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Les 5 Meilleurs Hacks de Cerveau pour la Rentrée (Inédit)

Fabien Olicard La deuxième chaîne21:36

Transcription

Salut ! Il y a 9 ans, j'ai découvert quelque chose qui va tout changer, normalement, pour vous aujourd'hui. Ce sont des techniques mentales un peu puissantes. Si puissantes qu'il y a des entreprises qui payent des fortunes pour que leurs dirigeants y aient accès et les apprennent. Alors, ça ne sort pas de n'importe où. Ce sont des méthodes qui sont basées sur 30 ans de recherche en neuroscience, mais que, probablement, je dis ça à la louche, 99 % des gens ignorent complètement.

Je sais qu'on dirait le début d'une vidéo, vous savez, les vidéos qui vendent des formations comme ça sur internet. Je sais pas si vous avez ça sur Instagram ou sur Facebook. "Salut à toi, jeune entrepreneur." Je vois ça passer. Bon, là, c'est gratuit, il n'y a pas de formation à la fin. Je vous raconte mon histoire.

J'avais, à l'époque, quelques mois pour écrire un projet qui est devenu finalement mon premier livre. La deadline, elle n'était pas négociable. Ça, c'était pour des raisons de fabrication et de sortie. Et là, gros drame, je n'ai pas réussi à écrire une seule ligne au départ. Mon cerveau, c'est comme s'il me sabotait à chaque fois que j'essayais de faire, à chaque fois que j'essayais de franchir le cap de la page blanche. Mais je savais que c'était au-delà de ça. Pourtant, que ce soit très clair, j'ai toujours très envie d'écrire un livre, d'écrire ce livre. Mais après avoir bien travaillé sur d'autres choses, j'arrivais pas à me mettre en marche sur ce projet-là.

Et c'est là que j'ai fait ce que je sais faire de mieux, c'est-à-dire faire des recherches jusqu'à ce que je trouve des solutions. Et j'ai découvert cinq techniques qui ont littéralement tout fait basculer pour moi, encore jusqu'à aujourd'hui. C'est-à-dire que ça a explosé, ou fait exploser du moins, mon niveau de concentration. À partir de là, je pense que ma capacité à faire ce que je voulais a été en vrai multipliée par deux ou trois. Et surtout, j'ai eu la confirmation de quelque chose de terrifiant. Notre cerveau nous... Votre cerveau, il a un plan secret. Il veut vous empêcher de réussir à faire ce que vous voulez. Et pourquoi ? Parce qu'il va vous pousser à procrastiner quand vous avez des urgences. Il va vous paralyser quand vous devez créer. Et pourquoi il fait ça ? Parce qu'il a été programmé il y a 50 000 ans pour vous protéger des mammouths. C'est vrai. Et aujourd'hui, il vous protège de... bah, pas de mammouths, parce qu'il y en a plus. Donc, il vous protège de la mise en mouvement qui consomme de l'énergie. Surtout s'il considère que dépenser cette énergie n'est pas indispensable à votre survie. Et c'est rarement indispensable à notre survie.

Sauf que Philippe Ali a prouvé il y a quelques années qu'on peut reprogrammer notre cerveau en 66 jours. Elle contredit d'ailleurs tout ce qui se disait sur les 21 jours pour avoir de nouvelles habitudes. Ça veut dire qu'en commençant maintenant, vous pouvez avoir de nouvelles habitudes incroyables avant la fin de l'année. C'est pas mal. Et rassurez-vous, ça va vous être utile en plus dès aujourd'hui.

Donc, comme diraient les vendeurs de coaching, je vais vous révéler aujourd'hui cinq techniques que j'ai testées et approuvées. Ce sont des vraies méthodes utilisées par des personnes comme Bill Gates ou comme des athlètes olympiques. Et à la fin de cette vidéo, vous allez avoir les armes mentales que pas mal de gens n'ont pas. Et je vous recommande de rester jusqu'à la fin parce que, c'est vrai, la 5ème technique, elle va normalement vous faire la même révélation que ça m'a fait à moi. C'est une technique que j'ai très gentiment emprunté aux gens comme ceux de la Navy Seals, les forces spéciales de l'armée américaine, qu'ils utilisent pour rester opérationnels quand ils sont sous pression extrême. C'est pour vous dire, ça vient d'un endroit assez utile.

Je sais que je suis en train de perdre votre attention, donc on se reprend, vous comme moi.

Technique numéro 1 : la technique de la phrase moche. Stephen King. Vous connaissez ? 400 millions de livres vendus, un empire de 500 millions de dollars. Mais en 73, il était coincé sur "Carrie". Impossible d'avancer sur le livre, il a même jeté le manuscrit à la poubelle. Sa femme l'a récupéré, elle lui a dit quelque chose qui a tout changé pour lui. Ça a changé l'histoire de la littérature, mais même elle lui a dit : "Continue d'écrire, même si c'est nul au début." Et ce livre est devenu un phénomène international, mondial. Tout ça grâce à ce que j'appelle la phrase moche.

Vous connaissez un peu cette sensation un peu atroce où vous devez faire un truc important, genre un mail, je sais pas moi, une présentation, un projet, pas forcément un truc professionnel, mais peu importe. Et là, vous avez un blackout total. C'est-à-dire que votre cerveau vous dit : "Ça va être nul, c'est même pas la peine de le faire." Il y a une étude révolutionnaire de l'université d'Harvard, en lien avec les travaux de Teresa Amabile, sur des centaines de créatifs professionnels, qui a permis de découvrir quelque chose que vous pressentiez peut-être. La plupart des blocages créatifs viennent de notre perfectionnisme. 89 % de nos blocages, selon certaines sources. Mais attention, ce chiffre est à prendre avec des pincettes, je n'ai pas trouvé de source primaire à ce sujet. En gros, notre cerveau refuse de commencer à faire quelque chose tant qu'il n'est pas sûr et certain de le faire parfaitement, de faire parfaitement ce qu'on voulait faire.

Alors, voici le secret de Stephen King, de J.K. Rowling, de Bernard Werber et de plein d'autres gros auteurs que vous connaissez, qui est transposable à plein de choses. Il n'y a pas d'inspiration qui tombe du ciel. Ça n'existe pas. Il y a juste de l'action qui va créer l'inspiration. Ça, c'est un hack qui est radical pour votre cerveau et ça va à l'encontre de tout ce qu'on vous a enseigné. Écrivez volontairement quelque chose de nul. Si vous avez un truc à faire, commencez à le faire mal. C'est pas grave. Ne le faites pas dans votre tête. D'ailleurs, si c'est de l'écriture, faites-le vraiment sur une feuille de papier, pour de vrai. Et si vous savez pas quoi écrire, vous écrivez : "Je suis en train d'écrire cette phrase nulle parce que Fabien m'a dit qu'il fallait écrire une phrase nulle et que ça marcherait." Et franchement, j'ai des doutes sur le fait que ça marche. Mais bon, on va bien voir. Et là, c'est bon, parce que vous venez de briser la glace mentale, vous êtes passé de 0 à 1. Et c'est ça le blocage le plus compliqué, c'est de commencer. Ensuite, de passer de 1 à 2, de réécrire, de perfectionner la chose. C'est facile, c'est juste la mise en mouvement, en fait.

Et pourquoi ça marche ? Le docteur John Kounios, un neuroscientifique de l'université de Drexel, a fait une découverte fascinante. Il a scanné le cerveau de plein de gens et notre cerveau, il a deux modes : le mode critique et le mode créatif. C'est ces deux modes de fonctionnement. Et quand on vise la perfection, on active le mode critique. Et quand il est activé, le mode critique tue littéralement la créativité. Donc, quand on accepte l'imperfection, que ça va être nul au départ, on libère finalement le mode créatif automatiquement, qui va pouvoir s'exprimer. Et ensuite, le mode critique, on pourra s'en servir pour repasser sur ce qu'a produit le mode créatif.

Moi, quand j'ai testé cette technique pour mon premier livre, du coup, il y a eu quelque chose de magique. J'ai écrit, c'était mes premiers mots quoi, à peu près un truc du style : "Ce livre va sûrement être nul, mais au moins j'essaie de faire quelque chose dans ma vie pour écrire un livre quoi." Et puis, sans m'en rendre compte, j'ai quand même continué. J'ai gratté une phrase, puis deux, puis une page, puis un début de sommaire, puis 1000 mots d'un coup. Et puis, à l'époque, j'écrivais selon le principe du nanovre moto. Vous m'avez déjà sûrement entendu en parler. En fait, on écrit 1667 mots par jour pendant 30 jours, ce qui donne à la fin du mois un livre de 50 000 mots. Un livre pas terrible, mais qu'on peut ensuite retoucher, améliorer pendant des semaines ou des mois pour avoir le livre parfait.

Et je le répète, si ce n'est pas clair, ça ne s'applique pas qu'à l'écriture. Vous pouvez transposer ça à plein de choses. Il y a Maya Angelou, elle, c'est un prix Pulitzer quand même, qui utilisait cette technique. Elle a déclaré qu'elle s'installait dans une chambre d'hôtel avec juste un carnet et qu'elle écrivait volontairement des phrases qui lui passaient par la tête comme ça, pour démarrer. Elle décrivait ce qu'elle voyait, et cetera. En fait, le cerveau, il n'aime pas le vide, mais il adore corriger, il adore conseiller, il adore critiquer, il adore améliorer. C'est pour ça qu'on est si fort quand quelqu'un fait quelque chose à donner notre avis. Donc, il faut nous créer cette matière première, et ensuite le cerveau va prendre le relais. C'est un peu comme un sculpteur. On a besoin d'une matière brute pour créer un chef-d'œuvre. Alors, donnez-lui cette matière à votre cerveau, même moche, c'est pas grave, on s'en fiche.

Vous testez ça maintenant. Vous pensez à quelque chose que vous repoussez, par exemple, depuis des semaines. Vous ouvrez un document, vous écrivez une phrase volontairement pourrie sur le sujet que vous vouliez aborder. Et si vous l'avez fait, ben bravo, vous venez de débloquer votre "génie créatif". Et ce n'est que le début, parce que maintenant, je vais vous révéler comment allumer votre cerveau comme si on appuyait sur un interrupteur on/off. Allez, vous restez avec moi, et moi, je reste avec vous pour vous parler de Michael Phelps. 28 médailles olympiques, le sportif le plus titré de l'histoire. Avant chaque course, il fait exactement la même chose depuis 15 ans. Il balance ses bras trois fois, il ajuste ses lunettes deux fois, il visualise sa course pendant une minute, je crois. C'est toujours pareil. Et ça, c'est son bouton on mental. Tiger Woods, trois mouvements de club avant chaque swing. Serena Williams, cinq rebonds, je crois, elle fait avant chaque balle de service. Enfin, ce n'est pas de la superstition, pas du tout. Si vous pensez ça, c'est une erreur. Moi, j'ai longtemps cru qu'il fallait pas de rituel avant de faire quelque chose d'important, avant de monter sur scène pour moi, par exemple, parce que j'avais peur que si je ne pouvais pas avoir mon rituel, mon petit gri-gri habituel, ben je sois pris de panique.

Mais il y a une étude de l'Institut de Performance qui a été menée sur plus d'une centaine d'athlètes qui a révélé un truc un peu stupéfiant. L'extrême majorité des grands athlètes utilisent un rituel pré-performance identique à chaque fois, et leur niveau de performance augmente d'une manière significative quand ils appliquent le rituel versus quand ils ne l'appliquent pas parfaitement. Et voici ce qui se passe dans le cerveau. À chaque fois que vous associez un geste ou un son, une action, une pensée, un état mental, vous créez ce qu'on appelle un ancrage neuronal. C'est comme programmer votre cerveau. Pavlov l'avait découvert avec ses chiens, mais les neuroscientifiques modernes, comme Antonio Damasio, ont révélé le mécanisme exact. Quand vous répétez une action dans un contexte spécifique, votre cerveau crée des autoroutes neuronales. Et au bout de quelques dizaines ou vingtaines de répétitions, ça dépend de la répétition et des gens, cette autoroute va devenir un système automatisé.

Tony Robbins utilise une technique similaire. Avant de faire ses grandes conférences devant des milliers de personnes, il fait exactement la même séquence : trois grandes respirations, il serre les poings et il dit à voix haute : "C'est le moment." Oprah Winfrey, vous connaissez peut-être, elle médite exactement 20 minutes avec la même musique avant chaque interview qu'elle doit faire. Et elle dit dans la presse que c'est ça qui lui donne sa présence un peu magnétique à l'écran.

Alors, voilà comment vous allez créer votre bouton on à vous personnel, étape par étape. Étape une : vous choisissez votre ancrage unique. Ça peut être une chanson que vous n'écoutez que pour faire quelque chose de spécial. Ça peut être un parfum, ça peut être un geste, ça peut être une phrase. L'important, il faut que ce soit unique et reproductible facilement partout. Deuxième étape : vous définissez précisément l'état mental que vous voulez ancrer, parce que c'est de la concentration, de la créativité, de la confiance en vous. Soyez ultra précis. Troisième étape : répéter l'association religieusement, précisément, à chaque fois que vous voulez rentrer dans cet état. Utiliser cet ancrage tous les jours, faut pas d'exception. J'ai connu une personne de mon entourage qui utilisait deux gouttes essentielles d'huile de mandarine poivrée, vous savez, sur ses poignets, avant chaque session de travail. C'était toujours debout, très exact. Au bout de quelques semaines, juste l'odeur de la mandarine poivrée, ça lui déclenchait ce truc de concentration. Il y a une erreur à ne pas faire, c'est d'essayer de créer plusieurs ancrages en même temps. Donc, non, on en fait qu'un seul à la fois. Et une fois que vous maîtrisez parfaitement, vous pouvez en créer un autre.

Mais préparez-vous, parce que là, je vais vous révéler maintenant comment utiliser un bug de votre cerveau pour vous forcer à agir, même quand vous n'avez pas envie. Cette découverte, ça devrait changer pour la rentrée votre rapport à la motivation. J'en ai parlé dans un reel, c'est dans un short il n'y a pas longtemps, mais je trouve ça intéressant de le détailler plus précisément.

1927, restaurant de Berlin. Bluma Zeigarnik, ça dure à dire. C'est une jeune psychologue observe quelque chose d'assez étrange. Tous les serveurs se souviennent parfaitement des commandes en cours, mais ils oublient instantanément celles qui sont terminées et payées. Et cette observation, ça va révolutionner notre compréhension du cerveau humain. Elle va décider d'étudier le phénomène. Elle va faire une expérience sur 164 participants. Elle leur donne des tâches à accomplir, mais elle interrompt la moitié d'entre eux avant la fin, avant l'accomplissement de la tâche. Résultat : ça défie toute logique. Les participants se souviennent 90 % mieux des tâches interrompues que des tâches qu'ils ont terminées. En gros, votre cerveau garde les tâches inachevées ouvertes, un peu comme un onglet sur un ordinateur. Il ne peut pas s'empêcher d'y penser. Il a besoin d'accomplir et de terminer les choses. Et c'est ça qu'on appelle aujourd'hui l'effet Zeigarnik. C'est pour ça qu'il faut écouter, par exemple, en entier une musique si on a un refrain qui tourne en boucle dans notre tête, parce que ça veut dire que la tâche n'est pas accomplie.

Il y a des études récentes en neuroimagerie de l'université de Chicago qui ont montré que quand vous commencez une tâche, votre cortex préfrontal reste activé jusqu'à ce que la tâche soit terminée. Même quand vous pensez à autre chose, même quand vous faites autre chose, il y a une partie de votre cerveau qui continue de travailler dessus en arrière-plan. Hemingway, Ernest Hemingway, l'avait compris sans connaître les enjeux scientifiques. Il s'arrêtait toujours d'écrire ses livres au milieu d'une phrase, il savait comment terminer. Résultat : son cerveau continuait de travailler sur l'histoire toute la nuit, et le lendemain, il reprenait très facilement avec une énergie intacte, parce qu'il n'avait pas terminé ce qu'il avait décidé de terminer. Il savait où il en était. C'est beaucoup plus simple que de passer à un nouveau chapitre.

Donc, commencez petit, ridiculement petit. Si vous êtes en étude, faites pas des trucs du style : "Je vais réviser tout mon cours d'histoire", mais plutôt juste : "Tiens, je vais ouvrir mon livre à la bonne page et je vais lire l'intro." Pas plus. Vous dites pas : "Je vais faire du sport", mais : "Je vais me mettre juste en tenue de sport." Vous dites pas : "Je vais écrire mon mémoire" ou "Je vais écrire mon rapport pour le boulot", mais juste : "Je vais taper le titre et je vais écrire en gros la structure et j'arrête."

Moi, j'en ai fait une technique que j'appelle l'amorçage des 120 secondes. Étape numéro 1 : identifier la tâche que je repousse, celle qui me fait mal au ventre rien que d'y penser. Étape numéro 2 : je trouve la plus petite action possible pour commencer. Si petite que je ne peux pas échouer. On ne peut pas échouer à mettre sa tenue de sport, par exemple. Si petite qu'elle me paraît stupide. Étape 3 : je programme 120 secondes sur mon moniteur, sur mon téléphone. Et je me dis très sincèrement : "Après ces 120 secondes, j'ai le droit d'arrêter si je veux. Vraiment, je suis OK avec ça." 4ème étape : je commence. Ben, dans 80 % des cas, je continue bien au-delà des 120 secondes, parce que mon cerveau a pris le relais. L'effet Zeigarnik, ça fonctionne aussi dans l'autre sens, hein. Si vous voulez arrêter de penser avec obsession à quelque chose, il faut finir cette tâche. Et c'est pour ça aussi qu'il ne faut pas commencer trop de tâches en même temps, parce que ça va épuiser le cerveau, ça va faire saturer l'information.

C'est d'ailleurs pour ça que la technique suivante est cruciale, et comme diraient les coachs, elle va vous choquer par sa simplicité et sa puissance. Sauf que là, c'est vrai, ou un minimum, elle va vous étonner.

Steve Jobs portait le même t-shirt noir tous les jours. Barack Obama, le même costume, bleu ou gris. Mark Zuckerberg, le même espèce de pull gris. Einstein avait sur le même pull. Est-ce que vous pensez que c'est parce qu'il manquait d'imagination, ces gens-là ? Non. Ils avaient découvert l'un des secrets les mieux gardés de l'optimisation mentale. Une étude de l'université de Stanford, menée par Clifford Nass, a détruit un des plus grands mythes de la productivité moderne. Ça dit : le multitâche n'existe pas. Quand vous pensez que vous faites plusieurs choses à la fois et que vous êtes au taquet, votre cerveau switch en permanence d'une tâche à l'autre, et ça l'épuise. Chaque switch, c'est un coût de 23 minutes pour retrouver sa concentration initiale maximale.

Mais il existe le "batching cognitif". C'est un principe révolutionnaire, tellement c'est simple. Ça ne dit pas : "Il faut faire une tâche à la fois", comme on pensait qu'il fallait faire finalement, mais... et ça, je vous assure que ça change tout : il faut faire une seule famille de tâches à la fois, et à fond. Une seule famille de tâches. Quel Newport, un professeur à Georgetown et auteur de "Deep Work", a étudié les habitudes de travail des gens. Toutes celles et ceux qui utilisent une forme de batching cognitif, donc de faire des familles de tâches, maintiennent une attention beaucoup plus forte, beaucoup plus longtemps.

Bill Gates va encore plus loin. Deux fois par an, il s'isole complètement pendant une semaine pour ses légendaires "Think Weeks". Je vous invite à regarder sur Google, c'est trouvable assez facilement. Pendant 7 jours, il fait de la réflexion pure. Il n'a pas d'interruption. C'est pendant ces semaines qu'il a eu ses meilleures idées stratégiques, y compris l'inspiration pour créer à l'époque Internet Explorer, qui a dominé le web pendant plus de 10 ans.

Donc, voici comment procèdent ces génies. Voici comment vous allez faire vous aussi, étape par étape. Étape une : l'audit cognitif. C'est impitoyable, mais il faut le faire pendant une journée entière. Vous notez tout ce que vous faites et combien de fois vous changez de tâche. Ça va vous prendre un peu de temps, c'est chiant à faire, mais préparez-vous au choc que ça fait. Une personne moyenne change de tâche environ toutes les 3 minutes. Deuxième phase : le regroupement intelligent. Vous rassemblez toutes les tâches similaires en blocs homogènes. Par exemple, vous faites tous vos emails en une fois, toutes vos recherches internet en une fois, toutes vos créations en une fois, et cetera. Troisième phase : la quarantaine. Les moments où on ne vous dérange pas, minimum 25 minutes, maximum 80 minutes, sinon il faut faire une pause. Et pendant ce temps, téléphone en mode avion, notifications coupées, porte fermée, le monde extérieur n'existe plus.

Donc, demain, je vous propose, vous choisissez, allez, une seule famille de tâches qui contient une tâche très importante. Vous programmez 25 minutes au moins sur un minuteur, vous coupez tout le reste, et vous observez votre cerveau se transformer en machine de guerre.

Et maintenant, vous vous préparez la technique la plus puissante. Vous avez raison, c'est celle qui va révolutionner votre efficacité pour cette rentrée et j'espère simplifier votre existence mentale. Ce n'est pas que pour les trucs productifs, tout ça, c'est vraiment pour vous, au final. Celle-ci, je m'en sers beaucoup en productivité. Elle a vraiment tout changé pour moi. Ça s'appelle la loi des trois tâches.

Si je vous parle de Warren Buffett, fortune de 118 milliards de dollars, vous voyez normalement à peu près qui c'est. J'aime bien parce qu'il y a une anecdote qui raconte qu'il aurait dit à son pilote personnel : "Fais-moi une liste de 25 objectifs pro. Tu choisis les trois les plus importants et tu évites les 22 autres comme la peste tant que les trois premiers ne sont pas accomplis." J'ai zéro certitude sur l'authenticité de l'anecdote. Par contre, Buffett a compris quelque chose : la productivité, ce n'est pas faire plus, c'est faire moins, mais tellement mieux.

Il y a une étude terrifiante du docteur Roy Baumeister de l'université de Princeton qui a révélé que votre cerveau possède une réserve de volonté limitée. J'en avais parlé dans un livre qui s'appelle "L'Attention, votre super pouvoir". Chaque micro-décision que vous prenez, puis cette réserve, c'est comme un jeu vidéo. À la fin de la journée, vous n'avez plus de jauge d'énergie mentale pour les choses importantes. Ça s'appelle la fatigue décisionnelle. C'est la raison pour laquelle on prend d'excellentes décisions le matin et pourquoi on fait n'importe quoi le soir. Et même des fois, juste sur des trucs aussi bêtes que bien manger, par exemple. C'est parce que votre cerveau est littéralement épuisé. Et on est tous pareils.

Tim Cook, le PDG actuel d'Apple, applique cette règle chaque matin. À 4h30, lui, il se lève. Apparemment, il fait une seule chose avant tout le reste : il choisit ses trois priorités absolues de la journée. Tout le reste, c'est secondaire. Il ne veut pas en entendre parler si les trois premières n'ont pas été faites. Neurologiquement, quand vous ouvrez une to-do list de 18, par exemple, votre cortex préfrontal est en surchauffe. Il doit analyser, prioriser, comparer, décider. Ça épuise votre glucose mental avant même que vous soyez passé à l'action.

Si vous utilisez la matrice d'Eisenhower, déjà, c'est une excellente nouvelle. J'en parle dans mon dernier livre, il s'affiche ici. C'est sorti au mois de mai. Si ça vous intéresse, il y a un lien dans la bio. Alors, il peut arriver que vous ayez des dizaines de choses dans "urgent et important". Et bien, vous surlignez trois de ces choses-là, les plus importantes et les plus urgentes de la case "urgent important", et vous ne faites que ça. Vous ne passez à rien d'autre. Si elles sont terminées à la fin de la journée, c'est génial. Vous pouvez en prendre trois autres, ou juste une autre. Sinon, vous n'en entendez même pas parler.

Daniel Kahneman, j'en ai parlé plein de fois sur cette chaîne et dans mes bouquins, c'est un prix Nobel d'économie qui a démontré que notre cerveau fonctionne avec deux systèmes. Le système 1, il est rapide et intuitif. Le système 2, c'est le système lent et analytique. Quand vous surchargez votre planning avec trop de choses à faire, vous forcez votre système 2, qui s'épuise en 2 heures. La loi des trois tâches, ça hacke brutalement le mécanisme. D'abord, vous listez absolument tout ce que vous devez faire. Comme ça, vous vous videz complètement la tête, même les micro-tâches. Si possible, vous faites ça dans une matrice d'Eisenhower, mais sinon, au moins dans une to-do list. Étape 2 : vous catégorisez de manière stratégique. Parmi les tâches urgentes et importantes, vous classez chacune d'entre elles dans une des trois grandes catégories que je vous donne : impact, urgence et facilité. J'appelle "impact" ce qui va transformer votre vie, votre carrière, vos projets. J'appelle "urgence" ce qui a une deadline très oppressante et des conséquences si ce n'est pas fait. Et j'appelle "facilité", ce qui peut être fait rapidement pour créer aussi un petit peu d'élan psychologique. Et enfin, étape 3 : le choix brutal. Vous choisissez une tâche de chaque catégorie. Donc une dans "impact", une dans "facilité", et une dans "urgence". Une seule à chaque fois, jamais plus, même si vous vous sentez Superman aujourd'hui. Et ensuite, je vous donne ma recette complète. J'espère que ça marchera pour vous. Pour moi, ça fonctionne bien. Vous commencez par "impact" quand le cerveau est frais. C'est ça que vous faites. Puis "urgence", et vous terminez la journée par "facilité" pour finir sur une petite victoire dopaminique. Ça fait du bien au cerveau. Quand vous terminez les trois tâches, le cerveau libère une dose massive de dopamine. Vous ressentez une satisfaction profonde, un truc vrai quoi, authentique. Et ça fait un cercle vertueux, parce que vous avez envie d'en faire plus, mais intelligemment, et peut-être de reprendre des tâches.

Je vais vous donner une technique bonus que j'ai découvert beaucoup plus récemment, que je commence un petit peu à exploiter et qui peut vous faire du bien émotionnellement, surtout si vous êtes une personne anxieuse, stressée, qui se demande ce que pensent les autres, et cetera. Et je me permets en même temps de faire une annonce qui intéresse qu'une seule partie d'entre vous, je le sais très bien, donc je fais très rapidement. Le 28 août, "La Confrérie de Nada" sort. Alors, si vous savez pas ce que c'est, c'est un peu comme les "Livres dont vous êtes le héros". J'ai créé un roman interactif. Vous êtes le personnage principal dans un univers d'héroic fantasy. Vous prenez des décisions à la fin de chaque chapitre, et ça génère une histoire très personnelle. En fait, chacun de vos choix a des conséquences. Si vous avez lu "La Guerre des Quatre Saisons", c'est la suite au niveau du scénario. Si vous n'avez pas lu "La Guerre des Quatre Saisons", c'est aucun souci, ça se commence tel quel. Et ça sort le 28 août chez tous vos libraires et dans tous les magasins en ligne habituels. Je vous mets un lien dans la description à ce sujet. Je suis très fier de ça. Cette saga, c'est mon projet de vie.

Je reprends pour le bonus. Ça s'appelle le miroir inversé. Vous savez ce que la plupart des grands athlètes ont en commun ? C'est un dialogue intérieur impitoyable envers leur adversaire, mais avec eux, ils ont un dialogue doux, comme s'ils parlaient à leur meilleur ami. Le docteur Christine Neff de l'université du Texas a fait une découverte qui bouleverse un peu tout. Les personnes qui pratiquent l'autocompassion réussissent mieux que celles qui s'autocritiquent, parce que ces personnes-là prennent des risques plus intelligents et rebondissent surtout plus vite après un échec, et atteignent plus souvent leurs objectifs, parce qu'elles font preuve de compassion envers elles-mêmes.

La plupart des gens, finalement, se parlent plus mal qu'ils ne parleraient à leur pire ennemi. Si on regarde les scans du docteur Ethan Cross de l'université du Michigan, qui a scanné le cerveau de volontaires qui voulaient bien se faire scanner le cerveau, on voit que quand quelqu'un se critique violemment, les mêmes zones neuronales que la douleur physique intense s'activent. Donc, le cerveau ne fait aucune différence entre un coup de poing et un coup de gueule mental envers soi-même. C'est même pire, parce que cette autocritique, elle active le système du stress du corps. Donc, le corps inonde l'organisme de cortisol, c'est l'hormone qui bloque la créativité, la mémoire et la prise de décision, parce que c'est l'hormone du stress. Donc, quand on s'autocritique, on se sabote biologiquement. Et à l'inverse, l'autocompassion active notre système parasympathique. Le corps libère de l'ocytocine, de la sérotonine, le cerveau entre en croissance au lieu d'être en mode survie.

J'espère que ces astuces que j'utilise pour moi, elles vont vous servir pour la rentrée dans votre vie perso, dans votre vie pro. J'avais envie de vous faire cette vidéo sur la chaîne secondaire pour aussi en profiter, parce que bah, si je ne le fais pas sur mes propres réseaux, où est-ce que je le ferai ? Pour en profiter de vous annoncer donc la sortie de la suite de la saga de DAG. Ce livre où vous faites vos décisions, c'est-à-dire que vous lisez le chapitre 1, à la fin, on vous demande si vous voulez aller du côté du "Drakkar" ou plutôt sur une île, ou plutôt dans une forêt, et vous allez au chapitre correspondant. C'est des numéros comme ça. Il y a des dés, il y a une feuille de personnage, il vous faut un crayon de papier. Si vous n'avez pas de dés, j'ai une application qui va avec le livre qui vous permet de lancer les dés, et c'est vous qui vivez votre aventure quoi. J'espère que vous aurez la curiosité de découvrir ça. Ça s'appelle, je le répète, "La Confrérie de Nada", et c'est dispo à partir du 28 août. Je m'appelle toujours Fabien Licard. Prenez soin de vous. À très bientôt. Ciao.