Transcription
Faire preuve d'une douce fermeté. Comment dire non à ces demandes toujours plus grande ? Comment remettre à sa place une personne qui nous critique ? Comment trouver le juste milieu entre le respect dû aux parents et le refus de leur oppression ? Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui revient énormément dans mes consultations, l'assertivité. L'assertivité, c'est-à-dire notre capacité à prendre notre place, à être vrai. Parce qu'on souffre très souvent de deux excès. Soit on écrase, soit on s'efface. Et dans les deux cas, on finit éloigné de soi-même.
Assalam alkoum. Bonjour à tous. Que la paix soit sur vous. Vous écoutez Islam, un espace où la psychologie et l'islam se rencontrent pour nous apprendre à naviguer à travers notre vécu interne et retrouver le cap vers Dieu et nos valeurs. Je suis Medjaed, psychologue psychothérapeute et je vous souhaite une bonne écoute.
[musique]
Pourquoi c'est si difficile de s'affirmer correctement ? Il peut y avoir plein de causes différentes. Un manque d'estime de soi, un schéma d'abandon ou de rejet, une enfance où on ne nous a pas appris à parler, un climat familial où dire non, c'est manquer de respect, une éducation où les besoins de l'enfant n'avaient pas le droit d'exister ou simplement la peur du conflit, la peur de déplaire.
Dans certaines familles traditionnelles, opposé à ce qu'on pourrait appeler aujourd'hui l'éducation positive, il y a souvent une idée qui est très ancrée. On doit respecter les parents coûte que coûte et personne pourra être en désaccord avec ça. Chercher à être respecté, c'est normal, c'est un besoin universel, pas que pour les parents d'ailleurs, pour les enfants aussi. Mais ce respect devient parfois un piège car on confond respect et annihilation de soi. On confond respect et crainte. L'autre nous soumet par son pouvoir, mais dès lors que son pouvoir le quitte, le respectons-nous toujours.
Et on oublie que l'Islam demande la justice entre tous, même entre parents et enfants. Le parent envers l'enfant et l'enfant envers le parent. On a ce hadith rapporté par Al Bari prophète sal alayhiam : "Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau." Donc il n'y a pas que les enfants qui ont une responsabilité vis-à-vis de leurs parents. Les parents aussi doivent apprendre à s'exprimer pour ne pas opprimer leur propre enfant.
S'affirmer devient donc un devoir spirituel, pas seulement psychologique pour un espèce de mieux-être pour soi ou pour les autres. C'est honorer la mana que Dieu vous a confié vous-même.
J'aime donner une image à mes patients pour illustrer cette thématique de l'assertivité et des relations et des et des forces qui existent dans les relations. Imaginez que chacun d'entre nous est un territoire et que dans les relations deux forces existent. Certains sont des généraux conquérants. Ils avancent, ils prennent de la place, ils imposent leur vision, ils gagnent du terrain. C'est ce qu'on pourrait nommer le style agressif. D'autres sont des pays trop gentils. Pour éviter les conflits, ils cèdent, ils reculent, ils retirent leurs frontières, ils effacent leur territoire petit à petit. C'est le style passif. Ici, il n'y en a pas un forcément qui est meilleur que l'autre. Il faut parfois faire preuve de passivité et il faut parfois faire preuve d'agressivité. Et au milieu de ces deux extrêmes, il existe le style affirmé, assertif. Serait un pays qui ne cherche pas à gagner mais à exister, qui connaît ses frontières, ses droits, son espace.
Et c'est simple. Aucune qualité portée à l'excès ne reste une qualité. La gentillesse poussée à l'extrême devient la lâcheté. Le respect poussé à l'extrême devient l'effacement de soi ou des autres. La franchise poussée à l'extrême devient brutalité. Le courage poussé à l'extrême devient agressivité. La religion est la religion du juste milieu. Notre religion est la religion du juste milieu. Pas d'injustice envers soi, pas eninjustice envers les autres.
Et c'est précisément pour cela que l'islam accorde un statut particulier aux opprimés. Parce que lorsque la douceur, le respect ou la patience se transforme en effacement de soi, on ne parle plus de virtu mais d'injustice subie. Et l'injustice, même lorsqu'elle est tournée contre soi-même, n'est jamais banale en islam. Allah nous dit clairement dans le Coran : "Allah n'aime pas l'injustice." (Sourate 3, verset 57). Et il va plus loin encore : "Et ne vous faites pas du tort à vous-même." (Sourate Albaqara, sourate 2, verset 231).
Ce verset, il est fondamental parce qu'il rappelle que l'injustice ne concerne pas uniquement ce que l'on fait aux autres, mais aussi ce que l'on accepte contre soi. On a souvent l'idée de "Non, ne vous faites pas de tort à vous-même" de certaines conduites excessives ou autres, mais le fait de ne pas être capable de poser ses limites pour se protéger, on peut faire l'effort intellectuel d'imaginer que ça rentre dans cette catégorie. Se laisser écraser, humilier, mépriser de façon répétée, ce n'est pas de la piété, ce n'est pas de la patience, c'est une atteinte à la dignité qu'Allah a accordé à chaque être humain.
Alors évidemment, dans certaines situations notamment familiales, on nous invite à faire preuve de patience, à tolérer momentanément qu'un parent puisse continuer ce comportement-là le temps qu'il apprenne et qu'il évolue et qu'il change. On est bien d'accord qu'on parle pas de ces situations là. Là, on parle de situations où le parent ne change pas, où l'enfant ne change pas, où l'ami ne change pas, ou le voisin ne change pas malgré nos tentatives. C'est de ça dont on parle.
Le prophète sal alayhiam a dit : "L'invocation de l'éprimée n'a aucun voile entre elle et Allah." (Rapporté par Al Bukhari également). Ce hadith est très fort. Il ne il ne conditionne pas, pardon, l'invocation de l'opprimé à sa perfection morale, à sa douceur, ni même à sa capacité à se défendre. Le simple fait d'être opprimé lui confère un accès direct à la justice divine. Ça montre à quel point notre religion prend au sérieux toute situation où un être humain est écrasé, dominé, nié.
Et le prophète Salah alayhi waam a également dit : "Soutiens ton frère qu'il soit injuste ou victime d'injustice." Les compagnons demandèrent : "Oh messager d'Allah, nous comprenons comment le soutenir s'il est victime, mais comment le soutenir s'il est injuste ?" Il répondit : "En l'empêchant de commettre l'injustice." (Rapporté par Albukhari également). Ce hadith est central pour comprendre l'assertivité en islam. Empêcher l'injustice, ce n'est pas seulement empêcher l'agresseur, c'est aussi refuser d'être un terrain disponible à la tyrannie des autres. Et ça, c'est un point qui est extrêmement important. Car face à la passivité excessive, la tyrannie a tendance à émerger. C'est pas forcément une preuve de méchanceté, mais c'est plutôt une tendance naturelle que les êtres humains ont. Plus vous êtes passif, plus l'autre aura une tendance agressive. Plus vous êtes agressif, plus l'autre peut avoir une tendance passive. C'est comme si on trouvait une forme d'équilibre dans cette asymétrie. C'est ce qui nous amène à des discours populaires du style "Je comprends pas, je l'autorise à tout" et puis il me dénigre, il continue à se comporter comme ça. Avec les autres, alors là, il y a pas de souci, il se comporte bien. Puis avec moi par contre, il se permet tout. C'est l'expression de "Je donne la main, prends le bras." Toutes ces expressions là, toutes ces choses, vous les vivez au quotidien. Vous les avez déjà vécu. Vous vous êtes rendu compte de ça, de ce qu'était l'excès de gentillesse. Pas tellement l'excès de gentillesse finalement, plutôt l'excès de passivité. On n'est jamais gentil dans dans l'excès. On cherche à être gentil et ce qu'on va chercher à faire, c'est à être ferme également. C'est pour ça que je parlais de douce fermeté au début de cet épisode.
Et donc en islam, on demande jamais au croyant de devenir un opprimé silencieux. On lui demande d'être juste, y compris envers lui-même. D'où cette parole très claire du prophète Salah alayhi waam : "Ton âme a un droit sur toi." (Rapporté par le Bukhari également). Reconnaître ce droit-là, c'est reconnaître qu'opposer des limites, dire, se défendre avec dignité, ce n'est pas un manque de foi, c'est au contraire une manière d'honorer l'équilibre voulu par Allah. Ni domination, ni soumission, mais dignité, fermeté et miséricorde.
Et il faut dire une vérité inconfortable. Face à la passivité, la tyrannie ressort chez l'autre. Quand quelqu'un ne pose jamais de limite, l'autre finit souvent même inconsciemment par les franchir ce que je vous disais juste avant parce que l'être humain teste et c'est pour ça que poser des limites protège vous, votre relation et l'autre finalement.
En psychothérapie, on cherche pas d'abord à enlever la peur quand vous dites non. On ne cherche pas à effacer la honte quand vous prenez la parole. On ne cherche pas à supprimer la colère quand vous fixez le limite. On cherche plutôt à savoir quelle personne vous voulez être dans vos relations. Quel genre de mari, de femme, de parents, d'amis, de croyants. Et pour ça, on rejoint cette notion. Vous savez à quel point elle est chère du rapprochement vers les valeurs, du rapprochement vers Allah. Parce que le rapprochement vers Allah, le rapprochement vers les valeurs, c'est le cap. C'est cette direction, c'est ce chemin qui est tracé. Et laertivité est un pas dans ce chemin, dans ce comportement aligné.
Et donc vous savez que on peut ressentir une émotion et agir quand même. Je fais un épisode spécifiquement là-dessus. Agir malgré. On peut ressentir la peur et dire non quand même. On peut ressentir la honte et exprimer un besoin quand même. Parce que ce qui guide votre action n'est plus votre émotion mais votre valeur ici relationnelle. La dignité, le respect, la sincérité, la bienveillance, l'honnêteté. Et c'est ça l'assertivité. Je parle pas pour gagner, je parle pour être vrai, pour être ancré. Je parle pour rester aligné à mes valeurs. Je parle pour défendre ce qui compte. Je parle pour adorer Allah.
Et vous me direz, ben vous devez me dire, c'est bien beau tout ça, mais comment on fait ? Et vous devez savoir maintenant que si vous écoutez ces épisodes, on a toujours une part avec des exercices des outils et on y vient. On va parcourir les six grandes compétences relationnelles et pour chacune, je vous donnerai un outil issu de la thérapie. On les retrouve globalement au travers de trois domaines. On a les compliments, les critiques et les demandes. Ça c'est ce qui regroupe toutes les qualités de communication à développer dans compétences plutôt que qualité à développer dans les communications pour pouvoir protéger les autres et se protéger soi-même.
Et c'est ce que je trouve magnifique et une épreuve difficile dans notre époque actuelle pour les frères et les sœurs qui ne sont pas en terre d'Islam. C'est l'épreuve de devoir présenter sa religion à qui ne l'accepte pas. Et on va voir que cette épreuve là en soi est aussi un moyen de développer les compétences. Quand vous c'est amené à vous convertir ou que vous annoncez votre religion aux autres, ça peut amener des critiques. Je me rappelle d'une sœur qui me racontait que ses parents pouvaient lui dire "Ah bah depuis que tu es converti, tu es plus ceci ou tu es plus cela." Alors que pas du tout. Mais bon, ses parents étaient pas du tout pour le fait qu'elle se rapproche de l'islam et donc tous les prétextes étaient bons pour critiquer sa religion. Si un jour elle venait à s'agacer des insultes que son père pouvait lui donner, ah bah voilà, ça y est, maintenant que tu es voilé, tu te permets de machin et ceci et cela. Alors que pas du tout, fait aucun lien.
Votre barbe peut amener des demandes. Ah, tu veux pas la réduire un peu ? Tu es mieux avec moins de barbe. Ah mais tu es plus joli sans ton voile, tu es plus joli avec du maquillage. Et tous ces comportements qui vous font sortir de la norme dans laquelle vous évoluez vous demanderont de mettre en place ces compétences dont je viens de parler. des compétences autour des compliments, des critiques et des demandes.
Alors chers frères, chers sœurs, vois au travers des outils que je vais te proposer un moyen d'affirmer ta religion, d'affirmer qui tu es et de survivre dans cet environnement hostile où la tyrannie semble rayonner.
D'abord, les compliments. Beaucoup de gens n'arrivent pas à complimenter. Ils ont l'impression que ça les rend vulnérable, que ça met l'autre sur un piédestal. Pourtant, un compliment sincère, bah ça crée du lien et puis ça peut être une forme de de de générosité, de charité par la parole. Voyez ? Donc l'idée ici, c'est si on devait le traduire en forme d'outil, c'est simplement de décrire ce que vous voyez. L'idée derrière, c'est pas de flatter l'autre et et de rechercher derrière la flatterie peut-être une récompense, un pouvoir qui pourrait vous donner ou autre. Non, l'idée c'est simplement de décrire ce qu'on voit. Vous pouvez aussi parler de l'effet que ça vous fait. Par exemple, euh je pourrais dire à ma conjointe, alors que mon fils a été particulièrement difficile, ben j'ai remarqué à quel point tu as été patiente aujourd'hui, ça m'a touché, j'ai décris ce que j'ai vu et puis les fait que ça m'a fait.
Le prophète sal alhiam complim complimentait pardon ses compagnons dans ce sens de décrire ce qu'il voyait d'rprès que le messager d'Allah a dit : "Le plus miséricordieux de ma communauté parmi les membres de ma communauté est Abou Bakar et le plus acharné d'entre eux concernant l'ordre d'Allah et Omar et vraiment le plus modeste d'entre eux et Thman celui qui sait parfaitement distinguer le lcite de l'illicite. et Mohed ibn Jabel, le plus informé d'entre eux concernant l'héritage est Zaï bin Sabit. Et le meilleur récitateur du Coran parmi eux est Ubay bin Kaab." Excusez-moi si j'ai pas prononcé correctement les autres noms. J'ai pas forcément l'habitude de lire ou d'entendre. On voit à travers ces compliments qu'il fait une description de ce qu'il pouvait voir. "Le plus miséricordieux de ma communauté parmi les membres de ma communauté Abou Bakar." Il a décrit simplement. On n'est pas là à dire "c'est incroyable à quel point tu es miséricordieux." Non, simplement une description. Le compliment est une description d'une qualité qu'on retrouve chez l'autre. Il décrit ce qu'il voit. Donc si vous souhaitez vous améliorer dans votre capacité à faire des compliments, reposez-vous sur ces deux principes là. Décrivez ce que vous voyez et l'effet que ça vous fait.
Deuxième point, recevoir le compliment. Parce que chaque compétence dont on va parler et qu'il s'agisse des compliments, des critiques ou des demandes, on va aborder le fait de l'émettre et de la recevoir. Donc là, la recevoir, recevoir le compliment. Et étrangement pour certains, c'est encore plus difficile. On vous fait un compliment par exemple, admettons qu'on soit Abou Bakar et qu'on rejou on reçoit ce compliment de "le plus miséricordieux c'est c'est toi." Certains vont répondre "non mais c'est rien, mais c'est pas grand-chose, mais ça m'a fait plaisir." Et ça ça montre un manque de réception positive ici. pourrait presque être habitué à recevoir du négatif et ça on presque plus habitué à le faire à on est plus habitué à ça et donc euh naturellement on a plus les compétences de recevoir le négatif puis quand il s'agit de positif on a du mal à l'accepter simplement.
Donc là un outil très simple. Alors comprenez ici que quand je parle d'outil c'est euh plutôt de support sur lequel vous reposez pour avoir une idée de comment réagir. Bah là c'est tout simplement dire "Merci. Merci ça me fait plaisir. Ouais." Puis vous taisez. On justifie pas, on ne minimise pas, on n'explique pas. On vous fait ce compliment là, remercier. Sauf si bien sûr le compliment est factuellement faux ou mal placé. Mais dans la majorité des cas, ce n'est pas le problème. En réalité, le problème c'est pas le compliment. C'est ce qui vient toucher en vous. On a tous en tête ces ces grands savants, ces figures de la science du savoir à qui on a dit "Je présente un tel, c'est un expert." et qui répondent "Non, je suis encore un étudiant." Quand il s'agit d'une véritable posture intérieure, on pourra parler d'humilité mais attention à ne pas confondre l'humilité avec un dénire valeur. L'humilité, c'est reconnaître ses limites. Le manque d'estime de soi, c'est nier ce qui est là. Vous voyez, c'est différent. Même si le comportement en apparence peut être le même, l'intention qui est derrière est différente.
Donc recevoir un compliment, ce n'est pas s'enorgueillir. Recevoir un compliment, et c'est là où j'aimerais vous proposer une autre manière de voir les choses ou peut-être confirmer une manière dont vous voyez déjà les choses. Recevoir un compliment, c'est reconnaître un bienfait. Et en islam, reconnaître un bienfait n'est pas un péché, c'est une forme de gratitude. Très souvent, les personnes refusent les compliments par peur. Peur de devenir orgueilleuse, peur de se la raconter, peur que ça monte à la tête. Alors, je pose une question simple. Vos yeux, comparés à celui qui ne voit pas, vous rendent-ils orgueilleux ? Vos jambes, comparé à celui qui ne marche pas, vous rentre-elle arrogant ? votre intelligence, votre sensibilité, votre capacité à écouter, à comprendre, à transmettre. En quoi ce serait différent tout ça ? Si un bienfait vous rend orgueilleux, c'est pas le bienfait le problème, c'est la relation que vous entretenez avec lui. Dans ce cas, le travail ne consiste pas à nier ce que vous êtes, mais à réattribuer correctement la source. Reconnaître un compliment, c'est pas dire "Regarez comme je suis formidable". Non, c'est dire intérieurement "Alhamdillah pour ce qu'Allah m'a accordé." Vous n'êtes que le réceptacle de qualité qu'Allah va vous permettre d'avoir. On sort de cette considération beaucoup mis en avant sur les réseaux de "je me suis fait tout seul, si je suis là, c'est par la force de mes bras, quand on veut, on peut." Non, c'est pas vrai ça. Quand on veut au peu, c'est pas vrai. Si Allah ne l'a pas décrété pour vous, vous aurez beau vous arracher tous les efforts, vous n'atteindrez pas ça. Vous n'atteindrez que ce que Allah a décrété pour vous. Et quand un bienfait vous touche, c'est que Allah vous l'a accordé. Donc quand on est en train de vous complimenter, finalement le compliment là qu'on fait, c'est souvent qu'un rappel d'un don qu'Allah vous a attribué, qu'un don qui est présent et en le refusant systématiquement, vous ne faites pas preuve forcément de modestie derrière. Vous refusez de reconnaître une subsistence qu'Allah vous a confié. Encore une fois, si on est bien dans une description factuelle. Or, il y a une différence qui est fondamentale entre ne pas se glorifier et ne pas se reconnaître. Donc l'assertivité commence aussi ici. Sans l'exagérer, sans le nier et sans se diminuer. Dire simplement "merci" ou "alhamdillah". et laisser ce merci ou ce alhamdillah être une louange discrète pas de votre ég mais de celui qui vous a doté de ce que vous êtes, de celui qui vous a doté de ce qui est mis en avant par la personne.
Ça c'est pour les compliments. C'est notre premier gros socle. Maintenant on va aborder les critiques et là c'est souvent dramatique parce que soit on explose un petit peu comme une cocotte minute, soit on se ta complètement. Alors que finalement, j'aimerais pouvoir vous montrer qu'on peut exprimer notre émotion sans reproche, sans insultes. On peut critiquer sans chercher à blesser l'autre. Et pour ça, on va rentrer un petit peu plus avec du détail parce que autant faire le compliment, le recevoir, c'est assez simple entre guillemets, mais vous allez voir que pour la critique et aussi pour la demande, on a des méthodes un petit peu plus poussées qui sont des fois un peu scolaires mais une fois que vous l'avez faite vôtre, elle vous permet de dire les choses un peu plus sereinement.
Donc pour ça, on va utiliser une petite méthode qu'on retrouve dans les TCC, donc les thérapies cognitives comportementales avec une succession d'étapes. Donc la première étape c'est de décrire. Quand vous voulez faire une critique à quelqu'un, vous allez commencer par décrire. Donc décrire crois décrire le fait, l'action. D'accord ? On se base uniquement sur les actions, jamais sur la personne. De la même manière qu'on se focalise sur le péché, pas sur le pêcheur. Ça c'est la première étape. La deuxième étape, vous allez exprimer votre émotion. Vous allez dire ce que vous ressentez. Troisième, vous allez suggérer une solution. Vous pouvez aussi demander à la personne d'en trouver une si vous avez vraiment aucune idée, mais on va être orienté solution. Et puis en 4e, on va conclure sur un bénéfice bénéfice positif et conséquences positives qu'urait le changement. OK ? Donc cette méthode là, on appelle la méthode desk : décrire le fait, exprimer l'émotion, suggérer une solution et puis conséquences positives.
On va prendre l'exemple de d'un homme qui subirait un peu les remontrances de de sa mère. Donc ça pourrait être euh comment je pourrais vous dire ça ? Imaginons que là, cet homme, il subit donc les remontrants de sa mère concernant le ménage ou la façon dont il élève ses enfants. Prenons cet exemple là. Donc là, il s'adresse à sa mère. Je vais donc passer donc chacune des étapes. "Quand tu fais souvent des remarques sur la maison ou sur la façon dont j'élève mes enfants, je me sens blessé, stressé, sous pression. J'ai besoin que tu me fasses confiance et que tu respectes mes choix. Si quelque chose te dérange, j'aimerais qu'on en parle calmement et seulement si je te le demande. Je pense que ça nous aiderait à avoir une relation plus sereine et moi ça me mettrait moins en attention quand tu viens."
Donc là, je vous ai fait quelque chose de très complet, de très développé. On peut aller aussi à l'essentiel. Mais donc l'idée derrière c'est quoi ? C'est de décrire le fait. "Quand tu me dis que c'est ça chez moi, je t'écris le fait." Ben moi, je me sens pas respecté, je me sens blessé, je me sens humilié. Là, on suggère une solution. "Moi, j'aimerais que tu me parles de commencer chez moi que si je te le demande. Je suis prêt à aborder plein d'autres sujets avec toi, mais pas de cette manière-là." Ou "J'aimerais que si tu veux me dire parler de l'état de ma maison, que tu emploies un autre terme que sal" ou "J'aimerais que peut-être tu me proposes ton aide, voyez ?" Et vous allez être clair sur ce que vous voulez comme solution. Et après, on peut imaginer espèce de d'empathie dans cette dans cette approche là, c'est que "j'imagine que si tu me le dis, c'est que vraiment toi ça te gêne, voyez ?" Et on peut rajouter de l'empathie là-dedans. Je décris, j'exprime, je fais preuve d'empathie puis je suggère la solution. Et du coup voilà, qu'est-ce qu'on fait quoi ? "Je sens bien que toi tu as envie de me dire quelque chose. Moi je te dis comme toi, c'est pas quelque chose que j'aimerais. Il faut qu'on trouve une solution parce que moi c'est pas tenable ça." Donc vous voyez l'idée. Je décrit, j'exprime l'émotion, je peux faire preuve d'empathie à ce moment-là. Prenez-le comme quelque chose de facultatif mais on peut en parler aussi. Je suggère une solution et je conclus sur une conséquence positive. D'accord ?
En faisant ça, vous allez mettre toutes les choses de votre côté pour réellement que le message arrive. Déjà, en faisant ça, vous évitez de dire que l'autre a tort. C'est pas "tu me parles mal", non. C'est "quand tu fais ça, quand tu fais telle action, je ressens ça." Je suis pas en train de dire que c'est pas bien. Peut-être qu'avec d'autres tu fonctionnes comme ça, il y a aucun problème. Je te donne juste mon mode d'emploi que quand tu fais ça, voilà l'effet que ça sur moi. Peut-être que tu en étais pas au tu étais pas au courant, tu avais jamais remarqué que quand tu me dis ça, moi je me sens humilié, je me sens blessé. Donc on part de ce postulat là, je te donne mon mode d'emploi. Voilà ce qui se passe en moi quand tu fais ça. Donc ça c'est la première étape pour faire la critique.
Vous voyez que finalement la critique c'est une preuve d'amour. C'est-à-dire que en faisant la critique je cherche à maintenir la relation. Si je veux pas maintenir la relation bon ben j'amène pas la personne à changer. Je lui dis pas que ça me touche, je mets simplement fin à la relation. Mais si je veux la voir évoluer, si je veux pouvoir la maintenir et puis me sentir bien et que la personne se sente bien, faire les critiques devient quelque chose d'important.
Maintenant que vous êtes capable de faire une critique, vous êtes prêt à en recevoir. Et pourquoi je dis prêt ? Parce que apprendre à faire une critique nous demande la capacité de décrire les faits. Et c'est souvent ce qui est le plus dur, ça se basé sur les actions. Et c'est ce qu'on va demander justement aux gens de faire. Et c'est comme ça qu'on va se défendre d'une certaine manière. Pas tellement se défendre. Mais en tout cas, c'est comme ça qu'on va recevoir la critique. Recevoir une critique quand on a mal été éduqué à ça, c'est un combat intérieur très puissant, très fort. Certaines personnes vivent toute remarque comme un rejet, comme une humiliation et c'est malheureusement parfois l'effet recherché par l'autre.
Donc apprendre à recevoir une critique va vous permettre de vous protéger de l'effet de la critique et de l'intention parfois inconsciente de l'autre parfois consciente mais parfois inconsciente de vous nuire. Pour ça on utilise une méthode ERD : c'est pas c'est pas hyper joli comme moyen de s'en rappeler mais ERD : enquêter pour le E, reconnaître pour le R, décider pour le D.
Prenons un exemple. La personne vous dit "Tu es bordélique." Enquêter, ça veut dire quoi ? "Qu'est-ce que tu veux dire exactement ? C'est quoi bordélique ? Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Dans quelle situation c'est arrivé la dernière fois ?" Vous enquêtez. Voyez, même si vous avez une vague idée de ce que la personne peut penser, faites toujours l'effort d'enquêter parce que parfois, il y a un monde entre ce que vous pensez que la personne vous reproche et ce qu'elle vous reproche réellement. Vous vous avez l'impression que c'est parce que vous laissez traîner la vaisselle alors que pas du tout. En fait, c'est juste votre caleçon sale et pas contente pour ça. Bon, si vous demain vous mettez à ranger la vaisselle et que par contre il y a toujours les caleçons sales, va continuer sa critique et vous allez pas comprendre pourquoi donc ça va créer une espèce de rupture. Donc généralement, même si vous avez une idée assez claire de ce qui pourrait vous être reproché, enquêtez pour que ça amène aussi la personne à être sur des faits, des actions concrètes pour que derrière ça ouvre le dialogue sur "qu'est-ce qu'on fait ?" Vous voyez, première graine. Donc "qu'est-ce que tu veux dire exactement ? Qu'est-ce qui te fait dire ça ? dans quelle situation est-ce que ça arrive selon toi ?"
Ensuite, vous passez à reconnaître. Et là, vous avez deux choix. Bon bah, naturellement reconnaître, hein, que c'est vrai et puis reconnaître l'émotion de la personne. Ça, c'est quelque chose que je vais vous amener à ne jamais nier. Si la personne est très en colère quand elle vous parle, ne cherchez pas à nier sa colère. Non, elle est très en colère. Il y a forcément quelque chose qui est en train de se passer. Maintenant, pourquoi il y a cette colère ? Et est-ce que vous en êtes responsable ou pas ? C'est un autre sujet. Moi, je pars du principe, on n'est jamais responsable des émotions des autres. on va reconnaître son émotion. Maintenant, on peut ne pas reconnaître ce qui nous est reproché. Bah, "tu laisses tout le temps traîner ta brosse à dents." En réalité, ça vous est arrivé peut-être une ou deux fois. Donc non, c'est pas recevable. Donc soit je vais reconnaître ce qui est vrai, soit je rejette ce qui est opinion pure avec la technique de "en soit c'est pas une technique mais c'est ton avis, c'est ton opinion." Vous pouvez rajouter "Je suis pas d'accord." Voyez là, je vais faire le choix de pas reconnaître.
Et après vous prenez la décision de changer ou non. Donc, c'est le dernier point le D. Je vais prendre la décision de changer ou non. Je peux par exemple ne pas reconnaître que effectivement je suis bordélique, ne pas reconnaître sa critique mais prendre quand même la décision de changer la brosse à l'an parce que je vois que ça ça crée quelque chose chez elle. ou à l'inverse, je peux prendre la décision de ne pas changer, mais c'est une décision assumée. C'est-à-dire que vous pouvez très bien considérer que effectivement tout vous est reproché mais que vous décidez de ne pas changer et en soit personne ne peut vous l'imposer. Mais il va falloir pour l'assumer pleinement, le verbaliser. Et donc en sachant recevoir une critique, vous apprenez à vous protéger et à vous défendre contre les mauvaises intentions qui pourraient venir derrière, contre les tentatives d'humiliation qui pourraient y avoir et vous défendez votre l'estime que vous avez de vous-même aussi. Parfois, on peut avoir des personnes qui par tyrannie mais malgré ell vont beaucoup user de la critique comme un moyen de de nuire à l'autre et donc en faisant ça, vous avez aussi un moyen de vous protéger. C'est une douce fermeté. C'est le fait de l'autre pays est en train d'essayer de m'envahir, tac, je vais pas chercher à l'attaquer en retour. ce qui déclencherait une guerre et puis là on en finit plus. Mais hop, je te remets à la frontière. Non, je n'accepte pas ça.
On termine avec les critiques. Maintenant, d'abord le dernier point, c'est faire une demande. Enfin, on va aborder en dernier point les demandes et donc faire les demandes pour commencer. Pour moi, c'est la la compétence, pardon, la plus essentielle et bizarrement la moins pratiquée parce que beaucoup attendent que l'autre devine. On se dit que bon bah, c'est assez naturel, que j'attends ça ou essayer d'user de tout notre langage non verbal pour que l'autre comprenne. Mais les autres n'ont pas votre référentiel. Ils ne peuvent pas lire dans vos pensées. Ils ne peuvent pas savoir ce qu'il y a dans votre cœur. Donc si on veut que les relations se passe bien, soit saine, on doit passer par apprendre à faire une demande.
Et pour ça, on va passer par une autre méthode. La méthode est décrite comme ça, enfin c'est Jeep J E E P E. Donc toute demande va commencer par le fait de dire "J'aimerais, je souhaiterai, j'apprécierai." Ensuite, je vais être précis sur ce que je demande. Ici, l'empathie est intégrée dans le la demande. Je vais prendre en compte l'autre. Je vais parler de mes émotions puis je vais être persistant si nécessaire. Donc vous voyez ici que on regroupe plusieurs compétences qu'on peut retrouver dans la critique mais à la différence que là on va simplement demander quelque chose plutôt que dans la critique où la demande fait suite à quelque chose qui nous déplaît. Donc ça demande quelques questions en amont. Par exemple, première question, c'est "qu'est-ce que je veux ?" Si je ne sais déjà pas moi-même ce que je veux, je peux pas demander ou attendre qu'il y ait un changement en face. Donc, il faut déjà que je réponde à cette question de "qu'est-ce que je veux ?" Ça répond aussi au fait d'être pressé. Ensuite, c'est "que vit la personne en face de moi ?" Ensuite, "qu'est-ce que je ressens vis-à-vis de cette demande ?" Et puis et ça c'est un point qui peut être important si la demande est difficile et si il va potentiellement falloir persister. "En quoi cette demande est importante ?"
Je donne un exemple du coup en appliquant la méthode. Donc "j'aimerais suite précis je tiens en compte et cetera." Donc l'exemple : "J'aimerais pouvoir recevoir mes amis à la maison cette semaine." Tac. "J'aimerais et je suis précis." On pourrait même dire si on est encore plus précis "mardi soir." "J'aimerais pouvoir recevoir mes amis à la maison mardi soir." "Je prends en compte l'autre." "Je comprends que tu puisses t'inquiéter ou que ça te dérange pour l'organisation." "Je ensuite je parler de mes émotions." "Moi de mon côté ça me fait du bien parce que ça m'aide à souffler puis à garder une vie sociale." Et puis on peut rajouter mais c'est pas forcément important de le faire dès maintenant mais "l'importance c'est important pour moi et j'aimerais qu'on trouve un cadre qui convienne à tout le monde." Tac. Voilà, c'est une idée.
Bon, rassurez-vous he je suis conscient que c'est très scolaire la manière de l'appeler, mais bon, je suis obligé d'avoir une description un peu générale. Et ensuite, libre à vous de l'adapter, de reprendre les termes qui vous parlent le plus pour que bah ça soit pertinent et naturel quoi. L'idée c'est pas demain d'employer un nouveau vocabulaire à la chat GPT et ça passerait pas. Donc, il va falloir vous entraîner à ces méthodesl. Toutes les méthodes dont je vous parle globalement, va falloir vous entraîner, vous les approprier pour que vous puissiez les ressortir avec plus de facilité. Et donc le fait de faire ça va amener la personne à plus facilement accepter, va vous amener vous à savoir plus facilement ce dont vous avez besoin et puis vous permet de vous raccrocher à quelque chose de factuel, de tangible parce que parfois c'est ça qui est difficile. On sait pas trop comment aborder le truc et donc finalement on fait pas bah là vous avez cette méthode "j'aimerais, je souhaite, je suis précis, je prends compte l'autre, je parle de mes émotions" et puis je vous parlais de persistance parce qu'une personne peut répondre non simplement. Et qu'est-ce qu'on fait si elle répond non ? Et ben dans ce cas-là, vous allez euh surfer sur plusieurs choses. Donc déjà, partiez d'une chose, c'est que vous avez le droit d'insister. On va se dire qu'on peut insister de trois qure fois, admettons. Et donc, à chaque fois qu'on va insister, et ben on va répéter si vous voulez en disque rayer euh notre demande mais on va alterner. Parfois, on va parler de nos émotions. Parfois, on va parler de l'émotion de l'autre. Donc, admettons qu'elle disent "Oh non, ça m'inquiète, hop, on reprend." Bah, "je comprends que ça puisse t'inquiéter. Mais moi de mon côté ça me fait du bien. Ça m'aide à souffler à garder une vie sociale. J'apprécie vraiment que tu acceptes." "Non non vraiment c'est c'est là c'est trop pour moi cette semaine." "Là je comprends j'imagine ça fait un grand chamboulement mais vraiment moi ça me ferait plaisir." Voyez vous persistez si vous voyez qu'au bout de deux tr qu fois ça marche pas bon bah là ça sert à rien d'insister parce que dans ce casl c'est pas une demande c'est une exigence que vous faites. Mais voilà, c'est
important de pouvoir insister quand même. On passe maintenant au dernier point, c'est le fait de savoir dire non. Et c'est symboliquement l'expression même de vos limites. C'est aussi le moment à travers cet outil-là quand on doit le déployer de faire le choix entre ce que Allah vous demande et ce que les gens vous demandent. Il l'incarne symboliquement, il sanctuarise même ce que Allah vous a confié du temps, de l'énergie, la santé, votre foyer. Et donc dire non, c'est être responsable. Dire c'est s'extraire de l'oppression. C'est gagner en liberté.
Sachez une chose, alors pour commencer, c'est que et je m'excuse si je l'ai pas dit plutôt, mais dans les interactions humaines, vous avez le droit de tout demander, ce qui veut dire qu'on peut aussi tout vous demander. Et assimiler ce principe, il est fondamental parce que l'inverse vous déresponsabilise de votre devoir d'apprendre à refuser quand on vous demande. Voyez, comprenez bien ça. assimiler ce principe que vous avez le droit de tout demander et donc que l'autre peut tout vous demander est très important parce que si vous n'avez pas ce principe en tête, que vous avez le droit de tout demander et que l'autre peut tout vous demander, ça vous déresponsabilise de votre devoir d'apprendre à refuser quand on vous demande parce que si vous partez du principe où l'autre ne va pas vous demander, bah vous avez pas besoin d'apprendre à refuser. Premier point.
Le deuxième point, c'est que vous avez le droit de tout refuser sans justification. Ce qui veut dire également qu'on peut tout vous refuser sans justification. Parce que sinon, comme je disais juste avant, c'est partir du principe où on ne fait pas une demande mais une exigence. Donc ici, l'outil est très simple et ce qu'il rend difficile c'est son application, c'est le courage plutôt de son application. Pas tellement l'outil en soi. Vous allez à la rigueur faire la critique, faire la demande et demande de un petit peu d'entraînement pour maîtriser le le le la mécanique. Mais sur dire non, c'est assez simple. L'outil en soi, c'est dire non. Voilà, simplement, il faut simplement répondre non. et on ne s'excuse pas pour cela. C'est là que ça toque généralement. C'est là que ça tique. Vous pouvez être désolé de ce que cela amène comme conséquence chez l'autre, mais vous n'en êtes pas responsable. OK ?
Vien pour le goûter chez moi à 16h. Vous savez qu'à 16h c'est l'heure de la prière. Et là, vous faites face à un choix. La satisfaction d'Allah ou la satisfaction supposée des gens qui m'invitent. Ici, il y a aucune difficulté à dire non. C'est un mot simple que les enfants apprennent très vite, probablement peu de temps après maman et papa. Ce qui est dur ici, c'est l'émotion que cela provoque de refuser cette demande. Et finalement, c'est un travail plus spirituel que ça semble l'être. Vous comprenez ici ?
Donc, si vous avez compris ces différents outils et que je vous avais noté comment les mettre en place, il ne vous reste plus qu'à passer à l'action. Et ce que je vous suggère, c'est de jouer la scène. Vous prenez un temps pour imaginer une conversation. Vous mettez votre conjoint dans la confidence, vos frères, sœurs et vous vous entraînez, vous vous exercez. C'est ultra important que ce qu'on aborde là, ça soit pas juste voilà une éème connaissance que vous avez dans votre quotidien. Si vous êtes sur ce sujet là, c'est que potentiellement vous avez déjà vu d'autres vidéos avant, vous avez déjà vu d'autres podcasts avant, vous avez peut-être lu d'autres livres avant, mais ce qui va faire la différence, c'est le fait de le mettre en l'application.
Moi ce que je vous recommande c'est de commencer par faire une petite échelle de difficulté sur le le comment dire sur les les différentes compétences dont je vous ai parlé. Faire le compliment, recevoir la le compliment, faire une critique, recevoir une critique, faire une demande, dire non. Vous les ordonnez du plus difficile au moins difficile. Pour ça, on peut prendre une petite échelle de 0 à 100 par exemple. Puis on se dit OK 100 c'est extrêmement difficile et zéro c'est hyper facile. Et donc 100 je vais mettre dire non euh 90 je vais mettre euh faire une critique euh euh 60 je vais mettre vous voyez pas besoin forcément que ce soit 100 80 et cetera. Mais donc vous ordonnez et vous commencez par le plus simple. Vous voyez, vous développez déjà les compétences qui sont les plus simples et puis vous augmentez au fur et à mesure et puis vous verrez que même aussi au sein même de savoir-faire une critique, savoir faire une critique à son boss, c'est pas pareil que faire une critique à son frère ou à sa sœur ou à son enfant. Donc exercez-vous aussi avec des gens avec lesquels vous êtes plus à l'aise. Et plus vous allez vous entraîner à faire ça, plus ça va devenir une compétence naturelle et quand vous en aurez besoin, ça sera facile à mettre en place.
Et ça reprend le petit adage que moi j'aime bien répéter. On apprend pas à nager en pleine tempête. C'est pas le jour où il y a un tsunami qu'il faut commencer à vouloir travailler la nage, le craw, ce que vous voulez. Il faut l'avoir travaillé bien en amont pour éventuellement avoir une chance que sur le moment ça fonctionne. Donc allez vous balader dans la allez vous balader dans la rue. Quand il y a des gens qui mettent en avant des associations et ben répondez simplement non sans justification. Al sauf si vous avez vraiment envie de donner mais non. Euh, allez dans un magasin et dites que vous n'aimez pas l'attitude du vendeur. Allez dehors et complimenter quelqu'un pour sa tenue du jour ou son sourire. Saisissez toutes ces opportunités du quotidien là, toutes ces relations sociales qu'on a qui sont des fois toutes simples et régulièrement vous vous exercez à faire ce que vous souhaitez voir développer. et le faire régulièrement, c'est le plus important et vous verrez à quel point votre quotidien peut changer.
Le tips, la petite astuce que je vous donne, c'est de raccorder chacune de ces compétences à vos valeurs et de vous dire en quoi cela me rapproche d'Allah de faire ce compliment, de refuser telle demande, de faire telle critique. Parce que en en utilisant ça comme le motivationnel, vous aurez beaucoup plus de facilité à vous mettre en action malgré tout ce que vous pouvez être amené à ressentir. Faites preuve de patience, c'est pas facile à faire. Certains devront apprendre la fermeté quand d'autres devront apprendre la douceur. C'est un cheminement. Et c'est important qu'on puisse travailler ça parce que votre rapport à Allah et votre estime de vous dépend de ces choses-là, de votre capacité à vous protéger. Si vous posez jamais de limite, on comprend à l'intérieur qu'on on vaut pas la peine d'être défendu. Ça dépend aussi de votre capacité à vous exprimer. Si vous taisez ce que vous êtes, ce que vous souhaitez, vos besoins, vous vous envoyez aussi un message de ce que je pense ne compte pas. Vous envoyez un message aussi aux autres de ils ont pas besoin de prendre en considération qui vous êtes, ce que vous pensez. Donc faire s'affirmer, c'est dire à soi-même Allah m'a choisi. Tout humain a de la valeur et pour cela, on se respecte, on se protège, on se considère. L'islam encourage la justesse, la douceur, la modération, la transparence, le courage. Le prophète salam était doux mais jamais effacé, ferme mais jamais violent, jamais brutal. Il disait la vérité sans chercher à blesser, il posait des limites sans humilier. C'est exactement ça la certivité. ni prendre ni perdre mais exister avec droiture.
Comme d'habitude quelques exercice choisissez une compétence parmi les six. Faire un compliment, recevoir un compliment, faire une critique, recevoir une critique, faire une demande, dire non une seule à la fois et faites un petit pas dans ces directions. Un petit pas mais un pas aligné. fini pour aujourd'hui. J'espère que vous avez pu clair. Si cet épisode vous a parlé, sachez que vous avez accès aux notes du podcast qui sont un résumé de tout ce que j'ai pu dire et c'est accessible via le lien qui est soit dans la description ou pas très loin. Si vous souhaitez aller plus loin, il y a des accompagnements individuels, des accompagnements de groupe, des thérapies de groupe et des ateliers qui sont proposés régulièrement. Et puis très bientôt un autre projet à plus grande envergure où vous pourrez tous participer et toutes ces informations sont dans la bio. Prenez soin de vous. Qu'Allah facilite et qu'il nous facilite tous dans nos cheminements. Continuons à marcher même si c'est lentement, même si on est fatigué. Armons-nous de patience et de courage et œuvrons malgré tout.