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Micronutrition, phytothérapie et substitution hormonale | Guénaëlle Abéguilé & Dr Stéphane Résimont

DFM Formations : la Santé Fonctionnelle1:26:27

Transcription

[Musique] Bir à tous, soyez les bienvenus pour cette soirée exceptionnelle, exceptionnelle déjà parce que le thème que nous allons aborder ce soir est inédit. Hein ? Comment les médecins et les non-médecins peuvent-ils travailler en étroite collaboration dans le domaine de l'hormonologie ? Hein ? C'est un sujet qui est rarement abordé, c'est dommage parce que tout le monde en sortirait gagnant, comme nous allons vous le montrer tout au long de ce webinaire. Et c'est aussi une soirée exceptionnelle parce que j'ai le plaisir d'accueillir un duo de la médecine fonctionnelle qui commence à devenir célèbre : les chouchous et loulous de l'hormonologie, la Béguil.

Bonsoir. Bonsoir. Bien, ça va ? Très bien, merci. Bonsoir. Alors, je suis kinésithérapeute de formation, formatrice en micronutrition et santé fonctionnelle, et spécialisée en hormonologie. Bon, ça va ? Tu es en forme ? Les filles sont couchées ? Le mari, tout à fait. Et Stéphane Résimon. Bonsoir. Bonsoir à tous, à toutes, surtout. Alors, je rappelle que toi, tu es médecin, URL spécialisé en médecine fonctionnelle anti-âge et nutrition. Ça va ? Tu as eu le temps de faire ta séance de sport ? C’est fait, c’est fait. Ah, c’est fait ! Bien, tu es détendu. Voilà, c’est vrai, les chouchous et loulous de l’hormonologie, parce que bon, vous êtes très, vous êtes très complémentaires, c’est vrai, mais ça vous arrive de ne pas être toujours d’accord. Donc ça donne parfois des débats assez animés, mais vous finissez toujours par tomber d’accord, en même temps, et on va encore le voir ce soir. Le docteur Vanessa Amogot qui est avec nous. Bonsoir Vanessa. Bonsoir. Elle est en charge de cette mission de, voilà, de, de, de nous relayer toutes les questions, donc on va pouvoir commencer ce webinaire.

Gel, il y a quelques années, tu as créé, avec Bruno Meret, DFM formation, qui est devenu, entre autres, l’organisme de référence en hormonologie. Et une des raisons de ce succès, ben c’est votre état d’esprit qui est aujourd’hui la marque de fabrique de DFM. Hein ? Tu peux nous en dire plus ? Oui, donc déjà, j’ai pas créé DFM, effectivement, il a été créé avec Bruno Meret, mais comme vous êtes tellement inséparables, donc, ouais, on a créé, dans un petit coup de cœur, cet organisme de formation qui, aujourd’hui, a pris de l’ampleur qu’on avait pas pu imaginer à cette époque. Hein ? Et euh, oui, donc bah c’est vrai que cette soirée va nous permettre un peu d’illustrer l’état d’esprit de DFM, notamment avec le côté très pratique qui nous tient beaucoup à cœur, puisque on va illustrer un peu ce qui nous semble être une bonne collaboration entre médecin, non-médecin, entre micronutrition, phytothérapie d’un côté, et médecine fonctionnelle, hormone substitutive de l’autre, à travers des cas cliniques, des cas pratiques, de façon à vraiment faire passer les messages facilement.

Oui, parce qu’il y a quelques semaines, tu m’as appelé en me disant : voilà, je voudrais vraiment faire un webinaire pour montrer cette complémentarité entre les médecins et les non-médecins en hormonologie fonctionnelle, montrer que cette complémentarité est vraiment fondamentale, parce que c’est vrai, les hormones, ça fait peur, et puis quand on n’est pas médecin, on ne peut pas prescrire de substitution hormonale. Donc à quoi ça sert de se former ? Et toutes ces craintes, toutes ces interrogations bien légitimes, hein, ont encore, euh, mis, euh, une fois ton cerveau en ébullition, je sais pas si tu étais en période d’ovulation ou pas encore, et tu as imaginé ce webinaire que tu ne pouvais faire qu’avec un médecin comme Stéphane, en connaissant toute l’ouverture d’esprit et l’humilité. Hein ? Oui, donc c’est vrai que c’est sûr que c’est pas évident de rencontrer des personnes, des médecins comme Stéphane, qui garde une ouverture d’esprit incroyable et une envie de collaborer, de continuer à, à se former, de se remettre en question en permanence, de, de, de, de considérer le travail des non-médecins. Alors il y en a pas, il y a pas que Stéphane, il y en a d’autres qui sont comme ça, mais avouons quand même que quand on arrive à un niveau de connaissance comme ça, c’est, c’est pas le cas de tout le monde. Et oui, effectivement, ça nous semblait essentiel de, de, de, de parler au cours de cette soirée que, on a, on a, on a fait deux formations chez DFM en hormonal. Alors on va parler de deux formations ce soir, mais si on voulait être tout à fait juste, on a pas que deux formations en hormonal chez DFM, on en a quatre voire cinq en tout. Donc on n’en parlera pas trop ce soir, mais il y a aussi la formation de Clara Materne qui va parler de l’assiette hormonorégulatrice, on a la formation de Marion Valy qui parle des méthodes d’observation du cycle, et il y a la formation Ferti Pratique. C’est pas que de l’hormonal, mais qui parle quand même beaucoup d’hormonal. Donc finalement, avec les deux dont on va parler ce soir, ça fait cinq formations au total. Mais ce soir, on va parler effectivement de, euh, à travers des exemples, des cas concrets, on va expliquer à quel point c’est important de s’intéresser aux deux versants. Donc moi, dans ma formation, je vais enseigner tout ce qui est physiologie, prise en charge micronutritionnelle et phytothérapique, et Stéphane enseigne tout ce qui est, euh, il revient également sur la physiologie, mais il n’a pas le temps en deux jours de revenir sur tout ce qui a été vu pendant HormonoPratique. Donc il va très rapidement à l’essentiel, notamment la prise en charge médicale, la prise en charge notamment en hormone substitutive. Donc ce sont deux formations vraiment complémentaires, et on se rend compte que souvent on a tendance à se dire : bah tiens, moi je suis pas médecin, euh, je vais pas forcément m’intéresser à la partie enseignée par Stéphane Résimon parce que je ne pourrais pas avoir accès à cette prescription hormonale. C’est juste. Mais par contre, ce qui est important pour un non-médecin, c’est de reconnaître un peu les situations qui nécessitent de réorienter son patient, quand on doit repérer qu’on est arrivé un peu au bout, on a tout essayé avec la micronutrition, la phytothérapie, de prendre en charge tout ce qu’on pouvait. Il faut reconnaître des situations où la micronutrition, la phytothérapie ne suffit plus, et c’est les situations où il faut savoir réorienter vers un médecin formé en hormonologie fonctionnelle. À l’inverse, on a aussi des médecins qui ont tendance à se dire : moi je suis médecin, je peux directement aller vers les hormones, ça va être plus efficace, plus rapide, je vais faire que la partie de formation de Stéphane, parce que après tout ça va plus vite. Mais là aussi c’est une erreur, et Stéphane non plus ne travaille pas comme ça, même s’il a accès aux hormones, puisque avant de substituer, il y a une progressivité à avoir, il faut d’abord travailler sur le terrain, il faut optimiser tout ce qui est optimisable, et si ça suffit pas, avoir accès à l’hormone. Donc les non-médecins doivent aussi bien connaître la physiologie et pouvoir essayer d’identifier toutes les causes des problématiques, essayer de résoudre, de relancer la fonction quand c’est encore possible avant de substituer, et les deux ne sont pas incompatibles. Donc voilà pour ce qu’on voulait.

Je voudrais ajouter quelque chose : je te félicite d’avoir été, pas une des premières, mais quand même dans les précurseurs en, en thérapeute non-médecin, donc nutritionniste dans ton cas, et avoir l’intelligence de conserver les hormones comme n’étant pas des substances qui donnent des cancers, parce que c’est une, pour moi c’est vraiment à, je vois certains, beaucoup de collègues nutritionnistes ou qui font de la miss holistique ou tout ce qu’on veut, qui sont formés avec comme idée : les hormones ça donne le cancer. C’est tout à fait faux, archi-faux, on va le prouver d’ailleurs, et c’est même l’inverse. Les petits jeunes de 18, 20 ans qui sont pleins d’hormones, ou les petits jeunes hommes de 18, 20 ans pleins, pleins, pleins de testostérone, font pas de cancer de la prostate ou du sein. C’est les papis, les mamies qui arrivent à plus de 50 ans qui, en général, le font. Et donc, et justement, DFM pour moi c’est génial, parce que enfin une école de médecine fonctionnelle qui enseigne l’hormonologie, ça, ça manquait, ça manquait, parce que les autres que je connais ne le font pas. Et beaucoup que je vois dans les stagiaires, les personnes qui viennent m’assister en consultation, c’est qu’ils sortent avec des idées préconçues, et parce que ça se colporte de génération en génération : les hormones c’est mauvais, ça donne des cancers, ça fait grossir. Alors que c’est exactement, exactement l’inverse, mais il faut bien, il faut bien connaître la matière quand même. Bon, merci en tout cas pour, merci pour ce préambule. Et Kenel, tu l’as dit, l’idée de ce webinaire, c’est d’être le plus, plus concret possible. Donc on va illustrer à chaque fois par des cas cliniques les objectifs de cette formation en hormono-substitutive, et à chaque fois vous montrer les bénéfices d’une collaboration entre médecins et non-médecin. Et premier objectif : j’apprends à repérer les déficits hormonaux chez mes patients, à repérer mes limites en tant que non-médecin, et à réorienter si nécessaire. Alors on va prendre le cas de Madame X. Elle a 45 ans, elle consulte pour une grosse fatigue et des troubles digestifs, notamment. Et les sous, les Voeux 75 mg, TSH est normale. Gel, comment vas-tu prendre en charge cette patiente ?

Alors voilà, c’est un cas très classique, hein, qu’on rencontre en permanence. Je suis sûr qu’il y a même des personnes qui nous écoutent qui sont directement concernées par cette situation. Euh, on a des troubles thyroïdiens, une clinique d’hypothyroïdie, on a été substitué avec du Lévothyrox ou une autre T4, donc une hormone thyroïdienne qui est inactive, et malgré la substitution hormonale, on ne va pas mieux. Les signes cliniques restent là ou sont insuffisamment diminués. Alors que pourtant, quand on regarde l’analyse biologique, on voit la TSH est bonne, et que vu que, en médecine, on apprend que la TSH est un bon marqueur de la fonction thyroïdienne, on se dit : je suis content, la TSH est dans les clous, c’est que ça va bien. Et on oublie d’écouter sa patiente qui continue à être en souffrance. Euh, du coup, c’est la clinique, c’est la, c’est la clinique qui prime, comme Stéphane le répète tout le temps. Donc du coup, cette patiente, vu qu’elle a encore fatigue, troubles digestifs, je sais plus ce que tu as dit encore, plusieurs signes d’hypothyroïdie, elle est encore en hypothyroïdie malgré ce que nous raconte la TSH. Donc ce qu’on va faire de notre côté, ça va être essayer de comprendre pourquoi elle est en hypothyroïdie malgré la prise de T4. Et donc on sait que, euh, il y a plusieurs causes à cela, que la T4 peut-être ne se convertit pas suffisamment en hormone active en T3. Donc on va vérifier cela avec déjà une analyse biologique qui va pas juste se cantonner à la TSH, on va aussi faire au moins T4 et T3. Et on peut voir, par exemple, dans ce cas, imaginez que la T4, elle est bonne, forcément s’il y a une substitution, mais que la T3, elle est restée basse, elle n’a pas beaucoup remonté, pas suffisamment. De toute façon, on sait pas de quoi on parle parce qu’elle n’a pas été faite au préalable. Et effectivement, donc dans ces cas-là, il faudra rechercher pourquoi est-ce que la T4 se convertit pas en T3. On va devoir checker les micronutriments essentiels à la conversion, les cofacteurs comme notamment le zinc, le sélénium, entre autres. Mais on sait qu’il peut y avoir également des métaux lourds qui impactent la conversion, des polymorphismes génétiques, des déséquilibres trop progestéroniques chez la femme, par exemple, trop d’œstrogène, trop peu de progestérone, ou encore un stress qui peuvent impacter cette conversion. Donc ça fait déjà beaucoup, beaucoup de choses à évaluer pour voir s’il y a pas un problème de conversion. On pourrait même imaginer, dans notre situation, on peut imaginer que la T3, elle est bonne, et que malgré tout ça marche pas, parce que peut-être qu’il y a trop de transporteurs qui vont rendre les, euh, les, les hormones inactifs, ou peut-être qu’il y a des résistances au niveau des récepteurs, des récepteurs aux hormones thyroïdiennes. Et donc à chaque fois quand on investigue une piste, il faudra faire certains dosages biologiques et les interpréter en fonction de la clinique, à la recherche de la cause du problème. Par exemple, si on voit que T4, T3, même T3 reverse qui est une hormone un peu parasite qui va prendre la place de la T3, si tout est bon et qu’il y a des signes cliniques d’hypothyroïdie, on pourra suspecter à ce moment-là une résistance des récepteurs, et ça va nous amener à investiguer une piste d’inflammation, euh, ou de dysbiose, hein, qui pourrait faire, faire passer des molécules qui bloquent les récepteurs dans l’organisme. Et donc on va bien, on comprend bien que la prise en charge va totalement dépendre de ce qu’on, qu’on trouve. On peut être amené à prendre en charge un stress ou une dysbiose pour corriger une fonction thyroïdienne finalement.

Voon. Alors si je peux, si je peux ajouter quelque chose, c’est vrai que malheureusement beaucoup de, de thérapeutes, surtout des médecins, ont comme connaissance de la thyroïde : la TSH est normale ou pas. C’est complètement, c’est obsolète depuis une trentaine d’années. Et dans, c’est clair qu’il y a plein d’articles qui confirment ça. Dans l’enseignement qu’on donne tous les deux, on insiste lourdement sur le fait que la thyroïde c’est purement clinique. Donc en gros, dès qu’une patiente se sent qu’elle va mieux après 1 heure, dès qu’elle est frileuse, ça suffit. Dès qu’elle a un transit ralenti, après les repas, les estomacs, l’humeur, le poids, ça, c’est la thyroïde, c’est rien d’autre, quelle que soit la biologie. Et comme tu l’as dit, le problème c’est qu’un médecin qui prescrit de la T4, donc le Lévothyrox, Euthyrox, L-thyroxine, T caps, c’est la même soupe, hein, c’est la même molécule, et bien moi je veux bien qu’il prescrive ça, mais s’il dose le manganèse, le molybdène, le bore, le sélénium, le zinc, le fer, s’il check les récepteurs, qui ne fonctionneront que s’il y a assez de vitamine D, vitamine A, s’il y a pas de dysbiose, pas d’inflammation, de bras or, aucun, aucun ne font ça. Même des professeurs d’IF, je vois ça ici en Belgique, des professeurs du NIH qui enseignent ça à l’université, et bien sur le terrain, en consultation, ils ne le font pas.

Voon. Alors imaginons, Gel, tu as mis en place un, un traitement, une prise en charge en micronutrition, mais la patiente revient te voir quelques mois plus tard, ça va un petit peu mieux, mais elle est toujours fatiguée et constipée. Qu’est-ce que tu fais dans ce cas-là ? Alors je vais vérifier si, par, tu as forcément bien fait ton travail. Donc, voilà, je vais déjà vérifier si j’ai bien fait mon travail, si elle a bien suivi mes conseils, si les suppléments pour optimiser ses micronutriments ont bien fonctionné. Est-ce que, parce que c’est pas parce qu’elle a appris que ça a bien remonté, donc il faut vérifier si les taux sont OK. Et si malheureusement elle a tout fait bien et que c’est pas suffisant, je vais reconnaître mes limites justement, et là je vais me dire : ah, c’est vraiment la situation où j’ai fait ma part du job, le patient a fait sa part du job, malheureusement c’est pas toujours suffisant, c’est une réalité. C’est à ce moment-là qu’il faut savoir réorienter, peut-être qu’il y a un polymorphisme génétique, ou en tout cas ça peut nécessiter une substitution hormonale, et là c’est plus de mon ressort, je suis pas médecin, donc j’envoie chez Stef, par exemple. Voilà. Donc Stef, à toi de jouer maintenant. Comment tu prends en charge cette patiente ?

Alors voilà, donc c’est vrai que la, la prise en charge de l’hypothyroïdie, c’est step by step. On fait d’abord la nutrition pour que le patient mange bien, pour ne pas se mettre en inflammation, en dysbiose. Donc de nouveau, les patients qui mangent du gluten, de l’avoine, des produits laitiers, qui mastiquent mal, qui ont des problèmes de MAP, qui ont, qui ont, qui ont des problèmes digestifs non, non, non traités. Donc il y a plein de raisons digestives au blocage thyroïdien. Donc dès qu’un patient a des soucis au niveau de son ventre, il faut régler ce problème-là. Mais il y a plein de, de, de, de cas de figure. La deuxième chose, c’est la, la nutrition évidemment, puisqu’on sait que les hormones thyroïdiennes sont toutes à base de tyrosine, c’est un acide aminé présent dans les protéines. Donc si le patient mange pas de protéines le matin, ben c’est déjà un gros souci. Euh, et puis après, step by step, une fois qu’on a fait cette première phase dont tu as parlé ici, on peut éventuellement faire des extraits thyroïdiens, euh, light, euh, voir un traitement hormonal par T4 et T3. Alors c’est vrai que la dose, c’est bien en théorie, en pratique, moi je la dose pas beaucoup, rarement, euh, mais disons je vais baser sur la clinique et je vais substituer par la T3, T4, euh, il y a des spécialités sur le marché selon les pays, euh, et euh, et puis monter petit à petit mon traitement, de jour en jour, jusqu’à ce que le patient passe de 20, 25 symptômes d’hypothyroïdie à 0 ou presque. Et ça, c’est le patient qui doit, qu’on doit éduquer en consultation, il doit avoir, il doit avoir des neurones pour comprendre que, euh, ben son traitement thyroïdien, c’est pas le même s’il fait 40° dehors ou s’il fait -20°. Ça change complètement, c’est comme le chauffage à la maison, le réglage est pas le même du tout en été, en hiver. Et ça, c’est un travail de consultation, euh, ça demande vraiment tête à tête avec le patient et beaucoup d’explications pour que le patient intègre comment régler sa thyroïde lui-même, en fonction de ses symptômes, sans être surdosé, sans être en hyperthyroïdie. Mais également, là-dedans, il y a une partie hormonale qui, qui est importante, puisque la conversion T4 en T3 nécessite de la progestérone, qui commence à chuter chez les femmes vers 35, 40 ans en moyenne. Et donc si une patiente n’est pas substituée pour sa pré-ménopause, avec les premiers symptômes cliniques, syndrome prémenstruel par exemple, et bien il y a aucune chance que sa thyroïde puisse bien fonctionner. C’est en hyperœstrogénie également, ça peut bloquer la thyroïde. Donc il y a, c’est un travail d’ensemble au niveau hormonal, c’est pas que la thyroïde, il faut tenir compte du cortisol, de, des hormones féminines, et cetera. Donc ça demande vraiment un travail de consultation, et c’est pas, il n’y a pas une recette magique, je peux pas dire à une hypothyroïdienne par mail : voilà, prenez ça, ça va aller, c’est pas du tout comme ça, ça demande un gros travail d’explication. Voilà. En tout cas, un cas clinique qui illustre parfaitement la nécessité de bien connaître l’hormonothérapie substitutive, en l’occurrence dans le cas de la thyroïde, pour pouvoir orienter le patient si celle-ci n’est pas adaptée. Alors Vanessa, je, je reviens vers toi, est-ce que nous avons des questions justement sur ?

Ouais, en fait il y a une remarque déjà sur les médecins qui, peut-être, ne doseraient que la TSH, parce qu’autrement ils risqueraient de se faire, peut-être, taper sur les doigts par les recommandations. Alors en l’occurrence, ça serait peut-être la HAS, mais voilà, qu’est-ce qu’il en est ? Je peux répondre peut-être parce que j’ai des patients, j’ai de tous les pays, euh, en dehors, en Belgique, demander la T3, ça s’est passé petit à petit, des années, dans les mœurs. En gros, les laboratoires ne refusent pas de le faire, euh, même sans remboursement. La T4 ou la T3, pas mal de labos offrent, offrent le, le dosage en plus. Et ils ont commencé à intégrer le fait que des médecins formés étaient plus intéressés par la T3 que par la, la T4. Alors en France, je sais qu’il y a des problèmes, c’est, c’est la Gestapo au niveau de la HAS, au niveau des ordres des médecins, au niveau de la chaise, c’est vraiment la Gestapo. On prend les plus mauvais pour mettre à ces postes-là, mais ça c’est un autre débat. Et, et puis c’est eux qui dictent les bonnes règles de conduite. Donc moi je vois ce qui se passe, c’est que moi je suis, quand je suis en consultation, une Française, et ben c’est, elle est pas remboursée puisque je fais pas partie des médecins du pays. Donc je demande à un collègue ou je demande au médecin traitant de, de, de signer la demande de biologie. Parfois il y en a qui refusent parce qu’ils connaissent pas, ils connaissent pas leur boulot. Euh, maintenant je sais qu’en France, l’avantage que vous avez par rapport à nous, c’est qu’un patient peut décider de, de se faire doser ça, ça et ça, c’est à sa charge. Mais moi, désolé, mais même s’il y a, je sais pas moi, 20, 25 € à payer pour une T3, euh, ça vaut de ne pas être gros, dépressif, constipé, d’avoir un reflux acide et de perdre tous ses cheveux, ça vaut la peine, je trouve.

Non, c’est vrai qu’en France il n’y a pas besoin d’une prescription médicale pour aller faire un bilan sanguin, mais après ça va être à notre charge. Et pas mal de collègues français fonctionnels d’ailleurs, ils font faire la biologie hors Sécurité sociale pour ne pas avoir d’ennuis avec les autorités. Hein ? Est-ce qu’il y a une autre question ? Oui, c’est de vous savoir si dans les formations d’hormonal, quelques, enfin dans l’une et l’autre, on va parler des extraits glandulaires. Oui, on en parle dans les deux, dans celle de Stef et dans la mienne. Ouais, tout à fait. Et c’est pareil en fait, c’est une progressivité, c’est ça qui nous tient à cœur, hein, que ce soit Stef ou moi, on a la même technique de travail, sauf que moi je suis pas médecin, donc je peux pas aller jusqu’à ce que lui il fait, la substitution hormonale. Mais même lui qui a accès aux hormones, il a quand même la même progressivité : d’abord la micronutrition, optimiser le terrain, la micronutrition, la phytothérapie, si c’est pas suffisant, les extraits glandulaires, c’est pas suffisant, moi je réoriente, et lui il passe aux hormones bio-identiques dans la mesure du possible. Euh, voilà, donc ce sont des outils auxquels on, on peut avoir affaire. Ouais, tout à fait. On passe au deuxième objectif de ?

Ouais, tout petit truc qu’on a pas dont on a pas parlé tout à l’heure, c’est l’iode. Énormément, je vais dire 90 %, 95 % des patients sont en manque d’iode en fait. Donc en gros, tout le monde devrait prendre tous les jours de la vitamine D, du magnésium matin et soir, et de l’iode. Euh, parce que l’iode, ça impacte pas que la thyroïde, on va pas en parler, mais ça impacte beaucoup d’autres systèmes du corps, dont les cancers du sein, de la prostate, du testicule. Et l’iode, tout le monde devrait prendre de l’iode à des doses supérieures à ce qui est recommandé, euh, en France. Alors, deuxième objectif de cette formation : dédramatiser les hormones et bien faire la différence entre hormone bio-identique et de synthèse. Donc on va prendre le cas de cette femme de 50 ans qui est fraîchement ménopausée, qui vient de consulter Gel pour des bouffées de chaleur et de l’atrophie vaginale. Elle ne veut pas d’hormone parce que sous pilule, elle avait des maux de tête, des troubles hépatiques. Et je précise qu’elle n’a pas d’antécédents de cancer hormono-dépendant, ni personnel, ni familiaux. Donc qu’est-ce que tu vas lui proposer ?

Bah, encore un cas clinique qu’on rencontre très souvent, vraiment, on est parti dans du gros cliché, hein, mais c’est ce qu’on rencontre au quotidien. Euh, bah donc effectivement, cette femme qui arrive à la ménopause, elle a ses bouffées de chaleur, son atrophie vaginale, des signes cliniques parmi tant d’autres probablement qu’elle doit avoir également, qui sont liés à la chute hormonale de la ménopause. Donc vous savez que toutes les femmes ne se plaignent pas forcément au même point des, des signes de la ménopause, vivent très bien leur ménopause, et tant mieux pour elles. Mais effectivement, beaucoup de femmes, euh, ont des troubles de ce type, et ces problématiques vont être d’autant plus intenses que la chute hormonale va être importante. Euh, donc ça c’est vraiment des signes plutôt d’hypoœstrogénie. On a décrit ici bouffées de chaleur et atrophie vaginale, c’est plutôt lié à l’hypoœstrogénie, et on va s’interroger sur : bah pourquoi une chute d’œstrogènes ? Bon, oui, parce que les ovaires sont arrivés en bout de course, c’est la ménopause, donc c’est tout à fait logique. Mais pourquoi certaines plus que d’autres ? Alors il y a plein de raisons à cela, mais notamment, euh, il y a des femmes qui, à la ménopause, continuent à réussir à produire des œstrogènes, elles sont quand même souvent moins embêtées par ce genre de signes. Alors ce sont des femmes qui généralement sont un petit peu, pas forcément en surpoids, et qui ont encore une certaine masse grasse. Et vous savez que les adipocytes réussissent à convertir nos androgènes, nos hormones mâles, en œstrogènes. Donc ces femmes sont quand même préservées. Mais alors il y a quand même des femmes qui sont parfois en surpoids, qui ont quand même beaucoup de bouffées de chaleur, et qui ont vraiment une grande chute hormonale, parce que le tissu adipeux ne fait que, ne fabrique pas les œstrogènes, il ne fait que transformer les androgènes en œstrogènes, ce qui est très différent. Ce qui veut dire qu’il faut encore que ces femmes réussissent à produire des androgènes arrivé à la ménopause. Et la synthèse des androgènes chez la femme ménopausée est quand même en très grande partie liée à la santé de ses glandes surrénales. Donc ces glandes surrénales qui sont, comme vous le savez, des glandes qui sont très, très soumises au stress. Et donc vraiment l’activité résiduelle des surrénales à la ménopause, c’est vraiment le reflet de la gestion du stress des, des années, voire des décennies passées au préalable. Donc je suis en train de dire qu’une ménopause, ça se prépare en évitant le sous-poids. Je veux pas dire qu’il faut s’engraisser pour s’engraisser, l’idée n’est pas là non plus, mais éviter le sous-poids et en essayant de se préserver du stress.

De de bien se traiter, en gros, d’être bienveillante envers soi-même et essayer de de faire un peu le tri des personnes toxiques, activité physique, et cetera. Euh, mais bon, malheureusement, ce n’est pas c’est pas la veille de la ménopause qu’on fait ça, c’est un travail sur des années et ce n’est pas toujours suffisant. Et donc, cette femme, on va pouvoir également lui proposer, bien sûr, des règles d’hygiène de vie, activité physique, gestion du stress, hein, parce que là on parle beaucoup des hormones, mais il faut savoir que les symptômes de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur, ce n’est pas que hormonal. On voit bien que oui, bien sûr, c’est déclenché par la chute hormonale, mais que il y a des femmes qui sont très très ENF, ont des bouffées de chaleur très dépendant de de leur activité émotionnelle, enfin de leur de leurs émotions, et des bouffées de chaleur peuvent être déclenchées par un coup de stress, chose comme ça. Donc il faudra aussi bien prendre en charge tout ce qui est système nerveux végétatif, tous les déséquilibres orthosympathique, parasympathique. Ça peut faire intervenir des de la cohérence cardiaque. On a parlé de l’activité physique, certaines plantes, euh pourquoi pas de la gentiane, de de la valériane, ce type de plante qui peut apaiser le système nerveux, on va dire.

Et en parallèle, on pourra lui conseiller effectivement des d’autres plantes pour optimiser ses hormones. Mais par contre, ce que je vais faire, j’aurais pu commencer par dire ça d’abord, cette femme, ce que je vais commencer à faire en tout premier lieu, c’est parler avec elle des hormones, parce qu’elle a peur des hormones, tu as dit, elle a peur des hormones, elle en veut pas par hor, parce qu’elle elle avait, quand elle était sous pilule, elle avait des motêes, des troubles hépatiques. Donc du coup, voilà. Donc première chose à faire peut-être, c’est il faudrait d’abord lui expliquer ce que c’est comme différence entre les hormones qu’elle avait dans sa pilule contraceptive, qui sont des hormones de synthèse, non bio-identiques, c’est-à-dire des hormones qui sont différentes de celles qu’on produit dans l’organisme. Donc, par exemple, ce ne sont pas des œstrogènes, mais c’est de l’éthinylestradiol, et en plus, ce ne sont pas des hormones qu’on produit de manière endogène, mais qu’on prend par voie orale, ce qui est très différent. D’une part, ce ne sont pas les mêmes molécules, elles sont beaucoup plus fortement œstrogéniques, et en plus, on les prend par voie orale, et ça ne se métabolise pas de la même façon. Donc faudra bien lui expliquer euh que si elle a un THS, ce n’est pas du tout les mêmes hormones, elle aurait affaire à des hormones bio-identiques, les mêmes qu’elle produit, et euh un médecin qui est bien formé ne va pas mettre par n’importe quelle voie d’administration, un médecin bien formé ne mettra pas les œstrogènes par voie orale, il va les mettre par voie cutanée, mais Stef vous en parlera tout à l’heure. Donc faudra bien lui expliquer que ce n’est pas du tout du tout la même chose. Faudra dédramatiser, que c’est sa tête et ses troubles hépatiques, elle n’aura pas la même chose avec ses hormones, mais ça Stef vous en parlera tout à l’heure. Mais avant, effectivement, si elle veut rien entendre, je peux, chacun est libre de de d’aller vers ce qu’elle veut, mais faudra quand même lui expliquer. Donc on pourrait quand même lui conseiller des des plantes œstrogéniques pour ses bouffées de chaleur, donc comme la sauge et le houblon, par exemple. Faut avouer que ça peut marcher, mais ça peut ne pas être suffisant, et pour l’atrophie vaginale, vraiment, ce n’est pas du tout suffisant. Donc on peut recommander de l’acide hyaluronique ou des d’huile de bourrache, mais c’est pareil, il faudra vraiment lui dire que au moins un petit peu d’œstrogène par voie vaginale, ça peut lui changer la vie, ça peut aussi prévenir les infections urinaires, les infections vaginales, et cetera. Donc il y a très peu de passage systémique, ce qui l’inquiète euh, et par contre, ce qu’il faudra lui dire aussi, ça je m’efforce de passer du temps à chaque fois avec mes patients, c’est que je pense que sur du long cours, on est vraiment plus safe, enfin même j’en suis sûr, avec un THS bien mis en place, comme Stef va vous l’expliquer, hein, vraiment bien mis en place, j’insiste, qu’avec une substitution, qu’avec des plantes, parce qu’aujourd’hui les plantes qu’on connaît, les PL plantes œstrogéniques, vont vraiment, enfin pour certaines, elles vont vraiment activer les récepteurs aux œstrogènes comme les œstrogènes, si on veut, donc entraîner des multiplications cellulaires, et cetera. Mais aujourd’hui, les plantes progestéroniques qu’on connaît n’ont pas cette propriété, c’est-à-dire que beaucoup d’actions de ces plantes vont agir quand la femme a encore une période, enfin encore une activité ovulatoire, elles vont souvent agir en augmentant la synthèse de progestérone par le corps jaune. Elle est en ménopause, donc elle a plus de corps jaune parce qu’elle n’ovule plus, donc elles ont quand même des petites propriétés, mais qui sont vraiment insuffisantes, elles ne sont pas à la hauteur pour contrebalancer l’effet de multiplication cellulaire des plantes œstrogéniques. Donc sur du long terme, je pense qu’on est bien plus safe avec un traitement comme ça va vous parler, qu’avec une phytothérapie, même si la phytothérapie c’est naturel et qu’on a plutôt l’impression d’être plus doux, et ben ça parfois un petit peu s’limite aussi, je pense, sur du long cours. Voilà, tu tu la revois de mois après, donc tu lui as donné des plantes œstrogéniques, elle ne va pas mieux, et elle a réfléchi, elle est d’accord pour voir Stef, discuter de de la mise en place d’un éventuel traitement hormonal. Stéphane, comment tu tu vas rassurer cette patiente et comment tu vas la prendre en… Je juste préciser que j’aurais quand même mis des plantes progestéroniques, malgré tout, en plus, mais bon, ouais voilà. Pardon Stef.

Alors j’adore j’adore ce que j’adore ce que Gel, qui balaise en phyto, raconte, parce que c’est exactement mon point de vue, moi. La phyto, j’ai rien contre, dans les cours j’en parle, je balance hormones naturelles et et phyto, même si mes connaissances sont bien moindres que ce que Gel possède. Mais il faut faire comprendre à à cette patiente, qui a des a priori contre les hormones, que son corps est fait depuis des millénaires euh est fait pour fonctionner avec des œstrogènes, la progestérone, la DHEA, la testostérone, l’hormone de croissance, la prégnénolone, le cortisol, et que là, il lui retire ces deux hormones-là, qui sont les plus spectaculaires lorsque la ménopause s’installe, mais ce n’est pas que ça, la ménopause, c’est également une mort progressive de la thyroïde, des surrénales, et cetera. Et bien et bien qu’est-ce que son corps attend ? C’est d’avoir le même le même le même messager qui va agir sur plein de choses : la masse osseuse, la masse musculaire, le raffermissement du visage, la non-chute de cheveux, la bonne libido, et cetera. Il a envie de continuer à avoir le le même le même le même traitement. Et donc, ben désolé, quand une vieille voiture qui a 50 ans fume, a des bouffées de chaleur, mais qu’est-ce qu’on fait ? On met de l’eau et de l’huile. Ben c’est une femme, c’est la même chose. Un homme qui est en andropause, qui commence l’andropause à 40, 50 ans, qui qui bande plus, qui qui a une perte musculaire et qui dysfonctionne du cerveau, ben il attend qu’une chose, c’est d’avoir sa testostérone correct. Mais de nouveau, c’est un traitement qui doit faire qui doit être prudent, il faut connaître, il faut toujours balancer, c’est-à-dire que l’exemple des hormones féminines, c’est qu’on ne met jamais jamais jamais, même en cas d’hystérectomie, donc en cas de retrait de l’utérus, on ne met jamais des œstrogènes seuls, il faut toujours la progestérone avec, toujours toujours toujours. Et là, malheureusement, je vois encore des des gynécologues actuellement qui disent : « Ah madame, n’a plus d’utérus, pas besoin d’œstrogènes. » Ce gynécologue est dangereux et criminel potentiellement, il peut créer des cancers du sein comme ça. Euh, la progestérone, c’est le GABA, je suis cool, relaxe, je m’énerve pas, je dors bien, je ne monte pas sur la tête de mon conjoint, de mon mari. Et donc les pauvres d’âmes qui arrivent à 40, 45 ans en manque de progestérone euh qui en sont prémenstruelles, elles deviennent infernales 10 jours par mois euh leur entourage le paye, elle le paye également, et on leur prescrit des anxiolytiques, des somnifères, alors qu’un peu de progestérone aurait résolu tout le problème. Euh, la masse osseuse dépend des œstrogènes et de la progestérone. Donc voilà. Alors moi, je suis chez des femmes qui me disent : « Écoutez, je suis opposée, je veux que de la phyto. » J’ai précisé, la phyto, tout en prévenant qu’on n’aura jamais autant de bons effets que les hormones naturelles et qu’en plus, comme le disait Gel, autant il y a plein d’études qui montrent que la progestérone a un effet protecteur contre le cancer du sein, de l’endomètre et de l’ovaire, autant on j’ai pas vu passer d’études sur la phytoprogestérone. Voilà Stéphane, d’où vient cette peur concernant le le THS, aussi bien de la part des médecins que des patientes ? Parce qu’en France, le taux de femmes sous sous traitement hormonal substitutif est encore très bas. Ça voilà, comme je répète à chaque fois, quand j’ai 20 patientes belges qui viennent en consultation, il y en a 19 qui ont un traitement hormonal substitutif à la ménopause, et quand j’ai 20 Françaises, j’en ai même pas une qui est traitée. Ah ouais, une différence pays qui qui est flagrante. Les pays nordiques qui sont dans le même le même caca que les Françaises, parce que là-bas, le THS… alors que j’ai des il y a des pays où où c’est c’est c’est normal, comme la la l’Allemagne, et cetera. D’où ça vient ? Ben c’est qu’il y a très très longtemps, il y a peut-être 25, 30 ans, il y a une étude américaine, c’était la Women’s Health Initiative, 1 million de femmes ménopausées, on a mis la moitié sous traitement hormonal et la moitié sans traitement hormonal, et qu’est-ce qu’on a vu ? L’étude a dû être arrêtée parce qu’il y a beaucoup plus de cancers, d’infarctus, chez les patientes traitées. Mais le problème, c’est qu’on s’est rendu compte que c’était traité par des hormones conjuguées, donc ce ne sont pas du tout les hormones naturelles que nous on utilise, ces hormones de synthèse, équigine, l’équigine à l’époque. Et on a refait les études par après sur un moins grand nombre de de de patientes, plusieurs études qui ont prouvé que avec des hormones naturelles, on avait l’effet inverse. Rien que la progestérone en préménopause, quand les symptômes sont là, donc prémenstruel, mal au sein, rétention d’eau, changement de caractère avant les règles douloureuses, rien que la progestérone là, ça diminue déjà de 24 % le risque de cancer du sein. Et si en plus là, on donne un œstrogène naturel par transcutané, comme l’estradiol à ces patientes, si elle a un cancer du sein, il est bien moins agressif et la guérison est bien plus fréquente que sans traitement. Donc les femmes déplétées en hormones naturelles font des cancers du sein plus fréquents et bien plus agressifs. Voilà, et là encore, on a l’exemple… Pardon, ou non, vas-y, vas-y. Et là encore on a l’exemple que le praticien en santé fonctionnelle aura permis à cette patiente de commencer rapidement un traitement, parce que plus on commence tôt, mieux c’est, hein, pour maintenir vraiment des fonctions osseuses et métaboliques et de vivre sa ménopause de façon beaucoup plus sereine. Vanessa, est-ce qu’on a des questions justement sur ce… Oui, justement Stef, Stef, c’est dans la la lignée de ce que tu disais, est-ce qu’une personne déjà ménopausée qui prend des plantes œstrogéniques, progestéroniques, qui ne suffisent pas, est-ce que tu peux au bout de 10 ans lui proposer un traitement hormonal, ou est-ce que c’est trop dangereux ? Qu’est-ce que tu fais ? Alors c’est vrai qu’il y a des il y a des il y a des mensonges qui sont colportés, on arrête après 3 ans, après 5 ans, après 10 ans, c’est faux, on continue jusqu’au jusqu’au cimetière. Déjà, hormonalement, il n’y a pas de raison qu’une vieille dame de 80 ans, on arrête de mettre de l’eau et de l’huile dedans. Voilà. Et maintenant, si la patiente n’a pas eu de THS, n’a eu que de la phyto ou rien du tout, et qu’elle a 65, 70, 75 ans, et bien il n’est jamais trop tard pour bien faire, on lui remet son traitement, c’est la demande, et j’ai des demandes de chez des personnes de cet âge-là qui ont des problèmes de libido, qui ont un compagnon lui est actif, incapable de d’être active, et et il y a pas que la libido et la la sécheresse vaginale qui qui qui apparaît, la sécheresse qui disparaît, il y a plein d’autres fonctions, le mental va mieux fonctionner, plus d’énergie, euh les fonctions physiques également vont s’améliorer. Mais de nouveau, toujours être prudent, ça demande des contrôles biologiques, ça demande un interrogatoire de la patiente. Donc en fait, moi je me base tout autant sur la prise de sang que sur ce que la patiente me dit. Et voilà. Et tu recommandes un traitement plutôt en continu ou ou tu fais des pauses ? Alors en gros, on on a du mal à se situer là-dessus. Ouais voilà, je fais stopper le traitement, j’ai une semaine tous les X mois, ça peut être une semaine par mois, si on veut, tous les 3, 4, 5 mois, ça suffit. Et si la patiente me dit : « Écoutez, quand j’arrête mon traitement, je prends 5 kg ou 2 kg d’eau, j’ai des bouffées de chaleur, j’ai plus de libido, et c’est une semaine d’enfer, » je vais continuer en nonstop, ce n’est pas un problème du tout. D’accord. Ce n’est pas un problème. Vanessa, est-ce qu’il y a d’autres questions ? Oui, les gens voudraient savoir est-ce que une fois que tu lances un THS, tu le gardes à vie, ou est-ce que tu limites quand même sa durée ? À vie, c’est ce que tu disais tout à… Voilà. Par contre euh on peut, même si la patiente n’est pas complètement ménopausée et que la partie phyto ne suffit pas, on peut déjà utiliser les hormones avant la ménopause, souvent dès la pré ménopause, dès qu’il y a des petits symptômes. Je teste d’abord la phyto. Non, il y a des patientes qui disent : « Écoutez, je veux mes hormones. » Elle ne veut pas passer par la la phase phyto, parce qu’elle s’est bien renseignée, elle a allé chercher beaucoup d’informations euh, mais déjà en fait, la ménopause, ce n’est pas un jour je suis bien, le lendemain j’ai pris 20 kg, j’ai plus de dos, je perds mes cheveux euh mes seins tombent, ce n’est pas comme ça, c’est progressif, et la pré ménopause commence gentiment à 30, 35 ans, et on parle des femmes déjà qu’à 35 ans, on a plein de signes de déficit hormonal, et voilà, il faut faut prendre ça en charge. Et si la patiente n’a n’a pas de symptômes de déficit, est-ce que tu traites quand même Stef ? Alors, imaginons, j’ai en consultation une patiente de 55, 60 ans, ménopausée, qui vient me voir et tout va bien, pleine de forme, c’est juste la prévention. « Écoutez, voilà, je viens parce que je veux rester en forme longtemps, je ne veux pas perdre la tête, ma maman qui a eu Alzheimer euh ou bien voilà, » je… Et si elle est bien, aucun symptôme de de de déficit, et que tout va bien, je lui parle quand même de la prise en charge, qui a que des effets bénéfiques : prévention du cancer, cancer moins fréquent, qui a également… Il faut savoir quand même que les déficits en œstrogènes, en DHEA et en testostérone sont promoteurs d’Alzheimer, hein. Il y a beaucoup plus d’Alzheimer chez les patientes qui n’ont pas leurs hormones après la ménopause, beaucoup beaucoup plus. Et donc, je parle quand même de ça à la patiente, voilà, au choix. Mais disons, je ne vais pas insister du tout si elle est bien, pas de bouffées de chaleur, et attention, beaucoup de femmes ménopausées n’ont pas de bouffées de chaleur, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de bouffées de chaleur que tout va bien. Et donc, en gros, ça se discute au cas par cas, mais je dirais je dirais quand même, je proposerai plutôt un traitement à petite dose préventivement, mais sans insister. Alors on on a parlé des femmes, on va parler des hommes maintenant. On va prendre le cas d’un homme qui a 40 ans, il vient voir Gel parce qu’il a pris du ventre, et à l’interrogatoire, tu te rends compte qu’il présente une baisse de libido, qu’il a du mal à faire de la masse musculaire et qu’il a une légère gynécomastie. Donc évidemment, tu vas soupçonner une carence en testostérone, hein.

Oui, tout à fait, c’est vrai que tous les signes que tu tous les signes que tu cites, c’est la première chose qu’on ira investiguer. Euh, alors du coup, moi ce qui va m’intéresser, c’est de savoir pourquoi cet homme manque de testostérone. Euh, donc je vais mener ma propre enquête, hein, comme on fait tout le temps, ce qu’on enseigne chez DFM, c’est vraiment la démarche fonctionnelle en micronutrition, c’est ça qui nous vraiment qui nous tient à cœur, c’est d’apprendre au praticien à mener sa propre enquête à la recherche de la cause du problème, pas les symptômes, qui sont souvent en fait, en réalité, des causes… La plupart des problèmes sont multifactoriels, mais ça arrive qu’il y ait une seule cause unique. Donc dans un cas comme ça, par exemple, pour illustrer un petit peu mes propos, on va d’abord chercher si le manque de testo… bah déjà s’il y a vraiment un manque de testostérone, c’est-à-dire d’un point de vue quantitatif, est-ce qu’il y a vraiment un manque de testostérone ou un autre androgène ? On peut avoir peut-être un manque de DHT, de DHEA, deux autres androgènes qui pourraient mimer un peu ce type de signe clinique. Alors il est même possible, hein, que tous ces androgènes soient tout à fait normaux, pas trop bas, optimum, mais que il y ait des résistances, hein, ou qu’il y ait trop de transporteurs euh trop de SHBG, le transporteur de ces hormones, qui peuvent augmenter par exemple en cas d’obésité, de troubles hépatiques ou d’hyperœstrogénie. D’ailleurs, vu qu’il a la gynécomastie, ce n’est pas impossible. La gynécomastie va orienter vers une une hyperœstrogénie. Donc voilà, ce n’est pas parce qu’on a un signe clinique de manque d’androgène qu’on manque quantitativement d’androgène, mais ça veut dire qu’il y a une baisse de ce qu’on appelle l’imprégnation androgénique, et c’est ça qui nous intéresse finalement, c’est la résultante fonctionnelle des hormones, de l’équilibre hormonal sur ce terrain-là, c’est ça qui nous intéresse. Après, on va chercher si effectivement il s’avère qu’il y a par exemple un manque de testostérone effectivement, on fait les dosages de testostérone, il est bas, on va chercher : est-ce qu’il est bas, est-ce que cette testostérone est basse parce que les testicules sont sont à plat, ou parce que le cerveau a capitulé ? Un homme qui a une testostérone basse peut très bien avoir des des testicules compétents, mais c’est juste peut-être le cerveau qui a oublié d’envoyer l’ordre, enfin qui a cessé d’envoyer l’ordre, c’est pas oublié, je sais mon mot est mal trouvé, parce que si le cerveau n’envoie plus l’ordre, c’est qu’il a une raison de le faire, et c’est souvent alors ça peut être une raison pathologique, c’est possible qu’il y ait un adénome hypophysaire qui produit plein de prolactine qui coupe la communication effectivement entre avec avec les testicules ou avec les ovaires chez la femme. Mais ça peut être des raisons protectrices : un homme comme une femme, si ses gonades ne produisent plus d’hormones, c’est peut-être parce qu’il ne faut pas que cet homme ou cette femme continue à produire des hormones qui lui permettent de se reproduire, par exemple. Ça peut être le cas d’un déficit énergétique. Alors c’est encore plus flagrant chez la femme, parce que la femme, ça lui coûte énormément d’énergie de se reproduire, avouons que c’est beaucoup plus facile pour l’homme de se reproduire, il n’a pas la grossesse à subir, et donc il a… Voilà, mais ça peut arriver, on a quand même régulièrement des hommes en consultation qui ont ce qu’on appelle un hypogonadisme central, c’est-à-dire que c’est le cerveau qui n’envoie plus la commande aux testicules, et les testicules sont tout à fait intègres. Ça ne sera pas la même prise en charge, parce qu’on comprend que dans ce deuxième cas, il faudra prendre en charge la cause de de de de du cerveau qui est parti en grève : est-ce qu’il y a trop de prolactine ? Est-ce qu’il y a un déficit énergétique ? Est-ce qu’il y a trop de stress ? Aussi, un stress vraiment mal géré peut entraîner un hypogonadisme central. Et donc on va aussi voir si c’est central ou périphérique, et si c’est périphérique, effectivement, le message du cerveau est bien envoyé, mais pour une raison ou pour une autre, les testicules ne font pas leur job, n’arrivent pas à répondre à cette commande, ou alors peut-être que les testicules produisent des hormones, de la testostérone, mais qui est excessivement convertie en œstrogènes, vu qu’il y a une gynécomastie, c’est une piste possible pour cet homme-là. Donc c’est pour ça qu’il faudra faire plusieurs dosages, mener une enquête, l’interroger sur son stress, sur ses apports caloriques, sur de nombreux paramètres et investiguer après la clinique, sur ses dépenses physiques, hein, parce qu’un déficit énergétique ça vient pas forcément d’un manque de calories, ça peut être aussi un excès de sport. Et c’est vraiment cette enquête qui va nous amener, comme vous voyez, à 10 000 choses possibles quoi, on peut être amené chez un homme qui a trop peu de testostérone à lui recommander de diminuer ses sucres, à lui recommander de de faire plus de sport ou moins de sport, à à lui recommander de prendre un… d’aller voir un médecin pour prendre une plante pour moduler sa prolactine. Enfin, on peut avoir plein de de de de d’actions vraiment très différentes, et c’est là que c’est intéressant. Pas plus tard qu’hier, il y avait une question qui m’était posée dans le groupe DFM formation, enfin, question qui était posée à ChatGPT, un participant qui avait posé une question à ChatGPT, il était surpris de la réponse, parce qu’en fait, il avait demandé : qu’est-ce qui est plus efficace pour un homme pour monter monter sa testostérone ? Est-ce que c’est plus efficace de donner à un homme de l’Ashwagandha ou un combo prégnénolone, DHEA, pour monter monter la testostérone ? ChatGPT avait dit que peut-être l’Ashwagandha était plus intéressant en cas de stress. Ben oui, ce qui est intéressant, c’est de prendre en charge l’origine du problème euh, mais l’Ashwagandha ne sera efficace pour monter la testostérone que si le manque de testostérone est lié à un stress et que l’Ashwagandha est la plante qu’il faut pour traiter ce type de stress. Vous voyez, ça fait beaucoup de si en fait. Donc oui, les études montrent que certaines plantes augmentent la testostérone, mais ça ne veut pas dire qu’elle augmente la testostérone chez tous les hommes qui en manquent. Nous, on va s’intéresser à la cause pour pouvoir choisir la plante et les conseils micronutritionnels, nutritionnels et mode de vie qui vont avec la cause identifiée. Voilà. Bon, alors ce patient, tu tu l’as pris tu l’as pris en en charge, tu as évidemment, comme tu l’as dit, essayé d’identifier des une ou plusieurs causes possibles, mais il revient te voir, il a toujours des signes évidents de carence en testostérone, et là tu vas l’orienter vers Stef. Stef, comment tu tu vas prendre en charge ce patient ?

Alors je réponds à une question qui passe : la Chand fait baisser la testostérone ? Non non, ça la fait monter, surtout chez la femme, la DHEA également, et un peu moins chez l’homme, ça la fait monter. Voilà, donc c’est un adaptogène, l’Ashwagandha pour le cortisol, mais pas pour la la testostérone. Alors ben en gros voilà, donc il faut savoir qu’un testicule vieillissant qui arrive à 40, 45, 50 ans euh comme je dis toujours, même avec une belle prière au bon Dieu ou là ou au dieu qu’on croit, ça va pas suffire à à rétablir de nouveaux de nouveaux testicules fonctionnels. Et donc il faut se dire qu’avec l’âge, ben voilà, on a un vieillissement des testicules, comme les ovaires, c’est moins violent, peut-être moins violent chez l’homme, quoi que j’ai des hommes qui ont des bouffées de chaleur, qui dépriment, ça, première cause de la dépression chez les hommes de plus de 45 ans, c’est le manque de testostérone, première cause. Ils sont traités par antidépresseurs, Prozac, Citalopram, la majorité euh, et donc ben de nouveau, on peut essayer de la phytothérapie, évidemment, il y a plusieurs plantes qui qui améliorent la testostérone, la libido, c’est souvent les mêmes plantes, mais le problème c’est que moi j’ai beaucoup j’utilise des dosages sanguins que j’utilise pour tout, et on a un peu des normes, on sait par exemple qu’un homme qui fait 80 kg doit avoir une testostérone idéalement au-dessus de 8000, sauf s’il est 80 kg de gras, ce n’est pas le même, il faut faut envisager son poids, son poids non… et ben évidemment, je vais prescrire la testostérone, parce qu’il y a un risque d’infarctus, d’accident cardiovasculaire, de démence, donc neurologique, type Alzheimer, un risque d’ostéoporose, de perte musculaire, un risque, enfin plein plein de risques augmentés, et donc euh je veux comme le bien de mon patient, je veux qu’il la laisse, je veux que je je lui souhaite qu’il vive le plus longtemps possible, qu’il n’ait pas de cancer, qu’il n’ait pas de dépression, pas d’Alzheimer. Et donc je prescris la testostérone, mais de nouveau, c’est très prudent, si le patient est très gros euh que je lui prescris une testostérone, que ce soit en gel ou en injectable, ben je risque d’en faire une femme, puisque si il convertit sa testostérone en œstrogènes, je vais être délire, je vais faire faire encore plus d’œstrogènes, avoir des seins plus gros, une prostate plus grosse. Et donc de nouveau, c’est du cas par cas, ça dépend de s’il aromatise ou pas, donc l’aromatisation, c’est le fait de transformer sa testostérone en œstrogènes, et au plus on est gras, au plus on aromatise. Mais on peut…

Également, aromatiser, parce que de naissance, on a des gènes qui font qu’on aromatise. C’était mon cas d’ailleurs. Euh, également, il y a une testostérone qui s’appelle la dihydrotestostérone. Donc la testostérone peut aller vers les œstrogènes ou vers la dihydrotestostérone. Et de nouveau, cette testostérone, qui est une super testostérone, peut-être dangereuse pour la prostate. Et donc, de nouveau, c’est un cas, n’est pas l’autre. Il n’y a pas une recette unique. Ce n’est pas parce qu’un homme manque de testostérone que je leur donne euh… Mais c’est clair que je vais arriver à un moment donné à ce que les symptômes de manque de testostérone disparaissent. Un homme qui n’a pas de testostérone, il va pas avoir d’érection le matin, il va déprimer, il va être mou du cerveau. Comme une femme qui manque de testostérone, mou du cerveau. Ce sont des gens qui, suite au manque de testostérone, homme ou femme, savent pas se décider, ils changent d’avis, ils sont marchent sur les pieds. Ils étaient le chef du couple, ils deviennent sous-chef du couple. Euh, au boulot, ils sont marchent sur les pieds. Donc ce sont des paires de mémoire également. Donc la testostérone est importante, mais non, il n’y a pas que la testostérone, évidemment. Il y a aussi la DHEA, que j’appelle la petite testostérone, qui vient pas des testicules, mais qui vient du cortex surrénal, comme la femme. Et cette DHEA, ben elle est aussi très importante. Donc euh… Alors chez la femme, la testostérone vient de l’ADH, alors que chez l’homme, c’est une goutte d’eau, donc c’est très peu. Donc de nouveau, c’est un au cas par cas. Est-ce que j’ai répondu à la question ? Mais oui, comme parfaitement, comme toujours. Mais un homme qui est sous testostérone, s’il veut faire un bébé, tu fais quoi ? Quelles sont les options possibles ? Alors voilà, et ben c’est un truc, je peux en parler. C’est un truc qui m’est arrivé il y a longtemps, puisqu’on voulait un deuxième gosse et ça marchait pas. J’ai fait un spermogramme qui a montré que j’avais euh… donc une hypospermie, est liée au fait que je… mon repos a commencé, puisque j’avais 30, peut-être 40 ans, et euh… et donc j’ai simplement diminué un tout petit peu mon traitement par testostérone en transcutané. J’ai eu un tout petit peu, la LH est remontée, puis c’est reparti, c’était… voilà. Donc simplement pour que les personnes qui nous écoutent comprennent, en fait, on a dans le corps plein de rétrocontrôles. Donc en gros, quand la testostérone va monter très fort, elle va aller couper les sécrétions hypophysaires de LH, FSH, et donc on va voir une moins de stimulation de sécrétion de testostérone par le testicule, ce qui est normal, mais aussi la spermatogenèse, la spermiogenèse, être moins efficace. Et donc un homme qui est trop substitué en testostérone peut être infertile, mais c’est réversible. Vanessa, est-ce qu’on a des questions ? Oui, sur la prescription de la testostérone. Est-ce que tous les médecins peuvent la prescrire, ou c’est réservé à certaines spécialités ? Alors c’est… tous les médecins peuvent la prescrire, il n’y a pas de souci. Euh, en France, je sais qu’il y a des difficultés avec, entre autres, l’androgel, qui est les… les… les… nanode testostérone. Euh, il y a un remboursement qui… qui… qui n’est obtenable que si c’est prescrit par un urologue. En fait, le problème c’est que si tous les hommes reposent français devaient aller chez l’urologue, il y aurait une liste d’attente de plusieurs années. Et euh… et… et donc moi j’en prescris cette testostérone en gel. On a des pharmacies belges, françaises, voire allemandes, pour un dosage plus élevé. N’importe quel médecin peut le prescrire euh… et… et pour les testostérones, donc. Mais à un moment donné, le gel peut devenir insuffisant. Euh, c’est qu’on arrive à des très hautes doses de testostérone, 10 % par jour, pour avoir des taux de testostérone acceptables. Euh, là il y a peut-être indication de passer aux injectables. Et de nouveau, bon, est-ce que le tout est une question de… de… de… de… de voir, savoir ce qu’on veut. Est-ce que le… le… le patient, pour retrouver ses érections, sa libido, son moral, ça… il est prêt à dépenser par exemple 50, 60 € par mois ou pas ? Voilà, donc c’est le prix, le prix non remboursé de ce genre de traitement. Après, juste pour préciser quand même, si on va chez un médecin en France et qu’on parle de ça, pour avoir de la testostérone, 9 chances sur 10 que vous n’en ayez pas. Et aussi parce que les médecins ne sont pas formés à la substitution hormonale, en France ou ailleurs hein, c’est pas qu’en France. Ils sont pas formés à la substitution hormonale, ils ne connaissent pas. Et c’est vrai que du coup je comprends que si j’étais médecin non formé en hormonal, je prescrirais pas non plus de gel de testostérone à mon patient. Déjà, je trouverais ça bizarre sans connaître, et en plus faut quand même maîtriser l’ensemble des hormones. C’est une préhormone qui peut avoir plusieurs devenirs. Faut quand même savoir vers quoi ça va. Enfin, faut savoir interpréter les analyses, la clinique, et cetera. Donc c’est pas pour leur jeter la pierre non plus. Il faut aller du coup vers des médecins quand même qui sont formés en hormonologie fonctionnelle, pour je pense avoir eu des bons conseils. J’aimerais préciser, parce que tout à l’heure je vois le même… la même question pour la TSH. Euh, les normes, ça… je vais vraiment préciser, c’est que les… la colonne de droite des bilans biologiques, c’est des taux statistiques, c’est pas des taux de normalité. On disait tout à l’heure, tiens la T3 est normale, mais moi une T3 normale, ça veut rien dire du tout. La T3 normale, j’ai des valeurs en tête, valeurs santé, qui ne sont pas du tout les valeurs reprises sur la colonne de droite. Même chose pour la testostérone. Si vous avez un homme de 40 kg, un homme de 120 kg, tout musclé, les taux de testostérone qu’on doit atteindre, au niveau du 100, ne sont pas du tout les mêmes. Donc la fourchette qu’on donne sur les bilans biologiques, non, sont… sont complètement débiles. Stef, est-ce que tu voudrais bien reprendre un petit peu les histoires de transformation de DHEA en testostérone ? Tu as évoqué que c’était un peu différent chez l’homme ou chez la femme. Oui, voilà. Donc chez la femme, il y a une production de DHEA qui a lieu dans les surrénales, mais également dans les ovaires. Et je dirais, il y a la… la… la DHEA se transforme, est suffisante que pour générer assez de testostérone chez la femme. Voilà, alors que chez l’homme, il faut des taux de testostérone qui sont 20 fois plus élevés que chez la femme. La DHEA chez l’homme qui pourrait se convertir en testostérone est largement insuffisante que pour… pour élever le taux de testostérone. Donc ça veut dire que si on donne de la DHEA à une femme qui manque de testostérone, ça va marcher 9 fois sur 10, pas 10 fois sur 10, 9 fois sur 10. Alors que donner de la DHEA à un homme qui manque de testostérone, ça va rien donner. Euh, voilà. Donc comme quoi les hommes et les femmes c’est quand même différents, quoi qu’on leur dise, quoi qu’on essaie de… de nous faire croire. Ok, merci. Alors, thème objectif : comprendre que les hormones, ce n’est pas forcément à vie. Alors, Gel, on va prendre ton cas personnel. Tu as souffert, il y a quelques mois, d’un Covid long. Tu as… tu as eu une fatigue extrême, des mucosités importantes, notamment au niveau ORL, qui pouvait laisser suspecter une histaminose, des otites également. Et toi, tu as vite compris que le Covid avait tapé là où tu étais la plus fragile, c’est-à-dire au niveau des surrénales. Oui, c’est vrai que on entend dire que le Covid, il tape un peu n’importe où, au hasard, sur n’importe qui. Mais en fait non, il tape… enfin, il y a toujours des cas particuliers, mais souvent il tape un peu sur ce qui a été fragilisé quand même. On se rend bien compte, hein, quand on discute, que c’est pas… c’est pas là par hasard. Et c’est vrai que bah ces dernières années, j’avais pas beaucoup levé le pied, je m’étais mis beaucoup de pression pour beaucoup de choses, et cetera. Et je commençais à tirer un petit peu la patte et à flinguer un petit peu mes surrénales. J’avais laissé des petits bouts semés à droite à gauche, des petites bouts de surrénale. Et il a fallu un petit Covid, pas bien méchant en plus, hein. Pendant le Covid, j’avais pas eu énormément de signes bien costauds, mais par contre je suis restée épuisée derrière. C’est les signes cliniques les plus impressionnants, c’était vraiment mes sécrétions de mucosité ultra importantes, vraiment bronchique, enfin ORL, très très importantes. Et puis bah j’avais aussi bah des… un peu d’hypotension orthostatique. Et pour la petite histoire, j’avais des envies de selle comme j’avais jamais eu de ma vie, c’était incroyable. Parce que vous savez, quand on manque de cortisol, on ne retient pas le sodium, donc on peut avoir besoin de plus de sel. Et parfois nos envies vont dans la bonne direction. Et donc je salais absolument tout, et mes enfants commençaient à faire pareil. Je disais : « Mais non, mais arrêtez de saler tout, dis maman ! Toi tu… tu sales tout, nous on fait pareil. » Je dis : « Ben non, moi j’… j’… j’ai une carence de sel, j’en ai besoin. » Et pour la petite histoire, mes enfants demandaient si j’avais aussi une carence de beurre ! Voilà. Donc c’est vrai que ça ne justifie pas absolument tout ce qu’on fait, mais en tout cas là je savais que c’était justifié. Et du coup bah j’ai… comprenant ce qui m’arrivait, j’ai… j’ai essayé plein de choses, hein. Déjà bon, j’avais des signes d’histaminose, du coup mes sécrétions bronchiques qui étaient beaucoup liées à l’histaminose induite par ma… mon déficit de cortisol. Hein, le cortisol, c’est une hormone qui va stabiliser les mastocytes. Donc quand on a un cortisol dans les chaussettes, les mastocytes peuvent sécréter beaucoup… enfin induire la sécrétion de beaucoup de mucus. Hein, c’est pas les mastocytes qui secrètent le mucus, mais… l’histamine sécrétée par les mastocytes va induire la production de mucus excessif. C’est ce qui m’… ce qui m’est arrivé. Alors du coup j’ai… j’ai… j’ai essayé de prendre en… je savais que c’était à cause de mes surrénales. La cause, c’était pas l’histaminose, l’histaminose était une conséquence de la fatigue surrénalienne, du manque de cortisol. Donc ben j’ai essayé ce que j’avais à ma disposition. Bien sûr, l’optimisation des biorythmes, qui est vraiment primordial pour moi. Quand on est fatigué, quand on a une fatigue surrénalienne, il faut se lever à heure fixe, tout le temps, de façon très rigoureuse, s’exposer à la lumière directement, avoir une bonne chronobiologie alimentaire. J’ai bien sûr fait de la cohérence cardiaque, pris des plantes de type réglisse, gémocassie, extrait surrénalien. Enfin, j’ai vraiment fait tout ce que je pouvais. Euh, j’ai pris de la DHEA, de la pregnénolone aussi, et puis malheureusement ça ne suffisait pas. Et euh… ben au bout d’un moment, je voyais bien que mon corps… enfin, on est en danger, hein, quand on manque de cortisol. C’est vraiment un red flag, on est vraiment en danger. Déjà, je me disais : « La vie était fade, quoi. C’était… je vivais en noir et blanc, quoi. C’était pas beau. » Et je me dis : « Mais c’est ça être dépressive, enfin, ou ne pas être bien. » Et je voyais bien que je comprenais comment des patients arrivaient à aller consulter des… des… des médecins, qu’on les met sous antidépresseurs, ce qui va absolument pas solutionner le problème à son origine. Mais c’est vrai que bah tout est fat, quoi. Puis on… on se force pour tout, tout est très difficile, plus d’envie, quoi. Plus… plus d’envie. Bref, c’est triste, hein. C’est ça arrive à beaucoup de gens, énormément, c’est vrai. Ou ouais. Et donc voyant que ce que je faisais ne m’aidait pas suffisamment du tout, et ben j’ai appelé Stef. Si j’ai appelé Stef, c’est que j’étais prête à… à faire ce qu’il allait me dire, et je savais très bien ce qu’… ce qu’il allait me proposer. Stef, du coup voilà. Donc j’avais essayé de se traiter en phyto… Il y a… il y a plein de… de… de plans différentes qui soutiennent la surrénale, rhodiola, ashwagandha, et il y en a plein d’autres qui… qui ont un effet énergisant. Mais voilà, là c’est ce que je précise également en premier lieu. Maintenant, si j’ai quelqu’un qui est vraiment en burnout, ou après burnout avancé, comme Gel, comme… comme… comme c’était le cas pour… pour Gel, évidemment, je mets momentanément, ou au plus en cours, ça dépend d’un cas à l’autre, de l’hydrocortisone, qui est le cortisol bioidentique. Donc le cortisol, hein, tout le monde diabolise ça comme le cholestérol. Sans cortisol, il n’y aurait personne devant moi ici, on serait tous morts. C’est… c’est l’hormone qui fait qu’on a l’énergie du matin au soir, qui fait qu’on amène du glucose dans le sang. C’est l’hormone qui fait qu’on est pas… pas en inflammation, qu’on a pas mal partout. C’est l’hormone également qu’on a une bonne immunité. Sans cortisol, pas d’immunité, trop… on a pas d’immunité non plus. Donc le cortisol a de multiples fonctions, et également au niveau psychique, le cortisol a un effet très très important. Il en faut un peu, pas trop. De nouveau, trop, ça abîme le cerveau, ça abîme la mémoire. Et donc j’ai proposé à Gel de… de… de prendre de l’hydro… Je crois que je lui ai donné 10 mg, 10 mg, 5 mg. Et… et alors, de nouveau, combien de temps ? Un… je vois… je demande au patient dans les 48 heures de me dire comment c’est. Donc c’est… c’est pas un traitement à prendre pendant des semaines, c’est immédiat, même en 24 heures parfois. Et puis donc je vois si le patient réagit bien. C’est un test thérapeutique. Donc j’ai… au patient, cliniquement… Voilà, vous avez tous les signes de TI, votre biologie montre un cortisol normal. Parfois il est pas toujours bas, en effet, c’est l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien qui dysfonctionne. Il faut comprendre. Peut avoir un burnout, un cortisol normal, mais c’est une mauvaise réponse de… de physiologique… de… de l’axe. Et c’est ça qui désemparer parfois, parce que les thérapeutes disent : « Mais mon cortisol est normal. » Je dis : « Mais je m’en fous de votre normal, moi je… c’est les signes cliniques. Vous avez 20, 25 symptômes de manque de cortisol, je sais que c’est ça le problème. » Hein, on peut faire le cortisol salivaire, c’est bien plus précis. Et puis ben je crois que Gel va expliquer ce qui s’est passé dans… dans les jours qui ont suivi. Donc tu as pris… oui, tu as pris du 10 mg ? Ouais, ouais. Du coup j’ai commencé avec la posologie que tu indiques, Stef, 10, 10, 5. Et euh… c’était un peu trop pour moi, donc j’ai diminué vite fait. Mais déjà, déjà avant de dire que c’était trop pour moi, je me suis senti sauvée en 48 heures, quoi. Déjà mes sécrétions de mucus avaient disparu, j’avais senti un gain d’énergie. Et quand je dis que le corps est en danger quand on manque de cortisol, c’est une réalité. Puisqu’on dit : « Quand vous êtes fatigués, faites du sport. » Mais quand vous êtes en fatigue surrénalienne, et quand vous avez plein de mucosités, vous pouvez pas monter l’escalier. J’étais… je toussais comme une crevure, arrivée en haut. Donc entre ce qu’on dit et ce qu’on peut vraiment faire, et ben il y a une réalité, quoi. Donc du coup je me mettais en danger. Puis j’ai aussi un petit auto-immuno qui est en train de flamber, parce que quand on manque de cortisol, il y a toute l’immunité qui dysfonctionne, donc on se met en danger. Donc voilà, on dit : « Attention, les hormones, c’est dangereux. » Mais en manquer, c’est ça qui est dangereux. Et si la substitution hormonale permet d’arriver à un équilibre hormonal optimal, et ben là on est protégé. Et j’aurais pu commencer par vous dire aussi : si j’ai essayé d’abord de me traiter, alors que je savais qu’en appelant un… un ami médecin fonctionnel, je pouvais avoir la pilule magique rapidement, c’est aussi parce que je pense qu’il y a des moments où ces états de fatigue doivent quand même nous informer, quoi. Quand on arrive à un burnout, on arrive pas… ok, j’avais eu un Covid, il y avait une étincelle qui avait allumé le feu, mais quand même, quand on arrive dans des états comme ça, faut quand même que ça nous renseigne sur des choses qui ne vont pas quand même. Je pense que c’est… qu’on a un mode de vie, un fonctionnement qui… qui n’est pas optimal. Qu’il faut… il faut avoir un avant et un après. Il faut qu’il y a des vrais changements fondamentaux qui s’opèrent. Je pense que c’est important de ne pas aller trop vite du coup vers… en gros, la solution la plus facile et la plus efficace, parce qu’il faut quand même prendre conscience qu’il y a des choses qui vont pas, pour… pour avoir vraiment un avant, un après. Tu l’as prise… tu l’as prise combien de temps ? Bah du coup j’ai diminué progressivement assez rapidement, parce que je… enfin, j’ai pas pris… j’ai pris 25 mg que pendant 2 jours. Après je dormais pas suffi… je dormais pas bien. Donc je… vite fait… des… tu prenais 10 mg… tu prenais 10 mg le matin, 5 mg à midi. Et je prenais… le premier jour j’ai pris 10, 10, 5, mais vite fait après j’ai… j’ai modéré très rapidement, et je suis restée à 15 mg pendant pas mal de temps. Et le jour où j’ai voulu arrêter, en fait… voilà. Moi j’ai… j’ai choisi d’arrêter d’abord le matin, en me disant : « Je veux lancer le pic de production. » Parce que vous savez que le cortisol est produit en grande quantité au réveil, le matin. Donc je me suis dit : « Bah tiens, plutôt que… c’est celui-là qui nous fait le plus de bien souvent. » Mais j’avais envie de relancer ce pic de production physiologique, donc j’ai arrêté le matin, et je prenais à midi pour m’aider à continuer le reste de la journée. Et je pense que ça m’a beaucoup aidé de… de faire comme ça. Et puis maintenant j’en prends plus du tout, et je vais bien. Merci Stef. Et voilà, c’est encore une histoire de collaboration, de savoir repérer… savoir repérer les moments où il faut passer la main, quoi. Mais ça n’empêche pas qu’il faut que je continue à me dire : « Faut pas que je reproduise les mêmes bêtises. » Euh, voilà. Je pense que voilà, faut… c’est important de se dire qu’il y a des… des messages clés qui doivent… qui doivent transpirer, et qu’il faut écouter, quoi. Mais… mais… mais Stéphane, d’où vient cette peur de l’hydrocortisone ? Là encore, c’est la crainte de bloquer les surrénales et qu’elles ne redémarrent pas à l’arrêt du traitement. Chez les personnes évidemment qui… qui n’en ont pas besoin, sur… il faut savoir que les doses prescrites en médecine fonctionnelle ne sont pas bloquantes pour la surrénale. C’est pas les doses hospitalières. Moi je vois en salle d’opération des gens qui se font donné 100, 200 mg d’hydrocortisone. Nous on donne… pour une femme, je dirais max 25, un homme max 35, 40 mg peut-être, si nécessaire également. C’est des traitements qui doivent être… donc ça… ça fait peur aux gens. Oui, le cortisol, ça va donner fonte musculaire, fonte osseuse, une bosse de bison, du diabète… Pas du tout, cette dose-là, c’est impossible. Néanmoins, il faut avoir l’intelligence de savoir équilibrer ce cortisol. On peut en donner… moi je suis sous traitement 20 mg d’hydrocortisone tous les matins depuis mes 45 ans, j’en ai 64. Mais j’ai une bonne DHEA, j’ai une bonne vitamine D, et j’ai une bonne testostérone. Donc on peut… du cortisol, à forte dose, ici, petite dose, longtemps, sans effets secondaires. Il faut que les androgènes soient là pour équilibrer le cortisol. Alors de nouveau, pour la longueur… combien de temps il faut donner ça ? Mais ça dépend d’une personne à l’autre. Si vous avez une personne qui a 50, 60 ans, euh… qui est… qui… dont les surrénales sont… sont HS en grande partie, ça sera toute sa vie. Moi perso, si j’arrête mes 20 g d’hydrocortisone le matin, je… je vis plus. Parce que de nouveau, la prière au bon Dieu, il veut pas… il veut me laisser tel quel, et je dois… je dois faire avec. Mais il y a pas mal de personnes, les mettre sous un peu d’hydrocortisone momentanément, ça permet aux surrénales de souffler, de se reconstituer, elle… ouf, je récupère là de tout ce stress que je viens d’avoir, et puis ça repart. Mais disons une question d’âge également. Et c’est intéressant ce que tu dis, Stef, parce que tu… tu parles effectivement de DHEA. Alors on peut peut-être expliquer pour tout le monde qu’effectivement la DHEA, quand… quand on est dans… quand on a du stress, un stress de manière physiologique, un stress encore bien géré, on va produire du cortisol pour faire face à ce stress, et on va en parallèle produire de la DHEA pour contrebalancer les effets potentiellement délétères du cortisol. Parce que le cortisol est catabolique, il va casser… casser l’os, casser le muscle. Et la DHEA est anabolique, va protéger de cet effet-là. Donc quand tout est physiologique, ça se passe comme ça. Mais donc c’est vrai que souvent, comme tu dis Véronique, on a peur de l’hydrocortisone. Des médecins qui sont pas formés effectivement à cette substitution physiologique auront peur de l’hydrocortisone. Ces mêmes médecins parfois donnent des grandes doses d’hydrocortisone chez les patients qui ont des maladies inflammatoires chroniques, sans DHEA pour le coup. Eux ils sont vraiment en danger, mais c’est parce qu’on leur a pas dit. C’est pas dans les guidelines. Encore une fois, c’est pas de leur faute. Moi je connais des… des… des personnes qui… qui sont greffées, qui ont de l’hydrocortisone aussi en plus des immunosuppresseurs, et qui n’ont pas de DHEA. C’est des gens aussi qui ont un vieillissement prématuré, qui ont une hypofertilité, qui vont… enfin qui sont vraiment beaucoup moins bien. La DHEA est aussi neuroprotectrice. Donc effectivement, tout devrait s’opérer dans un équilibre. Alors, un petit… une minute… un cas clinique qui est le mien, il y a 25, 30 ans. Je suis dans le TGV, et je vais dans une conférence au Palais des Congrès à Paris. Je suis en ORL, et je sais que je vais avoir devant moi 7 ou 800 collègues, et je suis un peu stressé. J’ai pas tellement l’habitude de parler en public, c’était assez rare. Et dans le TGV, j’essaie de… de réviser ma… ma conférence. J’essaie de lire un article, et j’y arrive pas. C’est-à-dire que je… je visualise l’article, ça rentre dans le cerveau, ça ressort pas des oreilles. En fait j’arrive pas, ça n’imprime pas. Et euh… et… et… et je réfléchis, je… je dis : « Qu’est-ce qui m’arrive ? » Je dis : « En effet, depuis une semaine, je me marre plus, je suis pas sorti ce week-end, euh… je suis pas sorti boire un verre, j’ai pas envie… enfin j’ai envie de rien, quoi. » Comme… comme Gel disait tout à l’heure. Euh, libido nulle depuis… depuis une semaine. Euh… et donc j’ai… merde, je suis en train de faire un burnout là. Et donc je suis sorti du TGV, gare du Nord, mon hôtel près du Palais des Congrès… je suis dans une pharmacie, j’achète de l’hydrocortisone. En France, c’est 10 mg, chez nous c’est 20 mg. Et j’ai pris quatre comprimés, donc 40 mg en une fois. J’ai repris 20 mg 2 heures après, et c’était terminé, tout était résolu, j’étais nouveau bien comme avant. Et puis évidemment, après il fallait gérer la cause du problème. La cause, c’était le stress, je travaillais, je dormais pas assez. Voilà, donc il faut évidemment gérer la cause. C’est pas l’hydrocortisone qui sauve la vie, ça aide, mais ça aide, mais ça doit pas empêcher d’aller rechercher la cause, de changer son… son mode de vie, son alimentation, et cetera. Vanessa ? Qui a encore… oui. Mais justement, que se passerait-il si tu mets quelqu’un sous hydrocortisone et qu’il n’y a aucun changement mis en place en terme d’hygiène de vie ? Est-ce que c’est dangereux de le laisser sous hydrocortisone à… au long cours ? Mais dangereux, non, pour autant que les androgènes et les hormones anaboliques, comme la vitamine… la vitamine D, n’est plus une vitamine, hein, c’est une hormone, hein, stéroïde… savoir ça… vitamine D, DHEA, ça soit bon. Donc il y a pas de danger. Chez une femme, il faut aller plus loin, et aussi que cette DHEA, testostérone, soit équilibrée par les œstrogènes, qui doivent être équilibrés par la progestérone. C’est toute une cascade qu’il faut optimiser. Maintenant, l’hygiène de vie, ben oui, si le patient persiste dans son stress intense, non physiologique, qui est destructeur, évidemment c’est… c’est… c’est… c’est pas… c’est pas la solution définitive. Euh, évidemment, hygiène de vie… Moi mes… mes patients où il mangent bien, ou… c’est plus mes patients, je le dis sans arrêt. Donc un patient qui bouffe le matin du pain… euh… un bol d’avoine, ou… ou des céréales le matin, c’est plus mes patients. C’est pas comme ça qu’on… qu’on nourrit, évidemment. Donc c’est vrai que l’hygiène de vie est très importante. Les hormones dépendent des protéines ingérées. Donc si on mange le matin une tartine, si on mange le midi une salade, et si on mange rien le soir, d’où comment peuvent être produites les… les hormones peptidiques ? C’est pas possible. Donc il faut que le patient accepte de… d’arrêter de manger des toxines comme le lait de vache, les édulcorants, et ce… et qu’il accepte de manger comme un être humain, des protéines et des… des aliments sains, le moins transformés possible, le plus vivant possible. OK. Et là on a parlé de gens qui avaient des besoins un petit peu aigus. Si quelqu’un est vraiment en burnout depuis très longtemps, est-ce qu’il est toujours temps de réfléchir à la mise sous hydrocortisone, avec tous les restes dont on a parlé ? Alors je vais vous raconter une petite histoire… il y a 5 ans, je… je suis…

Je suis en train d'assister à une conférence, pour une dizaine de nutri, en Belgique, euh, par un professeur. Et ça, le thème, c'est le burnout. Et puis, cette collègue que j'apprécie beaucoup, on va encore faire une conférence ensemble bientôt, il dit : « Voilà, il donne tout son traitement, tu prends en charge des burnouts. » Et je dis : « Tiens, tes patients, tu les guéris en moyenne au bout de combien de temps ? » Bah, il me dit : « Bon, c'est quand même des mois. » Et moi, si je te disais que je l'ai guéri en deux jours, trois jours, du burnout, il dit : « Comment tu fais ? » Ben, j'écoute l'enfance, je suis sur une allienne hypophyse, je mets sous, sous, sous hydro, je, je… en 48 heures, en moyenne 36 heures, ça va beaucoup mieux. Oui, c'est comme si tu faisais de la cocaïne à tes patients, mais ça n'a rien à voir. Et maintenant, cette même personne, qui pour la maline a évolué, il prescrit de l'hydro, il prescrit la DHEA, ce qui ne faisait pas il y a cinq ans. OK. Donc, comme quoi il faut savoir revenir sur ses croyances. Voilà pour les personnes qui ont réussi à arrêter.

Comme Gena, est-ce qu'on imagine faire un test aussi sincère, par exemple, avant ? Ou c'est la clinique qui sert de marqueur ? Faut oublier ce test, non, c'est vraiment la clinique qui est importante. OK. Alors, on va passer au dernier objectif : c'est que le temps passe à assurer un bon suivi du patient sous traitement hormonal substitutif. Donc, prenons le cas d'une patiente ménopausée, qui est sautée à CHS et qui te confie, Gena, qu'elle a souvent des tensions dans les seins et qu'elle est facilement irritable. Elle pense que c'est normal. Alors, qu'est-ce que, qu'est-ce que tu lui dis ? Bah, que non, c'est pas normal. Comme d'ailleurs si elle n'était pas sous substitution hormonale. He, rappelons qu'une femme en activité génitale, qui n'a pas de substitution hormonale, qui a mal au sein, qui a, qui a mal au ventre pendant ses règles, c'est courant, c'est fréquent, mais ça n'en fait pas quelque chose de normal et de, et de banalisable. Pour autant, ce sont des indicateurs qu'il y a un déséquilibre hormonal. Que ce déséquilibre soit d'origine endogène, lié à des sécrétions hormonales déséquilibrées, ou qu'il soit substitué, il n'est pas normal, il est à écouter et à prendre en charge. Et c'est tout le job d'un médecin fonctionnel. Et c'est là, encore une fois, que l'on se dit que AC, une consultation de médecine générale payée 25 € la séance, c'est pas possible de faire un bon job. Quand, quand un médecin substitue une patiente, il doit lui expliquer plein de choses : euh, les voies d'administration des différentes hormones, pourquoi prendre plutôt la progestérone le soir, les œstrogènes plutôt le matin, comment apprendre à adapter son traitement en terme de quantité, parce que toutes les femmes n'ont pas les mêmes besoins. Euh, Stef parlait du thermostat pour la thyroïde, ben c'est pareil : on a toute une sensibilité aux hormones qui est différente, on a toute vécu aussi avec une imprégnation hormonale différente pendant notre vie fertile. Et bien, une femme peut être hyper sensible aux œstrogènes, résistante à la progestérone. À ce moment-là, il faudra qu'elle prenne moins d'œstrogènes et peut-être plus de, et ou peut-être plus de progestérone. Il faut adapter son traitement, et on comprend bien que quand les deux sont dans le même comprimé, c'est pas possible, et qu'en plus c'est par voie orale, c'est, c'est pas bon non plus. Mais du coup, faut lui apprendre effectivement que c'est qu'elle prend trop d'œstrogènes, ou pas de progestérone, ou qu'elle détoxifie mal ses œstrogènes, ou qu'elle est trop sensible. Mais il y a un truc à faire, effectivement, oui.

Alors, je peux ajouter que pour moi, une femme qui a mal au sein tous les mois, euh, avant ses règles, donc rétention d'eau ou rétention de DIN, si d'autant plus il y a un stress psychologique avec manque de GABA, énervée, stressée, dépressive, et ça, c'est une urgence médicale. En effet, des seins qui font mal tous les mois, ce sont des seins qui vont probablement se cancériser plus tard. Et malheureusement, j'ai beaucoup de patientes qui viennent et leur médecin leur dit : « C'est vos hormones, madame. Quand vous serez ménopausée, ça va passer. » Ben, ils ont raison, ça va passer, ça va passer… qu'un cancer du sein qui sera déjà là, qui va se développer. Et donc, cette, donc ça peut signifier un manque de progestérone. Donc, les deux hormones en fin de cycle, après le pic ovulatoire, ce qui se figure en même temps, et puis les règles arrivent. Ça, c'est la théorie, mais dans la moitié des cas, quasiment, ça se passe pas comme ça. La patiente garde des taux d'œstrogènes plus élevés que la progestérone, et ce syndrome a lieu. Donc, les œstrogènes retiennent, progestérone et diurétique, et donc ça peut, il peut s'agir d'un manque de progestérone, d'un excès d'œstrogènes, mais aussi au niveau du foie. Donc, génétiquement, on a tous des voies de destruction des œstrogènes différentes, et certaines euh vont détruire leur ver de voir procancérigènes, c'est-à-dire souvent familles là, on a des cancers de la prostate, cancer du sein chez maman, grand-maman, la sœur, et cetera. Et donc, faut être très très vigilant. L'histoire familiale de, de, de cancer du sein ou de cancer de la prostate. Et il y a même des tests sanguins qu'on peut faire pour savoir si la patiente détoxifie mal ses œstrogènes. Et on a des plantes maintenant qui sont, qui marchent du tonur pour couper cette, cette, cette voie-là. Donc, on peut prévenir, on peut insupprimer le, on peut le faire, mais c'est pas toujours l'excès, l'excès d'œstrogènes, le manque de progestérone, c'est parfois le foie qui est, qui est, ou parfois l'inflammation de bas. Donc, il, il y a des tas de causes que Ganaël d'ailleurs donc décrit super bien dans son bouquin sur le cycle, le cycle féminin. Ce bouquin est, est une mine d'or.

En préménopause, tu peux commencer à donner de la progestérone quand il y a des signes, justement. Évidemment, évidemment, évidemment. Je prends un cas, un cas : tu donnes sur tout le cycle ou tu… parce que ces femmes ont encore des cycles. La progestérone, elle est physiologiquement, elle monte en fin de cycle, c'est là où on peut avoir un manque. Mais certaines personnes, certaines femmes qui manquent de GABA, donc qui ont un mauvais sommeil, pas par manque de mélatonine, elles rêvent, mais parce qu'elles sont énervées la nuit, elles pensent, se réveillent la nuit. Elles… alors on a intérêt à mettre la progestérone également en début de cycle, à dose moindre. Maintenant, si la femme veut être enceinte, elle… de grossesse, on peut par cette progestérone des buts, on peut malheureusement favoriser une mauvaise ovulation. Ça, question, on changera, on changera la prise en charge à ce moment-là. Mais c'est clair que la progestérone peut être donnée en début de cycle. Et j'ai des patientes qui le réclament, elles me disent : « Vous savez, depuis que vous m'avez donné de la progestérone en début de cycle, qu'est-ce que je reviens, qu'est-ce que je suis cool ! Est-ce que je peux la prendre en début de cycle ? » Ben, j'ai dis : « Oui. » Ou alors, on peut, on peut donner un peu gabergique en début de cycle pour ne pas bloquer l'ovulation et garder la progestérone après l'ovulation. Parce que rappelons que la bonne ovulation, c'est pas que pour avoir un bébé, c'est aussi pour être en bonne santé. D'ailleurs, il y a des, il y a des études qui montrent que votre assureur devrait vous demander avant de vous assurer si vous ovulez, parce qu'il a été démontré qu'on avait beaucoup plus de risques cardio-vasculaires si on avait des cycles disovulatoires. Donc, c'est à chaque bonne ovulation, c'est comme si on créait un capital santé pour l'avenir, hein. C'est pas pendant la vie fertile, c'est après qu'on fait le P cardiovasculaire, mais c'est corrélé au nombre de bons cycles physiologiques qu'on peut avoir.

Alors, pour illustrer ça, petite anecdote personnelle : ma fille, quand elle a eu ses règles à 11 ou 12 ans, donc ses premières règles douloureuses… l'enfer, l'enfer ! Moi, comme un con, j'ai fait quoi à l'époque ? J'ai mis sous pilule. Alors, c'est vrai que ça a résolu le problème, mais avec les connaissances que j'ai maintenant, j'aurais pas, j'aurais pas dû faire ça. J'aurais dû la mettre sous progestérone ou équivalent. Ouais. Et s'il y a des saignements chez ces personnes qui sont sous traitement hormonal substitutif, est-ce que tu… mais oui, disons les saignements abondants, tout comme les règles douloureuses, sont souvent liés à un manque de progestérone en fin de cycle. Tout à fait. Oui, mais chez les femmes qui sont ménopausées et qui sont sous traitement hormonal substitutif, et qu'il y a des petits saignements, c'est, c'est une mauvaise balance. C'est-à-dire que le problème, c'est l'utérus. Quand on donne des œstrogènes, la muqueuse utérine s'épaissit comme chez une femme en, en âge de, en préménopause, et ça peut saigner quand il y a trop de, de muqueuse, dans des polypes, ça peut saigner. Donc, c'est pour ça qu'on va faire parfois des curtages. Mais également, le problème, c'est que s'il n'y en a pas assez, ça peut saigner aussi, que la muqueuse trop fine, elle peut saigner. Donc, et, et là, moi je préconise, dans ces cas-là, il y a certains gynécologues qui sont à fond d'accord avec ça, c'est de faire une échographie de l'utérus, et on voit la pure muqueuse, on sait gérer le traitement.

Vanessa, est-ce qu'on a des questions ? Oui. Alors, j'ai oublié que c'était pas moi de répondre. Donc, comme j'adore l'hormonologie, je, j'ai répondu malgré moi. Donc, je donne juste là à… mais tu as le droit, tu sais, j'ai le droit, je suis… non, mais quelqu'un se demandait si l'hydrocortisone était sur prescription médicale. Donc, j'ai… oui. Et idem pour la DHEA par rapport à la France. Donc, c'est ça ce que j'ai dit. Mais on peut quand même rebondir sur la DHEA, parce que est-ce qu'on va supplémenter en DHEA sur la base de signes cliniques, ou parce qu'on a un dosage biologique qui nous dit que la personne est en carence ? Alors, en gros, moi je reçois une patiente, même un patient, qui a des symptômes cliniques, surtout la femme : la peau se fripe, on a l'inturé, on a le flopiflopa qui s'installe au niveau des muscles, euh, on a euh également euh peu de pilosité au niveau des aisselles… ça… la patiente vient en première consultation, elle a 50 ans, elle a pas de DHEA, et bien, en attendant la biologie, je lui donne la DHEA, par exemple 35 mg, et puis avec la biologie, je dis bien de prendre sa DHEA le sol du matin, le jour d'avant je vais, à ce moment-là, régler plus finement la DHEA. Mais souvent, la patiente me bénit, elle me dit : « Écoutez, c'est génial ! Là, vous m'avez vue il y a deux mois, depuis je prends cette DHEA, quelle énergie ! Ma peau s'épaissit, euh, au niveau gynéco, génial, euh, mon moral, j'ai plus d'énergie, mon moral est bon, ma mémoire revient enfin ! » La patiente décrit plein, plein de… le gras de mon ventre commence à disparaître. Donc, la patiente voit déjà le bénéfice, et puis moi, je vais optimiser avec la biologie, parce que je sais que je ne peux pas donner ma DHEA constamment si je ne règle pas son problème d'œstrogènes, que, que je dois balancer avec la progestérone. Donc, mais je peux faire, je peux me permettre en DHEA de donner ça sans dosage biologique. Je ne le ferai pas ni avec les œstrogènes, mais je fais aussi que la progestérone passe dans… je n'ai pas de biologie, ben je fais déjà un test thérapeutique : « Tiens, prenez un peu la progestérone donc en deuxième partie de cycle, dès l'ovulation, sur la santé, puis on en reparle. » Et est-ce que… donc là, là, parce qu'il existe de la DHEA en crème, est-ce que ça a vraiment un… ça marche bien, ou c'est plutôt farfelu quand même ? Je n'utilise pas, mais ça existe tout à fait. Alors, progestérone également, peu… la progestérone, on a, on a des questions là-dessus justement sur la progestérone par voie vaginale et peut prendre en transcutané. Alors, transcutané, c'est génial, mais il faut des normes. Cette semaine, j'ai dû passer une patiente à six doses par jour de progestérone transcutanée, parce qu'elle est passée à quatre. Ça coûte cher, donc voilà. La patiente a les moyens, qu'elle préfère la transcutanée, je lui donne. Et sinon, ben soit par la bouche, soit par voie vaginale, s'il y a trop de, s'il y a trop de GABA, il y a trop de sédation le matin. OK. Et il y avait une question sur la même en P rose, la prise de progestérone au sujet de l'utrogestan, qui était pas forcément très bien toléré, il te… mal toléré par… pour des raisons toutes simples : c'est que certaines patientes ont visiblement la faculté de transformer leur utrogestan en œstrogènes. Donc, on peut aggraver l'hyperœstrogénie. À ce moment-là, on passe à un bioidentique qui est l'hydroxyprogestérone, qui est le duphaston, en général, ça, ça, ça, ça se passe très très bien. OK. Mais l'avantage du, du utrogestan par rapport au duphaston, c'est… utrogestan monte le GABA, donc la patiente qui était énervée, stressée, donc les maux, elle va dormir comme un petit bébé, euh, euh, avec, avec son utrogestan. Et autant, je, je voulais rajouter que autant de manière physiologique, sans substitution hormonale, les déséquilibres trop progestéroniques chez la femme en activité ovarienne sont toujours dans le même sens, c'est toujours un excès d'œstrogènes par rapport à la progestérone, relatif ou réel. Mais autant quand il y a une substitution hormonale, il est possible d'avoir un excès de prise de progestérone par rapport aux œstrogènes, et à ce moment-là, la femme aura l'impression de mal tolérer son utrogestan, mais c'est parce qu'elle en prend trop ou pas assez d'œstrogènes, et elle pourrait être un peu vaseuse, F, parce que là, il y aura trop d'activités GABA, et le GABA, c'est le neuromodulateur, donc c'est un peu, ils sont un peu trop neuromodulés, quoi. Voilà.

Après, je me permets une petite remarque, parce que c'est vraiment hyper compliqué l'hormonologie, et vraiment notamment l'équilibre œstro-progestatif, et il y a plein de situations évoquées auxquelles là on ne peut pas répondre, parce que c'est vraiment des cas particuliers. Et il est, c'est impossible d'avoir une réponse sans connaître le contexte global, en fait, hein. Oui, on ne peut pas faire de consultation là directement. Est-ce qu'il y a d'autres questions, Vanessa ? Encore… bah là, c'était, c'était plus d'une manière générale. Alors, il y a quand même pas mal de gens qui se demandent comment contacter des médecins formés en hormonologie, où est-ce qu'on peut trouver leurs coordonnées dans les pays francophones : France, Belgique, Suisse, Luxembourg. Alors, je vais déjà répondre à côté. Stef, tu pourras compléter. Moi, j'avais vraiment à cœur, quand j'ai écrit mon livre, de parler à la femme en général, et donc à cette occasion, je voulais vraiment créer une liste de praticiens formés, euh, accessible pour mes lecteurs, qui pourraient trouver des praticiens, ou médecins, ou non-médecins, tous formés en hormonologie, euh, et j'ai été arrêté dans mon élan, parce qu'en fait, on se rend compte que faire des listes, c'est aussi exposer les praticiens à des risques de plainte, d'ordre de la médecine, ou des risques d'ennuis. Voilà. Donc, finalement, à mon grand désespoir, je pensais aider mes lecteurs et mes participants de formation à aussi développer leur activité, et en fait, j'allais me tirer une balle dans le pied. Et pareil pour mes participants. Donc, aujourd'hui, on est là, malheureusement. Donc, nous, chez DFM, on ne diffusera pas de liste de praticiens pour protéger notre organisme de formation, mais aussi nos praticiens, en fait. Et puis, après aussi, on s'engage, du coup, en donnant un nom, on s'engage à quelque chose qu'on ne peut pas gérer. On ne sait pas finalement si les gens ont fait les formations, est-ce qu'ils sont compétents, est-ce qu'ils pratiquent bien, est-ce qu'ils ont bien suivi la formation, est-ce qu'ils ne font pas n'importe quoi… c'est vrai que ça nous engage un petit peu. Donc, ça fait bah des années que je cherche à, à réfléchir, mais on n'a pas de liste aujourd'hui, on n'en fera pas. Deuxième question qui va un peu dans ce sens-là, auquel on discute régulièrement, c'est comment collaborer quand on est praticien non-médecin ? Vous êtes nombreux praticiens non-médecins à vouloir collaborer avec des médecins fonctionnels et à nous dire : « Il faut que vous nous mettiez en contact. » Mais c'est pareil, ça, c'est quelque chose de très délicat. Et donc, ça fait longtemps que j'essaie de, de me réunir avec des médecins, des non-médecins, à recueillir les besoins de chacun, des patients également, pour essayer de voir comment est-ce qu'on peut bien collaborer, parce qu'il y a des problèmes qui se posent. Il y a à la fois des non-médecins qui veulent simplement trouver des médecins pour tamponner une prescription, et ça, c'est totalement irrespectueux. Les médecins ne sont pas là pour un tampon sur une ordonnance, et vraiment je suis en colère contre certains participants qui attendent ça des médecins avec qui je les ai mis en contact. Ça, ça me met vraiment en boule. Et à l'inverse, des fois, il y a des médecins, malheureusement aussi, qui récupèrent des, des, des, des patients de non-médecins et qui après leur disent : « Ne retournez pas voir le non-médecin, continuez avec moi, ça sera mieux. » Donc, c'est vrai que c'est, ça, c'est de la mauvaise collaboration, je pense qu'on est d'accord. Ça ne s'appelle pas une collaboration, ça s'appelle du profit, ou je ne sais quoi. Donc, on avait commencé à monter un peu une charte de bonne conduite, de bonne collaboration entre médecin et non-médecin, et en fait, on se rend compte que c'est extrêmement difficile, parce que c'est très individuel, dépendant. Et donc, des fois, on a pu mettre en contact certaines personnes avec qui ça n'a pas marché, tout le monde a été déçu : le patient, le médecin, le non-médecin, parce qu'en fait, ça, ça ne répondait pas à leurs attentes. Donc, on se rend compte que c'est très difficile, très très difficile. Et finalement, après des discussions pendant des mois, voire des années, Bruno m'a révélé la vraie seule bonne solution, qui m'a dit : « Bah, de toute façon, une bonne collaboration, ça commence par une belle rencontre. » Et je pense qu'effectivement, ça résume absolument tout. Et je repensais à toutes les fois où j'ai mis des gens en contact et que ça n'a pas matché, en fait, je me suis dit : « Mais ces gens-là, s'ils s'étaient rencontrés avant, ils se seraient pas, ils n'auraient pas pu se pifrer, ça n'aurait pas collé, et ils se seraient pas envoyé des patients mutuellement. Ils se seraient rendu compte qu'ils n'avaient pas une façon de travailler similaire, les mêmes attentes, un état d'esprit similaire, et cetera. » Donc, ils se seraient pas envoyé leurs patients. Donc, finalement, aujourd'hui, je pense qu'on en est là : pour bien collaborer, il faut se connaître, il faut se rencontrer. Et puis, Vanessa, là, à Amono, donc qui est ici, he, qui nous, qui nous reporte vos questions, c'est un bel exemple aussi de belle collaboration. Puisque en fait, Vanessa fait partie d'un groupe de praticiennes, les Hormono Queens. Retenez bien : Hormono Queens. Queens, pardon. Sont plusieurs… donc elles sont à six : il y a cinq non-médecins et une médecin, et elles se connaissent très bien, parce qu'elles ont fait un groupe WhatsApp où elles, où elles s'écrivent quasiment quotidiennement, elles sont passionnées d'hormonologie, donc elles échangent sur plein de cas cliniques, elles avancent ensemble, elles évoluent ensemble, elles ont fait les mêmes formations, elles ont le même niveau de compétence. Donc là, c'est une belle collaboration, parce qu'elles se connaissent très bien. Et puis, donc les cinq non-médecins, bah tu peux, tu peux prendre la parole, hein, Vanessa, je pense que tu en parleras mieux que moi.

Ben, c'est-à-dire qu'on, on a la même façon de travailler, on a la même vision, je pense, de la médecine fonctionnelle et de l'hormonologie, ce qui fait que [Musique] euh, quand une de mes collègues me demande besoin d'une prise en charge médicale, je suis déjà assurée que tout a été revu : la nutrition, l'équilibre, enfin, et tout a été hyper optimisé, et euh, c'est un gain de temps pour la patiente ou le patient, parce que moi je vais pas reprendre toute l'histoire si ma collègue peut me faire une transmission, et elles m'en font des très concises, des très très claires, donc c'est très simple en fait pour moi. Et euh, et ça me sécurise aussi, puisque en fait, en tant que médecin, et bien quand il y a notre nom tamponné justement en bas d'une prescription, ça engage notre responsabilité. Donc, c'est vraiment bénéfique pour tout le monde : pour le thérapeute non médical, pour le patient, pour nous. Mais c'est vrai que l'on a appris à se connaître et on se connaît sur le bout des doigts dans toutes nos, toutes nos démarches. Les Hormono Kings, il y a Guillaume qui nous dit que les Hormono Kings… bah Guillaume, allez-y, c'est open ! Enfin, pas notre groupe, mais on veut bien qu'il y ait un groupe d'Hormono Kings, et on fera une meeting après. Ben ouais, il… pour avoir des crossovers, c'est vrai que c'est, c'est passionnant. Et puis, derrière ça, il y a aussi des belles amitiés qui se créent, des belles rencontres, des… c'est, c'est des belles aventures. Mais c'est vrai que pour ça, du coup, Guillaume, faut venir au présentiel. Je pense qu'il y a des, des liens, des contacts comme ça qui sont favorisés pendant les rencontres en, en présentiel. C'est pas toujours facile, je sais qu'on a chacun nos contraintes, mais euh, on observe nous, chez DFM, quand même que quand les gens viennent en présentiel, il y a des choses qui se créent, et ça, c'est beau aussi à voir. Toi, Stef, aussi, tu collabores, hein, tu peux confirmer ? J'ai quelques nutri autour de moi, euh, avec qui je travaille très régulièrement, puisque je vois leurs patients, j'en vois cinq, six, sept, dix par semaine. Donc, j'ai… elles me laissent la partie hormonologie, elles ont déjà fait tout le boulot pour la flore, la micronutrition, tout, tout est impeccable. Elles me font un petit rapport de consultation comme ça, je lis le dossier du patient en, en deux minutes, et pas… elles ne donnent pas un bin de téléphone avec tous les anciens résultats qui me demanderaient deux heures de lecture. Et puis, elles ont déjà, elles me mettent des hypothèses de prise en charge, disant : « Tiens, je crois que chez elle, les œstrogènes, une dose ceci, ceci, cela serait indiqué. » Je réinterroge le patient, je revois sa biologie, et je confirme ou pas le traitement proposé. Donc, ça prend, ça prend 20, 25 minutes, 30 minutes parfois. Donc, c'est rapide, et mais ça demande à bien connaître les gens avec qui on travaille. J'ai de temps en temps des thérapeutes comme Ganaël, comme Piner, Ortholand, ça… qui m'envoient l'un ou l'autre patient compliqué, et bon, ça fonctionne super bien. Voilà. Christian BO aussi, aussi, qui m'envoie des patients hormonologiques, moi j'envoie des patients aussi, pour lesquels je ne m'en sors pas, euh, donc il faut collaborer, quoi. Mais de nouveau, ça fonctionne comme ça, il faut vraiment résumer. Donc voilà. Et euh, et, et le facteur, et le facteur humain est important, comme le disait Genaël, c'est d'abord une rencontre, et, et affinité. Ou si plus, c'est un certain, c'est un certain engagement aussi, hein, ça prend un petit peu… tente bien de collaborer, mais c'est passionnant, et puis on apprend beaucoup, on se forme, et une belle collaboration, ça se mérite. Ouais. Une petite, la petite minute marketing : ton livre serait-il disponible sous format Kindle, puisqu'on a une personne qui n'est pas en Europe et c'est compliqué de le faire parvenir aux États-Unis ? Ouais, oui, vous pouvez le trouver en format électronique, tout à fait. Oui. Alors, il a été en rupture de stock pendant très longtemps, enfin pas, pas le format Kindle, mais le livre a été en rupture de stock pendant trois mois, ça a été très compliqué. Normalement, il est de nouveau accessible, on peut de nouveau l'acheter en format papier, et puis en Kindle, il a… c'est toujours OK. OK. Merci à tous, à tous les Hormono Queens, et tous les Hormono, en tout cas, des futurs Hormono Queens et Kings qui nous ont suivis. Vous avez été très nombreux, vous avez été très très réactifs, vous avez beaucoup participé. Donc, vraiment merci à tous. Merci à toi Gaël, merci à toi Stef, à toi Vanessa aussi, et Elisa qui s'est occupée de toute la partie technique, à Bruno aussi qui n'était pas très loin. Donc, je pense que j'ai oublié personne… bah toi, tu t'es même pas présenté ! Je suis en train de me dire ça aussi. Ou Véronique Bier, qui est pharmacienne, praticienne en micronutrition et journaliste qui fait de la télé également, et qui nous, qui est aussi une belle amie, et c'est toujours un plaisir de vous accompagner ce soir encore. Grand plaisir. Merci à tous. À grand merci aussi pour… une belle fin de soirée à tous, et merci à… qui est dans les coulisses, mais qui est là. Merci beaucoup. Merci à tous. Merci à tous. [Musique]