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La guérison partie 2. Par le Dr Chloé ALLARD

Faire le lien symptôme émotion 2:55

Transcription

Alors je vais continuer sur le sujet de la guérison et à cette question comment peut-on agir. Et je vais pour le moment vous parler des pièges, et j'ai inventé pour cela une histoire qui est une image, une métaphore.

Alors voilà, déjà il faut reconnaître qu'on a un problème pour pouvoir s'en occuper. Par exemple, imaginons qu'on boîte, mais on est trop dans la tête, on n'est pas pleinement dans notre corps, et on n'est pas dans le moment présent. On est trop pris dans le tourbillon de la vie, et puis on ne s'en rend pas compte. Et puis, peut-être un jour, on se regarde face au miroir et on voit que on marche un peu penché, ou encore, on a tellement boité qu'on a mal à la hanche.

Et là, on va aller consulter un médecin parce qu'on a mal à la hanche. Et le médecin va nous dire, il va nous examiner et nous dire : "Mais c'est parce que vous boitez." Alors il propose de prendre des comprimés pour calmer la douleur, et puis de mettre une attelle pour éviter l'aggravation de la boiterie. Et puis il dit : "Ce sera comme ça toute votre vie, vous boiterez toute votre vie."

Alors on peut en rester là et accepter le verdict de la médecine : "Je boiterai toute ma vie." Et puis, on peut aussi refuser ce verdict, refuser la fatalité, se poser des questions, se dire que peut-être il y a une raison plus profonde pour laquelle je boîte.

Et alors, on peut consulter des thérapeutes. Et puis, il était un peu ton dire : "N'avez-vous pas mal aux pieds ? Il me semble que ça vient de vos chaussures." Alors ça peut être déjà difficile et demander beaucoup de courage et de sincérité de reconnaître que j'ai mal aux pieds. Peut-être je ne le sentais pas parce que, encore une fois, je n'étais pas dans mon corps, ou parce que "ça va aller, ça va s'arranger, c'est rien", ou encore "c'est normal de souffrir", ou encore "ça ne se fait pas de se plaindre".

Et puis, il va falloir reconnaître et accepter que ces chaussures ne me convenaient pas et qu'elles me faisaient mal. Et on peut se dire que "ça va aller, non, les chaussures vont finir par s'agrandir" ou "mes pieds vont bien s'y habituer", ou encore "elles sont belles ces chaussures, je préfère les garder quitte à souffrir", ou "mais si je quitte ces chaussures, j'en ai pas d'autres avec quoi je vais marcher", ou bien "mais je n'ai pas de, je n'ai pas de quoi m'acheter une autre paire de chaussures", ou alors "ces chaussures sont dans la famille depuis des générations, je n'ai pas le droit de m'en séparer", ou encore "c'est ma mère qui m'a offert ses chaussures, elle ne m'aurait jamais offert des chaussures qui font mal, non, pas ma mère".

Puis, si jamais que j'ai mal aux pieds et que il va falloir enlever les chaussures, alors là encore, il peut y avoir des résistances. Peut-être la peur de voir qu'est-ce qu'il y a dans les chaussures, de voir l'état de mes pieds. Peut-être que j'ai peur d'avoir encore plus mal. Peut-être qu'il va y avoir des blessures. Peut-être que ça va saigner. Peut-être on a honte de ses pieds, ou on n'a pas envie d'admettre que on avait mal aux pieds depuis tout ce temps.

Et puis, on enlève les chaussures. Et oui, le pied est blessé. Ça peut être juste une rougeur, mais ça peut être des ampoules, ça peut être des escarres, ça peut être des déformations.

Et je vous raconte la suite dans la prochaine vidéo.