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LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD - RÉSUMÉ

Mounir Fathala4:56

Transcription

Les amis, j'espère que vous allez bien. Bienvenue sur ma chaîne, toute nouvelle vidéo en pour cette nouvelle vidéo, je vais vous résumer le jeu de l'amour et du hasard. [Musique]

Avant tout, n'hésitez pas à vous abonner à la chaîne si ce n'est pas déjà fait, et activer la cloche des notifications pour ne rien louper des prochaines vidéos. C'est toujours sympathique. J'ai donc relu le jeu de l'amour et du hasard. J'ai évidemment de nouveau apprécié Marivaux. Donc, c'est forcément subtil et drôle, et déjà très moderne pour l'époque. Il avant de commencer, un petit mot sur Marivaux, de son vrai nom Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux. C'était un dramaturge français du XVIIIe siècle. Donc, si avec le des Lumières, il appartenait à l'Académie française, et on lui doit des œuvres comme *La Colonie*, *L'Île des esclaves*, ou encore *Les fausses confidences*, pour lesquelles j'ai déjà fait une vidéo. N'hésitez pas à la voir juste après. Marivaux maîtrisait l'art de raconter l'amour avec délicatesse et légèreté, à tel point que de son nom il fut l'expression de « marivaudage », qui peut aussi bien exprimer un langage ou une attitude subtile pour partager ses sentiments qu'une drague un peu lourde. Donc, à l'avenir, si quelqu'un est trop persistant avec vous et que vous souhaitez malgré tout rester polis, n'hésitez pas à lui dire : « Frérot, va marier vous ».

D'ailleurs, le sujet de la vidéo, c'est le jeu de l'amour et du hasard. Alors, ça parle de quoi ? Ça raconte l'histoire d'une fille, Sylvia, à qui on recommande de se marier avec un gars qui s'appelle Dorante. Sauf qu'elle ne l'a jamais vu de sa vie. Et comme il n'est pas du genre à jeter avant d'avoir essayé, elle demande à sa servante, Lisette, de se faire passer pour elle pour qu'elle puisse observer son prétendant de loin et juger de sa valeur. C'est pas mal. C'est un peu comme si, pendant les soldes, tu te payais un gars avec les mêmes mensurations que toi pour qu'il fasse la queue à ta place en cabine d'essayage, parce que plein quoi, la tarentelle, dire ça serait vachement pratique. Sauf qu'on s'éloigne du sujet. Sylvia donc charge Lisette de prendre sa place pour s'assurer que Dorante lui corresponde. Et comme on est dans une pièce de Marivaux, ce serait pas marrant si ça s'arrêtait là. Puisque dans le même temps, Dorante a la même idée avec son valet, Arlequin, pour qu'il puisse lui aussi être sûr que Sylvia lui conviendrait. Avec ce genre de quiproquos amoureux, crois-moi, tu n'as pas besoin de regarder de télé-réalité, on est largement au-dessus.

Ça met donc en scène six personnages principaux : Sylvia, une jeune fille noble ; Monsieur Orgon, qui joue aussi un rôle principal dans la pièce ; Lisette, la femme de chambre de Sylvia ; Mario, fils de Monsieur Orgon, donc frère de Sylvia ; Dorante, le futur prétendant ; et Arlequin, le valet de Dorante. Et ça commence avec Monsieur Orgon qui vient voir sa fille Sylvia pour lui apprendre qu'un jeune homme du nom de Dorante souhaiterait l'épouser. Sauf qu'elle n'est pas très motivée, pour des raisons un peu subtiles : c'est juste qu'elle ne l'a jamais vu de sa vie. Elle en parle avec sa servante Lisette, et a l'idée d'échanger les rôles avec cette dernière pour pouvoir observer son prétendant de loin et savoir s'il est vraiment fait pour elle. Sylvia et Lisette parlent, et ce dernier est très motivé par l'idée, et elles encouragent même. Sauf que ce que ne sait pas Sylvia, c'est que Monsieur Orgon, son père, a reçu un courrier de la part de Dorante lui annonçant qu'il allait lui aussi échanger les rôles avec son valet Arlequin afin de juger des qualités de Sylvia avant de s'engager. Sans que, évidemment, ni l'un ni l'autre ne soient au courant qu'ils ont eu la même idée. Comme dirait l'autre : « Une idée nouvelle, jusqu'à ce qu'on se rende compte que la nouveauté est universelle. » C'est une phrase d'un philosophe, pas trop j'ai dit ça sur un taux de bagues. Et c'est donc là que commence le jeu de l'amour et du hasard, un jeu de circonstances et de séduction qui finira par dévoiler les sentiments des uns pour les autres. Puisque forcément, quand Lisette et Arlequin se rencontrent sous leurs fausses couvertures de domestiques, ils ne peuvent pas s'empêcher d'être mutuellement attirés par leur éloquence et leur élégance naturelle. Et de leur côté, Arlequin tombe aussi amoureux tout en pensant avoir affaire à la noblesse. Lisette se décide même à aller voir Monsieur Orgon pour le prévenir qu'il y a moyen que Dorante, en réalité, aime Arlequin. Ça, il ne le sait pas. Donc les moyens que ce dernier tombe amoureux d'elle. Ce à quoi Monsieur Orgon, au courant des stratagèmes, lui répond : « Il n'y a pas de soucis, Lisette, vas-y, fais-toi plaisir. Laisse au père le labour, autre goût tu m'étonnes que ça la range. » Lui avait quand même une chance sur deux que ça finisse avec un domestique.

Ensuite, Dorante, le vrai, rentre. J'ova l'élan plus de mentir à Sylvia qu'il pensait être une simple servante. Et donc il est très amoureux, alors il lui dit toute la vérité : qu'il est le vrai prétendant, issu de la bourgeoisie, qui était venu demander la fille de Monsieur Orgon en mariage. En réponse à ça, Sylvia continue de jouer le jeu, elle va même plus loin : elle lui fait croire que Mario, qui est en réalité son frère, est amoureux d'elle pour rendre Dorante jaloux et le pousser à faire sa demande. Et ça marche, puisque après avoir annoncé qu'il s'en allait, Dorante fait demi-tour et lui demande sa main. Sylvia, avant que celle-ci ne lui révèle toute la vérité, et s'assure ainsi d'un amour véritable et sincère de la part de son amant. De leur côté, Lisette et Arlequin, encouragés par leurs maîtres, décident de se dire la vérité, se révèlent sous leur vrai visage de valets, et se promettent de s'aimer pour toujours. Au passage, Lisette commente, ironiquement, qu'elle est perdante dans le deal, qu'elle aurait pu finir avec un jeune bourgeois sympathique. Bon, l'amour est plus fort que tout, enfin, il paraît.

Tu l'as compris, avec sa pièce à la fois subtile et drôle, Marivaux aborde la question, déjà d'actualité au XVIIIe siècle, de l'amour affectueux et sincère par opposition au mariage arrangé où les femmes n'avaient malheureusement pas trop leur mot à dire. Il s'amuse aussi à inverser les rôles entre maîtres et domestiques, là aussi une volonté progressiste de casser les codes des apparences sociales. Voilà, j'espère que ça vous a donné envie de lire le jeu de l'amour et du hasard, ou comment j'ai pris beaucoup de plaisir à vous le résumer. Mais si vous avez aimé cette vidéo, n'hésitez pas à laisser un petit pouce bleu, c'est toujours sympathique, à la partager et à me laisser un commentaire si vous avez une pensée. À la prochaine, ciao ! [Musique]