Transcription
Christine est de manager scientifique, je crois, de LIMS, responsable, responsable de la communication scientifique chez LIMS, voilà. Et donc elle a travaillé, donc justement c'est encore en cours, elle va me montrer sur quoi LIMS travaille. Donc Christine, c'est à toi. Ok, merci.
Merci Thierry. Donc voilà. Donc moi, je vais vous présenter un peu, en 2-3 minutes, le bilan qu'on est en train de mettre au point chez chez LIMS. Donc dans le cadre justement de la fatigue, pour lequel évidemment, bah le le thème d'ailleurs ce soir, c'est euh l'aspect hormonal de la fatigue. Donc évidemment, il va y avoir tous les axes qui permettent de mettre en évidence donc les les hormones dans le cadre de la fatigue : donc l'activité thyroïdienne, l'activité surrénale, l'activité somatotrope et des hormones sexuelles, et une petite partie nutrition. Et donc ça va se présenter de la manière suivante. Donc ici euh donc vous avez la possibilité d'avoir le bilan en anglais ou en français. Donc ici, c'est un bilan chez l'homme où on retrouve effectivement les paramètres thyroïdiens : donc la TSH, T4, T3 et la rT3, les micronutriments qu'on a décidé quand même de sélectionner dans le cadre de de cette fatigue : donc le coenzyme Q10, la ferritine, vitamine D, B12, mais également l'activité des surrénales avec le cortisol, l'aldostérone, l'activité somatotrope avec la insuline, grosse facteur, et l'activité des hormones sexuelles. Donc ici, on a le bilan euh chez l'homme. Et donc chez la femme, c'est un peu plus compliqué évidemment, parce que les bornes du la ah oui, j'ai oublié de vous dire ce qui est quand même important, c'est qu'évidemment, en bleu, vous retrouvez les bornes classiques du laboratoire, et en vert, vous avez les bornes santé qui ont été donc euh validées par le docteur Hertoog sur base d'études scientifiques qui sont donc indiquées dans la valeur euh dans le cadre vert. Et puis la ligne noire représente évidemment la valeur du du patient. Et donc les bornes sont chaque fois reprises dans les cadres qui sont en dessous du du euh bah du graphique. Et donc chez la femme, comme je vous le disais, c'est évidemment plus compliqué parce que euh on a différentes phases : euh l'utéale, la phase folliculaire, euh également évidemment la phase ovulatoire et la ménopause. Et donc les bornes ne sont évidemment pas les mêmes, et donc cela complique un petit peu l'interprétation. C'est pour la raison pour laquelle on a décidé en fait, et Cathy est en train de vous remettre un exemplaire d'un patient test, mais aussi une une feuille d'analyse spéciale qui vous permet en fait, si vous le souhaitez, pour avoir une vision plus claire, de sélectionner la phase dans laquelle la patiente se trouve. Mais je pense que le docteur Hertoog reviendra par la suite. Donc vous avez ici la première partie, hein, qui reprend donc le l'activité thyroïdienne, la micronutrition, l'activité des surrénales et l'activité somatotrope, et puis la deuxième partie avec euh l'activité des hormones sexuelles. Alors les schémas dont euh puis vous avez effectivement une une interprétation chaque fois dans le cas où la les différents paramètres sont augmentés, dans les normes ou diminués. Et puis les fameux schémas dont le docteur Hertoog a parlé tout à l'heure sont justement les schémas qui sont basés sur ces études et qui montrent les différents euh risques de maladie euh qui sont euh bon donc que le patient risque quand il est en dehors des bornes de référence. Donc vous retrouvez en bleu les valeurs labo, en vert les euh les bornes euh santé, et donc repris euh le petit losange noir reprend la valeur du patient. Et puis vous avez toutes les valeurs qui sont ici dans le cadre de la TSH. Donc en dessous de cette euh de la valeur du du du du patient sont reprises en rouge et indiquent les risques encourus par le patient quand il est en dehors de de ces zones. Oui, et là je vais peut-être céder la parole au docteur Hertoog pour vous pour qu'il vous explique vraiment comment il a monté ses ces ces schémas.
Alors ceci est un résumé de beaucoup beaucoup d'études, hein. On a probablement environ 200 études qui montrent qu'à l' dans l'intervalle de références des tests thyroïdiens TSH, T3, T4, euh il y a des zones où il y a significativement plus de pathologies. Et donc c'est ce que Labolims va va pouvoir montrer, il va pouvoir euh on va pouvoir montrer des résultats. Par exemple, ici vous voyez le le résultat du patient est ici. Alors la TSH, c'est l'inverse des autres taux, donc plus haut il est, moins bon c'est. Et en fait euh le patient qui est ici a tous ces maladies-là ou risque augmenté de ces maladies, ou cas, c'est ce que les études suggèrent, mais il n'a pas ces risques-ci. Et et donc alors ce sera présenté dans une zone, disons un gris un peu pâle, ce qui n'a pas comme risque, mais tous ces risques il là. Alors donc ça justifiera aussi les traitements hormonaux à valeur de référence. Alors imaginez que vous traitez, vous, puis vous avez un je un endocrinologue, professeur d'université, riche de sa puissance, qu'est-ce qu'il peut dire contre ça, parce qu'il pas d'études qui qui disent l'inverse. Donc ça veut dire que si vous traitez en deçà de la valeur de référence avec un, on a souvent vu des patients qui ont plein de symptômes et de signes physiques de carence en en hormone thyroïdienne, et on se dit mais il est à l'intérieur des valeurs de référence. Alors il faut savoir qu'être à l'intérieur des valeurs de référence ne veut rien dire. C'est les valeurs de référence sont des valeurs statistiques : 95 % des patients sont à l'intérieur de ces valeurs, et 25 % sont en dessous, 25 % en dessus. Donc c'est des valeurs statistiques. Si toute la population est un manque hormonal, comme dans la ménopause, et les taux de ménopause, on ces valeurs de référence, définitivement, sont pas des valeurs de santé. Donc ça permettrait, et on a ça en fait aussi pour d'autres ah oui, on a juste un ici, on avait d'autres que tu as pris. Ah oui, mais ah oui, je pousse comme ça. Donc par exemple, vous avez un patient qui a un taux de T4 libre ou là qui est ici. Alors toutes ces valeurs, il n'a pas ces risques de maladie là, mais il y a ces risques qui sont là, qui sont jusqu'à ce ce niveau-là de T4. Donc ce qui veut dire qu'il a par exemple plus de si s'il a l'Alzheimer, il a plus de dépression ; s'il a un adulte normal, il a plus de risque de syndrome métabolique que si c'est une dame qui est âgée, elle a plus de risque d'avoir une mémoire qui est défaillante, et cetera et cetera. Alors euh ceci est une toute petite frange, hein, des études, il y a beaucoup plus. Par exemple, j'ai fait pour l'hormone de croissance, l'hormone de croissance mesurée par l'IGF1, j'ai environ 200 études qui montrent qu'à l'intérieur de la valeur de référence, il y a significativement plus de pathologies. Et je n'ai pris que 65 de ces études qui étaient disons les plus illuminantes ou intéressantes. Et donc on est peut-être dans une un autre moment de la thérapie hormonale où on peut traiter aussi les petites carences qui se reflètent par des taux à l'intérieur de valeurs de référence, plutôt bas normaux. Et et là toute la justification est là de traiter, et vous pourrez donc traiter vos patients qui ont plein de symptômes et qui ont des valeurs hormonales à l'intérieur de donc voilà. Je pense qu'on a ça aussi pour la T3, enfin ici, mais tout va être aussi actualisé parce que certaines études sont déjà vieilles de 10, 15 ans. On va aussi actualiser. Je l'ai fait pour l'hormone de croissance puisque je sors justement un livre là-dessus, mais je peux vous dire que c'est très très fascinant de voir qu'on va arriver vers cette médecine optimale, quand je suis certain que vous voulez tous viser. Voilà. Maintenant le prochain orateur sera Stéphane, parfait. Voilà, on donc Stéphane, 25-30 minutes, pas plus. He oui, donc j'en ai pour 2h euh je vais essayer de le faire en 1h, de et voilà. Alors je vous parlais de la fatigue hormonale liée au problème thyroïdien. Alors il faut savoir qu'en médecine fonctionnelle, on oublie parfois qu'il y a des problèmes mécaniques qu'on doit régler. Et donc aussi bien des chirurgiens oublient le fonctionnement du corps et veulent opérer, aussi bien des médecins fonctionnels ou des thérapeutes fonctionnels, ils voient tout par le fonctionnel, ils voient tout par le microbiote, tout par le les les les minéraux, et ils oublient qu'il y a parfois des problèmes mécaniques. Et dans la fatigue hormonale thyroïdienne, vous verrez qu'il y a également des problèmes mécaniques qui peuvent s'ensuivre au niveau de la base de la langue, au niveau de la respiration nasale, et cetera. Alors bonne nouvelle, hein, on le vaccin nouveau là, donc courrez, courrez-y. Euh la alors ça c'est les bouquins auxquels j'ai participé où j'ai fait. Alors ici la alors la fatigue liée à la thyroïde peut être liée à beaucoup de de problèmes qui sont dysfonction mitochondriale. Vous savez, dans la mitochondrie, il faut de la T3 et pas de la T4, il faut également plein d'autres choses : il faut du cortisol, il faut du magnésium, il faut du zinc, oméga-3, et cetera. Euh et on peut avoir un hypométabolisme cérébral, hépatique, mais également musculaire, digestif. On voit souvent les GOT, GPT augmentés. On voit souvent des patients dépressifs parce qu'ils sont hypothyroïdiens non pris en charge, et on on s'acharne à leur donner des du du Prozac ou autre antidépresseur pour rien. Également les glandes endocrines, donc les glandes qui synthétisent les stéroïdes comme les gonades et les surrénales, peuvent dysfonctionner par manque de T3. Donc on peut avoir de l'hypothyroïdie qui entraînent des manques d'hormones féminines : manque de testostérone, manque de DHEA, manque de cortisol. Également, il faut y penser, ce qui sont des causes de fatigue hormonales. Également accumulation de graisse : l'hypothyroïdie entraîne accumulation de graisse, et quand c'est dans le cou et dans la base de la langue, ça réduit l'espace rétro-pharyngé, ce qui peut entraîner des apnées du sommeil beaucoup plus rapidement, en sommeil profond récupérateur, mais également rétention d'eau. L'hypothyroïdie entraîne également des réductions de l'espace rétro-pharyngé, les oropharynx sont très réduits, euh également la la rétention d'eau. Donc ça, je viens d'en parler. Dysfonctionnement digestif, tout également, y compris la digestion : on digère mal les sucres, les protéines, on se fait des infections intestinales qui sont des causes majeures de fatigue chez les patients. Également maintenant, on a une nouvelle pathologie qui qui est apparue, c'est la pathologie du Spike qui donne des hypothyroïdies très fréquentes. J'ai d'ailleurs fait une conférence consacrée rien qu'à ça à Strasbourg il y a quelques semaines. Ça c'est la présentation que j'ai faite à Strasbourg avec ma petite thyroïde qui avait son masque qu'elle retirait, puisqu'on sait que ce masque, son utilité est très très controversée. La la fatigue le matin de l'hypothyroïdie est au plus haut, et puis elle diminue donc avec le avec le temps en journée, parce que le flux sanguin qui s'accentue en journée fait que on a une meilleure oxygénation et tout fonctionne mieux. Et ces patients-là, il faut rien leur demander le matin. Par contre, fin de matinée, début d'après-midi, commence à bien fonctionner. Également cette fatigue peut être moins intense en fin d'après-midi, c'est ce qu'on voit très souvent. Et si on se si le patient arrête de bouger, il est de nouveau fatigué. C'est pour ça que ces patients-là ont tendance à essayer de bouger tout le temps pour ne pas s'endormir. On voit ça chez des enfants hypothyroïdiens à l'école, ils deviennent soi-disant hyperactifs. Euh alors il y a des diapos où je vais très très vite. On a une réduction du flux sanguin cérébral dans l'hypothyroïdie, et donc on a une moins bonne synthèse également des neurotransmetteurs. Donc beaucoup de psychiatres oublient que il y a parfois des des causes endocriniennes à la dépression, les fonctions thyroïdes, les mitochondries cérébrales fonctionnent beaucoup moins. Ça c'est vraiment le prototype des patients qu'on a euh enfin que j'ai depuis plus de 35 ans. Euh on leur dit que tout va bien, la prise de sang est bonne, la TSH est bonne, et ces patientes ont des plaintes, des plaintes multiples, hein, tout simplement la norme du laboratoire, comme Thierry l'a dit, c'est pas c'est pas la la la panacée universelle. Et on voit ces patientes revivre en 10-15 jours quand on prend en charge leur thyroïde euh là. Et donc je trouve ça c'est scandaleux qu'en 2023 on ose encore dire à un patient : votre TSH est bonne, tout va bien, et qu'on ose encore traiter une hypothyroïdie par la T4. La T4 ne fonctionne virtuellement jamais, voire dans 10 à 15 % des cas, accentue l'hypothyroïdie. Et ça, on verra pourquoi rapidement. Euh petit petit humour, hein. Cette patiente dit à son chéri : donne-moi mon traitement thyroïdien, sinon ce matin j'aurais démarré la rétention dans le visage. Le matin, c'est un signe typique d'hypothyroïdie, mais déjà un cas extrême, on a assez rarement ce symptôme là. Alors la base, je vais aller très très vite parce que c'est la base dont je vais passer des diapos rapidement pour aller vers des sujets plus plus plus percutants. Tout d'abord, tout le monde sait que le gluten entraîne beaucoup d'auto-immunité, et beaucoup d'hashimoto sont liés en grande partie à la consommation de gluten. Alors les études, il y en a des centaines dans des revues très sérieuses. Donc la la la le gluten est une cause d'auto-immunité dont l'hypothyroïdie de Hashimoto. Alors qu'un endocrinologue ou qu'un médecin traitant prescrive la T4 à un patient, une patiente hypothyroïdienne, je suis tout à fait d'accord, mais à ce moment-là, il doit absolument optimiser les cofacteurs de synthèse de T3, qui sont la progestérone, qui sont le fer, le zinc, le sélénium, la B2 et le magnésium. Or les chances qu'un patient de 40-45 ans, une patiente de 45-50 ans, ait toutes ces valeurs là bonnes, c'est zéro. Donc sans complément alimentaire, sans optimiser sa pré-ménopause qui est présente depuis ses 30-35 ans, il est impossible qu'une patiente euh donc puisse avoir une hypothyroïdie bien traitée par la T4, parce que la progestérone est par définition trop basse. Alors également le problème des hormones, c'est qu'elles doivent agir via des récepteurs pour envoyer le message dans la cellule, et ces récepteurs, leur fonctionnement dépend de beaucoup de choses. Ça dépend de la la la vitamine D, donc il faut des taux santé au-dessus de 80 nanogrammes, et la vitamine D, le récepteur est vitamine A dépendant. Donc sans vitamine A, la vitamine D ne fonctionne pas. Il faut également que la membrane soit souple, assez d'oméga-3, de certains oméga-6. Également, s'il y a des cytokines inflammatoires chroniques, comme une dysbiose intestinale, ces cytokines bloquent également la thyroïde. Et la conversion T4 en T3 est également dépendante du taux de cortisol. Les métaux lourds, on le sait bien, on fait tous ici quasiment partie de la génération des personnes qui ont reçu du du du du Fluo, du Goître. Moi, c'est mon cas, ce qui génère énormément d'hypothyroïdie plus tard. Évidemment, le taux d'iode actuellement, on a quasiment 80 à 90 % des patients qui sont en carence en iode si on vise des taux santé. Donc les chances qu'une thyroïde soit bien traitée par T4, c'est un peu comme jouer au loto : il y a des chances de gagner, mais elles sont très faibles, mais elles sont là. Donc temps en temps, j'ai un patient qui va bien. Alors ne pas traiter la thyroïde ça entraîne beaucoup de pathologies : hypercholestérolémie, donc 80 % d'hypercholestérolémie au moins sont dûs à l'hypothyroïdie. On traite la thyroïde, 15 jours après, le cholestérol qui était à à 280 se retrouve à 200, le LDL qui était explosé se normalise. Mais dans ce qui nous concerne ce soir, on va surtout parler de la dépression, de la fatigue. Un signe typique, c'est la gastroparésie : c'est les patients qui vous disent : je mange depuis mon estomac est gonflé, j'ai du mal à digérer, voire je un petit je fais un petit rot après le repas, ou j'ai un reflux acide. Et ces patientes-là, malheureusement, sont très souvent traitées par IPP. Voilà, et le manque de T3, ça agit un peu comme les IPP, ça empêche l'absorption, par manque d'acidité, l'absorption de nutriments qui sont le calcium, le zinc, le magnésium, la B12, et cetera et cetera. Les complications qu'on connaît. Alors en gros, ici j'ai mis sur ce tableau là quelques exemples de taux santé, de taux labo. Donc les labos donnent des marges de normalité en fonction de de de ce qui est autorisé, mais on sait par exemple que pour avoir un zinc suffisant, il faut au-dessus de 100. On sait par exemple que avoir un sélénium au-dessus de 120 est bien meilleur pour la santé qu'un sélénium qui est à 60-80, même si la norme du labo est différente. Donc il faudrait arrêter de de se baser sur une TSH soi-disant normale, dans la norme, pour diagnostiquer, également stopper les traitements par T4, ou bien le faire intelligemment en réglant tous les cofacteurs d'activation.
Alors quelle est la meilleure façon de diagnostiquer l'hypothyroïdie ? La première chose que je fais quand j'ai un patient devant moi, j'interroge le patient, je parle avec, je pose beaucoup de questions, et le patient a déjà envoyé préalablement à la consultation un rapport, un questionnaire rempli, et déjà je vois déjà s'il est dans les critères d'une hypothyroïdie, et je regarde la prise de sang dans un deuxième temps. Ça confirme ou pas mon diagnostic. Et donc ça c'est vraiment les symptômes les plus fréquents de de d'hypothyroïdie. Et on voit, pour ce qui est ce soir, on a la fatigue matinale qui va mieux après une heure ou deux en journée, le fait de de ne pas s'endormir quand on on arrête de bouger, et également biologiquement une T3 basse, c'est une des causes d'hyperhomocystéinémie. Il y a pas que la B6, B9, B12, il y a également des causes hormonales à l'hyperhomocystéinémie. Il y a également ralentissement de la fonction du foie avec des GOT, GPT qui montent. Donc les GOT, GPT élevés, c'est pas toujours des foies gras, des NASH syndrome, c'est parfois bêtement un hypométabolisme lié à une T3 basse. Le cholestérol élevé, c'est dans mon expérience, en 80 à 90 % de mes hypercholestérolémies sont résolus en quelques semaines en traitant la thyroïde convenablement. C'est publié, j'ai les études, je peux les montrer. Le bradype, également, l'impression qu'il y a le frein à main qui est mis dans le cerveau, également moralement, physiquement, et également un symptôme assez typique biologique, c'est le fait qu'on a des patients qui mangent suffisamment de fruits, de légumes, ils ont des bêta-carotènes élevés, mais ils ne convertissent pas en vitamine A, et ces patients-là ont un teint un teint jaunâtre ou voire euh euh euh donc le carotène est accumulé dans la peau. Alors point de vue biologique, donc qu'est-ce qu'on peut demander pour être au point sur l'hypothyroïdie ? Mais on peut demander pas mal de de de mesures. En tout cas, pour moi, la plus intéressante, c'est la T3 libre. Or je vois souvent des patients arriver avec des bilans préalablement faits, on dose la TSH, on dose parfois la T4, et jamais quasiment la T3. Donc la T4 est une hormone inactive, une prohormone qui n'a pas beaucoup d'intérêt. Urine de 24h, on verra tout tout à l'heure certainement. Moi, je ne demande pas, mais c'est c'est bien de le faire. TSH, rT3, éventuellement la T4 peut aller vers la rT3 et bloquer la T3, c'est l'anti-T3. Vitamine A, D, sélénium, zinc, cuivre, ferritine, molybdène, c'est important pour la thyroïde, magnésium. Là, le magnésium, de nouveau, les dosages biologiques sont pas pertinents, c'est l'anamnèse qui est très importante. Indice oméga-3, les métaux lourds, la dysbiose, iode urinaire, que ce soit sur 24h ou sur les urines du matin, les anticorps, puisqu'actuellement on a une explosion depuis quelques années, depuis 10-15 ans, une explosion des Hashimoto, liés à des tas de raisons : le gluten modifié, mais liés également au fait que on a des cortisols plus bas, avec des régulations de l'immunité et des vitamines D qui sont basses également, et le cortisol. Il y a plusieurs façons de le faire, mais c'est le salivaire qui est le plus pertinent, et urine de 24h. Alors concernant les dosages de tétraiodothyronine urinaire, donc je rappelle que moi je ne le fais pas, mais c'est très utile pour beaucoup de mes collègues. Beaucoup de mes collègues ne fonctionnent qu'avec ça. La T4 en fonction du nombre de symptômes. Donc on a en bas nombre de symptômes d'hypothyroïdie : 2, 6, 8, 10, 12, 14, 16. En gros, la T4 ne reflète pas la symptomologie clinique. Par contre, la T3 est beaucoup plus intéressante puisqu'on voit que au plus elle baisse, au plus le patient a des symptômes d'hypothyroïdie. C'est un test très intéressant qui a d'ailleurs été développé surtout en Belgique et un ancêtre de Thierry, donc il a beaucoup beaucoup contribué. Donc vous aurez vous aurez les diapos, donc vous verrez tout ça. Disons, considérez qu'une T3 libre urinaire devrait être au-dessus de 1200 à 1300. Donc si on veut retirer l'essence de cette diapo. Alors maintenant, prise en charge de l'hypothyroïdie. Donc je vais aller très vite là-dessus, on est tous médecins ici, donc on a accès à des bilans biologiques, donc ce qui est génial puisqu'on peut finement déterminer les taux des micronutriments comme la ferritine, la saturation, l'iode, le sélénium, le magnésium, la B12, le manganèse, et ça ça, la progestérone. Et donc déjà optimiser ça va faire que la T4, la T3 va monter. Euh s'il y a pas de biologie ou si on dispose pas, si on en fait pas, il y a des complexes sur le marché qui combinent pas mal de nutriments avec des plantes, de la phytothérapie comme le guggul, la chlorella, et le canamphérol qui ont un effet positif sur la thyroïde. Et donc en gros, pour les gentils petits hypothyroïdiens, on a 4 symptômes, ce genre de traitement peut suffire. Mais dès que l'hypothyroïdie est plus profonde, ça n'est pas suffisant. En effet, une thyroïde qui a 40 ou 60 ans comme moi, et bien c'est une thyroïde qui euh ben je peux dire, même si on lui donne tout ce qu'il faut comme nutriments, elle va peut-être pas euh arriver à sécréter assez assez de de d'hormone thyroïdienne. Et donc l'étape suivante, c'est qu'on peut ajouter au traitement de l'organothérapie, donc des extraits thyroïdiens. Ça existe, il y a plusieurs marques sur le marché, et ça peut résoudre des hypothyroïdies plus importantes où on a plus de 5 symptômes. Si échec de ce stade-ci, à ce moment-là, il faut passer à un traitement hormonal. Alors en gros, moi quand j'étais abordé en cancérologie dans les années 80, j'utilisais pas mal la T4 pour freiner des nodules thyroïdiens présents, pour éviter qu'ils ne progressent et de les opérer. Donc en gros, la T4 régule la TSH à la baisse, donc la thyroïde est moins stimulée, donc les nodules existants souvent se stabilisent ou ou régressent. Mais pour traiter une vraie hypothyroïdie avec des symptômes cliniques, il faut très souvent ajouter de la T3. Et donc sur le marché, il y a pas mal de de spécialités, il y a des des extraits thyroïdiens américains voire canadiens, ça s'appelle Armour Thyroid, c'est la Rolls Royce des traitements. Il y a des des traitements abordables chez nous qui s'appellent Euthyrox et et Novothyral qui sont T3, T4, mais malheureusement suite à une une une discussion, une renégociation au niveau du prix de vente du Novothyral, il y a je me souviens, c'était une vingtaine d'années, c'était retiré du marché en Belgique parce qu'on voulait revoir le prix à la baisse. Et et donc et Merck s'est retiré de la de la Belgique. Donc on doit le faire venir de France, d'Allemagne, de Luxembourg et d'autres pays, bord de la Pologne. Et donc comment est-ce qu'on instaure un traitement thyroïdien ? Ben on y va pas à pas, petit à petit, on augmente la la dose jusqu'à ce qu'on voit tous les symptômes d'hypothyroïdie disparaissent. Donc un traitement hypothyroïdien, le bon dosage, c'est quand la patiente ou le patient n'a plus de symptômes : elle est plus frileuse, elle est plus constipée, elle a plus ce visage gonflé le matin, le patient n'a plus cette perte de cheveux, n'a plus la peau sèche au niveau des coudes ou des des des chevilles, et cetera. Et donc on doit le monter petit à petit, dans les les les jours voire semaines. Alors certains montent en quelques mois le traitement jusqu'à son son jusqu'à la dose adéquate. Moi je le fais plus rapidement, mais il faut y aller petit à petit, pas à pas, et bien signaler au patient quels sont les symptômes d'hyperthyroïdie, et bien lui dire que s'il est en hyperthyroïdie, il doit tout de suite arrêter son traitement et redescendre un petit peu. Et il faut savoir que si le patient manque de cortisol, le cortisol est un peu à plat, et bien il va convertir convertir trop vite sa T4 en T3, il va pas supporter le traitement. Donc dès que vous avez un patient qui a une petite dose de thyroïdien, des palpitations, de la nervosité, ça veut dire que très souvent qu'il y a un cortisol insuffisant, on a pas de frein suffisant à la conversion. Voilà. Donc symptômes de surdosage, bon on les connaît tous, c'est palpitations, nervosité et et ça. Alors si les les symptômes d'hypothyroïdie, la thyroïde joue sur tous les systèmes, et donc résumer la thyroïde à votre TSH normale, c'est complètement obsolète. Alors quand je fais mes conférences sur la thyroïde, ça m'arrive, j'ai 40-50 personnes devant moi, et je demande avant de démarrer : tiens, qui est hypothyroïdien ici ? Et sur 50, en général, j'en ai 10-12 qui lèvent le doigt. Quand je repose la question après la conférence, j'en ai 40, 30/50 qui lèvent le doigt. Alors thyroïde et fatigue. Donc j'ai parlé du problème d'apnée du sommeil, j'avais écrit un article dans Patient Care il y a très longtemps, c'était les années c'était en 94 sur le ronflement, les apnées du sommeil. Je travaillais à Erasme à l'époque. Et donc l'hypothyroïdie peut entraîner des apnées du sommeil par rétention d'eau, rétention de graisse dans la base de la langue et dans l'oropharynx. Le nez bouché peut favoriser les apnées.
Du sommeil également, ou bien un mauvais sommeil ; parce que quand on a le nez bouché, c’est énervant, on dort pas bien. Mais également l’effet d’aspiration de l’air au niveau de la gorge : si on a le nez bouché, on a une espèce d’effet de collapsus des tissus rétrobasilingo, donc ça peut favoriser une apnée. Donc je dis pas qu’un nez bouché est une cause d’apnée, mais ça peut favoriser les apnées du sommeil. J’ai écrit quelques articles là-dessus. Alors, est-ce que c’est moi qui invente tout ça ? Pas du tout, les publications sont là. Publication entre problème thyroïdiens et apnée du sommeil. Alors je passe euh assez rapidement, voilà. Donc le problème, c’est que si on fait une apnée, comme vous le savez, alors qu’on passe en stade profond, on a un sommeil superficiel, non récupérateur, et d’ailleurs souvent on voit ces patients, on voit leur rêve disparaître, puis on n’a pas de sommeil profond où se passent les rêves.
Alors, hypothyroïdie psychise ; donc c’est vraiment en psychiatrie, je crois qu’on devrait beaucoup, beaucoup plus se poser des questions sur l’aspect thyroïdien chez des patients. Il y a énormément d’études qui sont publiées là-dessus. Alors je vais pas passer sur les causes de dépression, mais il y a des causes : évidemment, on a son papa qui est tué, on a un enfant, on perd un enfant, son boulot, mais c’est logique de déprimer. Mais il y a beaucoup de patients qui dépriment, ils savent pas pourquoi, tout va bien. Et donc ces dépressions sans raison, il faut vraiment les investiguer. Et dans les causes, je vais pas aller plus loin, mais protéines du matin capital, puisque on sait que le tryptophane, précurseur de la sérotonine, est pris majoritairement dans les protéines du matin et du midi. Il faut des cofacteurs pour transformer le tryptophane en sérotonine. Ces cofacteurs ressemblent d’ailleurs terriblement aux mêmes qui transforment la T4 en T3. Donc c’est très logique d’avoir les mêmes carences, créant dépression et hypothyroïdie.
Fausse hormonale : la cause la plus fréquente de dépression chez l’homme de plus de 45 ans, ça manque de testo. La cause la plus fréquente de dépression chez la dame de plus de 45, 50 ans, c’est le manque d’hormone féminine. Et donc ça sert à rien de donner des antidépresseurs à ces patients-là, il faut peut-être traiter la cause des problèmes. Également l’intestin : quand même, il génère beaucoup de neurotransmetteurs, on l’appelle le deuxième cerveau. Donc un intestin qui ne fonctionne pas, je dis toujours : un intestin pourri donne un cerveau qui disfonctionne. Alors en gros, l’hypothyroïdie multiplie par 7 l’apparition de troubles de l’humeur. Voilà euh là, donc vous avez des articles qui font le lien, je dirais entre thyroïde et dépression. Donc il y a un lien également entre l’intensité de la dépression et les taux d’hormone thyroïdienne. Euh la sérotonine dans la dépression, c’est clair, mais il y a pas que ça, il y a aussi l’aspect thyroïde qu’il faut investiguer. Voilà, ici beaucoup de publications sur le sujet, je vais pas m’y étendre puisque je n’ai que 30 minutes. Euh voilà, en fait je donne les infos. Alors, en ce qui concerne la dopamine cérébrale également : donc la dopamine, quand elle est basse, comme vous le savez, pas de libido, pas de mémoire, concentration, motivation, pas de projet à moyen, long terme, et ben cette dopamine dépend également de, évidemment, de l’intestin et du taux, également du fait qu’il y ait ou pas une candidose. La candidose fait baisser la dopamine, les toxines libérées par la candidose bloquent le récepteur de la dopamine.
Alors une maladie que j’adore depuis des années, c’est la fibromyalgie. Alors j’adore ça parce que ces patientes-là sont souvent taxées d’incurables, non guérissables. La fibro, c’est comme ça, madame P, vivre toute votre vie comme ça, en étant fatiguée et en ayant mal partout. Et la fibro est une maladie fonctionnelle qui est liée à 15 à 16 problèmes qui peuvent être : manque de magnésium, manque de sérotonine, dysbiose, le gluten, etc. Et quand on prend en charge toutes les causes de ces petites fatigues et petites douleurs, on arrive à une grosse fatigue, douleur qu’on peut faire disparaître en quelques semaines, voir quelques mois. Alors je vais passer sur le détail, vous pouvez regarder ça à votre aise, vous aurez les documents. Voilà, il faut savoir que si on a un abaissement du GABA, le GABA aussi très intéressant, ça fait partie des multiples traitements qu’on doit mettre dans l’ensemble pour traiter une fibromyalgie. Évidemment, la fibro est également une maladie mitochondriale, puisque les mitochondries, dès qu’elles dysfonctionnent, on a des douleurs musculaires, une fatigue. Donc il faut relancer les mitochondries, et là ça fait partie, c’est vraiment quasiment une spécialité, la mitochondriale, mais hyper intéressant parce que beaucoup de pathologies sont liées à cette dysfonction mitochondriale. Et sans T3, une mitochondrie ne fonctionne pas. J’ai pas parlé de T4, mais de T3.
Alors pourquoi est-ce que les femmes sont plus souvent fibromyalgiques, souffrent plus souvent de syndrome de fatigue chronique que les hommes ? Mais simplement, c’est l’œstrogène, c’est la progestérone qui a un effet plus important chez elles que chez l’homme. Et euh actuellement, on voit pas mal de syndromes de fatigue chroniques dans les posts vaccin Covid, simplement puisque le Spike, enfin le Spike, il soit vaccinal ou viral réel, détruit les mitochondries. Il y a des centaines d’articles publiés là-dessus, et même le Covid peut lui-même se multiplier dans les mitochondries. Ça, je vais passer. Voilà quelques infos sur la fibro. Donc j’ai pas dit que toutes les fibros guérissent en traitant la thyroïde, mais 100 % des fibros ont une hypothyroïdie, 100 %. Voilà, production d’énergie par les mitochondries. Encore un bel article ici entre ce qui fait le lien entre donc microbiote et également fibro, fibromyalgie, puisqu’on sait que dès qu’on est hypothyroïdien, on a une maldigestion, et c’est une cause principale de dysbiose intestinale. Donc c’est logique qu’il y ait un lien entre les deux.
Alors, syndrome de fatigue chronique et ménopause, mais c’est évident : si la préménopause n’est pas prise en charge dès que les symptômes apparaissent, si on donne pas au moins de la progestérone à ces femmes donc qui prennent de l’âge et des symptômes, et bien on a évidemment un problème d’apparition de rétention d’eau par exemple et de fatigue. Alors ici, je vous ai mis des valeurs biologiques que personnellement je cherche à atteindre quand je veux guérir un patient, une patiente fibromyalgique. Donc j’ai mis ça ici, donc j’ai mis les taux santé, les taux donc qui sont à atteindre, donc et qui peuvent être différents des taux de laboratoire. Voilà, ça c’est la référence que j’ai utilisée pour tout ce qui vient de précéder. Donc de nouveau les valeurs biologiques à rechercher. Et j’ai fait le tour en 25 minutes. 25 minutes, est-ce qu’il y a des questions ? Merci, merci. [Applaudissements] [Musique] Oui, oui. Alors j’ai donné une conférence pour l’IMS là-dessus il y a quelques années, 3 ans, c’est vrai que c’est très intéressant puisque certaines personnes génétiquement transforment mieux ou moins bien la T4 en T3. Et d’ailleurs on peut avoir parfois chez les bons transformateurs des effets secondaires par traitement par T3, T4, mais c’est assez rare, mais c’est important, tout à fait, dosage qu’on peut faire, je l’ai pas recommandé, mais on peut le faire tout à fait, et ça se fait. Non, non, si j’ai un patient qui sur le traitement T3, T4 a un effet secondaire, je diminue mon traitement tout simplement, mais je dis pas que c’est pas utile, hein, c’est, j’ai des collègues qui varient leur prescription en fonction des variants génétiques de la DIO2. Est-ce qu’il y a d’autres questions ou remarques ? C’est bon ? OK. Voilà. Donc pour les thérapies hormonales pour convertir la fatigue en énergie, et ben pour les hormones féminines, euh comme toutes les hormones sexuelles, c’est intéressant dans l’anamnèse toujours de vérifier, enfin de quand, quand la fatigue, c’est une plainte pratiquement universelle, mais c’est toujours intéressant d’essayer de savoir si c’est une fatigue matinale, on l’a vu avec la thyroïde, ou au repos, si c’est une fatigue plutôt le soir. Et toutes les fatigues qui concernent les hormones sexuelles, c’est plutôt une fatigue pas très importante, pas forcément profonde, mais qui est stable sur toute la journée et qui est qui est constante. Alors que ce soit les œstrogènes, la testostérone ou éventuellement la DHEA, qu’on peut considérer comme une hormone sexuelle aussi. Donc c’est une fatigue modérée qui persiste, qui est la même un peu toute la journée, c’est une fatigue de fond. Et les causes habituelles, que ce soit chez la femme où ce sont les œstrogènes, ou chez l’homme où c’est plutôt la testostérone, c’est les hormones sexuelles. Toujours cette fatigue permanente. Donc voilà. Alors il y a une première étude qui étudie la prise de, en fait de pilule chez des femmes de moins de 35 ans et de plus de 35 ans. Alors la pilule, c’est pas forcément terrible comme traitement hormonal, mais on s’aperçoit que il y a un réel gain chez les femmes de plus de 35 ans, et ça montre quoi ? C’est que déjà après 35 ans, il y a potentiellement des baisses des hormones sexuelles, d’œstrogènes ou de progestérone, et que de fait de les compléter, même avec des hormones synthétiques finalement, il y a une amélioration du score de santé et de bien-être. Donc même après 35 ans, on peut avoir des baisses hormonales, et en particulier dans certaines situations comme le postpartum par exemple, où il y a souvent une baisse après épuisement des 9 mois de grossesse, en épuisement des hormones, ou des périodes de la vie où il y a un manque d’œstrogène ou de progestérone. Mais on n’est pas la peine d’attendre la périménopause, sachant que les gynécologues très souvent en périménopause prescrivent la pilule parce que c’est plus simple comme ça, il y a des œstrogènes, la progestérone, et puis on régularise les cycles, et puis il y a pas de problème, c’est plus simple, mais c’est peut-être mieux quand même de donner des hormones entre guillemets bio-identiques.
Alors euh dans dans la ménopause, l’avantage, enfin la ménopause, vous le savez, c’est une cassure hormonale assez rapide, c’est pas comme la thyroïde où ça se passe plutôt progressivement, ou chez les hommes avec la testostérone où c’est très progressif. Chez les femmes avec la ménopause, ça se passe de façon assez brutale, donc on voit assez les différences, et quelque part l’expérimentation humaine est plus facile, on n’est pas obligé de se rabattre sur les expérimentations animales. Et chez les femmes, alors il y a des groupes qu’on qui sont plus faciles à étudier, par exemple dans chez des femmes qui sont atteintes de cancer du sein, sont en chimiothérapie, elles ont plus d’œstrogènes, alors elles ont d’autres raisons d’être fatiguées certainement, mais elles ont plus d’œstrogènes, et on observe une fatigue liée au manque hormonal. J’ai, à la ménopause, c’est assez évident, c’est un modèle humain très simple, il y a dans une période assez brève, il y a plus d’hormones sexuelles, et on, malgré toute la kyrielle des signes de ménopause, il y a la fatigue. Et l’avantage de de ce changement brutal, c’est que quand on restaure les hormones avec de l’œstrogène et de la progestérone, et bien on retrouve une qualité de vie normale, on diminue la fatigue. Donc c’est en fait une expérimentation humaine assez simple et assez évidente chez tout le monde, puisque le traitement marche très bien et assez rapidement. Alors on a différentes études, mais chaque fois on rajoute les œstrogènes et la progestérone, et puis il y a correction des symptômes, et en particulier de la fatigue, même avec des doses qui sont pas forcément importantes, avec 0,5 mg ou des doses relativement faibles, on arrive à supprimer pas mal de symptômes de ménopause.
Alors ces œstrogènes, comment ça se fait que on enlève les syndromes de fatigue, et qu’est-ce qui qu’est-ce qui fait que ça fonctionne finalement ? Et bien on voit que quand on donne des œstrogènes ou des hormones sexuelles en général, on augmente la production d’ATP. L’ATP, c’est l’énergie, et quand on a de l’énergie, on a moins de fatigue. Mais par ailleurs les œstrogènes ont plein d’autres rôles, c’est assez compliqué, ils sont neuroprotecteurs, ils améliorent la trophicité neuronale, ils sont antioxydants, ils sont antiapoptotiques, ils sont anti-inflammatoires, ils sont glucotropes, donc ils donnent du glucose, ils donnent de l’énergie, tous ce sont des facteurs qui contribuent au fait que ce soit globalement et de façon plus synthétique une hormone anabolique, comme toutes les autres hormones sexuelles. Et l’anabolisme, ça a besoin d’énergie, et ça a besoin de ça, ça reconstruit et ça dynamise. Alors on a des études qui montrent que globalement ça augmente la production d’énergie d’ATP, et l’ATP c’est l’énergie, et l’énergie c’est nécessaire pour reconstruire et entretenir et lutter contre la fatigue, puisque la fatigue c’est un peu l’inverse de l’ATP. Donc les œstrogènes agissent à ce niveau-là, mais ces actions d’œstrogènes sont un peu très complexes, puisque c’est pas que d’augmenter de l’ATP et partout dans toutes les cellules et n’importe comment, il y a des spécificités, des actions tissulaires très spécifiques. On la connaît au niveau du sein, puisque le sein, il y a une hypertrophie de la glande mammaire, au niveau de l’endomètre, puisque c’est l’endomètre qui qui pousse grâce aux œstrogènes, au niveau de l’os sur les ostéoblastes, on connaît les effets au niveau vasculaire, il y a une vasodilatation, on sait que il y a beaucoup plus d’infarctus après la ménopause qu’avant la ménopause, et les femmes après la ménopause rejoignent les statistiques des hommes qui ont plus de problèmes cardio-vasculaires. Et globalement l’anabolisme est augmenté par les œstrogènes parce que l’action au niveau des cellules, c’est la production de protéines et l’augmentation de production par le biais des récepteurs au niveau de l’ADN. Euh et l’effet vasomoteur il est bien connu, puisque les bouffées de chaleur c’est l’effet vasomoteur, et avec un effet extrêmement rapide et efficace des œstrogènes quand on les prend dans les heures qui suivent. Alors qu’on a beaucoup parlé quand on interdisait les œstrogènes même bio-identiques, on a beaucoup parlé des phytoestrogènes, mais les phytoestrogènes c’est bien, mais ça n’a jamais vraiment prouvé leur efficacité sur les syndromes vasomoteurs, et en particulier on dit que c’est des produits naturels, mais les phytoestrogènes, les femmes sont pas des plantes normalement, et donc les phytoestrogènes c’est plutôt des œstrogènes pour les plantes, alors que les œstrogènes comme l’œstradiol qui sont des œstrogènes bio-identiques sont quand même plus adaptés et plus naturels pour nous. Donc c’est un peu compliqué, ces effets des œstrogènes, et on j’essaie de de regarder un petit peu parce qu’il y a les récepteurs alpha, les récepteurs bêta aux œstrogènes avec des actions qui sont potentiellement différentes, mais il y a des cellules qui expriment les récepteurs alpha, d’autres cellules qui expriment plutôt les récepteurs bêta, et de temps en temps quand on a pas de bêta, les alphas arrivent pas à s’exprimer. Et pour compliquer en plus les choses, il y a des récepteurs membranaires aux œstrogènes, donc qui qui interviennent ou qui existent pas dans toutes les cellules, et ce qui explique une action très très tissu dépendante de la même molécule d’œstrogène qui va agir dans une cellule, donner quelque chose dans une autre cellule, non, dans un tissu quelque chose, dans un autre tissu, non. Et je voulais juste dire un mot pour rappeler que tous ces récepteurs différents, aujourd’hui il y a surtout l’industrie pharmaceutique qui travaille beaucoup sur les SERMs, et c’est c’est c’est passionnant et intéressant parce que les SERMs, c’est d’essayer de trouver des œstrogènes pas forcément naturels, mais qui agissent sur certains récepteurs et pas d’autres. Donc par exemple de dire voilà, on va avoir des récepteurs qui vont agir sur l’os, mais pas sur le sein, pas sur l’utérus, donc on va pas faire de cancer de l’endomètre, on va pas faire du cancer du sein, mais on va lutter contre l’ostéoporose, on va lutter contre les bouffées de chaleur. Et donc il y a toute une science qui se développe pour essayer de développer des produits qui agissent, c’est comme un peu la dans un hôtel, vous avez la clé, le passe pour ouvrir toutes les chambres, et puis il y a vous avez une clé qui va ouvrir certaines portes et pas d’autres, et on va choisir bah qu’est-ce qu’on veut ouvrir, qu’est-ce qu’on veut pas ouvrir. Donc tout ça c’est passionnant, et le plus vieux SERM finalement, à mon avis, qui existe, c’est la tibolone, avec commercialement le livial ou l’ériel, euh qui est une molécule qui va agir sur les récepteurs aux œstrogènes, sur les récepteurs à la progestérone, et aussi probablement sur les récepteurs à la testostérone, parce qu’il y a un effet DHEA et testostéronique qui qui qui a qui qui qui se fait en même temps. Donc tout ça c’est des choses assez intéressantes, mais qui sont évidemment pas tout à fait bio-identiques. Je dis un mot sur, puisqu’on parle beaucoup aujourd’hui de l’œstriol, qui est l’œstrogène numéro 4 qui est développé par Mylan pour pour sa nouvelle pilule, et qui aurait qui agirait plus sur certains récepteurs et pas tellement sur les récepteurs du sein, donc ce sera préventif. Alors est-ce que c’est du marketing ou pas, ça c’est un autre problème, mais tout ça tout ça est quand même intéressant, mais c’est pour montrer surtout l’espèce de diversité et de complexité qu’il y a pour ces effets des œstrogènes sur sur différents tissus.
Alors pour revenir au modèle animal, euh sur des rats qui on on enlevé les gonades, on s’aperçoit que il y a une diminution de la production d’ATP, donc on revient et de la CPK, donc on revient sur le problème énergétique, et quand on restaure les œstrogènes, on a une augmentation, en tout cas chez les femelles, du contenu en ATP, de l’activité de l’ATP, paradoxalement pas chez les mâles. Donc chez les mâles il y a beaucoup moins de récepteurs aux œstrogènes que chez les femelles, et là on retrouve encore, par rapport à des contrôles, donc on rajoute les œstradiols, on a une augmentation de l’activité de l’ATP, une augmentation de l’énergie, ce qui explique le traitement de la fatigue, et un petit plus quand on rajoute la progestérone à l’œstradiol, sachant que normalement en gynéco, on traite très souvent les femmes qui sont hystérectomisées, qui risquent plus de faire de cancer de l’endomètre, donc on donne pas de progestérone, on donne que les œstrogènes, et les œstrogènes effectivement c’est eux qui vont enlever la plupart des signes négatifs de la ménopause, avec l’énergie, avec les bouffées de chaleur, avec l’os, avec tous les signes potentiellement, peut-être 90 % des signes de ménopause sont liés aux œstrogènes, et finalement pourquoi donner la progestérone ? Bah là on voit quand même qu’on a un petit plus même au niveau énergétique et au niveau de l’ATP à donner un peu de progestérone. Alors il y a d’autres raisons pour donner de la progestérone, mais là c’est un argument supplémentaire. Donc cette progestérone, on on on la retrouve aussi dans la fatigue, et quand on a des syndromes de fatigue chronique, on a des taux de progestérone qui sont bas, souvent à des cycles anovulatoires, mais dans les syndromes de fatigue chronique où très souvent on peut avoir les cycles anovulatoires, c’est-à-dire que ça tourne pas très rond, et que s’il y a pas d’ovulation, et ben c’est au moment de l’ovulation qu’il y a sécrétion de progestérone. Si on n’a pas d’ovulation, on n’a pas de progestérone, et donc si on a une mauvaise ovulation, ce qui est souvent le cas en préménopause, donc après 35 ans, on peut se poser des parfois des questions, mais en tout cas dans les années qui précèdent la ménopause, s’il y a plus d’ovulation, il y a plus une bonne progestérone, ou il y a une progestérone qui est trop courte, il y a des cycles qui sont irréguliers, qui sont trop courts, qui sont trop longs, et ce déficit en progestérone en plus par répercussion entraîne une hyperœstrogénie relative et crée un certain nombre de troubles. Et donc là il y a une fatigue paradoxale qui peut être due à la progestérone en fait, qui sont liés en fait à une hyperœstrogénie relative avec des signes d’énervement, de manque de sommeil qui qui fait que le manque de progestérone peut entraîner, en dehors des problèmes de cycle et des problèmes gynécologiques, un excès de fatigue, et particulièrement focalisé sur la période prémenstruelle, donc pendant la phase lutéale, les jours avant les règles. Donc là des études qui montrent qu’une diminution du taux de progestérone entraîne une fatigue prémenstruelle durant la phase lutéale, c’est classique, mais c’est une fatigue permanente pendant la phase lutéale, mais plus particulièrement pendant cette période-là. Et quand on a chez des femmes qu’on fait, alors c’est pareil pour le cortisol qui a un bon dosage au niveau salivaire pour avoir une hormone biologiquement active, on peut faire aussi des dosages de progestérone au niveau salivaire, et quand on a un bon taux de progestérone, et bien on a des femmes qui sont qui ont un meilleur sommeil, qui ont moins de fatigue parce qu’elles dorment mieux probablement, et qui sont moins agressives parce qu’elles ont moins d’hyperœstrogénie relative. Alors dans le syndrome de fatigue chronique aussi, on rapporte beaucoup plus une fréquence plus importante de troubles gynécologiques qui sont liés à des déficiences d’œstrogènes ou de progestérone, ou les deux. Et donc le manque de progestérone globalement peut participer au syndrome de fatigue essentiellement, enfin c’est une façon d’expliquer les choses essentiellement parce que ça perturbe euh le manque de progestérone va perturber le sommeil, et il y a une amélioration du sommeil avec de la progestérone, euh et la progestérone aura un effet stimulant sur la respiration pendant le sommeil par un effet un peu parasympathique ou surtout par un effet GABAergique, parce que la progestérone a un peu un effet, c’est un peu comme du GABA, et on le voit très bien aussi quand on pendant en obstétrique ou en infertilité où on donne des doses assez importantes de progestérone, de 600 à 800 mg par jour, on voit bien l’effet à ce moment-là parce que c’est pas 100 ou 200 mg ce qu’on prescrit habituellement. Et donc par contre quand on va dans des doses importantes de progestérone, il y a on a un effet anxiolytique, relaxant, un effet GABAergique, mais si on prend des très grosses doses, et bien on a un effet qui devient un petit peu trop important et qui peut accentuer une fatigue, et souvent il y a des patients d’ailleurs qui ont une réactivité relativement importante à la progestérone et qui supportent pas même des petites doses de 100 ou de 100 mg, qui sont qui ont la tête lourde le matin, qui ont l’impression qu’elles ont pris des tonnes de mélatonine ou des somnifères, mais qui ont une réaction parce qu’elles ont un métabolisme particulier qui supportent assez mal cette progestérone. Mais donc chez des chez des femmes en tout à fait en bonne santé, il y a une relation positive entre le taux de progestérone et la fatigue, donc il faut corriger pour avoir un bon taux normal de progestérone qui est pas excessif, mais surtout qui équilibre les œstrogènes. Et je pense même chez des patientes qui nécessitent pas forcément la progestérone comme les hystérectomisées, je pense que c’est bien de garder cette balance, puisque la progestérone est quand même un petit peu une hormone intermédiaire entre les œstrogènes et la testostérone, c’est une espèce de pont régulateur entre les deux, et je pense que c’est important de pouvoir la garder dans toutes les situations. Donc quand on prescrit des œstrogènes, il faut prescrire de la progestérone, et la progestérone toute seule éventuellement quand il y a des périodes d’hyperœstrogénie, à ce moment-là de compenser par la progestérone seule, mais donc il faut compenser normalement, s’il y a un surdosage, ça peut entraîner aussi de la fatigue liée à l’effet progestatif pur.
Donc pour les œstrogènes, bien on il y a pas trop de discussion aujourd’hui, tout le monde est d’accord pour dire que ce sont les œstrogènes cutanés qui sont le traitement de base, et le seul bon traitement, puisque ça n’agit pas sur le foie et ça respecte les facteurs de coagulation et ça trouble pas le système circulatoire. Donc c’est l’œstrogel chez nous, avec en sachant qu’une pression d’œstrogel c’est 0,75 mg, et ça correspond globalement à un gros tiers de la dose d’un cycle normal. C’est donc une pression à fond, beaucoup de patientes font des petites pressions parce qu’elles se disent bah je vais prendre un petit peu, c’est mieux, il faut quand même une pression à fond, c’est toujours qu’un tiers de dose de ménopause. Donc globalement 80 %, 80 % des femmes prennent deux pressions d’œstrogel, ce qui correspond à une dose moyenne correcte, et parce que en…
Fait-le déjà avec une très petite dose, globalement une pression d’œstrogènes. Très souvent, tous les symptômes ressentis de la ménopause disparaissent, c’est-à-dire les bouffées de chaleur et puis un inconfort ressenti de la patiente. Mais par contre, au niveau cutané, au niveau muqueux, au niveau osseux, toutes les autres actions de fond des œstrogènes qui sont potentiellement positives, évidemment, on va pas, on va pas pouvoir les ressentir. Et il faut, je pense, les pousser à augmenter la dose. Et ça sert à rien, malheureusement pour l’examen, de faire trop de dosage des œstrogènes. Si on arrive à un taux qui est trop important, comme pour la thyroïde, bah ça sera les palpitations et la nervosité. Pour les œstrogènes, c’est le sein qui est l’indicateur. Si le sein est douloureux ou sensible, et bien c’est qu’il y a normalement trop d’œstrogènes. Alors ça peut… certaines patientes ont des réactions paradoxales à la progestérone, par exemple. Pour tout le monde, la progestérone, elles ont les seins qui sont gonflés. Alors est-ce qu’il y a un métabolisme particulier qui fait qu’elle transforme leur progestérone en œstrogène ? Enfin, c’est quand même les œstrogènes qui font gonfler la glande mammaire. Et classiquement, quand une patiente qui est, qui a une hyperœstrogénie, elle a les seins douloureux avant les règles parce qu’elle a trop d’œstrogènes. Quand il y a les règles, les œstrogènes… les seins dégonflent. Donc ça, c’est assez classique et et et logique. Maintenant, euh voilà, donc le, le… il faut mieux aller, comme toutes les hormones, un peu au surdosage. Puisque cette patiente, une patiente qui va traiter par exemple sa ménopause, elle va le prendre pendant des années, c’est intéressant pour elle qu’elle puisse un peu s’autoréguler elle-même et et et et savoir comment adapter un petit peu, un petit peu sa dose.
Pour la progestérone, c’était l’utrogestan. Maintenant, c’est le projet Belle, qui est donc la même chose, et donc avec des comprimés à 100, 200 mg, et bien normalement 100 mg ça, ça, ça, ça équilibre parfaitement deux pressions d’œstrogènes, voire trois. Le but étant qu’il n’y ait pas de croissance d’endomètre. Et sous traitement progestatif, bah c’est bien de faire une échographie une fois de temps en temps, une fois, une fois par an par exemple, pour vérifier qu’il n’y a pas d’hypertrophie de de de l’endomètre, qui est le seul risque. Et euh… mais beaucoup de patientes prennent, vont prendre 200, 200 mg de de de progestérone plutôt que 100, simplement pour l’effet anxiolytique, décontractant. Elles ont un meilleur sommeil, elles se sentent mieux, et c’est parfait. Il y a aucun problème, puisque je répète, pendant, dans d’autres situations, on donne 600 à 800 mg facilement tous les jours, et que il y a aucun souci de de surdosage de de de de progestérone naturelle.
Alors, encore un mot sur la fatigue, là, qui est pas permanente, mais qui augmente après l’activité physique. Et euh… ça, on, on saute un peu une étape qui vous sera donnée un peu plus tard sur la DHEA. Puisque la DHEA, là, c’est encore une, une préhormone qui va donner des œstrogènes, de la testostérone. Et pour les femmes à la ménopause, les seules études cliniques qui avaient été faites après le professeur Baulieu, où on avait beaucoup critiqué les, les grands espoirs qu’il avait eu sur la DHEA, les, les, les études sont tout à fait claires pour montrer qu’en particulier c’est intéressant chez la femme ménopausée. Et pourquoi ? Parce que ça entretient un petit peu euh le côté androgénique, et ça soutient les androgènes, et ça améliore la libido. Donc on a, on a un, un effet positif aussi de la DHEA, mais pas toujours suffisant. Et donc quand on a cette fatigue, surtout après les efforts physiques, et bien euh… et qui se déclare après l’exercice, et bien c’est dû à un manque très souvent de testostérone. Et la testostérone, c’est l’énergie chez les hommes, et chez les femmes c’est pareil. Dans le milieu sportif d’ailleurs, on le sait très bien. Et là aussi, on voit pour le même mécanisme que les œstrogènes, c’est les hormones sexuelles… la testostérone, une hormone sexuelle, ça augmente la production d’ATP. Et après ovariectomie, on a une diminution des, des, des de l’activation de l’ATP, de la CPK, qui est restaurée par la, la, le, le traitement de testostérone. Et puis alors là, c’est pas que chez les hommes, c’est aussi les femmes qui ont des récepteurs à la testostérone et qui rétablissent leur production d’ATP. Donc chez les femmes, c’est intéressant pour récupérer l’énergie musculaire. Et nombre d’études montrent que une diminution de testostérone diminue l’énergie chez les femmes ménopausées en particulier, puisque les ovaires s’arrêtent, il y a plus de testostérone, il y a plus de progestérone, il y a plus d’œstrogènes, il y a juste la DHEA surrénalienne qui est pas toujours euh un dosage optimum. Et euh… et et souvent une testostérone qui est un peu basse. Et donc dans, dans, dans des populations de femmes par exemple au VIH, qui sont, qui sont étudiées, qui… ça n’a rien à voir, mais on, on constate qu’une augmentation de la testostérone permet d’augmenter, d’augmenter l’activité et de diminuer la fatigue. Et donc chez les femmes, le traitement par testostérone, bah le plus simple c’est de le prendre par gel, et même de le mélanger avec les œstrogènes euh quand on, quand elle met son œstrogel, et d’avoir des préparations en général qui sont entre 0,5 % de testostérone ou 1 % de testostérone, et qui sont euh pour, pour moi un maximum de 5 mg par jour de testostérone, ce qui correspond… alors soit il y a des préparations faites en pharmacie, soit il y a le Testarone qui est utilisé euh qu’on trouve en pharmacie facilement. Mais le Testarone, il y a 20 mg par dose, donc c’est un peu compliqué de faire des, des, des petites doses. Il faudrait faire 5 mg maximum par jour, ou de faire une dose de Testarone par semaine. Donc on peut le, le, le… faire des petits morceaux, mais c’est un peu compliqué à utiliser. Faut peut-être mieux prescrire une préparation en pharmacie où la distribution est plus facile. Mais globalement, voilà le, le… la fatigue, ça dépend beaucoup des hormones sexuelles.
Pour une fatigue continue, chronique dans la journée, avec les œstrogènes, les androgènes, la DHEA potentiellement aussi, et la progestérone en association, sachant que l’ATP… juste un petit mot, c’est que l’ATP, c’est aussi la thyroïde, et que très souvent à la ménopause, et bien on parle des œstrogènes et de la progestérone, mais une femme qui arrive à la ménopause, son métabolisme, il est complètement perturbé, puisqu’on, on supprime tout d’un coup les hormones sexuelles, c’est quand même un des piliers hormonaux principaux. Et le, le, le corps doit s’adapter à ce métabolisme-là. Et fondamentalement, l’adaptation du métabolisme de votre corps, il se fait très souvent avec les changements de saison, avec différentes agressions, se fait par la thyroïde et éventuellement le cortisol. Donc tout ça, c’est, c’est lié, c’est un système intégré. Mais très souvent, la plupart des signes de ménopause qui sont critiqués, que ce soit la prise de poids ou autre chose, sont souvent plus dûs à une hypothyroïdie concomitante et une thyroïde qui se met un peu au ralenti pour équilibrer le métabolisme par manque des hormones sexuelles. Voilà, merci beaucoup. Merci. On… si vous avez une question à poser au docteur Nat, faites-le maintenant. Je voudrais aussi demander aux exhibiteurs de venir se présenter ici pendant une minute. Ceux qui sont là, vous avez une minute plus ou moins pour vous présenter. Donc si vous voulez venir vers ici pour dire ce que vous faites, je pense que ça intéresse tout le monde. Est-ce qu’il y a une question ? Oui. Donc ici, on demande… il faut faire pour les femmes… il faut répéter pour le… je sais pas, mais les… c’est plutôt… répète un peu la question s’il te plaît, parce que c’est enregistré. On demande pour des patientes qui ont une contre-indication d’œstrogènes, qu’est-ce qu’on fait ? Si vous me dites un AIT, les AIT, c’est théoriquement plutôt lié, enfin classiquement à au progestatif qu’aux œstrogènes. Alors normalement, les œstrogènes… le problème c’est que les contre-indications aux œstrogènes, elles sont génériques à tous les œstrogènes, aux œstrogènes oraux comme au reste. On fait pas la différence entre les œstrogènes cutanés et les œstrogènes oraux. Donc pour moi, il y a pas de contre-indication vasculaire aux œstrogènes oraux. Il y a, y a des vieux débats de savoir si c’est bien, si c’est pas bien… transdermique, c’est pas… pas de contradiction transdermique, mais au… il y a des contradictions en… oui les oraux… oui classiquement, mais les trans… transdermiques non. Et c’est comme pour les progestérones… la progestérone, le projet Belle, c’est pas pareil qu’un, qu’un progestatif de synthèse, où il y a plus d’accidents vasculaires cérébraux soi-disant. Enfin bon, il y a les méningiomes aussi maintenant, mais enfin bon… mais il y a pas ça avec, avec les œstrogènes transdermiques et la progestérone naturelle. Contre… mais oui, mais parce que les contre-indications, c’est fait systématiquement par l’Agence du médicament pour toute, toute la classe médicamenteuse. On fait pas la différence. C’est pareil pour… on va contre-indiquer le THS pour, pour le cancer du… mais parce qu’on mélange tous les traitements et on fait pas la différence entre le, les uns et les autres. Ok, merci. Ça… plus tard. On a aussi une possibilité de question maintenant, peut-être ceux qui… les sponsors. Donc alors, vous avez le micro. Bonjour. Bonjour, micro… il faut l’allumer là en dessous… Père… ça… non… allô… ah ça fonctionne… voilà… bonjour… merci de cet accueil… donc Julie Cantino, je travaille pour une grande partie de la Wallonie pour Énergétique et Natura. Alors bah, je vais essayer d’être brève, on va faire… je faire mon possible… donc Énergétique et Natura, pour ceux qui ne connaissent pas encore, c’est vraiment l’alliance de la science à la nature. On va aller au plus proche, au plus près de la cellule et avoir les effets souhaités évidemment. Et donc on va travailler dans tous les domaines thérapeutiques. Donc il y a 25 ans d’expérience derrière Énergétique et Natura. On travaille dans 5 pays… je crois que c’est… oui, plus longtemps que 25 ans, parce que notre concept de 1997… oui… plus… était déjà organisé avec beaucoup de… donc on va dire c’est 27, 28 ans… oui oui… euh… alors on… donc on travaille avec les médecins, vraiment médecin thérapeute. On a une distribution sélective, donc c’est vraiment important évidemment que vous puissiez dévoiler le meilleur conseil, parce qu’on veut le conseil derrière chaque patient. Donc on travaille avec… labo… dont Biotics Research Corporation que vous connaissez certainement, qui représente quand même 80 % de de nos produits. Et donc derrière Biotics, il y a beaucoup de recherches, différentes technologies assez uniques euh… dont si vous connaissez l’Active Mulion… donc ce sont les formes émulsionnées qui permettent de faciliter cette étape de microémulsion, notamment pour nos vitamines liposolubles, et donc d’augmenter fois 4 finalement la biodisponibilité. Un autre exemple, c’est l’Active Cell. Donc là, c’est vraiment le… les formes glandulaires. On en a parlé tout à l’heure avec Stéphane Résimont. Donc c’est ça, l’organothérapie. Donc ici, par rapport à l’Active Cell, on va amener des peptides, polypeptides pour venir rééquilibrer les glandes. Et on va, par exemple, travailler pour les surrénales avec le Cytosimad. On va travailler en amont si, par exemple, au niveau de l’hypophyse, hypothalamus avec le Cytosim PTHPT, mais également le GTA, GTA Fortifié pour la thyroïde. Et je termine… donc on a aussi une académie, donc on continue à, à… enfin, vous former… à trouver de chouettes orateurs pour vraiment organiser de, de très belles conférences euh et tables rondes. On a un département scientifique également. On a un beau site web où vous retrouvez… c’est une vraie bibliothèque. Donc n’hésitez pas si vous voulez plus d’informations. Et euh… voilà, ben je vais terminer avec… si vous voulez en savoir plus sur notre dernier produit, il est vraiment exceptionnel, s’appelle Collagène TriComplete, et vous n’hésitez pas à venir vers nous si vous voulez en savoir plus. Merci. Voilà. Merci, ils ont très bons produits. Si on pouvait faire un peu plus bref pour les prochains, parce que euh on a pas tellement de temps… c’est, c’est… c’est un ajout au programme… super… bonsoir à tous… moi c’est William de Tri, je suis le cofondateur de Simplycure. Alors nous, on est pas un laboratoire, mais on a une plateforme qui vient vraiment faciliter votre pratique. En fait, on a identifié que plus de 50 % des prescriptions de compléments alimentaires ne sont pas achetés ni suivis par les patients, parce que c’est pas facile d’acheter un produit chez Energetica, dans un autre laboratoire, et peut-être dans un troisième. Et donc on a développé Simplycure, qui est une plateforme qui vous permet de facilement prescrire les compléments de vos laboratoires favoris à un seul endroit, et d’assurer la bonne adhésion de vos patients, qui pourront également tout acheter sur un seul site web. Alors c’est très facile : vous connectez sur la plateforme, vous recommandez un produit d’un labo, un deuxième d’un second laboratoire, vous envoyez votre prescription à votre patient, et il peut acheter les différents produits à un meilleur prix. Euh… je crois que j’ai été assez bref. Merci. Voilà… l’inscription gratuite, donc vous pouvez aller sur simplycure.com… prochain… Simplycure… bonsoir tout le monde… euh… je m’appelle Valérie Abran, je suis biochimiste chez Nutrilogic. Euh… donc je pense qu’il y en a parmi vous qui nous connaissent déjà sans, sans souci. Euh… bah chez Nutrilogic, à la base on a commencé par distribuer différents laboratoires. Aujourd’hui, on a aussi développé notre propre marque de compléments alimentaires, c’est la marque NR. Euh… vous avez vu sur notre étal en bas, à mon avis on a étalé pas mal de nos produits. Euh… on a développé tout récemment une gamme phytohormonale. Donc ça c’est intéressant, on a notamment travaillé là-dessus avec bah Stéphane Résimont, Gérald Béguilé euh qui sont quand même deux spécialistes des hormones, Gérald surtout aussi de la phyto en lien avec le côté hormonal. Donc on a vraiment essayé de développer une gamme qui permet de répondre à à peu près, je pense, tous les, toutes les situations qu’on peut rencontrer. Euh… pour ceux qui ne l’ont pas encore récupéré, on a sur notre stand un protocole col aussi qui met en œuvre ces, ces différents produits. Donc vous pourrez voir un petit peu comment nous, on propose de, de les utiliser pour justement faire face à que soit trop ou trop peu d’œstrogènes, trop ou trop peu d’androgènes, et cetera, au niveau de des différentes hormones. Donc on va aussi parcourir les… la progestérone dont on a parlé, la prolactine aussi, on, on l’a peut-être moins mentionné aujourd’hui, mais on a aussi de, de quoi la réguler. Voilà. Euh… on a un cycle de formation également. Donc on aura une conférence à Wavre le samedi 24 février, une autre sur Liège le… en soirée le mercredi 20 mars. Donc voilà, si vous voulez vous inscrire… il y a quelques places sur Liège, sur Wavre, je crois qu’il en reste un petit peu plus. Donc n’hésitez pas à aller sur notre, sur notre site pour vous, pour vous inscrire. Voilà. Donc n’hésitez pas à passer sur le stand pour le protocole. Bonne soirée. [Applaudissements]… prochain… euh… bonsoir… je m’appelle Christian de Bar, je travaille pour Nutrifarma… donc Tripharma, c’est un laboratoire belge, ils sont situés près de Malines, à Heist-op-den-Berg. Euh… on se spécialise essentiellement dans deux gammes, c’est-à-dire tout ce qui est problèmes digestifs, et alors également tout ce qui est gestion du stress, de l’anxiété, du burnout, de la dépression, avec essentiellement deux gammes propres : Alpha et la gamme Moodlap. Moodlap qui est une, une gamme à base de safran, où là on contrôle la totalité de la production puisqu’on a nos propres champs de safran dans le sud de l’Espagne. Euh… la distribution, c’est la distribution généralement classique, c’est-à-dire en pharmacie. Merci. Ouais, très bien. Merci. Oui, merci. Bonsoir. Donc je suis Nicolas Lecordier, directeur commercial des laboratoires Copmed. Les laboratoires Copmed ont été créés il y a 30 ans à Niort, à côté de La Rochelle, sur la façade sud-ouest de la France. Et puis on a créé la filiale belge en 2020 avec l’idée, et bien de prévenir au-delà de guérir. Et donc c’est ainsi avec les années que nous avons développé près de 300 produits de santé naturels. Euh… on a quatre gammes. D’abord, et bien le confort intestinal avec un produit incontournable qui est le Perm Régul. Ensuite, on a également une gamme équilibre émotionnel qui va vraiment permettre de travailler sur l’ensemble de la chaîne des neurotransmetteurs, du cortisol jusqu’à la mélatonine. On a également une gamme cellulaire qui va permettre, et bien d’agir sur chaque organite, et donc d’améliorer finalement le fonctionnement cellulaire. Et puis on a également développé, donc c’est en lien avec la soirée de ce soir, une gamme en hormonologie fonctionnelle. Et je conclurai par notre engagement. Aujourd’hui, les laboratoires Copmed veulent vraiment se positionner comme un partenaire des praticiens de santé. Donc si vous souhaitez en savoir davantage sur le laboratoire Copmed, et bien je vous invite à nous retrouver sur notre stand. Nous sommes juste en face du bar. Voilà, merci pour votre attention et bonne soirée. Je pense que tu peux commencer… je présente Sabine Franken qui travaille chez nous à la clinique, et qui est un médecin qui a touché un peu à tout, je crois même médecin sans frontière, quelque chose comme ça… donc au Médecin du Monde, et donc quelqu’un de très expérimenté dans beaucoup d’aspects, et qui va vous parler sur les carences en hormones surrénaliennes surtout, hein… oui… voilà, je te laisse la parole. Donc après avoir parlé de la fatigue permanente et la fatigue du matin, on va aborder la fatigue de l’après-midi et du soir qui est liée au déficit en cortisol, une hormone qui nous procure en fait beaucoup d’énergie. Donc fatigue de l’après-midi, fatigue du soir, et la cause la plus probable : déficience en cortisol. Donc dans une étude sur des patients atteints du syndrome de fatigue chronique, on a constaté une diminution du cortisol libre dans le sang, cortisol total également, et du cortisol urinaire de 24 heures. Dans le syndrome de, dans le syndrome de fatigue chronique, on constate également une diminution des métabolites du cortisol dans, dans le sérum ainsi que dans les urines. La fatigue due à un déficit en cortisol, vous voyez ici, commence à partir de 14h et devient vraiment très importante en soirée. Voilà, donc il s’ensuit une différence d’humeur. Le matin et midi tout va très bien, fin d’après-midi et de soirée ça se dégrade. Donc on devient progressivement agressif, voire vraiment très agressif. Donc pourquoi la fatigue apparaît-elle dans la moitié de la journée en cas de déficit en cortisol ? Donc la nuit, au repos, la, la majeure partie du cortisol n’est pas produite, n’est pas utilisée, mais stockée dans les glandes surrénales. Donc en début d’après-midi, une partie du stock de cortisol a été consommée. Chez les personnes en bonne santé, ce stock est encore suffisant pour fournir de l’énergie jusqu’à la nuit, mais pas chez les personnes en insuffisance surrénalienne. De là cette fatigue et cette humeur un peu massacrante qui peut se, se passer également donc chez les patients déficients en cortisol. Le stock de cortisol surrénalien sont très réduits, presque tout le cortisol est déjà utilisé vers, vers 14h de l’après-midi, et l’après-midi plus rien. Donc c’est, c’est la catastrophe. Alors la fatigue dans des conditions de stress, on… de… est également un signe de déficit en cortisol, et cette fatigue apparaît donc dans des situations stressantes surtout, donc après, dans l’après-midi et en soirée. Donc à chaque stress, vous avez une manifestation de fatigue, et en soirée c’est évident… l’épuisement professionnel. Le déficit en cortisol est évidemment le responsable. On peut avoir un syndrome de fatigue chronique lié à de petites glandes surrénales, donc des glandes surrénales qui fonctionnent moins bien dès la, dès la naissance, ou aussi la présence d’anticorps anti-surrénalien auto-immun, notamment. On peut le voir dans un test avec la CTH. On constate chez les gens qui ont des, des petites glandes surrénales une beaucoup, beaucoup plus faible réponse du cortisol à la CTH. Les femmes qui ont notamment la thyroïdite d’Hashimoto et qui présentent un syndrome de fatigue chronique présentent également des anticorps contre la surrénale. Et on voit au quotidien des personnes donc en hypothyroïdie avec une insuffisance surrénalienne, c’est, c’est le quotidien à la clinique. Alors comment élever l’énergie euh avec le cortisol ? Bon, le cortisol augmente le taux de sucre dans le sang au niveau du cerveau, au niveau du cœur, des cellules musculaires et du foie par la glycogénolyse, et il y a donc une augmentation d’ATP. Le cortisol augmente également la pression artérielle, donc le flux sanguin s’améliore au niveau cérébral et apport de nutriments. Le débit sanguin du cœur et des apports de nutriments également, et le flux sanguin musculaire augmente de la même façon. Donc ici, toute une série euh de, d’études qui, qui montrent que ce niveau de glycogène augmente dans le cerveau, le cœur, le foie. Alors comment faire une supplémentation en cortisol ? Le cortisol nous amène donc beaucoup d’énergie pour faire face à des situations difficiles et les résoudre. Donc chaque fois qu’il y a un stress, vous avez un pic de cortisol si vos surrénales fonctionnent bien, et cela permet de faire face à ce gros stress. Alors la première thérapie de glucocorticoïde est le cortisol bio-identique, donc l’hydrocortisone. C’est celui qui fournit le plus d’énergie, et on a un effet environ 1 heure après la prise. On peut également utiliser la prednisolone et la prednisone, non bio-identiques, en… dans les cas où on a besoin d’une action plus anti-inflammatoire, mais c’est… la prednisolone ne donne moins d’énergie que l’hydrocortisone. On peut également utiliser la méthylprednisolone si la personne présente de l’hypertension, une surcharge pondérale ou une rétention d’eau, parce que elle a un effet moins minéralocorticoïde que l’hydrocortisone, mais elle fournit beaucoup moins d’énergie. Alors pour la supplémentation, quelques conseils. Donc toujours associer la… un glucocorticoïde à la prise de la DHEA qui va contrebalancer l’effet catabolique du cortisol. Je vous parlerai plus, plus loin du, de la DHEA d’ailleurs. Alors ici, donc quand on traite les personnes avec 5 à 10 mg d’hydrocortisone, on voit une diminution de la fatigue de ces patients, et il n’y a été observé aucune suppression surrénalienne avec cette dose. Donc c’est une faible dose. Par contre, avec 20 à 35 mg par jour d’hydrocortisone, le bien-être est vraiment augmenté, et on constate une petite, une petite suppression d’environ 30 % au niveau surrénalien, mais le, le score de bien-être est bien plus, bien plus important. Donc voilà, ici la suppression légère des surrénales. Donc après la prise d’hydrocortisone, en général après une bonne heure, vous avez l’effet : diminution de la fatigue, augmentation de l’énergie. Avec le Mrol, on peut également l’utiliser dans le cas de phase terminale de cancer pour redonner une plus d’énergie et une possibilité d’avoir des activités, une meilleure humeur, moins de dépression. Nous allons maintenant voir la, la fatigue permanente liée au DHEA. Bon, c’est une fatigue de fond également. Le DHEA… donc cette fatigue se manifeste tout au long de la journée. Chez les hommes, on constate… avec les hommes qui ont donc un syndrome de fatigue chronique, on constate une diminution des 17-cétostéroïdes urinaires de 22 %. Chez les femmes souffrant d’insuffisance surrénalienne, dans une méta-analyse, on constate une légère amélioration de la qualité de vie. Donc la DHEA est plutôt un traitement protecteur et complémentaire. Euh… il donne aussi une petite, un petit plus au niveau de la fatigue, mais c’est… on le, l’utilise surtout pour protéger contre l’effet catabolique du cortisol. Et puis comme le, la DHEA se transforme également en progestérone, en testostérone et en œstrogène, vous avez un petit effet euh en hormone sexuelle de par ce traitement. Donc une amélioration du sentiment de bien-être avec 50 mg par jour dans une étude, surtout chez les femmes, amélioration de la qualité du sommeil, détente, meilleure capacité à gérer le stress. Ici donc, toutes les études en relation avec cet exposé. Donc cette fatigue permanente liée au DHEA. Donc la prise de DHEA orale… avec l’amélioration surtout chez les femmes. Donc une étude versus placebo, donc une grosse amélioration chez les femmes, un peu moins chez les hommes. Donc également chez les femmes, une grosse étude sur nombreuses femmes qui montre la meilleure évaluation de la santé. Et voilà, j’ai terminé. Le docteur Hertog voudrait bien prendre aussi sa place, donc je vais pas être très longue. Merci. Sabine… est-ce que vous avez des questions à poser sur le cortisol et la DHEA ? Oui… peut-être là… oui… sans problème… sans problème, sauf s’il y a très peu de cortisol, on est borderline, et alors la DHEA peut en diminuer la CTH, diminuer la stimulation des glandes surrénales, et on peut de… d’un taux borderline limite de cortisol, tout à fait tombé en collapse. Donc il faut faire un peu attention avec les gens qui ont des signes d’insuffisance surrénalienne en cortisol : les taches de pigmentation, les cernes brunes sur les yeux, les, les joues creusées et des inflammations faciles. Ces personnes-là, il faut faire attention avec la DHEA. Donner avec le cortisol… c’est pour ça aussi qu’on fait toujours les, les analyses des 24… des urines de 24 heures pour être certaine qu’il n’y a pas une déficience en cortisol. Peut-être encore une question ? Bon, moi, moi j’ai pas constaté de différence… c’est un effet quand même… alors la DHEA, on la prend en orale… en orale, elle passe par le foie, et le foie fabrique de la DHEA sulfate qui est un effet prolongé. Donc on peut très bien prendre la D… le soir, parce que ça peut diminuer un peu le cortisol et on peut dormir mieux. Mais disons que dans notre tactique, on essaie de donner les hormones quand elles sont le plus présentes… par exemple, il y a une très grande concentration, très stable… mais la DHEA tout seul, sans sulfate, qui a des pics le matin et qui suit les pics de cortisol, et là c’est mieux le matin. Donc je dirais que c’est pas trop grand danger, mais on préfère donner ensemble. Quand on donne du cortisol le matin, ça marche un…
Peu mieux, et ça peut donner aussi un peu de wellbing ou d’énergie. Parce que la nuit, on va pas profiter de l’Adha du point de vue psychologique, puisqu’on dort. Oui, mais il faudra toujours traiter la cause. Donc pourquoi est-ce que chez une, un patient, on a un taux bas pendant la journée et le matin surtout, où il faudrait avoir un pic et un taux élevé la nuit ? C’est simplement parce qu’il y a pas assez de mélatonine. Et la mélatonine, son rôle est de calmer. Mais en fait, le cortisol… De je ne crois pas… Je crois vraiment que la mélatonine, c’est la plus vieille molécule que nous avons dans notre corps. Il y a plus de 3 milliards d’années qu’on a estimé qu’elle est sur terre. Elle est dans n’importe quel être vivant, n’importe quelle plante, n’importe quel insecte, n’importe quelle bactérie. Et donc, je pense pas, je n’ai pas le savoir unique évidemment, mais je pense réellement que c’est plus efficace aussi de calmer cette cortisole la nuit en prenant de la mélatonine. Le problème de la mélatonine, c’est qu’elle reste pas longtemps dans le sang. Et donc, il faut souvent donner un précurseur de mélatonine, comme le tryptophane ou 5 HTP, pour avoir un effet prolongé sur toute la nuit pour calmer cette cortisole un peu excitée. Non, je n’ai pas de plante adaptogène, mais j’ai des patients qui viennent avec ça, et ça… 5, 10, 15 % des effets des hormones. Et quand on donne des hormones, ils disent : « Mais c’est nettement mieux. » Donc les plantes adaptogènes, je pense que c’est une bonne chose, c’est pas mauvais, mais ça devrait donner en supplément des hormones, ça ne remplace pas les hormones. Et alors je vois des gens qui sont carencés et ravagés, surtout en sénal. Alors on… c’est vrai que certains exhibiteurs sont très pro pour, parce qu’ils le vendent, mais les effets réels sont très très faibles. Donc ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas suffisant pour traiter des… des grosses carences.
Oui, alors prenez mon exemple, qui est quand même soumis à pas mal de dégâts avec le… le vaccin du Covid. Moi, je prends 35 000 µg de… de cortisol, de ça… 57 % est absorbé. Donc finalement, je prends… fin microgramme… euh… et je prends déjà la cortisone depuis l’âge de 24 ans. J’ai 66… Je crois pas que ça m’a fait vieillir prématurément, au contraire, ça m’a permis de… d’assumer. Si je prenais 30 mg d’hydrocortisone, je serais foutu, je serais pas faire la présentation d’aujourd’hui. Il y a une telle différence avec les 5000 µg en plus que j’ai dû prendre suite aux conséquences du Covid et ces protéines Spike qui ont probablement endommagé les surrénales, comme ils ont endommagé les surrénales de beaucoup de gens. Je crois qu’il faut : chaque personne est différente. La moyenne chez une femme, c’est 20 mg de DHA, chez l’homme 30 mg, parce que l’homme a des plus grandes surrénales. Et si on donne de la DHA, ça, c’est la condition sine qua non, et que c’est… la personne ne gonfle pas, n’a pas de symptômes, il y a pas d’ostéoporose, pas de problème négatif à long terme. On a vu aussi que pour faire vivre des… des rats, on enlève l’hypophyse… euh… il faut donner la cortisole, sinon il meurt très vite. Donc il faut juste la bonne dose en fait, et c’est différent par personne. Pas moins que 15 mg en général, c’est trop peu. Sinon, si c’est 10 mg, c’est toujours trop peu, on a toujours pas assez d’effets d’amélioration. Non, en fait une hormone est sécrétée tous les jours, et si on veut garder les effets, il faut continuer à la prendre tous les jours. Non, non, parce que on donne la dose qui manque en fait. On surdose, par… ce qui est pas bon, c’est de surdoser et de… de ne pas donner les hormones anaboliques comme la DHA. Là, c’est mal balancé. Tous les traitements cortison sans DHA et sans hormone anabolique sont en fait pas bien balancés. Alors on peut le faire pour sauver la vie de quelqu’un pendant 2, 3 jours, mais après il y a un catabolisme trop important qui se passe. Donc il faut pas que la peau devienne plus fine sur un traitement, il faut pas qu’on fasse des bleus faciles. Donc on regarde tout ça, qu’il n’y ait pas d’excès. Oui, je… je… je donne évidemment de la cortisone parce qu’il y a des symptômes de carence, des signes physiques, et il a surtout des… des tests de labo aussi, hein. Et on donne… et c’est souvent à vie. Il peut toujours arrêter après 2 mois, 4 mois, mais alors on revient lentement au même effet assez rapidement en fait avec le cortisol. Si on donne l’hormone de croissance, il faut presque un an pour perdre tous les effets après l’arrêt. Donc ça dépend des hormones.
VO. OK. Occasion si vous voulez de pouvoir poser encore des questions, mais je peux vous dire : c’est absolument passionnant ce qu’on peut faire avec les hormones, et très sûr. Il y a vraiment beaucoup de garde-fou, de garantie, de… de pouvoir bien traiter le patient de façon qu’il y a pas de conséquences négatives, mais au contraire, c’est beaucoup mieux. Alors comment être énergique à tout moment, et comment surtout récupérer ? Il y a des gens qui, à partir d’un certain âge, ne récupèrent plus, ils sont épuisés, ils parviennent plus à récupérer. Et vous restez 12 h ou 14 h dans le lit, vous restez fatigué. Alors qu’est-ce qu’il est derrière ces genres de fatigue ? Alors on va, d’abord, avant de… d’aller voir ça, je vais voir la fatigue permanente et dont le docteur Marnat a déjà parlé, qui est la fatigue de manque de… de testostérone, mais cette fois-ci chez l’homme. Alors c’est une fatigue permanente qui augmente avec les activités physiques, et la première cause, c’est vraiment le déficit en testostérone chez l’homme. Euh… moi j’ai eu mes problèmes avec le Covid, enfin le vaccin du Covid, qui m’avait donné un petit… un AVC et m’avait donné une insuffisance cardiaque. Et pendant 2 ans, j’ai pas vraiment récupéré. Maintenant, j’ai une énergie qui est au moins aussi grande que depuis 5 ans. Mais le dernier traitement que j’ai dû mettre au point, c’est de prendre des injections de testostérone, parce que la testostérone que je prenais était devenue plus faible. On avait travaillé avec une pharmacie qui travaillait très bien, et puis brusquement elle n’a plus donné une bonne testostérone, et je m’en suis aperçu trop tard. Et donc maintenant… je me suis aperçu heureusement, et je peux vous dire maintenant ma condition physique est de nouveau très très bonne. Je peux vraiment recourir… je pourrais probablement recourir des marathons. J’ai quelques buts là, dans des circonstances assez intéressantes, mais sans testostérone, je pense pas que je pourrais le faire. Et la différence est nette aussi au niveau de ma sexualité. Je commençais à être un petit vieux, le petit vieux, vous savez, que vous… comme ça. Et maintenant, je peux vous dire : je suis pas un petit vieux, définitivement pas. Enfin, peut-être oui en âge, mais… mais je me sens pas le petit vieux que je me sentais. Et je reviens de loin, parce qu’en avril, j’étais vraiment… j’avais presque un cœur qui s’arrêtait. Donc il y avait toutes sortes de choses qui étaient intervenues, mais c’était une très bonne leçon pour un médecin : autant avoir toutes les pathologies possibles, parce qu’on apprend de ça, du moment qu’on s’en sort évidemment.
Alors la fatigue… c’est donc une fatigue qui est toute la journée, mais qui… en… l’absence de testostérone augmente avec l’activité physique. La testostérone, c’est l’hormone du muscle. Donc toute activité qui demande des muscles va être moins bien si on a trop peu de testostérone. Et je peux vous dire, mesdames, vous devez le savoir, mais un homme qui manque de testostérone, il n’est plus du tout heureux, hein, parce qu’il se sent plus homme, il se sent moindre capacité sexuelle. C’est très important pour l’homme, c’est génétiquement déterminé, on sait rien y faire. Mais aussi il devient hésitant, a peur de prendre des décisions, moins déterminé. Et donc on ne retrouve plus l’homme que vous aurez épousé ou que vous avez connu avant. Donc ça vaut vraiment la peine de combler ces carences en testostérone, et une des raisons, c’est la fatigue qui l’accompagne. Donc testostérone, c’est vraiment cette hormone qui donne cette énergie physique et cette puissance. Il faut pas surdoser, parce qu’alors un homme est un peu un égo narcissique, mais si il a la bonne dose, ça convient, c’est un homme qui peut être très protecteur, très gentleman. Alors déficit en testostérone donne cette fatigue chez les hommes, et on a des études, toute une série d’études qui le montrent. Si on a… chez des hommes obèses souffrant d’apnée obstructive du sommeil, on voit déjà qu’avec l’apnée, ils ont moins de testostérone. Et alors plus bas est la testostérone chez les hommes, plus haut est le score de fatigue. Et donc ils ont vérifié toutes sortes de variables, mais c’est vraiment la testostérone qui est liée à la fatigue physique. Donc fatigue mentale, ça peut être… peut-être la carence en hormone de croissance. Là, on est… on a une sorte de fatigue existentielle dans l’hormone de croissance, mais ici c’est vraiment la fatigue physique. On n’est pas apte à faire beaucoup de sport. Et donc ici vous avez une étude chez les hommes de 40 à 79 ans également : plus haut est la testostéronémie, mieux la qualité de vie, mieux le fonctionnement physique, plus cet homme… cette énergie de l’homme jeune qui… qui est vraiment agréable d’avoir. Je peux vous dire, je vois ça pour moi, je suis toujours très content de tout ce qui m’arrive, aussi en moins positif, parce qu’il y a moyen d’apprendre de là. Et alors… parce que comme médecin, vous devez sentir ce que les hormones font dans… sur votre corps, et dans votre corps. Si vous vous traitez pas vous-même, vous ne serez pas traité des patients très bien. Mais en sachant ce que vous allez avoir… en sachant vraiment ce que ça fait comme effet, vous allez avoir un sixième sens chez votre patient, et… et pouvoir mieux résoudre des cas difficiles. Donc ici encore d’autres études plus larges, sur 798 hommes aussi : plus élevé est la testostérone biodisponible, mieux le fonctionnement physique, la vitalité, la santé générale. C’est vraiment une hormone très bien. Il y a des études qui ont… certaines personnes qui ont pensé que ça pouvait donner le cancer de la prostate. C’est tout à fait dépassé ça, et… que la testostérone pourrait donner des troubles cardiaques ou de coagulation. Et moi j’ai fait… revu les études, il y avait 125 études qui montraient que la testostérone était protectrice, il y avait cinq études qui montraient qu’il pouvait y avoir des effets négatifs, et… mais la moitié de ces études étaient des faux renseignements. Enfin, c’était… il marquait que c’était une sous-fraction de… d’hommes, et la plupart étaient justement améliorées avec la testostérone. Donc il y a beaucoup de… de confusion, toujours par la peur. Beaucoup de personnes vivent par la peur. Donc s’il y a quelque chose qui pourrait faire peur, ils vont d’abord sauter là-dessus au lieu de prendre la science qui est rassurante, et qui est très rassurante.
Pour donner un exemple, j’avais une… une dame, une dame de 80 ans et des années, avait une thrombose, tout à fait… ici… tout à fait une thrombose. Ils savaient rien faire, ils disaient qu’il fallait l’amputer. Mais j’ai dit : « Comment est-ce que vous voulez l’amputer ? Vous devez amputer le bassin ! » Alors… alors j’ai proposé de la testostérone. On touche pas à la testostérone. Alors la fille de la patiente a injecté la testostérone chez sa mère. Deux jours après, il y avait plus de thrombose, c’est fibronolytique. Elle voulait aller au paradis avec ses deux jambes, et donc elle n’est pas allée au paradis, en tout cas pas directement, et elle a gardé ses deux jambes. Et c’est plein d’informations de ce genre-là. Alors traitement à la testostérone… les doses chez l’homme, c’est des doses beaucoup plus élevées que chez les femmes. Ça devrait être un 10 % que vous pouvez pas prescrire en Belgique, c’est-à-dire la pharmacie ne peut pas délivrer ça en Belgique, mais vous pouvez le prescrire. Moi je le prescris tous les jours, 10 %, mais il faut le chercher dans un autre pays que la Belgique où c’est autorisé, et ça on peut importer. Il faut remplir un papier de déclaration… non, il faut pas… pas un papier de déclaration, il faut juste donner l’adresse d’une pharmacie en… en… en Allemagne qui le prescrit. Il y a une pharmacie qui est très bonne… il y en avait une autre qui était très bonne, mais c’est plus le cas… une pharmacie à Francfort qui est vraiment excellente. Et c’est vraiment une très grosse différence avec… c’est vrai que le test… la testostérone… mais c’est… c’est très faible, c’est… c’est… vous avez… vous parvenez à augmenter la testostérone jusqu’à un résultat bas normal quand il est bas, en dessous de la limite inférieure de référence, mais c’est pas ça qu’il faut. Un homme doit avoir un taux moyen, comme un taux moyen chez les jeunes adultes, chez les jeunes hommes. Ou bien l’injection de testostérone, c’est ce que moi je prends. Euh… bon, comme je fais assez bien de sport, je fais tous les 10 jours une injection, et ça me donne vraiment très bons effets. Je peux vous dire, ça a récemment encore changé ma vie, parce que j’étais sur un… un transdermique qui ne convenait pas. Alors traitement chez les hommes : on voit que ça augmente… le placebo peut augmenter l’énergie, mais c’est encore mieux avec la testostérone. La testostérone, ici plus pour le bien-être émotionnel. Donc c’est encore des… des résultats qui montrent que les injections de testostérone vont augmenter la vitalité de façon significative, aussi dans toutes sortes de domaines de la santé mentale, niveau d’énergie amélioré. Dans une autre étude, c’est une constante en fait qu’on peut trouver aussi chez les hommes qui ont un déficit en testostérone et une inflammation de la prostate chronique. L’inflammation de la prostate chronique est vraiment favorisée par le manque de testostérone, et des apports topiques améliorent tout ça, et tous les symptômes. On peut vraiment améliorer les prostatites par la testostérone. En fait, ce sont des inflammations dues à un manque de testostérone pour la plupart, favorisé aussi par l’alcool et… et le café qui augmentent les œstrogènes. Et en fait, dans un traitement à la testostérone, vous devez toujours faire attention de ne pas obtenir trop d’œstrogènes. Ça peut bloquer toutes sortes de fonctionnements de la testostérone, mais ça va surtout faire grossir la prostate. Et presque toutes les hypertrophies de la prostate sont dues à trop de tissus fibreux qui sont favorisés par trop d’œstrogènes. Donc ici encore un traitement à la testostérone, une fois tous les 4 semaines de 250 mg d’énanthate, ça peut dire 2 semaines en carence et 2 semaines suffisamment. En fait, une… la testostérone… la majorité des hommes doit être donnée tous les 14 jours en moyenne, et pas tous les 3 semaines ou 4 semaines. Alors vous avez une ou deux semaines, il n’y a pas assez, ça retombe déjà après 10 jours, 14 jours, ça retombe à un niveau trop bas. Ici encore chez ceux qui ont l’activité sexuelle diminuée, on voit que la testostérone donne… en tout cas 79 % des patients en moins se plaignent de manque d’énergie. Et si chez les hommes et les femmes qui ont un cancer… qui sont atteints d’un cancer, on leur donne de la testostérone, ils ont une amélioration de la qualité de vie et des performances physiques. Donc moi j’ai des… parfois des… des cancers… des gens… des patients avec des cancers terminaux qui viennent, et bien avec les traitements hormonaux, on a des résurrections, pas des guérisons nécessairement. Quand c’est terminal, c’est quand même fort métastasé, on peut les maintenir en vie probablement un an de plus, au lieu qu’ils meurent dans les mois qui suivent. Ils peuvent peut-être encore vivre un an et demi ou 2 ans. Et entre autres ces traitements, on donne la testostérone. Même des études ont montré que j’ai des cancers terminaux de la prostate qui répondaient plus à aucun traitement… euh… on leur donne des injections de testostérone, et hop, le cancer diminue très fort de progression, et ils vont beaucoup mieux. Euh… ils guérissent pas, mais… en tout cas ils tiennent beaucoup mieux le coup. C’est donc tout à fait faux de dire que la testostérone va favoriser le cancer de la prostate. Et d’ailleurs les urologues actuels belges… universitaires ont cette position qu’on peut donner de la testostérone… il donne une faible dose, mais c’est quand même une dose suffisante parfois… au cancer de la prostate, et on voit pas le PSA augmenter ou… ou quoi que ce soit comme effet néfaste. J’ai écrit un livre là, vous avez toute la documentation scientifique là-dessus et les références si vous voulez approfondir.
Donc alors… l’incapacité à récupérer, la fatigue… c’est une autre fatigue quand on parvient plus à se remettre, on est fatigué. Alors moi j’avais ça entre l’âge de 31 et 38 ans. Alors j’étais assez actif dans le syndicat des médecins, et on avait des réunions jusqu’à minuit, et je rentrais, et j’avais besoin de 3 jours pour récupérer de ces… ces nuits, même en dormant 7 h, 8 h, parce que je dépassais mon heure. Et ça c’est typiquement dû à un manque en hormone de croissance. Donc on a… quand on a ce genre d’épuisement, on a probablement besoin d’hormone de croissance. Donc ces personnes qui disent : « Je veux avoir ma vie de retour, je suis tellement fatigué que ça vaut plus la peine de vivre, je veux vraiment vivre comme avant. » Là, il faut penser qu’il y a aussi une carence en hormone de croissance, même chez des jeunes. Euh… ils veulent… beaucoup de gens veulent avoir la vie qu’ils avaient avant, qui était bonne, et qui n’est plus là. Une fois qu’on a une carence en hormone de croissance, c’est un gros problème, c’est vraiment la vie… c’est… c’est moche, hein, alors qu’elle peut être si belle. Donc… et… et nous, on a… nous médecins, nous avons la capacité de changer tout ça, de… de rendre les gens être de nouveau eux-mêmes, avec l’énergie qu’ils avaient avant. Donc ça peut être donc la grosse carence en hormone de croissance : fatigue extrême qui répond à rien. Faites ce que vous voulez : psychologie, spiritualité, avec les… les cloches là ou je ne sais pas quoi, et ça marche pas. C’est… il faut l’hormone de croissance. C’est facile à comprendre l’importance des hormones. Si on a très peu d’hormones de croissance en enfance, on est tout petit. Si on en a beaucoup, on en a trop. Donc ça c’est… c’est une hormone qui peut donner une forte différence, pas seulement dans l’aspect physique, mais aussi mentalement ou dans l’énergie. Et donc… donc voilà. Quand vous voyez des gens comme ça, tout le temps être épuisés, déficit en hormone de croissance probable. Et après 50 ans, il y a une autre hormone qui ressemble très fort, qui s’appelle IGF1, qui aussi commence à être en déficit. Donc moi je prends les deux hormones. Déficit après… donc… alors l’épuisement mental et physique, c’est vraiment le déficit… donc c’est vraiment une très très grosse fatigue qui handicape tout le temps et qui ne part pas en dormant suffisamment. Elle diminue, elle améliore, mais… ça ne part pas totalement. Une fois qu’il y a une grosse carence en hormone de croissance, c’est grave si on dépasse les heures de minuit ou de l’heure de… de coucher. Et alors vraiment, en plus on dort mal dans la carence en hormone de croissance. On a un sommeil superficiel. On… par contre, quand vous regardez les adolescents, les adolescents quand ils grandissent, ils font beaucoup d’hormones de croissance. Et qu’est-ce que vous voyez ? Ils dorment… ils entendent même pas la nuit, continuent à dormir, c’est un sommeil très profond. Ça c’est l’hormone de croissance, c’est l’effet de l’hormone de croissance. Donc ici vous avez des patients souffrant de fatigue chronique. En général, quand on parle de fatigue chronique dans les études, c’est des fatigues très sévères. Et alors par rapport aux témoins sains, ils ont 48 % moins de sécrétion nocturne d’hormone de croissance, et l’IGF1, qui est en grande partie produite grâce à l’hormone de croissance, est aussi plus basse. Donc c’est pas étonnant qu’ils sont fatigués chroniquement. Et vous pouvez tout faire, hein : psychologie, comme vous voulez, hein, ça va pas marcher, hein. Je comprends qu’il y a parfois des personnes qui croient énormément qu’on peut tout régler par la psychologie, mais… il… si vous avez une carence en hormone de croissance, ça va pas être facile, hein, ça… ça ne réussira pas. Alors donc ici aussi encore : 60 % moins d’hormone de croissance suite à la stimulation par un taux bas de sucre. Donc ces patients sont vraiment handicapés. Aussi ceux qui ont des sortes de maladies de Crohn, et bien ils ont aussi plus de fatigue, ils ont en fait plus bas… le score d’IGF1 qui reflète l’activité de l’hormone de croissance, puisque l’IGF1 est produite dans le foie grâce à l’hormone de croissance. Si on n’a pas d’hormone de croissance, on produit beaucoup moins. C’est un taux beaucoup plus stable dans le sang que l’hormone de croissance, et bien plus bas. Plus il y a de la fatigue, et moins il y a une qualité de vie qui vaut la peine d’être vécue. Donc les enfants ici avec les inflammations ont vraiment une sorte de résistance à l’hormone de croissance. Il y a… certains enfants produisent beaucoup d’hormone de croissance, mais ça ne se reflète pas en une transformation en IGF1. Il n’y a pas plus d’IGF1 qui est produite, il y en a justement beaucoup moins. Et donc ça peut dire qu’ils ont une résistance à la croissance… l’hormone de croissance ne parvient pas à stimuler la production de l’IGF1, ce qui indique aussi une carence. Alors ceux qui ont la sclérose en plaques, par exemple, plus bas est son taux sérique d’IGF1 qui reflète l’activité de l’hormone de croissance, plus il y a de la fatigue importante. Donc c’est vraiment un facteur très très important. Il faut savoir que l’hormone de croissance, ça rajeunit. Donc ça… le premier signe le plus fréquent… j’ai fait une étude il y a très longtemps que j’ai publiée, c’est l’affaissement des joues, et qui se remet avec le traitement. C’est vraiment un effet de… donc l’hormone de croissance raffermit le corps partout, diminue la graisse, augmente les muscles. Et donc vous avez typiquement quand il y a trop peu d’hormone de croissance, le… le dos courbé. Et avec le traitement, tout doucement ça se remet, et on respire beaucoup mieux. Ça c’est… c’est… c’est classique. Donc ceux qui sont comme ça, soupçonnez la carence en hormone de croissance. Et ceux qui sont comme ça, c’est peut-être un bon taux. Donc… euh… et alors l’hormone de croissance détend le… le cou, le… le haut du dos. C’est pas que ça va raffermir en tendant, non, au contraire, ça détend. C’est normalement qui détend, et ça détend tellement qu’on est une sorte de… on sent le monde comment il est vraiment. Et le monde, il est… enfin, pour moi, il est… il est rempli d’une énergie qu’on sent, c’est très agréable, mais qu’on peut pas sentir quand on est tendu comme ça, on est coupé du monde. Alors… et donc voilà. Donc l’étude que j’ai publiée là, déjà en 1997 : 63 % des patients qui… qui avaient ce dos courbé, après 2, 3 mois disaient que c’était plus droit. Mais moi je crois que le taux est en réalité plus élevé. Alors aussi l’obésité, ça… vraiment ça raffermit le… le ventre. Très important pour les hommes, hein, parce que la première chose que les femmes… génétiquement chez l’homme, c’est leur ventre. L’homme regarde la poitrine, mais la femme le ventre. Donc les hommes qui sont comme ça, parce qu’ils ne veulent pas prendre l’hormone de croissance, devraient se mettre à l’hormone de croissance. Bon, il y a d’autres causes aussi qui peuvent favoriser ça, mais l’hormone de croissance est très très importante pour protéger… donc pour vous donner une idée, rien qu’en donnant un traitement à l’hormone de croissance : 2 kg de plus de muscles, 6 kg de moins de graisses. Il y a une… je sais pas une sorte d’anomalie ici qui se met là… voilà, hop là… pas… voilà. Donc… et en tout 2 kg de moins de poids. Donc c’est une hormone qui… qui affine le corps, parce que… OK. Alors ici le traitement lève en fait vraiment l’épuisement, c’est… c’est vraiment très très… je dirais sensationnel, parce que ça a changé ma vie évidemment, hein. J’ai pu faire plein de choses grâce à l’hormone de croissance, hein. Quand j’étais élu à l’ordre avec le plus gros score, l’ordre des médecins… je pouvais affronter les cons qui étaient fatigués le soir avec leur carence en hormone de croissance, puisque j’avais l’hormone de croissance. Je pouvais leur dire : « Écoutez, ce qu’on fait, ce n’est pas en droit avec les droits de l’être humain, c’est… c’est la convention internationale, et cetera. » Eux avaient déjà tout oublié de cette convention, et alors ils réagissent avec des sursauts de colère ou d’angoisse, mais… mais ça c’est typique du manque d’hormone de croissance. L’hormone de croissance calme… une paix intérieure. Donc voilà… l’hormone de croissance, ça rectifie et donne cette paix intérieure. Alors pourquoi j’en parle ? Parce que vous n’êtes pas seulement ici pour apprendre des petits trucs médicaux. Les petits trucs… vous êtes tous des guérisseurs. Est-ce que je peux vous rappeler ce que c’est un guérisseur ? Quelqu’un qui donne un produit anticholestérol ou des choses comme ça, c’est un peu plus que ça. Un guérisseur, c’est celui qui s’occupe du corps, de l’esprit, du cerveau et de l’âme. Et je crois qu’on est arrivé à ce temps-là. Moi, en prenant l’hormone de croissance, comme ça me détendu tout à fait et que j’avais une série de choses qui n’étaient plus là, je suis devenu plus spirituel. Je sens la spiritualité qu’il y a dans le monde, et c’est pas vrai que c’est quelque chose qui est tout à fait coupé avec nous. Enfin, c’est pas comme ça que moi je le ressens. Et donc ça donne une paix intérieure où on peut sentir… comme médecin… les médecins sont beaucoup plus doués que d’autres, je crois, pour sentir la spiritualité, et on peut faire quelque chose de ça. Alors avant d’aller tout à fait à ça, je vais vous parler que les sensations de fraîcheur que donne le… quand j’ai commencé à le prendre à l’âge de…
38 ans, c'est comme si le printemps était de retour dans mon existence. Ça faisait vraiment du bien. J'avais, je ne savais pas que j'avais perdu quelque chose, et là je l'ai retrouvé : cette fraîcheur, cette énergie fraîche, que quand on voit ce garçon aller parmi les fleurs. Voilà, c'est ça. Ce n'était pas tout à fait ma photo à 38 ans, mais ça donne un peu l'énergie. Donc ça donne vraiment, on avait l'impression de faire des choses. Moi, je pouvais faire plein de choses que je ne savais pas faire. Ça donne une capacité. Il y a une patiente qui me disait : « Moi, je comprends pas comment vous faites ça. » J'étais devant un ordinateur, je lui parlais, j'écrivais quelque chose ; une personne était entrée, je lui avais répondu ; il y avait une sonnette que j'ai ouverte, et j'avais encore un téléphone que j'ai reçu. Donc, si, activités différentes en 2 minutes de temps, sans aucun problème : multitasking, plusieurs tâches. À ce moment, je me suis aperçu que quelque chose n'était plus très normal, comparé à avant, et je crois que c'est le fait d'avoir pris l'hormone de croissance qui m'a aidé.
Donc ça redonne aux patients souffrant d'un déficit en hormone de croissance l'énergie, la vie. Euh, comment alors ça ça travaille ? En augmentant aussi l'ATP. Je passerai parce qu'en fait j'ai une présentation que je vais présenter aux États-Unis, au grand concret, qui a tous les détails, mais je voulais surtout vous donner l'idée que l'hormone de croissance est un traitement important dans la panoplie des traitements hormonaux, et qu'il ne faut pas l'oublier. Ça traite l'épuisement et ça permet de mieux récupérer et d'avoir plus de sommeil. Alors ça s'injecte. Alors les aiguilles sont tellement fines, quand vous utilisez le stylo injecteur, que ça glisse comme ça. Si vous changez d'aiguille tous les jours, pas de problème. Alors n'oubliez pas que pour injecter en sous-cutané, c'est toujours en oblique. N'oubliez pas de ne pas pincer, mais d'étendre, d'étirer la peau. Alors la peau est plus mince, ça rentre. Si vous pincez, vous poussez, vous allez vous faire un hématome. Donc un petit truc comme ça. Et c'est toujours le soir, avant d'aller vous coucher, parce que l'hormone de croissance diminue le cortisol, donc ça va vous faire beaucoup mieux dormir. C'est encore une des hormones qui diminuent le le le le cortisol. Il y a deux hormones importantes pour faire dormir : la mélatonine qui vous endort, et puis l'hormone de croissance qui vous tient profondément endormi, et toutes les deux diminuent le cortisol. Et ça, c'est bien la nuit, mais si vous prenez le matin, c'est pas idéal. On injecte au niveau du ventre et des cuisses externes. Étirer la peau, hein, pas ça. Et juste avant le coucher, normalement il y a un pic d'hormone de croissance que vous voyez ici, les trois premières heures de la nuit. Donc on imite la nature.
Et alors pour vous montrer, par exemple ici, des scores de manque d'énergie avant, en prenant l'hormone de croissance, ça va mieux après 9 ans si on continue le traitement. Mais ceux qui arrêtent le traitement, qui étaient avant comme ça, il n'y a pas de changement après avoir été… il a eu un changement quand il prenait l'hormone de croissance, mais après la fatigue est revenue. Bon, ils avaient une fatigue un peu moindre, mais quand même. Alors ici, même chose : la vitalité est meilleure chez ceux qui continuent le traitement à l'hormone de croissance, mais ceux qui ne continuent pas, ils reviennent à la fatigue initiale, ou au manque de vitalité initiale. Enfants de petite taille : on a aussi beaucoup d'amélioration de leur physique. Les patients qui ont été atteints d'un craniopharyngiome aussi, ils ont en fait une fatigue physique importante, ils sont émotionnellement un peu en dysfonction, mais euh ça s'améliore avec l'hormone de croissance de façon importante. Donc, alors, important de donner la bonne dose, et la bonne dose n'est toujours pas la dose la plus élevée : le juste milieu. Alors vous voyez ici, par exemple, euh on a diminué la dose d'hormone de croissance pendant 24 semaines, ça a augmenté la fatigue. Mais ici, on a augmenté la dose par rapport à la dose qui était bonne, et on a donné un excès, et ça aussi ce n'est pas si bon : la mémoire n'était pas bonne, et cetera. Donc il faut vraiment trouver la bonne dose, qui est aux alentours de 0,1 à 0,2 mg en moyenne chez la majorité des gens. Donc il y a une fenêtre étroite où il faut vraiment trouver la bonne dose, qu'on sait trouver cliniquement en n'ayant pas de symptômes de surdosage ni symptômes de sous-dosage, et la patiente se sent bien. Ça, c'est les bonnes doses. Ça, c'est l'hormone. Ça, c'est le livre que je publie maintenant, que je pense que je vous conseille vraiment. Il n'est pas trop long. Ça, c'est un livre plus long, mais vraiment très détaillé sur la testostérone et sur tout ce que vous pouvez… même comment faire un toucher de la prostate par un homme, par lui-même. Enfin, il a tout : il a comment traiter l'hypertrophie, l'excès d'œstrogènes, et cetera.
Alors je voudrais quand même vous parler d'une chose : c'est qu'on est dans la post-covid période, et cette période, c'est où les gens se sont un peu réveillés. On a l'impression que les gens sont beaucoup plus ouverts à la spiritualité, pas à la religion, hein. Je parle de la spiritualité. La religion est est quelque chose qui peut être très bien, qui peut amener la spiritualité, mais souvent un système de croyance : on croit, on a la foi, c'est bien, c'est pas mauvais en soi. La spiritualité, c'est pas au niveau de la pensée, c'est au niveau de ressentir. On ressent une fleur par le nez, mais aussi par le toucher et autres. Et donc le spirituel se ressent, mais ne peut pas se comprendre. Si moi je vous demande, par exemple, depuis combien de temps vous existez, votre mental ne sera jamais donné une réponse pour dire : « Ah, depuis la naissance. » Et depuis combien de temps vous… quand vous allez mourir ? « Oh, quand je meurs. » Mais on sait ça pas, l'air clair. Par contre, vous pouvez sentir que vous êtes éternel, que vous ne trouvez jamais un début ni la fin. Et on peut faire des exercices comme ça, que je vais pas faire maintenant, parce que ce n'était pas l'objet, mais pour vous dire que ça, je pense que ça fait partie aussi des euh du traitement médical, et euh de sentir, de ne plus penser, mais de ressentir simplement. Et on peut ressentir alors vraiment à quel point le monde est magnifique. Et alors donc la spiritualité, c'est un sentiment, ce ne sont pas des pensées.
Et alors le problème qu'on peut avoir chez les patients, et qui peut leur donner la fatigue, c'est qu'ils veulent être des gens chouettes dans la vie. Donc ils vont pas exprimer une série d'émotions : pas de colère, même pas à l'intérieur d'eux, pas d'angoisse, et ils vont pas se montrer faibles, et pas pleurer. Ils vont pas se montrer faibles. Parfois il n'y a même pas la joie, pour ne pas importuner les autres. Mais pour faire ça, on a besoin de serrer des muscles, et les traitements hormonaux que je viens de vous parler ne vont pas passer dans les zones contractées, il y en aura trop peu, donc ça va pas bien marcher. Et on voit très bien que certains traitements ne marchent pas, mais c'est surtout chez les personnes tendues, et ils tendent pour être des gens bien, ils se retiennent, et en fait ils n'ont pas la meilleure partie de leur vie même. Et donc là, comme médecin, vous pouvez avoir un échec avec l'hormone de croissance, la fatigue, parce que la personne, elle est tendue, elle retient. Et donc il faut aussi aborder ce côté-là. C'est très facile, hein. Moi j'explique ici : écoutez, quand vous retenez des émotions, vous contractez les muscles, vous étendez les nerfs, hein. Et alors vous avez évidemment le sang qui ne passe pas, et vous avez des problèmes à ces endroits-là, qui n'ont pas assez de sang. Il y a pas assez de sang qui arrive là. Donc, et alors ce que je propose aux patients, c'est d'exprimer, d'accepter toutes les émotions qui leur surviennent, même celles qui ne viennent pas d'eux, parce que vous savez que la majorité des émotions viennent d'autres personnes. Il y a quelqu'un qui qui là-bas est en train de… d'être énervé, nous on se sent énervé parce qu'on est des télépathes émotionnels. Et donc quand on accepte toute émotion et on la laisse s'exprimer à l'intérieur de nous sans problème… ce que moi je ressens, ce que je vois chez d'autres personnes, après 5, 10, 15 minutes, l'émotion part, mais elle a fait un travail en nous de transformation. Moi, je parle souvent de force de transformation spirituelle. Après, vous êtes beaucoup plus sensible à l'amour, au monde qu'il y a, et il ne faut pas l'exprimer vers l'extérieur. Beaucoup de gens expriment vers l'extérieur, mais pas à l'intérieur. Donc à l'intérieur, c'est important. Moi, moi, je me vois pleurer, toutes mes cellules pleurer quand je suis triste, et dans les orteils, dans le nez… toutes ces cellules pleur pleur pleur… et après 5, 10, 15 minutes, c'est parti. Et alors le corps est bien détendu, il va beaucoup mieux répondre aux traitements hormonaux. Mais en fait, on est aussi transformé spirituellement, on est comme… on est en paix. Je peux donner un exemple : on avait une mauvaise nouvelle pour ma femme, elle avait une sorte de tumeur qu'on pensait cancéreuse. Finalement, c'est pas… c'est un hémangiome. Ça s'est bien passé, mais au moment où on a entendu ça, moi, pendant une journée, j'ai vraiment pleuré à l'intérieur de moi, j'ai même pas pleuré à l'extérieur, mais je me sentais triste triste triste. Et bizarrement, le lendemain, tout était passé. C'était en quoi qui se passe ? Ok. Donc les émotions, quand on les accepte et on les combat pas, nous transforme spirituellement bien. Et c'est un peu ça que j'explique aux patients, et cetera. Donc il faut vraiment laisser ces émotions en nous aller, elles restent pas longtemps, mais font un travail qui est utile et qui nous transforme en beaucoup mieux. Et donc je pense que c'est c'est un peu ce genre de de médecine qu'il faudrait : c'est une médecine holistique, qui n'est plus que des nutriments ou les hormones ou la diététique, mais qui est aussi un peu un support pour les patients, pour pour que les traitements d'ailleurs qu'on donne fonctionnent bien. On n'a pas le choix. Je sais pas si vous êtes rendu compte, mais dans ma pratique, depuis le covid, il y a des gens qui réagissent de façon très bizarre : des colères énormes, des énervements, des tristesses, des abattements, et on donne un traitement, et puis ça marche pas du tout, ça va dans un autre sens. Et bien je pense que là il y a un problème spirituel derrière. On doit reprendre notre vrai rôle, qui est celui d'être un guérisseur holistique. Donc voilà. Donc merci merci merci merci. Est-ce que vous avez des des questions ? Oui. Alors j'explique ça dans mon livre. En fait, j'ai une patiente qui était aux États-Unis… Je vais reposer la question. Donc comment est-ce que j'ai commencé ? À 35… en fait, c'est à 38 ans que j'ai commencé l'hormone de croissance. Euh, disons qu'il y a deux phénomènes : c'est que j'avais une patiente qui était très malade aux États-Unis, que j'ai jamais vue, mais que j'ai eu au téléphone, et qui me suppliait… elle avait un syndrome de fatigue chronique énorme, dans son lit. Et j'ai… et par hasard mon père, parce que mon père vivait à ce moment-là, il m'avait montré une étude sur l'hormone de croissance. Je me suis dit : « Peut-être qu'on peut donner ça. » Et alors j'ai commencé moi-même le traitement. Ce que je fais toujours : si je commence un nouveau traitement, je commence d'abord sur moi, et puis après sur le patient. Et je trouvais que chez moi ça me donnait une telle énergie que ça pourrait aider cette patiente. Et cette patiente était nettement mieux. Donc j'avais l'étude sur tout ce que ça faisait sur la masse musculaire, sur l'énergie et tout ça. J'avais des études d'un journal suisse. Mais en fait, oui, c'est empirique. Lorsqu'il y a une catastrophe, je suis presque sûr de découvrir quelque chose, en fait, parce que… ouais oui.
Donc ici, la question est de savoir si… pourquoi on a des carences en hormone de croissance, et aussi pourquoi ça s'aggrave avec l'âge. Est-ce que c'est un produit de FIBB et Cera ? En fait, ce qui se passe, c'est que l'hormone de croissance est produite dans l'hypophyse, et tous les tissus du corps vieillissent, donc sécrètent moins, et donc l'hormone de croissance est de moins en moins sécrétée, juste par vieillissement. Vous avez dans l'hypophyse antérieure, la partie principale de l'hypophyse, vous avez 40 % des cellules qui produisent l'hormone de croissance chez l'adulte, chez l'enfant, mais aussi chez l'adulte. Et donc c'est… c'est ces cellules deviennent moins nombreuses, mais aussi moins efficaces. Et donc c'est… c'est un processus disons un peu irréversible, que vous pouvez atténuer par une bonne alimentation, par peu de pollution, et cetera. Mais tard… c'est pour ça qu'on vieillit. En fait, quand vous voyez des personnes dans la rue qui vieillissent, en fait vous voyez souvent des signes physiques de carence en hormone de croissance. Et en fait, c'est quoi ? C'est… c'est… c'est pas un reproche que je dis, mais c'est de la négligence, dans le sens… c'est… les personnes ne se donnent pas ce que leur corps a besoin. C'est une forme plus tard qui serait considérée comme de la négligence, parce que les gens connaîtront mieux la carence en hormone de croissance. Mais c'est pas un reproche, parce que moi je crois personnellement que certaines personnes doivent connaître une souffrance due à la carence en hormone de croissance pour des raisons X qui ne me regardent pas. Et et donc je ne pense pas qu'on peut… je pense que nous, comme médecin, on doit traiter ceux qui sont ouverts, et ceux qu'il faut convaincre… il faut même presque plus faire d'effort, parce que c'est… c'est pas leur destin de suivre ce traitement et d'alléger leur existence en prenant de l'hormone de croissance. Ils ont un autre destin. C'est pas à nous de juger. Quand on apprend quelque chose… un musicien, au début, doit faire beaucoup d'erreurs, et bien on doit peut-être faire ça. Ok. Oui oui. Donc ici je vais peut-être répéter la question, et tu me corriges si c'est pas encore parfait. Donc qu'est-ce qui se passe avec une personne chez qui… qui a vraiment… on souffre de carence en… en signe et en symptômes… on augmente la testostérone. Donc c'est en testostérone… on augmente la testostérone jusqu'à un niveau acceptable, mais cette personne ne va pas tellement mieux, et son androstène qui est un métabolite de la… montre que la testostérone fonctionne comme hormone mal… très fort… ne s'élève pas. C'est ça ? Ouais. Androstènedione… c'est de la dihydrotestostérone… euh oui… euh donc euh en fait quand l'androstènedione ne monte pas assez, c'est généralement parce qu'il n'y a pas vraiment assez de précurseurs de testostérone. Et quand on regarde bien les résultats d'un patient qui n'améliore pas trop bien… sa testostérone augmente peut-être, mais son SHBG, qui est une protéine qui transporte la testostérone, augmente aussi. Donc il est peut-être en déshydratation. Et en fait ce qu'il faut toujours regarder, c'est l'indice de testostérone libre. Donc c'est… c'est la quantité de testostérone qui rentre vraiment dans les cellules et qui est calculé à base d'un rapport entre la testostérone totale dans le sang et les SHBG. Donc s'il y a trop de SHBG, ça garde la testostérone dans le sang. Donc il faut avoir une SHBG basse, vers le 25, ce qui est pas normal, et une testostérone au moins dans la moyenne de de de jeunes adultes de de 25 ans. Et alors je pense que c'est ça le problème. Maintenant il faut aussi savoir qu'il faut regarder aussi l'œstradiol. Certains hommes, lorsqu'on leur donne de la testostérone, font beaucoup d'hormones féminines, parce qu'ils boivent du café ou de l'alcool. Donc un verre d'alcool va augmenter de 60 % l'œstradiol, qui va bloquer la testostérone, et de verres de… deux tasses de café par jour vont aussi augmenter de 60 % l'œstradiol, et ça va contrecarrer l'effet du traitement. Donc il faut voir plusieurs niveaux, et et on finit par trouver les solutions. Alors ça va, encore une ou deux questions, ou c'est bon comme ça ? Oui oui. Donc la question… oui, répète ta question. Oui. Oui, au niveau de l'hyperinsulinisme, comment… comment le traiter avec les hormones ? Ouais. Est-ce que c'est à cause d'un déficit ou bien d'un excès d'une hormone ? Alors l'hyperinsulinisme est favorisé par plusieurs carences hormonales : la carence thyroïdienne, la carence en testostérone, et la carence en hormone de croissance. Enfin. Et donc en fait nous, on aborde évidemment la partie alimentaire qui peut aider, mais on… et on le fait perdre du poids, mais également on donne ces hormones, sinon ça ne fonctionne pas assez. Et ça peut être pas mal, hein. La testostérone peut peut vraiment avoir des effets très très importants contre l'insuline, mais il faut un taux bien… il faut pas que cette testostérone se transforme en œstrogène, sinon à nouveau ça stimule l'hyperinsulinisme. Maintenant on parle beaucoup de l'hyperinsulinisme, mais beaucoup de gens actuellement, ils ont un problème d'hypoinsulinisme : trop peu d'insuline. Donc il y a vraiment un… une fenêtre un peu étroite. Et comment est-ce qu'on reconnaît les gens qui ont peu… trop peu d'insuline ? Il faut même pas prendre une prise de sang, hein. Ils se décharnent… ils se décharnent, ils n'absorbent plus les acides aminés suffisamment, et même si on donne de l'hormone de croissance, IGF-1 ou la… ça marche pas pour les muscles, parce qu'il faut toujours un minimum d'insuline pour absorber. Et donc moi, par exemple, il y a de 2, 3 mois, je commençais à voir tous des petits rides ici, et ça pendait… ça pend encore un peu ici, mais ça ça pend déjà beaucoup moins, parce que je prends deux, trois unités d'insuline retard que j'ajoute avec mon hormone de croissance. Et alors tous les acides aminés sont absorbés de l'intestin dans le sang, et du sang dans les muscles, et les effets… c'est… enfin l'insuline, je peux vous dire à petite dose, est aussi spectaculaire que l'hormone de croissance en effet. Donc il faut toujours penser au juste milieu. Ok. Encore une question ? L'hormone AMH inhibée à moins de 30 ans chez les jeunes femmes… AMH, c'est quoi ça ? Cette hormone… antimullérienne… mais là je m'y connais moins, c'est toi qui dois t'y connaître, je crois. Non, tu pourrais peut-être répondre. Oui, l'hormone… quel est le rapport avec… répète la question. Alors alors les… les… les demandent pourquoi des femmes de 30 ans ont une hormone antimullérienne qui est basse. Alors le problème, c'est que l'hormone antimullérienne, ça représente théoriquement la réserve folliculaire au niveau ovarien. Donc quand… quand il y a le stock folliculaire… il est déterminé dès la naissance et dès la vie embryonnaire, et et qu'on peut pas le changer. Et donc… donc quand le stock s'épuise, et ben… s'il est épuisé très tôt, ça donne des ménopauses précoces. Et on dose l'hormone antimullérienne… on dose l'inhibine B aussi, qui est un peu moins bien, mais l'hormone antimullérienne estime le stock d'ovules qui reste dans le dans l'ovaire. Donc c'est la réserve ovarienne, et que si cette réserve ovarienne est… est faible… ça peut arriver, parce qu'il y a des ménopauses précoces à 35 ans ou à 30 ans, ça arrive. Et ça… ça veut dire que on s'achemine vers une ménopause précoce quelque part. Mais malheureusement, il n'y a aucune action positive à faire en gynécologie. On a essayé de stimuler les ovaires qui répondaient faiblement euh par par par différents trucs, en particulier l'hormone de croissance, parce qu'on s'est dit que l'hormone de croissance allait régénérer les les les ovules, mais ça marche pas. Euh, on a fait du PRP dans les ovaires, en injectant du PRP en échographie dans les ovaires, mais ça marche pas. Donc on arrive… on arrive à rien, à part de peut-être de faire des études en Angleterre qui… qui… qui remettent des cellules souches au niveau des ovaires pour régénérer les ovaires. Donc il y a des espoirs animaux peut-être pour faire ça, mais enfin c'est pas pour demain. Mais donc s'il y a une AMH… une AMH… une AMH basse, il faut dire : « Bah, il vaut mieux faire de la fécondation in vitro tout de suite, même si c'est à 30 ans, parce que ça risque de pas durer longtemps, et que on va se retrouver en insuffisance ovarienne et ménopause précoce. » Ok. Juste une petite annonce, parce qu'on… je crois qu'on va terminer, peut-être une question, mais euh nous comptons aussi proposer… on va faire des réunions du comité hormonal. Si jamais vous êtes intéressés, vous êtes invités. Mais après, c'est… ces réunions, on ferait à partir de 7h30, 8h, des réunions où vous venez avec votre test labo et vos questions, et on… ce sera un peu question-réponse, mais sur base de… de cap patient, de de test que vous avez fait avec le labo, par exemple. Et comme ça on peut… peut-être à plusieurs, parce qu'il y a plus de temps, voir ce qu'on peut faire comme traitement, hein. Parce que je pense qu'on… il y a personne qui a la science tout seul. Alors une dernière question ? Oui oui oui. Par rapport au dosage de la testostérone, on prend compte la testostérone totale ou libre, par rapport à l'homme ou à la femme ? Quel est le… quel est le… quel est la testostérone qu'on regarde ? Alors donc chez l'homme, nous, ce que nous faisons, nous regardons la testostérone totale et les SHBG, et de ça un rapport est dessiné qui est… entre… en gros, devrait être entre 85 et 105, le rapport en millimoles entre les deux. Et mais si vous voulez un taux de testostérone totale qui serait bien, avec une SHBG basse chez l'homme, c'est aux alentours de 7000 picogrammes par mL. Maintenant tout est dans les deux unités, donc ça devient un peu compliqué. Et si la femme fait environ 10 à 20 fois moins de testostérone, et donc euh chez chez la femme, par exemple, sa testostérone est entre 200 et 6800 picogrammes par mL, mais les taux optimaux, c'est aux alentours de 600, parce que la femme réagit très bien à beaucoup de testostérone, mais elle peut pas avoir trop du métabolite de la testostérone, qui est… d'une testostérone qui est celle qui donne la pilosité, et qu'on peut mesurer en mesurant son activité, c'est-à-dire son métabolite, et son métabolite c'est l'androstènedione. Et là les valeurs de référence sont entre disons 1 et 5, et là il faut qu'elle ait trois ou moins, mais pas qu'elle ait quatre ou cinq, sinon ça va faire de la pilosité. Il y a toutes sortes d'informations comme ça assez intéressantes, mais que on pourrait voir dans des cours justement… si vous… est-ce que ça vous intéresse qu'on fasse des… des… des sortes de soirées ? On vient rien qu'avec les tests labo, j'ai un petit appareil qui peut projeter ça sur un écran, et on peut voir ça ensemble. Ça vous intéresse ou pas ? Qui lève un peu vos mains, qu'on voit un peu… Oui, donc il y a assez de personnes que ça peut intéresser, hein. Et ça c'est une façon très pratique. Vous pouvez aussi… aussi venir chez nous euh à la clinique, suivre les consultations, et ça c'est aussi une façon de bien apprendre. Et je vous conseille toujours de vous traiter vous-même bien, parce que c'est la meilleure façon de… de beaucoup apprendre aussi. Ça fait partie aussi du training. Ok. Voilà. En tout cas, je vous remercie. Je vous remercie d'être venu là. Merci merci.