Transcription
[Musique] La matinale Toxin, 7h30-9h30, à la volée et la volée. Je suis très heureuse de recevoir Marion Sigot, historienne, conférencière, auteur de plusieurs ouvrages, donc, et dont celui-ci, *Sexologie et Mensonge*, donc autour de cette figure de Judith Reisman. Bonjour Marion Sigot.
Bonjour Clémence. Bonjour tout le monde. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
Et bien, j’ai lu votre livre. Il faut dire que je connaissais un petit peu déjà Alfred Kinsey, je pense que c’est le cas de nos auditeurs. On va quand même rappeler qui il est, ce qu’il a fait et surtout à l’origine de quoi il est, puisque aujourd’hui c’est une pieuvre aux tentacules qui qui nous touche tous dans tous les pays du du monde, en tout cas au moins d’Occident. Euh euh et cette ce combat de cette femme, son ses origines, sa vie finalement, sa vie de mère, de famille qui aime profondément ses enfants et qui n’a qu’une envie finalement, c’est de d’être proche de ses enfants et de les protéger et donc par extension de protéger l’ensemble des enfants, est très touchante. Et je pense en effet que au lieu de commencer à parler, je me suis posé la question d’ailleurs, et si on commençait par l’actualité, euh les dernières choses qui sont tombées dans l’éducation nationale et cetera, en quoi ça nous touche nous tous les jours? Finalement, je crois que raconter l’histoire de cette femme nous parle plus. Donc je vais suivre finalement votre livre, Marion Sigot. Peut-être rappeler avant d’aller de parler donc de cette femme, Judith Reisman, qui qui est une femme solaire, intelligente, pleine de bon sens et finalement aussi pleine de son rôle de femme et de mère. Euh et de bonté, de bonté, c’était la bonté personnifiée, bonté et bon en plus en plus elle elle est elle est très jolie. Vous vous mettez une photo. Euh est-ce que vous pouvez rappeler qui est Alfred Kinsey? Euh et après évidemment à travers la personne de Judith Reisman, on va on va découvrir aussi ce qu’elle a découvert elle-même, parce qu’en fait on découvre avec elle ce que c’est qu’elle fait, Frank, mais ou alors commencer par raconter qui elle est et comment elle tombe la première fois sur ses travaux. On va faire ça comme ça.
D’accord. Alors, Judith Reisman, c’est une dame qui est née en Amérique de parents américains, natifs américains, et dont les grands-parents sont originaires de Varsovie. Ils ont connu le l’exil, l’Exode à la fin du à la fin du siècle, à la fin du 19e siècle. Ils sont passés, ils ont ils ont voulu aller en Amérique, enfin, ils ont voulu fuir une certaine misère, enfin le l’oppression que ça pouvait être pour les juifs de de vivre à Varsovie dans ces années-là. Ils sont arrivés en Amérique euh à la fin du 19e siècle. Ils ont fait des enfants, ils ont prospéré, qui eux-mêmes ont prospéré. Et Judith est née dans une famille d’origine juive, absolument athée, communiste, communiste, complètement communiste. Enfin, on vénérait, il me raconte que dans les grandes tablées familiales de son enfance, on vénérait le camarade Staline qui allait abolir le par la lutte des classes, qui allait abolir l’exploitation de l’homme par l’homme. Et alors, c’est amusant, c’est que euh Judith euh euh a elle a ça les les valeurs qu’elle a appris de de cette famille juive sont restées les siennes jusqu’à la mort, alors qu’elle n’est pas restée une juive athée, puisque elle est elle est morte quasiment chrétiennement. Enfin, c’est pas quasiment, elle est morte chrétiennement. Elle a trouvé Dieu dans son combat, mais elle a jamais relié ses elle n’a jamais relié ses ses origines, ces traditions, ses origines.
Vous dites, il se réunissait en famille. Il y avait de la musique tous les weekends. Musique, c’était… Oui oui oui. Elle a elle a vécu une vie familiale absolument lumineuse, heureuse. Elle dit il y avait des des tablées familiales interminables avec des oncles, des tantes, des cousins partout. À la fin du repas, on sortait le la une destes se mettait au piano. Il y avait celle qui chantait en solo. Il y avait ce qui chantait en cœur. On chantait le le la Pologne perdue et l’Amérique l’Amérique en marche. Enfin, ils étaient absolument heureux heureux heureux. Et euh Judith a a épousé à 20 ans un très bel homme, un universitaire dont elle était très amoureuse qui lui a fait quatre enfants et elle elle réussissait. Alors, elle était très très très attachée à ses enfants et à sa famille. Et comme elle avait beaucoup de talent, notamment, elle chantait magnifiquement, elle a trouvé un poste, alors probablement la solidarité familiale à jouer, elle a trouvé une place de chanteuse dans une dans une émission de télévision où elle c’était une émission qui s’appelait *Captain Kangourou*, une émission pour les enfants de très bonne qualité, m’a-t-elle dit. Bon, je n’ai pas regardé *Capitaine Kangourou*, mais je je veux bien la croire. Et elle faisait des chansons pour *Captain Kangourou*, c’est-à-dire qu’elle pouvait travailler de chez elle. euh puisqu’on fait des chansons de chez soi et puis que voilà et euh et elle gagnait très bien sa vie, c’est-à-dire qu’elle était elle était prospère en en tout en totalité. Elle avait un métier qui lui plaisait. Alors, elle a aussi travaillé pour pour faire des chansons et et parler de musique dans dans différents organismes, musées. Enfin, elle c’était vraiment une personnalité tout à fait reconnue. Donc, elle était prospère comme mère, comme épouse, comme fille, comme comme petite-fille, comme citoyenne américaine. C’était le bonheur explosif, le bonheur ou presque parfait. Et en fait à ce moment-là, vous d’ailleurs vous mettez dans votre une photo. Donc elle a ses enfants et une de ses filles dans ses bras et on la voit un beau sourire. Elle est magnifique et puis surtout elle aime ses enfants et on a l’impression que voilà, c’est vraiment pour nous, c’est l’image de la mère et de la fille quoi. Et donc et malheureusement arrive un drame qui va éveiller aussi un peu sa conscience par rapport à ce qui se passe et notamment au réseau Kinsey. Euh arrive un drame. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce qui se passe?
Elle se rend compte un jour que sa fille aînée, qui a 11 ans, qui s’appelle Génie, dépérit sans raison apparente. Elle déprime, elle chouine, elle grogne, elle elle est elle est malheureuse, elle dort plus. Enfin, qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce qu’il y a? Elle elle presse sa alors c’est son aînée, c’est sa grande fille de 11 ans, c’est sa grande. Elle la presse de lui dire “Qu’est-ce qu’il y a ma chérie? Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce qu’il y a?” Et la petite est tellement tellement gênée que pour lui dire ce qu’elle a, elle lui fait promettre de pas appeler la police. Je sais pas si vous imaginez. et elle ser enfin de pas en parler à personne, de pas faire de drame. Enfin bon, elle promet, elle promet puisque elle veut absolument savoir ce qu’a sa fille et elle apprend que le voisin du dessus, alors sa fille a 11 ans, le voisin du dessus qui en a 13, la viole, la viole en lui expliquant “mais tu aimes pas ça pour le moment, t’inquiète pas, ça viendra, tout le monde finit par aimer ça.” Tata ta tata, il lui tient un discours absolument monstrueux qui n’a absolument rien à voir avec ce que ce que ce qu’on dit dans l’entourage de Judith. Et elle apprend, elle a promis de pas appeler la police, elle appellera pas, en tout cas pas tout de suite. Et elle enquête et elle apprend que le garnement, il a déjà violé son petit frère qui fait la même chose avec différents gosses de l’immeuble de l’immeuble. Et en enquêtant plus avant, elle apprend que le gosse justifie ça en disant que il l’a vu dans un journal qui s’appelle *Playboy*, dont son père a toute la collection sur la table de nuit et le gosse, il est sexualisé par la lecture de *Playboy*. Judith, elle sait pas ce que c’est que *Playboy*. Permettez-moi de l’appeler Judith, c’est devenu une amie. Je dis pas ça en général d’un d’un écrivain. Non mais c’est c’est devenu vraiment une amie. Donc Judith enquête, elle a jamais lu *Playboy*. Elle elle cherche à savoir ce que c’est. Et enfin, quand elle comprend ce qui s’est véritablement passé, la famille déménage et hors d’elle, elle téléphone à une à une vieille tante à l’autre bout de l’Amérique pour lui raconter ce qui s’est passé. Et à sa stupéfaction, elle entend sa tante qui lui dit “Bon enfin, tu sais bien, Génie a sûrement cherché. Tu sais bien que les enfants sont sexuels dès la naissance. Mais pas bien! Qu’est-ce que tu racontes? Ma fille! Mais ça va pas! Mais ma fille cherche… mais ça va pas.” Enfin, elle est indignée, elle raccroche, elle appelle une copine de de faculté de l’autre côté des États-Unis, de l’autre côté de l’Amérique, de sa génération, elle est pas de la génération de Satan. Donc, deux femmes qui se sont jamais vues qui lui disent exactement la même chose. Dit “mais qu’est-ce qui se passe? Qu’est-ce que c’est que ce monde?” Deux femmes que que 4000 km séparent lui disent “Ta fille a été violée, sûrement qu’elle l’a cherché.” C’est dingue parce que au fond tout le monde veut ça depuis l’enfance. Voilà, c’est c’est un peu le mantra qui ressort à chaque fois. Et à partir de là, il y a quelque chose qui s’allume en elle quoi. Voilà, quelque chose qui s’allume en elle et elle veut avoir la vérité. Et tout en combat. Alors que que je résume… elle elle quitte le elle quitte la télévision, elle reprend des études de communication, elle est invitée à des colloques… Oui, parce qu’elle devient quand même elle est quand même très brillante. Donc elle devient docteur, elle est invitée à… devient docteur en communication hein, elle est tout à fait diplômée, elle est tout à fait reconnue et le le la stupéfaction de Judith, c’est pas seulement voir que il s’est passé des choses qui qui l’ qui lui passent par-dessus la tête, mais elle va découvrir la trahison des élites et c’est ça qui est absolument terrible. La trahison des élites, c’est vraiment c’est le cœur c’est le cœur de sa révolte. C’est le cœur de sa révolte. Parce que quand vous arrivez quelque part et vous lâchez une vérité comme ça, vous vous attendez à des applaudissements, à des encouragements. On la chasse, on la chasse. Alors ça s’est passé en deux fois. Une première fois en 1977 en en au pays de Galles où elle a été invitée parce que une fois qu’elle est docteur, elle dans les listes de gens qu’ qu’on est supposé qu’on est supposé entendre. Elle se rend à à un congrès au pays de Galles organisé par des universitaires de du monde entier. Le 5e congrès mondial de séduction. Oui. Bon, amour et séduction, elle y va. Elle elle parle de ce qu’elle a découvert. Le le son travail à l’origine, c’est de c’est d’étudier la presse érotique, la presse du sexe, c’est-à-dire en l’occurrence *Playboy*, ensuite *Hustler* et et *Penthouse*, qui sont vraiment les les trois les trois magazines à succès en Amérique pour démontrer que sous couvert d’érotisme homme-femme, c’est en fait un hérotisme adulte-enfant qui est sous-jacent et de plus en plus prégnant. Et ça, elle l’a véritablement démontré. Elle l’a véritablement démontré. Elle a fait un travail absolument phénoménal. Alors bon euh vous savez, on a fini par dire “Ah bah oui, c’est qu’est-ce que c’est que cette réac qui qui passe ses journées à lire des magazines cochons.” Bon ben réac oui, c’est bien de réagir aussi hein quelquefois. Et à lire des magazines de cochon bah oui, désolé c’est pas c’est pas une partie de plaisir pour elle mais elle est bien elle a bien été obligée d’aller voir et le rapport qu’elle en fait est absolument accablant pour cette presse-là. Et et à à Swansea enfin au pays de Galles euh les gens sont disent “Bah quoi? Bah quoi? Oui, sex avec les enfants. Bah oui, c’est bien.” Elle se rend compte qu’elle a affaire à des gens qui justifient ça et ce sont des universitaires. Alors, pour ce qui concerne l’université, je vais pas passer toute ma toute ma mon intervention là-dessus, mais il faut savoir que prenons l’exemple de la France, par exemple, les Français, les universités françaises sont au courant depuis la fin des années 70 et le début des années 80 de savoir ce qu’a découvert Judith Reisman et personne n’est venu la publier. Personne ne l’a publié. Pour que Judith Reisman soit traduite et publiée en français, il a fallu que Marion Sigot intervienne en en 2014. C’est quand même anormal. C’est quand même anormal. Moi, c’est pas mon métier. C’est pas ma c’était pas ma vocation de le faire. Et je l’ai fait quand même parce que j’ai j’ai brusquement pris conscience que cette femme absolument exceptionnelle dont j’ai connu l’existence par la circulation d’un excellent reportage qui s’appelle *Kinsey Pedophiles*, qui a été fait notamment par un un Anglais, Timate, que j’ai eu le le plaisir et le bonheur de rencontrer et qui ce reportage a été repris et et approfondi par des militants et un jour par la grâce de la toile de d’Internet, j’ai découvert ce reportage et j’ai vu cette femme absolument extraordinaire qui tenait tête sur un plateau de télévision à à un arrêt aux pages de réacs qui ricanent quand on parle d’enfants violés et qui disent “Mais vous n’avez rien prouvé.” Mais c’est absolument affolant. Judith a découvert elle a découvert la réalité de Kinsey, alors c’est en venant de Swansea qu’on vient parler de Kinsey, elle a lu le rapport Kinsey. Alors qui est Kinsey en deux mots? Est un entomologiste donc qui n’a rien à voir avec la sexualité humaine qui a été recruté en euh à la au début pendant la guerre pendant la pendant la Seconde Guerre mondiale qui a été recruté en fait par la CIA, par la CIA avec financement de Rockefeller pour renverser les valeurs occidentales. Renverser les valeurs occidentales, c’est-à-dire faire du sexe ce qu’il n’a jamais été, c’est-à-dire une activité de loisir. Oui, c’est plus que ça. On est quasiment dans la parce que là on est dans la prostitution, dans l’abus d’enfant hein. Tout dans tout. Et alors Judith a découvert en lisant attentivement les rapports qui sa qui ont quand même été vendus. Allons-y là-dessus. J’ai un extrait, je vais le lire et d’ailleurs on va de nouveau prévenir qu’il faut éloigner les enfants parce que c’est complètement traumatisant même pour nous. Euh de toute façon, c’est éprouvant y compris pour les pour les parents.
Bien sûr. J’étais très éprouvée à la lecture, mais c’est important d’informer. Alors, il y a un le rapport Kinsey, le fameux rapport Kinsey. Pourquoi ce personnage pour ceux qui ne le connaissent pas bien et qui aujourd’hui encore une fois est la source d’inspiration directe ou indirecte de quasiment tout tous nos toutes nos pédagogies, on va dire. Les programmes d’éducation à la sexualité se réfèrent à lui. Tous. Oui. Ou au moins indirectement. C’est-à-dire se réfère à quelqu’un qui se réfère à lui. Euh en tout cas donc il y a ce rapport qui est qui est publié… j’ai pas la date là… 1948 le 1er, 48 et le 2e 54. Voilà. Euh et donc elle euh Judith Reisman, nous vous le racontez dans votre livre, elle écrit pour euh elle lit ses ses rapports qui sont absolument terribles, qui dit que les enfants dès le plus petit âge euh ont envie à la naissance, il prétendent à la naissance, ont envie de sexualité. Alors, elle se demande comment il fait pour avoir ça. Elle lit le rapport exactement détaillé et donc elle écrit au successeur de Kinsey, que Kinsey meurt en 56, elle écrit à Paul Gebhard pour lui demander bah comment ils ont fait pour obtenir les données sur lesquelles il est rapporté que les enfants ont des orgasmes. Ils ont ils présentent des tableaux, une quarantaine de tableaux dans dans le livre. Donc elle demande comment vous avez fait pour pouvoir avoir ces informations et comment voilà. Oui. Et donc Paul Gebhard donc le successeur de Kinsey répond et explique bah voilà, on a travaillé en collaboration avec des parents, des enseignants maternel ou en primaire et des des homosexuels qui avaient utilisé des techniques orales et manuelles pour déclencher des orgasmes dont l’apparition et la durée avaient été chronométrées. Donc on reprend, technique orale et manuelle sur des nourrissons, hein, parce qu’on parle d’enfants à partir de 2 mois, je crois, dans ces sur des bambins, des gamins, des préadolescents. Voilà ce qui se passe donc dans ce qui décrit et ce que ce que donne comme information officielle le le le successeur de Kinsey dit “voilà nous on a fait on a utilisé des techniques…” Alors est-ce que vous en savez un peu plus d’ailleurs sur ces techniques pour soi-disant stimuler des orgasmes et ensuite dans les orgasmes, je sais plus si je l’ai là si c’est ça… on constate en fait il est écrit parce que ce que Kinsey appelle l’orgasme, c’est évanouissement, cri, pleurs, tentative de fuite, convulsion, réaction de terreur, euh de changement de couleur. Donc voilà, pour lui ça c’est du c’est ce qu’on appelle de l’orgasme. C’est-à-dire on voit des des réactions qui sont de des réactions d’horreur quoi, des réactions de de maltraitance des… Ouais. Bien sûr. Et donc c’est de la torture. C’est de la torture. De torture. Voilà. et et Kinsey l’a rapporté comme étant la preuve de de de la portée des enfants dès dès leur enfance, dès leur naissance sur la sexualité. Et c’est aujourd’hui le rapport qui est utilisé par tous. Et donc ce qu’elle dénonce, quand vous parlez du congrès de la sexologie, elle dénonce ça mot à mot, elle le décrit et elle dit “Mais comment vous avez fait pour être vous tous complices, vous magazines de pornographie, vous communicants et vous universitaires qui vous référez à ces travaux?” Et là, grand silence en effet pendant ce congrès mondial de la sexologie. Là, je vous je vous laisse prendre la la suite. Marion Sigot, en effet, comment enfin comment on peut avoir un rapport aussi immonde repris par tous?
Alors, ça s’est passé à Jérusalem où elle était au congrès de sexologie. Je crois que c’était le 6e congrès de sexologie mondial, hein. Et tout le monde était là, tous les Français étaient là, tout le monde était là. Elle se elle elle fait son rapport. Alors, elle était partie, elle avait elle avait divorcé, elle était partie rejoindre ses ses trois filles. Sa fille Génie, est morte dans l’intervalle. Je ne sais pas de quoi euh j’ai elle m’a jamais je Judith m’a jamais donné de détails mais bon je pense que on peut imaginer que le le trauma qu’elle avait qu’elle avait subi était pour quelque chose. Donc elle est morte à l’âge de 22 23 ans je crois et ses trois autres filles sont parties vivre en Israël et elle les a rejointes parce qu’au moment du divorce elle est elle partie s’installer là-bas avec un statut de chercheuse. Vous pouvez en ne pipant pas un mot d’hébreu faire des études en Israël parce que vous avez un fond documentaire en anglais qui était tout à fait susceptible de la de la de l’intéresser, de de lui être utile. Donc elle a été conviée à ce congrès en juin 1981, congrès de de sexologie mondial. Tout le monde était là et elle a fait une une un discours en montrant les tableaux et en expliquant mais par A + B, c’était absolument incontestable que tout ce que Kinsey appelait des orgasmes, c’étaient des des réactions de terreur et de fuite face à des tortures qui avaient été imposées à des bambins euh par des… absolument pas. Enfin, je veux dire, c’est une horreur. Elle a dénoncé l’horreur et alors qu’elle s’attendait à un tonnerre d’applaudissements, on l’a chassée. On l’a chassée. Ouais. de partir et elle est elle est… son assistante qui est restée derrière elle euh a dîné avec les avec les les les organisateurs du Congrès qui ont dit “Mais celle-là faut absolument la neutraliser, c’est pas possible, elle nous emmerde, elle nous emmerde.” Alors, elle elle donne exactement comme détail que euh participant à ce congrès étaient des gens qui étaient à la fois universitaires et intervenants dans la fameuse presse qu’elle dénonce. Hein, c’est-à-dire la la presse du sexe… bon elle elle a elle a compris elle elle a vu qu’elle avait affaire à un monstre, à une pieuvre… elle est retournée aux États-Unis et là alors vous savez elle a été chassée du Congrès mais il y a quand même une oreille qui traîne qui va en parler à quelqu’un d’autre et puis un jour elle reçoit un coup de fil… est-ce que vous voulez participer à une émission de radio… alors elle y va… à peine la-elle annoncée à l’émission de radio qu’elle reçoit des menaces de l’institut qui sait… si jamais vous parlez de nous, il vous en cuire et cetera et cetera et elle a elle a participé à l’émission… elle Elle a dit ce qu’elle avait à dire et c’est là qu’a commencé à se constituer autour d’elle une résistance de de de d’intellectuels vertueux à la fois honnêtes, courageux. Enfin, elle a commencé à à constituer autour d’elle un monde de de gens décidés à enquêter avec elle, à dénoncer avec elle, mais ils ont toujours été minoritaires. Et le son travail quand elle a commencé, elle a été approchée par le ministère de la justice qui lui a donné une mission de rendre un rapport sur cette fameuse interaction qu’il y a entre la presse du sexe et et le monde. Enfin voilà de de de mettre noir sur blanc ce qu’elle avait découvert et à l’intérieur même du ministère de la justice elle a reçu des pots de banane, des choses… des menaces et c’est effrayant ce qu’elle a subi, c’est effrayant effrayant… elle a eu contre elle le Congrès américain, toute la presse, toute la presse. Il faut savoir qu’à un moment donné, une campagne de presse a été organisée contre elle qui a mobilisé alors par l’intermédiaire d’un cabinet de relation publique qui a mobilisé 30000 dollars par mois pendant 2 ans, 2 ans de lobbying auprès de la presse pour décrédibiliser ce qu’elle dit, la diffamer, remettre en cause ses diplômes. “Mais elle a pas de diplôme, elle raconte n’importe quoi.” Bien sûr qu’elle a des diplômes. Attendez, je pensais bien que le ministère de la justice a commencé par lui demander ses diplômes, elle les a montrés. Donc campagne de diffamation, de menaces, de tout. C’est effrayant, effrayant ce qu’elle a subi. Et plus on l’attaquait et plus elle est droite comme un I, elle savait qu’elle qu’elle renoncerait jamais. Et elle a commencé vraiment à s’agréger à des gens de très très grande qualité qui lui ont donné… Alors, vous savez ce que c’est qu’un miracle? Je vais vous expliquer. Vous êtes Judith Reisman, vous croyez pas en Dieu. Bien, vous êtes absolument toute seule. L’université qui vous a qui vous a recrutée vous lâche. Le ministère de la justice qui vous a recrutée vous lâche. Le toute la presse se met contre vous. Elle a eu bien sûr le lobby LGBT qui s’est déchaîné contre elle, la traitant de tous les noms et tout. Puis un jour le téléphone sonne. Alors elle a on lui on lui avait retiré son crédit. On lui avait donné un crédit absolument phénoménal. On lui a retiré et le téléphone sonne et elle entend une voix qui lui dit “Madame Reisman, je m’appelle Jerry Falwell, j’ai une université euh privée, je vous ouvre [Musique] mes ma bourse. Ma bourse. Je vous donne un bureau, je vous donne des secrétaires, je vous donne des ordinateurs, je vous donne tout l’argent dont vous pouvez avoir besoin à une seule condition, c’est que vous ne me disiez pas que ça vient de moi. C’est tout.” Ça s’appelle un miracle. Vous savez, vous êtes au fond du trou, vous êtes en train de comprendre que le monde entier est contre vous et puis hop, il y a quelqu’un qui se lève, elle s’est rendue dans cette université, Liberty University, où se trouvent à l’heure actuelle toutes ses archives auxquelles je me suis référé bien sûr pour écrire ce livre et le suivant. Et elle a elle a été sauvée comme ça du du désespoir et de et de de l’effacement. L’idée c’était c’était de l’effacer complètement et euh tant et si bien que elle a… vous savez de fil en aiguille… un tel va parler à un tel qui connaît un tel qui connaît quelqu’un qui est susceptible de faire un film et puis un jour le film par l’intermédiaire d’Internet il arrive en France, c’est là que je l’ai vu, il arrive en Croatie, elle est elle a été invitée en Croatie parce que le le la pieuvre de la sexualisation des enfants en fait c’est le but le but de l’Institut Kinsey, c’est de sexualiser les enfants et de sortir le sexe de sa fonction euh première, ultime et universelle qui est de reproduire la vie. Le sexe ça sert à se reproduire. C’est voilà que ce soit extrêmement agréable de le pratiquer. L’affaire est entendue. Mais la la l’agrément n’est pas le but. Le but c’est quand même la perpétuation de la vie et le rapport Kinsey et toute cette sexologie délirante maintenant ça consiste à dire que on a un sexe pour jouer avec et pour jouir et les et pour le pour ce qui concerne la reproduction ben il y aura des utérus artificiels et puis de… c’est la déconnexion, la révolution sexuelle telle qu’elle a été initiée par Kinsey, c’est la déconnexion du sexe de la de la vie et de son et de et de sa raison d’être. Ouais, c’est comme si on disait à l’heure actuelle, sous… parce que c’est agréable de manger, le tube digestif sert à se faire plaisir. Non, sert pas à se faire plaisir. L’appareil digestif sert à à à la sustentation de l’être humain, de même que son appareil reproductif lui sert à se…
Reproduire. Alors le plaisir, bon ben ça c'est c'est le mystère de la vie. Il y aurait pas de vie. Oui, mais ça va plus loin que le encore une fois, c'est ça qui est intéressant d'ailleurs vous l'analysez dans votre livre. Euh, on passe euh ce message en disant le plaisir et et c'est vrai que personne enfin tout le monde on envie dire bah pourquoi pas le plaisir? Il y a pas de de mal à avoir du plaisir, mais le problème c'est que ça va plus loin que ça, et c'est ce qu'on voit dans ce notamment quand on ouvre les pages d'Alfred Kinsey en étant à la place de Judith Richman dans votre livre et qu'on découvre comment son rapport a été fait et que on est en train de torturer clairement des enfants de 2 mois et un peu plus en faisant croire que c'est du plaisir sexuel. C'est entre le plaisir entre adultes qu'on s'entend et le le le comment dire le les horreurs qui sont qui sont commises sur des enfants au nom du plaisir. Et c'est là toute la perversion en fait aussi.
Mais bien sûr la perversion alors la la révolution sexuelle a fait du sexe une affaire de prédation. C'est de la prédation. Il faut vraiment comprendre que ce que le ce que le rapport Kinsey préconise et ce que ce que tous ces tous ces cinglés préconisent, c'est que ce le le sexe donne tous les droits et les droits notamment à la à une sexualité délirante de mort et de et de torture. De le la pornographie qui est née de ces de la banalisation de ces rapports est de plus en plus violente au début. Alors Judith a fait une une analyse très intéressante dans une vidéo qu'on a qu'on a prise ensemble au Québec. Elle dit le sexe se fait maintenant sans partenaire. C'est c'est ça devient une affaire entre soi et soi. Le partenaire, c'est pas un partenaire, c'est un objet qui va nous servir à obtenir le plaisir en question. Au début, on on alors on va le faire. La la pornographie va va développer une excitation par image. L'image au début c'est un homme et une femme, après un homme et deux femmes, après un homme et trois femmes, après un homme avec des gamines et puis un homme avec des petites filles. Et puis au début on fait l'amour et puis après on cogne et puis après on torture et puis après on tue. Il y a il y a une il y a une spirale dans cette sexualité totalement déconnectée de sa raison d'être et de la morale parce que les rapports qui ne sait ont très tendu que la morale est hostile à la sexualité.
Ouais. Et que la science doit remplacer l'art morale. C'est ça le fondement de la révolution sexuelle. La science entre guillemets hein, c'est comme la la science tout à l'heure de notre ministère de la santé qui qui soit disant lutte contre l'obscurantisme. On aimerait bien euh justement nous faire la transparence sur certaines choses pour pouvoir parler d'obscurantisme. Voilà. Alors, la science la science euh préconisée par Kinsey est une science frileuse, c'est-à-dire que c'est une pseudocience qui s'appuie sur des expériences criminelles et qui prétendent euh faire des observations scientifiques alors qu'il s'agit de de d'une entreprise de changement des comportements qui n'a rien à voir avec qui n'a rien à voir avec la science. Et il y a énormément de gens qui se sont penchés sur enfin j'en donne le nom, je veux pas vous le dire maintenant, mais je donne énormément de gens très sérieux qui se sont penchés sur les sur les rapports Kinsey et qui disent il y a rien de scientifique là-dedans.
Alors que toute l'argumentation pour faire passer le l'éducation sexuelle, l'éducation à la sexualité dans ce que c'est devenu à l'école consiste à dire la morale a interdit la sexualité. La morale, c'est la morale religieuse, hein. La morale, c'est on attend le mariage, on s'abstient avant d'être en couple, on s'abstient avant le mariage, on on fait on on fait les enfants que Dieu nous donne et cetera. Tout ça c'est considéré comme oppresseur. Et la science dit que il faut jouir. Mais la science, elle dit pas il faut. La science, elle dit pas il faut. C'est c'est de l'idéologie qui se qui se qui se prétend de la science et c'est de l'idéologie. Et c'est une idéologie qui mène vers la mort. C'est absolument effrayant. Tout l'érotisme sur papier glacé et puis maintenant par internet, c'est de plus en plus violent. Le sexe est sorti en en sortant de la de de son cadre moral, le sexe est devenu une affaire de mort et de violence.
Et il faut savoir que le plan et alors vous vous allez voir qu'on on va arriver vers le vers le sujet d'aujourd'hui que tout le monde a tout le monde a a en tête. Le plan d'origine, c'est pas Kinsey qui l'a inventé. Le plan d'origine, c'est le la le planning familial qui au début du 20e siècle a décidé de lancer une gigantesque entreprise de limitation de la population. L'imitation de la population, ça s'appelle la dépopulation, ça s'appelle le génocide. Et le rapport Kinsey, c'est-à-dire le changement de paradigme en matière sexuelle, fait partie d'un plan général de dépopulation, c'est-à-dire d'extermination de de la de la majorité de l'écrasante majorité de la population mondiale. Je voudrais venir au fait que en 1969 a été révélé et ensuite ça a été révélé 20 ans plus tard au grand public, mais a été révélé à à un arrêtopage de de chercheurs américains qu'il existait un plan qu'on a qu'on a surnommé le le nouvel ordre des barbares. Un plan qui consistait à dire tout est prêt maintenant, on ne peut plus reculer. Voici ce que nous allons faire. L'implosion va incessamment exploser. Il faut absolument la réduire. On a tout un plan qui va se dérouler comme je vous l'ai dit. C'est-à-dire premièrement, on a essayé de convaincre les gens d'arrêter de faire l'amour pour arrêter de faire des enfants. C'est pas la peine, ça sert à rien ce qu'on va faire. On va déconnecter la sexualité de la reproduction. Premier truc, on va faire comment? Un, on va promouvoir l'homosexualité. Ça vous dit rien? Pourquoi brusquement les homosexuels alors qu'ils étaient à la marge, brusquement ils deviennent à la à la une? Bon, c'est un plan qui se déroule. On va développer l'homosexualité. On va on va euh banaliser l'avortement alors que l'avortement a toujours été une pratique alors je peux pas dire que c'était une pratique qui était poursuivie parce que pour poursuivre des avorteurs, il aurait fallu savoir qui avortait et pendant longtemps, on n'a jamais su. Mais on va promouvoir l'avortement contre la vie des contre la vie des familles. On va sexualiser des enfants très jeunes de telle sorte qu'ils ne pensent plus à autre chose. Dès que dès que l'idée du sexe est rentrée dans dans dans votre tête, bon bah vous en voyez partout. Et voilà. Donc sexualisation des enfants, on va séparer, on va euh euh interdire de soigner certaines maladies pour pour décimer. Il y a il y a un truc extraordinaire. Vous avez une maladie, vous faites en sorte qu'on puisse pas la soigner. Et il a expliqué, on pourrait soigner le cancer depuis longtemps et on ne le fera pas parce que on a le le système a besoin que des gens meurent du cancer. Et et et qu'est-ce qu'il y avait dans le plan? L'euthanasie. Il fallait absolument banaliser l'euthanasie. Ça fait partie du plan. Et à ce point pervers, à ce point pervers pour banaliser l'euthanasie, il fallait pas seulement en parler, il fallait également faire en sorte que les vieux soient de plus en plus fragilisés et de plus en plus culpabilisés d'être à charge de leurs enfants. Je vous donne un petit détail qui tue qui est absolument monstrueux par sa petitesse et par la la le l'horreur que ça que ça implique. Il a été décidé que les notices des médicaments que que les vieux prennent soient écrites en petit caractère et bleu sur fond blanc, c'est-à-dire illisible par des gens qui commencent à perdre la vue, de telle sorte que les gens qui vieillissent soient obligés de faire appel à leurs enfants pour savoir comment prendre leurs médicaments, de telle sorte que petit à petit ils se rendent compte qu'ils sont à charge et qu' et que quand on leur dira bah voilà papa, on a une bonne nouvelle pour toi, une petite piqûre et tu souffriras plus. C'est-à-dire qu'on va ouvrir la voie à l'euthanasie et ça fait partie du plan. Alors l'euthanasie fait évidemment partie du plan de dépopulation. À l'origine, on dit l'euthanasie, les gens souffrent. Alors on veut qu'ils souffrent plus. Ben évidemment qu'on veut que les gens souffrent plus. Mais il y a pas on peut on peut les empêcher de souffrir sans les tuer. Faut quand même pas exagérer. C'est c'est une monstruosité qui fait partie du plan. Et le plan c'est la dépopulation, c'est la fin de l'humanité. Et ce sont des gens qui qui il y a des gens qui qui réfléchissent à ça et qui sont impliqués là-dedans. Et le combat de Judith Richman, elle est contre un des aspects de cette entreprise, mais Judith, elle a elle elle était elle était elle a vraiment vu la la totalité du plan. Et ça c'est le prochain livre que je vous prépare qui va sortir bientôt qui est son dernier ouvrage à elle où elle raconte véritablement comment elle est entrée au cœur de cette de de ce complot et comment elle explique très bien comment c'est mondial et comment ça a été articulé.
Bien merci beaucoup en tout cas Marion Sigot. On va déjà se concentrer sur ce livre-là qui est qui est suffisamment fort et qui ouvre beaucoup je pense les yeux sur ce qui se passe et ce qui est fait et les origines de beaucoup de choses. Heureusement qu'on vous parle de l'euthanasie, on a la loi sur l'euthanasie qui passe en ce moment, on a évidemment l'éducation à la sexualité qui est également euh promue désormais et officiellement dès les plus petites classes, je le rappelle à l'école avec des ouvrages et des accompagnants qui sont très problématiques. Voilà tout ce qui se passe en ce moment. Marion Sigot, je rappelle le titre de vos livres: Sexologie et Mensonge. Le combat de Judith Richman, c'est autoédité. J'imagine qu'on peut trouver tout ça sur Amazon. Merci Marion Sigot. Merci à vous tous chers amis. Chers amis, n'oubliez pas de vous abonner à la gazette du Toxin sur toxin-media.fr/gazette. Vous savez, tous les jours Valentin vous écrit dans votre boîte mail, vous recevez le meilleur de la matinale. C'est un courriel donc impossible à censurer par le système. C'est condensé, c'est fait pour ceux qui n'ont pas le temps ou qui préfèrent lire tout simplement. C'est aussi une version courriel qui peut être partagée. C'est spécialement conçu pour être transféré en un clic. Bref, c'est la version efficace pour pouvoir diffuser au mieux nos idées et les véritables informations. Pour recevoir gratuitement la gazette tous les soirs, inscrivez-vous donc tout de suite sur toxin-media.fr/gazette. toxin-media.fr/gazette. À bientôt.