Transcription
Nous sommes le 12 avril. Il est 11h. C’est magnifique. On devait shooter demain. On annonce de la pluie, donc on shoot aujourd’hui. Euh, c’est un peu tôt dans la journée. Goliath n’est pas tout à fait encore réveillé, en forme, mais vous savez, Goliath, ça devient un peu difficile, hein, après euh cette vidéo à Paris là, qui a eu beaucoup de succès. Maintenant, il me parle de droit à l’image. Euh, ça, ça devient compliqué. Déjà les chats, alors si lui s’y met, alors en plus. Bon, ça commence à faire des caprices, ce chien. Et donc aujourd’hui, il a fallu lui faire un brushing. Voilà, il voulait un brushing, si vous imaginez le truc, hein. Bon, alors j’espère qu’il y aura pas trop de vent.
Et vous aurez remarqué que, au lieu de vous dire soit bonjour, comme je dis parfois, comme j’ai dit la semaine dernière à Paris : « Bonjour chez moi », j’ai dit « moyen », parce que Luxembourg, c’est moyen. Quelque sourire du jour et de la nuit. Mais aujourd’hui, je vous dis « Gout tac, goût tac », parce que tenez-vous bien, Goliath est en Allemagne. Nous sommes à Prade, presade, et oui, donc nous sommes sur le territoire allemand. Alors on va voir s’il veut bien descendre, parce qu’il a surtout envie de monter, et moi je veux descendre, parce que plus on monte, plus il y a du vent, et plus on descend, plus on est protégé. En plus, j’ai des choses à vous montrer. Alors il fait, regardez ici quand même, parce que je vous fais des vidéos le weekend, je vous rassure. On va parler de gluten tout de suite, mais je vous fais des vidéos le weekend pour que quand même aussi votre weekend soit sympa. Oh alors voilà, regardez, hein, tout ce, tout ce printemps qui explose. Voyez, c’est quand même bon. Voilà, vous avez ça le vendredi soir, vous dites : « Ah, je vais faire un weekend nature, ce qui a quand même pas mal d’avantages. »
Et on va parler encore de gluten, pour la bonne et simple raison que euh il y a beaucoup à dire. Je vous ai laissé la fois dernière un peu sur des généralités. Je vais approfondir un peu aujourd’hui, vous mettre en garde encore plus fermement que ce que j’ai pu faire euh dans la vidéo précédente. Donc ceci, une sorte d’opus 2 si vous voulez, hein, qui n’en a pas le nom, mais qui en fait en est un. Allez, goat, on va par là. Non, on ne monte pas, on descend. Il n’aime pas descendre, il préfère de monter. C’est toujours la cause de son genou droit qui n’a plus de ligament croisé. Ah, c’est quand on devient vieux, hein. Enfin, moi j’ai encore le croisé, mais je n’ai plus le ligament latéral interne, que Oxo a sa beauté. Bref, donc euh peut-être avant de passer à ce qui fâche, c’est-à-dire euh des pathologies qui sont en rapport avec le gluten et que je pense vous ne soupçonnez pas. Il monte, mais bon, euh c’est, c’est pas par ça que je vais commencer. Je vais commencer par vous parler de farine. On m’a posé des questions sur les farines. Bon, farine, farine. Euh, est-ce qu’il faut vraiment vous gaver de farine ? Ok, parce que il est un fait que, viens God, parce que tu vas finir par tomber dans le ravin. Non, pas bon. Euh, il est, il est un fait que euh la plupart des farines sont évidemment très glucidiques. Enfin bon, certaines le sont déjà moins que les farines traditionnelles de blé. Bon, ben puisque on est ici euh sans gluten, il n’est pas question de parler du, du blé. Alors les farines de remplacement : riz et maïs, euh c’est pas du tout génial. Les indexes glycémiques sont catastrophiques. Voyez ici, il y a plus de vent, dommage. Bon, on va un peu laisser Goliath se, se promener ici, sans risquer de tomber dans un trou quelconque.
Et alors le vent, le vent, c’est ces farines. Je cache avec mes deux mains ces farines : riz, maïs. Vous oubliez tout de suite. Alors bon, quelle farine alternative ? Farine de sarrasin. Moi je l’aime quand même bien. Toujours le problème de l’oxalate, tu vois pas. On va se calmer avec les oxalates. Farine de sarrasin, ça rend beaucoup de service. On fait des très bons pains au sarrasin, pain au sarrasin fermenté. Euh, non ici, non, hein Goliath, c’est pas bon ici, hein, il y a trop de vent. Allez, viens. Non, on va pas, on va pas rester là, on va encore se bouger et aller plus bas dans le chemin, parce qu’ici vous allez rien entendre avec le vent. Alors, farine de châtaigne, farine de lupin, euh des farines à base de, d’oléagineux. Je pense qu’on peut faire des farines à base de différents oléagineux. Bon, moi je suis pas très bon en cuisine, je peux vous dire. Certains attendent des miracles, bof, non. Euh, mais euh évidemment des farines incluant des, des oléagineux sont plus intéressantes, parce qu’elles, euh elles sont beaucoup moins glucidiques. Ok. Je crois qu’on peut faire pas mal de choses avec des, des noix ou des amandes. Ok, quand c’est possible, ces oléagineux vous les prenez euh blanchis, c’est-à-dire sans la peau, parce que dans la peau il y a évidemment beaucoup plus d’antinutriments et de, et d’oxalate et cetera, hein. Par exemple les amandes blanches, ben bon, vous débarrassez de la plupart des problèmes. Il vous reste une farine d’amande. Je crois qu’on peut faire des farines d’amande. Dites-moi si je délire là, hein. Je crois qu’on peut travailler avec des farines d’amande et des farines de noix et des choses comme ça. Alors les noix, c’est difficile de, d’enlever la peau des noix, c’est mission impossible. Va par là. Il veut monter. Non, on doit descendre. Bon, tu sais quoi ? Allez, on remontera et on va un peu parler sur le banc, ce sera beaucoup plus simple. Et là le banc est à l’abri du vent. Donc voilà, posez-vous quand même les questions qu’il faut. Petit rappel, et puis je passerai à de la pathologie liée au gluten. Petit rappel : les euh farines euh glucidiques vont pas trop convenir si vous devez manger beaucoup plus lipidique. Là je vous renvoie au fameux génotypes alimentaires, hein. Voilà, on va un peu se mettre ici. Alors on est dans les Fels, on est dans l’Eifel. Voyez, Verine. Donc on est ici, près de Prüm. On est, on est dans, je pense que ça c’est un faubourg. Enfin, faubourg, c’est une commune incluse dans Daun, hein, Daun, qui est à la frontière avec le Luxembourg. Alors vous voulez voir du Luxembourg ? Luxembourg, il est là, il est là, de l’autre côté, là, tout, tout, tout ce qui est là au fond, c’est le Luxembourg. Euh, et ce qui nous sépare de Luxembourg, là tout en bas, vous voyez là en bas, c’est… On va pas se mettre sur le bas, on va aller là en bas. Ouf, c’est trop joli. Euh, c’est la Our, la rivière Our, qui fait la frontière entre l’Allemagne et le Luxembourg. Bon, euh donc glucidique, ben vous savez, quand vous êtes là en train de dire : « Oh, comment est-ce qu’on va remplacer le gluten ? Comment est-ce qu’on va remplacer le gluten ? Est-ce qu’il faut vraiment remplacer le gluten par du glucidique ? » Ça c’est la question que vous devez vous poser en premier lieu, parce que vous, vous me cherchez des farines, et si je vous disais : « Oui, mais vous avez déjà trop de glucides, donc il faut remplacer le gluten par quelque chose qui n’est pas glucidique, qui va vers les, le gras et les protéines. » Mais oui, voilà la première question à vous poser, plutôt que de m’en kikquiner avec toutes vos farines. Je vous en farine moi, farine, avec ce mot-là à la bouche. Farine, Docteur Moudon, quelle farine ? Alors, ah, il me faut de la farine, moi. Ben tu parles. Donc les génotypes alimentaires. À peau E2, vos farines, vous pouvez déjà vous les mettre où… où je pense. Ça on dit pas ça, hein. Un médecin dit pas ça sur YouTube. Bon, ben voilà, je, je le dis pas, je l’ai pas dit. Ok, vous, vous n’avez rien entendu. Mais euh bon, évidemment, il y a pas beaucoup d’apoE2, 5, 7, 8 % au pire, au maximum, je veux dire, parce que c’est pas pire, c’est bien d’être à E2. Et puis alors à E3, ben c’est, faut pas trop… vous savez, c’est quand même plus lipidique, hein, à E3. Dites quand même. Et ça c’est 3/4 de la population. Pour E4, bon voilà, peut-être un peu plus farine friendly. Ok, ah ça c’est pas mal, hein, farine friendly. Oh mais oh, Docteur, je suis à peau E4, quel catastrophe ! Mais non, c’est pas catastrophique, vous êtes farine friendly. Hein, bien ça, non. Enfin bon, tombons pas non plus dans l’excès, hein. C’est pas parce qu’on est à E4 qu’on se gave de, de féculant, hein, et d’amidon. Alors, parlant d’amidon, quid de votre amylase ? À l’hiver, génotype AMY1A. Si vous avez peu d’amylase à l’hiver, comme la majorité de la population, 58 % au niveau mondial, ben si vous avez peu d’amylase à l’hiver, vous n’êtes pas censé, à peau E4 ou pas, manger beaucoup de glucides à la fois. Pouvez en manger, hein, c’est pas ça que ça veut dire, mais c’est pas des grosses portions. Ok. Donc il faut répartir, euh pas vous faire un énorme plat de pâtes, machin, euh risotto et tuti quanti… tuti quanti. Ah merde, je devais dire peu ou pro… Bon ben écoutez, ce sera pour la prochaine fois. Euh, je sais pas le placer chaque fois, hein. Excusez, il y a des fois où ça rate. Et donc il faut à ce moment-là répartir des plus petites portions de glucides et bien mâcher, mâcher. Et ce qui est catastrophique, c’est que les glucides les plus courants sont très faciles à avaler sans mâcher. Et évidemment, comme vous ne réfléchissez pas à ce que vous faites, que vous, vous, vous vivez pour manger et donc engloutir, dégloutir au, au plus vite, et que vous ne mangez pas pour vivre, attention, je vous dis tout de suite, vous ne vivrez pas longtemps si vous ne mâchez pas. Comment c’est possible de ne pas mâcher ? Il faut se calmer, il faut prendre du temps pour manger. Ok. Donc bien mâchez vos glucides, imprégnez la salive. Et plus on mâche, plus on sécrète de la salive. Et même si vous n’avez pas beaucoup d’amylase à votre salive, comme la majorité des gens malheureusement en, en, en souffre, on va dire, ou en tout cas c’est comme ça qu’ils sont fabriqués, c’est leur, c’est leur gène, et bien bon… On va se mettre ici, on va voir si le Goliath a envie de se promener. Au montant, ce qu’il a, c’est que comme il a fait sa première promenade depuis 4 mois hier soir avec mes chats, il est quand même bon. Et puis c’est pas son heure, hein, c’est plus fin de journée que Goliath aime bien se, se balader. Allez Goliath, regarde là, tu peux monter. Et donc c’est, c’est, c’est cette histoire d’amylase là, c’est très important, parce que la majorité d’entre vous en a peu. Et puis alors il y en a encore pas mal qui en ont moyennement, et c’est vraiment relativement rare de trouver des gens qui ont beaucoup d’amylase, qui donc ont plus de, plus de marge de manœuvre pour euh, pour fonctionner avec des amidons. Donc l’amylase, c’est ce qui digère les amidons. Bon, l’amylase, quand on en a peu, ça n’impacte pas les sucres, le sucre ou le fructose ou le, ou le saccharose, qui, qui, qui sont des sucres simples. Bon, le fructose, je suis pas grand fan, hein. Qu’est-ce qu’il y a, Goliath ? Allez, non, tu veux pas ? Mais si, regarde, regarde, tu es bien ici, au moins ici il y a pas de vent. Allez, voilà. Oui, il y a un peu trop de pente. Ah mais voilà, ça va, on va s’y mettre. Donc tout ce qu’on dit au sujet de l’amylase, ça concerne les amidons, ça ne concerne pas les sucres simples. Donc euh selon vos autres génotypes, imaginons que vous êtes à E4 et vous avez peu d’amylase, donc amylase homozygote ancestral, et bien vous pouvez quand même vous faire un peu plaisir, notamment avec des fruits, des fruits peu amidonnés. Pas la banane, banane très amidonnée, catastrophe. Donc euh n’oubliez pas que les, les sucres des fruits seront absorbés au niveau de la muqueuse intestinale et ne doivent passer… si c’est pas des amidons, ils ne doivent passer par le travail de digestion de l’amylase à l’hiver. Voyez, c’est ça qui, c’est ça qui est quand même intéressant. Ben voilà, il commence à s’intéresser un peu aux odeurs dans le coin. Allez. Donc voilà cette petite parenthèse. Et puis alors pour quand même le dernier, 3e et dernier génotype alimentaire, ben si vous avez une déiodinase 2, une DIO2 homozygote ancestrale, et bien vous ne, euh vous, vous ne devriez pas manger beaucoup de glucides, parce qu’il faut plus de T3, de triiodothyronine active, quand on mange beaucoup de glucides. Et donc ces patients-là, qui sont aussi relativement rares, ce n’est que une personne sur 7 ou 8 qui est DIO2 homozygote ancestrale et qui donc devrait manger plus lipidique pour ne pas devoir convertir autant de T4 en T3, puisqu’elles ont beaucoup de mal à, à faire cette conversion. Voilà. Bon, je ferme la parenthèse, parce que sinon finalement ce n’est plus une capsule sur le gluten, mais tout ça est connexe, puisque vous vous remplacez mal le gluten, vous êtes obsédés par des produits sans gluten, gluten free, qui souvent sont totalement catastrophiques. Non, on va un peu plus loin. Oui, on va aller là, sur le bord. Oh oui, même oui, mais ici il y a pas… mais il y a pas beaucoup de chiens qui viennent ici. Alors il y a pas toutes les odeurs que tu as dans ton village, ça c’est normal. Bon, alors les gros problèmes du gluten, au-delà de ce que vous soupçonnez, c’est-à-dire un inconfort digestif, ben c’est… je, je vous, je vous rappelle le modèle, hein, la maladie cœliaque, où il y a un énorme, une énorme perte de barrière, euh puisque c’est évidemment un cas de perméabilité intestinale catastrophiquement élevée et d’autoimmunité massive. Je le dis souvent, mais maladie cœliaque : 10 à 20 fois plus de risque de euh thyroïdite auto-immune, donc de Hashimoto et de diabète de type 1. Donc c’est pas, c’est pas un peu plus, hein, c’est x 10 ou x 20. C’est publié, hein. Ça c’est plus m… Bon, alors, perte de la barrière, perte de l’absorption. Donc les cœliaques sont tous euh en absorption catastrophique, des tonnes d’anémie, manque de fer très systématique. Donc si vous avez un manque de fer rebelle, allez voir si vous n’êtes pas cœliaque. Euh, les euh densités osseuses basses, ostéopénie et même ostéoporose jeune chez les jeunes. Les jeunes cœliaques sont souvent, très souvent déjà en ostéoporose, et c’est des, des malabsorptions de tout ce qui est compliqué à synthétiser, comme l’hémoglobine, où il y a pas que, que le fer, hein, il y a aussi la B12, la B9, le cuivre, le, le, euh, euh enfin bon, 36 trucs qui interviennent pour faire de la B12. Il y a aussi d’autres éléments traces euh que on va pas développer maintenant. Euh, donc c’est difficile de faire de l’hémoglobine, c’est difficile, encore plus difficile de faire de l’os, où là il y a une foultitude de constituants pour faire de l’os. Ben voilà, tout ça euh foire complètement chez les cœliaques, et donc ils ont un énorme problème de malabsorption. Ok. Et donc quand vous tombez sur des prises de sang où plein de nutriments qui sont dans l’alimentation sont déficitaires, pensez à un problème de gluten. Alors ce qui est encore beaucoup plus inquiétant avec le gluten et souvent insoupçonné, mais tout simplement c’est euh tout ce qui est euh pathologie psychiatrique. Il y a un sous-groupe significatif de schizophrènes, j’entends bien schizophrènes, donc la maladie psychiatrique, on est pas dans la névrose là, on est dans la psychose, qui sont purement et simplement intolérants ou allergiques au gluten. Et ces gens-là, ben ils doivent absolument… On va mettre Goliath ici, ça va lui plaire plus, parce que bon là, mine de rien, ça a l’air, ça écrase, hein, la caméra, mais il y a une pente canon, et derrière c’est le Luxembourg. Donc c’est ces schizophrènes qui ont un gros problème avec le gluten, guérissent, guérissent 100 % quand on enlève le gluten. C’est publié, allez voir sur Pubmed. Ok. Voilà un peu, il est plus à plat, parce que là il y avait trop de pentes. Et donc euh quand je dis psychiatrique, c’est aussi psychologique. Quasiment toutes les maladies psychiatriques ont été publiées avec un lien euh vers le gluten, tout, hein : paranoïa, bipolarité, j’en passe, c’est des meilleurs, mais aussi les névroses, hein. Voilà, là ça lui plaît mieux, parce que là il y a des odeurs. Bon, il veut des odeurs, ce chien. Voilà, à mon avis, il y a des gens qui viennent avec leur chien s’asseoir sur le banc, et donc ça, ça lui va. Et il est exigeant, hein, chez les petites starlettes comme ça. Starlette, c’est je… qu’un chien quand même, hein, c’est une starlette, il a des exigences de star, mais ce n’est qu’une starlette, ce Goliath. Si vous n’êtes pas d’accord, dites-moi, vous dites : « Ah non, Goliath starlette, c’est mieux que ça. » Enfin, je, je j’attends vos, vos remarques, vos commentaires. Sacré Goliath. Bon, donc du côté du système nerveux central, il y a tout ce que vous voulez : dépression, anxiété. Il y a des gens anxieux, on voit pas trop pourquoi, ils n’ont pas de bonne raison, ils arrêtent le gluten, bah ils sont plus anxieux. Et oui, me dit-on, c’est difficile à croire. Ben essayez. Qu’est-ce qui vous empêche de rester 4 mois sans gluten, sans vos baguettes, sans vos croissants ? Pourquoi pas ? Mais là il faut le faire radicalement, parce que si vous diminuez, vous ne pouvez pas juger les résultats. Moi, diminution de gluten, ça ne fonctionne absolument pas. Vous oubliez ça tout de suite, vous arrêtez 4 mois, vous faites l’effort, vous vous observez, vous regardez ce qui se passe, vous demandez aux gens qui vivent autour de vous, après quelques temps, hein : « Est-ce que mon humeur a changé ? Est-ce que, est-ce que quelque chose a évolué depuis que j’ai arrêté ? » Parce que parfois c’est un peu difficile de se rendre compte soi-même. Et évidemment, ça n’arrive pas du jour au lendemain, hein, il faut donner un peu de temps. Bon, alors, peau, peau, ben écoutez, peau, évidemment que la peau va avoir un impact énorme. D’ailleurs, il y a déjà des commentaires, des commentaires sur la fameuse vidéo parisienne euh où des gens disent : « Ah mais moi quand j’ai arrêté le gluten, ma peau s’est beaucoup améliorée, je n’ai plus toutes ces, toutes ces plaques rouges et cetera. » Donc moi, je j’insiste sur les problèmes cutanés. Puis alors, je vais quand même vous rappeler quelque chose : le premier nom, je crois, ou en tout cas une des versions de ce qu’on a identifié comme étant la maladie cœliaque à l’époque, ça s’appelait la dermatite herpétiforme. Ah oui, dermatite, c’est-à-dire des, des, des… bon, une inflammation de la peau, dermatite. Ok, mais herpétiforme. Oh là, Goliath ! Ah voilà, il fait des, il fait ses besoins, c’est pour ça qu’il était, il est pas… il était pas bien là avec la pompe. Voilà, ici il a fait son besoin, c’est bien. Bon. Donc dermatite herpétiforme. Dès que… alors j’ai eu plein de cas cliniques comme ça, et ça c’est, c’est, je pense que c’est très sous-estimé. Dès que vous avez un problème de peau, bon des rougeurs, ça pourrait déjà être ça. Si en plus de rougeurs vous l’avez, vous avez le caractère herpétiforme, donc des petites vésicules comme dans l’herpès, hein, dermatite herpétiforme, et bien euh vous pensez tout de suite au gluten. J’ai déjà eu mais des trucs surprenants, des gens qui signalaient quelques petites vésicules, des petites cloques comme ça avec un tout petit peu de, de fluide à l’intérieur, et euh, et bien euh je crois pas que ça pouvait être classifié comme des maladies cœliaques plein pot. En tout cas il y avait pas la sérologie cœliaque, euh mais ça euh se guérissait totalement à l’arrêt du gluten. Ces petites vésicules n’apparaissaient plus. C’est parfois des gens qui ont deux trois petites vésicules ici, deux trois petites vésicules là-bas, et euh qui s’en plaignent, qui montrent… parfois ce n’est pas actif au moment où je vois le patient ou la patiente, ils ont des photos. Je dis ça : des vésicules, méfiance gluten. Alors je fais tous les tests sérologiques. Bon, le test sérologique, je vous rappelle rapidement, le meilleur c’est les IgA antigliadines, plus derrière les IgA totales pour, pour dépister. Donc dans le, le quartile quintile inférieur des valeurs de référence, soit pas d’IgA du tout, c’est rare mais ça arrive aussi. Bon, ben là vous savez rien faire avec les IgA antigliadines. À ce moment-là, on fait les IgG antigliadines. Ok. Alors il y a d’autres IgA cruciales à faire, mais moins prioritaires que les IgA antigliadines, c’est les IgA anti-transglutaminase tissulaire, qui est le test officiel conventionnel, mais qui est beaucoup trop souvent négatif. Donc si on vous a fait ça, on vous a dit : « Non, non, il y a rien, aucune réaction aux protéines du gluten. » Donc la gliadine est la plus, la plus abondante. Oubliez-moi ça tout de suite. Ajoutez, faites en plus le dosage des IgA antigliadines et des IgA anti-endomysium, endomysium avec Y, un Y et puis un I derrière. Ok. Et alors comme vous risquez toujours d’avoir des gens qui sont décevants au niveau des IgA, vous pouvez aussi faire les IgG anti-transglutaminase tissulaire. Je crois pas avoir déjà vu des IgG anti-endomysium, si ça existe, dites-le-moi, j’aurais appris quelque chose. Vous apprenez, j’apprends, on apprend tous les uns des autres, toujours. C’est pour ça que je réponds à toutes ces questions. Posez plus qu’une question à la fois, parce que moi je sais pas suivre. Pas trois questions, une question à la fois. Ok, sinon je réponds plus, j’écoute, je remballe une question, vous reposez une question, parce que je… ça devient monstrueux. Bon, c’est des heures et des heures par jour. Ok. Donc ça c’est la sérologie cœliaque. Et bien pour revenir à mes dermatites herpétiformes, mes petites vésicules, et bien parfois c’est que les vésicules qui parlent, la sérologie n’est pas parlante, n’est pas euh suspecte. Ok. Donc c’est toujours la même chose en médecine, il y a pas une réponse binaire, et vous n’allez pas avoir toutes les caractéristiques de la maladie, toutes les… Oh du vent ! Euh, toutes les euh, tous les marqueurs biologiques, tout ça va pas s’aligner. Les planètes s’alignent rarement, au cas où vous ne le seriez pas. Ok. Donc soyez vigilants. Allez voir la clinique. Les deux grands domaines, les trois grands domaines, évidemment c’est le domaine digestif, mais je vous rappelle que 90 % des cœliaques n’ont pas de plainte digestive. Oh, 90 % des cœliaques n’ont pas de plainte digestive. Ok. Oh il y a des… je vous montre le bois, on n’a pas vu assez de bois. Regardez, c’est pas joli. Et donc digestif, système nerveux central, dépression, j’insiste, hein, gros truc, gros tuyau ça, et puis euh mais tout le, tout le cutané. Ok. Alors Goliath, comme un petit malheureux, attend qu’on remonte. Euh on va pas trop le surmener, parce que hier soir, première promenade en 4 mois. On va plutôt euh le laisser euh récupérer un peu sur mes genoux. On va aller faire nos courses. Ici, on est avant les courses. Et je vous remercie pour votre fidélité. J’espère que c’est pas trop chaotique, qu’il y a pas eu trop de vent, mais il y a, il y avait pas de vent au début, puis il s’est levé, évidemment, le temps qu’on tourne. Tant pis, on fera mieux euh la fois prochaine. À vendredi 19h30, toutes les semaines, je vous attends pour le live chat. Salut, salut, ou Goliath, ouou boudou, ça c’est mon terme ça, hein. Hop, allez, salut.