Transcription
cette le 1er août 1933.
mon cher martin,
je confie sept missiles à jimmy les d'erreurs qui doit brièvement séjourné à munich lors de ses vacances européenne. je ne trouve plus le repos après la lettre que tu m'as envoyé. elle te ressemble si peu que je ne peux attribuer son contenu qu'à ta peur de la censure. l'homme que j'ai aimés comme un frère, dont le coeur a toujours débordé d'affection et d'amitié, ne peut pas associer même passivement au massacre de gens innocents.
je garde confiance en toi et je prie pour que mon hypothèse soit la bonne. il te suffit de me le confirmer par lettre, par un simple oui, à l'exclusion de tout autre commentaire qui serait dangereux pour toi. cela me convaincra que je joue le jeu de l'opportunisme mais que tes sentiments profonds n'ont pas changé, que je ne me suis pas leurrer en te considérant comme un esprit libéral des droits pour qui le mal et le mal en quelques noms qu'on le connaît, cette censure, ces persécutions de tous les esprits libres, ces bibliothèques incendié, cette corruption des universités susciterait un antagonisme même si on ne le fait pas le petit doigt contre ceux de ma race.
tu es un libéral martin, tu vois les choses à long terme. je sais que tu ne peux pas te laisser entraîner dans cette folie par un mouvement populaire qui, aussi fort soit il, est foncièrement meurtrier. je peux comprendre pourquoi les allemands acclament hitler. ils réagissent contre les injustices qu'ils ont subies depuis la fin de cette guerre désastreuse. mais toi martin, tué pratiquement devenu un américain durant cette période. je suis convaincu que ce n'est pas mon ami qui m'a écrit cette lettre et que tu vas me le prouver. j'entends ce seul mot, j'attends seulement ce qui rendra à la paix à mon coeur. écrit le vite.
mes amitiés à vous tous.
max
8 le 18 août 1933.
cher max,
en marot mittal être la réponse est non. tu es un sentimental. tu ignores que les hommes ne sont pas tous fait sur le même modèle que toi. tu leur colle une gens si petite étiquette libérale et tu t'imagines qu'ils vont agir en conséquence. tu te trompes. moi un libéral quasiment américain, jamais un patriote allemand. un libéral est un homme qui ne croient pas à l'action. ils se contentent de tenir des discours creux sur les droits de l'homme. il fait tout un tapage sur la liberté d'expression mais qu'est ce que la liberté d'expression. tout juste une bonne occasion de rester assis sur son derrière en critiquant ceux qui agissent. existe-t-il rien de plus futiles qu'un libéral. non. et je connais bien espèces pour en avoir fait partie. il reproche au gouvernement leur passivité, leur incapacité d'instaurer le changement. mais qu'un vrai chef émerge, un homme actif qui lui se met à la tâche et quelle est alors la position du libéral. il est contre. pour le libéral tout changement est mauvais. ce que tu nommes chez ces bons esprits la vue à long terme des événements n'est qu' une frousse intense de se retrousser les manches pour faire les adore les mots, les nobles préceptes mais ils sont parfaitement inutiles à ceux qui font le monde tel qu'il l'est. seuls ces derniers, les hommes d'action compte.
et ici en allemagne, un de ces hommes énergique essentiel est sorti du rang et je me rallie à lui. non comme tu le suggères parce que submergé par un courant, je ne peux pas faire autrement, mais par libre choix. maintenant je suis vraiment un homme. avant je n'étais qu'une voix. je ne m'interroge pas sur la finalité de notre action. elle est vitale donc elle est bonne. si elle était mauvaise elle ne susciterait pas autant d' enthousiasme. tu dis que nous persécutent les libéraux, que nous brûlons les livres. tu devrais te réveiller. est ce que le chirurgien qui enlève un cancer fait preuve de sens de ce sentimentalisme. nier une taille dans le vif sans état d'âme. oui nous sommes cruel. la naissance est un acte brutal. notre renaissance l'est aussi. mais quelle jubilation de pouvoir enfin redresser la tête. comment un rêveur comme toi pourrait il comprendre la beauté d'une épée dégainée. sait ce qu'est notre fourrure mais tu n'as jamais rencontré un hitler.
tu m'obliges à te répéter que tu ne dois plus m'écrire. nous ne sommes plus en sympathie. tu devrais t'en rendre compte.
martin schultz
9 le 5 septembre 1933.
cher martin,
6 juin la traite qui te revient et les comptes du mois. je suis dans l'obligation de te faire passer ce bref message. crise elle est partie pour berlin. elle est trop audacieuse mais elle a si longtemps attendu son succès qu'elle n'est pas prête à y renoncer et elle rit de mes craintes. elle joue au théâtre koenig. tu es un fonctionnaire du régime. je te conjure donc au nom de notre vieille amitié de la protégée. va à berlin si tu le peux et voit s'il n'est pas en danger.
tu seras chagriné de constater que j'ai été obligé de supprimer ton nom de la raison sociale de notre affaire. tu sais qu'ils sont nos principaux clients. ils n'achèteront plus rien dans une maison qui porte un nom allemand. je ne peux pas discuter de ton changement d'attitude mais tu dois me comprendre. je ne m'attendais pas à te voir prendre les armes pour mon peuple parce qu'il est mon peuple mais simplement parce que tu étais un homme épris de justice.
je te confie mon imprudente crise elle. cet enfant ne se rend pas compte du risque qu'elle prend. je ne t'écrirai plus.
adieu mon ami.
max
10 le 5 novembre 1933.
martin,
je t'écris de nouveau car j'y suis obligé. un sombre pressentiment m'habite. j'ai écrit à grisel dès que j'ai su qu'elle était à berlin. elle m'a répondu un mot très bref. les répétitions se passer brillamment et la pièce devait être incessamment à la fiche. ma seconde lettre qui contenait plus d'encouragements que des mises en garde m'a été retournée nom est ouverte avec la mention inconnu à cette adresse. quel ténèbres véhicules ces mots. comment pourrait elle être inconnu au théâtre même où elle joue. il s'agit sûrement d'un message signifiant qui lui est arrivé malheur. on sait ce qui s'est passé mais vous vous n'en saurez jamais rien dit c'est caché sur l' enveloppe. elle est tombée dans une sorte de vide. il est inutile de la chercher. voilà tout ce qu'on me dit par ces deux mots adressant où nous bekannt.
martin, dois je te demandais de la trouver de la secourir. tu as connu sa grâce, son charme, sa beauté. elle t'a donné ce qu'elle n'a donné à aucun autre homme, son amour. n'essaie pas de m'écrire. je sais que je n'ai pas même besoin de te demander ton aide. d'apprendre qu'elle est sans doute en danger suffit. je la remets entre tes mains car je n'ai aucun autre recours.
max
11 23 novembre 1933.
martin,
c'est par désespoir que je me tourne tourne vers toi. je ne pouvais pas laisser passer un mois de plus. c'est donc un avant ce que je te donne quelques précisions relatives à des placements tu pourrais vouloir effectuer certaines modifications ce qui me permet de joindre à ceux relevés bancaires un appel au secours. il concerne grisel. depuis deux mois je n'ai plus aucune nouvelle d'elle mais des rumeurs en provenance d'allemagne commencent à circuler de juifs à juive en chuchote des histoires tellement horrible que je me bouche les oreilles si je le pouvais mais je ne peux pas. il faut que je sache ce qui lui est arrivé. il faut que j'ai une certitude.
elle a joué une semaine dans la pièce berlinoise puis le public apprenant qu'elle était juive la conspuer. cette magnifique et téméraire enfants et malheureusement têtu comme un âne elle leur a renvoyé le mou juive à la figure en leur disant qu'elle était fière de l'être. certains spectateurs se sont levés furieux et ont sauté sur scène. elle a couru dans les coulisses. quelqu'un a dû l'aider car elle a réussi à sortir du théâtre et a trouvé refuge dans une cave où se cachaient déjà une famille juive. changeant son apparence du mieux qu'elle a pu elle a alors décidé d'essayer de rentrer à vienne à pied le train du semblant trop risqué. elle a dit aux gens qu'elle a laissé qu'elle serait en sûreté si elle pouvait arriver jusqu'à munich où elle avait des amis. mon espoir est qu'elle soit venue chez toi car elle n'a jamais regagné viennent.
on voit moins martin et si elle n'est pas encore arrivée chez toi fais une enquête discrète. je suis fou d'inquiétude à l'idée qu'elle traîne sur les routes un pays hostile à l'approché de l'hiver. je fais ce que tu puisses m'envoyer un mot pour me rassurer.
max
12.
chez re/max.
heil hitler.
je regrette beaucoup d'avoir de mauvaises nouvelles at à prendre. ta soeur est morte. malheureusement pour elle, elle s'est montrée stupide il y a quinze jours allait arriver ici avec une horde de s à qui défilait sur le chemin pratiquement sur les talons. la maison était pleine de monde. elsa n'a pas bien n'est pas bien depuis la naissance du petit adolf le mois dernier. le médecin était là ainsi que deux infirmières, tous les domestiques et les enfants qui couraient partout. par chance c'est moi qui ai ouvert la porte. tout d'abord j'ai cru voir une vieille femme puis j'ai vu son visage et j'ai vu aussi les usa qui passait déjà devant les grilles du parc. j'avais une chance sur mille de pouvoir la cacher. une domestique pouvait surgir à tout moment avec elsa couché là aux malades. comment aurais je pu supporter que ma maison fut mise à sac et pouvait courir le risque d'être arrêté pour avoir tenté de sauver une juive et de perdre tout ce que j'avais construit ici. bien sûr en tant que patriote mon devoir me paraissait clairement. elle avait montré sur scène son corps un pur à des jeunes allemands. je devais la retenir et la remettre sur le champ rsa. mais cela je n'ai pas fait. je lui ai dit tu vas tous nous faire reprendre. crise elles courent vite te réfugier de l'autre côté du parc. elle m'a regardé dans les yeux à la souris. elle m'a dit la dernière chose que je te souhaite martin c'est nuire et elle a pris sa décision. elle a toujours été une fille courageuse. elle devait être épuisés car elle n'a pas couru assez vite et ds alors opérer. je suis rentré impuissant quelques minutes plus tard. c'est chris est têtu. le lendemain matin j'ai fait transporter son corps au village pour l'enterrer. c'était stupide de sa part d'être venu en allemagne. pauvre petite crise elle. je partage ta peine mais comme tu vois je ne pouvait pas l'aider.
maintenant je dois te demander de ne plus écrire. chaque mot qui arrive dans cette maison est désormais censuré et je me demande dans combien de temps à la banque ils se mettront à ouvrir le courrier. je ne veux plus rien avoir à faire avec des juifs mise à part les virements bancaires et leurs reçus. c'est déjà bien assez fâcheux pour moi qu'une juive soit venu chercher refuge dans mon domaine. je ne tolérerai plus d'être associé d'une manière ou d'une autre avec cette race.
martin.