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COMMENT RESTAURER VOTRE FONCTION SURRÉNALIENNE...

Georges MOUTON28:29

Transcription

Bonsoir, nous sommes le 23 avril, il est 22h21. Et bien, c'est une vidéo nocturne.

Bon, j'ai voulu faire ça en extérieur, parce que j'aime bien, dans la mesure du possible. Il a plu tout le temps, et finalement, on a renoncé. Et puis bon, voilà, le temps passera rapidement, mais je dois vous shooter cette vidéo importante, qui sort de l'ordinaire, parce que je vais expliquer une bonne fois pour toutes à tous ceux qui n'ont pas l'air de comprendre ou de connaître comment on peut soigner, soutenir, corriger, lentement mais sûrement, une insuffisance surrénalienne sans nécessairement bombarder des gens avec de l'hydrocortisone. Voilà, c'est le sujet de la vidéo. OK ? Vous étonnez pas, il n'y a pas d'animaux ici. Ils indisposent ces messieurs. Voilà, apparemment, les animaux, c'est un signe de manque de virilité ou de gatisme. Et donc voilà, il n'y a pas d'animaux dans cette vidéo, peut-être juste deux secondes, mais ça indispose. Voilà, c'est indisposant, mais il faut que je fasse passer mon message. Et comme on me dit que s'il y a des animaux, on n'écoute pas, mais il n'y a pas d'animaux, et on va écouter. OK ? On va bien écouter, on va bien écouter, parce que c'est hydrocortisone systématique pour tout qui se présente avec une baisse de l'activité surrénalienne. Je trouve ça ridicule. Je répète ce que j'ai déjà dit : il y a des cas où c'est nécessaire. Moi, je ne le fais pas du tout, pas fait depuis un an ou deux. Je dis pas qu'il y a pas des exceptions, mais bon, je me souviens même pas de qui j'envoie à l'endocrinologue, parce que quand c'est sévère, on peut soupçonner une maladie d'Addison, une atteinte auto-immune des glandes surrénales, un effondrement d'activité surrénalienne sévère. Ça nécessite une batterie d'examens, peut-être des échographies, voire une résonance magnétique nucléaire des surrénales, des tests particuliers, un test à la CTH. Toutes choses que je ne fais pas en routine. Donc voilà, moi je m'arrête et j'envoie aux endocrinologues quand il faut de la cortisone, mais ça, ce sont les cas vraiment avancés, sévères, et donc rares en médecine fonctionnelle. Je vous rappelle que je fais de la médecine fonctionnelle, pas de la médecine anti-âge, pas de l'hormonologie. Je ne fais pas de l'hormonologie, messieurs dames, je ne fais pas de l'hormonologie. Je fais de la médecine fonctionnelle, où la diète importe. Vous allez voir que la diète, je vais en reparler dans cette vidéo sur les surrénales d'ici très peu de temps. Mais avant d'en venir à la diète, commençons par le commencement. Donc, par principe, j'essaye d'éviter l'hydrocortisone, et si j'estime que ça ferait du bien et que le cas est trop sévère, je passe la main. OK ? Voilà, ça ce sont les bases de la discussion. Et donc, comment est-ce que je fais pour me passer de l'hydrocortisone ? Parce que je vous rappelle que l'hydrocortisone inhibe la fonction surrénalienne. Donc, moi, renforcer une fonction surrénalienne en l'inhibant, et ben non, merci. Non merci, c'est simple quand même. Non merci. Alors je fais autre chose qui marche, sauf sur ces cas extrêmes dont on a parlé et dont on ne va plus reparler.

Alors, bien entendu, il faut faire le diagnostic de cette insuffisance surrénalienne, et donc évaluer sa gravité. Mais sa gravité s'évalue déjà sur un plan clinique, vous savez. Bon, l'immense, quand même, majorité des insuffisants surrénaliens sévères ont toutes les peines du monde à venir à votre consultation. Ce sont des gens quasiment alités, qui sont quasiment incapables de travailler, etc. Donc ce sont des cas lourds, ce n'est pas ce qu'on voit en général. Je comprends. En général, ce sont des gens chez qui, via une batterie de tests, en particulier les dosages sériques de la prénénolone, de la DHEA, de la testostérone, qui en tout cas chez les femmes est largement d'origine surrénalienne, partiellement chez les hommes, mais c'est quand même intéressant, un documenter plus dans les urines de 24 heures, idéalement les 17 cétostéroïdes urinaires pour tout ce qui est androgénique. Donc ça, c'est le pendant sur urine de 24 heures de la DHEA et de la testostérone, chez les femmes surtout si on ne fait qu'un des deux, priorité aux 17 hydroxystéroïdes urinaires que vous voyez écrit oh souvent hydroxy oh. Donc sur urine de 24 heures également, qui fait le pendant à la prénénolone. Alors les mesures sur urine de 24 heures sont très précieuses, parce que ce sont des pores, en particulier la prénénolone, qui peuvent fluctuer. Ce qui fluctue surtout, c'est évidemment l'hormone finale, c'est-à-dire le cortisol. Et ce cortisol est quasiment inutile à tester si vous faites un cortisol sérique le matin, tout où vous attrapez le pic ou vous le ratez. Donc ça ne veut rien dire. Et si vous faites le cortisol sur urine 24 heures, vous passez complètement à côté de la question. Ça, c'est un gros problème en France, où les laboratoires sont maintenant devenus trop paresseux ou trop incompétents pour doser sur une chromatographie les 17 hydroxystéroïdes et les 17 cétostéroïdes. Alors il vous propose tout de go le cortisol sérique de 24 heures. Mais réfléchissons bien à ce qui vous propose le cortisol sur urine 24 heures : ce qui a échappé à la détoxification hépatique. Le cortisol doit être détoxifié par le foie. Ce sont des voies complexes qui donnent lieu à tout un tas de métabolites. Il y en a, il y en a précisément 4 pour les 17 hydroxy, il y en a beaucoup plus pour les 17 céto. Et donc ce qu'il faut, c'est voir tous les métabolites et en faire la somme. Ne regardez pas métabolite par métabolite, ça n'a aucun intérêt, mais vous faites la somme, et ça, c'est tout ce qui a été détoxifié par le foie. On vous propose la cortisolurie sur urine de 24 heures, voir la cortisolurie sur échantillon aléatoire, ça ne veut rien dire. Le cortisol, c'est ce qui n'a pas été détoxifié par le foie. Alors, quelle est la proportion qui a été détoxifiée par le foie, qui ne l'a pas été ? Nous n'en savons strictement rien, le laboratoire non plus, vous n'en savez rien, le patient n'en sait rien. C'est ridicule, c'est ridicule, c'est une tromperie. Vous refusez, refusez tout net. 17 céto, 17 hydroxy. Bon alors qu'aux facteurs oui, sodium sur urine de 24 heures, très importante, toujours évidemment couplé avec le potassium, puisque bon, c'est un encore un duo infernal, mais le sodium est indispensable pour la fonction surrénalienne. Zinc, magnésium, ça c'est dosable, je dirais magnésium intra-érythrocytaire, zinc sérique, intra-érythrocytaire comme vous voulez. Je fais une série, rythme un peu fallait être aussi terres si c'est disponible. Alors malheureusement, la vitamine B5, le pantothénate, et la vitamine C, bon on ne sait pas doser ça que je sache. Bon, donc là on pourra les donner en tant que facteurs. Ils sont très très tolérés, il y a aucune toxicité pour autant évidemment qu'on n'exagère pas. Si on donne trop de vitamine C de toute façon elle est… celles deviennent molles, et la B5, on peut faire une cure de B5 en cas d'insuffisance surrénalienne, ça ne fera jamais de tort. Donc pantothénate 500 mg par jour. Bon sodium, sodium, ce sont des conseils alimentaires, de prise de sel marin iodée, celle de la plante, pas de la Méditerranée, pas de l'Himalaya. Bon je vous renvoie aux vidéos à troc, vous donner en fonction de vos dosages. OK ? Et puis pour le reste, évidemment, moi je travaille énormément avec la prénénolone et la DHEA, selon la clinique. C'est toujours la clinique qui prime, mais aussi évidemment selon les dosages dont je vous ai parlé. Je mets en balance la prénénolone sérique et les 17 hydroxystéroïdes. Je mets en balance la DHEA, voire la testostérone chez les femmes, avec les 17 cétostéroïdes chez les femmes. Je regarde les hormones sexuelles, surtout chez la femme ménopausée. Je regarde les hormones sexuelles qui viennent quasiment exclusivement, exclusivement, mais majoritairement des glandes surrénales. Et bien entendu, on va faire un lien très direct, très puissant entre la prénénolone et la progestérone. Donc le dosage de progestérone va aussi vous donner une idée de la fonction surrénalienne sur ce versant-là. L'œstradiol va donner un reflet nettement plus indirect, mais pas inutile de la DHEA, puisqu'elle peut se convertir. Et d'ailleurs, il faut être prudent, parce que je vous rappelle, je vous renvoie aux vidéos à troc, que dans le cas de ces femmes ménopausées voire périménopausées, on ne veut pas voir l'œstradiol qui s'emballe au-delà de la progestérone. Donc il faut aussi tenir compte de ces ratios-là pour déterminer des dosages de prénénolone en particulier, qui est protectrice puisqu'elle nourrit facilement, efficacement la progestérone, qui est l'hormone non seulement antidote de l'œstradiol, donc protectrice vis-à-vis des cancers hormonaux, mais qui est aussi quand même l'hormone de la relaxation, de la sérénité, du bon sommeil, etc. Bon, donc hautement désirable. Voilà. Et donc voilà, maintenant les dosages et tout ça, mais ça dépend des cas. Je vais pas vous donner des dosages, mais je vais maintenant vous parler des raisons qui font que j'ai beaucoup de collègues qui n'y arrivent pas. Et donc peut-être qu'ils ont même essayé ou qu'ils ont entendu d'autres qui ont essayé, qui sont plantés lamentablement. Oui, ça arrive. Et qui donc, hop, en avant, hydrocortisone. Alors évidemment, l'hydrocortisone va donner des résultats cliniques, ça c'est certain, rapidement, immédiat. Donc les patients sont contents, mais on ne résout pas leurs problèmes. On remplace leur activité surrénalienne, on la substitue, mais c'est pas du tout l'équivalent du traitement hormonal de substitution de la ménopause, pour lequel, auquel je suis favorable et que je pratique à large échelle. Pas sur toutes les femmes, parce que chez certaines j'estime qu'il y a trop de risques, et là je mets un flacon rouge, mais je suis l'immense majorité des femmes qui en ont, en tout cas chez toutes celles qui en ont besoin et chez l'immense majorité, pratiquement parlant, je donne un traitement hormonal substitutif de la ménopause. Mais ce n'est pas la même chose, parce que les glandes surrénales sont censées fonctionner au-delà de 50 ans. Alors elle décline peut-être un peu, il faut admettre une certaine baisse d'activité avec l'âge, mais toute relative d'ailleurs. Moi je n'admets pas beaucoup de baisses. Je veux bien un peu être plus là, et chez des patients très âgés, mais pas vraiment. Je considère pas là comme un paramètre vraiment intéressant, je m'en occupant en général peu. Et donc pour la fonction surrénalienne, je ne veux pas donner un traitement hormonal substitutif du cortisol sous forme d'hydrocortisone, ce sont des synonymes je vous le rappelle, parce que ça bloque la fonction. C'est la femme ménopausée, et quand vous donnez de l'œstradiol, de la progestérone bio-identique par voie transdermique, mais ça oui, ça bloque les ovaires, mais ils sont déjà bloqués, ils ne fonctionnent plus, ils sont hors service. On s'en fout de bloquer quelque chose qui est devenu inactif, mais les surrénales ce n'est pas pareil. [Musique] Et puis de toute façon j'ai des vidéos sur les surrénales où j'en parle. Donc on va rester là pour ce soir, parce que je vais maintenant vous expliquer pourquoi ces traitements, comme je les pratique, n'ont pas eu de succès, et c'est plutôt bon mes collègues à qui j'ai enseigné ça et moi-même qui pratiquons ça avec succès, oui quand même quoi qu'on en dise hein. Bon, qui supposerait qu'il y a des récepteurs à la DHEA dans le cerveau, mais l'article est introuvable. Bon bah écoutez, s'il y en a qu'un, déjà un peu suspect. Donc il y a pas de récepteur à la DHEA, il y en a pas. La DHEA, ce qui veut dire qu'il n'y a pas d'effet rétrofeedback négatif, alors qu'il y en a un majeur avec l'hydrocortisone, et c'est là tout le problème. Et donc ce que j'ai vu moi il y a déjà un certain temps comme prescription de pro-hormone surrénalienne, et ben c'est un fifty-fifty : 50 mg de prénénolone et 50 mg de DHEA. Moi je donne pas facilement autant de DHEA, alors encore moins à une femme, un peu plus facilement à un homme. Il faut s'adapter aux symptômes, au synclinique, ou dose, enfin au dosage sanguin plutôt. Il y a un tas de trucs qui interviennent. Quand la DHEA est augmentée, il y a une perte de pilosité par exemple. Bon là ça peut être un élément qui augmente les doses de DHEA. Et puis bon, la DHEA devient de la testostérone, donc la libido joue, l'énergie, donc tout ça joue dans les dosages. Mais voir répétitivement, protocolairement, parce que moi je vois des protocoles que je hais profondément. Je vois des machins 50 mg de prénénolone, 50 mg de DHEA. Ouais, ben c'est trop de DHEA, et c'est souvent trop peu de prénénolone. On me dit ça ne marche pas, bah oui, si vous donnez trop peu, ça marche pas, ça je ne vais surprendre personne. Alors ce que j'ai appris, parce que j'ai fait des recherches, je peux mettre, vous pouvez les dupliquer, c'est facile, c'est qu'en psychiatrie on utilise, on utilisait énormément la prénénolone, parce que c'est un neurostéroïde très puissant, très intéressant, et on a des très bons résultats. Ce qui m'intéresse là-dedans, parce que je ne pratique pas la psychiatrie, c'est que ils utilisent effrontément des dosages de 500 mg, qu'ils considèrent comme sûrs et dénués d'effets secondaires. Alors moi je n'ai jamais donné 500 mg de ma vie, mais s'il faut que je monte ma dose de prénénolone à 200 mg, en général pas d'entrée de jeu, mais je peux donner 100 mg, et puis je vois que ça ça n'évolue pas suffisamment vite, on passe à 200 mg. Alors oui oui, ça va prendre du temps. Ah oui, ça va prendre du temps. Mais moi les miracles en trois jours, trois semaines et trois mois, je sais pertinemment bien que c'est du vent, parce qu'il y a le retour du boomerang à un an, deux ans, trois ans, parce que ces miracles-là, c'est quand vous substituez. Et quand vous substituez, le nouveau faisons exception des hormones sexuelles féminines de la ménopause, puisque là on remplace des ovaires qui sont hors-jeu. Bon donc là on ne fait de tort à rien, mais sauf si on surdose avec les risques de cancer du sein. Je m'en suis longuement expliqué dans les vidéos à troc, mais pour les surrénales, mais oui on fait du tort puisqu'on bloque la fonction qu'on est censé améliorer. Est-ce que vous comprenez que ce n'est pas logique du tout, que c'est un paradoxe absolu ? On ne doit pas bloquer quelque chose qu'on veut renforcer. Pour le renforcer, il va falloir du temps. Et évidemment, il faut mettre en place des mesures anti-stress, il faut rétablir le sommeil, parce que sinon vous allez jamais redresser vos surrénales. Pour redresser les surrénales sans hydrocortisone, qui de toute façon ne les redresse pas, parce qu'elle les aggrave, il faut mettre tout en, tout un processus, tout un processus en place, et s'intéresser au sommeil, s'intéresser au rythme de vie. Bon, tout ce qu'on peut faire pour améliorer le stress. Et il y a des thérapeutes et des médecins qui sont spécialisés là-dedans. Moi je fais mon possible, mais c'est pas nécessairement, j'ai parfois besoin d'aide si vous voulez pour mettre ça en place, parce que c'est tout un programme, et il va falloir du temps, mais on y arrive, mais on y arrive. Et figurez-vous que quand on a de bonnes surrénales, on a une bonne testostérone. Parlons un peu de ma testostérone, parce que on me dit : ah ben voilà, 60, 60, 70 ans, 65 ans, 70 ans, bon c'est l'endroit qui commence, etc. Il faut de la testostérone, sinon on est des larves. Et bien moi je ne suis pas une larve, je n'ai jamais pris de testostérone, et j'ai une testostérone de quasiment 5000. Voilà, ça c'est moi. J'ai même ma date de naissance, je peux même souhaiter mon anniversaire. Bon ce qui est bidon, parce qu'il y a Facebook, et c'est l'horreur, c'est le pire jour de l'année ce jour-là, parce que je reçois 600 messages, ce qui n'est vraiment pas rigolo. Bon, mon adresse, je demande qu'on la connaisse, on peut venir ici me harceler. Donc vous y êtes. Et alors voilà, testostérone. Et alors les normes, c'est 1500 à 8000, mais c'est des normes pour tous les âges, donc bon, sont pas trop ventilées en fonction d'âge de ce que je peux comprendre. Et donc je suis à 5000, je prends pas de testostérone. Je prends un peu de DHEA pour le moment, j'en prends plus parce que j'en avais pris, maintenant j'ai assez, et je prends de la prénénolone. Donc je pense qu'il y a beaucoup d'échecs parce qu'on sous-dose la prénénolone, ce qui ne veut pas dire qu'il faut la surdoser, c'est pas ça que je vous ai dit de faire, mais soyez prudent. Mais j'ai vu des prescriptions 10 mg de prénénolone, mais c'est une farce. Ça c'est placébo, placébo. Qu'est-ce que vous allez me, à me prescrire 10 mg de prénénolone ? Puis alors vous allez me dire mais la prénénolone ça ne marche pas, bien que ça ne marche pas cette farce. Peut-être donner 100 mg. OK ? Et des prescriptions, parce que c'est pas un complément alimentaire, c'est une promo qui en Europe les gamins se donnent sur prescription médicale via pharmacie et pas importer par Internet illégalement des États-Unis. Et donc sous-doser, parfois en surdoser la DHEA qui amène tout un tas d'autres problèmes. On veut des résultats aussi rapidement qu'avec l'hydrocortisone, évidemment ça va pas être le cas, parce que par principe ce n'est pas possible, et ce n'est pas sain. Vous ne pouvez pas faire des miracles de manière naturelle. Les miracles, c'est la chimie, mais c'est des miracles qui à la fin du compte coûtent cher.

Et alors, c'est important parce qu'il nous reste plus que 4 minutes, c'est la diète. C'est la diète, vous oubliez la diète. Pourquoi ? Parce que le cortisol, c'est l'hormone de stress, on est bien d'accord, on a parlé que de ça ici, mais c'est aussi le principal glucocorticoïde. Donc pourquoi est-ce que c'est, ces traitements, ces tentatives de traitement avec la prénénolone mal dosée capotent chez ceux qui l'ont essayé, et beaucoup du coup ne veulent même pas en entendre parler, parce que dans la médecine anti-âge, la prénénolone a attrapé une très mauvaise réputation d'inefficacité, mais parce que vous ne faites pas attention à la diète, messieurs dames, pas du tout. Et vous préconisez des goûters sucrés sous les prétextes totalement fallacieux, sans aucune justification scientifique sérieuse sur PubMed, de sombres histoires de sommeil, etc. Ces heures de foutaises, parce que vous interdisez les protéines au souper, mais alors si vous interdisez les protéines au dernier repas ou dîner si vous voulez, en France ou en Belgique, forcément ça va être quoi ce dernier repas ? Il va avoir des pics de glucides, ça va pas stabiliser la glycémie. Et puis vous ne faites pas de jeûne intermittent, vous ne préconisez pas le jeûne intermittent, vous êtes contre, et vous faites des petits déjeuners, et puis des collations, et puis des repas de midi, puis des goûters sucrés, plus des soupers sans protéines. Pourquoi pas encore un petit machin dans la soirée pour maintenir la glycémie, pour stabiliser la glycémie ? C'est bien de dire d'expliquer aux patients : oui si si, parce que c'est bien trois repas, trois collations, vous allez stabiliser votre glycémie. Et ça, ça détruit le cortisol qui est tout le temps en train de rattraper le coup pour stabiliser justement la glycémie, quand chaque fois que la glycémie fait un pic après sa chute, et c'est le cortisol en tant que glucocorticoïde majeur qui doit remonter le bazar, catastrophe. Et donc chez ces patients-là, ils sont pas capables de tenir un jeûne intermittent, il tremble à 8 heures du matin quand ils n'ont pas eu à manger, parce qu'ils ont une glycémie totalement déstabilisée et fluctuante. Et alors pourquoi René le tout ? Oui, vous savez ce qu'ils font, ils font leur home, et comme bon il y a là-dedans des gens très motivés, très vite entraînés sportivement, etc., ils ont une bonne insuline à jeun, ils ont donc une bonne glycémie à jeun, une bonne insuline à jeun, leur index OMA est bon. Ah oui, mais une dose pas l'hémoglobine glyquée, et comme ça toute leur instabilité glucidique passe inaperçue, indétectable, on peut utiliser l'expression bien connue. Et donc si vous voulez, sa boucle, la boucle, pas d'Hb1c à doser, alors qu'il y a beaucoup de prédiabétiques dans cette population qui fait toutes ces erreurs. Et les goûters glucidiques nourrissent le prédiabète en plein à fond, à fond, les manettes des plages alimentaires beaucoup trop longues, incapacité de suivre un jeûne intermittent, et donc des surrénales agressées qu'il est alors impossible de corriger avec de la prénénolone. Et qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? Et bien on met une couche d'hydrocortisone, et le tour est joué. Voilà, je vous ai expliqué pourquoi il y a ces échecs. Je suggère qu'on réfléchisse, qu'on remette ça en question, et qu'on s'occupe un peu mieux des patients sans leur foutre en l'air leur fonction surrénalienne. Voilà, j'ai passé 28 minutes à vous expliquer ça, j'espère que ça portera ses fruits. Je le dis calmement, gentiment, je n'agresse personne, je ne fais pas d'hormonologie, je ne fais pas de médecine anti-âge, je vous explique tout ça dans le cadre de la médecine fonctionnelle, et j'ai fait tout ça sans l'intervention d'animaux pour ne pas indisposer personne. OK ? Bonsoir, à vendredi prochain.