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Groenland, Arctique... pourquoi cette région est stratégique ?

Le monde en cartes15:50

Transcription

Durant son premier mandat, Donald Trump disait déjà vouloir acheter le Groenland. Aujourd'hui, il est un peu plus vindicatif et laisse même entendre vouloir le récupérer par la force. Alors, bien que ce soit probablement qu'un moyen de pression, pourquoi veut-il mettre la main sur cette île-continent et, plus largement, quels sont les enjeux autour de la zone arctique de la planète, rarement représentés sur les cartes ?

Alors, puisqu'elle est rarement représentée sur les cartes, on va déjà prendre une minute pour bien se mettre en tête cette zone. Donc, déjà, on laisse de côté toutes sortes de planisphères et on va utiliser un globe en 3D pour être sûr de bien se représenter la zone. Le Pôle Nord, c'est là, et la zone arctique est la zone entourant le pôle. Alors, généralement, on retient comme limite le cercle polaire arctique, mais en réalité, le hasard de la géographie de la région est assez explicite. Vous le voyez, l'océan Arctique est bien visible, et on ajoute dans cette zone les terres qui l'environnent. L'Arctique est bordé par les États-Unis via l'Alaska, le Canada, le Danemark via le Groenland, la Norvège et la Russie. Vous voyez aussi les zones économiques exclusives des pays concernés. Et à noter que chaque pays a des revendications qui vont au-delà des zones économiques exclusives existantes, comme vous pouvez le voir sur la carte. Et pour vous donner une idée des distances, du détroit de Béring à la Norvège, en passant par le Pôle Nord, il y a 5 500 km, c'est l'équivalent de Paris-Kabul, et environ 4 000 entre le Canada et la Russie, c'est l'équivalent de Paris-Dakar. Donc, c'est grand.

Ensuite, environ 4 millions de personnes vivent dans la zone arctique, un melting-pot de population indigène et exogène. Le Groenland est probablement l'entité dont l'identité est la plus arctique, dans le sens où 90 % de sa population est ethniquement inuite, parle le groenlandais, une langue esquimau-aléoute, et le Groenland a un statut de pays constitutif du royaume du Danemark. En d'autres termes, il en est largement autonome, et les 2/3 de la population, ainsi que les deux partis politiques principaux de l'île, sont pour l'indépendance totale du Groenland.

Alors, la zone arctique attise les convoitises des grandes puissances pour des raisons à la fois économiques et stratégiques. Vous voyez ici la couverture de la banquise à son minimum en 2024, au mois de septembre, versus la médiane des mois de septembre entre 1981 et 2010. On le voit, et c'est bien connu, cette couverture est de moins en moins étendue, et cette évolution du climat a plusieurs conséquences : la possibilité pour les navires d'emprunter de nouvelles voies maritimes en Arctique et aussi de faciliter l'exploitation des ressources naturelles. Ce sont deux éléments souvent évoqués, mais ici, on va essayer de creuser un peu plus pour comprendre quels sont leurs réels impacts.

Alors, on va déjà prendre les nouvelles routes maritimes. Il y en a deux : la voie du Nord-Est et celle du Nord-Ouest. Vous le voyez, la première longe les côtes russes entre l'Europe du Nord et le détroit de Béring, et la seconde se ferait un passage le long des côtes canadiennes et surtout entre ces nombreuses îles, entre le détroit de Béring et l'Amérique du Nord. Il est estimé qu'un voyage, par exemple, entre les ports de Shanghai en Chine et Rotterdam aux Pays-Bas, qui nécessite 48 jours via les détroits de Malacca et Suez, n'en nécessiterait que 35 en passant par la route du Nord-Est, un gain non négligeable donc.

Pour autant, il ne faut pas ignorer les difficultés qu'impose de passer par l'Arctique. Son contexte climatique impose de devoir faire avec le risque de percuter des glaces dérivantes. Le réchauffement engendre aussi davantage de brouillard, de vent violents, et si en été les marins pourront bénéficier des jours polaires, si la navigation devient un terme possible, en hiver, ils devront en revanche gérer la nuit polaire, donc avec très peu d'heures de jour dans une journée, voire pas du tout. La navigation en Arctique est donc très risquée, et d'ailleurs, elle l'est davantage sur la route du Nord-Ouest, près de l'Amérique du Nord, qui est moins directe. Les passages par l'Arctique nécessitent aussi des infrastructures d'accueil ou même de secours pour les navires. Vous voyez sur la carte les ports situés dans la zone arctique. Alors, on voit qu'il y en a davantage sur la côte américaine, mais en fait, ce sont de petits ports. En réalité, la côte américaine n'a pas encore les infrastructures nécessaires à ce type d'activité. La Russie, en revanche, est mieux équipée et elle dispose aussi d'avantages de navires brise-glace, une quarantaine, dont surtout des brise-glace à propulsion nucléaire, qu'elle est la seule à posséder. Ils permettent de créer des routes maritimes à travers la glace et à terme d'assurer la navigabilité dans le passage 9 mois sur 12.

Et en parlant de navires brise-glace, c'est le moment de vous parler une minute du sponsor de cette vidéo : World of Warships. World of Warships, c'est un jeu de tactique et de stratégie dans lequel vous affrontez en équipe les flottes de vos adversaires. Alors, pas besoin de grands réflexes ou d'avoir une façon de jouer nerveuse, ce qu'il faut, c'est c'est réfléchir et anticiper les mouvements de l'ennemi, une partie d'échecs sur l'eau, en gros. Durant une partie, vous jouez un navire et le but, évidemment, en coordination avec vos alliés, c'est de couler les navires de la partie adverse. Vous pouvez aussi améliorer vos navires pour les rendre plus performants et surtout posséder plusieurs navires, puisque le but, c'est aussi de pouvoir jouer avec plein de navires différents. Et d'ailleurs, au-delà de l'aspect tactique et jeux vidéo, ce jeu, c'est aussi un vrai musée virtuel. Les développeurs ont recréé 750 navires en se basant sur des plans et documents historiques pour se rapprocher au maximum de la réalité. Il y a cinq classes de navires, incluant aussi des sous-marins et des porte-avions, donc tout ne se passera pas seulement sur l'eau, vous allez devoir réfléchir en trois dimensions, c'est vraiment un point important dans l'univers du jeu. Vous allez y trouver une communauté de passionnés d'histoire maritime et plus simplement d'histoire en général, et comme il est réaliste, vous allez pouvoir aussi engranger vous-même des connaissances sur les différents types de navires, leur conception, l'armement embarqué, et cetera. World of Warships, c'est un jeu auquel vous pouvez jouer gratuitement, mais avec le code IMPACTFORCE, conçu pour les nouveaux joueurs, vous allez bénéficier de différents bonus qui vont améliorer votre début d'expérience dans le jeu. C'est par exemple 20 jours d'accès au mode premium sur votre compte, un navire japonais en plus, et d'autres choses que je vous laisse aller découvrir par vous-même en cliquant sur le lien en description. Je le répète, le jeu est gratuit, donc n'hésitez pas à le tester, c'est vraiment le meilleur soutien que vous pouvez apporter à la chaîne. Et maintenant, on reprend avec la vidéo.

Alors, pour autant, vous l'aurez compris, il ne faut pas croire que les voies arctiques vont complètement révolutionner le commerce maritime. Malgré le réchauffement du climat, dans cette région, elle reste hostile et de lourds investissements doivent encore être faits pour rendre son utilisation intéressante sur le plan économique. Il faut tout simplement faire une balance entre le gain en terme de temps et de carburant utilisé et le prix des infrastructures et services qu'imposent de mettre en place les spécificités de la région. Il est estimé que, dans le meilleur des cas, 20 % du trafic Europe-Asie pourrait emprunter l'Arctique en 2050. Alors, c'est beaucoup, c'est vrai, mais c'est dans le meilleur des cas, et aujourd'hui, surtout, on est loin du compte. En 2023, 34 millions de tonnes de cargo sont passés par la route du Nord-Est, contre plus d'un milliard par la voie normale via Malacca.

Ensuite, il y a le sujet des ressources naturelles présentes dans la région. Alors, ici, on va parler des réserves en hydrocarbures et des réserves minières. Vous voyez ici les zones représentant un potentiel en terme d'exploitation de pétrole et de gaz, et les revendications des différents pays sur la zone polaire. Alors, ce qu'on peut voir, c'est que les zones à fort potentiel se trouvent déjà dans les ZEE définis, et que les zones qui sont revendiquées par les pays riverains ne contiennent en revanche que des zones à potentiel moyen ou faible, et surtout, une bonne partie se trouve aujourd'hui dans des zones où la calotte glaciaire est permanente. Donc, ce sont des ressources difficilement exploitables.

Ensuite, il y a essentiellement la question des ressources minérales, et en particulier concernant les terres rares. Alors, les terres rares, c'est un ensemble de métaux qui ne sont d'ailleurs pas spécialement rares, ils sont même assez abondants, mais le problème, c'est qu'on trouve moins de gisements avec de grandes concentrations de terres rares que pour d'autres métaux ou minerais, et forcément, la concentration sur un gisement va directement impacter sa rentabilité. Les terres rares sont massivement utilisées dans les appareils électroniques, notamment dans deux domaines d'application stratégiques : la construction d'infrastructures liées à la production d'énergie renouvelable ou le stockage d'énergie, et dans le secteur de l'armement de pointe. Les grandes nations sont en compétition pour le contrôle du marché des terres rares, qui est aujourd'hui dominé par la Chine. En 2023, elle en a produit au moins 240 000 tonnes, soit 69 % de la production mondiale, et les États-Unis arrivent en seconde position avec seulement 43 000 tonnes. Il y a donc clairement une domination chinoise, et la Chine veut bien sûr maintenir cette domination, tandis que les autres grandes puissances souhaitent l'atténuer.

Alors, le rapport avec l'Arctique, ce sont essentiellement les gisements de terres rares présents au Groenland, et on fait donc le lien avec les déclarations de Trump de fin 2024, début 2025. Vous voyez sur la carte les endroits où la présence de terres rares est avérée, et maintenant les zones où la présence de grandes concentrations de terres rares est possible. Et on va aussi préciser que le Groenland abrite des gisements d'uranium sur son sol. Les voici sur la carte.

Alors, très bien, mais tout ce que je vous montre là, c'est sur le sol groenlandais, et donc danois, un pays souverain. Donc, qu'est-ce que les intérêts des grandes puissances mondiales viennent faire là ? Eh bien, l'objectif, c'est d'investir au Groenland afin d'en contrôler, au moins en partie, les ressources. Et du côté du Groenland, c'est l'occasion de recevoir des investissements dans un contexte de marche vers l'indépendance. Et pour que ce soit clair, on va rappeler quelques petits points concernant le Groenland. Alors, c'est un territoire grand comme un peu plus de trois fois la France, peuplé de 57 000 habitants, dont 90 % sont Inuits. Le Groenland a acquis un statut d'autonomie du Danemark en 1979. Ce statut a été renforcé en 2010 avec une prise de contrôle de la gestion des ressources de l'île par le gouvernement groenlandais. Le Groenland dispose de son propre Parlement, l'Inatsisartut, et est dirigé par un Premier ministre, actuellement c'est Múte Bourup Egede, depuis 2021, et il est membre du parti politique Inuit Ataqatigiit, d'orientation socialiste-écologique. Mais les élections législatives du 11 mars 2025 ont largement été remportées par l'opposition de centre-droit. La logique voudrait donc que Egede ne reste pas au pouvoir.

Il faut savoir que le Groenland avait engagé une politique de tolérance zéro dans l'extraction d'uranium à partir de 1988, par crainte des pollutions engendrées par de telles exploitations. Ces interdictions ont été levées en 2013, puis réappliquées en 2021, lors de l'arrivée au pouvoir de Egede. Le problème, c'est que le plus grand gisement de terres rares au Groenland, qui est aussi considéré comme le second plus grand gisement au monde, contient également de l'uranium. C'est le gisement de Kvanefjeld, dans le sud de l'île.

Alors, la zone de Kvanefjeld a été acquise en 2007 par une société minière australienne, dont l'actionnaire principal est depuis 2016 la compagnie chinoise Shenghe Resources, avec 11 %. La compagnie avait obtenu des licences d'exploitation pour une mine à ciel ouvert, mais avec les élections de 2021 et l'arrivée au pouvoir de Egede, le projet a été stoppé. La crainte était que l'extraction cause des pollutions locales qui auraient impacté la vallée de Narssaq, qui compte parmi le petit 1 % de surface du Groenland où l'agriculture est possible.

Alors, ce ne sont pas les seuls investissements, évidemment. Actuellement, il y a six sites de grande importance qui bénéficient de licences d'exploitation minière en cours. Vous les voyez sur la carte, et vous le voyez, on ne parle pas ici que de terres rares, on a du zinc, du rubis, du titane et autres, et on a des investisseurs venant de plusieurs pays, et aussi des multinationales n'ayant plus vraiment d'origine. Donc, si on récapitule, on sait que le Groenland abrite de nombreuses ressources en minerais et métaux. Quelques mines sont ouvertes, mais d'autres à fort potentiel restent fermées du fait de normes environnementales imposées par le gouvernement groenlandais. Sauf que ce statu quo, eh bien, il tient jusqu'à ce que la loi change, jusqu'à une potentielle alternance politique, et les prochaines élections législatives vont se tenir en mars 2025.

Alors, évidemment, suite aux déclarations de Trump sur sa volonté d'acheter le Groenland, voir d'employer des moyens plus brutaux pour en prendre le contrôle, une partie de la classe politique groenlandaise craint des ingérences extérieures dans ces élections. Le Parlement a même adopté une loi interdisant les dons anonymes ou étrangers aux partis politiques pour essayer de prévenir le phénomène. En parallèle, Egede a aussi évoqué implicitement une volonté d'aller vers l'indépendance du Groenland en 2025. Certains parlent d'un référendum au printemps, mais est-ce très pertinent étant donné les déclarations récentes de Trump ? Ne vaut-il mieux pas temporiser un peu pour voir ce que le président américain compte réellement faire et quel deal peut-être conclu ? Quoi qu'il en soit, que ce soit le Premier ministre groenlandais ou la Première ministre danoise, les deux ont répété que le Groenland n'était pas à vendre. La Première ministre danoise a également dit être ouverte à plus de coopération, notamment sur le plan stratégique.

Car en effet, le Groenland représente un intérêt stratégique pour les États-Unis. Ils y ont déjà une base militaire dans sa partie nord-ouest, la base de Thulé ou Pituffik, depuis 1943, et elle est clé pour ce qui est des ravitaillements dans la zone, ainsi que sa surveillance. Et il en existe d'autres sur leur propre territoire, évidemment, donc en Alaska, mais aussi chez leurs partenaires européens. L'adversaire régional, c'est la Russie, qui dispose également de bases tout le long de sa côte, et notamment l'importante base de Mourmansk, près des frontières finlandaises et norvégiennes. Alors, on l'a dit, plutôt la Russie dispose de navires brise-glace, dont certains sont armés, c'est un avantage dans cette zone, et c'est pour ça que les autres pays arctiques se lancent dans la construction de brise-glace également. Par ailleurs, les États-Unis ont mis en place des exercices militaires propres à la zone arctique, les exercices Icex, qui ont lieu tous les deux ans dans la mer de Beaufort, au large de l'Alaska, durant lesquels ils entraînent notamment leurs sous-marins à naviguer sous la glace. On peut noter également les exercices Ocean 24 entre la Russie et la Chine, dont une partie s'est déroulée dans l'Arctique en 2024. Il y a donc des démonstrations de force des deux côtés.

La Chine aussi construit des brise-glace, et dans son Livre blanc de 2018, elle se définit comme un "quasi arctique". Alors, ça ne veut pas dire grand-chose, mais en somme, elle essaie de se positionner dans la région et de défendre aussi ses intérêts. Elle tente d'investir au Groenland. En 2016, une compagnie hongkongaise avait notamment tenté d'acquérir une base navale danoise désaffectée à Grønnedal, dans le but de développer des activités minières. En 2018, une compagnie chinoise publique s'est aussi positionnée pour participer à l'extension et la modernisation d'aéroports groenlandais à Ilulissat et Qaqortoq, et il y a eu le projet de mine de Kvanefjeld, dont on a déjà parlé. Et tous ces projets ont été bloqués par les gouvernements groenlandais ou danois, parfois sur pression américaine.

Alors, sur ces tentatives d'investissement chinois au Groenland, il faut noter que c'est parfois aussi parce que le Groenland était demandeur. Il ne faut pas oublier que l'île veut à terme aller vers l'indépendance, donc il faut qu'elle trouve des partenaires économiques qui veulent investir, et la Chine répond présent. Et c'est aussi un moyen pour le Groenland de mettre la pression sur les Occidentaux, de dire : "Regardez, si vous n'investissez pas chez nous, la Chine va le faire", et ainsi dynamiser les investissements occidentaux. Le problème, c'est que quand vous avez un Trump en face qui change les règles du jeu en disant : "On va pas juste investir, on va vous acheter", eh bien, ça surprend.

Et du côté européen, en 2020, l'Alliance Européenne pour les Matières Premières a été créée. C'est un plan d'action de la Commission européenne pour réduire la dépendance européenne à certaines matières premières, et ce plan inclut un partenariat avec le Groenland. Mais si on revient du côté de la Chine, ce qu'on note, c'est qu'en fait, elle a surtout investi en Sibérie russe entre 2013 et 2023. Elle y a investi 90 milliards de dollars dans le secteur de l'extraction de ressources. Donc, ça, plus la nouvelle voie du Nord-Est qui commence à s'ouvrir, elle veut se positionner aussi militairement pour protéger ses intérêts.

Donc, si on doit résumer cette vidéo, on peut dire que deux événements viennent modifier la donne dans la zone arctique : la fonte des glaces, qui va permettre la navigation commerciale, et des ressources stratégiques en métaux, essentiellement au Groenland, ressources que les grandes puissances veulent avoir comme atout dans leur manche. Le Groenland est donc courtisé ou sera mis sous pression, et la question de son indépendance ne sera pas sans conséquence sur les relations qu'il pourra entretenir avec ses puissances. Et ces puissances accroissent leur présence militaire pour protéger ou montrer qu'elles seraient en mesure de protéger leurs intérêts dans la région, le militaire étant un volet indissociable de la puissance.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout. Si elle vous a intéressé, n'hésitez pas à le montrer en mettant un pouce en l'air, un commentaire, ça va m'aider à booster la vidéo sur YouTube. N'hésitez pas non plus à vous abonner, on se rapproche doucement des 400 000 membres dans la communauté. Et si vous voulez soutenir la chaîne, n'oubliez pas, vous pouvez télécharger le jeu World of Warships, vous trouverez tous les liens en description de la vidéo. Et si vous voulez soutenir la chaîne financièrement, il y a toujours les liens Tipeee en description également. Et encore merci à tous les tipeurs, et moi, je vous dis à la prochaine pour une nouvelle vidéo. Salut !