Transcription
J'ai honte d'avoir prononcé des phrases pareilles, et même parfois d'avoir méprisé des garçons qui étaient gentils avec moi et dont je disais que voilà, qu'ils étaient nazes quoi, qu'ils n'étaient pas intéressants.
J'invite les femmes à prendre conscience de leur part de responsabilité. En tout cas, moi, je les ai prises, mes responsabilités, dans le sens où j'ai bien conscience, bah oui, entre guillemets, de créer des monstres. Quand j'ai dit à des hommes : "Tu es trop gentil, tu m'ennuies, ça me fait chier."
Et donc, quand une femme se rend compte qu'un homme acceptera son pire comportement sans réagir, le subconscient de cette femme ne le verra pas comme quelqu'un de gentil. Non, elle le verra comme quelqu'un de doux qui se rapproche de la faiblesse. Et dans le monde de la survie émotionnelle, les hommes doux sont dévorés.
Les femmes ne transforment pas des hommes patients en hommes colériques, ou alors, amers du jour au lendemain. C'est un schéma lent qu'elle-même parfois ne constate pas, noyé dans des milliers de micro-manipulations. Et ce qui est tragique, c'est que ces hommes n'ont jamais voulu être en colère, ni ce genre d'homme. Vous voyez, c'était ces hommes qui essayaient de comprendre les humeurs de leur partenaire. Et pendant un certain temps, ces hommes pensaient que c'était en fait un geste noble, qu'être infiniment patient leur vaudrait amour, respect et réciprocité. Mais ce qu'ils ont obtenu à la place, c'est du ressentiment, de la frustration. Et cela tout simplement parce que beaucoup de femmes ne respectent pas un homme qui tolère tout.
Est-ce que pour toi ? Est-ce qu'on n'aime pas les gentils garçons quand on est une femme ? Moi, pendant très longtemps, j'ai dit que je n'aimais pas les gentils. J'ai dit plein de fois à des copines en débrief, post-date : "Oh non, non, il est trop gentil." J'ai honte d'avoir prononcé des phrases pareilles. Et même parfois d'avoir méprisé des garçons qui étaient gentils avec moi et dont je disais que voilà, qu'ils étaient nazes quoi, qu'ils n'étaient pas intéressants. J'ai eu honte de ce comportement, mais bon, ça m'a permis d'apprendre. C'est pas la seule, surtout parce que c'est quelque chose qui est quand même très répandu. Moi, je le voyais surtout, bah, quand j'étais vraiment jeune fille, lycée. Voilà, après lycée, où toutes les filles sortaient cette phrase-là : "Il est trop gentil, on n'aime pas les gentils garçons, un chemin vers la violence conjugale, faut quand même qu'il sache me remettre en place." On est victime du patriarcat, des rôles genrés, et cetera. Nous restons en tant que femme des victimes de tout ça. Mais moi, en revanche, et ça, ça se perçoit quand même assez souvent dans mon travail, à force, et dans ce livre, j'invite les femmes à prendre conscience de leur part de responsabilité, ce qui n'empêche pas d'être victime. En tout cas, moi, je les ai prises, mes responsabilités, dans le sens où j'ai bien conscience, bah oui, entre guillemets, de créer des monstres. Quand, quand, quand j'ai dit à des hommes : "Tu es trop gentil, tu m'ennuies, ça me fait chier, moi j'ai besoin qu'on soit un peu connard." Enfin, imaginez-vous en fait, quand on dit ça à des garçons, surtout à l'adolescence, à des jeunes adultes. Le problème, ce qui est super dangereux quand une fille prononce ce genre de phrase, c'est que ça va tout droit nourrir le discours qu'on trouve aujourd'hui chez les masculinistes. Les masculinistes font des vidéos entières où ils expliquent aux hommes que la gentillesse, ça n'est pas attirant. Preuve en est : regardez vos partenaires, elles vous l'ont dit, elles vous l'ont reproché. Donc faut que vous soyez des connards, il faut que vous les maltraitiez. Donc en fait, il faudrait peut-être qu'on arrête de mettre de l'eau au moulin qui nous empoisonne quoi.
J'ai vraiment apprécié la partie où elle a dit qu'elle est consciente en fait que ce choix de jeunesse a créé des monstres chez les hommes. Ça tombe bien, on va parler de ce changement, de cette transformation. Pour être honnête, ça faisait un moment que je voulais faire cette vidéo parce qu'il y a une connaissance à moi qui est juste l'incarnation la plus proche que je connaisse en tout cas du phénomène que je m'apprête à décrire dans cette vidéo. Pour avoir vu de près cet homme se battre, lutter, courber l'échine et se faire maltraiter par sa partenaire, je pense qu'à bien des égards, c'était difficile à regarder. Mais lorsqu'il a enfin réalisé qu'il n'était pas à sa place, qu'on ne lui rendait en rien ce qu'il donnait, et pire même, on lui faisait croire que ce n'était pas assez, peu importe à quel point il rassurait, il protégeait, il flattait, il couvrait de cadeaux. Son cas, lui, tel que je l'ai vu et observé, était certes très extrême en termes de situation relationnelle problématique, mais il y a cependant un certain nombre d'hommes qui vivent ce genre de situation à une échelle plus ou moins, certes, réduite. Mais en général, il n'en faut pas beaucoup pour transformer un homme. Il n'en faut pas beaucoup pour créer un monstre, comme on dit souvent. Il n'en faut pas beaucoup pour transformer un homme bon, gentil, patient en une coquille vide, froide et désintéressée.
Dans cette vidéo, on va parler de ce changement radical, parfois, dans la vie de certains hommes, et cela à cause des partenaires problématiques qu'ils ont eu. Je sais, pour avoir déjà eu à parler à quelques-uns d'entre vous, que ce changement fait peur et parfois arrive du jour au lendemain, mais en réalité, ce n'est pas le cas. La situation s'est lentement construite avant que vous ne vous en rendiez compte. Alors, j'espère que vous êtes bien installé et que vous avez pensé à faire les gestes qui sauvent. On va commencer.
Il y a un point de rupture chez chaque homme. Même l'homme le plus patient, le plus doux, le plus compréhensif a une limite. Et souvent, les femmes, sans s'en rendre compte, testent cette ligne, cette limite, jusqu'à ce qu'elles se brisent. Non pas parce qu'elles veulent consciemment créer de la colère en vous, mais parce qu'elles veulent inconsciemment ressentir vos limites. Un homme patient ne cesse pas de l'être du jour au lendemain. Il commence d'abord par essayer, par négocier, par tolérer. Il commence par croire que l'amour est une question de tolérance, de flexibilité, de donner le bénéfice du doute. Il écoute, il explique, il pardonne. Il donne même une seconde chance, une troisième, une quatrième. Et lentement, si lentement qu'il ne remarque même pas ce qui se passe, sa gentillesse est prise pour de la faiblesse et son silence est traité comme une permission. Il regarde un petit peu le manque de respect s'infiltrer comme une lente fuite d'eau sous la porte. Le sarcasme, l'agressivité passive, la prétention de certaines femmes qui se croient tout permis, le retrait de l'affection, les tests constants. Et parce qu'il est patient, il endure jusqu'au jour où il ne peut plus.
Les femmes ne transforment pas des hommes patients en hommes colériques, ou alors, amers du jour au lendemain. C'est un schéma lent qu'elle-même parfois ne constate pas, noyé dans des milliers de micro-manipulations. Ces mille moments où l'homme a dû ravaler sa vérité juste pour garder la paix. Et qu'obtient-il en échange de son calme ? Et bien, encore du chaos. Parce que pour une femme accro à la stimulation émotionnelle, un homme calme semble ennuyeux. Alors, elle le provoque, elle le pousse, lui lance des piques, non pas par méchanceté, mais parce qu'elle veut ressentir quelque chose. Et l'homme patient, voulant croire que ses efforts, s'il accepte ça, seront récompensés par un amour inconditionnel de sa partenaire, continue d'essayer de la satisfaire. Mais à chaque fois qu'il le fait, il perd un morceau de lui-même. Et puis, finalement, il devient ce qu'elle prétend détester : un homme en colère et émotionnellement instable. Mais la vérité est qu'elle n'a pas seulement fait ressortir le pire en lui. Elle l'a conditionné à réprimer ses instincts si longtemps que la seule solution était l'éruption, communément appelée le pétage de plomb. Et ce qui est tragique, c'est que ces hommes n'ont jamais voulu être en colère, ni ce genre d'homme. Vous voyez, c'était des hommes qui tenaient les portes ouvertes pour que ces dames entrent, qui écoutaient sans interrompre, qui donnaient sans rien demander en retour. C'était ces hommes qui essayaient de comprendre les humeurs de leur partenaire, qui toléraient la froideur, qui s'expliquaient dix fois pour éviter les conflits. Et pendant un certain temps, ces hommes pensaient que c'était en fait un geste noble, qu'être infiniment patient leur vaudrait amour, respect et réciprocité. Mais ce qu'ils ont obtenu à la place, c'est du ressentiment, de la frustration. Et cela tout simplement parce que beaucoup de femmes ne respectent pas un homme qui tolère tout.
Les femmes admirent un homme capable de fixer des limites et de les faire respecter. Elles sont plutôt nombreuses et qui volontairement se comportent mal envers vous, ou un peu mal, ça dépend, juste pour que vous ayez cette opportunité en fait de la recadrer. Parce qu'elle sait, ou du moins même si elle ne s'en doute pas inconsciemment, elle le ressent, que si vous ne la recadrez pas à ce moment X, cet acte X qui techniquement n'est pas quelque chose de bien, alors non seulement elle va vous catégoriser, elle va en profiter, elle va en abuser, et ça va vous transformer. Euh, petite note : quand je dis recadrer ici, je ne parle bien sûr pas de violence, que ce soit physique ou verbale. Vous êtes des hommes intelligents, j'ose croire que vous savez comment imposer le respect sans être violent.
Et quand je le dis comme ça, ça me fait penser à un couple qui était assez proche de moi, qui en surface ressemblait au couple idéal. Vraiment, à toutes les échelles, tout allait bien, à la surface en tout cas, tout semblait parfait. Mais une fois que tout a explosé et qu'on a appris ce qui se passait réellement, c'était juste catastrophique. Cet homme passait son temps à apaiser les fausses tensions que cette femme créait dans sa vie. Vraiment, quand je dis fausses, c'est vraiment fausses, mais à des échelles, waouh. Toute occasion était une opportunité pour elle pour mal se comporter, que ce soit en privé ou alors en public devant des gens. C'est-à-dire, exemple random : ils sont là devant un film à regarder la télé et il y a une scène nue, ou du moins une scène de nudité où on voit la poitrine d'une femme. Le problème se crée et elle l'oriente vers son homme comme si, je ne sais pas, c'était lui qui avait décidé que dans le scénario du film, il y aurait une partie où il allait voir les seins nus d'une femme qu'il ne connaissait pas à la télé, je précise. Et c'est devenu toute une histoire en fait. Quelles étaient les probabilités ? Comment aurait-il pu prévoir ça, prédire ça ? Et maintenant, parce que voilà, madame était fâchée à cause de la scène à la télé, il a dû la calmer, la rassurer, et bien sûr, il a zappé la chaîne en question. Ça n'avait juste pas de sens. Comment calmer la jalousie de ce genre de femme ? Je vous le dis tout de suite, c'est impossible. À moins qu'elle ne s'asseye elle-même et qu'elle travaille dessus.
Et donc, quand une femme se rend compte qu'un homme acceptera son pire comportement sans réagir, le subconscient de cette femme ne le verra pas comme quelqu'un de gentil. Non, elle le verra comme quelqu'un de doux qui se rapproche de la faiblesse. Et dans le monde de la survie émotionnelle, les hommes doux sont dévorés.
Cela commence toujours subtilement. Elle passe une mauvaise journée, alors elle s'en prend à lui. Il ne dit rien. Elle commence à faire des blagues à ses dépens devant ses amis et il en rit. Elle commence à refuser son affection, à utiliser l'intimité comme une arme, à utiliser le silence comme moyen de contrôle et de pression. Et l'homme patient, lui, va supposer en fait qu'elle a juste besoin de temps. Et à chaque acte de manque de respect, elle observe jusqu'où en fait il va tolérer avant de réagir. Mais l'homme patient, lui, ne résiste pas. Il ne résiste pas parce qu'il est patient, parce qu'il veut être le gentil, le dévoué, parce qu'il croit que supporter son chaos est le prix de son amour. Mais ce qu'il ne voit pas, c'est que cette dynamique les remodèle tous les deux. Elle, de son côté, perd le respect qu'elle a pour lui parce qu'il ne s'impose pas, il ne s'affirme pas. Et lui, se perd lui-même.
Ça me rappelle encore une autre connaissance masculine à moi qui a dû mettre fin à sa relation avec sa copine, relation qui avait duré, si je me trompe pas, un peu plus de trois ans, parce que la fille lui manquait constamment de respect et utilisait en fait le sexe comme une arme. Et vu qu'il a été longtemps patient sans vraiment prendre des mesures pour voilà, bloquer le manque de respect, du coup, lorsqu'ils se sont séparés, qu'est-ce que cette dame, cette jeune femme a trouvé bon de faire ? Et bien, c'était de se remettre avec son ex toxique qui la frappait. Et oui, vu son mauvais comportement dans sa psyché, elle s'est dit que j'ai besoin en fait d'un homme qui me recadre bien comme il faut, là où il faut, lorsque je suis insolente. Bien sûr. OK. Elle, vraiment dans son cas, ça se voit que c'était une maladie mentale. Vraiment le fait de vouloir constamment qu'un homme la recadre violemment, c'est sûr qu'elle n'était pas bien dans sa tête. Sauf que bon, en général, hein, lorsqu'une femme pose un acte irrespectueux envers l'homme avec qui elle est, qu'elle en ait conscience ou pas sur le moment où elle pose l'acte, je veux dire, si elle constate que vous ne faites rien par rapport à ça, et bien, c'est tout simplement la vapeur qui va se renverser. Elle va voir cet homme, son homme, comme un paillasson. Et lui, il va commencer à se voir comme invisible, jusqu'à ce que finalement, quelque chose en lui devienne froid et silencieux. L'étincelle s'est éteinte, l'amour s'est transformé en ressentiment.
Il y a une raison pour laquelle les femmes disent souvent que après une rupture, son ex a changé. Mais il n'a pas changé. Il a évolué. Il s'est adapté à l'environnement qu'elle a créé. Il est devenu émotionnellement sur la défensive parce que l'ouverture émotionnelle a été utilisée contre lui. Il est devenu direct parce que ses paroles douces ont été ignorées. Il a arrêté de donner parce que sa générosité est devenue gratuite et attendue. En plus, l'homme patient ne se met pas en colère ou alors ne se transforme pas en homme colérique parce qu'il est instable. Il se met en colère parce que sa patience a été exploitée. Et donc, maintenant, il s'agit de retrouver sa dignité. Il s'agit de reconnaître qu'un homme qui sacrifie tout pour plaire à une femme finit par perdre la chose même qui a fait que cette femme l'aime en premier lieu, c'est-à-dire son noyau masculin, son essence masculine. Et désolé pour l'expression, mais les hommes ne tolèrent pas les bullshit.
L'ironie amère est que de nombreuses femmes ne réalisent même pas le rôle qu'elles ont joué dans la transformation de cet homme. Elle voit le résultat qui est la colère, l'amertume, le retrait, la froideur, mais pas la provocation faite au départ. Elles se souviendront de ses accès de colère. Mais oublient les mois, parfois même les années de manque de respect émotionnel qui l'ont précédé. Et quand il finit par craquer, quand il finit par élever la voix, par s'éloigner ou par cesser de s'en soucier, elle joue la victime. Elle dit à ses amis : "Mais non, il a changé. Il était si gentil." Et certaines d'entre elles y croient franchement parce que, dans son esprit, la rage de cet homme est apparue de nulle part. Waouh ! Et la vérité est qu'elle n'a jamais prêté attention aux guerres silencieuses qu'il menait dans les coulisses. Elle n'a jamais vu les nuits où il restait éveillé à se demander en fait ce qu'il avait fait de mal. Elle n'a jamais vraiment entendu les souhaits qu'il murmurait en espérant que les choses s'amélioreraient. Elle ne voit que le moment où il a arrêté d'essayer et décrit en fait ce moment comme une trahison, sans jamais réaliser que c'était sa propre trahison qui l'avait créé.
Ce qui rend un homme calme en homme amer, ce n'est pas seulement le manque de respect, c'est le manque d'appréciation. C'est le fait que peu importe les efforts qu'il a déployé, ce n'était jamais suffisant. Il a planifié les dates, il a payé les factures. Il se souvenait même des anniversaires. Il la tenait dans ses bras lorsqu'elle pleurait. Il l'encourageait lorsqu'elle doutait d'elle-même. Et au lieu de gratitude, il a reçu des critiques. Au lieu de l'admiration, il a reçu de l'indifférence. Plus il donnait, plus elle prenait et moins elle voyait. Et ainsi, il apprend que la gentillesse est invisible à moins qu'elle ne soit enveloppée de domination. Comme quoi l'expression avait raison : une main de fer dans un gant de velours, c'est très important. Elle ne se souviendra pas de sa patience, elle ne respectera pas sa cohérence. Mais au moment où elle se retire, au moment où il dit non, au moment où il cesse de satisfaire toutes ses caprices émotionnels, c'est là qu'elle le remarque. Et c'est cette prise de conscience qui alimente en fait le passage de l'amour au ressentiment, parce qu'il a tout donné et ce n'était toujours pas suffisant. Non pas parce qu'il lui manquait quelque chose, mais parce qu'elle n'a jamais su valoriser ce qu'elle avait à travers lui.
Le coup psychologique que cela représente pour un homme est énorme. Il commence à douter de lui-même. Il se demande s'il est trop sensible, trop doux, trop faible. Il repasse les disputes dans sa tête, essayant en fait de comprendre comment tout ça s'est effondré. Il commence à croire que peut-être c'est lui le problème, que s'il essayait un petit peu plus, s'il aimait un petit peu plus profondément, s'il tolérait un petit peu plus, peut-être que les choses reviendraient comme avant. Mais ce qu'il ne voit pas, c'est que le problème n'a jamais été sa façon d'aimer. C'était celui de celle qu'il aimait. Une femme qui n'apprécie pas la paix aura toujours envie de chaos. Et lorsque le chaos devient la norme, le calme semble déplacé. C'est ainsi que les femmes entraînent les hommes à perdre patience. Elles transforment la gentillesse en bruit de fond et la cohérence en monotonie. Beaucoup de femmes en fait ne savent pas que les relations les plus longues, les plus prospères, les mieux bâties, celles qui ont plus de potentiel de durer indéfiniment sont les relations les plus calmes ou ennuyeuses, comme elles aiment souvent le dire. Et quand l'homme parvient enfin à survivre, on l'accuse d'être devenu froid. Sauf que ce n'est pas le cas. Il est juste fatigué de s'épuiser pour quelqu'un qui n'a jamais apporté ne serait-ce qu'un mouchoir ou une boisson rafraîchissante pour l'aider dans sa quête.
L'un des jeux les plus dangereux auxquels jouent les femmes est de pousser un homme jusqu'à ses limites émotionnelles, juste pour voir s'il craque. Elles testeront son sang-froid, non pas pour en tirer des leçons, mais pour le remettre en question. Elles diront des choses juste pour le piquer. Elles ignoreront ses efforts juste pour observer la réaction derrière. Elles flirteront par manque de respect, non pas parce qu'elles veulent un autre homme, mais parce qu'elles veulent ressentir du pouvoir sur celui qu'elles ont. Elles veulent voir si vous êtes jaloux, si vous allez vous imposer et comment vous allez vous imposer. Sauf que l'homme patient considère une relation sérieuse comme quelque chose de sacré et ne saura pas toujours comment gérer ce genre de provocation. Au début, il essaiera de communiquer, puis il essaiera d'expliquer, puis il va plaider. Et quand rien de tout cela ne fonctionne, quand sa monnaie émotionnelle est complètement dévaluée, il va s'arrêter. Et soudain, elle va commencer à se plaindre qu'il n'est plus le même. Mais elle ne va pas réaliser en fait qu'il est toujours le même homme. Il a simplement abandonné l'idée d'être considéré en retour.
Le retrait d'un homme survient parce qu'il a été émotionnellement puni pour avoir créé ce degré de proximité. Ils deviennent distants après avoir appris que la vulnérabilité est utilisée contre eux. Après avoir appris que l'affection n'est pas réciproque mais attendue d'un seul côté. En théorie, certaines femmes font l'éloge de la patience, mais en pratique, beaucoup sont attirées par l'attention, par l'imprévisibilité, par les montagnes russes émotionnelles qui leur font ressentir quelque chose, n'importe quoi. Et donc, quand il ne le fait pas, quand il ne réagit pas, quand il reste calme, elle s'ennuie, jusqu'au jour où elle finit par poser le geste de trop. Parce que lorsque vous êtes patient, messieurs, avec quelqu'un qui est émotionnellement imprudent, tout ce que vous faites, c'est lui donner la permission de continuer à vous blesser. Vous devenez l'éponge de leur traumatisme, de leurs insécurités et de leur autodestruction. Et dans son esprit, votre capacité à tolérer cette tempête devient votre identité. Elle commence à l'attendre, à l'exiger, à l'attester. Et ce qui commence comme de l'amour se transforme en performance. Et lorsqu'il réagira, elle dira au monde qu'il est devenu la tempête. Oui, ça s'appelle de la manipulation, et c'est pourquoi les hommes patients deviennent des hommes froids. Ils se rendent compte un petit peu trop tard que la gentillesse est bien plus punie qu'elle n'est récompensée. C'est la tragédie que la plupart des femmes ne voient jamais.
Les hommes élevés avec intégrité, loyauté et force tranquille se retrouvent souvent pris au dépourvu dans ce genre de relation. On leur a appris à être des protecteurs, des pourvoyeurs, à être des auditeurs patients. On leur a appris que l'amour signifie sacrifice. Mais personne en fait ne les a préparés au paysage moderne, je précise moderne, de la manipulation émotionnelle. On a longtemps dit aux hommes ce qu'ils doivent faire pour bien traiter une femme. Il faudrait donc qu'on commence à dire aux femmes ce qu'il faudrait faire pour bien traiter un homme. Il est vrai que nombreuses d'entre elles brandissent souvent la pancarte, le taux d'infidélité, le taux de tout ce qui est négatif en fait enregistré par le sexe masculin comme étant une preuve de la négativité masculine. Sauf que ce n'est pas la réalité. Il y a plus d'hommes qui essaient de se conformer aux règles de la société qu'il y a d'hommes qui sont hors la loi et abusifs envers les femmes. Il y a une différence entre un jeune homme qui a la jeunesse et l'immaturité qui parle en lui, qui est maladroit et impulsif envers les femmes, et un homme foncièrement mauvais qui a décidé en fait de faire vivre une misère aux femmes de son entourage. Il faudrait qu'on apprenne aussi aux femmes à se conformer à certaines règles pour qu'il n'y ait plus cette sensation de sens unique en fait dans les relations. Je pense que c'est plus intéressant de voir les choses comme ça. Dites-moi ce que vous en avez pensé dans les commentaires et on se dit à bientôt dans une prochaine vidéo. Ciao !
[Musique]
[Musique]