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Chaque matin on devrait avoir hâte de se tromper...

Clémentine BERTIN - Aime ton jeu 🎮🫆18:02

Transcription

Petit message du jour. Alors au début, il y a Dieu. Dieu qui est le tout, et qui est probablement toujours d'accord avec lui-même. Et donc, Dieu, pour jouer, crée un faux Dieu. Un faux Dieu qui oublie qu'il est Dieu. Dans le but, il va devoir être de se souvenir qui il est, et de rentrer à la maison.

C'est la raison pour laquelle Dieu prévoit un chemin plus ou moins défini afin de rentrer à la source. Pour savoir ce qu'est Dieu, il faut savoir ce que n'est pas Dieu. Pour être sûr que quelque chose est chaud, il faut savoir ce qu'est le froid. Donc, pour se connaître, Dieu va expérimenter de ne pas être Dieu, ou d'oublier qu'il est Dieu. Dans ce chemin initiatique, pour pas que ce soit trop simple, parce que là, en quelques secondes, si on a juste à suivre le chemin, on est rentrés à la maison.

Dieu invente le choix, la dualité. Se retrouve dans un choix que l'on peut appeler la gauche et la droite. Donc, pour se rendre de la, voilà, on a le choix d'aller à gauche ou à droite. On ne passe pas perdre indéfiniment à gauche et retrouver le chemin. Le mouvement devient un retour au centre. Pareil de l'autre côté. Et pour ne pas rester coincé dans une seule boucle, on met un élan de vie en mouvement pour être sûr de ne pas rester bloqué. Et donc, le mouvement devient un mouvement avec de la droite et de la gauche, un retour au centre. Ça, c'est notre chemin d'incarnation.

Sauf que l'être humain a appelé la gauche et la droite "faux chemin". Il a appelé ça "se tromper". Là où Dieu proposait d'aller voir ce que tu n'es pas pour te souvenir de ce que tu es. Et l'être humain ne veut pas jouer à ce jeu, parce que l'être humain aime l'alignement qui lui procure une sensation de sécurité. Et lorsqu'il est en dehors de ce centre, qu'il est pris dans le mouvement de la vie, que sont les émotions, l'être humain pense qu'il est au mauvais endroit et fait tout pour ne pas vivre ce mouvement et ses boucles.

Alors, il va bannir l'idée de se tromper. Remplacer la gauche et la droite par "se perdre" ou "faire des erreurs". Et pour éviter de refaire des gauches, des droites, il va donc cristalliser au niveau des premières boucles et rester à un niveau de la tête, plutôt que de descendre le long de ses vertèbres, de sa colonne vertébrale, et d'arriver au bassin, au sacrum, pour se souvenir de la source et de qui il est.

Donc, la difficulté pour un être humain, ça va être de refuser le mouvement, parce que le mouvement fait partie du chemin dessiné. On ne peut échapper à ce mouvement. La plus l'être humain accepte le mouvement, plus les boucles le mènent ici. Quand un être humain refuse de vivre ce mouvement, il fait quand même les autres boucles, mais toutes les autres boucles auront pour but de lui faire accepter le mouvement.

Donc, si on loupe un bus et qu'on se maudit d'avoir pris un mauvais bus, on s'est trompé de bus, on ne rentre pas à la maison. C'était la première expérience. C'était prévu. Ce n'était pas une erreur. C'était prévu. C'était prévu, parce qu'en expérimentant le mauvais bus et la frustration qu'il y a dedans, la prochaine fois, lorsqu'on expérimente le bon bus, on a un sentiment de stabilité.

Si, lorsqu'on vit l'expérience de louper le bus, on traumatise l'expérience du mouvement et qu'on se jure de ne plus jamais se tromper, et qu'on va faire extrêmement attention et doubler de prudence et de vigilance pour les prochaines fois, on va refuser l'expérience, parce que l'émotion n'est pas digérée, elle n'est pas passée. Et le reste de toutes les boucles, de toutes les boucles, seront de se retremper encore et encore et encore de bus, malgré toute l'attention qu'on y porte.

Lorsque la personne accepte d'être dans le mauvais bus, d'aller à un endroit qu'elle connaît pas, d'avoir la foi qu'elle va arriver à un arrêt, il a trouvé un chemin du retour, puisque l'expérience du mouvement est acceptée. Lorsqu'il va aller dans ces autres boucles, on va parler d'autre chose, d'autres mouvements, et d'autres expériences. Il n'est juste pas possible de se tromper, puisque le chemin est fermé, et que vous le vouliez ou non, vous allez dans le mouvement, et puis dans la stabilité, et puis dans le mouvement.

Plus l'être humain se pare et juge le mouvement, l'émotion, se tromper, les expériences de vie, le passé comme des regrets, comme des choses qu'on n'aurait pas dû faire, avec une vigilance du futur de ce qu'on devrait faire pour faire attention de ne pas refaire les erreurs du passé, plus on est dans cette forme de vigilance extrême, avec ce jugement très fort sur qui on est, plus on est en train d'oublier que non seulement c'était notre chemin, qu'il n'y a eu aucune erreur, que c'était exactement là où on devait être, qu'il n'y a aucune boucle à laquelle vous auriez pu échapper, il n'y a aucun mauvais partenaire de vie, il n'y a aucune mauvaise décision.

Tout était un chemin pour que, dans l'émotion de la parente mauvaise décision qui est une décision qui éloigne du centre avant de vous ramener à la paix, n'était des expériences que pour vous amener à accueillir l'émotion dans l'expérience et accueillir le mouvement de la vie. Donc, avoir peur de se tromper et être paralysé au niveau de la tête, c'est une voie royale vers le mental. Avoir peur de se lancer parce qu'on pense qu'il y a un mauvais chemin, parce qu'on pense qu'il y a une forme de sagesse unique, qu'il y a qu'une possibilité de faire les choses, et refuser de se faire traverser par les émotions, les sensations, c'est refuser de se connaître.

C'est en sachant ce que je ne suis pas que je vais pouvoir trouver qui je suis. C'est en me trompant de bus que je vais pouvoir apprécier le bon bus. C'est en rentrant dans un mauvais projet que je peux me rendre compte que ce projet n'est pas moi. C'est en expérimentant un groupe dans lequel je ne me sens plus bien que je peux expérimenter mon individualité. C'est en expérimentant un partenaire qui ne convient plus que je peux revenir à ce qui me convient. C'est en allant à gauche que je peux me rendre compte que finalement, j'ai envie d'aller à droite.

Est-ce que ça veut dire que la gauche était pas bonne ? Le partenaire était pas bon ? Que les expériences étaient pas bonnes ? Vous êtes juste sur un côté de la boucle, et rien n'est défini dans le temps. Vous connaître, ce n'est pas une fois que j'ai terminé la gauche, je sais que je suis indéfiniment. Du coup, la droite, c'est accepter le moment. Lorsque vous êtes à gauche, vous êtes dans la gauche. Ne cherchez pas à être à droite. Et lorsque vous êtes à droite, ne cherchez pas à vouloir être à gauche. Ressentez le mouvement et l'inconfort du mouvement dans la prise de risque, dans les opportunités, et accueillez l'expérience de savoir que non, ça ne va pas être une expérience linéaire. Sinon, mort en direct à la maison.

On va faire une expérience émotionnelle suite à une prise de décision, suite à un positionnement. Donc, si l'être humain reste trop coincé dans ses premières boucles, qui est un refus d'incarnation, un refus d'émotion, il va compter sur la tête et le mental pour résoudre ces difficultés, et il va pouvoir rester là longtemps en attendant que quelque chose bouge. Le moment même où tu acceptes l'expérience et que tu prends du recul en ne jugeant plus ce qu'elle est comme autre chose qu'une expérience qui t'amène à te souvenir que tu es en train de faire une expérience, que tu vas pouvoir passer à autre chose et commencer à jouer avec la vie et t'amuser.

Donc, on se rend bien compte que le divin en a absolument rien à faire du résultat de tes actions. Il en a rien à faire, parce que le résultat, il le connaît. Le résultat ramène au centre, dans l'harmonie, et puis à la source. Il connaît le résultat. C'est pas là-dedans qu'il expérimente. Ce qu'il aime, le divin, c'est le positionnement. Comment est-ce que je me positionne à chaque seconde de mon expérience ? Est-ce que je me positionne en résistance ou en accueil de ce qui arrive ? Est-ce que, une fois que j'ai dépassé la boucle de juste subir, je pourrai commencer à accueillir et donc créer mes propres boucles, la manière dont j'ai envie d'expérimenter les futurs boucles ?

Donc, à chaque fois que vous vous posez la question : "Est-ce que c'est mon chemin ? Est-ce que c'est ce que je dois faire ? Est-ce que c'est à ça que je suis destiné ? Est-ce que c'est mon appel ? Est-ce que si je vais dans cette voie, je vais me tromper ? Est-ce que Dieu n'a pas prévu, en fait, quelque chose d'autre pour moi ? Est-ce que si je passe à côté de cette expérience, je ne vais pas passer à côté de ma vie ?" Souvenez-vous ce schéma. Il n'y a pas d'un côté. C'est impossible. On est en circuit fermé. Vous ne pouvez pas être en dehors. Vous ne pouvez radicalement pas vous tromper, parce que le divin n'en a rien à faire du résultat.

"Si je prends ce job, je vais être au bon endroit." Vous pouvez choisir de prendre ce job ou choisir de ne pas le prendre. Le divin n'est pas attaché aux résultats, contrairement aux arguments. Il est attaché à ton expérience à l'intérieur des positionnements. Le moment où tu fais l'expérience de te dire : "Est-ce que je suis ce job ou est-ce que je ne suis pas ce job ?" qui revient à ce que Dieu se pose : "Comment me souvenir que je suis Dieu ?" Alors, il va falloir faire l'expérience que je ne suis pas Dieu. Donc, il va falloir faire l'expérience de ce que je ne suis pas pour me souvenir de ce que je suis. Donc, toutes vos expériences de vie sont là pour vous souvenir, pour vous faire ressentir : "Ça, ce n'est pas moi. Ça, c'est moi." C'est la seule chose qui compte.

Donc, amusez-vous à vous tromper, parce que se tromper et se connaître, c'est fondamentalement la même chose. Amusez-vous à vous tromper, c'est le meilleur moyen de vous connaître. Utilisez les outils des engagements. Je me lance dans quelque chose avec la possibilité de revenir et de me désengager. Je me lance dans quelque chose et je regarde ce que ça va me faire ressentir. Ça va m'amener vers un chemin à gauche, et quand à gauche, je me rends compte que finalement, j'ai suffisamment de cette expérience à gauche, je compte. Je fais pas de marche arrière. Le renoncement n'est pas une marche arrière, c'est une marche avant vers revenir vers le centre et la paix.

Un être humain qui veut uniquement vivre la paix va s'attirer des expériences. En fait, il aura les mêmes expériences que tout le monde, mais il va constamment juger que c'est mauvais. Donc, il va vivre beaucoup de malheur pour un tout petit peu de bonheur ici au centre, et puis va revivre du malheur, et puis un petit peu de bonheur. Il sera persuadé que sa vie, il la passe à chercher un petit bonheur et qu'il y a beaucoup de malheurs dedans. Donc, ce sont des choix de perceptions et des choix de jugement.

Acceptez d'être rectifiée par le divin. Acceptez d'être rectifiée dans l'expérience. J'y vais, je me rends compte que je n'aime pas, je reviens, je continue pour revenir. Lancez-vous dans des choses, expérimentez, parce que de toute façon, il n'y a pas de perdition possible. Vous n'allez pas vous perdre. Le divin a créé ce chemin de manière à ce que, quelle que soit l'expérience que vous choisissez de faire, prendre le job, pas prendre le job, prendre ce bus ou ne pas prendre ce bus, vous rentrez à la maison. N'oubliez jamais ça. Quelle que soit l'expérience, vous rentrez à la maison. Vous ne pouvez pas vous perdre.

Amusez-vous, trompez-vous, lancez-vous. On devrait avoir hâte de se tromper. On devrait se réveiller le matin en ayant hâte de se tromper, en se demandant : "Tiens, c'est où je vais me tromper aujourd'hui ? C'est quelle gauche ou droite que je vais expérimenter avant de revenir au centre pour me dire : 'Ah, ça fait du bien d'être au centre. Qu'est-ce que c'est bon d'être au centre !' Mais c'est bon d'avoir expérimenté aussi ce que je n'étais pas pour apprécier ce que je suis." Il ne faut pas faire une addiction du sentiment de vouloir être qui on est en ne faisant pas l'expérience de ce que l'on n'est pas. Ça, c'est pas jouer dans les règles, et ça nous bloque au niveau du mental. Voilà pour le message du jour. Ciao.