Transcription
Merci à tous de nous rejoindre. La fibromyalgie, ben on la connaît toutes directement, indirectement. Vous avez des gens dans votre cabinet ou dans votre entourage, ces personnes qui sont épuisées, douloureuses et qui ont déjà parfois vu cinq ou six spécialistes, un dossier lourd, des bilans normaux. Et une vraie question, bah par où est-ce qu'on commence ? Précisément ce qu'on va voir ce soir avec notre ami Julien Puchois. Salut Julien. Salut.
Alors, tu es tu es euh médecin à Lille, he, pour ceux qui ne le savent pas, et tu as choisi pardon, et Bruxelles maintenant. Ouais. Ah ouais, ouais, je l'ai noté et Bruxelles. Euh, tu, je vais le changer dans mes fiches. Euh, après ta formation initiale, tu as euh tu as été tu as été chercher des outils qui manquent trop souvent à la médecine conventionnelle, et c'est ce qu'on va voir ce soir justement, hein. Tu as plusieurs diplômes universitaires en micronutrition, en phytothérapie, en nutrition sportive et préventive, et tu as fait, tu n'as pas voulu perdre de ça, une médecine alternative, mais ce sont vraiment des outils pour t'aider dans une lecture plus complète pour tes patients, euh, dans dans l'objectif de leur de leur guérison.
Alors, je vais le faire très court et je te passe directement la parole. Et bien, en tout cas, merci à ceux qui sont présents. Et je pense que la fibromyalgie, c'est un bon exemple de de pathologies pour lesquelles on sait pas faire grand-chose quand on a entre guillemets que une formation initiale, en tout cas de médecine générale ou on va dire un peu académique. Et et là, justement, je vais vous montrer ce webinaire qu'en fait, si vous avez des armes et si vous avez une approche intégrative, et ben vous allez voir justement, vous aurez plus d'armes pour pour aider vos patients justement à à lutter contre cette pathologie. Et la fibromyalgie, on peut tout à fait, c'est une réalité, ne plus avoir de douleur. Donc ça, c'est une réalité, ce n'est pas une promesse, c'est du terrain. Et donc je vais vous expliquer un petit peu comment on va décortiquer ça. Vous allez voir, finalement, c'est pas si compliqué que ça euh à prendre en charge.
Bon, ça, je passe. Je pense que maintenant les gens commencent à bien me connaître. Euh, donc à l'issue de ce webinaire, l'idée c'est que vous puissiez poser le diagnostic de fibromyalgie, parce que souvent, c'est un peu un fourre-tout. Et donc en fait, quand quand on sait pas trop, parfois en médecine interne, en rhumato, on dit "c'est une fibromyalgie". Il y a des critères, et on va voir ensemble qu'il y a pas que les critères qu'on a appris à savoir, les points douloureux, il y en a d'autres. L'idée, c'est aussi d'éliminer les diagnostics différentiels. Et là, Cédric, tu vas être content, parce que la demande que tu m'as faite euh vis-à-vis des LED, et ben je vais en parler. Donc ça fait [raclement de gorge] partie des diagnostics différentiels, et le médecin qui en a qui en a parlé va se reconnaître. Euh, je vais vous parler aussi des red flags, évidemment. Qu'est-ce qui doit vous faire dire "Bon bah, c'est peut-être pas une fibromyalgie, mais peut-être que j'ai loupé une autre pathologie." Euh, l'idée ensuite, c'est qu'on apprenne les grands mécanismes. Alors, j'ai pas la prétention de vous donner tous les mécanismes de la fibromyalgie, mais en tout cas les principaux. Euh, quelles sont les patients à risque de fibromyalgie ? Comment vous allez créer votre bilan fonctionnel et surtout comment vous allez orienter votre prise en charge intégrative ?
Donc, première partie, épidémiologie et définition. Donc pour vous donner un peu des chiffres globaux, voyez, prévalence en France, 1,6 %. C'est quand même, ça représente quand même 800 000, 1 million de patients. C'est quand même beaucoup. 3ème rhumatisme suivi par les rhumatologues. Vous voyez que c'est une pathologie qui touche principalement les femmes, euh, avec donc un âge en général entre, c'est 60 ans. Et le coût euh socio-économique est quand même assez important, parce que vous voyez quand même 20 % de la capacité de travail, c'est quand même énorme, hein. Et sur 5, la prévalence mondiale, vous l'avez. Les facteurs associés, vous l'avez. Bon, le tabac globalement, on le retrouve un peu dans toutes les pathologies, donc ce n'est pas un scoop. Et pareil, la sédentarité, on trouve quand même que c'est un facteur aggravant dans beaucoup de pathologies. Et fibromyalgie, comme beaucoup de pathologies, pathologie autoimmune et autres, et bien souvent, on trouve des traumas physiques ou psychiques. Donc ça, c'est pareil, c'est quelque chose que je retrouve moi fréquemment à l'interrogatoire. Donc ça, vous risquez de retrouver assez souvent chez les patients.
Alors, longtemps contesté, la fibromyalgie, il y a encore des médecins qui disent que la fibromyalgie grosso modo, ça n'existe pas. Euh, donc vous voyez, ça remonte à 76. Il y a eu des travaux ensuite en 87 qui ont été faits. Reconnaissance en 92 par l'OMS. Donc quand vous avez une maladie, voilà, qui rentre dans les critères de la CIM-10, voilà, c'est que officiellement la maladie est reconnue. 92. Donc vous voyez, encore une fois, il se passe bien une quinzaine d'années avant que ce soit reconnu. Bon, entre 92 et maintenant, il y a eu aussi un, il y a aussi pas mal de temps, et ce n'est pas pour autant que maintenant la fibromyalgie est bien traitée, mais en tout cas, elle est reconnue. Et vous voyez que dans la CIM-11, donc nouvelle classification, maintenant, c'est dans les douleurs chroniques généralisées. Bon, un peu un peu entre guillemets, un peu fourre-tout. Euh, longtemps, on a dit que la fibromyalgie était psychosomatique, imaginaire. Euh, et donc maintenant, on dit que c'est une douleur nociceptive. Bon, ça ne fait pas forcément avancer les choses, mais en tout cas, des gens ont dit que ce n'est plus psychosomatique, ce qui est déjà quand même une bonne chose. On ne sait pas forcément l'expliquer, mais au moins on reconnaît que ce n'est plus une maladie, on va dire, psychiatrique. C'est déjà un bon début.
Euh, pardon, pardon, j'ai un trou dans ma culture. Euh, est-ce que tu peux me définir nociceptive ? Nociceptive, douleur nociceptive, en fait, c'est-à-dire que tu auras de, en fait, c'est, c'est un peu ce qui est expliqué, c'est que en fait, tu vas avoir des altérations au niveau de la nociception, c'est-à-dire de ce que tu vas ressentir euh au niveau de tes récepteurs, tes récepteurs, mais en fait, tu n'auras pas de lésion. C'est-à-dire que on peut te faire une IRM, on peut te faire une IRM du cerveau ou de ta moelle épinière, on verra pas de lésion. Et donc, c'est ça la douleur nociceptive. En gros, c'est que tu auras une altération du mécanisme de la douleur, mais qu'il y aura pas de lésion identifiable. Et c'est ce qui pose le problème dans beaucoup de pathologies. C'est que quand on voit pas, on voit pas quelque chose objectivement, on est toujours un peu bloqué.
La triade clinique dans la fibromyalgie, vous aurez évidemment la douleur. Euh, donc je vais, je vais pas lire toutes mes, toutes mes slides, mais parce que j'ai plein de choses à vous raconter, mais voilà, la triade, c'est douleur diffuse chronique. Il y a des points spécifiques, on le verra après. Il y a des schémas très connus, vous avez des points, donc souvent quand même, les douleurs sont bilatérales. Vous avez une fatigue qui est invalidante. Ça, on va voir que la fatigue, finalement, son origine est autre. Euh, on va peut-être parler de thyroïde un petit peu après. Donc vous avez retrouvé la fatigue. En général, c'est une fatigue qui n'est pas améliorée par le repos. Donc votre patient, il peut rester, il peut rester au calme toute la journée, ça ne va pas s'améliorer. Dès qu'il va faire un effort, euh, il y aura une fatigabilité anormale. Il va récupérer très lentement, euh, et très souvent, il y a des troubles du sommeil. Ça, c'est quasi systématique. Et au-delà de ça, il y a des maux de tête, des symptômes de l'intestin irritable. Quand on dit en fait "fibro-fog", bah finalement, c'est vraiment le brouillard mental euh que qu'on connaît. Euh, "fibro-fog", il y a un brouillard mental qu'on peut considérer un peu plus spécifique de de la fibromyalgie. Il peut avoir une hypersensibilité au son et au et au stimuli visuels. Ça, des gens s'en reposent, on va le voir, parce que notamment souvent, il y a une carence, sans faire associé. Les femmes pourront avoir des des troubles gynécologiques, euh, anxiété, dépression. Vous voyez que finalement, au-delà de la triade, encore une fois, c'est un peu des symptômes euh assez variés qu'on peut retrouver dans d'autres pathologies.
Les critères diagnostiques, donc ça, je vous l'ai mis avant. Euh, moi, justement, j'avais appris que c'était surtout l'index WPI. Donc en fait, vous avez un score. En fait, vous prenez un, vous prenez un schéma, il y a plein de points douloureux, vous cochez le nombre de points douloureux et en gros, c'est si vous avez X points, vous aviez le diagnostic de de fibromyalgie. C'est que là, je me rends compte que mes cours de mes cours de médecine sont plus que 2016. Donc c'est peut-être pour ça. Et donc dessus, ils ont rajouté d'autres critères où là, en fait, il y a aussi un score de sévérité, et en fait, ça évolue, ça évalue notamment la fatigue, le sommeil, les troubles cognitifs et les signes somatiques associés. Donc là, on reconnaît plus la fibromyalgie que sur une pathologie douloureuse, mais aussi une pathologie douloureuse associée à d'autres symptômes. Et donc en fait, vous mixez les deux scores, et donc il faut aussi que ce soit plus en 5, 3 mois, comme souvent dans beaucoup de pathologies, on dit, il faut au moins 3 mois, 6 mois de symptômes. Donc vous avez un score et en gros, le diagnostic est posé si vous avez euh tel score. Et donc les fameux points qu'on a, que moi j'avais appris là, les points de Ténus, là, ce n'est plus le seul critère, c'est que en plus des douleurs, vous devez aussi avoir d'autres symptômes associés. Et vous voyez encore une fois, euh, comme souvent, bah l'errance, l'errance diagnostique, elle est quand même assez longue, euh, 5 à 7 ans en moyenne. Donc c'est quand même assez long pour le patient qui vit avec ces symptômes là.
Maintenant, on va essayer de comprendre un peu d'où ça vient, euh, la fibromyalgie. On parlait de douleur nociceptive, d'où ça vient ? Donc on va essayer encore une fois de creuser dans les mécanismes physiopathologiques. Et donc quand on dit euh, pour ceux qui connaissent pas, idiopathique, ça veut dire sans cause retrouvée. Donc clairement, la fibromyalgie, ce n'est pas idiopathique, hein. C'est ce que moi j'ai appris à la fac. C'est faux. Ce n'est pas idiopathique. Euh, et donc comme je vous l'ai dit, il y a des terrains défaillants qui vont s'alimenter mutuellement. Et donc quand vous connaissez les mécanismes, c'est là où vous allez pouvoir commencer à traiter vos patients. C'est ce que nous on fait en santé fonctionnelle. Donc il y a cinq terrains que j'ai donné, et d'ailleurs, ben en fait, je me rends compte qu'il y en a un qui est deux fois là. [grognement] Bon, ce n'est pas grave, parce que de toute façon, ils vont être notés après par la suite. Donc on va retrouver donc la dysbiose intestinale. On va retrouver l'axe hypothalamus-cortisol, enfin, et surrénal. On va retrouver, et c'est ça qui a sauté. Vous avez au centre, l'hypothyroïdie. On va voir qu'il y a un dysfonctionnement des mitochondries. On va voir qu'il y a des déficits micronutritionnels. Euh, on va parler aussi un petit peu d'histamine, on va parler de plein d'autres choses, mais on va dire que là, je voulais vous mettre les cinq choses que moi je retrouve le plus.
Alors, retenez pourquoi l'hypothyroïdie est au milieu. Euh, je suis entièrement d'accord avec Stéphane Résimont qui dit que 100 % des gens qui ont des fibromyalgies ont une hypothyroïdie. C'est vrai. Alors, j'ai pas l'expérience de Stéphane, mais en tout cas, de ce que moi j'ai vu sur les dernières années, tous mes patients avec une fibromyalgie ont une hypothyroïdie non diagnostiquée ou maltraitée. Donc ça, vraiment, retenez que pour l'instant, je n'ai pas vu de fibromyalgie sans hypothyroïdie associée. Et donc en fait, vous allez avoir des cercles vicieux, et donc vous êtes obligé d'aller d'aller agir sur chaque terrain.
On va donc parler de la thyroïde. Pourquoi c'est important d'avoir une bonne fonction thyroïdienne ? Parce que vous savez, la T3, c'est le chef d'orchestre de la mitochondrie. Ça va faire plein de choses. Donc ça va stimuler la biogenèse mitochondriale. Ça peut être de faire cette fameuse phosphorylation oxydative qui permet ensuite de fabriquer de l'ATP. Ça va oxyder vos acides gras, donc permettre d'avoir de l'énergie disponible. Ça, euh, la T3, hein, quand vous manquez de T3, on a froid parce qu'en fait, bah la T3, ça permet, pardon, la thermogenèse. Et donc si vous n'avez pas assez de T3, moins d'ATP, fatigue cellulaire, vous augmentez votre lactate, lactate qui s'accumule, douleur. Vous diminuez votre thermogenèse, vous êtes frileux, extrémités froides, et cetera. Donc T3 basse, fibromyalgie, c'est en tout cas, moi personnellement, dans mes consultations, à coup sûr.
Alors, ça, je pense que tout le monde en a déjà entendu parler. Euh, les normes, les normes, vous savez très bien, la TSH normale n'est clairement pas synonyme de thyroïde optimale. La majeure partie des patients que je vois moi au cabinet ont tous une TSH qui est normale aux yeux des labos. Euh, le taux fonctionnel, j'ai mis un fer à 1,5, mais ça pourrait être inférieur à 2 et pas forcément sous-traité. Moi, pour moi, dès qu'un patient dépasse de TSH, déjà, c'est un peu louche. Euh, pour les normes labos, je vous ai pas noté, mais souvent dans les T4, ils mettent entre 12 et 18. Moi, je vise tout le temps le haut de la tranche. Donc en picomoles, moi je vise à peu près 16 à 18. Euh, pour la T3 libre, j'ai vise à peu près 5, enfin, au-dessus de 5 picomoles. Euh, la T3 reverse, donc je vous rappelle, la T3 reverse, c'est une hormone inactive, donc il ne faut pas qu'elle soit trop haute. Les anticorps anti-TPO, bah ça pareil, ça dépend un peu du labo. J'ai envie de dire que dans le meilleur des mondes, les anticorps, il faut qu'ils soient négatifs. Euh, après, dans l'idée, c'est que ce soit le plus bas possible. Et je n'ai pas mis les anticorps anti-thyroglobuline, mais globalement, c'est la même chose, hein. Il faut que ce soit en dessous de la norme du labo et si possible le plus bas possible.
Et alors, une chose qui est importante, c'est que la biologie, c'est bien, mais ce qui compte, c'est les symptômes du patient. Donc moi, je peux avoir un patient avec une T3 libre normale sanguine, une TSH normale, s'il a 15 symptômes d'hypothyroïdie, je considère qu'il est hypothyroïdien et je vais le traiter. Donc vraiment, retenez que c'est la clinique qui va primer sur la biologie. Ça, c'est hyper important. Et je ne l'ai pas noté, mais moi, quand j'ai parfois besoin de trancher, j'ai un petit doute. Quand je regarde moi le questionnaire de mon patient, j'ai une grille. Si j'ai un petit doute, n'hésitez pas à vous aider de la T3 urinaire des 24 heures, qui va vous donner potentiellement un reflet un peu plus fidèle de ce que votre thyroïde fait sur 24 heures. Je vous rappelle, une prise de sang, c'est une photo, un instant, en tout cas pour la thyroïde. Et la T3 urinaire peut vous aider. T4 urinaire aussi. Donc moi, quand j'ai un petit doute, j'hésite pas à, j'hésite pas à faire le dosage.
Alors, pourquoi euh, il y a, il y a des gens qu'on voit en consultation qui ont un traitement par T4 seul ? Donc ça peut être les Thyrox, Thyrofix, TCAPS, Thyroxine, ce que vous voulez. Pourquoi certains patients viennent vous voir avec un traitement contre l'hypothyroïdie, euh, avec soi-disant une prise de sang qui est normale, donc TSH normale, et qui vous disent "Bah, j'ai toujours des symptômes" ? Parce que la T4 est une hormone inactive, et que le corps doit la transformer en sa forme active qu'on appelle la T3. Je vous rappelle, on a que des récepteurs à la T3. On n'a pas de récepteurs à la T4. Donc si vous n'avez pas de T3, vous ne stimulez pas vos récepteurs à la T3, et donc vous avez des signes d'hypothyroïdie. Et le corps, il est un peu mal fait, puisqu'il fait majoritairement de la T4 et il fait peu de T3. Donc il est obligé de transformer. Sauf que là, sous les yeux, vous avez finalement euh, ce qui va vous permettre de convertir votre T4 en T3, et vous aurez les bloqueurs de cette conversion. Donc vous voyez, la slide, elle est quand même assez fournie. Donc vous voyez que finalement, cette conversion, elle est compliquée, et globalement, elle concerne beaucoup de gens.
Les carences en micronutriments, elles sont hyper fréquentes. Vitamine D, c'est tout le monde. Magnésium, c'est tout le monde. Iode, grosso modo, c'est tout le monde si vous ne mangez pas de fruits de mer et des algues. Euh, les autres, fer, c'est assez fréquent, surtout chez la femme. Et les bloqueurs de conversion, ben vous les voyez, ça concerne beaucoup de gens : stress chronique, dysbiose, inflammation, euh, perte de poids, endocrinien, métaux lourds, insulinorésistance. Donc résultat, ce n'est pas parce qu'on prend de la T4, et ce n'est pas parce qu'on a un bon taux sanguin de T4, que vous aboutirez à la forme finale qui est la T3. Donc attention, il faut pouvoir euh, convertir. Et donc, un patient qui est sous lévothyrox ou autre, et bien ce n'est pas forcément garanti qu'il n'y ait plus d'hypothyroïdie. Et ce n'est pas le fait de monter sa dose de T4 qui va le traiter. S'il ne sait pas convertir avec 75 microgrammes de T4, ce n'est pas avec 100 ou 125, euh, que ça va aller mieux, hein. Je veux dire, c'est, il faut agir ailleurs. Donc ça, c'est vraiment une slide que vous pouvez euh, que vous pouvez retenir par cœur, parce que euh, si vous n'agissez pas là-dessus, euh, vous potentiellement, vous allez vous heurter à des à des à des échecs. Et c'est surtout intéressant pour ceux qui n'ont pas la possibilité potentiellement de pouvoir prescrire justement l'hormone T3, parce que justement, c'est ces gens-là, euh, qui vont devoir justement travailler sur ces facteurs de conversion. Donc ça, c'est d'autant plus important pour les non-médecins, mais après, même moi, en tant que médecin, systématiquement tous ces facteurs de, tous ces facteurs et tous ces bloqueurs, tous ces cofacteurs, moi, je, j'agis dessus, hein.
Donc, que va faire le stress chronique ? Ça, tout le monde le sait. Stress chronique. Alors, d'ailleurs, j'aurais pu noter les deux : augmenter le cortisol, mais ça peut aussi à long terme épuiser le cortisol. Mais le stress chronique va peut augmenter le cortisol. Ça peut activer votre D1, et si vous activez votre D1, vous ferez de la T3 reverse, la T3 inactive. Et donc, euh, ça peut aussi être une cause d'hypothyroïdie, espèce de T3 bloquée. Faut savoir aussi que quand on n'a pas de cortisol, on n'arrive pas à faire rentrer sa T3 dans la cellule. Et donc, parfois, vous pouvez voir justement, ça, j'en ai pas parlé, mais pour avoir des patients, ils ont une bonne T3 sanguine, euh, mais en fait, c'est juste que leur T3, elle est bloquée et elle n'arrive pas à rentrer dans la cellule. Donc attention, encore une fois, ce n'est pas la prise de sang qui doit décider, c'est les symptômes du patient qui doivent vous faire prendre la décision de traiter ou pas. Et donc le stress, finalement, c'est cause et conséquence, parce que ça va dans les deux sens, hein. Je veux dire, ça peut être une cause potentiellement de dérèglement hormonal, mais ça peut aussi être une conséquence. On sait très bien que le patient qui est en hypothyroïdie peut avoir du mal à gérer son stress parce qu'il n'est pas apaisé, parce qu'il n'a pas assez d'hormone thyroïdienne. Donc ça va dans les deux sens.
Euh, qu'est-ce que montrent globalement euh les études ? Bah, vous voyez que 40 % des patients hypothyroïdiens, dans une étude, répondent aux critères de fibromyalgie. Donc je ne suis pas trop surpris. On trouve aussi une association entre maladie thyroïdienne auto-immune, donc notamment le Hashimoto, avec la fibromyalgie. C'est pas une surprise non plus. Et ce qu'on voit aussi, c'est qu'il peut y avoir aussi une explication, c'est que alors ça, euh, là pour le coup, pour la neuroscience, ça, je pense que j'aurais dû le mettre ailleurs. Ça, c'était plutôt une une étude sur la partie sur la partie neuro. Donc ça, c'est, enfin, retenez que ce n'est pas associé à l'hypothyroïdie. Ça, c'est une slide qui montre que vous avez une activation, une sensibilisation centrale au niveau, au niveau de la fibromyalgie. Donc là, c'est plutôt sur les mécanismes neuraux.
Et alors, ce que je veux nuancer, euh, c'est ce que je vous parle, ce concept d'hypothyroïdie fonctionnelle. Évidemment, il n'y a pas de, vous n'avez pas trouvé de publication randomisée en aveugle, machin. C'est pas, ce n'est pas soutenu par des études, mais l'idée, c'est de plutôt essayer d'expliquer par la physiopathologie que l'hypothyroïdie peut être une cause euh de la fibromyalgie. Ce n'est pas une causalité prouvée par les études scientifiques, mais après, à mon sens, vous n'avez pas forcément besoin d'avoir des publications scientifiques sur des millions de patients pour constater que l'hypothyroïdie est quasiment tout le temps associée à la fibromyalgie.
Ensuite, là, c'était par rapport à la mitochondrie. Donc ça, c'est un autre pilier. Donc là, j'ai traité la thyroïde. Là, maintenant, j'ai parlé des mitochondries. Comme je vous l'ai dit, on a plus facilement une accumulation de lactate. Donc là, vous voyez dans des études, on retrouve plus de lactate. Donc le LCR, c'est le liquide céphalorachidien. Donc quand vous faites une ponction lombaire, vous avez plus de lactate dans le LCR des patients qui ont une fibromyalgie. Plus vous avez de lactate, plus euh les symptômes de la fibromyalgie peuvent être intenses. Potentiellement, vous aurez une diminution de la saturation en oxygène, et donc vous aurez une perturbation du métabolisme oxydatif, et donc comme je vous l'ai dit, augmentation de l'acide lactique. Et donc il y a un vrai substrat euh organique euh derrière ce côté douleur. Et donc là, j'ai mis un petit peu de, de d'études sur le côté euh, euh, notamment douleur. Euh, là, je vous ai mis des euh, des différents trucs. Donc, il y a une publication 2025 sur le côté, sur le côté douleur. Euh, donc là, on va reparler après, mais la carence en Q10. Et vous voyez, donc il peut y avoir une diminution des enzymes antioxydantes qui explique aussi que vous avez un stress oxydant accru chez les patients fibromyalgiques. Donc ça, je ne sais pas si j'en [raclement de gorge] parle après, mais vous pouvez retrouver chez des patients euh fibromyalgiques un stress oxydant accru. Et euh, vous voyez que organiquement, on voit bien que ces mitochondries dysfonctionnent, puisqueil y a une publication qui a montré que si vous faites des biopsies cutanées, vous voyez, vous avez moins de chaîne respiratoire et donc plus de stress oxydatif. Donc c'est quand même assez intéressant, et encore une fois, plus vous avez une atteinte mitochondriale importante, plus sévères seront vos douleurs. Ça, c'est intéressant.
Maintenant, on va parler euh de neuroinflammation. Euh, alors, vous avez la chance d'être d'être accompagné avec mon ami Gabriel pour le côté histamine. Donc ça, c'est son, ça, c'est son domaine. Mais en tout cas, on sait que dans le, la fibromyalgie, vous vous allez pouvoir retrouver des activations mastocytaires et donc trouver des gens avec des signes d'intolérance à l'histamine, des signes d'activation mastocytaire. Euh, donc ça, c'est parce que vous avez de la neuroinflammation qui peut venir notamment, bah, de l'intestin, euh, mais on peut avoir authentiquement une inflammation neurologique parce que justement, vous avez une atteinte, même s'il n'y a pas d'atteinte organique, mais vous aurez une atteinte cérébrale. Et donc ça va notamment, ce qui va se passer, c'est que vous aurez une augmentation de certaines substances, notamment la substance P, vous avez aussi CGRP, évidemment, comme d'habitude, vous avez des cytokines inflammatoires. Et donc la neuroinflammation va être un mécanisme central. Et on a également donc une inflammation notamment au niveau de certains de ce qu'on appelle la la microglie, qui est une substance, substance cérébrale. On peut aussi retrouver ce qu'on appelle la neuropathie des petites fibres aussi chez certains patients qui ont une fibromyalgie. Donc même si quand à l'IRM, euh, on ne voit pas forcément de lésion, et bien finalement, on peut, il y a quand même une atteinte neurologique. Bon, ça, maintenant, après, on a aussi des IRM métaboliques, et donc finalement, maintenant, on peut trouver des atteintes cérébrales. En tout cas, les IRM classiques qu'on fait en, qu'on fait, voilà, en pratique courante, on peut ne pas retrouver de lésion. Mais on peut aussi avoir des atteintes malgré tout.
Au niveau intestinal, euh, pareil, c'est assez rare. Moi, personnellement, j'ai rarement vu des patients avec une atteinte fibromyalgique qui n'avaient pas de dysbiose intestinale. Donc vous voyez qu'il y a une étude qui retrouve qu'il y a à peu près une vingtaine d'espèces altérées chez les patients atteints de fibromyalgie. Donc vous pouvez avoir une diminution, voilà, de certaines bactéries, Bifido, et cetera, Bacterium, c'est des bactéries régulatrices. Et donc le lien entre dysbiose, euh, que vous pouvez faire entre dysbiose et neurotransmetteur, c'est qu'il y a une bonne partie du métabolisme, la majeure partie même du métabolisme de la sérotonine, est intestinale. Et donc vous pouvez retrouver des symptômes de manque de sérotonine, notamment parce que votre patient est en dysbiose. Et je vous rappelle, jamais donner de de tryptophane chez un patient en dysbiose, parce que du coup, vous allez alimenter sa dysbiose. Il faut toujours donner du 5-HTP, qui là va directement agir au niveau cérébral et ne va pas dépendre du microbiote. On sait aussi qu'il y a potentiellement des, une altération du métabolisme des acides biliaires secondaires qui va être responsable de la sévérité des symptômes de la fibromyalgie. Si vous avez un acide biliaire secondaire altéré ou tertiaire altéré, c'est que là, vous avez une dysbiose plutôt dans le côlon. Et que va faire la dysbiose ? Bah, déjà, évidemment, elle va bloquer la disponibilité des micronutriments. Elle va entretenir l'inflammation de bas grade via les cytokines TNF alpha, interleukine 6. Faut savoir aussi que, il y a 20 % de votre transformation T4 T3 qui se fait dans l'intestin. Ça, on n'en parle pas souvent, et j'aurais dû le dire avant, mais 20 % dépend de votre microbiote. C'est quand même énorme. Euh, et la dysbiose va compromettre la synthèse des neurotransmetteurs, surtout la sérotonine. Donc vous ne pouvez pas aborder une fibromyalgie sans vous intéresser à la dysbiose. Et on retrouve souvent des candidoses. Après, maintenant que je réalise une analyse du microbiote quand même qui est très poussée, finalement, je me rends compte que globalement, c'est un peu comme tout le monde. Il peut y avoir un peu de, de candidose, mais souvent, bah, il y a un déséquilibre des bactéries, et on trouve aussi encore une fois, souvent des parasites. Et l'axe intestin-cerveau, ça, tout le monde le connaît. Comme je vous l'ai dit, si vous êtes enflammé au niveau, si vous avez une inflammation intestinale, vous pouvez avoir une neuroinflammation, notamment parce qu'il y a une porosité intestinale. Et donc vous pouvez retrouver, on retrouve chez les patients avec fibromyalgie, des taux de zonuline augmentés et des taux de LPS augmentés, qui montrent donc cette fameuse perméabilité intestinale. Et donc là, hop, j'ai Tu vois, tu vois des filets ou pas quand je quand je descends ? Tout à fait. Oui. Oui, tout à fait. Ouais, on voit des filets. Celle-là, elle est un peu, un peu plus grande. Donc, je vais, je fais juste la parenthèse. Euh, attendez encore quelques instants, dans 10 minutes, j'ouvre l'onglet réponse pour pouvoir poser vos questions à ce moment-là, parce que dans le chat, je crains de ne pas pouvoir les gérer toutes s'il y en a beaucoup.
Alors, que va faire la dysbiose ? Et bien, ça va venir donc bloquer vos récepteurs sérotoninergiques. Donc en fait, la cascade, c'est que votre dysbiose, elle va donc augmenter ce fameux LPS, donc ces fragments de bactéries Gram négatif. Ça va créer donc cette fameuse hyperperméabilité intestinale. Donc le LPS va se fixer à LBP, qui est sa protéine porteuse. Vous aurez donc à partir de ce moment-là, euh, vous allez, ce complexe va se fixer sur les TLR4. TLR4, c'est des récepteurs qui sont à la surface des cellules immunitaires. Qu'est-ce qui va déclencher cette fixation sur le TLR4 ? Augmentation des cytokines pro-inflammatoires, qui elles vont mettre en route tout ce phénomène d'inflammation. Et que va faire cette inflammation ? Et bien, ça va venir bloquer vos récepteurs, notamment vos récepteurs sérotoninergiques. Et tiens, c'est intéressant. Récepteurs à la mélatonine. Intéressant. En même temps, on le sait, hein, la sérotonine va donner la mélatonine, et on l'a vu tout à l'heure, la mélatonine donne aussi, bah, évidemment, des troubles du sommeil. Et donc, bah, vos récepteurs vont être bloqués, et donc potentiellement, vous aurez une diminution du seuil de la douleur. Vous aurez évidemment les troubles du sommeil, et donc ça va aggraver les symptômes euh de de brouillard mental. Donc c'est vraiment de la biochimie, la biochimie entre guillemets, pure et dure. Donc ça, c'est un truc, je pense qu'on globalement, pas mal de gens connaissent, mais c'est toujours bien de le rappeler.
Et alors, en pratique, et bien euh, quels sont les leviers d'action, notamment par rapport à ce truc-là ? Euh, alors je voulais quand même reparler un petit peu, parce qu'il y a des patients du coup en fibromyalgie, comme ils ont un syndrome dépressif, on les met euh sous, sous médicaments qu'on appelle les ISRS. Bah, en fait, le problème, c'est que ce n'est pas forcément un manque de sérotonine, c'est que vos récepteurs sont bloqués. Donc encore une fois, c'est bien beau de mettre un truc qui veut recapturer la sérotonine, mais si votre problème au niveau du récepteur, vous n'avez pas du tout amélioré l'état de santé des gens. Euh, quels sont les leviers d'action ? Bah, déjà, traiter la porosité intestinale, ça, on va en reparler après. Évidemment, traiter la dysbiose, ça va être intéressant. Vous allez lever cette inflammation, vous allez lever le blocage des récepteurs sérotoninergiques. Bon, là, clairement, traiter la dysbiose, ça dépend de ce que vous avez comme dysbiose. Donc je ne peux pas aller plus dans le détail que ça. Ça, c'est pour la partie dysbiose. Là, c'était pour refaire un petit axe intestin-thyroïde. Intestin va pas bien, moins de conversion T4 T3. Faut pas oublier que vous digérez énormément grâce à votre thyroïde. Je vous rappelle, si vous n'avez pas d'hormone thyroïdienne, vous avez moins d'acidité gastrique, vous avez moins de bile, et globalement potentiellement moins d'acide biliaire, vous avez moins d'enzymes pancréatiques, et vous avez le complexe moteur migrant qui fonctionne moins bien. Donc retenez aussi qu'on digère beaucoup grâce à cette thyroïde. Et moi, j'ai beaucoup de patients. Sans forcément faire des choses très pointues, très poussées au niveau intestinal, je traite l'intestin, pardon, la thyroïde, et les gens digèrent beaucoup mieux. Donc n'oubliez pas ce rôle de la thyroïde pour vous aider à digérer. Euh, la dysbiose, et bien euh, ça, je l'ai noté. Non, ça, c'est bon. Je vais, je vais passer. Et ce que j'avais noté en dessous, euh, ça, on le verra un petit peu après, mais j'ai fait une slide là-dessus. Euh, c'est que vous aurez souvent euh, des hypothyroïdies auto-immunes chez des gens cœliaques ou sensibles au blé non cœliaque. Et encore une fois, le le mécanisme est un peu le même : porosité intestinale, inflammation intestinale, et cetera.
Donc la slide est là. Ce qui va se passer, ça c'était, si je dis pas de bêtises, euh, c'était Fasano qui avait montré ça, qui d'ailleurs sera invité à la fin de l'année, euh, par Amine et Christian, si je dis pas de bêtises, au microbiome. Euh, donc c'est un chercheur américain qui a montré que quand vous mangez du gluten, vous ouvrez les portes. Donc notamment grâce à l'activation de cette zonuline, et ça, c'est chez tous les êtres humains. Donc dès que vous consommez du gluten, ça augmente votre zonuline, donc ça augmente votre perméabilité intestinale. Donc si vous avez déjà une porosité intestinale, bah vous aggravez le problème. Et donc là, bah comme je dis un peu de chouchou avec le patient, la porte, la porte est ouverte, résultat, tout le monde rentre. Donc vous pouvez avoir des antigènes alimentaires, LPS bactérien, peut-être des parasites, ce que vous voulez. Et donc le problème, c'est que vous avez déjà potentiellement un système immunitaire qui est déjà un petit peu fragile, vous avez déjà un peu d'inflammation, et donc résultat, bah cette entrée potentiellement massive de tout ça va encore auto-entretenir cette inflammation, et résultat, vous n'allez jamais vous en sortir. Donc vous êtes obligé de passer par l'intestin. Vous êtes obligé de de dire à vos patients de lever le pied sur le gluten, parce que sinon, en fait, vous n'y arriverez jamais quoi. Donc, euh, voilà, je dis aux gens, faut pas rêver, manger du gluten tous les jours si vous avez un problème inflammatoire, euh, ça risque d'être très compliqué, ou alors ça va vous prendre beaucoup, beaucoup de temps. Alors, c'est, je n'ai pas trouvé d'études vraiment sur le lien direct gluten et fibromyalgie, mais par cette explication physiopathologique, vous pouvez vous dire que globalement, ça peut être lié, mais il n'y a pas de cas, je n'ai pas trouvé d'études. Donc ça, c'était pour le gluten.
Et euh, tout à l'heure, je vous ai parlé dans les mécanismes, c'est que j'aurais pu le mettre dans la fameuse roue là que j'ai montré au début, mais on peut rajouter l'insulinorésistance dans le terrain favorisant la fibromyalgie. Pourquoi ? Parce que encore une fois, on va encore reparler d'inflammation. Je, j'ai l'impression de me répéter, mais c'est une réalité. Si vous êtes en hyperinsulinisme, et bien en fait, euh, ce qui va se passer, c'est que je vous ai mis la cascade. Si vous augmentez votre insuline, vos récepteurs vont être résistants, vous aurez moins d'entrée de glucose. Ce qui va se passer aussi, c'est que vous aurez donc potentiellement moins de production d'ATP. Donc vous allez augmenter votre lactate, et donc vous allez augmenter la T4 dans la fibromyalgie. Mais on le sait très bien aussi, c'est que l'insulinorésistance, euh, va être pourvoyeuse de graisse abdominale. Ça va déclencher le mécanisme pro-inflammatoire, les cytokines. Cette inflammation va auto-entretenir et aggraver la résistance à l'insuline, et l'inflammation euh provoque de la neuroinflammation, et cetera. Donc en fait, vous êtes tout le temps un peu sur les mêmes mécanismes : inflammation, insulinorésistance, euh, atteinte de la mitochondrie, et euh, et les.
Amplificateurs du coup de l'insulinorésistance. Bah, si vous manquez de vitamine D, vous aurez plus d'insulinorésistance. Le magnésium, la même chose. La carence oméga-3 également. Vous avez un manque de chrome. J'ai pas, j'ai pas tout noté. Le bilan, ce n'était pas de, enfin, l'objectif, c'était pas de parler de l'insulino-résistance, mais au moins vous donner quelques, quelques, quelques pistes.
Et après, c'est pareil, euh, très souvent dans l'insulino-résistance, vous avez souvent un patient aussi en dysbiose. Pour pareil, là, c'est pareil, je vais passer assez vite. Bon, vous donner quelques normes. Euh, donc, encore une fois, il y a les normes Lablux, il y a les normes santé. Euh, pareil, les leviers thérapeutiques. J'ai fait très, très, très rapide.
Euh, ce qu'il faut faire comprendre au patient qu'il y a une fibromyalgie, c'est que ce n'est pas forcément l'insulino-résistance qui va être la cause de sa fibromyalgie. Mais en gros, à chaque fois qu'il va euh manger un repas, qui va modifier ses glycémies, et bien en fait, il va amplifier à chaque fois potentiellement sa douleur. Parce qu'en fait, il va se mettre en hyperglycémie, se mettre en hypoglycémie. Le cerveau n'aime pas l'hypoglycémie, et cetera. Donc, faut lui expliquer qu'en fait, il est tous les jours, il est dans un cercle vicieux euh vis-à-vis de ses douleurs.
Quelles sont les carences quasi universelles dans la fibromyalgie ? Euh, je vous les ai mises globalement, celles qu'on voit le plus. Bon, magnésium, redondant, c'est globalement tout le monde. Vitamine D, c'est même pas bon, à part les gens qui nous regardent et qui sont en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie ou dans les Antilles. Mais même les gens à La Réunion, j'ai beaucoup de patients à La Réunion, sont tous carencés en vitamine D. Euh, vous avez la B12 qui est carencée, B12 fréquente, le zinc, le sélénium, ferritine euh très fréquent, surtout chez les femmes. Le Q10 aussi très fréquent. Pourquoi ? Le Q10 va faire tourner euh certaines chaînes, euh certains complexes euh au niveau de la mitochondrie. Euh, ça, c'est le professeur Castronovo qui en parle très bien. Donc, si vous n'avez pas assez de Q10, il y a des chaînes, il y a des moments clés au niveau des mitochondries euh qui ne vont pas fonctionner correctement, et donc moins de production d'ATP. Et après, le côté oméga-3, c'est pour le côté membrane cellulaire. Donc, ça, c'est vraiment pour moi les micronutriments à chercher dans la fibromyalgie.
Alors, ça, c'est un sujet que moi j'aime beaucoup. Euh, j'ai pas fait très long, mais pour moi, un patient, par exemple, qui ne va pas bien répondre à mon traitement thyroïdien, par exemple, et ben, en fait, moi, je vais me demander, est-ce qu'il n'y a pas une infection froide sous-jacente ? J'aime pas trop infection froide, parce que finalement, elle n'est pas si froide que ça, parce qu'elle s'exprime. Mais on peut dire cryptoinfection. Mais en tout cas, pour moi, quelqu'un qui ne répond pas bien euh à votre protocole, vous allez traiter la thyroïde, vous allez traiter tout ce que j'ai énuméré, et le patient ne s'améliore pas, vous devez penser euh aux infections froides.
Et donc, vous voyez que il y a quand même 20, 30 % des patients qui vont rapporter leur fibromyalgie après un début de, enfin, après un épisode infectieux. Celui qu'on retrouve souvent, encore une fois, le fameux EBV, hein, on le trouve quasiment partout. Le CMV, qui est de la même famille. Euh, vous avez le parvovirus B19. Euh, vous avez là, vous avez d'autres virus qu'on trouve un peu moins. Euh, et alors pour le Covid, évidemment, c'est pareil, et quand même pas mal de publications. Vous voyez quand même que en 2022, une étude, enfin, méta-analyse, qui va regrouper quand même 63 études, plus de 200 000 patients. Euh, bah, vous voyez que finalement, les symptômes de fibromyalgie que vous vous voyez, fatigue, myalgie, trouble du sommeil, ça concerne quand même beaucoup de patients en post-Covid. Euh, mais vous pouvez aussi trouver des publications avec le vaccin Covid, hein, ce n'est pas que le Covid, c'est Covid et vaccin Covid.
Et donc, ce qui va se passer, c'est que, encore une fois, on va reprendre un peu notre physiopathologie. Vous allez réactiver euh un virus. Euh, une des voies, c'est que ça peut créer la neuroinflammation. Vous augmentez votre sensibilisation centrale. Vous diminuez votre, votre douleur, et cetera. Encore une fois, c'est une corrélation, ce n'est pas une causalité. Mais en tout cas, pensez-y euh, peut-être pas au premier, au premier abord. À la rigueur, vous pouvez déjà limite faire des sérologies, voir si votre patient a rencontré euh le virus ou pas. Moi, j'aime bien faire ça. Est-ce que mon patient a déjà rencontré l'EBV ? Est-ce qu'il a déjà rencontré le CMV ? Alors, je ne peux pas tester tous les virus, mais je teste les principaux. Et si vous voyez qu'il ne s'améliore pas, là, vous savez qu'il faut aller potentiellement creuser plus loin. Et donc, là, vous pouvez faire typage lymphocytaire, despot, ce que vous voulez, mais pensez aux infections froides.
Et alors, je vais passer très vite ça, mais en tant que médecin, je ne peux pas non plus nier qu'il y a quand même une approche conventionnelle. Je vais vous en parler pour votre culture générale. Euh, et donc, bah, vous voyez que finalement, euh, le, le traitement, le finalement, le plus validé, bah, finalement, ça va être les traitements non médicamenteux. Donc, TCC, c'est thérapie cognitivo-comportementale. Il y aura l'acupuncture, le yoga. Cure thermale, il y a beaucoup de gens qui vont vous dire, quand je vais en cure, ça va mieux. Les médicaments, clairement, et niveau efficacité, c'est vraiment pas, vraiment pas top. Euh, en général, les gens testent, mais finalement, ils gardent pas le traitement très longtemps. Euh, et un truc qui marche très bien, et ben, vous voyez qu'il y a un seuil de recommandation assez puissant avec une preuve solide, bah, c'est l'activité physique.
Et alors, ça peut être contre-intuitif, parce que le patient qui a mal, il ne va pas forcément faire l'activité physique. Mais en tout cas, faut l'inciter, parce qu'il y a des études scientifiques qui montrent que le patient fibromyalgique qui a une activité physique régulière, il a moins de douleur, il améliore ses, ses symptômes. Alors, évidemment, activité physique adaptée, hein, faut pas lui demander des choses qu'il n'est pas capable de réaliser. Puis en hypothyroïdie, bon courage pour lui dire de, de, potentiellement, de se bouger. D'autant plus qu'il y a des mitochondries qui fonctionnent pas bien, et cetera. Mais voilà, retenez qu'il y a des preuves sur l'activité physique.
Les traitements, je vais le noter. Du Lyrica, c'est connu. La prégabaline, alors là, le profil d'effet secondaire désastreux. Beaucoup de gens testent et puis l'arrêtent rapidement, parce que le profil d'effet secondaire est assez terrible. Le tramadol, n'en parlons pas, qui a été rajouté sur la liste des stupéfiants, parce que tellement il y a eu de dépendance au tramadol. L'amitriptyline, c'est un vieil antidépresseur, fait partie de ce qu'on appelle les tricycliques, de moins en moins prescrit. Euh, en général, souvent les rhumatologues testent des antidépresseurs. Prégabaline, c'est un peu le truc. Et après, en non médicamenteux, il y a les fameux bains écossais, alternance, bain froid, bain chaud. Ça, c'est un peu le truc que nous on a appris en médecine. Je sais que globalement, ça fait plutôt du bien d'alterner entre les deux. Euh, donc, soulager, c'est bien. Traiter le terrain, c'est là où vous allez transformer vos patients. Et pour moi, il n'y a aucun traitement médicamenteux, évidemment, qui agit sur les, sur les causes. Donc, votre traitement médicamenteux, éventuellement, peut un peu vous améliorer, mais franchement, ce n'est pas exceptionnel.
Alors, encore une fois, la fibromyalgie, retenez que c'est un diagnostic d'élimination. Donc, techniquement, on ne peut pas dire qu'un patient a une fibromyalgie si vous n'êtes pas allé au bout de votre raisonnement. Donc, là, bon, c'est le rôle du médecin. Et donc, bah, n'oubliez pas euh un rhumatisme inflammatoire. Donc, en général, souvent on fait les anticorps, de la polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, et cetera. N'oubliez pas éventuellement, si votre patient a des symptômes un peu bizarres de, je sais pas, de picotement, de fourmillement, de déficits sensitifs, hypoesthésie, anesthésie, évidemment, n'hésitez pas à faire IRM cérébral et IRM médullaire. Certaines myopathies peuvent donner des tableaux un peu de fibromyalgie. Donc, là, ce qui est intéressant, c'est de doser les CPK. Évidemment, s'il y a une articulation rouge, chaude, douloureuse, bah, c'est une arthrite. Euh, là, les signes systémiques, c'est là où ça peut devenir compliqué, mais il ne faut pas hésiter à aller creuser sur des symptômes qui peuvent faire penser à des maladies auto-immunes, le lupus, ce genre de, ce genre de choses. Bon, le lymphome, l'avantage, c'est que souvent, il y a des signes à la biologie, biologie, hein, sur la NFS, vous aurez une atteinte des, des leucocytes. Euh, et pas oublier non plus, l'hypercalcémie. Donc, ça, vraiment, nous en général, en tant que médecin, on a un bilan d'extension qu'on fait, qui nous permet d'éliminer différents, les différentes causes. Après, vous ne pouvez pas faire tous les examens, vous ne pouvez pas forcément tout faire, mais en tout cas, c'est pour ça que parfois, c'est intéressant d'envoyer chez le médecin interniste ou le rhumatologue quand moi, par exemple, j'ai un doute et je me dis, j'ai un petit doute, je j'ai peur de passer à côté, pas hésiter à passer la main auprès des confrères.
Il y a des co-iatrogènes. Euh, donc, ça, c'est des médicaments que des médicaments quand même que vous voyez assez souvent. Bah, les statines, encore une fois. Euh, je ne dis pas que les statines sont les causes de fibromyalgie, ce n'est pas ce que je veux dire. Mais si vous prenez des statines et si vous n'avez pas de Q10, vos mitochondries ne fonctionnent pas bien. Donc, demandez à vos patients s'ils sont sous statines. Bah, les IPP, encore une fois, pourquoi euh, ça peut aggraver les choses ? Parce que en fait, vous vous mal, enfin, vous n'absorbez pas correctement les nutriments dont vous avez besoin, et vous avez vu B12, magnésium, zinc, fer, comme par hasard, je vous en ai parlé dans les causes micronutritionnelles de fibromyalgie. Donc, n'oubliez pas les IPP. Et évidemment, bah, les benzodiazépines, antidépresseurs, on on balance ça à visée symptomatique, mais en fait, finalement, bah, souvent, on fait pire que mieux, et le patient, il va clairement pas mieux en prenant des benzodiazépines et des antidépresseurs. Donc, comme je dis de temps en temps, la solution, ce n'est pas toujours d'ajouter, mais souvent de retirer. Et d'ailleurs, en France, en ce moment, on a de la pub en disant que votre médecin, s'il vous reste des médicaments, ce n'est peut-être pas une mauvaise chose. Donc, ça, c'est un message qu'il faut retenir. Parfois, l'escalade mélangée antidépresseur, prégabaline, et cetera, au bout d'un moment, vous êtes plus iatrogène que curatif. Donc, n'oubliez pas, en tout cas, de faire le tri dans les prescriptions des patients pour ceux qui sont médecins.
Alors, ça, ce n'est pas un tableau complet, évidemment, mais globalement, si vous faites déjà ce bilan là, devant des patients qui ont une fibromyalgie, là, c'est pour les médecins, encore une fois. Si déjà vous faites tout ça, globalement, vous avez fait le tour quand même des diagnostics différentiels. Et à la fin, c'est prévu à la fin. Euh, et donc, évidemment, euh, votre patient, il a le droit aussi d'avoir une fibromyalgie et une polyarthrite rhumatoïde. Il a le droit d'avoir une polyarthrite et un goutteux. Une polyarthrite, euh, une fibromyalgie, pardon, une maladie de Lyme. Ce n'est pas interdit, on peut avoir les deux. Mais voilà, en tout cas, ça, c'est le bilan que moi, globalement, plus ou moins, je fais. Là, il y en a peut-être qui vont me dire, "Ah, mais la sérologie, ça sert à rien, machin." Encore une fois, c'est à titre indicatif. Après, chacun réalise des examens qu'il veut, mais c'est vraiment un bilan déjà de, de débrouillage.
Et ben, le syndrome d'Ehlers-Danlos, voilà, c'est ici. Euh, donc, le syndrome d'Ehlers-Danlos, il y a beaucoup de choses différentes. Il y a plusieurs. Donc, on dit l'acronyme, c'est HEDS. Vous verrez, il y a plein de types différents, ce qu'on appelle le classique. D'ailleurs, le syndrome d'Ehlers-Danlos classique, il y a une fiche sur le euh, le site Orphanet, qui est vraiment le site qui référence les maladies génétiques en France. Donc, il y a le syndrome d'hypermobilité, le classique, le vasculaire. Le vasculaire, c'est clairement le pire, celui qu'on redoute, parce que bah, il y a un risque de rupture d'artère et autres. Donc, là, clairement, souvent d'ailleurs, ces gens malheureusement meurent vite, parce qu'en fait, ils ont les atteintes vasculaires. Donc, là, je vous ai noté les différents types de, vous voyez, un syndrome d'Ehlers-Danlos parodontal, qui atteint préférentiellement donc le parodonte, donc côté gencive. Et donc, en bas, je vous ai noté euh, celui qui fait des ecchymoses spontanées, qui a des antécédents familiaux de rupture, bon, ben, faut y penser. Et juste après, euh, je vais vous dire quand est-ce qu'il faut y penser.
Et bien, alors, déjà, ce n'est pas forcément facile, parce que vous voyez que 56 % des patients qui ont un syndrome d'Ehlers-Danlos, donc le HEDS, le syndrome d'hypermobilité. Donc, voilà. Et donc, vous voyez que 56 % des patients qui ont un syndrome d'hypermobilité, ils ont, ils ont aussi, ils remplissent aussi les critères de fibromyalgie. Faut savoir que 80 % des patients fibromyalgiques peuvent présenter des critères d'hypermobilité. Et alors, voyez, ça fait peur, hein. Dès les diagnostics moyens, c'est 10 ans, et on peut donner jusqu'à 10 diagnostics, euh, alternatifs avant d'avoir le bon diagnostic. Les syndromes d'Ehlers-Danlos, c'est hyper compliqué à diagnostiquer. C'est pas toujours facile. Il y a quand même des symptômes qui doivent vous y faire penser. Celui qui va avoir des subluxations fréquentes, ça, ce n'est pas normal. Un patient fibromyalgique n'est pas censé se faire des subluxations, des luxations, et il n'est pas censé non plus se faire des entorses tout le temps. Alors, ils ont des entorses, c'est souvent dans l'enfance, mais retenez que voilà, celui qui va se luxer les choses spontanément, la luxation spontanée, c'est clairement un signe anormal. Vous pouvez vous luxer l'épaule si vous avez un facteur favorisant. Celui qui va tousser, qui va se luxer l'épaule, clairement, ce n'est pas normal. Donc, entorses fréquentes, subluxation, penser euh au syndrome d'Ehlers-Danlos. Il peut avoir des problèmes de cicatrisation aussi. Euh, il peut avoir des signes, ça, on va le voir après, ça peut être associé aussi ce qu'on appelle aux POTS, donc aux, aux gens qui ont des problèmes de, de régulation de tension, et donc, il y aura une intolérance orthostatique. Je rappelle, intolérance orthostatique, c'est quand vous avez des vertiges quand vous vous mettez debout. On peut avoir dans certains syndromes d'Ehlers-Danlos des troubles digestifs. Bon, là, troubles digestifs, ce n'est pas ça qui va trop vous aider à discriminer. Les migraines, encore moins. Mais donc, pareil, encore une fois, quand vous avez un patient qui a une fibromyalgie qui ne répond à rien de potentiellement tout ce que je, tout dont je vais vous parler ce soir, c'est pareil, faut se dire, est-ce que je ne suis pas passé à côté d'un syndrome d'Ehlers-Danlos ? Donc, ça, c'est important.
Et donc, bah, comment on peut faire pour les distinguer ? Bah, vous voyez, je vous ai mis à chaque fois les caractéristiques et quelles sont les différences entre les deux. Donc, quelles sont les caractéristiques de la fibromyalgie ? Quels sont les, les critères du syndrome d'Ehlers-Danlos ? Et donc, vous voyez, c'est compliqué, parce qu'il y a des symptômes qui peuvent coexister euh chez les deux. Et donc, ce n'est pas parce que le patient il vient, il a été diagnostiqué euh fibromyalgie, euh même en étant passé euh par un, entre les mains d'un médecin interniste ou les mains d'un rhumatologue, bah, ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas suivre votre intuition. Et si vous avez un patient qui a l'air d'un syndrome d'Ehlers-Danlos, bah, allez jusqu'au bout, parce que c'est hyper important.
Et donc, comment faire pour diagnostiquer ? Donc, là, je vais vous parler du, du syndrome d'hypermobilité, qui est globalement le plus connu. Bah, je vous ai mis les différents critères. Donc, vous avez un critère d'hypermobilité. Donc, ça, c'est un truc qu'on peut faire, euh, qu'on peut tester. Donc, je vous ai mis les différents, euh, les différents tests. Il y a neuf points, euh, neuf points. Donc, il y a, finalement, il y a huit points qui sont, donc, un test bilatéral. À chaque fois, vous testez les deux côtés. Et après, il y a un côté, ça, c'est un, un truc qui est connu, la capacité à toucher le sol avec la paume des mains, genou tendu. Je ne sais pas si tu sais le faire, Cédric. Mais en tout cas, euh, non, je ne sais pas si aujourd'hui je sais le faire, mais en tout cas, j'ai su. Mais en tout cas, il y a des photos, vous voyez que les gens qui ont un syndrome d'hypermobilité, clairement, pour eux, c'est hyper facile de toucher le sol. Donc, bref, ça fait neuf points. Vous rajoutez en plus qu'il y a d'autres manifestations dans le syndrome d'Ehlers-Danlos : l'atteinte cutanée, les anomalies musculo-squelettiques et les antécédents familiaux. Très souvent, vous trouvez les antécédents familiaux. Et encore une fois, l'idée, c'est que pour conclure à un syndrome d'Ehlers-Danlos, il faut exclure d'autres pathologies. Donc, vous voyez, ça, c'est quand même, ça peut être un peu fastidieux, et c'est pour ça qu'il y a des gens qui se retrouvent 10 ans avant de se faire diagnostiquer de manière définitive. Et vous voyez que, euh, vous devez être rigoureux. Et il y a potentiellement un euh, test génétique aussi qui est possible. Ça, j'en ai pas euh parlé. Mais donc, voilà, comme ça, au moins, vous faut y penser. Euh, soit d'emblée, vous avez des signes d'Ehlers-Danlos, et là, vous allez jusqu'au bout. Ou alors, vous vous dites, tiens, c'est bizarre, je pense avoir fait le maximum dans la prise en charge de ma fibromyalgie, et le patient ne s'améliore pas, et je ne comprends pas. Donc, important d'aller au bout.
Et merci au docteur Obey de nous avoir demandé gentiment. Très bonne idée d'apporter un point de vue là-dessus. Très, très bonne idée. Alors, maintenant, on va parler évidemment du terrain. Ça, c'est un peu le, bah, le cœur de métier de, de médecine fonctionnelle et de tous ceux qui nous regardent, je pense. Et donc, comment vous allez pouvoir faire pour agir sur la fibromyalgie ? Pareil, j'ai fait qu'une seule slide, mais il pourrait en avoir 70, 80, 100. Évidemment, le côté alimentaire, c'est non négociable. Le patient qui a une fibromyalgie, bon, là, c'est là, c'est là, c'est Stéphane qui est plus, qui est plus virulent que moi. Mais il a raison. C'est sûr que la suppression du gluten et des produits laitiers va améliorer le patient. Ça, c'est évident. N'oubliez pas l'avoine, hein, l'avenine, le gluten, votre système immunitaire, il s'en fout, hein, pour lui, il n'y a pas de différence. Donc, le patient qui vous dit, "Je mange des flocons d'avoine sans gluten", pour moi, ça reste d'un point de vue immunitaire la même chose. Euh, on va parler évidemment, bon, le petit-déjeuner protéiné, et cetera, alimentation anti-inflammatoire, pas d'édulcorants, pas de soda, machin. Bon, ça, ce n'est pas trop le sujet du soir, mais voilà, remettez quand même les choses à l'endroit.
Et donc, avant de commencer à vous dire, "Bon, alors, je mets quoi ? Du Q10, de la vitamine D, gnien ?" Non, déjà, passez du temps avec votre patient et vérifiez que l'alimentation elle soit clean. Sinon, vous faites que remplir un panier percé, quoi. Moi, plus le temps avance, et finalement, moins j'ai tendance à dégainer les compléments alimentaires tout de suite. J'en dégaine certains, évidemment. Vitamine D, magnésium, c'est la base. Mais en fait, multiplier les compléments alimentaires, si le patient n'a pas sa base, vous serez un peu déçu. Donc, ça, c'est hyper important.
La vitamine D, ça, pour le coup, c'est publié. Vous améliorez euh les douleurs dans certaines études. Vous voyez, je vous en ai cité plusieurs. Bah, pourquoi ? Bah, parce que ça va agir justement. Il y a des récepteurs au niveau des neurones et des cellules immunitaires, et donc ça va moduler la perception douloureuse, ça va moduler l'immunité, donc vous aurez moins de cytokines inflammatoires. La vitamine D, on le sait, hein, c'est un cofacteur de la conversion de T4 en T3. C'est aussi la vitamine D, un cofacteur de la fixation de la T3 sur les récepteurs. Donc, vitamine D, encore une fois, je rappelle, ce n'est pas une, ce n'est pas qu'une, ce n'est pas une vitamine, hein, c'est une hormone. Euh, alors pour les taux, euh, il y en a qui vont vous dire au 70, 80, 90, et cetera. Mais finalement, il n'y a pas si longtemps que ça, je regardais un, bah, un webinaire sur la vitamine D, et il semblerait que finalement, quand on vraiment on creuse, on creuse, on creuse les études, finalement, il n'y a pas forcément d'argument pour dire que 90 c'est mieux que 60. Et on globalement, les études montrent que les effets santé de la vitamine D, c'est au-delà de 50. Après, vous ne ferez pas d'erreurs à 80, vous ne ferez pas d'erreurs à 90, vous ne ferez pas d'erreur à être à 100. Donc, soyez souple. Votre patient, s'il a 90, il ne faut pas lui dire, "Ah non, c'est trop, il faut être à 60." Et le patient qui est à 60, il ne faut pas forcément l'obliger non plus à être à 90. Donc, dès que le taux type fonctionnel, c'est 50. La dose, évidemment, c'est variable. Moi, ce que je vous ai mis comme dose, c'est des taux moyens, enfin, c'est des taux médians chez mes patients. Enfin, mes taux, ouais, moyens chez mes patients, entre 4000 et 10 000. Évidemment, n'oubliez pas, associé à la vitamine K2. J'ai envie de dire, supplémenter si déficit confirmé. Vous pouvez déjà commencer à supplémenter en vitamine D à l'aveugle, même si vous n'êtes pas encore sûr, clairement pas d'erreur.
Autre supplémentation, magnésium. Moi, je dis toujours à mes patients, magnésium, c'est un super couteau suisse avec 300 couteaux. Ça sert quand même à 300 choses différentes dans l'organisme. C'est quand même énorme. Euh, donc, qu'est-ce que ça va faire ? Bah, là, je vous ai mis évidemment, je n'ai pas mis tous les effets du magnésium, mais là, je vous ai cité les effets du magnésium en lien avec le sujet de ce soir. Donc, modulation de la douleur, modulation de l'excitabilité de vos neurones, cofacteur, donc, de conversion de T4 en T3. Le magnésium vous permet de phosphoryler au niveau de votre mitochondrie. Je vous ai mis quelques études scientifiques qui vous montrent que c'est documenté. Donc, magnésium, c'est bien documenté avec la vitamine D. Donc, encore une fois, le magnésium, ce n'est pas, voilà, ce n'est pas un truc, ce n'est pas un truc inutile, ça sert à plein de choses. Pareil, je vous ai pas mis toutes les formes de magnésium. Retenez que l'oxyde, c'est à bannir clairement. Le bisglycinate est vraiment bien, parce que c'est quand même bien toléré. C'est vraiment le truc tout-terrain, c'est biodisponible, et cetera. Bon, chez Nutrilogic, ce qui est bien, c'est qu'on a plein de magnésiums différents, sans vitamines du groupe B. Avec vitamine du groupe B, il y en a en poudre et en gélule. Donc, là, ce qui est bien, c'est que vous avez l'embarras du choix, et ce qui est bien, c'est que vous n'avez pas d'oxyde, donc ça, c'est bien. La dose. Euh, moi, je dis toujours aux patients, vous n'êtes pas forcément capable d'absorber tout en une fois. Et donc, bah, le patient qui va se prendre 300 mg en une fois, je lui dis, bah, je préfère encore que vous fassiez 100 mg trois fois par jour. Après, le patient, il fait comme il peut. Moi, en général, le compromis, c'est, je dis, prenez au moins deux fois par jour pour vraiment avoir la dose qu'il vous faut. Moi, je vise minimum 300. Après, chez les gens méga stressés, j'hésite pas à aller à 600, hein. De toute façon, il n'y aura pas de surdosage, entre guillemets, en magnésium. Donc, voilà, faut pas hésiter à aller haut.
Le Q10, et ben, comme je vous l'ai dit, transporteur d'électrons dans la chaîne respiratoire. Ça diminue le stress oxydatif, puisque je vous rappelle, le coenzyme Q10 est un antioxydant, favorise la production d'ATP, et cetera. Je vous ai mis encore une fois euh les différentes études. Donc, encore une fois, la micronutrition, ce n'est pas un truc de, ce n'est pas un truc de charlatan, c'est publié. Même s'il y a des gens qui vous disent que non, bah, vous pouvez donner les études, hein, ça existe. Faut juste les lire. Euh, et en posologie, alors, ouais, 300 mg, c'est que j'ai peut-être été un peu, peut-être été un peu dur. Je dirais que 200 mg, c'est le strict minimum. Et après, faut pas hésiter à monter plus. 200, je pense que ça peut faire l'affaire. Toujours euh pris avec un repas contenant des lipides, et la forme ubiquinol, ça, c'est ce que j'avais vu dans des études. Après, voilà, il y en a qui vont dire qu'ubiquinol, ubiquinone, c'est mieux, mais finalement, vous savez que le corps peut passer d'une forme à l'autre. Voilà. Moi, j'avoue, je, ce n'est pas, enfin, ce n'est pas mon critère, ce n'est pas mon critère premier. Donc, voilà, pour moi, le temps que vous supplémentez à dose correcte, c'est largement suffisant.
Ensuite, on a les différentes vitamines. Pareil, je vais passer assez vite, parce que sinon, je vais prendre beaucoup trop de temps. Vous avez les différentes vitamines, je vous ai mis les différents taux, ça sera en replay, donc vous pouvez regarder ça tranquillement. Comme d'habitude, dans beaucoup de pathologies, bah, il faut méthyler, donc, faut de la B9, faut de la B12, la ferritine, hyper, enfin, le fer, hyper important, zinc, sélénium, et cetera. Ça, c'est pareil, vous pouvez reprendre tranquillement euh plus tard. J'ai pas encore parlé des surrénales, et je vais vous en parler après. D'ailleurs, en bas, ce ne sont pas des HA, ce sont des HA. Donc, ça, faudra que je corrige. Mais ça, c'est différentes normes santé. Si vous les regardez, ce n'est pas trop le, ce n'est pas le plus important. D'autant plus que c'est discutable, c'est voilà. Bon, après, on a tous globalement des normes communes. Après, voilà, s'il y en a qui me dit que vitamine B12, il préfère plus que moi, je, il n'y a pas, il n'y a pas de problème.
Une autre partie maintenant, c'est que on va euh regarder quels sont les amplificateurs potentiellement et les activateurs aussi euh de cette fibromyalgie. Donc, là, jusqu'à présent, on a plus ou moins vu les causes de fibromyalgie, et là, on va plutôt voir qu'est-ce qui va amplifier la fibromyalgie. Et alors, on va aussi voir comment vous pouvez faire aussi pour agir au niveau du, au niveau du terrain.
Alors, ce qui est intéressant, on va parler après des surrénales. Bah, vous avez évidemment la Rhodiola, mais je vous rappelle, la Rhodiola, ça augmente aussi la T4, mais ça peut aussi booster votre conversion de T4 en T3. Ça va être intéressant. Ça va améliorer aussi votre cortisol. Griffonia 5-HTP. Donc, ça, voilà, c'est pour le côté sérotonine. Et le safran, ça, c'est plutôt pour le côté, voilà, côté dépression. Assez intéressant. Et d'ailleurs, souvent, c'est associé. Griffonia à safran, ça va ensemble. Donc, ça, c'est pour le côté physiologie, si vous voulez améliorer le terrain du patient. Encore une fois, là, vous ne traitez pas forcément la cause, hein, vous traitez plutôt les symptômes. Mais c'est quand même intéressant. Votre patient, il sera content si vous le traitez de ce côté-là.
Moi, je vais vous donner un peu aussi d'autres pistes. Pour les surrénales, ce qui peut être intéressant, vous avez évidemment la Rhodiola. Moi, la Rhodiola, je fais attention, c'est plutôt une plante que je garde pour ceux qui ont un excès de cortisol. Ce n'est pas quelque chose que je vais donner chez quelqu'un qui n'aura pas assez de cortisol. En tout cas, c'est plutôt ma manière de voir les choses. Bon, le curcuma, ce n'est pas pour les surrénales, mais c'est vrai pour le côté inflammation. Ce qui est bien, c'est qu'il y a des formules, comme par exemple, comme chez vous, où il y a de la Boswellia en plus. Dis pas de bêtises. Et et tu me diras, il y en a un autre. Donc, soit seul, ou soit d'autres. Peut-être la quercétine, je ne sais plus. Ouais, ouais, la quercétine. Ouais, pardon. Donc, ça, ça peut être intéressant d'avoir les trois. Donc, soit vous mettez que du curcuma, vous mettez d'autres avec de la réglisse. Intéressant pour les surrénales, par contre, attention chez vos patients qui ont de l'hypertension. Ça, c'est pareil. Il y a aussi, chez euh, chez Nutrilogic. Attention, pas trop longtemps, la réglisse. Donc, mais après, elle est déglycyrrhizinisée, je dis pas de bêtises. Oui, on a les deux. Oui. Donc, ça aussi, ça peut être intéressant, déglycyrrhizinisée, pour ceux qui ont de la tension artérielle. Et donc, là, ce que je vous ai noté, c'est qu'il y a, j'ai pas trouvé d'essais contrôlés randomisés pour justifier la Rhodiola et la curcumine dans la fibromyalgie. Mais si vous avez bien suivi, de parler mécanisme physiopathologique, c'est intéressant de traiter l'inflammation, intéressant de traiter les surrénales, et cetera.
Maintenant, on va parler un petit peu, enfin, reparler un petit peu, pardon, de la thyroïde. Là, je vous ai mis un peu quel est le cheminement que vous devez avoir. Étape une, les cofacteurs. Donc, vous traitez les cofacteurs de conversion de T4 en T3. N'oubliez pas aussi que pour que votre T3 se fixe sur le récepteur, il faut quoi ? Du cortisol, il faut de la vitamine A, il faut de la vitamine D, euh, il vous faut quoi d'autre ? Des oméga-3. Donc, n'oubliez pas aussi qu'il faut travailler sur la fixation de la T3 sur le récepteur. Si vous avez trop de T3 reverse, bah, c'est pareil, ça ne marchera pas non plus. Étape deux, vous pouvez booster votre thyroïde avec de la phyto. Ça stimule la déiodinase. Vous avez le gugulstérol, le gugulstérone, qui sont intéressants. Vous avez la tyrosine. Donc, ça, c'est souvent des choses que vous retrouvez euh dans "Thyroïde Complete". Enfin, voilà, les compléments qui regroupent tous les cofacteurs. Donc, ça, ça peut être intéressant. Euh, moi, je dirais même, j'ai mis six persistances après phase, phase une, mais vous pouvez faire phase, enfin, étape une, étape deux en même temps, ça, ce n'est pas un problème. Extrait glandulaire, j'ai pas mis de nom pour froisser personne, mais encore une fois, vous en trouvez chez Nutrilogic, encore une fois, en deux dosages différents. Ça, ça marche très bien. C'est intéressant, ça paraît, je suis d'accord avec Stéphane. C'est intéressant pour les gens qui vont avoir peu de symptômes d'hypothyroïdie. Votre patient qui va avoir, allez, 5, 6 symptômes, ce n'est pas une, entre guillemets, une grosse hypothyroïdie. Là, les extraits glandulaires sont hyper intéressants. D'ailleurs, il n'y a pas que Bovin, j'ai précisé, j'ai mis Bovin, mais il y a aussi Porcin qui existe. Vous avez Ovin, euh, mais ça, ça va être très intéressant pour les gens qui n'ont pas une grosse hypothyroïdie. Après, attention, pour les Français, officiellement, euh, extrait d'hormone, enfin, en tout cas, extrait d'hormone thyroïdienne, poudre d'extrait, enfin, bref, c'est un peu, c'est un peu, enfin, ce n'est pas forcément très clair, mais en tout cas, en France, techniquement, ce n'est pas autorisé. Bon, on n'a rien dit, mais non, mais je mets, je mets quand même, je mets quand même en sûr, tout à fait. Ouais, pour certains collègues, voilà. En tout cas, sur la liste de l'ANSM, c'est le cas. En tout cas, clairement, moi, je trouve ça hyper intéressant.
Et alors, l'étape quatre, ça, c'est plutôt mon étape à moi. Euthyral. Donc, nous, c'est ce qu'on a en France. Il y a le nouveau Thyral aussi qui existe, mais retenez Euthyral. Si d'emblée, j'ai un patient avec 15, 20 symptômes, euh, évidemment, étape une, étape, étape une, je fais tout le temps. Étape deux, je ne vais pas la faire forcément si je vais faire l'étape quatre, mais je vais parfois aller directement à l'étape quatre, en plus de l'étape une et de l'étape deux, et je vais traiter mon patient. Et donc, surtout, commencer à petite dose, et augmenter progressivement. Même si le patient, il a plein de signes d'hypothyroïdie, ça peut être tentant de vous dire, "Allez, je mets un demi comprimé le matin, à midi." Mais clairement, il ne va pas comprendre le patient, et son corps non plus, parce que clairement, le patient, il vit au ralenti depuis des semaines, voire des mois, et clairement, si vous lui faites prendre des grosses doses directes, la T3, c'est hyper puissant, et au niveau cardiaque, il ne va pas supporter. Donc, surtout, vraiment, allez-y tranquille. Moi, c'est un quart de comprimé, il monte tous les quatre, cinq jours. Enfin, vraiment, j'y vais, j'y vais tranquille. Et surtout, éduquer votre patient à repérer ses signes d'hyperthyroïdie. Après, pareil, mon expérience me montre que parfois le patient, il l'apprécie et il tolère un certain surdosage, parce qu'en fait, il est tellement ralenti depuis des années qu'il va tolérer un certain surdosage, soit parce qu'il a vraiment besoin d'hormone thyroïdienne, il ne va pas toujours le sentir, ou alors il va un peu l'occulter, parce qu'il est content d'être un peu stimulé. Et donc, pour ces patients-là, ça peut être intéressant de faire une T3 libre sanguine de contrôle, et comme ça, vous pouvez rattraper les gens qui se surdosent, soit sans vous le dire, ou soit sans s'en rendre compte. Donc, la clinique, c'est bien, mais euh, la biologie peut être intéressante dans le suivi quand même, pour être sûr qu'on ne soit pas un peu trop, un peu trop dosé. Et moi, j'ai déjà vu biologiquement des surdosages, et le patient, il n'a pas de symptômes. Donc, pensez-y quand même.
Là, pareil, je vais aller vite. Qui serait le bon candidat à avoir directement d'emblée un traitement combiné ? Bon, bah, celui qui est sous T4 seul et qui n'est pas, qui n'est pas soulagé, bon, bah, ça vaut le coup de rajouter de la T3. Celui qui va avoir une résistance des symptômes malgré phase une, phase, enfin, phase 1, phase 2, phase 3. Celui qui va avoir une T3 reverse élevée, bah, au bout d'un moment, si votre T4 elle se transforme en reverse T3, bah, il n'y a qu'en mettant de la T3 que vous allez améliorer les symptômes. Et celui, bah, voilà, comme je vous l'ai dit, hein, qui a, qui a toujours ses symptômes, ses symptômes, alors que vous avez bien fait les choses. Donc, soit vous mettez en combiné, soit vous ajoutez la T3 à la T4. Donc, là, en France, on a le Tibon. Et après, ce n'est pas interdit non plus, euh, de faire, par exemple, euh, je sais pas, un Levothyrox ou autre, et rajouter à côté les glandulaires. Ce n'est pas interdit, hein, c'est même tout à fait possible.
Et donc je vous le dis, vous commencez tranquillement. Euh, encore une fois, la publication sur le traitement combiné de la thyroïde, vous aurez du mal à en trouver. Moi, j'ai fait mon mémoire là-dessus, euh, à des cartes sur le généotype des IO2, des études sur le traitement combiné T4 T3, ça court pas les rues et vous n'avez pas trouvé beaucoup de publications.
En tout cas, une des études que moi j'avais vu justement, c'est que les patients quand vous leur proposez T4 + T3 versus T4 seul, souvent leur qualité de vie est meilleure et donc en général, les patients rapportent un meilleur vécu sous traitement combiné. Donc il n'y a pas d'études randomisées, encore une fois, double aveugle, mascin et cetera. Euh, mais encore une fois, ça paraît logique de se dire qu'avec de la T3 en plus, le patient va mieux, puisque c'est l'hormone active.
Euh, rapidement sur les surrénales, donc je vous ai remis les symptômes de manque de cortisol. Euh, attention, parfois les symptômes de manque de cortisol et d'excès de cortisol peuvent être un peu similaires. Là, j'ai mis vraiment les trucs assez classiques. Euh, fatigue intense le matin. Souvent, on trouve de l'hypotension et des vertiges. Euh, ça, c'est parce que les surrénales, notamment, elles fabriquent des hormones qui régulent la tension artérielle. Aussi, un truc qui doit vous faire penser au manque de cortisol, c'est vraiment les gens qui ne vont pas tolérer quand vous augmentez leur traitement thyroïdien. J'ai mis les thyroxines, mais c'est aussi la T3. Votre patient qui ne tolère pas même de petites doses de T3, il faut absolument aller vérifier ses surrénales. Et si vous ne traitez pas assez surrénal, vous serez vite bloqué au niveau T3 et vous aurez du mal à monter. Donc ça, c'est important. Donc, ce n'est pas que le patient est surdosé en T3, c'est juste qu'il n'arrive pas à contrebalancer les effets de la T3 avec le cortisol.
Euh, manque de cortisol, on a soin des patients aussi qui ont mal au dos, très fréquent. Euh, le bilan ciblé. Euh, moi, en tant que médecin, encore une fois, mon rôle, c'est d'éliminer les pathologies endocrinologiques. Donc moi, j'avoue que j'aime bien faire quand même un cortisol à 8h, une ACTH, histoire d'éliminer les pathologies endocriniennes qui sont rares, certes, mais ça existe. Cortisol libre urinaire des 24 heures, ça peut être intéressant. Normalement, c'est que pour détecter les Cushing, mais bon, on peut voir des cortisols urinaires qui sont effondrés chez les gens qui manquent de cortisol. La DHEA, en général, moi, je vois que c'est vraiment la première chose qui va bouger. Moi, je disais patient, votre DHEA, c'est votre fusible, c'est ce qui va sauter en premier quand vous allez être stressé. Euh, donc une DHEA basse, euh, surtout chez quelqu'un de jeune, clairement, ça veut dire qu'il y a un problème au niveau des surrénales.
Euh, les taux cibles, voilà, c'est tout un chacun. Si vous regardez Tirer Tog, il va vous dire que la DHEA est beaucoup plus haut. Stéphane probablement dira aussi la même chose. Moi, grosso modo, je vous dis un peu le minimum à viser chez vos patients. Si vous faites mieux, c'est bien. Une femme, vous pouvez monter à 250. Un homme, si vous donnez de la DHEA, il est à 500. N'allez pas forcément baisser sa DHEA. Il n'y a pas de problème. Un homme peut être à 500 sans aucun problème.
Support thérapeutique, je pense que j'ai déjà pas mal parlé. Et alors moi, un truc que j'ai euh découvert il y a maintenant pas une bonne année quasiment, moi j'aime beaucoup les champignons adaptogènes. Je trouve que sur les surrénales, c'est hyper intéressant. Le cordyceps, c'est le champignon de la stéroïdogenèse, donc le champignon de la vitalité physique. Le reishi, c'est vraiment le champignon de l'apaisement émotionnel. Donc ça, j'aime beaucoup aussi pour les gens qui sont très stressés. Et alors l'éritium, si votre si votre patient il a des fois à la fois des problèmes digestifs et à la fois des problèmes de stress, bah l'éritium, ça va venir un peu réguler euh son nerf vague. Donc ça, c'est hyper intéressant. Et le petit message en bas, comme je vous l'ai dit, c'est que le patient qui tolère rapidement pas l'augmentation de son traitement thyroïdien, vous devez penser au cortisol. Clairement, ça, c'est quasi à coup sûr. Le cortisol ne suit pas.
Un petit détour par les femmes. Je vous ai dit au début qu'il y a beaucoup plus de femmes qu'un fibromyalgie. Bah pourquoi ? Que il y a une particularité chez les femmes, c'est le côté vraiment progestérone qui va jouer. Et la progestérone, en fait, elle va diminuer progressivement avec le temps. On sait que c'est la première hormone qui va diminuer dans la ménopause. Et bien, en fait, quand vous allez manquer de progestérone, vous allez avoir une rétention hydrique parce que la progestérone est diurétique. Et donc forcément, si vous avez une rétention hydrique dans les fascias, et bien forcément, vous allez avoir plus de douleur parce que vous avez une tension en quelque sorte. Et euh, ça, moi, c'est Stéphane Résimon qui m'en a parlé aussi, c'est que si vous avez un potassium bas, et bien vous allez potentiellement aussi avoir plus de rétention. Donc si vous cumulez les deux, potassium bas, progestérone basse, bingo. Pourquoi les femmes sont plus touchées ? Parce qu'on trouve plus d'hypothyroïdie chez les femmes que chez les hommes. Euh, et donc voilà pourquoi dans ces maux, vous aurez plus de femmes avec des euh fibromyalgies.
Là, c'était pour reparler un petit peu de l'histoire de dominance œstrogénique, carence sans progestérone. Comme je vous l'ai dit, la progestérone va baisser en premier, rétention d'eau, ça va comprimer vos récepteurs à la douleur et donc vous aurez plus de points douloureux. En amplificateur, on sait aussi que le potassium bas favorise la rétention hydrique. L'hypothyroïdie, évidemment, on le sait bien, il y a des patients, il peut avoir un visage bouffi le matin, doigts, pieds gonflés le matin, donc ça va auto-entretenir le truc. Et pareil, la femme qui va avoir plus d'œstrogènes, on le sait, elle va avoir une tension dans les seins. Euh, donc si la femme accumule les quatre, alors là, vous avez euh, là, vous avez le, vous avez euh, vous avez la totale. Donc pensez vraiment aux quatre, c'est hyper intéressant.
Euh, et donc n'oubliez pas encore une fois, faut pas être obsédé par la thyroïde parce que ce n'est pas parce que j'ai dit que l'hypothyroïdie était tout le temps là qu'il faut oublier les restes. Et donc encore une fois, euh, les hormones, elles ne travaillent pas toutes seules chacune dans leur coin, elles travaillent en interaction les unes avec les autres. Le gros binôme qu'on connaît, c'est thyroïde surrénal. Mais euh, pareil, la femme, vous pouvez la traiter pour l'hypothyroïdie. Si vous ne prenez pas en charge ses hormones féminines et si vous ne prenez pas en charge sa périménopause, elle ira probablement mieux, mais euh, elle ira surtout bien si vous traitez aussi sa périménopause et vous l'aidez euh dans sa périménopause.
Bon, ça, on en a déjà, on en a déjà pas mal parlé. Activité physique, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est la preuve la plus solide, on va dire, en intervention non médicamenteuse. Donc ça, c'est vraiment la preuve la plus solide, on va dire, dans le monde de la médecine, on va dire conventionnelle. Donc vous voyez quand même assez intéressant. Bah ça, ce n'est pas une surprise, hein. Ça augmente vos endorphines. Ça stimule le facteur de croissance cérébrale, le BDNF. Ça augmente le seuil de votre douleur. Ça permet de recycler vos vieilles mitochondries, de les mettre à la poubelle et d'en faire des nouvelles. Et ça augmente votre tonus parasympathique, hein. Vous êtes plus zen.
Euh, et donc bah l'idée, c'est voilà, de ne pas viser des choses très compliquées au niveau sportif. La marche rapide, natation, du vélo, toujours pareil, hein, progressif, comme je disais patient. Reprenez aussi, c'est important. C'est un message que je donne à tous mes patients. Moi, je leur dis, je préfère que vous fassiez 6 x 10 minutes de vélo, 6 x 10 minutes de marche, 6 x 10 minutes de course que une fois 1 heure dans la semaine. C'est bien plus intéressant. Au moins, le corps a le temps de s'adapter et après pour 6 mois, le patient peut augmenter. Mais voilà, moi je préfère plus souvent et moins que une fois qui sera traumatique en plus pour le patient qui n'est pas habitué. Et donc, il ne faut jamais s'épuiser. Et euh, si au début, c'est trop intense pour lui, et ben il écoute son corps et euh, et il retombe plus tard. Après, il faut quand même essayer de véhiculer que être en mouvement va lui faire du bien et donc la marche, j'ai envie de dire que c'est un, c'est non négociable en quelque sorte. Après, pour le reste, bah, il fait en fonction de ses capacités. Et là, je vous ai remis aussi quelques données récentes vis-à-vis de l'intérêt de l'activité physique dans la fibromyalgie.
Rapidement, euh, sommeil, stress, nerf vague, bon, ça, c'est, on en parle quasiment tout le temps. Euh, vous voyez quand même que le mauvais sommeil prédit la sévérité de la fibromyalgie. Après, il y a plein de gens qui ne font pas exprès de mal dormir, hein, dans la fibromyalgie. Donc voilà, mais c'est une réalité. La gestion du stress. Retenez que le plus validé, en tout cas, apparaît encore une fois en intervention non médicamenteuse, c'est la cohérence cardiaque. La classique, c'est la 5-5. Après, vous pouvez faire la respiration carrée, vous avez le droit. Euh, il semblerait que deux à trois fois par jour, ce soit bien. Euh, le le plus recommandé, c'est trois fois par jour. Euh, vous avez des outils et cetera. Bon, je ne suis pas un expert du rééquilibrage du nerf vague, mais je vous donne déjà des pistes. Il y en a qui préfèrent des expirations plus prolongées que les inspirations parce que quand vous expirez plus longtemps que l'inspiration, ça active davantage votre parasympathique. Après, il y en a qui sont adeptes des bains froids. Bain froid, quand on est hypothyroïdique, clairement, vous pouvez essayer, c'est un peu compliqué. Euh, il y a plein de manières en tout cas d'activer son nerf vague. Encore une fois, chacun active comme il a envie de l'activer en quelque sorte, mais le plus connu, c'est vraiment la cohérence cardiaque. Là, il y a des pubs en large en travers.
On va venir un petit peu à la fin, euh, essayer de vous faire une synthèse et vraiment une démarche pour que vous puissiez justement être synthétique et surtout ne pas être trop perdu parce que là, j'ai donné pas mal de pas mal d'infos. Euh, en tant que médecin aussi, je pense que ce que je peux vous apporter, c'est dans quel ordre faire tout ça parce que je vous ai donné plein d'infos, dans quoi, dans quel ordre faire les différentes choses. Là, encore une fois, c'est loin d'être exhaustif. Vous pouvez rajouter finalement la recherche des diagnostics différentiels que je vous avais mis tout à l'heure. Ça, c'est des propositions. Pour moi, faut faire un bilan quand même complet. Donc, il faut screener la thyroïde, screener les surrénales, screener les gonades, donc testo, estradiol, progestérone. N'oubliez pas la testo, hein, ce n'est pas que chez l'homme, hein. Donc, faites la testo aussi chez vos patientes.
Euh, pour les micronutriments, j'aurais pu en mettre plus, hein, j'aurais pu mettre l'iode et cetera. Donc, encore une fois, ça n'a pas forcément la volonté d'être méga exhaustif, mais en tout cas, dans la fibromyalgie, je vous ai mis les micronutriments qui ont montré un lien avec la fibromyalgie. Évidemment, vous avez le droit de faire l'iode, vous avez le droit de faire d'autres euh micronutriments et et autres. Euh, pour le côté inflammation, bah CRP ultra sensible et cetera, enfin, il y a plein de choses. Euh, le bilan infectieux, évidemment, loin d'être exhaustif, hein. Il y a plein plein plein plein plein d'autres trucs à faire.
Euh, pour le digestif, moi clairement maintenant, je ne jure plus que par le microbiote avec le shotgun métagénomique qui va vraiment vous donner tout ce qui vit dans votre intestin. Champignons, levure, bactéries, virus, parasite. Euh, vous avez plein de marqueurs de porosité intestinale, les plus connus LBP, zonuline fécale, sérologie cœliaque et cetera. Ça, c'est un peu le bilan fonctionnel, vous pouvez demander.
Alors, quel serait moi, en tout cas, comment moi je réfléchis ? Évidemment, en tant que médecin, mon rôle, c'est d'éliminer les red flags, éliminer les pathologies différentielles. Ça, c'est mon rôle. Donc, étape une obligatoire. Vous devez faire une éliminer euh différentes pathologies. Et euh, ça, c'est pareil, j'en ai discuté il n'y a pas très longtemps. Tout à l'heure, je vous disais si votre fibromyalgie résiste, on va dire au traitement, vous devez penser à l'ardinos. Mais j'en ai discuté il n'y a pas trop longtemps avec Stéphane Résimont. Il me disait que justement, dans dans sa carrière, disait que les fibromyalgies qui ne résistaient pas, juste enfin qui résistaient pardon au traitement, et bien pouvaient aussi régulièrement s'avérer être des maladies de Lyme. Donc, pareil, pensez-y au Lyme chez un patient qui ne va pas, qui va résister au traitement, faut y penser.
Donc, une fois que vous avez fait ça, étape 2, bilan fonctionnel complet. Étape 3, modifier l'alimentation, mais en fait, j'aurais dû mettre modifier le mode de vie. Donc, moi, j'aborde toujours le mode de vie avec cinq piliers. Alimentation, gestion du stress et des émotions, le sommeil, l'activité physique et 5. Maintenant, je rajoute toujours les connexions sociales, les relations aux autres. Euh, globalement, c'est bien de faire tout ça, mais si vous êtes tout seul dans votre coin, vous n'aimez personne, personne ne vous aime euh et cetera, quand vous le vivez tous les jours, bien pour moi, c'est quand même un pilier euh hyper important et ça, je pense qu'il ne faut pas l'oublier. Euh, donc moi, je rajoute maintenant ça, les connexions sociales et voilà. Est-ce qu'on est bien entouré entre guillemets ? Euh, si vous n'aimez personne et que personne ne vous aime, posez-vous des questions quand même. Peut-être aussi, ce n'est pas faux. Mais en tout cas, c'est hyper important. Euh, donc ça, pour le le 3, faut vraiment que je le modifie, que je mette modifier le mode de vie.
Que ce soit pour les médecins, les non-médecins, corriger les carences prioritaires qu'on a vu ensemble. Magnésium, vitamine D, B12, zinc, sélénium, fer, Q10, oméga3, ça c'est indispensable. Cinq, pareil, médecin ou non-médecin, vous ne pouvez pas passer à côté euh d'une hypothyroïdie. Si j'ai euh, donc je vous le dis, vous allez quasiment tout le temps tomber sur une hypothyroïdie. Après, faut pas non plus vous dire euh docteur Pchois a dit qu'il y avait une hypothyroïdie, donc je traite de la thyroïde. Non, posez les vous, posez les questions à vos patients et vérifiez qu'il y a des symptômes ou pas. Après, c'est pareil, ne tombez pas non plus parfois dans le surdiagnostic et dans le surtraitement. Euh, n'oubliez pas qu'il y a des symptômes qui peuvent être communs à d'autres déficiences hormonales. Donc, on a un peu tendance au début à être un peu obsédé par la thyroïde. Voilà, prenez aussi un peu de recul. Après, ça, c'est le, c'est l'expérience qui va vous permettre de le faire correctement. Et alors pour les médecins, bon, ça, c'est pareil, hein, je risque de me prendre des boulets rouges, mais n'oubliez pas de de rajouter la T3 s'il y a besoin. Enfin, ça, je veux dire, il y a plein de gens qui ne sont pas d'accord avec ça. Mais en tout cas, pour ceux qui me regardent, ceux qui n'ont pas l'habitude, et bien n'hésitez pas parce que clairement, vous allez voir que le patient, il va vous remercier parce que il va enfin avoir l'hormone active qui va rentrer dans son corps et ça va lui faire énormément de bien.
Euh, n'oubliez pas les autres choses, donc l'axe, l'axe thyroïde surrénal et cetera. N'oubliez pas de traiter évidemment la dysbiose. On pourrait rajouter "N'oubliez pas aussi de stabiliser vos mastocytes." Euh, donc si vous voulez stabiliser vos mastocytes, c'est hyper intéressant. N'oubliez pas de traiter l'inflammation. N'oubliez pas de traiter l'insulinorésistance. Donc là, c'est pareil, j'aurais dû être plus complet dans mon récap. Et finalement, la partie 7, ben, en fait, finalement, euh, j'aurais dû la mettre en partie 3. Euh, ça rejoint ce que j'ai dit euh tout à l'heure. Le petit tableau synthétique. Voilà, ça, c'est un peu des profils cliniques que j'ai donnés. C'est très euh schématique, hein, encore une fois. Euh, c'est vraiment un raisonnement très très très simplifié. Mais comme je vous le dis, fibromyalgie. Donc là, surtout, je vais aller sur l'avant-dernière ligne. Une fibromyalgie qui résiste ou une fibromyalgie qui a débuté après un virus, penser infection froide, Covid et compagnie. Et pour pu rajouter fibromyalgie résistante, penser donc bah l'air d'un, ça va dedans. Fibromyalgie résistante, penser et l'air d'un. Et encore une fois, n'oubliez pas la femme qui a qui est en virage périménopause et d'ailleurs, elle peut avoir 45 ans et déjà être en périménopause. Donc, ce n'est pas parce qu'elle a 45 ans qu'elle n'est pas en périménopause. Et donc, n'oubliez pas de soutenir ces hormones féminines. Et là, c'est pareil, même si vous n'avez pas accès aux hormones bioidentiques parce que vous n'êtes pas médecin. Il y a plein de choses sympas en phyto. Ça parle encore une fois chez Nutrilogic, il y a une gamme hyper intéressante ACTA, progest boost, progest boost, il y a tout ce qu'il vous faut. Il y a de quoi booster aussi la testo. Donc, vraiment, n'hésitez pas parce que encore une fois, traiter la thyroïde, c'est bien, mais rééquilibrer toutes les hormones, encore mieux.
Donc, ça, c'est un petit tableau qui peut vous donner voilà, des petites pistes en vous disant "Ah bah tiens, si j'ai ça, il faut que je pense à ça" et cetera. Donc, c'est pour ceux peut-être un peu plus qui débutent et qui ont besoin un peu d'orientation. Ça, après, ça se fait naturellement tout seul.
Qu'est-ce qui va faire que votre prise en charge va échouer ? Bah, encore une fois, c'est si vous traitez, enfin, si vous traitez un seul terrain. Encore une fois, comme je vous le dis, c'est bien de traiter l'alimentation, mais si à côté, le patient ne dort pas, il n'est pas heureux dans sa vie, il est stressé, il ne fait pas de sport, bon bah, ça peut ne pas marcher. Donc, n'oubliez pas les cinq piliers.
Qu'est-ce qui peut ne pas marcher ? Bah, qu'est-ce qui peut faire échouer la prise en charge ? Bah, c'est la T4 seule. Attention, si vous regardez que l'énorme labo et que vous ne regardez pas l'énorme santé, vous pouvez passer à côté du diagnostic. J'insiste un peu sur le gluten parce que pour moi, encore une fois, le gluten, porosité intestinale, c'est inflammation. Donc, indispensable de le supprimer complètement.
[grognement] Euh, attention, exercice trop intense, trop tôt. Euh, il y a parfois des gens qui récupèrent de l'énergie rapidement parce que vous avez donné les hormones thyroïdiennes notamment et en fait, qui vont rapidement vouloir se remettre à faire pas mal de choses et c'est un peu parfois les gens qui vont vous dire "Ah, les deux trois premiers mois, c'était trop bien et ah, le dernier mois, c'était dur et tout". En fait, quand on les questionne, en fait, ils vous disent "Bah ouais, c'est vrai que j'ai peut-être un peu trop forcé" et donc surtout, soyez patients. Je sais que les patients sont contents quand ils vont mieux, mais parfois, on est aussi là pour leur dire "Bon bah voilà, tranquille, la partie n'est pas gagnée, faut le temps de bien stabiliser la thyroïde et cetera." Donc, parfois, faut savoir dire aussi "Écoutez-vous". Et voilà, c'est ce que je disais avant. Pensez au Lyme non recherché, pensez aux infections froides cachées, pensez à l'air d'un l'os si jamais ça ne fonctionne pas. Et après, encore une fois, pour les médecins, mais même pour les non-médecins, [grognement] si vous voyez que votre patient, il n'a jamais eu un vrai bilan poussé, bah pensez à médecine interne et pensez à rhumatologie parce que je veux dire, moi, en tant que médecin généraliste, je ne connais pas toutes les pathologies de médecine interne ou de rhumatologie et donc parfois, faut pas non plus hésiter à se remettre en question et se dire "Ben, en fait, je vais peut-être louper quelque chose et ce n'est peut-être pas forcément fonctionnel et c'est peut-être autre chose." Donc, encore une fois, faut toujours être humble et se dire "Je suis peut-être passé à côté de quelque chose". En tout cas, moi, c'est ce que j'essaie de faire au maximum.
Comment vous allez suivre un peu vos différents marqueurs ? Encore une fois, c'est un peu compliqué de construire ce genre de slide parce que ça dépendra un peu de ce que vous avez fait. Mais pour vous donner un peu mon expérience, euh, une fibromyalgie, vous pouvez tout à fait, alors déjà le scoop, c'est que on peut [raclement de gorge] il peut ne plus du tout avoir de symptômes. Enfin, moi, j'ai plein de patients, patientes, enfin surtout des patientes, mais qui n'ont plus de douleur de fibromyalgie. Elle peut avoir des douleurs, mais qui sont autres. Mais en tout cas, les douleurs de fibromyalgie, on peut ne plus en avoir. Et moi, j'ai déjà vu des patients, patientes qui vous revoient 3, 4 mois après, il n'y a quasiment plus de symptômes de fibromyalgie. Le sommeil s'est régularisé, il n'y a plus de douleur euh parce que en fait, notamment, vous avez traité la thyroïde. Donc, pour moi, le truc qui va le plus être game changer chez le patient, c'est vraiment le traitement de la thyroïde. Ça, c'est indiscutable. Euh, donc ça, c'est surtout ça qui va qui va agir. Et après, pas forcément besoin d'attendre 4 mois. Si le patient n'a pas besoin de grosses doses d'hormones thyroïdiennes, si au bout d'un mois, il a la dose qui lui convient, bah déjà le patient au bout d'un mois, il peut déjà avoir beaucoup de succès.
Après, il ne faut jamais vendre, hein. Enfin, moi, je dis toujours aux gens, je n'ai pas de boule de cristal, donc je ne peux pas vous dire que vous n'aurez plus jamais de douleur. Mais en tout cas, je peux déjà quasiment vous certifier que vous aurez moins de douleur qu'avant. En tout cas, on va faire en sorte qu'on ait le moins, enfin qu'il y ait beaucoup moins qu'avant. Euh, je leur dis, il y aura forcément plus d'énergie et cetera. Vous pouvez, si vous voulez, utiliser les scores et cetera de suivi. Évidemment, vous suivez, hein, les symptômes d'hypothyroïdie, la biologie et cetera. Bon, ça, voilà, c'est la pratique de chacun. Chacun fait comme il veut. Euh, donc encore une fois, c'est une diapositive à titre indicatif.
[grognement] Et donc, pour terminer, ce que vous devez retenir, c'est que la fibromyalgie n'est pas une maladie idiopathique, c'est-à-dire sans cause connue. Vous avez vu, il y a plein de causes, on l'a vu ensemble et donc en fait, la fibromyalgie va quand même survenir souvent sur un terrain défaillant. Donc, vous aurez souvent des failles dans le mode de vie et comme je l'ai dit au tout début, creusez, mais vous trouverez souvent des traumatismes physiques, psychiques dans leur vie, soit enfant, soit jeune adulte, soit juste avant le diagnostic. Donc, encore une fois, faut pas raconter des bobards aux gens, il y a des causes de fibromyalgie.
Vous pouvez passer à côté de la thyroïde. Hypothyroïdie fonctionnelle, pour moi, c'est le pivot central d'une fibromyalgie. Vous trouverez quasiment tout le temps dysbiose, problème de gluten et diverses carences. Quatre. N'oubliez pas qu'il y a des facteurs déclenchants qu'il faut rechercher. Comme je dis aux gens, un Covid, un vaccin, une mononucléose, ça va être vraiment l'allumette. Vous avez craqué l'allumette, vous allez tout faire flamber. Encore une fois, il y avait un terrain qui va vous prédisposer. Euh, si vous avez un bon terrain, il n'y a pas de raison normalement qu'une infection déclenche tout ça.
N'oubliez pas parce que parfois les patients ont tendance à avoir tellement mal qu'ils ne font plus d'activité physique. Mais retenez que voilà, c'est quand même reconnu en niveau de preuve grade A. Donc, n'oubliez pas l'activité physique adaptée, évidemment. Et encore une fois, sur pareil, hein, prise en charge globale, ordonnée, euh, et donc l'idée, c'est de traiter les différents terrains et cetera. Et donc, bah, finalement, la petite phrase de la fin, c'est que pour moi, bah, la fibromyalgie, clairement, ça ne se subit pas. Une fibromyalgie, ça se traite. Peu importe ce qu'on dit. Moi, je le vois au cabinet, je pense que je ne suis pas le seul. Tous les médecins fonctionnels, on a tous des histoires de gens qui ont des fibromyalgies, bah, qui vivent parfaitement bien et qui, pour qui finalement, la fibromyalgie est un mauvais souvenir. Et donc, ce qu'il faut, bah, c'est comprendre les mécanismes physiopathologiques. Et une fois que vous avez compris ça, et bien vous pouvez, vous pouvez faire votre plan de traitement et clairement, le patient ira beaucoup mieux. Et je pense que c'est fini. Merci.
Oui, merci beaucoup Julien pour cette excellente présentation très complète comme à ton habitude. Alors, pas mal de questions. Première chose, Stéphane Résimont, super content. Fin, il m'a envoyé un message, tu vas parler de l'hypothyroïdie. Et très bien. [rires] Très bien. Donc, voilà une petite précision justement du docteur Obid qui te remercie pour cette présentation concernant le SD. Le diagnostic repose sur un bilan clinique, bien entendu, mais qui s'appuie aussi sur une étude de microfibrilles du collagène, ouais, par microtopie électrique. Donc, il parle aussi, dans la thérapie ou dans ce qu'il met aussi et qui a peut-être été oublié ce soir, mais il y a tellement de choses, évidemment, que la vitamine C, le collagène, ainsi que les antioxydants peuvent du coup, du coup, être aidés. Et merci, mon cher George, pour cette précision.
Euh, Lucy Lucy qui dit "Docteur Choix, un modèle. Je l'adore." Voilà. Euh, Elisabeth qui nous demande "Quelles sont tes valeurs santé pour la T4, T3, T3R urinaire ?" Ah ! Alors, ça dépend où est-ce que tu les as en tête ou ? Oui, ouais, ça dépend où vous le faites. Si vous êtes chez Sinlab. Euh, bon, je vais citer des noms de labo, hein. Euh, pour Sinlab, faut Alors, ça dépend grosso modo, si vous êtes en dessous de 800, donc je crois que c'est picomoles par 24 heures, grosso modo, vous êtes sûr, sûr, sûr que le patient est en hypothyroïdie. Bien que j'ai déjà eu des gens qui étaient à moins qui n'avaient zéro symptômes d'hypothyroïdie. Donc, bah, là, clairement, de toute façon, déjà, redonnez que vous faites pas de bilan thyroïdien si votre patient n'a pas de symptômes d'hypothyroïdie, mais redonnez qu'en dessous de 800 picomoles, c'est sûr, votre patient est en hypothyroïdie. Et je dirais qu'entre 800 et 1200, vous êtes un peu dans la zone grise. Donc, c'est là où vous devez bien regarder les symptômes de votre patient. Mais entre 800 et 1200, c'est un peu la zone grise. Et en général, quand vous êtes au-dessus de 1200 picomoles pour la T3 urinaire, vous êtes bon. Et pour la T4, moi, je dirais qu'il faut être au moins au-dessus de 2000. Mais après, souvent, moi, les gens qui, enfin, les gens qui vont bien, ils sont facilement à 3000. Moi, par mon dernier bilan, j'étais à 4000 en T4, donc 4000 de T4 urinaire. Vous n'êtes pas en excès d'hormone thyroïdienne. Euh, 1400, 1500, pareil, moi mon bilan, je suis à 1400, 1500 de T3 urinaire, je ne suis pas en hyperthyroïdie. Et pour l'IMS ? Alors, NIMS n'a pas les mêmes normes. Moi, j'étais un peu perturbé au début et en fait, je dirais que l'expérience que j'ai, c'est que pour l'IMS, faut viser à chaque fois les normes hautes. Donc, en T4, je crois qu'il faut viser 1500. Faut vraiment viser le haut et je dirais au moins être au-dessus de 1000. Et pour la T3, je pense qu'ils ont un peu changé leur, enfin, leur norme, mais pareil, je dirais qu'il faut viser le haut de la norme de LIMS. Donc, faut viser 500, 600 dans ces eaux-là. Hm hm. Et je ne fais pas la T3R dans les urines. Moi, je la fais que en sanguin. Donc, je n'ai pas d'expérience sur la T3 urinaire.
Est-ce que je peux te demander de couper ton partage d'écran comme ça, c'est vite fait qu'on se voit une fois l'un, une fois l'autre. Euh, Christian qui nous demande "Les SP des microcristaux sont impliqués dans les douleurs fibromyalgiques ?" Peut-être. Peut-être. Ça dépend, microcristaux de quoi ? Mais peut-être qu'on pense, je sais pas, la goutte, je ne sais pas trop, mais c'est un peu difficile de répondre.
Si l'intestin ne fonctionne plus neurologiquement, la personne fait une sigmoïdite aiguë. Elle doit donc faire un régime sans résidus et parfois, elle doit faire un régime sans résidus sur plusieurs semaines. Du coup, il y a un apport en gluten. Donc, le problème d'inflammation augmente. Quelle serait la solution ? Il y a plus d'apport en gluten ? Bah, enfin, résidu, il a plus. Ouais. Ouais. Bah, non, absolu, on peut manger son gluten en sans résidu. Ouais. Donc, pour moi, ce n'est pas forcément bloquant. Autant un résidu, on peut manger dans absolu des pâtes sans gluten. H h que ouais, je comprends pas trop la cu. Ouais. Ouai. Ouais. Ouais.
Bon, autre autre question Sandrine, j'ai presque la réponse, changer de médecin. Mais qu'est-ce qu'on fait quand mon mon médecin ne veut pas donner de Tiral ? Bah, euh, médecin fonctionnel. Non, pardon, pardon, pardon, j'ai mal lu la question. Pardon, je me suis précipité dans la question. Mé non. Qu'est-ce qu'on fait quand on est non-médecin pour le Tiral ? Pardon ? Bah, en fait, la prescription médicale, donc, il n'y a pas, il n'y a pas 10 000 options. Hm. Faut aller voir un bon médecin. Hm hm. Faut aller voir un médecin. Il y en a quand même, il y en a quand même pas mal. Ouais. Euh, de plus en plus.
Est-ce qu'un un surdosage de Tiral peut provoquer des symptômes de fibromyalgie ? Non. Pas à ta connaissance ? Non, je pense pas. Non. Non, non. Retenez que surdosage, palpitations, euh, c'est le numéro 1, nervosité, agitation, excès de transpiration, tremblement, euh, et il peut avoir aussi des vertiges, voire des diarrhées. Ça, c'est les six symptômes. H après, les gens peuvent aussi avoir une espèce d'oppression thoracique aussi, et certains ont mal à la tête aussi. Donc, voilà, là, grosso modo, vous avez les symptômes de surdosage.
Euh, est-ce que tu proposes parfois du CBD ? J'y pense pas, mais par contre, je sais que je n'en ai pas parlé, mais je penserai au PEA par exemple pour le côté douleur. Mais c'est que CBD, pourquoi pas. J'avoue, ce n'est pas trop mon domaine, mais je pense que ça pourrait être intéressant.
Euh, est-ce que Sabrina, si vous me posez des questions mais morcelées, ça va être compliqué en trois phrases. Faites-moi une phrase complète, ce sera plus facile. Euh, sinon, il y avait une question que j'avais vu là, Vincent. Euh, oui, en effet, j'ai, je pense que j'ai mal lu. La T3, c'est la T, c'est en fait, la T4 a besoin de progestérone pour se transformer en T3. Voilà, donc c'est ça le. Désolé, j'ai, c'était mal écrit. Donc, c'est la T4 se transforme en T3 grâce à la progestérone. Et c'est pour ça que d'ailleurs, souvent, les patientes qui sont en virage périménopause, c'est le moment où leur thyroïde va déconner parce qu'elles commencent à perdre leur progestérone. Donc, c'est le truc correct.
Euh, question de Nadine, j'ai une amie qui a une lactate déshydrogénase basse avec fasciculation et fonte musculaire. Aucune idée. L'enzyme Q10 va améliorer ou faire remonter son lactate ? Aucune idée. Puis là, c'est conseil médical, donc je ne touche pas.
Et bien, merci Julien pour cette soirée, pour tout ce que tu nous as apporté. Je vous recevrai demain dans votre boîte mail, c'est promis, le lien pour le replay. Vous recevrez également les liens vers différents protocoles justement qui vont pouvoir vous aider. Que ce soit pour la douleur, que ce soit pour l'hypothyroïdie, vous recevrez tout ça dans votre boîte mail. Si vous souhaitez des renseignements, si vous avez besoin de voir un délégué régional, n'hésitez pas à m'envoyer un mail, un mail en retour dans ce que vous recevrez hier. Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente soirée. Merci beaucoup Julien. Merci. Plaisir. Ouais, à bientôt. Salut. Au revoir à tous et merci à tous.