📱

Get Our Mobile App

Take your business learning on the go!

Download on the App StoreGet it on Google Play

UN WÉBINAIRE POUR ENFIN TOUT COMPRENDRE DE LA PRÉGNÉNOLONE

Georges MOUTON2:22:03

Transcription

Bonsoir à tous. Donc, ce mercredi 9 avril, euh, je me présente : Émilie, la compagne de David qui est en train de monter le Montoubalk au Maroc. Donc, je prends sa place pour ce soir. Nous allons parler ce soir de comment comprendre la prégnénolone. Donc, je passe le mot au Docteur Mouton.

Merci Émilie. Merci beaucoup. Il était question de reporter, d’annuler. Bon, et puis finalement, euh, on on a on a décrété que euh il y avait pas de raison, que tu te débrouilles très bien et que donc euh on gardait la date, surtout que bon, les webinaires se succèdent à toutes les 5 ; si semaines. Donc voilà, quand on décale d’une semaine, ben finalement il y en a qui sont un peu trop rapprochés, et puis la semaine prochaine on se rapproche de Pâques. Bref, on est là, et j’ai changé de sujet par rapport à ceux qui suivent mon préprogramme, dont j’avais bien annoncé qu’il pourrait être modifié. Il continuera à être modifié d’ailleurs, parce que parfois il y a des priorités qui s’imposent par l’actualité. Mais là, j’avais un grand, ce que j’appelle un grand témoignage d’une d’une patiente, mais pour laquelle je voulais absolument des données sportives et notamment un test de lactate. Et visiblement, pour obtenir un test de lactate en France, en tout cas en Normandie, et bien c’est un parcours du combattant. Vous me direz, ben en Normandie effectivement les combattants on connaît, et c’est peut-être lié, mais en tout en tout cas on on n’a pas pu l’avoir dans les temps, et figurez-vous que même aujourd’hui, on a le test est passé, mais on a toujours pas le résultat. Bon, donc on a bien dû reporter.

Alors, je retombe sur un de mes sujets favoris. C’est vrai que ce n’est pas du tout le premier euh, même pas le premier webinaire, certainement pas la première vidéo pour ce sujet de la prégnénolone. Mais si vous voulez, sur ma chaîne, j’ai énormément de nouveaux abonnés. On arrive à 58 000 maintenant. Euh, la plupart n’ont n’ont pas entendu parler de prégnénolone parce que je crois que les derniers enregistrements que j’ai faits à ce sujet-là remontent déjà il y a un petit bout de temps. De toute façon, je mettrai en description euh de la de l’enregistrement de ce webinaire, donc de la vidéo qui correspond à l’enregistrement de ce webinaire, qui n’est pas un replay. Ah Docteur, est-ce qu’il y aura un replay ? Et je dis : non, c’est pas des replays, c’est basculer sur la chaîne YouTube. La chaîne YouTube, c’est pas des replays. Ces vidéos sont présentes sur YouTube tant que YouTube existe, ou tant que bon, tant qu’il y aura encore des relations avec des fermes américaines et cetera, parce que YouTube c’est quand même américain. Donc vous vous pourrez revoir, voir et revoir, et vous aurez en description de la vidéo toutes les autres euh capsules et webinaires qui parlent de la prégnénolone, où il y aura évidemment des informations que je ne vais pas dupliquer aujourd’hui. Donc, c’est vous savez, c’est un vaste sujet. Je vais essayer de parler aujourd’hui de choses que je n’ai pas encore trop abordées, et d’ailleurs c’est comme ça que je commence sans plus tarder.

Alors, je dois quand même vous signaler si vous entendez des bruits bizarres. Il y a Goliath qui nous fait un ronflement spectaculaire dans son petit panier là-bas. Quand il va s’éveiller, parce qu’il a été bien actif aujourd’hui, donc il va mieux, vous allez le voir. Euh, je vais aller le récupérer, mais pour le moment je le laisse dormir. Il ronfle comme un bienheureux, et j’ai Oxo dans son panier qui lui ne ronfle pas, mais qui est dans le même état de quiétude et bon, qui nous fera peut-être l’honneur de passer devant l’écran s’il daigne. Je n’ai pas les autres chats à portée de vue, mais ils sont pas loin. Je les ai tous vus dans la dernière heure. Tout le monde est là, et je suis seul évidemment actif. Tous les autres sont au dodo ou presque. Bon, donc je ne traîne plus. Je passe tout de suite aux choses sérieuses. Les choses sérieuses, c’est ce graphique euh que j’ai piqué quelque part, hein. C’est pas c’est pas de je vous dire le temps qu’il faut pour faire ça, et que vous aurez vu pour vous tous qui vous êtes inscrits, ça faisait partie, si vous voulez, de l’annonce, de l’appel à l’inscription, hein. Euh [Musique], et ben d’ailleurs ça me fait penser, il faudra que je mette aussi ce graphique en en en lien dans la description de la vidéo, parce que c’est assez important de comprendre. Le but de ce graphique, c’est tout simple, c’est de comprendre que la prégnénolone n’est jamais que euh … Alors, c’est vrai, je pourrais partager mon écran et tout ça, mais ouh là là, ça ça va me stresser. En plus, j’ai fait des petits surlignages cet après-midi en préparant le le webinaire. Donc euh voilà, je vous le montre. Je pense que c’est visible, pas trop mal. Bon, un peu tordu. Et donc le but de ce graphique, c’est de vous montrer que la prégnénolone n’est jamais qu’une molécule de cholestérol qui a été tripatouillée, c’est vraiment le terme qui convient, par un enzyme qui est le cytochrome P450. C’est toute cette famille d’enzymes hépatiques en phase 1 de la détoxification hépatique. Donc le cytochrome P450 11 β. Il y en a il y en a une collection, hein. Ceci c’est le 11 β. Donc l’acronyme c’est CYP11 β. OK. Et alors c’est un enzyme tout à fait remarquable. C’est souvent le cas dans ces cytochromes. C’est des enzymes qui ont des activités complexes pour pour beaucoup d’entre eux, pas tous. Et si vous voulez, c’est un un cytochrome qui fait trois choses, qui fait subir trois transformations au cholestérol. Pas des choses, les transformations. Il faut quand même ess… je dois quand même essayer de parler de manière un peu un peu éduquée ce soir plutôt que des banalités. Et donc ces trois transformations sont respectivement : hydroxylé le carbone 22. Alors je vous fais apparaître que le cholestérol comporte 27 carbones, tout dans le même squelette carboné. C’est une molécule quand même assez complexe, voyez avec plein de cycles attachés les uns aux autres. Euh, il y a, je vérifie parce que de mémoire je disais, il y a trois cycles de 6 carbones et un de 5. Ben en effet, ma mémoire ne me trompe pas. Donc les voilà tous ces cycles attachés. Et puis ce qui est intéressant c’est que sur le cycle à 5 carbones, il y a une chaîne latérale. Attendez parce que je pars… Voilà, je suis ici. Il y a une chaîne latérale là-bas. OK. Sur le cholestérol. Donc toujours cette chaîne latérale qui comporte 8 carbones, et bien c’est sur cette chaîne latérale que ça se passe pour passer du cholestérol, le bêta-cholestérol dont tout le monde parle, il y en a qu’un. OK ? Ne ne ne croyez pas qu’on… voilà, on est sur du du très banal au départ, mais cette chaîne latérale va être modifiée. Donc on va hydroxylé le carbone 22. Alors, la numération se termine ici au bout. Là, c’est le 27e. Donc voilà, c’est tous les carbones. Hydroxylation du 22 et puis hydroxylation du 20. Donc là, il y a quelque chose qui se prépare. Le 22 et le et le 20 sont côte à côte, parce que le 21, c’est une ramification sur le côté. Et euh pour finir le travail, la troisième transformation, c’est un clivage entre le carbone 20 et le 22. Clac ! Coup de ciseaux. Coup de ciseau entre deux carbones qui ont été disons fragilisés, hydroxylés. Et donc là, c’est plus facile d’aller s’implanter et de donner le coup de ciseau. C’est ce que fait le CYP11 β. Donc vous enlevez, crac ! toute la chaîne latérale, enfin en tout cas tout ce qui vient après le carbone 20 qui est toujours attaché au 21, et vous perdez les carbones 22, 23, 24, 25, 26 et 27. Vous en perdez 6, et donc vous passez du cholestérol qui a 27 carbones à la prégnénolone qui n’en a plus que 21. Mais à part le tripatouillage que je viens de vous expliquer sur la chaîne latérale qui est là dans le coin. OK ? Donc il manque tout le reste. Et bien c’est la même molécule.

Alors moi, les cacas nerveux du Docteur ! Mais vous m’aviez pas dit que la prégnénolone c’est un stéroïde ! Enfin, mais comment est-ce que vous avez pu ne pas me prévenir que vous me donniez un stéroïde ? Et j’ai : oui Madame, mais quand vous mangez votre beurre hein sur votre croissant au petit-déjeuner… Non non, ça c’est la ça c’est la vidéo de vendredi. Bon, ne mélangeons pas tout. Quand vous mangez votre beurre, vous vous vous gavez de de cholestérol. Mais Madame, cholestérol, cholestérol ou cholestérol… Je vais réveiller Goliath ! Euh, ben c’est des stéroïdes. Ben oui, c’est des stéroïdes. C’est des stéroïdes naturels. OK. Et donc c’est déjà un des premiers buts de ce webinaire, c’est de calmer un peu les excités qui qui font des des des crises de nerfs parce que on leur donne un stéroïde. Bon ben les stéroïdes, ils s’en enfilent avec le cholestérol. Bon euh disons qu’ils mangent des stéroïdes via le cholestérol, et puis alors ils sont tout contents quand on leur prescrit ou qu’on leur recommande un autre stéroïde qui n’est autre que la vitamine D. OK ? Aussi un stéroïde, figurez-vous. OK ? On va se calmer avec les stéroïdes. Il y a les stéroïdes naturels qui sont des molécules comme des autres qui ont juste une structure avec tous ces cycles dont je vous parlais tout à l’heure. C’est ça qui donne le nom de stéroïde. C’est tout. C’est pas une malédiction. Et euh il y a les stéroïdes artificiels. Et là, c’est un tout autre bazar, parce que les stéroïdes artificiels sont généralement infiniment plus puissants.

Alors, un des gros problèmes de la prégnénolone, c’est qu’on la confond très facilement, très systématiquement avec euh la prednisolone ou la prednisone. Ce sont deux molécules distinctes, mais voisines évidemment, mais c’est souvent à cause de la terminaison la confusion entre prégnénolone et prednisolone. D’ailleurs, j’ai un de mes anciens cyclistes professionnels et pas des moindres euh, ancien champion de Belgique professionnel, qui a fait une petite remarque sur mon profil Facebook au sujet de l’annonce de cette conférence, parce que le pauvre, je lui avais prescrit, donc je vous parle là de il y a plus de 25 ans, ou 25 ans, ouais à peu près 26, 27 ans à mon avis, je lui avais prescrit de la prednisolone 80 mg ou 70 mg, et le pharmacien qui à l’époque ne connaissait pas… Je crois que maintenant les pharmaciens, ils doivent quand même commencer à connaître la prégnénolone. Si votre pharmacien ne connaît pas la prégnénolone, je vais quand même vous donner un conseil, c’est de changer de pharmacie. OK ? Il y en a beaucoup. Euh, traverser la rue. Il y aura aussi une enseigne là, verte rouge clignotante. Hop, vous allez demander à l’autre s’il connaît la prégnénolone, et je crois qu’il il la connaîtra, parce que ça devient beaucoup plus courant. Mais il y a 25 ans, c’était c’est vrai que moi j’ai pas vu venir le problème. Je dis : c’est quand même des professionnels, des universitaires, et le le le pharmacien avait euh prescrit euh pardon préparé, puisque c’était une préparation magistrale euh de de 70 ou 75 mg de prednisolone. Bon, le coureur a survécu à la chose de justesse, hein. [Musique] Euh et et le pharmacien a survécu de justesse aux menaces de de de procès hein, de procès judiciaire qu’il aurait bien mérité, mais bon, il a voulu… il était de bonne foi… voilà, il a fait une erreur, il a reconnu… il faut savoir que la prednisolone était interdite. Il a il a fallu suspendre les activités du coureur en question le temps que ça s’évacue et mettre des papiers en ordre au cas où il y aurait encore une trace après quelques semaines. Enfin bref, une horreur. Et c’est vous dire que il y a beaucoup de de méconnaissance de la prégnénolone, et c’est pour ça que je fais ce webinaire, c’est précisément pour augmenter le le le le la connaissance autour de la prégnénolone.

Bon, j’ai un terme anglais qui me vient à l’esprit : awareness. Awareness. Tiens, je vais mettre mon chat en route. Moi, j’ai pas mis mon… J’ai même pas dit bonsoir. Quelle impolitesse. Bonsoir. Bon, mais le problème c’est que j’ai pas le temps de m’occuper du du chat parce que je saurais pas parler… m’occuper du chat. Donc le chat quand je suis seul comme ça, c’est plus entre vous. OK. On va pas trop surcharger Émilie, déjà qu’elle doit gérer une kyrielle de gosses. Il y en a 20, je crois qu’il y en a 27 ou 6. C’est comme pour la le… enfin c’est comme les carbones du cholestérol, un peu moins peut-être. Enfin, si on compte les chats, les chiens, les les gerbilles et les et autres petits mammifères euh on arrive à peu près à ce chiffre-là. Donc on va on va… vous allez vous débrouiller euh sur le chat entre vous. Il y a plein ici de médecins, de nutritionnistes, de naturopathes, tout plein. Et ben allez-y, faites votre popote, c’est très bien. C’est c’est un bon truc en fait, c’est un un vrai chat. Et moi je je me concentre sur mon sujet, ce qui est déjà, comme vous pouvez voir, difficile, mais ça ça ne va pas vous surprendre. Et donc augmenter donc awareness. Bon, allez, Alex, awareness en français, c’est quoi là ? Allez, de de grâce le… il y a un mot français qui convient très bien, mais ça ne me vient pas. Donc le… bref, il va me le mettre parce qu’il il a tous ses dictionnaires. Ça me rappelle, alors première anecdote de la soirée, ça me rappelle mais alors ça date, il y a super longtemps. C’était un jeu télévisé à la à la radio télévision belge. On parle de d’une époque où il y avait pas de smartphone et autres. Bref, on… non, on me propose des mots, il y en a aucun qui me botte. Alors, on faisait appel, on avait droit à à quelques aides de l’extérieur quand le le participant au jeu ne trouvait pas tout seul, il pouvait appeler de l’… C’était quand même assez sympa comme comme concept, je trouve. Évidemment, il ne pouvait pas en appeler 50, hein. Il avait un nombre limité d’appels. Il y avait pas évidemment Wikipédia et autres internet à l’époque. Donc les gens étaient là chez eux attendant le coup de fil pour aider. Euh vigilance, oui, c’est c’est pas trop mal, vigilance. Bon, bref, euh merci pour vos efforts. Euh et donc revenons au sujet. Cette histoire de de prégnénolone mérite d’être mieux connue, mieux comprise aussi pour éviter ces ces ces ces frayeurs, ces mauvaises interprétations. Alors ne vous étonnez pas, ne leur en veuillez pas parce que ils ont étudié ça en leur temps à l’université, parce que ça je vous garantis que ça fait partie quand même des connaissances médicales de base, mais comme ils n’ont jamais utilisé ça dans leur carrière, ben ils ont oublié complètement. Ils se souviennent plus du terme prégnénolone parce que ils ne la prescrivent pas, et pire que ça, ils ne la dosent pas. Mais euh la… figurez-vous que le dosage de la prégnénolone pose même des problèmes à des médecins euh qui se targuent de faire de la médecine fonctionnelle, si ce n’est de la médecine anti-âge ou de l’hormonologie. Alors là, c’est même un peu caricatural et paradoxal, parce que il y a des gens qui se spécialisent en traitements hormonaux qui sont évidemment de gros prescripteurs d’hormones, ce que je n’aime pas trop être, mais bon, il faut ce qu’il faut, et qui visiblement ne prescrivent pas, ou peut-être devrais-je dire ne prescrivaient pas. Je crois que ça change un peu, mais si ça change, je pense y être pour quelque chose, en toute modestie. Ils prescrivaient pas la prégnénolone. Voilà. Et je… bon, il y a derrière moi, mais je vous dirai pas lequel parce que ce serait un peu un peu comment dire, inquisiteur, mais il y a derrière moi un livre qui n’est pas de moi et qui donne de de… un livre très complet qui donne de bonnes instructions pour un début de prise en charge en médecine, on va dire intégrative euh avec une liste de tests à faire, et la prégnénolone ne ne fait pas partie de la liste. C’est triste. Euh mais bon voilà, c’est un euh euh c’est c’est quelque chose qui est appelé à évoluer, parce que évidemment pour moi c’est une prescription indispensable.

J’ai dû répondre il y a peu à la question de quelqu’un qui… je sais plus trop… est-ce que c’était par souci d’économie, parce que évidemment quand c’est fait par des laboratoires peu peu habitués à faire ce genre de test un peu plus pointu, c’est souvent surfait au point de vue du coût. OK, on vous fait payer ça une fortune, alors qu’en réalité dans des labos fonctionnels, ça coûte ça coûte quand même trois fois rien. On va dire une chose. Et donc on me demandait quel quel stéroïde est-ce que je demande si je ne peux en demander qu’un pour raison financière ? Ben ma réponse est toute faite. Vous faites prescrire la prégnénolone. Alors très concret, très pratique déjà tant qu’on est tant qu’à être dans euh la prescription du test, je parle pas du produit, la prescription du test très important. Enfin, j’espère que d’autres confirmeront… d’autres médecins confirmeront. Mais en tout cas, moi je suis formel là-dessus. Moi, je je veux qu’on prescrive le dosage de la prégnénolone. Ou à la rigueur, vous pourriez même indiquer prégnénolone totale. Mais je pense qu’en écrivant prégnénolone, c’est bon. Je ne veux pas prégnénolone sulfate, parce que prégnénolone sulfate si si le taux est bas pourrait refléter un manque de prégnénolone, mais pas nécessairement. Peut-être que c’est la sulfatation de la prégnénolone qui qui fait défaut, et que euh certaines personnes ont suffisamment de prégnénolone et moins de prégnénolone sulfate. Bon euh, il m’appartient pas et je n’ai pas tous les éléments de réponse. Il m’appartient pas de me lancer là-dedans ce soir. Mais toujours est-il que vous ne voulez pas le dosage de la prégnénolone sulfate, mais bien celui de la prégnénolone tout court. OK.

Bon euh donc ça c’est pour la prescription de la prégnénolone qui devrait être systématique dans n’importe quel bilan fonctionnel, hein, et qui bon, commence maintenant évidemment à être également euh testé par des médecins anti-âge et cetera qui ne le faisaient pas. Alors pourquoi est-ce qu’ils ne le faisaient pas ? Je crois que la réponse est facile. Euh, en tout cas, c’est ce que j’en ai… c’est ce ce ce que j’en ai euh conclu. Euh, l’idée, si vous voulez, c’est qu’ils n’utilisaient pas la prégnénolone en tant que traitement. Et la raison pour laquelle ils n’utilisaient pas, c’est qu’ils en étaient déçus s’ils l’avaient essayé. Et puis beaucoup… bon, comme ils ne testaient pas, bon ça a été complètement occulté. Et ceux qui l’avaient euh testé… je sais pas d’où ça sort. J’ai pas fait une enquête, hein, mais j’ai constaté à plusieurs reprises, à de nombreuses reprises que… un peu parce que il y a un certain formatage hein dans c c ces médecins anti-âge. Bon, ils suivent un schéma boum boum boum, tout le monde suit le même schéma. OK, pas tellement mon style, mais bon, je comprends que ça se fasse quand on ne connaît pas, mais on copie ce que les autres font. Euh moi, c’est pas que je suis né en connaissant, mais j’ai beaucoup essayé. Bon, je vais quand même vous dire une chose. Ça fait très exactement, j’y pensais ce matin en préparant le webinaire, ça fait très exactement 35 ans que je prescris, enfin que je teste et que donc je prescris si c’est déficitaire de la prégnénolone, 35 ans. OK. Et donc j’ai prescrit ce test en 35 ans… Euh ça fait quand même euh 35 x 365 jours. Bon, est-ce qu’Alex va me calculer 35 x 36… le… Ah voilà, Alex vient avec des clairvoyants là. Mais oui, mais ça c’est des euh… ça c’est des adjectifs, mais ce que je voulais c’est c’est un nom. Awareness, c’est un nom. Bon bref, on n’a pas encore trouvé la la perle rare. Euh adjectifs, c’est facile, mais un nom c’est plus compliqué. Awareness… plus… Et donc Alex va me calculer… éveil. Oui Marie. Oui l’éveil. Oui, éveil c’est quand même pas si mauvais que ça. Bon, OK, on arrête avec ça parce que il y a autre chose à faire ce soir. Mais alors, est-ce que vous me faites 35 x 365 plus vous ajoutez un jour pour toutes les années bissextiles qu’il y a eu dans les 35 dernières années, je veux un chiffre très précis pour vous donner… j’ai peur de vous donner un chiffre comme ça à la mort moineux et puis qui soit un peu un peu foireux. Euh mais toujours est-il que donc j’ai prescrit sur ce nombre colossal de jours… Merci Alex, 127 776 jours. Il est probable que je prescris euh de la prégnénolone deux fois par jour. Me paraît une bonne tape. Donc j’ai dû prescrire de la prégnénolone 250 000 fois dans ma vie. Non, mais je vous fais ce calcul qui paraît un peu délirant, mais qui se rapproche quand même de la réalité. Il est peut-être légèrement surfait, un petit peu comme toi, mais on peut dire plus de 20 000 fois. Là, je crois qu’on ne se trompe pas. Et donc, et ça c’est tout doucement amené euh euh la suite. Et donc euh si vous voulez avec la prégnénolone, on ne me la fait pas… B oui, vous jouez avec une molécule 20 000 fois dans votre carrière en 40 ans. Donc les… remarquer que les 5 premières années, je connaissais pas, je l’utilisais pas. Mais donc 20 000 fois en 40 ans, bon on va quand même se rendre compte de quelques petites choses. OK. Et donc et ça c’est ça va être un point très important dans mon dans mon introduction, mais pour ne pas la faire trop longue, je vais je vais reculer ça un peu plus loin. Donc je vais je vais détacher une partie de l’introduction. J’aurais besoin d’un quart d’heure tout à l’heure, une petite… quand je serai un peu plus un peu plus chaud et que la mécanique sera un peu mieux huilée. Euh en général je je chauffe au fil des des heures, hein. Et et vous m’arrêtez après deux ou trois. OK, on est bien d’accord là-dessus. Euh donc je mettrai ça pour plus tard, mais si vous voulez un bon sujet de discussion qui est plus un monologue hein parce que on va arriver à des questions hein, j’ai toutes mes questions prêtes. Donc ça ça permettra de faire intervenir certains d’entre vous, mais ici c’est du monologue, et quand je vais évoquer les études sur la prégnénolone, mais ça va aussi être du monologue parce que les études sur la prégnénolone, mais c’est décevant. Mais vous avez bien compris, la prégnénolone n’est jamais qu’un cholestérol tripatouillé. Tout le monde peut en vendre. Il y a évidemment pas de licence là-dessus. Pire que ça, c’est en vente libre aux États-Unis. Bon, il faut une prescription en Europe, et puis bon euh je sais pas si vous êtes tout à fait tenté d’aller en rechercher aux États-Unis là maintenant, mais toujours est-il que bon voilà… pourquoi est-ce que c’est en vente libre aux États-Unis ? Parce que c’est un c’est une molécule qui existe dans des plantes aussi, ou en tout cas quelque chose d’extrêmement proche, et d’ailleurs la prégnénolone qui est vendue, même celle de qualité pharmaceutique, pharmaceutical grade hein, donc qui est certifiée comme étant conforme et qui répond aux exigences qu’on impose aux pharmaciens, contrairement aux compléments alimentaires. En Europe, la prégnénolone n’est pas un complément alimentaire, c’est une molécule à prescrire et donc typiquement en prescription magistrale. OK ? Parce qu’il y a pas il y a pas de marques. Alors, s’il y a des marques, elles sont plus ou moins euh euh dans une zone grise, si pas clandestine, puisque ce n’est pas autorisé en Europe. Euh en Europe, c’est via pharmacie avec prescription en bonne et due forme. On commence à voir maintenant des fabrications en pharmacie qui sont mécaniques, qui ne sont plus manuelles avec une une aide pharmacienne ou un aide pharmacien. Parce que il peut quand même avoir des hommes qui font aide pharmacien aussi. Je vous signale quand même qu’on dit toujours une pharmacienne, mais bon ça commence à bien faire. Euh donc qui qui fait ça d’une manière artisanale. Bon maintenant il y a des fabrications mécaniques qui ont cet avantage de de réduire drastiquement le coût évidemment. OK. Euh mais ça doit être organisé parce qu’il y a toute une gamme de dosages. Donc il faut s’y retrouver aussi dans les dans les différents dosages. Et donc euh cette prégnénolone euh pas de licence euh en vente libre dans tout un tas de pays dans le monde. Euh vous comprenez bien que faire de la recherche sur la prégnénolone ne va pas rapporter des fortunes à ceux qui vont prouver des des bienfaits. OK ? Donc la recherche est limitée. Ceci dit, il y en a hein, c’est pas que Pubmed ne parle pas de prégnénolone. Et d’ailleurs sur mon sur mon site internet dans les références, j’ai un tableau de référence avec près de 1200 références… toute une série d’articles sur la prégnénolone qui sont très intéressants que je vous recommande, qui montrent notamment qu’on va jusqu’à utiliser 500 mg par jour en psychiatrie. Bon, ce que ce que je ce que je je recommande pas spécialement de faire, sauf exception. Moi, je je prescris difficilement plus de plus de 250 mg, mais bon, à toute règle, il existe des exceptions. Et ce qui est intéressant, c’est qu’en psychiatrique quand ils utilisent 500 mg, pourquoi ? Parce que c’est un neurostéroïde. Neurostéroïde très important euh, plus important avec la DHEA qui est aussi un neurostéroïde. Euh mais la prégnénolone est un neurostéroïde majeur, et bien en psychiatrie, il leur arrive de prescrire 500 mg, et puis alors ils ont des également d’autres molécules qui qui en qui en qui en découlent euh…

Dont, dont, je ne parlerai pas ce soir. Et bon, ça c’est encore toute une digression dans laquelle on, on va pas se s’engager. Euh, mais euh donc tout ça sont des neurostéroïdes naturels qui ont leurs indications euh cliniques avec des résultats intéressants. Et ce que vous trouvez également sur mon site internet, c’est des références qui envoient vers un effet de la prégnénolone sur la perméabilité intestinale, une aide à correction de la perméabilité intestinale.

[Musique] Euh ça, j’aime bien. Prise de conscience d’Xit Jean-Claude Van Damme. Alors, si Jean-Claude Van Damme l’a dit, je vote pour la prise de conscience parce que moi, je suis un grand fan de Jean-Claude Van Damme. Voilà. Et qui, qui ne le serait pas ? Je dois vous dire que ça me choquerait parce qu’alors là, de Belges plus connus mondialement, il y a pas. Brê, mais Brel n’est plus de ce monde et tout, Van Damme lui est toujours bel et bien là. Et donc euh ce, euh ce, ce cette propriété intéressante pour la, la muqueuse intestinale. Les références donc vous les trouverez sur mon site internet, hein, dans la, dans la rubrique ATH hoc et puis notamment d’autres choses. Mais c’est vrai que par rapport à l’importance de la molécule, les publications sont très décevantes. Il y a, il y a très peu par rapport au rôle qu’elle joue. OK, mais j’y reviendrai parce que j’ai déjà quand même un peu abordé le sujet, mais je compléterai tout à l’heure et je, j’étendrai le débat sur ces histoires de publication, publication ou pas.

Si vous voulez pour refermer cette parenthèse sur les publications, on peut me rétorquer et on l’a fait que il y a pas beaucoup de publications. D’accord, il y a pas beaucoup de publications mais il y a 20 000 prescriptions de ma part. OK ? Alors vous me direz « Oh mais docteur Mouton, ça ne vaut pas des publications peut-être, mais quand même permettez-moi de partager avec vous et non pas de vous partager, OK ? Parce que c’est quoi ça ? Partager, partager avec vous euh le, ce que j’ai appris avec ces 20 000 euh prescriptions. Bon, donc avant de passer disons à peut-être de premières questions, une autre partie de cette introduction théorique absolument fondamentale, c’est le fait que, mais ça je crois que si vous êtes là, vous, vous avez déjà entendu ça ou vous le savez même très bien. J’ose croire. Enfin bon, il y en a probablement aussi d’autres qui, qui débarquent et c’est très très bien. Je fais un peu ceci pour eux aussi.

Toujours est-il que la pregnénolone donc qui est ce succès d’année de cholestérol tripatouillé et la mère de tous les stéroïdes. Alors là, le schéma qui tue, craque, mais c’est toujours le même, hein. Il y en a des, il peut être formulé 36 façons. Voilà l’affaire. Bing bing b. OK. Alors, je crois que ça c’est de Wikipédia d’ailleurs, il y a pas des copyright machin. Et donc voilà, au départ il y a le cholestérol, puis la prégnénolone et puis ça part dans tous les sens. OK ? Alors, la complexité de ces voies, c’est que il y a plus par, il y a parfois plusieurs chemins pour arriver au même endroit. Enfin, c’est un peu comme quand on se rend à Rome, hein. Euh et euh j’ai mis en, j’ai surligné en orange. Donc je vais essayer quand même de mettre ces deux graphiques là aussi en description, hein. Comme ça vous les avez. Vous les avez avec mes, mes surlignages, je vais les scanner. Euh et donc j’ai surligné en orange les grandes molécules qui découlent par une voie ou par une autre de la prégnénolone.

Alors à tout seigneur tout honneur, la progestérone, la progestérone est le produit direct de l’action d’un autre enzyme sur la, la prégnénolone. Elle est transformée en progestérone. Donc prégnénolone, progestérone, bang, une réaction enzymatique. Elle n’est pas garantie. Pourquoi est-ce qu’elle n’est pas garantie ? Parce que il peut toujours y avoir des polymorphismes, des, parce que les polymorphismes, il y a pas que ceux que nous utilisons dans les génotypes et autres, hein. Comme dans mon nouveau livre là, quelque part. Petite pub. Hm. Bon ben je ne gagne qu’1 €, hein. Donc si c’est pour me faire plaisir euh abstenez-vous parce que 1 € de plus ou de moins, pas ça qu’il va acheter les croquettes couvertes de paillettes d’or, Coxo me réclame tous les matins. Mais toujours est-il que c’est quand même impressionnant de voir à quel point l’immense majorité des gens qui reçoivent de la pregnénolone par mes prescriptions, 20 000, hein, 20 000 euh ben voient leur progestérone augmenter souvent de manière significative. Alors, on peut pas prédire exactement l’impact. Il va falloir le mesurer après quelques semaines. Typiquement, je le fais après 4 mois, 3 mois et demi, 4 mois. Mais impact, il y aura. OK.

Maintenant, si on veut utiliser la prégnénolone au lieu de progestérone pour notamment un soutien de la périménopause, je fais beaucoup ça. OK. Quand les périménopauses posent problèmes, je rechigne à euh à entériner un THS, un traitement hormonal substitutif pur et dur. Bon, déjà, j’essaie toujours quand même de, de travailler avec des prohormones. Oui, parce que je vous ai pas encore dit, mais bon, je crois que vous, vous savez ça, la prégnénolone tout comme d’ailleurs la DHEA. Alors la DHEA est ici en dessous, j’en ai pas encore vraiment parlé mais, mais j’en ai pas parlé parce que la prégnénolone se transforme en DHEA. Il y a deux réactions. Il y a deux, il y a deux enzymes là. OK ? Je vous fais grâce des noms des enzymes parce qu’ils sont particulièrement euh pompants mais ils sont là sur votre graphique, hein. Mais bon ça, ça n’a pas d’intérêt pratique pour les, les cliniciens. Euh donc on s’en passe un peu. Toujours est-il que la DHEA est là en dessous ? Ce sont des prohormones. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de récepteur à la prégnénolone, il n’y a pas de récepteur à la DHEA. Ce sont pas des hormones, ce sont des prohormones mais ce sont des stéroïdes. Et oui, hein, docteur stéroïde. Mais qu’est-ce que vous faites ? Ben je dis oui, mais hein. Euh le beurre et cetera et la vitamine D. Donc euh prohormone, OK. Et euh pour euh éviter si vous voulez dans un, un traitement précurseur de THS que dont je vois l’intérêt en périménopause. Je vous rappelle qu’en périménopause les ovaires sont toujours fonctionnels. Donc il y a toujours des largages, particulièrement évidemment quand l’ovulation survient, de, de vraies hormones, œstradiol et progestérone. Ah oui, si, si vous êtes pas ménopausées, il y a des ovulations avec des règles. Alors elles sont plus régulières probablement ou elles sont affaiblies ou elles sont irrégulières ou plus espacées voire plus rapprochées parfois. Enfin, c’est un peu le bazar au point de vue de la synchronicité, mais il y a des hormones puisqu’il y a des règles. Et donc euh donner un THS hormonal même parfaitement bioidentique avec œstradiol transdermique et euh progestérone bioidentique. Idéalement sans dioxyde de titane, hein, si vous voulez bien. Je vais faire la parenthèse. Et bien vous retrouvez avec double, double, double service, hein, de rations au lieu d’une parce que vous donnez un THS et vous avez les ovaires qui, sans qu’on puisse trop prévoir quand, vont décharger leurs hormones. Moi ça me dérange. On veut que les, les THS soient sûrs. On prend tout un tas de précautions. Je vous renvoie à d’autres vidéos dans lesquelles je traite de, d’hormones sexuelles et de périménopause et de risque de cancer du sein et cetera, sont les mots clés pour retrouver ces vidéos là sur ma chaîne. Et le, le, le fait est que si on est prudent pour prescrire un THS avec certaines femmes qui sont plus à risque que d’autres en fonction de leur génétique, en leur génomique mais qui n’est qu’une expression de leur génétique, et bien euh en quel honneur est-ce qu’on va coller un THS pur et dur sur des ovaires qui sont toujours fonctionnelles ? Ça ne gêne en rien les médecins anti-âge et les hormonologues, ils font ça d’office. Wou ! 100 % des cas, moi pas. OK ? Chacun a sa médecine, je, je, ils font ce qu’ils veulent, ils ont leur, leur, leur algorithme. Ils ont des gens à qui ça plaît. Moi ça ne me plaît pas, je le fais pas. J’essaie d’utiliser des prohormones, c’est-à-dire nommément les deux que je vous ai cité, prégnénolone et DHEA. En sachant que et alors évidemment c’est ici que, que on est aidé par ce graphique. Quand je donne en périménopause de la prégnénolone, l’impact sur la progestérone est généralement très significatif si vous donnez les doses suffisantes, hein.

Ce qui me fait penser que j’ai pas fini un concept tout à l’heure, c’est que les médecins anti-âge ont été déçus de prescrire la prégnénolone parce qu’ils en donnaient pas assez. Et un, un défaut typique que j’ai repéré chez beaucoup d’entre eux, je rends compte que j’ai pas fini ma phrase mais ça m’arrive souvent, c’est le, c’est la naissance, hein. Bon, qui s’aggrave d’année en année mais enfin bon, 5 ans que je tiens avec une vidéo par semaine. Toujours est-il que ces médecins là avaient tendance à prescrire 50 mg de prégnénolone. C’est peu, hein. Je dis pas que je ne le fais jamais mais je le fais quand il faut être très prudent, les gens très très réactifs et cetera. Mais le problème c’est qu’il donnait 50 mg de prégnénolone, ce que je trouve trop peu, et 50 mg de DHEA, ce que je trouve trop. Bon, voilà, des prescriptions typiques que je donne, mais c’est au cas par cas, mais prescriptions typiques que je donne, c’est 100 mg de prégnénolone et 10 mg de DHEA. Bon, parfois je donne plus, hein, mais ou moins, enfin je, je, tout, tout est possible puisqu’on fait des dosages, c’est pour personnaliser les prescriptions. Et toujours est-il qui donnait, moi je trouve trop de DHEA parce que alors on part dans des effets secondaires mais c’est pas, c’est pas le sujet de ce soir et trop peu de prégnénolone et donc il ne voyait pas de résultat et quand il, oui mais bon allez je vais revérifier, allez mais ça c’est les Bruxellois, bon mais il y en a aussi des anti-âges, il y en a beaucoup de Bruxelles les anti-âges mais je sais pas s’ils ont un accent, il y a des Flamands aussi, bref je ferme la parenthèse, mais toujours est-il que les, euh Milenka qui rigole, euh que les 50 mg de prégnénolone et puis il vérifiait 3 mois après si le taux augmentait. Bon, évidemment, en général ça sert à rien, hein. C’est trop peu, c’est un peu placé, beau. Et puis avec la prégnénolone, il faut pas espérer des résultats rapides. Ah oui, si on veut des résultats rapides en anti-âge, c’est l’endroit, hein. Moi, j’ai rien contre. Ben si, mais ils font ce qu’ils veulent et les patients font ce qu’ils veulent. Euh moi, les résultats rapides, bon, je pense que c’est parfois fort artificiel. Donc un peu brutal et ça vous aurez pas avec la prégnénolone, il va falloir du temps, il va falloir donner du temps au temps avec la prégnénolone et il va falloir donner un dosage suffisant et pas borderline placé, beau. Donc c’est pour ça qu’il y avait beaucoup de déceptions autour de la prégnénolone et que finalement c’était tombé en désuétude et c’est moi qui ai dû à force de, de vidéos de, de, je pense de, de, de, de gens qui ont été aidés par ça. Il y en a, il y en a, hein, si vous regardez dans les commentaires sous mes vidéos sur la prégnénolone des gens qui ont été aidés. Je suis certain qu’il y en a là ce soir. Il y en a probablement l’un ou l’autre, hein. Euh alors, il y a, il y a, il y a quelqu’un qui me dit que j’ai prescrit 150 mg de prégnénolone et 25 mg de DHEA. C’est plutôt dans le haut de mes prescriptions, c’est pas mes records. Je peux encore aller au-delà. Effectivement, c’est plus que les 100 mg de prégnénolone, 10 mg de DHEA que je mentionnais tout à l’heure. Mais c’est ça la médecine fonctionnelle, c’est la personnalisation. Chaque cas est unique, hein. Et donc euh je, je confirme que ça peut aller beaucoup plus haut, beaucoup plus bas. Bon et donc où est-ce que j’en étais ? Oui. Alors, je, je, j’étais en train de vous montrer que la prégnénolone va facilement donner la progestérone pour ces femmes en périménopause. J’aime pas le terme préménopause, moi je préfère péri parce que très souvent, pas toujours mais très souvent, c’est les femmes qui passent dirait-on en ménopause. Regarde, est en train de s’éveiller, passent en ménopause et puis refont marche arrière. Elle retrouve des règles parfois même régulières pendant quelques mois et puis donc si vous voulez c’est des allers-retours. Donc je préfère le terme qui a du succès dans le monde anglo-saxon de périménopause puisque ça va et ça vient que préménopause qui suggère que bon on n’est pas ménopausée puis subitement on l’est. Mais ça c’est un peu, ça arrive mais c’est un peu caricatural parce que souvent ça, ça joue entre les deux et ça peut jouer pendant des années. On peut avoir 5 ans de périménopause et donc pendant 5 ans si on bombarde des THS alors qu’il y a toujours une production hormonale ovarienne, moi ça me plaît pas mais il y en a qui le font plein pot, moi pas.

Et alors l’autre exemple, je vais finir par arriver à la DHEA. Vous voyez que la DHEA, si vous suivez euh la, encore avec deux transformations enzymatiques, je peut-être mieux de me rapprocher, vous tombez sur la testostérone euh qui elle-même peut être aromatisée en œstradiol ou alors vous avez une autre voie qui arrive à l’œstradiol via l’estrone. OK ? Et tout ça peut être finalement métabolisé en œstriol. Alors, j’en dis un mot, l’œstriol est quelque chose qui est parfois utilisé dans des crèmes vaginales pour des femmes qui ont une sécheresse vaginale. Des femmes ménopausées qui ont une sécheresse vaginale. Ça fonctionne pas mal. Moi, je préfère un traitement général, mais parfois j’utilise aussi euh qui serait plus sûr au point de vue cancer du sein l’œstriol que l’œstradiol par voie transdermique. Bon, c’est parfois c’est contesté mais bon, je mets quand même bien l’idée. Donc le, le œstriol il est là. OK. L’estrone, c’est ce que vous testez dans le ratio 2/16 alpha hydroxyœstrone pour évaluer la détoxification des œstrogènes. De nouveau, je vous renvoie vers ces, ces vidéos où je parle de la, de la gestion des traitements de la périménopause et de la ménopause pour que ce soit des traitements sécurisants et et minimiser les, les risques parce que ces risques ne sont pas nuls. J’entends tout le temps dire non, il y a pas de risque. Ben si, il y a des risques. Bon bref. Et donc vous voyez que pour les deux prohormones et bien il y a une voie qui est donc progestéronique pour la prégnénolone et pour son euh son sous-produit deux lignes plus bas. Pour la DHEA, vous avez là les, les, les vraies euh grandes hormones sexuelles, testostérone et œstradiol. Et puis alors, il y a encore un prolongement ici en dessous qui est intéressant de mentionner pour être complet, c’est la testostérone qui peut être métabolisée en 5 alpha dihydrotestostérone qui est intéressant de tester quand on perd ses cheveux. Euh très intéressant à tester et retester parce que je, je, ça m’a amené des, de meilleures compréhensions de, de perte de cheveux que je comprenais pas trop. Euh et de l’autre côté, à l’autre extrémité du graphique évidemment euh vous arrivez là bien entendu de par la prégnénolone, c’est le précurseur du cortisol. Donc là, on est dans les glucocorticoïdes et puis sur la lignée de la progestérone en bout de chaîne ici, vous arrivez à l’aldostérone qui est le principal minéralocorticoïde. Bon, alors tout ça c’est les, les cortico-surrénales, le cortex surrénalien, je dis c’est pas du pipo, hein, c’est complexe. Le but n’est pas de parler de tout ça ce soir, mais de se rendre compte que la prégnénolone puisque elle-même est à l’origine de la DHEA, bien que la conversion ne soit pas du tout garantie, hein. C’est pas parce que vous donnez de la prégnénolone, vous allez avoir un paquet de DHEA. En général, non, mais peut-être un peu quand même, à tester. Vous au départ de la prégnénolone, vous avez tout le reste. OK. Et donc voilà, ça je crois que c’est plus ou moins la fin de ma petite introduction. Alors je vais récupérer mon, mon petit Goliath et pendant ce temps-là Émilie si tu peux demander comme annoncé tout à l’heure à Milenka de poser sa question. Puisqu’elle est là, c’est mieux qu’elle le fasse elle-même que tout le temps de m’entendre radoter. Je vais récupérer mon, mon Goliath. Et donc lui faire ouvrir le micro et cetera. Et alors qu’elle pose sa question et j’y réponds euh tout de suite. OK. Moi je, voilà, je lui ai fait la demande pour le micro. Voilà, c’est bon.

Oui. Alors euh moi ma question était la suivante, même si je trouve que le docteur a un petit peu répondu. Euh donc en fait la prégnénolone est donc une prohormone qui a des répercussions donc sur les hormones. Mais ma question était de savoir sur quelles hormones elle va agir en premier. Donc les répercussions avec quelle intensité ? Et donc comme on est tous différents euh les uns des autres, est-ce que euh les résultats vont être différents, les répercussions, les voilà, est-ce qu’en fonction des personnes, ça peut être euh totalement différent ? Donc je sais, j’imagine que les contrôles sont très importants et mais enfin voilà, je voulais savoir si on pouvait deviner déjà un peu à l’avance les répercussions que ça pouvait avoir et sur quelles hormones et avec quelle intensité. Merci.

Merci Milenka pour votre question. Donc j’ai rallumé mon micro, je l’ai pas encore allumé ma caméra mais voilà. Et voilà. Voilà. Goliath ressuscité. Ressuscité d’entre les morts. On m’avait dit que c’était fini. Et ben pas fini du tout parce qu’il est là et bien là il se réveille d’une bonne grosse sieste. Il a un pic d’activité là en fin de soirée donc on ira dans le jardin farfouiller sous la haie, peut-être faire une petite promenade dans la rue avec ses copains et les chats, hein. Et vous allez voir que il est quand même assez actif, mais pas quand il vient de sortir de sa sieste postandiale, post-repas. Et le petit Goliath se refait une santé. Il avait perdu 20 % de son poids et là maintenant il mange trois fois par jour. Voilà. Et vous le verrez vendredi pour ceux qui sont en live. Les autres, ils auront déjà vu évidemment parce que c’est décalé, mais vous le verrez vendredi euh dans ses, dans ses exploits euh parisiens, voyez, où il a, où il a fait le show sur les boulevards.

Bon donc pour répondre à, à Milenka, bon ben elle a parfaitement bien présenté ça, mais c’est vrai qu’on peut subodorer la réponse d’après ce que j’ai déjà dit. Prégnénolone, l’hormone dont on est à peu près certain que on va euh obtenir un, un bon résultat, un résultat assez spectaculaire, c’est la progestérone. OK ? Donc si vous voulez pas voir le taux de progestérone augmenté, ne donnez pas de prégnénolone parce que ça va quasiment être systématique. Quasiment. Pourquoi ? Parce que entre les deux, il y a un enzyme qu’on appelle la 17 alpha hydroxylase qui est sujet à polymorphisme. Et donc c’est rare mais il y a toujours des gens qui vont avoir un polymorphisme freinateur de la 17 alpha hydroxylase. C’est vraiment rare. Donc à mon avis ce qu’on rencontre c’est des hétérozygotes. À mon avis, elle n’a pas des, des tonnes. Euh et alors quand il y a pas beaucoup d’hétérozygotes, mais c’est, c’est vraiment rare de tomber sur des homozygotes freinateurs. Euh bon, alors tout ça reste hypothétique puisque on n’a pas le test. Je suis intimement persuadé que dans les années qui viennent, on aura des tests de, de des génotypes. Ce sont des génotypes, des polymorphismes sont des génotypes. On a, on aura des génotypes de tous les enzymes impliqués dans ce tableau et que donc on pourra mieux personnaliser et mieux prédire ce que Milenka demande. Pour le moment, ce que Milenka demande, c’est un peu le jeu des cartes de tarot. Je sens que, mais c’est pleine lune. Bon mais alors quand on aura des polymorphismes, on comprendra pourquoi il y a des gens qui s’embarquent dans des voies qui ne sont d’ailleurs pas tellement désirables. Parce que il y a des gens qui vont envoyer beaucoup plus que prévu vers euh ça va être la question suivante, mais vers des voies androgéniques, ce qui peut être problématique. OK. Euh mais bon, la réponse va toujours être la même. A priori non. Donc a priori c’est très progestérone. A priori aussi c’est quand même très cortisol parce que bon le cortisol qu’il faut quand même finir par fabriquer, hein, si on veut survivre, parce que sans cortisol on meurt, mais le cortisol ne peut venir que de la prégnénolone. Donc à un moment donné c’est quand même vers ça que on va orienter une partie non négligeable de la prégnénolone. Mais tout ça n’est pas prévisible finement. Donc la règle d’or, c’est d’être prudent. S’il y a des hormones qu’on ne veut pas avoir et notamment évidemment l’œstradiol et c’est là que les questions fleurissent, j’en, j’en, j’en entrevois euh sur le, sur le chat et sont tout à fait légitimes. Peut-on garantir que la prégnénolone ne va pas se transformer en œstradiol ? Et non, on peut pas le garantir. Bon, quand on voit la distance qu’il y a entre la prégnénolone et l’œstradiol, on se dit on a quand même un peu le temps de voir venir. Et alors, ce qui est quand même bien pour ce risque de transformer de la prégnénolone en œstradiol, c’est quand même qu’il serait euh vachement euh euh bon, je vais essayer d’utiliser comme un vocabulaire un peu plus châtié, hein. Euh pardon euh mais disons qu’il serait quand même très décevant, on va dire ça, que la prégnénolone s’envoie vers l’œstradiol qui est une 2, 3, 4, 5 réactions plus loin et que elle néglige la progestérone qui est la réaction immédiate suivante. Donc si vous voulez, même s’il y a une partie qui devient de l’œstradiol, ça c’est possible mais ça va être une petite partie et il devrait y avoir beaucoup plus d’impact sur la progestérone. C’est pour ça que je trouve quand même la prescription de prégnénolone dans des cas un peu à discuter, c’est-à-dire des cas chez qui il y a une histoire familiale un peu délicate de cancer hormonodépendant. Ah oui, important à prendre en compte. Euh une histoire personnelle cette fois-ci de dominance œstrogénique. Il y a un peu la même chose d’ailleurs, hein. Bah sauf que la dominance n’est pas encore le grand serre mais c’est le risque. Et aussi chez des femmes dont on sait par des tests notamment les fameux 2/16 alpha hydroxyœstrone dont je parlais tout à l’heure, le ratio entre le 2 et le 16 alpha que, que, qu’on utilise, hein, pour un peu y voir clair. On peut aussi tester les cytochromes P450 1A1 et 1A2. Ça peut se faire aussi. Mais bon, je, je, j’essaie de, de laisser survivre ceux qui débarquent dans toute cette, toute cette technicité. Euh d’ailleurs dans le temps, je le faisais puis maintenant je me dis bon finalement le ratio de ces alphas c’est déjà pas mal. Et euh cette, ce cheminement euh du, de la prégnénolone tout à fait déséquilibré avec une grande facilité de devenir de la, de la progestérone et beaucoup moins de probabilité pour devenir de l’œstradiol. Euh dans tous ces cas euh donc euh euh histoire familiale de cancer hormonodépendant, euh dominance œstrogénique, euh mauvaise détoxification œstrogénique établie par des tests, notamment le ratio dont je viens de parler, ne constitue pas des interdits pour prescrire de la prégnénolone mais constitue certainement des, des clignotants jaunes voire orange pour être prudent, peut-être prescrire moins que ce qu’on aurait prescrit. Et alors, ben la réponse finalement, la, la seule réponse qui tient la route à la question de Milenka, mais c’est de tester après 4 mois et de voir ce que ça a donné en se disant que s’il y a une tendance qui se dégage, elle va quand même persister parce que les polymorphismes, ils sont pas euh à géométrie variable, les polymorphismes, ils sont ce qu’ils sont. Et euh si vous voyez que la prégnénolone se transforme très bien en progestérone et très peu en œstradiol, voire pas du tout, vous allez même pas avoir un impact sur l’œstradiol, bah alors vous êtes à l’aise et vous pouvez éventuellement augmenter le dosage dans un deuxième temps. OK ? Donc s’il y a pas de risque, je les ai cité tous les trois, je vais pas les réciter une troisième fois, euh ben en avant, s’il y a un certain risque ne serait-ce que minime, ben soyez prudent, sous-doser ou tester plutôt pour voir si euh si c’est prudent de continuer au dosage que vous avez prévu ou dans, dans le cas où vous avez été très prudent pour augmenter le dosage pour avoir un effet thérapeutique d’une dose de prégnénolone qui, qui doit être suffisante pour ne pas retomber dans le problème que mes collègues anti-âge ont connu dans le passé, c’est-à-dire un manque d’efficacité parce que le manque d’efficacité, c’est souvent dû à un sous-dosage. Bon ben voilà, merci Milenka. Je voilà la réponse, plutôt progestérone, mais si on veut être vraiment pointilleux et notamment dans les cas un peu délicats c’est de tester. Et un cas délicat et bien c’est la question suivante qui nous vient de Maggie. Alors est-ce qu’il y a une Maggie ? Parce que c’est pas parce qu’on a posé les questions que les gens sont nécessairement présents en live, hein. Alors, est-ce qu’il y a une Maggie là Émilie ? Si tu… Non, je ne vois pas. Pas de Maggie, hein. J’ai pas vu non plus. À moins qu’elle soit sous un autre nom mais hm je m’… Ah, une petite Maggie.

Mais elle a 6 ans, et donc ce n’est pas elle qui a posé la question par courriel. Ou ça, c’était ta fille ça, Émilie ? Oui, c’est Jade. Elle s’app… elle s’appelle Maggie. Jade. Jade. Ah oui, Jade. Oui, la fameuse Jade. Bon, ben écoute, euh elle euh elle est bienvenue, hein. Elle, ça fait un peu… ça réveille un peu quoi, parce que les gens ont marre de m’entendre. Bon, c’est rien. Je vous lis la question de Magie, mais qui est juste l’étape suivante, hein.

Est-ce que la prise de prénélolone chez une jeune femme avec une hyperandrogénie, donc trop de… là, voilà la petite… une hyperandrogénie, donc trop de… de manifestation d’une… d’hormone mâle, peut augmenter un taux de testostérone total déjà très élevé, c’est-à-dire au maximum des valeurs de référence. Voilà. Mais la réponse c’est un peu la même que celle que je viens de donner à Milenka. Mais ici, on a déjà une application pratique, et tout ça est important, hein. Et donc la réponse est oui. Ça peut augmenter le taux de testostérone.

Quand on revient au fameux graphique que vous devez apprendre par cœur parce qu’il y a un test à la fin du webinaire, hein, ça je vous signale quand même, hein. Euh, je vous fais le… le… le plaisir de vous avertir pour ne pas que vous soyez euh pris par surprise. Quand on voit le graphique, ben on se rend compte que de nouveau la prénélolone va plutôt aller vers la progestérone que vers la testostérone. Mais bon, on ne peut pas l’exclure. Le… le… on peut se rassurer en partie en disant que la prénélolone déjà ne se transforme pas très bien en DHEA.

Moi, je me souviens d’une époque, mais il y a 25 ans, ça faisait déjà quelques années que j’utilisais la pren… mais à l’époque, je faisais exclusivement la médecine du sport, et donc on pouvait pas donner la DHEA. Bon, j’en ai quand même donné un peu, ça m’a valu quelques ennuis, mais j’en donnais très peu. Donc je donnais comme je donnais au… au non sportif. Donc, j’estimais que je donnais quelque chose de… d’honnête, mais ça n’a pas été nécessairement une très bonne idée. Et donc euh… euh à l’époque, je… je… je me rendais pas trop compte, mais depuis, avec le recul, c’est vrai que si vous donnez la prénélolone pour faire monter votre taux de DHEA, vous allez être déçu. Si vous voulez faire monter le taux de DHEA, il faut donner la DHEA. OK ? Et là, si vous donnez la DHEA, c’est clair que vous allez faire augmenter la testostérone. Donc, comme la prénélolone ne fait guère augmenter la DHEA, il y a des chances que vous soyez quand même à l’abri d’une hausse de la testostérone. Mais… mais le mot magique, je sors ça de… je sors ce lapin magique de mon chapeau : polymorphisme. Si vous avez des polymorphismes, et des polymorphismes rares homozygotes accélérateurs des deux parents qui envoient la prénélolone vrouf dans la voie DHEA, qui alors n’a plus qu’à suivre à l’intestin, mais vous aurez quelques cas où ce sera quand même un peu décevant. Donc même chose, même réponse. J’insiste parce que ça concerne quand même pas mal de gens, hein… ça, hein.

Si vous voulez, la prénélolone, c’est un peu la prohormone magique, la mère de tous les stéroïdes. Et donc euh forcément, il y a plein de cas de figures qui vont se présenter de dire « Oui, mais… cette hormone-là, est-ce que… est-ce que c’est pas un problème ? » Je vous rappelle quand même que l’on prescrit énormément de prénélolone, moi en particulier, pour qu’elle devienne du cortisol chez les gens qui sont en bout de course, qui n’ont plus de cortisol, qui ont des 17-hydroxystéroïdes sur urine de 24 h en chute libre, et quand ils sont au bout de leur chute libre et qu’ils arrivent… bon, je vais pas vous donner les unités par cœur, mais pour des valeurs de référence des 17-hydroxystéroïdes urinaires, qui est ma… ma valeur phare pour évaluer le cortisol, puisque le cortisol… [Musique]… euh sanguin sérique pris le matin… moi, j’aime pas, vu que il y a un pic… un pic à 15 minutes. Un pic de 15 minutes. Vous testez le cortisol matinal. Ah oui ! Non, mais docteur Mouton, il faut le tester à 8 h, hein. Là, comme ça, vous avez le pic. Oui. Bon, bah écoutez, excusez-moi, mais si ça se trouve, votre pic, il était à 7 h 30, et à 8 h, basta. Voir si vous êtes plutôt lève-tôt, ben le pic à 8 h, il est pas encore atteint ou il est en… en voie de construction ou il est déjà sur le déclin ? Qu’est-ce que vous voulez vous dire ? C’est quoi cette vue de l’esprit ? Ce… ce fantasme de dire, vous allez avoir le pic en prenant une valeur à une heure le matin arbitrairement à 8 h, ou il y en a qui disent 7 h 30… ah, moi j’ai raison parce que moi je fais… je prends mes pics à 7 h 30… ah non, mais moi c’est 8 h… mais il y a personne qui sait, et le pic est variable d’une personne à l’autre. L’lève-tôt, comme Alex, je pense que le pic est à 7 h, il le sait probablement… mettez-moi un peu l’heure de votre pic là, vous qui savez tout, et alors Milenka, qui… qui… qui jouit de… de sa retraite, qui… qui jouit tout court. Enfin bon, restons en poli, mais euh je pense que elle… son pic est plutôt à 8 h 30 ou 9 h, voyez. 10 h, elle me dit 10 h… ou là là, ça devient indiscret. Euh donc ce pic matinal, c’est une vaste foutise. OK.

Alors, on va me dire « Ah oui, mais alors on va faire le cortisol sur les urines, hein ? Sur urine de 24 h, encore mieux. » Problème du cortisol sur urine de 24 h, c’est que dans les urines de 24 h, ce qu’on est censé voir dans le domaine du cortisol, ce sont les métabolites du cortisol. Ah oui, les 17-hydroxystéroïdes. Les 17-hydroxystéroïdes, c’est le produit de la métabolisation par le foie. Phase 1 : cytochrome P450. Euh et phase 2, et c’est ça qu’on trouve dans les euh urines de 24 heures sous l’appellation globale 17-hydroxystéroïdes. Pourquoi hydroxystéroïde ? Et bien vous avez ça sur mon super graphique Wikipédia magique. Alors, je sais pas si on… d’ailleurs, puisque c’est ça que je vais scanner sur la deuxième rangée, vous avez un OH qui est la conversion de la prénélolone en 17-alpha-hydroxy-prénélolone faite par la 17-alpha-hydroxylase dont je vous parlais tout à l’heure… hydroxylase. Donc il y a OH qui est ajouté là-bas sur le carbone 17. Tout ça est d’une logique implacable qui va être transformé de proche en proche avec toujours le même H et qui va se retrouver dans le cortisol sur lequel il y a un deuxième OH qui est ajouté par une 11-bêta-hydroxylase. Et donc si vous voulez le cortisol, il y a du OH un peu partout. Et donc les 17-hydroxystéroïdes euh… ben c’est… c’est ce… ce… ce OH qui est sur le carbone… le carbone 17 et tous ces métabolites hépatiques phase 1, phase 2. Et donc ça, c’est ce qu’on doit trouver dans les urines de 24 heures. Si on trouve du cortisol, je suis désolé, mais c’est un raté. C’est un… un… un ratage. Alex se lève à 5 h 45. Je demande si c’est ça, c’est pas l’heure à laquelle il se couche. Moi, je crois qu’il y a erreur sur le bref. Et donc euh ce… ce cortisol sur urine de 24 heures, c’est ce qui a échappé à la détoxification. Est-ce que c’est un problème en soi ? Non, il y a toujours quelque chose qui échappe, hein, aux voies de détoxification. Rien n’est 100 % dans ces… ces toutes ces voies biochimiques. Mais est-ce que on peut extrapoler le cortisol qui est un échappatoire et prétendre qu’il reflète tout ce qui est passé par les voies de détoxification ? Moi, j’attends des études qui prouvent ça. Je n’en ai jamais vu. J’attends une étude qui teste le cortisol, qui teste les 17-OH stéroïdes Toto et qui nous dit « Là, il y a une bonne corrélation. » Pour moi, il y en a pas. Mais je veux bien avoir une étude qui prouve qu’il y en a une, mais cette étude n’existe pas à ma connaissance. Je doute fort que quelqu’un investisse des millions pour prouver ce bazar-là. Vous devez doser les 17-hydroxystéroïdes sur une 24 h pour connaître votre statut du cortisol. Il y a pas d’autres solutions. Je vous renvoie, j’ai plein de vidéos là-dessus. OK ?

Et donc tout ça pour vous dire que moi, quand je veux soutenir mon cortisol que j’ai évalué avec les 17-hydroxystéroïdes sur une 24 h, et bien j’utilise la prénélolone. Donc là, je sais que si vous voulez… le pauvre cortisol, lui, à part de venir de la prénélolone, ou alors c’est une manipulation divine… bon, je n’exclus pas… on arrive, on s’approche de… pas que tout est possible, mais le cortisol, ben ça vient de la prénélolone, et donc pas de prénélolone, pas de cortisol, ou en tout cas pas de renouvellement du cortisol, et à un moment donné, il va s’effondrer. Et puis je vous rappelle : pas de cholestérol, pas de prénélolone, pas de cortisol. Ah oui, parce que l’existence ça va pas apparaître par l’opération du Saint-Esprit, ce qui d’ailleurs nous renvoie… enfin bon, je vais arrêter avec ça. Euh donc euh les traitements par statines mégadoses qui font disparaître littéralement le cholestérol, hein, allez vite vérifier. Alors que bon, moi je suis pas d’accord avec c… c… ces trucs super agressifs, mais bon, il y en a qui les ont… que si vous voulez que je dise ça existe… et bien allez vite vérifier vos… vos… votre prénélolone parce que je… je vois mal, hein, parce qu’il va pas y avoir de la prénélolone qui apparaît comme par enchantement. Ce sont des voies biochimiques. C’est… c’est… c’est A euh qui devient B, qui devient C, qui devient D, qui devient E. Il y a cinq étapes pour arriver au cortisol en partant du cholestérol. 1, 2, 3, 4, 5. Vérifie pour être sûr de ne pas me tromper dans mes… dans mes calculs. Et alors si vous voulez, c’est l’occasion rêvée pour… on a quand même fait deux questions. Alors bon, il en reste quatre. Ça va, on avance. Euh, on a encore du temps. Euh pour revenir à cette histoire d’étude. OK, je pense que c’est le bon moment pour en parler. Il y a pas d’études qui comparent le cortisol… si en a de grâce et vous êtes au courant, faites-moi savoir, parce que tout finira peut-être par être étudié un jour, mais bon là, j’ai encore cherché il y a pas longtemps… que dalle. Mais il y a pas d’étude qui compare le cortisol sur urine de 24 heures avec les 17-hydroxystéroïdes sur urine de 24 heures et qui valide une… une proportion entre les deux qui permettrait d’échapper aux 17-hydroxystéroïdes, parce que 17-hydroxystéroïdes, c’est de la chromatographie, c’est cher, et ça demande des techniciens qualifiés, très qualifiés, qui eux-mêmes sont chers, donc la technique est chère et les techniciens sont chers. Donc ça me plaît pas au labo. Mais je regrette. Faites de la médecine fonctionnelle, il faut des tests fonctionnels. Et moi, quand on vient avec du cortisol seul… euh alors Daniel, hein, qui est notre naturopathe à titre qui m’aide aussi… alors Alex, maintenant il se lève à 4 h 45. Ça change, mais c’est le changement d’heure. Voyez, il est en train de nous… nous bluffer avec les… ça. Je crois que c’est… il se lève en fait à 4 h 45 à l’heure… à l’heure… de… de… de… d’où il provient, à Iquitos. Mais bon, ça c’est… chez… chez… chez nous, il est… il est… il est… c’est… c’est midi quoi. Il se lève à midi en fait, mais il nous parle en heure d’Iquitos. C’est pas grave, on réglera ça parce que il sera le grand animateur du webinaire de la mi-septembre. On réglera nos comptes à ce moment-là. Et toujours est-il que donc ces… ces 17-hydroxystéroïdes sont incontournables, mais eux aussi sont très mal étudiés. Qui va investir de grosses sommes sur tous ces machins-là qui ne vont enrichir personne ? Et bien c’est… c’est du rêve.

Et alors, j’ai été… alors je… je commence parce que j’ai une anecdote à… à livrer. Euh, je vais citer son nom parce que je… je vais aussi faire des compliments. Euh, c’est un… un… un nutritionniste naturopathe… je suis pas exactement… il est probablement les deux… connu depuis longtemps qui… qui euh… qui s’est fait connaître surtout comme bodybuilder, comme expert en prise de masse, en musculation et cetera, et qui… et qui est un grand sage et qui… qui s’intéresse beaucoup au euh… aux référents scientifiques. Qui travaille beaucoup les aspects scientifiques. Ce que j’apprécie… alors je… je regarde ce… ce qui… ce qui… ce qui recherchent, je m’y intéresse parce que… donc je commence par les compliments. Euh, il s’appelle Bruno Lacroix, je crois que… il s’entendra parce que je pense qu’il va regarder ce webinaire. Il n’est pas là ce soir, mais il va certainement le regarder plus tard. Et donc c’est quelqu’un qui… qui fait référence dans toutes ces médecines euh… je dirais complémentaires, naturelles… qui est de généralement de bon conseil, qui est certainement très pointu dans son domaine spécialisé de… de… de musculation, hein. C’est un grand expert de la musculation depuis très très longtemps. D’ailleurs, il… il a le physique qui… qui va avec, comme on dit à Liège, hein, qui va avec… c’est du belge… mais lui est français, hein. Bon, et donc… et alors figurez-vous que j’ai été assez déçu de son… sa réaction il y a… il y a un certain temps déjà quand je suis venu avec mes concepts de prénélolone que lui ne connaissait pas trop ou ne voulait pas vraiment accepter comme étant pertinent. Je crois qu’il était très influencé par le discours anti-âge. Prénélolone. Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ça sert à rien. OK, c’est du pipo. Bah du pipo, du pipo. Si c’était du pipo, j’aurais pas prescrit 20 000 fois. Et euh… enfin bref, il a fallu le temps. Je crois qu’on s’est quand même expliqué, qu’il a quand même fini par comprendre mon point de vue, mais au début il était très très sceptique. Ce qui m’a choqué d’ailleurs… je… je… je… je crois qu’il s’en doute, mais je le précise. Je lui… je lui dis clairement ce soir parce que… parce que… ben tenez-vous bien… parce qu’il y avait pas d’étude. Il me dit « Mais il y a pas d’études, donc ça vaut rien. » Comment ça ? Parce qu’il y a pas d’études, ça vaut rien. Je fais un blanc volontaire pour que vous ayez le temps de digérer ça… parce qu’il y a pas d’étude. Ce n’est pas une démarche valable. Réfléchissons un peu là, un petit moment tous ensemble. Évidemment que il y a euh un intérêt à s’intéresser à la prénélolone ne serait-ce que sur base de la biochimie. Qu’est-ce que vous faites de la biochimie ? Ça, premier graphique, ça, deuxième graphique. C’est pas des études. C’est mieux que des études. C’est beaucoup mieux que des études. C’est la réalité. Pas des études. Déjà les études, faudrait savoir qui les a subventionnées parce que parfois on a de mauvaises surprises. Faut encore qu’elle soit bien faite. OK. Euh ça… ça… on est certain que c’est bien fait parce que ça c’est la nature qui l’a fait sur des millions et des millions d’années, parce que en plus c’est… voilà… c’est pas que les hominidés… ça vient de beaucoup plus loin. OK. Le petit Goliath, il a aussi des surrénales, hein. Elles ont un peu trinqué, mais euh… [Musique]… euh il a des surrénales qui sont en train de reprendre vie. Et donc cette… cette idée que parce qu’il y a pas d’étude, ce n’est pas valable. Alors, on me dit « Oui, mais c’est pas sur PubMed. » Mais ça, c’est pas sur PubMed non plus. Ça c’est dans les livres de physiologie et de biochimie. Bordel de merde. Oui, bordel de merde. Non, mais moi j’en ai marre de ce truc-là. Alors, vous voulez un autre exemple ? Je vous donne un autre exemple. OK. Vous avez dit que ça viendrait un peu plus chaud, plus loin dans la soirée. C’est le bon moment. OK. Alors, est-ce qu’il y a une étude qui démontre que le maca, Lepidium meyenii… oh merde, c’est encore péruvien. On va encore avoir Alex sur le dos. Bon, j’aurais dû prendre un autre exemple. Tant pis, je vais commencer, je continue. Le Lepidium meyenii, le maca… et… maca. Est-ce qu’il y a une étude qui montre que c’est sûr pendant la grossesse ? Ben non. Ben non. Et donc moi, j’ai subi depuis 30 ans que je… je préconise du maca qui favorise euh l’allaitement. Figurez-vous bien, ça c’est un fait, ça c’est reconnu, hein. Et que donc on peut commencer à donner euh pendant la grossesse parce que après la grossesse, figurez-vous qu’il y a l’allaitement, je sais pas si vous êtes au courant, et que donc on pouvait pas donner parce qu’on avait pas d’études qui prouvaient que c’était sûr pendant la grossesse. Alors moi ce que je disais à l’époque… je crois que maintenant ça s’est un peu calmé ce délire parce que ça c’était un délire grave… mais le même truc qu’avec Bruno Lacroix et sa prénélolone qui n’est pas sur PubMed… et qu’est-ce qu’on disait ? Ah non, mais le maca, il y a pas d’étude, donc on peut pas donner pendant la grossesse. Je dis « Ah bon ? » Mais je dis « Est-ce que d’abord est-ce qu’il y a des études sur le fait qu’on puisse manger des carottes pendant la grossesse ? » Alors, les gens me regardent avec les yeux ronds. Euh, ben non, enfin probablement pas. Mais je dis « Alors, comment est-ce qu’on ose donner des carottes aux femmes pendant la grossesse ? Il y a pas d’étude. » Oui, mais enfin le maca péruvien euh… bon… avec un petit sourire… euh on ne sait pas ça. Je me suis dit « Si, il y a mieux qu’une étude. » Alors, qu’est-ce qu’il y a de mieux que les études ? Bien, la biochimie et la physiologie humaine et préhumaine si vous voulez. Ça, j’en ai… j’en ai parlé pour le maca. Euh bon, il y a pas l’équivalent de ça. Il y a 5000 ans de femmes qui vivent dans les Andes qui prennent du maca pour mieux réussir leur grossesse, voire même avant pour la fertilité parce que c’est reconnu aussi pour la fertilité, et pendant… pour… voilà… parce que c’est nutritif, que c’est plein de… de prohormones végétales, et évidemment… enfin grossesse, c’est pendant le… l’allaitement pour la lactation, pour… pour booster la lactation. 5000 ans. Combien de femmes dans les Andes ont consommé du maca en 5000 ans pour leur grossesse ? Elles ont beaucoup de grossesses dans les Andes, figurez-vous, en prime. OK ? Enfin bon, ça c’est anecdotique. Et bien euh si ça c’est un fait établi que personne n’a jamais euh émis des plaintes sur le maca pendant la grossesse, et ben euh… ferme ta gueule, hein. Ferme ta gueule. Je suis grossier parce que ça me met hors de moi tout ce bazar. Ça me met hors de moi si vous voulez. C’est… c’est vraiment euh… très irritant, et le mot est fait. Mais bon, je vais essayer de revenir à des trucs plus polis euh… parce que euh… en plus souvent, parfois… en tout cas Bruno, c’était le cas, c’est les critiques qui viennent de mon camp. Je suis plutôt dans un camp naturel. Je me fais constamment taper dessus par euh les médecins, je dirais conventionnels qui ne croient qu’au médicament chimique qui a été euh expérimenté via des études randomisées en double aveugle avec des études dont la moindre coûte 50 millions de… de dollars, hein, ou d’euros maintenant, parce que bon, maintenant… bref… et donc euh je comprends que ces médecins-là qui sont formatés… ou chimiques, ben soient un peu sceptiques, c’est normal, c’est pas leur… leur… leur univers. Et je me fais attaquer par des gens de mon camp parce que quelque chose qui est basé sur la biochimie et sur la pratique clinique, notamment la mienne dont je ne reparlerai pas plus parce que je vous l’ai dit plusieurs fois… ou bon pour d’autres exemples… là c’est le… c’est le… c’est… voilà… c’est des populations entières qui ont expérimenté ça, et vous voulez des études qui de toute façon n’existeront pas parce que personne ne va mettre les crédits. Alors, c’est facile pour tuer cette médecine naturelle, cette médecine fonctionnelle que j’essaie de promouvoir tant bien que mal dans l’œuf puisque vous me dites qu’il faut des études qui… j’aurai jamais vu… qu’il y aura jamais les crédits, et que vous ne voulez pas croire la réalité des faits qui soient scientifiques, biochimiques, physiologiques, cliniques ou ethnologiques, et ben… bon, j’arrête avec les grossièretés, mais ça commence par M. OK. Bon voilà, ça c’est ma tirade sur les études.

Alors, si vous voulez bien, j’amorce… mais 3 minutes, 2 minutes… un autre problème d’étude, mais du… du même acabit, aussi choquant, mais qui est un peu différent à exprimer et qui va partir vers un prochain webinaire. Donc ça… ça amorce un projet de webinaire. Si ça se trouve, je changerai le programme du webinaire suivant, donc du mois de mai qui est dans 5 semaines, et puis tant que j’y suis, parce que sinon Émilie va me tomber dessus avec ça à la fin. Je ne pourrais pas lui donner la bonne date. Alors je la cherche comme ça, je ne suis pas pris de cours. Le webinaire suivant est programmé le 14 mai. OK. Alors, je pense que je risque de remettre en question le sujet qui avait été prévu, peut-être pour revenir sur le devant de la… je suis pas encore certain parce que je commence à en avoir un peu ral-bol de ce… de ce cirque, mais si vous voulez, il y a un cirque au sujet des études sur le jeûne intermittent, franchement, c’est à vomir. C’est à vomir. Euh, ça n’arrête pas. C’est un flot continu sur le jeûne intermittent. Euh alors… à… à forcerie sur le jeûne intermittent où les gens choisissent de… de passer le petit-déjeuner et de manger, je sais pas moi, à 10 h, 11 h… bon, à l’heure qu’ils veulent en fin de compte, hein. Les gens mangent quand même à l’heure qu’ils veulent, hein. Je signale gentiment à tout le monde, hein, ils mangent quand même à l’heure qu’ils veulent. Mais où évidemment le principe du jeûne intermittent, c’est d’avoir une fenêtre alimentaire relativement fermée qui peut être de 10 h, de 9 h, peut-être idéalement de 8 h, mais on n’est pas à une heure près, hein. Aujourd’hui, moi qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai mangé à midi parce que j’avais faim. Bon, Goliath crevait de faim à 11 h, il m’a donné faim. Donc, j’ai mangé à midi dès qu’il a eu fini. Euh et j’ai mangé… donc à 19 h, j’ai eu fini de manger à 19 h avant le webinaire. Donc aujourd’hui, j’ai une fenêtre alimentaire de 7 h. Bon, c’est impeccable. Et effectivement, j’ai commis le crime de lèse-majesté de manger à midi. Voilà, j’ai pas petit-déjeuné, mais moi je suis pas du matin. Je suis pas du matin. J’ai jamais été du matin. Je serai jamais du matin. Pour ça que je fais mes webinaires le soir. Sinon, heureusement, si j’étais du matin, vous seriez là à 8 h du matin. Euh, vous n’iriez pas au travail. Certificat médical, je les distribuerai. Je vous enverrai des liens, voyez, pour assister aux… webinaires, je vous ferai des certificats médicaux d’avance pour toute l’année, et on se farcirait tout ceci à 8 h du matin au lieu de 8 h du soir. Enfin bon, c’est… c’est pas vrai parce que je sens que les plaintes vont… vont… vont… vont… vont… vont jaillir. Mais bon, moi je suis pas du matin, je n’ai jamais été ni enfant, ni adolescent, ni jeune adulte, ni adulte, ni vieillard. Aujourd’hui, ben je ne suis pas du matin, puis c’est tout. OK. Voilà. Et dès que je peux… enfin c’est pas dès que je peux… dès que je suis en roue libre, j’ai des journées de plus de 24 h. Je… 25 h, 26 h, je passe très très bien le jet-lag vers l’Ouest. Et alors en Asie, c’est un carnage. Bon voilà, ça c’est moi. Il y en a qui sont du matin, à l’ex… à l’entendre… et du matin. Et regardez ici, ben il est 9 h du soir. Mais c’est une vraie épave. Voyez, c’est normal. On peut pas être du matin et du soir. Je veux qu’il passe une bonne soirée. Euh donc il y en a qui sont du matin, il y en a qui sont du soir. Moi, je… je pense que c’est pas une mauvaise idée que le jeûne intermittent soit adapté. Si vous êtes du matin euh… et bien vous vous prenez un petit-déjeuner. Moi ça me dérange pas, mais moi j’ai pas faim. Je vais pas me lever et m’obliger à bouffer à 8 h du matin si j’ai pas faim. D’ailleurs Goliath, il a pas faim non plus. Goliath, c’est 11 h 30. 11 h 30… bing… Goliath… enfin, il est comme moi… ça fait 16 ans… on… il y a une… un mimétisme… et donc… enfin bon… peu importe… mais ça c’est le jeûne intermittent… le problème des études sur le jeûne intermittent… et je vous le résume, mais je… je… j’étendrai ça évidemment beaucoup plus… c’est que vous pouvez prouver… à peu près prouver entre guillemets parce que ça n’est en rien des preuves… mais en tout cas, vous pouvez créer des études qui aboutissent à des conclusions totalement euh… euh… bon Alex n’apprécie pas les qualificatifs… totalement euh… euh… comment dire… à… à alarmiste, hein… des études effrayantes qui vous disent littéralement que si vous ne déjeunez pas, euh vous allez mourir beaucoup plus jeune, hein. Les problèmes cardio-vasculaires vont… vont se multiplier. Vous allez avoir la mort subite cardiaque, sudden cardiac death. Tant qu’à faire, c’est plus sympa que de… que de… d’agoniser évidemment pendant des décennies que… euh votre fertilité évidemment va complètement être balayée, que vous n’aurez aucune libido. Alors…

La dernière qui vient de sortir, c’est que votre longévité va s’effondrer. Alors, étant donné qu’il y a que quelques années que ce jeune intermittent est popularisé, on sait déjà que ceux qui viennent de commencer le jeune intermittent dans les dernières années ne vont pas vivre longtemps. On, on n’a pas encore pu les voir mourir, mais on leur dit : « Vous savez, vous, avec votre gueule de ne pas petit-déjeuner tôt le matin, et bien vous allez mourir jeune. » Ah bon ? Mais comment est-ce qu’on peut ? Et si, si c’est comme ça, c’est écrit. C’est écrit dans les tables de de de du prophète. Qu’est-ce que vous voulez que je dise ? C’est ça, c’est ça leur leur truc.

Alors, toutes ces études-là ont quand même certaines bases statistiques. Bon, pour la longévité, je doute. B, ils ont peut-être des marqueurs de longévité. Enfin bon, les télomères, si ça se trouve… enfin, je m’en fous parce que c’est du délire. De toute façon, moi je veux bien toutes leurs études. Mais alors, vous allez me refaire vos études, les petits gars. OK ? Et vous allez faire des études en séparant deux populations. C’est ça que je veux moi, c’est des vraies études. Je vais faire des études sur ceux qui ne petit-déjeunaient pas parce que quand ils étaient écoliers, moi aussi j’étais écolier. Bon, tu sais, c’était… heu… bon, avant certaines guerres. Mais qu’est-ce qu’il y a ? Quand, quand ils étaient écoliers, et bien euh leurs parents n’avaient rien à [ __ ] de leur préparer un petit déjeuner. Ils s’en foutaient royalement de savoir s’ils allaient aller à l’école à l’heure ou en retard, s’ils allaient y aller tout court, euh ce qu’ils allaient leur donner à manger ou pas, éventuellement leur fourguer un sachet de chips où il y en avait plus, donc ils avaient rien. Et donc, c’est des gosses qui allaient à l’école qui ont perdu l’habitude de petit-déjeuner, et cetera. Bon, qu’est-ce que vous pensez que ça va donner au niveau d’adulte, ces familles-là ? C’est triste, hein, mais ça existe, si vous voulez que je dise, je n’invente rien moi.

Et donc euh, ils, ils ne, ils ne, ils n’ont jamais petit-déjeuné correctement, ou alors c’était vraiment immonde. Donc, il fallait encore mieux ne pas manger ces bazars-là. Et euh, donc ils ont pris cette habitude, mais voilà, ce sont des milieux défavorisés euh socio-économiquement, socio-culturellement. Et donc ce sont des gens qui n’ont jamais petit-déjeuné, qui mangent mal, qui, qui ne s’occupent absolument pas de leur santé, hein, et qui n’ont pas du tout les préoccupations que nous, ici, nous avons, tous ceux parmi mes patients, et il y en a beaucoup ici, et puis tous ceux qui euh sont des adeptes de la médecine fonctionnelle, parce que c’est quand même ceux-là qui voient mes webinaires et qui assistent en live… Euh, qu’est-ce qu’il y a ? Golière, tu vas aller boire ? Allez voir, va vite, va vite boire. Regarde, il a ton bol là. Va vite.

Et donc euh, ceux-là, soit ils font un jeune intermittent et ils dînent très tôt, et ils peuvent déjeuner tôt, et moi ça me va parfaitement. J’ai jamais changé ça chez personne. Soit ça ne leur convient pas trop comme ça, et ils peuvent jeûner à 10h, 11h, midi, et puis voilà, ils dînent en fin, en fin de journée, idéalement pas trop tard, parce qu’il n’est pas bon de manger après 20h. Tout le monde est d’accord là-dessus, tout le monde. Et donc ça, c’est deux populations complètement différentes, totalement opposées au niveau socio-économique et au niveau socioculturel, au niveau éducation, au niveau désir de respecter les règles pour être en bonne santé, et, et, et qu’est-ce que vous croyez qu’elle est la proportion si on fait une étude pour tous ? Il va y avoir combien qui font ça pour leur santé et combien qui font ça parce qu’ils se foutent de leur santé ? Ça va être un rapport de quoi ? De 10 pour un, je suis optimiste. De 50 pour un. Alors, une étude qui vous dit que ne pas petit-déjeuner est mauvais pour la santé, ce qui est le cas de la majorité là parce qu’ils se foutent de leur santé, et tirer les conclusions de ça pour ceux qui ne déjeunent pas pour leur santé, je suis désolé, c’est une arnaque intellectuelle. C’est comme ça. On ne peut pas tirer des conclusions d’études qui sont massivement biaisées en faveur de gens qui ont de mauvaises raisons pour ne pas petit-déjeuner.

Alors, j’ai pas encore parlé de ceux qui ont bu toute la nuit. Allez, hein. Non, je veux pas encore parler d’Alex… euh… de ceux qui ont bu toute la nuit, de ceux qui se sont drogués toute la nuit, hein, euh de ceux qui euh ont fait… enfin bon, ceux-là c’est peut-être mieux pour la santé, je pense, mais je sais pas… si, à mon avis, ils auront faim, ils vont, ils vont petit-déjeuner, mais bon, je veux dire, si vous voulez des fettars et cetera quoi. Donc, qu’est-ce que c’est que ça pour des études ? Qu’on fasse, bon sang, une étude sur une population qui décrète qu’il, il ne petit-déjeune pas volontairement pour leur santé, et vous allez trouver des morts cardiaques subites et des infargos et des morts prématurées et 36 horreurs qu’ils annoncent, tous assumés, de pas de fertilité et pas de c et pas de dibido et pas de ça dans cette population, et ben non, parce que je sais, c’est ma population de patients, ça fait 15 ans que je, je, j’ai… beaucoup, pas tous, hein, mais j’ai certainement 3/4 de mes patients qui sont en jeûne intermittent sans petit-déjeuner. 2/3/4 ? Oui, minimum 2/3, probablement 3/4 aussi, parce que moi j’ai beaucoup travaillé dans des, dans des mégalopoles, et les gens, vous savez, le matin ils ont déjà bien du mal à s’en sortir, quand je leur disais : « Bah écoutez, si vous voulez, vous pouvez passer… Oh, mais moi ça va, ça va vraiment me sauver le, la vie, l’agenda, le stress, je vais pouvoir enfin gérer, et puis bon, je ferai un petit break en milieu de matinée, et puis, puis je mangerai à ce moment-là quelque chose qui est, qui est sympa en plus, comme je les, je leur enlevais les cochonneries sucrées et cetera, ben il n’était pas inspiré par le fait de manger un avocat et des sardines. » Enfin bon, les sardines, j’exagère, mais un avocat à 7h du matin, mais par contre à 10h, ça leur allait bien.

Donc euh voilà, moi j’en ai des centaines comme ça. Et ben figurez-vous qu’ils sont toujours tous vivants, qui n’ont pas eu de, de, d’insuffisance cardiaque. Insuffisance cardiaque. Je dis : « Vous foutez de qui ? » Qui n’ont, qui ne sont… ils sont vivants, ils sont bien, ils sont en forme, ils ne prennent pas de médicaments… je le fais, je ne prends pas de médicaments. OK. Euh, eux non plus pour la plupart, bon avec des exceptions, je suis pas contre de prescrire des médicaments quand il en faut, puis ils ont leurs spécialistes parfois qui leur en prescrivent. Enfin bref, je vais passer toute la soirée à ça. Mais alors vos histoires d’études, s’il y en a pas euh et que l’on comprend pourquoi il y en a pas, ou qu’on en a pas besoin parce qu’on a la biochimie, la physiologie et les femmes des Indes… Enfin, la campagne d’Alex, elle vient pas des Andes, elle est belge. C’est un peu… bon, c’est bien que c’est un peu désavant, mais donc il y a des énormément de femmes dans les Andes qui nous servent de preuve que le maca est sûr pour, pour ces femmes enceintes. Euh voilà, c’est, c’est ça le problème des études. Et quand il y en a, et bien réfléchissez un peu à ce que ces études étudient. Et vu que c’est pas du tout ce que vous prétendez, que vous prenez ces études-là pour infliger des critiques acerbes à des gens qui ne correspondent pas du tout à la population qui a été étudiée, et bien… et je n’ai pas dit de grossièreté, j’ai juste émis des sons. Des sons pour les cons. Euh, pardon, des sons. Next question. J’ai quand même bien fait de pas faire ça au début. J’aurais bien moins, bien moins bien fait si j’aurais pas été échauffé. Alors, enchaînement facile. Est-ce que Marie est là ? Marie S qui me pose une question, qui nous pose une question sur le THS et la prégnénolone et la DHEA. Marie, elle ne nous… Ah non. Oh, stop. Si ma question est retenue, je ne souhaite pas apparaître dans le webinaire. Bon ben la question est retenue, elle est là, elle se cache, elle a mis une cagoule. Oui, je veux bien apparaître, mais bon. Ah ben voilà. Mais regardez, il y a pas de mal. Ben écoutez, c’est bien parce que c’est de la timidité. Allez, franchement très sympathique, et on a, on est, ils sont tout contents d’entendre autre chose que ma voix. Vous comprenez ? Donc voilà, vous avez votre question. Elle est parfaite, elle est brève. Je préfère que vous nous la posiez vous-même, et on a besoin effectivement d’un peu de… euh… ça, ça va réveiller tout le monde et notamment Alex, évidemment, qui… bon, donc allez-y. D’accord. Merci.

Alors, comme je l’ai pas devant moi, ma question c’était en gros : quand, pour une femme ménopausée qui est sous traitement hormonal, donc qui prend déjà œstradiol et progestérone, est-ce qu’en prenant euh donc 100 mg de euh de prégnénolone et 10 mg de DHEA, est-ce que dû au rétrocontrôle possible euh euh de la dose suffisante en œstrogène et en, en progestérone, est-ce qu’on va pas direct à la voie du cortisol ? Bon, alors voilà, ou de la testostérone, ou… très bien. C’est une question qui, qui me, qui me plaisait beaucoup pour euh parce que c’est le prolongement des précédents avec ces fameuses voies, hein. Je ressors évidemment mon diagramme magique et euh c’est intéressant à plus d’un titre, parce que là vous évoquez quelque chose qui est la coexistence d’un THS, donc œstradiol… le bon THS bioidentique, le stradiol gel, c’est-à-dire par voie transdermique, et la progestérone bioidentique, donc on considère comme quand même un THS beaucoup plus sûr que les anciennes formules chimiques qui ne sont pas nécessairement anciennes d’ailleurs, et que bon, moi je, je refuse de prescrire. Moi je prescris, je ne prescris pas, je renouvelle pas. Les femmes qui viennent chez moi qui ont un TH chimique, je leur dis : « Écoutez, bon, c’est vous qui décidez, une fin, moi j’aime pas et c’est pas moi qui vais vous le represcrire. Si vous voulez un renouvellement de prescription, c’est pas de moi. » Et puis en général je les fais changer, mais bon, elles ont le droit de, de respecter ce que leur gynécologue leur a donné. Et si elles vont très bien avec ce que les gynécologues leur a donné, bah écoutez, moi je ne suis pas non plus euh là pour, pour, pour défaire des choses qui vont bien, et je, je ne veux pas trop m’immiscer. Mais ici, c’est un THS tout à fait euh euh acceptable puisque il est le plus naturel possible. Euh bon, on peut toujours évoquer le dioxyde de titane dans les progestérones, mais c’est très difficile d’en trouver 100 %. Moi maintenant, j’ai trouvé la formule, c’est que je le, je l’ai fait en, je l’ai prescrit en magistral, et là on met pas de dioxyde de titane. Je sais pas pourquoi ils ont tous cette obsession de [ __ ] du dioxyde de titane dans la progestérone bioidentique. Bon ben je sais pas, je comprends pas. En plus, je me demande pourquoi tous ils en mettent. Je me demande s’il y a pas qu’un producteur en Europe de progestérone naturel dans lequel il y a des oxydes de titane, et toutes les marques déclinent ça sous des noms de marques. Bref, j’en sais rien, mais c’est quand même assez surprenant. Euh, ceci dit, j’ai pas non plus dit que le dioxyde de titane était létal, hein. Mais enfin bon, voilà, c’est… Ouais. Dioxyde de titane, c’est quand même pas la première chose qu’on a envie de, de, de donner à ces patients.

Et donc des, des, des femmes qui ont à la fois un THS comme on le vient de le décrire et un traitement de soutien des surrénales à base de prégnénolone, DHEA. Vous voyez que celui que vous recevez, il est typique de ce que euh je donne facilement, c’est-à-dire 100 mg de prégnénolone, 10 mg de DHEA. Très bien. Mais est-ce que ces deux-là vont ensemble ? Alors, la façon dont vous posez votre question, la réponse est facile. Il y a une faute fondamentale dans votre questionnement parce que vous suggérez que les hormones sexuelles du THS exercent un rétrocontrôle euh sur ce qui se passe avec la prégnénolone… Je vous rappelle… enfin, tout dépend de la manière de ce à quoi vous faites… Exactement allusion, mais ce que je veux faire apparaître ici, c’est… j’en profite pour rappeler, c’est pas, c’est pas nécessairement euh lié à votre question, c’est plus général. Je vous rappelle que la prégnénolone et la DHEA, vu qu’il y a pas de récepteur, c’est pas soumis à rétrocontrôle. Tout ce qui est soumis à rétrocontrôle, c’est les hormones qui ont des récepteurs cibles. Et c’est par là que les boucles de rétrocontrôle sont amorcées. OK. Est-ce… Est-ce qu’on peut pas… Oui. Allez-y Marie. Est-ce qu’on peut pas imaginer que le rétrocontrôle se fait au niveau central et que ça va réguler les, les enzymes ? Alors oui, je vois, mais c’est bien ce que j’avais perçu de votre question, hein. Euh, c’est-à-dire que s’il y a suffisamment… parce qu’on les prescrit… de stradiol et de progestérone, que ça freinerait les enzymes qui aboutissent à ça, et que donc la voie du cortisol serait privilégiée. C’est ça que vous voulez dire. Ouais, mais ça, c’est, c’est pas dénué de sens si c’est bien ça que vous voulez dire. Donc si ça euh euh… c’est parce que il y a quelque chose dans votre question. C’est pas tout à fait comme ça que j’avais compris parce que vous m’avez écrit… je suis pas sûr que c’est ce que vous avez dit ce soir euh qui, qui euh qui influencerait la production de testostérone et de cortisol. Alors cortisol, oui, ça tient la route ce que vous dites là. Bon, je vous avoue que c’est quelque chose à quoi je n’ai jamais pensé. C’est… mais la preuve que les questions dans, dans toutes ces questions, j’apprends toujours. Donc la voie du cortisol qui est la troisième voie, parce que c’est vraiment l’occasion rêvée de bien vous rappeler le schéma. La prégnénolone par 1, dans la progestérone, première voie de DHEA. Mais alors la DHEA elle-même euh poursuit vers la testostérone et le stradiol. Donc la testostérone, elle est dans la voie hormonale sexuelle. Ça c’est la deuxième voie. Et la troisième voie, c’est celle qui va jusqu’au bout au niveau du cortisol avec cinq étapes. Donc comme vous avez mis la testostérone et le cortisol dans la phrase, bon là je n’ai pas capté, mais en réalité si vous enlevez testostérone qui elle est dans la boucle hormonale et donc peut-être soumise à des rétrocontrôles comme vous y avez pensé… Euh bon là on l’enlève, mais si on ne parle que du cortisol, ben c’est vrai que finalement les autres voies on pourrait penser qu’elles sont euh qu’elles sont freinées. Bon euh c’est une hypothèse de travail. OK. Euh je sais pas, je suis un peu perplexe. Je, je, j’y réfléchirai plus avant. On verra si dans les commentaires… parce que ce soir on est… enfin en petit comité, on est quand même assez nombreux, hein, on est 57 ici en live, c’est pas mal, mais euh bon la vidéo va être vue 10 000 fois. Bon, ça le fait, je peux vous garantir, hein. Euh donc il y aura 10 000 personnes qui auront leur, leur grain de sel à mettre, et donc peut-être que dans les commentaires… je sais pas… il y a peut-être des idées qui vont venir. Moi, je suis un peu, un peu euh… bah devant ça. Euh mais oui, ça me paraît intéressant si on, si on enlève le, la testostérone qui elle est dans la deuxième voie, mais la troisième voie, celle du cortisol pourrait être favorisée. Mais alors, c’est l’occasion pour refaire mon couplet, hein, et merci Marie pour cette bonne question. Merci. Euh, refaire mon couplet qui est de dire : « Mais au-delà de ça, ce qui risque d’arriver, c’est que la personne dont il s’agit, bon, je sais pas si c’est vous en l’occurrence, peu importe, hein, la personne en question pourrait éventuellement fausser le jeu avec des polymorphismes qui favorisent une voie plutôt que l’autre. » OK ? Donc quand je pense à des variations dans ces voies, je suis toujours un peu plus titillé par les polymorphismes et je voudrais bien être le, le, le premier médecin fonctionnel qui, qui sait, qui a le, le, l’accès au génotype de ces enzymes, parce qu’il y en a pas 50, hein, des enzymes ici, hein. Il y a la 17 alpha hydroxylase, la 17,20 lyase, la 17 bêta HSD, il y a l’aromatase et la 21 hydroxylase et la 11 bêta hydroxylase. Il y a euh… il y a six enzymes, hein, les gars. Les gars, c’est les deux sexes, hein, pardonnez-nous bien. Euh, il y a six enzymes. Donc s’il y a des polymorphismes, il y a moyen de, il y a moyen d’y arriver. Mais c’est pas publié, c’est pas étudié. Je pense que ça le sera parce que ce serait génial. On pourrait personnaliser tout beaucoup plus avant. OK. Bon, mais donc si vous voulez votre question, elle, elle lève des interrogations auxquelles je suis pas capable de répondre de manière très satisfaisante, je trouve. J’aurais peut-être de l’aide. J’appelle à l’aide. Euh, c’est très intéressant. Voyez qu’il y a toujours des idées partout. Faut, faut, faut les exploiter. Mais je, je vous, vous constatez que je suis un peu obsédé par les euh les variations interindividuelles des voies en question qui sont soumises à des polymorphismes qu’on ne peut pas prédire, mais qu’on pourra certainement mesurer un jour. Mais en attendant, c’est quand même toujours la même chanson. Prépondérance de la progestérone, un peu décevant du côté DHEA, testo, et cetera. Si on veut favoriser ça, il faut prescrire de la DHEA. Et puis le cortisol qui euh, en dehors de ce que vous suggérez avec les rétrocontrôles, le cortisol, ben c’est sa seule voie possible, c’est de, d’être produit au départ euh de la prégnénolone. OK. Voilà. Merci. Donc voyez, merci. Je suis content que vous soyez apparue parce que finalement voilà, à question euh pertinente, apparition pertinente. Merci. Merci Marie.

Bon, alors, alors là je propose de passer à un autre lot de questions… euh… ça, c’est… je crois pas que c’est quelqu’un qui se soit enregistré parce que c’est un, un email qui date d’avant-hier sur lequel j’ai sauté à pied joint. Euh, c’est un certain Olivier donc qui a pris contact avec nous via mon site internet. Euh donc quand, quand vous écrivez à mon site internet sur le contact@gmouton.com, c’est filtré. Moi je reçois pas ces emails-là. C’est mon staff qui, qui les reçoit, qui filtre et qui fait remonter vers moi ce que mon staff estime euh nécessiter mon intervention. Mais pas tout, hein, parce qu’il y a trop… ils gèrent comme ils peuvent le reste… j’envoie éventuellement vers mes collègues, mais euh… pour juste pour vous signaler que c’est pas parce que vous envoyez un email sur mon, le contact de mon site que moi je le vois. Je le vois pas, ce… je, je regarde pas ça, il y en a trop. Euh, j’ai déjà du mal avec mes propres trucs, mais euh voilà, celui-ci m’a… mais on m’a fait remonter celui-ci parce que il y a des questions auxquelles euh je dois répondre euh qui est euh d’ailleurs euh euh intéressant, c’est pour ça que je partage ça avec vous. Olivier donc a souffert de ce qu’on appelle un phéochromocytome, qui est une tumeur a priori du cortex surrénalien plutôt que de la médullosurrénale, donc qui nous occupe ici. Euh, attendez… le phéochromocytome… attendez… c’est l’inverse. Le phéochromocytome, c’est la médullosurrénale, je crois. … permis duos surrénale, mais toujours est-il que donc je suis en train de mettre les choses à l’envers. Bon, c’est pas mon, mon domaine, moi, hein, je soigne pas les phéochromocytomes, ça part chez les endocrinologues. Et toujours est-il que bien que ce soit la médullosurrénale et pas le cortex, on enlève les surrénales, et figurez-vous quand on enlève les surrénales, on enlève la médullosurrénale et le cortex avec. Bon, donc euh Olivier n’a plus de surrénale, et donc il reçoit un traitement euh de d’hydrocortisone 35 mg par jour, et il reçoit aussi de la fludrocortisone. Alors l’hydrocortisone, parce que c’est quand même important qu’on en parle un petit peu, c’est pas… on va pas en parler beaucoup, j’en ai parlé par ailleurs. Je suis pas big fan de l’hydrocortisone. L’hydrocortisol, c’est un synonyme du cortisol. Le cortisol est la molécule naturelle qu’il y a dans nos voies biochimiques que vous avez sur mon fameux graphique. Et l’hydrocortisone, c’est la même molécule mais prescrite par un médecin. Mais c’est la même molécule. C’est cette formule-là. OK ? Alors quand on a plus de surrénale, il est logique de recevoir de l’hydrocortisone. 35 mg n’a rien de d’étonnant. Goliath, tu veux revenir chez moi ? Oui, Goliath commence à vouloir faire sa promenade nocturne qu’on ne va pas tarder à faire, mais on va d’abord terminer. On avance bien. On est, pour moi, dans la dernière ligne droite. On va faire un truc très, très clean ce soir. On va faire 2h, 2h10 minutes maximum. Donc du calme. Restez assis. Dites là. Ah, Alex est couché. Mais enfin bon, prévisible vu l’heure, et donc euh ce phéochromocytome a été enlevé… plus de cortex surrénalien… 35 mg de d’hydrocortisone qui remplace le cortisol et la fludrocortisone est un substitut des minéralocorticoïdes, donc de l’aldostérone, là au-dessus. OK ? Bon, moi quand je vois ça, je me dis que c’est un patient à qui je voudrais prescrire de la prégnénolone, de la DHEA qui ont des fonctions propres. Mais les endocrinologues sont pas très chauds pour, pour, pour les prohormones. Eux, c’est les hormones, les prohormones, c’est pas leur souci premier. Enfin bon, ça c’est un détail. Et alors, voici pourquoi je vous pose sa question. [Musique] Aujourd’hui, donc sous ce traitement d’hormones comme je viens de citer, j’aimerais suivre une autre voie. Cela vous semble-t-il possible d’évoluer vers une thérapeutique, disons plus douce et mieux tolérée à la longue par mon corps ? Bon, il va pas super bien, il n’a plus la même forme qu’autrefois, il a des coups de pompe, et cetera. D’où à mon avis l’intérêt de corriger sa prégnénolone, sa DHEA, parce que ça, ça joue sur la fatigue, c’est évident, on n’a pas le temps de, de, de, de dire tout ça ce soir, je vous renvoie à mes autres vidéos sur le sujet. Et donc, il voudrait reprendre son activité professionnelle et cetera, ce qui n’est pas tout à fait capable de faire pour le moment. Et donc, il vient vers nous pour une voie plus naturelle. Bon, alors je, je compatis, hein, c’est quand même une pathologie sévère. Euh, nous on pourrait l’aider quand même un peu certainement avec euh prégnénolone, DHEA, mais le gros problème si vous voulez là… bah ceci dit mon staff a conseillé à Olivier d’écouter ce webinaire. OK. Donc moi je, j’ai fait dire à Olivier : « Non, c’est pas possible. C’est pas possible. On ne peut pas prétendre que je suis quelqu’un qui n’a plus de surrénale, zéro, rien. Bye bye. » Pour une bonne raison parce qu’il fallait bien les enlever. C’est pas du tout ça que je remets en question. Euh, parfois je remets en question des thyroïdectomies qu’on aurait probablement pu s’épargner. Mais bon, ici une tumeur des médullosurrénales, ben vous enlevez, puis c’est tout. Ben pour autant que je sache, je ne vois pas de meilleur approche. Je pense que c’est la règle euh bien que ce ne soit pas ma spécialité. Et donc euh… toujours dire que lui qu’il n’en a plus, bah il y a personne qui va aller lui remettre. Et donc euh il avait un peu cette illusion si vous voulez. C’est un peu le… toutes ces questions qu’on a traité précédemment sur les voies. Les voies, ben lui, il aurait espéré que les voies soient suffisantes pour lui donner ces hormones-là en travaillant en amont. Alors oui, on peut travailler en amont, Olivier, parce qu’en fait c’est le pauvre… sa réponse c’est maintenant, hein. On lui a dit : « Ben écoutez… écoutez le webinaire. » Oui, on peut, on peut utiliser les voies. Rien ne prouve qu’on ne pourra pas d’ailleurs diminuer les besoins en hydrocortisone, voire en fludrocortisone puisque on va travailler en amont, hein. Mais euh lui faire croire qu’on va tout remplacer, qu’on va pouvoir recréer des taux physiologiques d’opérant de cortisol et d’aldostérone uniquement travaillant par les voies des prohormones et cetera… Donc ça c’est donné de faux espoirs. OK. Mais il pourrait se sentir mieux si les précurseurs sont corrigés. Il faudrait encore voir aussi ses hormones sexuelles, ce qui se passe avec ça. Euh bon là évidemment la testostérone, elle vient pas des surrénales, hein, elle vient surtout des testicules, soyons clair. Euh en tout cas pour un homme, bon une femme sera encore un autre problème. Mais vous savez la prégnénolone, la DHEA ont beaucoup de rôles dans l’organisme qui vont au-delà d’être le précurseur des autres hormones stéroïdes… enfin des, des autres stéroïdes qui eux sont des hormones à contrario des prohormones… mais que des prohormones permettent de complètement substituer des surrénales qui ont dû être éradiquées pour une bonne raison. Non, mais je pense qu’on peut quand même l’aider au niveau de son état général. Donc moi, je trouve que la réponse c’est oui, mais oui, prenez rendez-vous. Bon, pas spécialement avec moi parce que bon déjà c’est difficile, mais mes collègues vont pouvoir vous aider, Olivier, mais ils ne vont pas pouvoir remplacer… vous devrez continuer à aller chez votre endocrinologue qui devra peut-être adapter ses dosages.

À la baisse, ou alors on pourra éventuellement, euh, le, le, les faire, des recommandations à ce niveau-là si on voit un progrès, mais euh, passer des traitements hormonaux pour des glandes qui ont été, euh, euh, comment dire, qui ont subi l’ablation totale, euh, et s’en sortir avec nos hormones, non, c’est pas, c’est pas réaliste. Voilà.

Alors cette question-là m’intéressait parce qu’elle est connectée au, aux dernières questions. Euh, ben en fait, c’est pas, il y a pas de pluriel là. C’est, euh, alors je suis en train de, de mélanger toutes mes fiches et puis alors comme je vais scanner tout ça demain, enfin scanner, faire scanner par mon secrétaire tout ça demain, je ferai quand même mieux, euh, de remettre les trucs dans le bon ordre. Et donc le bon ordre, évidemment, c’est d’abord Milenka. De toute façon, c’est toujours comme ça. C’est toujours d’abord Milenka. [Musique]

Euh, Ah oui, non, non, non, j’ai encore deux questions parce que en fait il y en a une que j’ai un peu zappée, mais euh, l’avant-dernière question qu’on avance bien, euh, est connexe parce que là, si vous voulez, on reparle de l’hydrocortisone. Je viens d’en parler, je vous ai dit que c’était la même chose que le cortisol. Et ici, on a, euh, un certain Bruno, et figurez-vous que j’ai deux interventions de sa part que j’ai imprimées. Donc en fait, je crois que c’étaient deux questions, mais c’est la même personne. Euh, je, je l’avais retenu les deux fois parce que c’est intéressant. Euh, Bruno Louis a eu, euh, une, a reçu une immunothérapie. OK. Et euh, elle a déclenché un effet secondaire qui a donné une pathologie qu’on appelle le pyoderma gangrenosum qu’il a fallu traiter par une grosse dose de corticoïde. Si je comprends bien, c’est 70 mg de prednisolone, puis 40 mg, euh, ensuite, euh, puis, euh, 20 mg, puis 10 mg, puis il est basculé, il a basculé de la prednisolone qui est encore plus puissant, hein, que l’hydrocortisol vert. 30 mg d’hydrocortisone, qui appelle hydrocortisol, mais bon, on peut le, on peut le dire comme ça. Donc il est sous 30 mg d’hydrocortisone depuis 3 semaines. Puis alors il m’avait réécrit, il y avait un bug, il avait mis 3 mg, mais en fait c’est 30 mg d’hydrocortisone.

Bon, alors tout ça c’est pour décroître progressivement suite à un traitement par corticoïde, corticoïde, corticostéroïde, si vous voulez, puissant corticostéroïdes, stéroïdes qui viennent de la corticosurrénale, du cortex surrénalien, là où se font toutes les hormones dont on a parlé ce soir, et donc pour, pour une indication prince, hein, bon voilà, il faut soigner ces grosses pathologies de cette façon-là, ça c’est pas à remettre en question. La question ici, c’est comment est-ce que on diminue progressivement ce traitement-là ? Et là, ce sera une transition parfaite vers la toute dernière question qui est, euh, un enchaînement logique. Mais pour diminuer, pour, pour arrêter la prednisolone, on a diminué les doses et puis assez logiquement, je trouve, le médecin, ça doit être son spécialiste, est passé à l’hydrocortisone, donc au cortisol. Mais alors là maintenant, euh, euh, le, l’oncologue, donc c’est un cancer au départ, immunothérapie pour un cancer, on ne sait pas lequel, mais c’est pas, c’est pas le sujet, euh, lui a fait passer un examen en hôpital de jour qui est un test à la CTH si je me souviens bien, qui est d’ailleurs logique. Et si vous voulez, l’idée c’était de voir s’il pouvait arrêter l’hydrocortisone. Bon, le, j’ai les résultats du test à la CTH ou test au Synacthène, mais Synacthène c’est de la CTH, donc c’est bien synonyme, Synacthène c’est la CTH en France, éventuellement ce sera pas ce nom-là dans un autre pays, donc test à la CTH ou au Synacthène, euh, alors il y a les, les résultats du test, bon, pour lesquels les références étaient un peu, un peu manquantes. Je peux lui répondre donc à Bruno que ce test au Synacthène est satisfaisant. Donc voilà, ça veut dire qu’il y a quand même encore une vitalité dans ses surrénales malgré ses gros traitements par stéroïde. Et alors le, l’oncologue, ben qui n’est pas dans le, le, l’oncologue, il fait de l’oncologie, il prescrit des immunothérapies, prescrit des stéroïdes puissants à, à bon, à bon escient. C’est pas du tout ça que je remets en question. Mais là par contre pour sevrer l’hydrocortisone, c’est pas trop son, son taf. Et euh, lui assez, euh, comme ça, euh, benoîtement, euh, dit « Bon ben voilà, le test à la CTH est bon, vous pouvez arrêter l’hydrocortisone », ou OK. Bon, quelque part, je comprends le raisonnement, mais c’est quand même un peu, hein, à la, à la, à la, à la grosse louche ça, hein. Alors, je dis « Oh molo, molo, molo ». Euh, n’arrêtez pas l’hydrocortisone comme vous l’avez fait pour la prednisolone qui est beaucoup plus puissante, qui est synthétique. L’hydrocortisone, c’est naturel, hein, c’est, c’est le cortisol en fait, mais c’est l’hormone, c’est pas des prohormones. Vous diminuerez cette hydrocortisone. Je lui ai proposé de diminuer très progressivement sur un mois. Il a rendez-vous avec un de mes collègues, euh, une de mes collègues si je me souviens bien, euh, bientôt, mais il faut le temps, euh, que ce rendez-vous se passe et euh, qu’il reçoive ce qu’on imagine qui va ressortir des tests, c’est-à-dire, euh, un soutien avec de la prednisolone parce que ce serait étonnant qu’il ait une bonne prednisolone parce que les surrénales ont dû être vraiment, pouf, bloquées par les corticoïdes puissants parce que là il y a un effet de rétrofeedback puissant, hein, majeur par les, les boucles de rétrocontrôle et donc il a probablement une prégnénolone dans les choux à vérifier, hein, on ne parle pas de, d’une certitude, mais c’est une, une hypothèse très vraisemblable et donc on va lui prescrire une bonne dose de prégnénolone, j’imagine. Confirmé, et donc la prégnénolone va entrer en jeu pendant qu’il continue de diminuer l’hydrocortisone et c’est comme ça qu’on se débarrasse de l’hydrocortisone.

Alors, il y a des gens qui, on a donné de l’hydrocortisone à mon avis à mauvais escient parce qu’on aurait pu les soigner avec de la prégnénolone voire de la DHEA et qui prennent ça depuis des dizaines d’années et qui ne parviennent jamais à arrêter. Mais d’abord, on aurait pas dû leur donner de l’hydrocortisone comme ça pour un oui ou un non, hein. Segundo, il y a peut-être quand même moyen de, euh, euh, de, de, de les sevrer, mais c’est beaucoup plus difficile. Ici, ça, ça sera plus facile parce que ceci est un traitement d’arrêt dans les suites d’un cancer qui a donné lieu à une immunothérapie qui elle-même a donné lieu à une complication, à un effet secondaire classique assez grave pour la peau qui a justifié prise de prednisolone puis d’hydrocortisone. On va faire un relais avec la prégnénolone, ça va bien se passer, mais pas arrêter 30 mg d’hydrocortisone comme ça du jour au lendemain parce que le test à la CTH est rassurant. Bon, ça c’est quand même un peu, un peu à l’arrache, hein. Bon, non, voilà. Peut-être que l’oncologue a peut-être fait son service militaire chez les Hussards, hein, à l’époque, hein. Il est peut-être un peu âgé, je ne sais pas moi. Euh, bon, il se fait tard, mais toujours est-il que voilà, je trouvais ça intéressant parce que c’est un cas clinique qui vous rappelle toutes ces, toutes ces subtilités pour sortir des traitements et c’est l’enchaînement avec ma dernière question. Et donc ça se termine, euh, et ça c’est une question de Véronique. Il y a une Véronique ici. Émilie. Oui, il y en a une, mais je ne sais pas. Tu as le nom de famille ou pas du tout ? Véronique R. Non, c’est Véronique S. Hop, parole alphabétique après R, c’est S. Donc, je suis d’accord que Véronique S pose la question de Véronique, le problème c’est qu’elle la connaît pas. Bon ben écoutez, je, je la pose parce que c’est une question intéressante. Euh, alors, c’est très simple, c’est, c’est bien pour finir en, en beauté. Voilà, on se calme, hein. Euh, Alex, peut-être bien Véronique Radig. Oui. Ah, je ne sais pas si ce serait elle. Oui, elle est là. Oui. Ah ben est-ce qu’elle est d’accord de parler maintenant que tu as donné son nom, sa date de naissance, son adresse, l’adresse de sa résidence secondaire et cetera. C’était mis dans, dans la communication. Attends, essaie de la faire parler parce que je préférais qu’elle, qu’elle pose sa question parce que bon, les gens en ont vraiment marre de m’entendre après plus de 2h, normalement pourrait réactiver. Oui, oui, la voilà. Ou la voilà. Bonsoir Véronique. Ouvrez votre micro. Voilà. Oui. Bonsoir. Bonsoir. Allez, posez-nous votre question. Finir en question.

Ma question c’était de savoir si il fallait arrêter la prégnénolone tout doucement ou si ça pouvait être arrêté du jour au lendemain. OK. Et vous avez d’ailleurs dans votre email, vous parlez, vous posez la même question pour la DHEA, hein, pour les deux. Oui, voilà. Oui. Voilà. Très bien. Mais c’est une très bonne question parce que ça appelle toute une réflexion sur le devenir de ces traitements dans la durée. OK. Et donc il y a une seule réponse qui couvre tous les cas de figure et qui répond à votre question. Étant donné que on parle de soutien de glandes surrénales avec des prohormones pour lesquelles il n’y a pas de récepteur, donc il y a pas d’effet feedback négatif, il y a qu’une manière de procéder, c’est de doser. Pas doser tous les 15 jours, hein. Vous pouvez très bien doser après 6 mois. Les gens qui prennent ça depuis longtemps, vous dosez même une fois par an si vous voulez. OK ? Pas question de faire des dosages tout le temps. Et alors ce qui se passe si vous voulez quand on a instauré un traitement et qui court depuis longtemps, bon c’est pas des traitements 4 mois et puis on arrête tout. Bon ça, ça on peut, mais ça va retomber quand même assez fort d’où ça vient. Il faut vraiment le temps de tout remettre en place, réparer, travailler sur, euh, l’hygiène de vie, le stress, le sommeil, peut-être passer, euh, au travers d’une, d’une période difficile dans sa vie, de, de, d’un voilà, d’un licenciement, d’un deuil, d’un divorce, d’un machin, euh, mettre de l’ordre dans sa vie d’une manière ou d’une autre. Parce qu’évidemment si les causes ne changent pas, ben il y a beaucoup de chances qu’on ne puisse pas vraiment arrêter sauf de perdre tout le bénéfice. Mais bon, imaginons qu’on, que les choses évoluent dans le bon sens et bien on redose et on s’aperçoit qu’avec le dosage précédent, mais les taux montent. Alors on diminue. OK. On diminue sans, voilà, on diminue, on y va quoi, on diminue en proportion si vous voulez, on fait des règles de 3, on se dit bon ben voilà avec ça, je, on diminue, euh, on reprend la dose réduite peut-être encore 6 mois et puis alors ben on s’aperçoit que finalement là il y a un plateau, idéalement on n’arrête pas. OK. Et si ça continue à augmenter et ben on diminue encore ou on arrête. Hm hm. OK. Mais donc l’arrêt c’est pas comme avec tout un tas de cas de figure. Il y a, il y a pas besoin d’un arrêt progressif ou pas. Il y a besoin d’un, d’un arrêt si le corps exprime qu’il n’a plus besoin du soutien, avec la grosse différence par rapport à toutes les autres hormones, on va dire en général, c’est que comme il n’y a pas de récepteur, ce sont des prohormones, il y a pas d’interférence entre ce que vous prenez et ce que vous, ce qui s’exprime dans les prises de sang. Hm hm. Ouais, d’accord. Donc le taux sanguin, c’est la somme de ce que vous faites, que vous parvenez peut-être à refaire parce que ça va mieux. Et c’est ça qui est bien avec les prohormones, c’est que ça oblige quand même les surrénales à travailler. On leur donne les building blocks, OK, les molécules de base et alors elles sont quand même voilà un peu mises devant, hein. C’est comme le maçon, il a pas trop envie, il est un peu, un peu fatigué de son weekend un peu bon. Imaginons à l’excès lundi matin. Et euh, le, le, le maçon qui n’a absolument pas envie de faire son mur, ben on lui met, hein, un tas de briques, un sac de, de, de, de ciment et cetera, ou ce qu’il faut pour faire. Bref, ne me demandez pas de le faire parce que ça va être une catastrophe. Et alors bah il est quand même là, il va se dire « Bon ben voilà, j’ai tout devant moi, on va s’y mettre. » Donc c’est plutôt réparateur des surrénales, mais ce qui compte c’est de savoir ce qui a mis les surrénales quand même sur le flanc, la cause est présente ou pas. Et donc ce qui est bien c’est que ce que vous mesurez c’est la somme de ce que vos surrénales sont maintenant capables de refaire. Et bon là ça peut s’améliorer voir votre train de vie, hein, votre rythme de vie et le stress que vous subissez et ce que vous prenez et comme, euh, dans le bon cas total, augmente mais on diminue l’aide jusqu’à l’arrêter si on voit que ça continue à aller dans le bon sens, mais ce sont plutôt des, des mouvements qui parlent, c’est même pas en mois, c’est en trimestre, en semestre voire en année si on veut vraiment bien faire, si, si on a les moyens évidemment de, de, de poursuivre.

H Et si d’un point de vue financier compliqué, est-ce que de soi-même on peut le diminuer petit à petit ? On, on peut effectivement commencer, alors moi ce que je ferai c’est prendre un jour sur deux et juger d’après l’état clinique si ça tient la route ou pas. H mais euh, si c’est ça le, le cas de figure, ne pas conclure trop vite parce qu’il y a une grosse inertie à ces machins-là. Oui oui oui. Et la bonne nouvelle c’est que parce que bon ce que vous pouvez aussi, euh, déduire des circonstances c’est dire oui mais là j’ai eu bon un malheur, un truc, une, une période difficile dans ma vie, pas nécessairement des malheurs, hein, mais ça peut être voilà, j’ai fait un déménagement, j’ai, j’ai, j’ai adopté un, un chat qui s’appelle Oxo. Donc tout ça c’est des traumatismes importants, euh, dont on se remet. Il est en train de se lécher de partout. Je vais pas vous le montrer aussi. Je vais défaire toutes mes connexions. Euh, mais euh, vous savez que c’est derrière vous et que donc théoriquement ça va aller mieux. Et là vous pouvez vous dire bon ben moi maintenant je, je me sens d’attaque, je vais commencer à le prendre un jour sur deux, un peu ce que ça va donner. Vous pouvez le faire, euh, cliniquement. Oui, mais bon, ça c’est quand les causes sont relativement claires. Parce que si vous êtes arrivé en burnout profond, hein, à la consultation de médecine, euh, fonctionnelle et que on vous a plus ou moins remis sur pied, bon soyons, euh, Non, c’est pas le cas. C’est pas le cas. Il vaudrait, Bon, très bien. OK. Parce que vous voyez, c’est les gros cas. Alors bon, je peux bien parler de moi. Moi, moi je suis pas capable de diminuer, euh, prégnénolone, euh, en très peu de DHEA. Je crois même que j’ai arrêté ici. Pour le moment, j’en prends, j’en prends plus. Donc je suis sur de la prégnénolone, de l’abondance que je, je, de vie. Je mets en vente au plus offrant. D’ailleurs, je suis certain que je pourrais diminuer ma prégnénolone. Goliat, je me le garde, hein, parce que ça c’est mon, ça c’est le, c’est le, le Non, je le pauvre Oxo, j’adore mon Oxo, euh, vous savez bien. Mais euh, donc voilà, qu’est-ce que vous voulez que je dise ? Je prends ma retraite. Alex va me remplacer, vous allez voir le mois prochain au webinaire de septembre, il va prendre la main. Moi fini les webinaires, il va faire celui de septembre, celui d’octobre et cetera. Il est très actif, très, très, enfin donne pas, ça n’en donne pas l’impression aujourd’hui, mais c’est parce qu’il est trop tard. Et donc il voyez ça, voilà, il faut tenir compte du contexte et vous pouvez sans risque un peu extrapoler. Alors la bonne nouvelle aussi c’est que ce sont des molécules liposolubles qui ont quand même une grosse inertie, donc il va pas y avoir des trucs brutaux. Et puis effectivement si 3 mois après vous dites ou là là oui mais moi je suis vraiment en train de faire marche arrière. Bon ben vous pouvez vous dire là j’ai diminué trop ou trop vite, puis finalement vous vous refaites un test quoi. Parce que évidemment la, la réponse finale c’est toujours de redoser, prenez-nous DHEA. Vous êtes en France ou en Belgique ? En France. Oui. Bah écoutez parce que franchement, euh, le coût d’un dosage de prégnénolone en France et en Belgique dans les, dans les labos fonctionnels, ça varie d’un facteur 3, hein. Bah là les analyses, je les ai faites en Belgique. Ah bon ? Voilà, c’est déjà moins cher et donc vous pourriez toujours, je vous rappelle que quand on est, quand ça vient de France, les non-médecins sont acceptés comme prescripteur en Belgique, mais il faut évidemment qu’ils soient des professionnels de la santé avec des numéros de, de, d’enregistrement et qui donc prescrivent le test. Euh, c’est un de vos collaborateurs, les Belges fonctionnels, comment mon médecin fonctionnel, c’est un de vos collaborateurs. Ah oui, ben alors bon là évidemment, euh, mais voilà, euh, vous pouvez très bien gérer ça vraiment à la baisse pour que ça soit économiquement viable, euh, et tenir l’œil et si vous, vous pourriez très bien, euh, euh, je sais pas moi, euh, séduire votre médecin traitant français, ben voilà, j’ai pris ça tout un temps, je vais mieux, parce que là il sera déjà un peu plus, hein, collaborant, compréhensif et redosez-moi si vous voulez bien ma prégnénolone. Parce que je voudrais bien diminuer et arrêter. Mais alors, je vous rappelle parce qu’on va finir là-dessus, euh, faites-lui doser la, euh, prégnénolone, pas la prégnénolone sulfate parce que en France ils sont un peu obsédés par le sulfate. Mais donc ce sont quand même des molécules très utiles, très puissantes mais user-friendly pour finir sur un anglicisme, c’est-à-dire qui, qui sont beaucoup plus faciles à, à manipuler où on n’a pas de risque de faire des grosses gaffes. Contrairement à l’hydrocortisone qui n’est pas user-friendly et que personnellement je, je vois d’un, d’un très mauvais œil, mais pas pour Bruno ici, hein, parce que lui évidemment il, il n’avait pas le choix, tout comme le cas précédent avec son phéochromocytome, pas le choix non plus, donc ça c’est des bonnes indications. Et quand vous arrivez chez un médecin fonctionnel fatigué, raplapla, au bord du burnout, oui, l’hydrocortisone va vous faire un miracle en 3 semaines, mais moi les miracles en médecine fonctionnelle, je pense que ils se payent cher après parce qu’une fois qu’on a mis l’hydrocortisone, pour l’enlever, demandez à Bruno Lacroix pour enlever l’hydrocortisone prescrite il y a 30 ans, impossible. Enfin, lui il dit que c’est impossible. Moi je dis que c’est possible avec la prégnénolone. Lui, il a des doutes. On verra si ça rebondit suite aux discussions que j’ai eues au sujet de, de sa personne aujourd’hui, mais je vous rappelle que je le vois comme étant bienveillant et euh, passionné par la science, ce que j’espère est votre cas aussi.

Bon, écoutez, 2h20, hein, bien fait. Émilie doit mettre ses chats au lit parce qu’elle les borde, hein. Émilie, tu les, tu mets la couverture quoi, jusqu’au-dessus de la tête. Non, la plupart sont au lit là. Bon voilà. Ben écoutez, je vous remercie tous. J’espère que vous avez appris des trucs. Euh, je suis désolé, hein, pour le chat, mais bon voilà, je pense que vous avez interagi entre vous. Je, je, je présente mes excuses à Alex que j’ai quand même assez maltraité, mais il a beaucoup d’humour donc je pense qu’il va survivre. Bien qu’il n’en donne pas l’impression, mais enfin on peut espérer. Et donc on arrête l’enregistrement Émilie, on arrête. Bon ben bonne soirée à tous et on se dit au 14 mai. Merci. Salut. M.