuages, en fait. Et puis vers la minute 25, 30, la magie va commencer. Vous allez avoir des idées qui vont surgir juste pour occuper votre esprit. Les connexions impossibles dont je parlais tout à l'heure, des solutions à des problèmes que vous avez même pas conscientisés, alors que vous avez ces problèmes-là peut-être depuis des mois. C'est pas de la magie d'ailleurs, hein, c'est de la neurologie pure et dure. Votre système réseau, en tout cas, le mode par défaut est activé. Votre cerveau fait ce pour quoi il est conçu, c'est-à-dire pour créer du sens, pour trouver des patterns. Pour la saga de DAGA, j'ai des sessions bloc ennui trois fois par semaine, 45 minutes. C'est souvent le matin, avant de me mettre au travail, avant d'écrire. Et à chaque fois qu'on me dit : "Putain, je m'attendais pas à telle mécanique et tout", c'est surprenant d'un livre à l'autre. C'est pendant ces moments que j'ai trouvé les énigmes les plus marrantes et originales de "La Confrérie de Nuada" ou des "Entrailles du Temps". Les rebondissements que vous voyez jamais venir. Tout ça, ça vient pas quand je force devant mon écran, hein, ça vient quand je lâche prise.

Si 45 minutes, ça vous semble insurmontable au début, je peux le comprendre. Commencez par faire 15 minutes, ensuite 20, ensuite 30. Vous pouvez aussi le faire en marchant, c'est possible, mais sans podcast et sans musique, hein. Juste marcher. Il faut pas commencer à nourrir le cerveau d'autres choses. L'important, c'est d'avoir zéro input qui viennent de l'extérieur. Donc, je vous mets au défi pareil, une semaine, 7 jours, ça va, 45 minutes par jour où vous faites juste rien, et vous avez un papier et un crayon, vous notez les idées qui surgissent. Vous allez voir, ce sera plutôt en fin de 45 minutes qu'il va poper. Et si vous tenez une semaine, je parie vraiment, je prends le pari que vous voudrez plus jamais arrêter de faire ça, parce que vous allez retrouver un super pouvoir créatif. Rick Rubin, c'est un producteur, producteur légendaire. Il a travaillé avec les plus grands artistes au monde. Il a dit un truc qui m'a marqué. Il a dit : "La créativité, c'est pas un talent, c'est un état d'être, et on y accède par le vide." Ça dit tout. Le vide, c'est devenu la ressource la plus rare et la plus précieuse, du coup. Donc, il faut en prendre soin.

Respirez un coup. Ne soyez pas angoissé par ce que je vous dis. Je respire un coup, parce que la technique numéro 4, elle va vous révéler comment reprogrammer votre cerveau pendant que vous dormez. C'est pas mal. Thomas Edison, il avait une habitude qui peut sembler étrange. Juste avant de s'endormir, il tenait des billes d'acier dans ses mains au-dessus de coupelles de métal, et quand il s'endormait, les billes tombaient, le réveillaient, il notait immédiatement ses pensées. Beethoven, il faisait quelque chose de similaire. Il gardait papier et crayon près de son lit et il notait ses mélodies au réveil. Ces génies ont découvert d'une manière empirique ce que la science a confirmé en 2019. L'état qui existe entre la veille et le sommeil, c'est le moment le plus puissant pour la créativité et la résolution de problème, qui est une forme de créativité. Le docteur Valdas Noreika a mené des études fascinantes sur ce qu'on appelle l'état hypnagogique. C'est pas vraiment l'hypnose, c'est juste les quelques minutes qu'il y a entre l'éveil et le sommeil. Et dans cet état, votre cerveau produit des ondes thêta, les mêmes que pendant la méditation profonde ou les états de flow dont on parlait tout à l'heure. Votre cortex préfrontal se relâche, les barrières logiques tombent, et votre cerveau fait là aussi des connexions complètement inhabituelles.

Mais c'est pas tout. En 2023, une équipe d'Harvard a découvert quelque chose d'encore plus puissant. Si vous donnez une sorte de mission spécifique à votre cerveau avant de vous endormir, je vais vous dire comment, il va travailler dessus toute la nuit. Vraiment, pendant que vous dormez, votre cerveau va consolider les informations de la journée, mais il peut aussi résoudre activement des problèmes. Ça porte un nom, ça s'appelle l'incubation créative nocturne. Voici exactement ce que je fais maintenant tous les soirs, ou du moins les soirs où j'en ai besoin, et qui a multiplié par trois ma capacité à résoudre des problèmes plutôt complexes. Je vous donne les trois étapes, vous pourrez faire de la même manière.

Étape une : Je formule le problème. Je prends un carnet. En général, évitez le téléphone portable avant de vous endormir, et j'écris un seul problème ou une seule question que je veux résoudre, hein, pas 10, pas 2, pas 5, juste un truc à la fois. C'est une intention très claire. Il faut être ultra précis, et faut pas écrire "Comment je pourrais écrire mieux mon prochain roman ?", mais "Comment créer une scène de tension maximale entre deux personnages qui se connaissent depuis l'enfance ?". Voilà, par exemple, c'est ce degré de précision. C'est comme un "trompe-l'œil", en fait. Il faut que ce soit très puissant. Plus c'est précis, plus votre cerveau a des instructions claires.

L'étape 2 : Ensuite, je visualise en présommeil, c'est-à-dire vous fermez les yeux, vous visualisez le problème sous forme d'image ou de scène si c'est possible. Vous essayez de le voir et de le ressentir.

La troisième étape, c'est la phrase magique. Juste avant de basculer dans le sommeil, vous essayez, avant de basculer complètement, de vous répéter mentalement : "Mon cerveau va résoudre ce problème pendant la nuit. Au réveil, j'aurai la solution." C'est bizarre. Je sais que je semble un peu débile en disant ça, mais ça marche. Et pourquoi ? Parce que vous donnez une instruction explicite à votre subconscient, et votre subconscient, il est bien plus puissant que votre esprit conscient.

Étape 4 : C'est la capture au réveil. Et au réveil, avant de lire vos messages, tout ça, machin, avant d'aller aux toilettes, avant de faire quoi que ce soit, vous notez tout ce qui vous vient à l'esprit. Même si ça vous semble confus, même si tout vous semble idiot. Vous notez tout, vous ferez le tri plus tard. Les premières 90 secondes après le réveil, vous avez encore accès à votre état hypnagogique. Après, c'est perdu. Votre cerveau passe par plusieurs cycles de sommeil. Pendant le sommeil paradoxal, le REM, il va rejouer les événements de la journée qui sont passés, mais pas tout à fait à l'identique, hein. Il mélange, il recombine, il teste des scénarios. Mais si vous lui avez donné une mission spécifique juste avant de dormir, il va orienter le processus vers votre problème. C'est un peu comme si vous programmiez un super calculateur toute la nuit pour une équation précise.

Attention aux erreurs classiques qu'on peut faire. Donc, consulter son téléphone avant de noter ses idées le matin, la lumière bleue et le flow d'info de votre téléphone, ça va effacer complètement l'accès à l'hypnagogie. Donner plusieurs problèmes à son cerveau, il va s'éparpiller, un seul problème par nuit. Et ne pas noter au réveil en se disant : "Je m'en souviendrai, ça c'est bon, ça c'est bon, c'est super, ça je m'en souviendrai." Vous ne vous en souviendrez jamais. Et si vous voulez aller plus loin, vous pouvez aussi programmer un réveil très doux, 90 minutes, 1h30 après votre endormissement, après un premier cycle entier de sommeil. Ça va vous réveiller doucement, un truc doux, encore une fois, pas violent. Vous notez ce qui vous vient sans juger, on s'en fiche, et vous vous rendormez. Donc, vous pouvez le programmer.

Et en parlant de programmation, préparez-vous là, intérieurement, parce que la 5ème et dernière technique, c'est selon moi la plus puissante de cette vidéo, et c'est celle qui va vraiment changer des choses pour vous en 2026. Et je vais vous révéler pourquoi votre cerveau vous ment depuis toujours. Janvier, c'est le mois des résolutions. Vous le savez, vous vous souvenez : "Cette année, je vais faire du sport trois fois par semaine", bla bla bla. Et vous allez abandonner, et vous vous dites : "J'ai pas assez de volonté, je suis faible, ou j'ai pas le temps." Mais la vérité que personne ne vous a peut-être dit, c'est que la volonté, ça existe pas. Je m'appelle toujours Fabien Lucard. Très bien. Non, je veux dire, ça existe pas la volonté, pas comme vous le croyez. Le docteur Roy Baumeister a passé 30 ans à étudier la volonté. En 2019, il a publié une étude qui a tout remis en question. Il a découvert que la volonté, ça ne s'épuise pas comme une batterie. Ça, c'est un mythe. Ce qui s'épuise, c'est votre glucose mental, donc votre capacité à prendre des décisions. Mais surtout, ce qui vous fait échouer, c'est votre identité. Je vais expliquer. Quand vous vous dites : "Je vais faire du sport", vous créez un conflit d'identité, parce qu'au fond de vous, vous ne vous voyez pas comme quelqu'un qui fait du sport. Votre cerveau a une image de vous, et ce n'est pas celle-ci. Cette image, elle résiste au changement violemment. C'est pour ça que les régimes, par exemple, ça échoue à 95 %. C'est pas une question de volonté. Les gens, quand même, ont un mental. C'est une question d'identité. C'est peut-être dur à admettre, mais je vous assure que ça change beaucoup de choses.

La technique la plus puissante que j'ai pu découvrir ces deux dernières années, c'est assez récent. Elle vient des travaux du docteur Benjamin Hardy et de James Clear. Ce sont les auteurs de "Atomic Habits" et ça s'appelle le "reset des 7 minutes". Donc, tous les matins, vous prenez 7 minutes, pas plus, pas moins. Et vous faites ceci.

Première minute : On va dire minute 1 et 2. Vous fermez les yeux et vous visualisez la personne que vous voulez être, que vous voulez devenir. Pas ce que vous voulez avoir, pas ce que vous voulez faire. Vous entendez bien ? Qui vous voulez être ? "Je suis quelqu'un qui crée tous les jours." "Je suis quelqu'un qui prend soin de ma santé." Par exemple. Essayez de voir cette version de vous, toujours les yeux fermés, de le ressentir, de voir comment elle marche, comment elle parle, comment cette version de vous, elle prend des décisions. Par exemple, jouez avec ça mentalement.

Les 2 minutes suivantes : Minute 3 et 4. Vous allez faire dans la foulée une action ridiculement petite qui prouve que vous êtes déjà cette personne. Vous voulez être écrivain ? Et ben, vous écrivez une phrase, une seule, c'est déjà très bien. Vous voulez être sportif ? Vous faites cinq pompes. C'est pas grand-chose, mais un vaut mieux que zéro pour les choses positives, on s'entend. L'important, c'est pas la taille de l'action, c'est pas l'énergie que ça demande, c'est la constance. Parce que chaque fois que vous allez faire cette micro-action, vous envoyez un signal très fort à votre cerveau qui dit : "Je suis cette personne."

Les 2 minutes suivantes : Minute 5 et 6 environ. Vous dites à voix haute, devant un miroir si possible. Je sais que ça va vous faire bizarre, c'est un peu de la méthode Coué. Vous dites par exemple : "Aujourd'hui, je suis un auteur et je vais le prouver en écrivant pendant 5 minutes sur mon manuscrit." Pourquoi faut le dire à voix haute ? Parce que votre cerveau encode différemment les informations verbalisées, parce qu'on met de l'énergie dedans, hein, vous savez, ça devient plus réel. C'est comme quand tu expliques quelque chose à quelqu'un que tu veux faire. Bizarrement, ce que tu viens d'expliquer est beaucoup plus clair que ce que tu pensais juste à la base.

Et la dernière minute : La 7ème, c'est la minute, on appelle ça, de gratitude anticipée. Vous fermez les yeux, vous imaginez que c'est la fin de la journée, vous avez tenu votre engagement, et vous ressentez de la fierté, de la satisfaction. Ressentez le calme et vous remerciez, entre guillemets, bien sûr, c'est pas un truc new age, mais vous remerciez le futur vous d'avoir tenu parole. Cette gratitude anticipée, ça crée un pont émotionnel entre votre vous actuel et votre vous du futur. C'est la même personne. Votre cerveau, il fait pas la différence entre imagination vive et réalité. Quand vous visualisez intensément, les mêmes zones neuronales s'activent que si vous faisiez réellement l'action. Les sportifs olympiques, par exemple, ils utilisent ça depuis des décennies. Ils visualisent leur performance parfaite, et leur cerveau crée des connexions neuronales qui vont correspondre à l'application des performances qu'ils ont envie de faire. Ben, vous allez juste faire la même chose, mais pour votre identité, c'est tout.

Et l'action symbolique minimale, elle crée ce que les psychologues appellent de la cohérence cognitive. Votre cerveau, il déteste la contradiction. Donc, si vous vous dites "Je suis un écrivain" mais que vous n'écrivez jamais, ça crée une dissonance insupportable. Même si vous écrivez une phrase, une toute petite phrase, votre cerveau, il se dit : "OK, c'est cohérent, on est écrivain parce qu'on a écrit." L'erreur fatale que tout le monde fait, c'est que la plupart des gens fixent des objectifs basés sur des résultats. Et ça, ça marche pas. C'est pas une identité. "Je veux perdre 10 kg", c'est pas une identité. "Je veux écrire un livre", n'est pas une identité. "Je veux gagner plus d'argent", c'est pas une identité. Les résultats, ce sont une conséquence de votre identité, pas une cause. Ceux qui créent les résultats, c'est vous. C'est qui vous êtes. Quelqu'un qui se voit comme quelqu'un en bonne santé, il a pas besoin de volonté pour manger sainement ou pour faire du sport. C'est naturel, puisque c'est qui il est ou qui elle est. Quelqu'un qui se voit comme un créateur a pas besoin de motivation pour créer, puisque c'est son identité. La motivation, ça vient et ça part, c'est un truc émotionnel, c'est instable. L'identité, c'est ancré, ça résiste aux émotions passagères.

James Clear, il dit : "Chaque action que vous prenez est un vote pour le type de personne que vous voulez devenir." Vous vous souvenez, dans ma première vidéo, je parlais de Philippe Alliot et de ses 66 jours pour ancrer une habitude. Le "reset des 7 minutes", c'est exactement ça. Je vous mets au défi de le faire 66 jours. Un reset tous les matins, hein, le même, sans exception. Le "reset des 7 minutes", c'est votre façon de sculpter votre identité quotidiennement. Si vous appliquez juste cette 5ème technique, de tout ce que j'ai raconté dans la vidéo, même si vous ignorez donc les quatre autres, je vous assure que votre année 2026 sera transformée. Parce que là, c'est la limite, quoi. C'est-à-dire que je peux, je peux pas le faire à votre place. Je peux pas faire autre chose que vous expliquer que ça fonctionne vraiment très bien, que j'en suis le témoignage, que d'autres personnes que je connais peuvent en témoigner. Mais on s'en fout des témoignages, en fait. Juste essayez de le faire, il se passe des choses dans votre cerveau, et c'est ça qui est très intéressant.

Je viens de vous donner cinq techniques que j'imagine, et là, c'est un chiffre qui sort de ma besace, 99 % des gens ne vont pas utiliser. Et pas parce qu'elles sont compliquées, c'est ça qui est terrible, parce qu'elles sont trop faciles. Parce que la plupart des gens, ils veulent des résultats sans transformation, et avec des trucs qui paraissent un peu compliqués, euh, tu vois, un peu méritants. Je vais pas vous mentir, ces techniques, elles demandent quand même de la constance, mais pas de la motivation, de la constance. Mais si vous appliquez ne serait-ce qu'une seule des cinq techniques pendant 66 jours, votre vie quotidienne, elle va changer forcément. C'est pas une grande promesse, mais elle va être différente. Et si vous les appliquez toutes les cinq, je vous assure que vous allez être une version de vous-même que vous n'imaginez pas forcément. Après, vous en faites ce que vous voulez. Vous voulez être plus productif avec ça, soyez plus productif. Vous voulez prendre plus de temps pour vous, prenez plus de temps pour vous. Ça, peu importe. En fait, ça, ce sont des objectifs de vie. Mais juste de pas perdre de temps. Le temps, c'est trop précieux. C'est pour ça qu'il faut prendre les bonnes décisions.

Si vous êtes curieux et que vous voulez tester votre capacité à prendre des décisions et à résoudre des énigmes un peu complexes, en tout cas sympa, n'oubliez pas que j'ai donc créé quelque chose de spécial pour vous. C'est un excellent cadeau de Noël. "La Confrérie de Nuada", c'est ma deuxième aventure dont vous êtes le héros. "Les Entrailles du Temps", que vous voyez apparaître, c'est la troisième aventure dont vous êtes le héros. Alors, c'est une saga, ça se lit dans l'ordre si on le souhaite, mais j'ai pensé chacun des livres pour être assez indépendant pour être un point d'entrée. Vous pouvez faire "Les Entrailles du Temps" par exemple seul. Si vous devez en faire qu'un, je recommande vraiment "La Confrérie de Nuada" ou "Les Entrailles du Temps". Si vous voulez tout lire, faites les trois dans l'ordre, ce sera bien plus agréable. Ça peut se faire à partir de 12 ans, même si c'est quelque chose qui est fait et pensé pour adultes. Et ça se fait avec le livre, un dé, un crayon. Si vous avez pas de dé, il y a une application que j'ai faite qui est gratuite et cetera sur le site où vous pouvez lancer le dé depuis votre téléphone. C'est disponible chez tous les libraires en ligne aussi, je vous mettrai un lien en description, dans les grandes enseignes Fnac, Amazon, Cultura, et cetera. Voilà, il y a aussi un coffret Fnac qui existe avec directement "Les Entrailles du Temps" et "Le Royaume des Ombres". C'est une extension compatible avec la plupart des volumes et toute la suite de la saga.

Et qui a parlé de bouquin et comme on parlait de temps. Je vous rappelle que si ça vous intéresse, j'ai un livre qui s'appelle "Ce livre vous fera gagner du temps" et qui explique en fait toute la perception du temps dans le cerveau. Comment briser les illusions qui vous font croire parfois que vous manquez de temps, et les astuces vraiment pour qu'on manque vraiment de temps et qu'on a besoin d'en libérer. Pareil, c'est chez tous les libraires, mais je vous le mettrai dans la description.

2026, ça va être une année de rupture, hein. Il va y avoir l'IA, les changements sociaux, il y a des défis économiques, des défis politiques, il y a tout qui s'accélère. Vous, en tout cas, vous avez maintenant des outils, des vrais, des outils qui sont basés encore une fois sur la science. Ne les laissez pas dormir dans un coin de votre mémoire. Choisissez-en un, testez-le dès demain matin, puis une autre, et encore une autre. Je m'appelle toujours Fabien Lucard. Vous êtes sur ma chaîne secondaire. Si jamais vous êtes pas abonné, un petit clic et ce sera fait. Prenez soin de votre cerveau, il est votre bien le plus précieux. À très bientôt. Ciao !