Transcription
[Musique] longtemps qu'ils contempler l'océan sans comprendre. je ressentais l'énergie immense de ses hôtes. je m'étonnais de la profondeur de ses bleus. je respirais l'air du large. il en réalité, je ne voyais rien.
ici à charbon en Australie, les falaises le murmurait l'histoire de la terre. elles n'étaient pas des roches sortis de terre. elle était née de la vie de l'océan. ils formaient un aimant, sanctuaire de 2 milliards de squelettes d'animaux marins accumulés au fond des mers.
lorsque la terre n'était qu'un océan, ces organismes avaient fait l'air que je respire et le climat qui me protège. je voyais de puissantes marées creuser des sillons de sable, mais je ne voyais pas que ce brassage est la source de la vie.
[Musique] je voyais les vents sculpter des dunes. je ne voyais pas le mariage de la terre et de la mer.
[Musique] je voyais le sel blanchir une terre aride, mais je ne voyais pas que l'océan a apporté la vie au continent. je voyais d'immenses prairies colonisé le fond des mers, comme je n'en voyais pas sur terre.
[Musique] mais à Sorbet, il y avait bien plus encore. il y avait l'origine de ma propre histoire à moi, l'humanité. elle avait commencé là, pas une colonie de fossiles de bactéries qui vit à fleur de l'océan et que l'on appelle stromatolithes. je descends de cette forme de vie la plus ancienne connue sur terre, dont la naissance remonte à quatre milliards d'années. je venais de là. je viens de l'océan.
aujourd'hui, devant l'océan, je ne vois plus que moi, l'humanité. je suis 7 milliards d'humains. j'ai fait de la planète un monde à mon image. sur les rivages de l'océan, j'ai bâti des mégapoles où je vis par millions. j'ai creusé des ports, rasé des îles pour construire les usines. l'océan m'apporte toutes les richesses minérales du monde. je travaille la matière, fonde l'acier, je découpe. 100 000 de mes bateaux parcourt les océans. tout ce qui vit, tout ce qui pousse sur la terre passe un jour dans mes mains de fer. je transporte même les forêts. je puise sans relâche dans l'océan pour me nourrir. je suis devenu un super prédateur. j'ai mis ma vie en boîte. ces 600 millions de boîtes que je transporte grâce à l'océan. cet océan m'a offert la mondialisation. la planète est à moi. et maintenant, où je vais ?
[Musique] non.
[Musique] je commence à mesurer les conséquences de ma puissance. surpêche, climat, épuisement des ressources, pollution. ma propre course m'entraîne loin, beaucoup trop loin. et je le sais, parce que je suis capable de comprendre ce qui m'arrive. comment en suis-je arriver à ne plus voir ceux qui l'entourent ? pour le comprendre, il faut retourner au commencement de tout.
[Musique] pour commencement, la terre se consumer. ce coup est de violentes convulsions. la matière en fusion subissait de terrifiants bombardements en provenance de systèmes solaires. ce champ de bataille a fait apparaître une atmosphère fulminante, rouge, gaz hotte de carbone et d'hydrogène et de vapeur d'eau. sans doute venu par la glace des comètes provenant de la galaxie. la surface de la terre était comme une énorme bulle sous pression, chauffée à plus de 700 degrés.
puis le brasier s'est refroidie et les vapeurs se sont condensés, produisant alors le plus grand des déluges terrestre. c'était il y a 4 milliards d'années. l'inondation a couvert la quasi-totalité de la croûte terrestre. c'est aux arts ac la roche primaire jusqu'à son érosion. elle s'est chargée en sel et la terre est devenue un monde d'eau salée. on appelle cette eau l'océan. une planète océan venait de naître.
au cours de la glacière, il y a 700 millions d'années, la température a chuté. la planète est restée blanche 20 millions d'années, puis elle a fondu sous un puissant effet de serre créé par le carbone des volcans. d'autres glaciation suivi, puis d'autres réchauffement. il reste ces périodes d'immenses zones froides au pôle nord, au pôle sud du globe. ces régions polaires sert de refroidisseur à une immense machine climatique.
proche de l'équateur, le soleil chauffe l'océan qui semble bouillonner. ce contraste entre régions chaudes et régions froides fait naître de puissants courants d'air. ce sont les vents, si essentiel dans cette histoire.
[Musique] les vents descendent, trois est lourd des zones polaires et soeur à l'air chaud et léger de l'équateur. ses vents dévié par la rotation de la terre forme de grand tourbillon. au contact de l'océan, ses vents poussent l'eau. il génère de puissants courants marins capables de déplacer des millions de mètres cubes d'eau à travers l'océan.
[Musique] partout, l'océan et creuser tourbillon dont certains tournent pendant des années. ce mouvement irrigue de chaleur la surface de la planète bleue.
[Musique] l'eau chaude des tropiques remonte vers l'épaule, puis cette eau se refroidit, devient plus dense, chargé de sel. elle plonge alors dans les fonds.
[Musique] c'est au des profondeurs poursuit son voyage sur le fond de l'océan, poussé par sa propre masse. elle emporte avec elle le froid polaire. un jour, elle bute sur le relief, retrouve à nouveau les autres surfaces où elle se réchauffera. il faut milan à une goutte d'eau pour faire le tour de l'océan. ces courants ont fait naître un climat tempéré sur la terre. ils ont achevé la génèse d'une planète vivante.
[Musique] lorsque le soleil est fort et que les courants remontent à la surface, il se produit un phénomène extraordinaire, si grands qu'on le voie de l'espace. on l'appelle un bloom, une explosion de vie. cette vie qui prolifère s'appelle le plancton. la vie qui dérive parce qu'elle ne peut pas se déplacer par elle-même et suit les courants. ses blues puise l'énergie du soleil. ils se produisent entre la surface et les 100 premiers mètres, là où les rayons pénètre dans l'océan.
les minuscules d'algues qui apparaissent forme d'une immense prairie marine flottant entre deux eaux. la masse produit ainsi tous les ans représentent à elles seules la moitié du végétal de la planète. parmi ces microalgues, il en est qui évoque de lointaines galaxies. ce sont des protistes, des organismes très anciens. la plupart n'ont qu'une cellule entouré d'un squelette de verre et de calcaire. à ce niveau, la distinction entre plantes et animaux est assez floue. certains de ces cellules vertes ont même des mains qui le repousse pour augmenter leur surface d'exposition au soleil. toutes ces microalgues se nourrissent de carbone et produisent un retour de l'oxygène.
[Musique] la moitié de l'air que je respire vient de ces microalgues. l'océan est le poumon bleu de la planète.
puis le bloom végétal déclenché une autre explosion de vie, celle des milliards d'animaux herbivores qui viennent se nourrir dans la prairie marine. ces animaux ne mesurent guère plus de quelques millimètres, souvent bien moi. on les classe, on met deux crustacés, cellule, coquillages, larves. des milliers de groupes d'espèces. parmi les plus importants d'entre eux, on trouve du krill, les petites crevettes, les routes, les algues nuitées jour. on trouve aussi en très grand nombre de minuscules puces de mer qui nagent pas rebond avec leurs pattes. elles sont chassées par de dangereux prédateurs de forme allongée muni de dents de verre est très voraces. chaque instant de vie dans le plancton est un acte de survie. trois et prédateurs se mélangent sans cesse et se trouve toujours à plus gros prédateur pour en recueillir les précédents. cet immense chaîne alimentaire unis le plus petit organisme aux plus grands. le plancton et comme un livre ouvert sur l'histoire de l'océan.
pendant trois milliards d'années, la vie a évolué ici dans ces prairies marine. certains espèces très anciennes comme le groupe gélatineux nous se sont développés que dans l'eau. c'est en parfaite harmonie avec le monde liquide. ils ont un corps élastique qui leur permettent d'aspirer la nourriture et se déplacer en même temps. parfois s'accrochent les uns aux autres en dimanche chaîne pour mieux se déplacer dans le courant. malgré l'apparent désordre, chaque parcelle de vie est organisée dans le moindre détail.
ces explosions de vie finissent un jour par disparaître ou dévorer ou par le manque de ressources ou encore terrassé par un invisible et demi, une attaque virale. des milliards de virus ou le rôle biologique et de réguler chaque explosion de vie. la nature ne supporte pas les excès. les virus sont là pour ça.
[Musique] à la fin de l'hiver, des macros ont quitté leur hibernation dans les profondeurs de l'océan. il remonte en surface à la recherche de la prairie marine. comme de nombreuses espèces de poissons, ils se nourrissent de l'invisible peloton. la chaîne alimentaire à nouveau relier entre elles les espèces.
[Musique] les poissons ne se connaissent pas de chef et pourtant une manoeuvre en formation parfaite. chaque poisson sans permanence la présence de ses voisins respectent cet écart.
[Musique] photo organisation est comme une loi fondamentale. elle permet de chasser en groupe et augmente les chances de dénicher une zone riche en nourriture. le premier qui trouve le guide et les autres d'un simple mouvement.
[Musique] la chaîne alimentaire prend une autre tournure. l'espadon voilier et le poisson le plus rapide de l'océan. lui, ils mangent les poissons, pas du plancton. sa nageoire dorsale lui donne une stabilité hors pair au service de sa prédation. un espadon de 100 kg havas le cours de sa vie 1000 kg de maquereau qui ont consommé 10 mille kilos de zooplancton qui ont brouté cent mille kilos de phytoplancton. pour chaque kilo des spas dans, il faut 1000 fois plus de prairies marine. la chaîne alimentaire est un ordre, une pyramide implacable.
[Musique] [Musique] certaines espèces choisissent aussi de s'entraîner. les raies manta ne se nourrissent que de plancton. leur zèle de 6 mètres d'envergure offre un abri aux autres poissons. en retour, ils débarrasse leurs hôtes de ces parasites.
[Musique] d'autres optent pour le requin baleine, le plus grand des poissons. ce voyageur si elle lui aussi l'os et entier à la recherche du plancton. il emmène les plus petits poissons qui profite de son aspiration pour se nourrir. la solidarité a aussi sa place dans cette immensité liquide. profond de 4000 mètres qui couvre les deux tiers de la planète.
[Musique] parfois, il arrive que ce voyage soit interrompue par une terre. ici au Raja Ampat, en Indonésie, une terre est apparu lorsque l'océan s'est retiré il y a deux milliards d'années. ces collines calcaires était autrefois le fond de l'océan. comme à chaque vers l'Australie, elles sont aussi fait deux milliards de squelettes de plancton empilés. autant géologie lorsque l'océan recouvrait la planète. avec le retrait des eaux, l'érosion a sculpté la roche. l'un secteur luxuriant, un dédale de 1500 kg de plancton fossilisés couvert de forêts primaires.
[Musique] à oh l'archipel des Raja Ampat, le cœur d'une région très riche en biodiversité. ici vivent plus de 1400 espèces de poissons et un quart de la totalité des espèces marines. la raison de cette prodigieuse diversité vient à nouveau de la vie elle même. au contact de ses terres émergées, il s'est produit une chose extraordinaire. une partie du plancton a quitté la vie nomade et s'est fixée. la vie marine a choisi de bâtir un monde nouveau. c'était il y a seulement 500 millions d'années, une révolution dans l'océan.
cette famille de plancton à créer les récifs de coraux. le corail d'un animal que l'on ne voit pas le jour. ce que l'on voit le jour, c'est le squelette calcaire qui lui sert de maison. un squelette qui ressemble à un arbre, des branches ou des feuilles.
[Musique] pour vivre dans ces eaux pauvres en nourriture, les coraux abrite en eux une algue qui les nourrit le jour par l'énergie du soleil. l'algue est le maître d'oeuvre, la construction. elle cherche à occuper la meilleure place au soleil. chaque chorale lutte avec ses voisins pour gagner la lumière à la vitesse de quelques millimètres par an. cette forêt pétrifiée et aujourd'hui l'écosystème le plus densément peuplé de la planète océan. on peut aussi cacher ou pour y chasser. chacun occupe un territoire. tout est codifié pour y vivre. même la couleur des poissons et une parure de camouflage ou de séduction.
[Musique] autant m avant.
[Musique] 1 comme une merveilleuse cité marine, on se presse à ses portes. on vient de loin pour ce faire débarrasser de ces parasites, car seul le récif offre suffisamment diversité pour garantir un tel service.
[Musique] les millions d'années d'évolution ont permis à chacun de trouver une place et un rôle. cette babel de corail.
[Musique] la rascasse se camouflent sol, alors que l'araignée de mer se laisse colonisée par les coquillages et devient invisible. cole ne bouge plus.
[Musique] on se cachent des prédateurs.
[Musique] comme dans toute cité cosmopolite, la vie dans le récif ne s'improvise pas. il ya des codes, des règles de vie en société à respecter si on ne veut pas finir dans le ventre d'un voisin. la dissimulation devient un art, comme chez les poulpes, capable de changer de couleur et de structures de pau pour tromper leurs assaillants.
[Musique] malgré les risques que comporte cette vie en collectivité, nombre d'espèces se servent du récit comme nurserie. de tout l'océan, c'est encore là que l'on a le plus de chance nous nourrir sa famille. les seiches protègent leurs œufs en les dissimulant le plus loin possible entre les branches des coraux, empêchant ainsi les poissons de les manger. les anémones sont venus meuse et même mortelles. c'est exactement pour cette raison que les poissons clowns ont choisi d'y vivre. ils s'immunise en se frottant à leurs tentacules dès leur plus jeune âge, comme une vaccination naturel qui leur permet d'utiliser la démone comme un refuge. pour qui ne connaît pas le récif, cette cité merveilleuse est en réalité pleine de pièges. et héros ksenia n'est pas une fleur, mais un corail sans squelette, un animal qui piège de plancton dans ses tentacules.
la nuit, le paradis du récif tourne à l'enfer. la partie vivante du corail de polypes invisible de jour apparaît la nuit. le pôle it sort ses tentacules pour chasser. immobile dans son récif, il utilise les courants marins pour attraper ses proies. malheur à celui qui dérivent à proximité. ces tentacules immobilise tout ce qui les touche en injectant à venin mortel. parfois même un suggestif si puissant qui semble diluer la vie. le récit fait un prédateur dangereux. une fois piégé, la victime ne peut se défaire de ses bras qui l'emmène lentement vers une bouche où elle sera digérée.
[Musique] une fois par an, exactement à la même heure, à la pleine lune de printemps, se produit un événement extraordinaire. le récif entre en reproduction. étonnant sexualité par millions, le récif essaiment en pleine eau librement. c'est eux qu'on appelle gamètes mâles et femelles en fusionnant, donnant naissance à des larves de futurs récifs de corail. c'est le ponte se produit une seule fois dans l'année. elle ne dure que quelques heures et repose sur une synchronisation parfaite entre tous les coraux d'une même espèce. à nouveau, le courant se révèle un allié précieux et l'art sont ainsi mélanger et disperser pendant plusieurs jours et plusieurs nuits avant de retomber plus loin. elles partent à la conquête d'un nouvel espace. celles qui survivront se fixeront sur de nouvelles parois des fonds marins afin de perpétuer l'immensité coralliennes qui les a fait naître. l'extension est constante depuis cinq cents millions d'années. les coraux pousse, moeurs repousse. ils ont forgé un empire visible depuis l'espace, la plus grande construction vivante de la planète.
toute la faune de l'océan et de près ou de loin lié à ces oasis de vie. en Polynésie, les murs ou font un long voyage pour venir pondre sur le versant du récif. c'est un grand rendez vous pour cette communauté à l'ordinaire solitaire qui vient chercher dans le lagon à l'abri pour sa reproduction. mais ce rendez-vous sera aussi celui des requins gris en maraude. au cours de leur vie, les mérous commence femelle, puis changent de sexe, deviennent mal. au delà d'un certain poids et d'un certain âge, il frappe à rebond mêlant les semences. les femelles affaibli par la pompe deviennent alors des proies faciles. et requins attaquent. ils vont massacrer une partie des mérous. vous êtes prédation paradoxalement et vidal pour l'espèce en tire des mérous qui sinon se reproduire est trop vite et trop nombreuses. de nouveau, la nature ne tolère pas les excès. il y a toujours un régulateur qui plane au dessus d'un autre.
les requins marteaux sont de redoutables chasseurs. apparu il y a 20 millions d'années, ces animaux sont des super prédateur.
[Musique] leur tête en forme de marteau leur sert de nageoires et favorise leur agilité. la position de leurs yeux très écartés lors donne une vision relief. il chasse les poissons et les autres requins. c'est comme si la prédation avait dicté l'évolution des espèces. et c'est là où j'arrive dans cette histoire. je suis là, moi, l'homme, l'humanité. je suis le dernier maillon de la chaîne de la vie. je suis le prédateur des super prédateur. je pêche tout ce qui vit et même des millions de requins parents, souvent juste pour la valeur de leurs ailerons.
[Musique] moi, j'ai commencé là, de l'autre côté du miroir de l'océan. j'occupe les terres émergées. il y a très longtemps, pour me protéger, j'ai bâti des villages, comme il y en existe encore au 100 places à la région de Panama.
[Musique] je ne nagerai pas comme le poisson. alors j'ai imaginé des bateaux pour me déplacer.
[Musique] il.
[Musique] et puis j'ai construit un monde. aucune espèce n'a pas bâti avant monde pour mes ville. chez tisser des ponts entre les îles. j'ai conquis l'océan par la terre. j'ai appris à creuser les montagnes, détourner les cours d'eau et même faire naître des îles. j'ai bâti un empire plus grand encore que les citadelles de corail. on voit du ciel, mais muraille, mais ville immense. par mon intelligence, moi, l'homme faible, je suis en réalité devenu très fort. irish, pauvres dans le monde. la moitié des hommes vie à moins de 100 km de l'eau. déjà, la quasi totalité la population d'Afrique noire se concentre sur le littoral.
[Musique] la seule ville de Lagos au Nigeria compte 17 millions d'habitants. plus de cent mille personnes habitent son bidon ville lacustre. la population qui migrent ici n'a pas de place à terre, alors ils se tournent vers la mer.
moi, l'humanité, je suis plus de 7 milliards. existe-t-il encore une limite à la croissance ? je ne sais même plus. à chaque seconde qui passe, la planète compte deux êtres humains de plus à nourrir. alors j'ai fin et je me suis tourné naturellement vers l'océan pour me nourrir. 3 milliard d'humains dépendent directement de la ressource marine. pour près d'un milliard, la pêche représente même l'unique apport de protéines animales. l'océan est indispensable à ma vie.
4 millions de ménages vire de pêche partent chaque jour à l'assaut de l'os et la plupart ne sont que débarque, comme celle qui déchargent chaque matin sur les côtes du Sénégal. la pêche est depuis ses premiers jours un métier familial, pratique est transmis de génération en génération.
[Musique] malgré les dangers du métier, lorsque la terre vient à manquer pour se nourrir, et plus démunis se tournent toujours vers l'océan.
[Musique] au total, dans le monde, en comptant les emplois directs et les familles, la pêche fait vivre 500 millions d'humains. ici, je constate l'abondance d'un océan capable de nourrir un peuple entier. au tout début de mon histoire, j'ai récolté les algues sauvage sur le rivage. existe depuis trois milliards et demi d'années. j'ai appris à cultiver la mer, comme j'avais mis en culture les terres.
[Musique] ces algues ne demande que six semaines de pouce avant une récolte. elle ne nécessite que le soleil, le brassage des courants. aujourd'hui, à Bali, en Indonésie, je fais pousser des algues rouges extrême gélatine alimentaire. cette culture produit 15 millions de tonnes d'algues exporté dans le monde entier. algue brune, verte ou rouge servent à tous les usages : médicaments, textile, aliments, engrais.
[Musique] j'ai tracé des lots palmer, y aménager des experts entier en zone aquacole. dans le monde, plus de 530 mille hectares sont consacrés à la culture des algues, faisant vivre un million d'heures et culture des mères.
[Musique] en Corée du Sud, dans l'archipel de Ouando, 200 ils sont convertis à la culture des algues. ces magnifiques tableaux sont d'immenses filets déployés au soleil qui servent au séchage des récoltes.
[Musique] sur les trente mille espèces d'algues qui pousse en mer, seule une cinquantaine maunoury. je cultive les laminaires de larges vagues pouvant atteindre trois mètres de longueur.
[Musique] en Asie, cette algue est utilisé comme aliment de base. ses feuilles aux saveurs de sucre et contiennent des protéines, des sels minéraux et des vitamines. je pêche depuis quarante mille en améliorant sans cesse les pêcheries. à nouveau, ma force vient de mon intelligence qui compense mes faiblesses. elle m'a permis d'imaginer les filets de plus en plus élaborées, de plus en plus efficaces.
[Musique] ce qui a tout changé, c'est l'invention du chalet de haute mer. un large filet ouvert en entonnoir, comme la gueule du requin baleine. certains chats lui sont si grands, ils mesurent 40 km. la pêche est devenue une industrie. il n'est plus question de famille et d'investissement et de technologie pour augmenter les prises. des pêcheurs se sont constitués en flottilles. plus ce sont des bateaux transformés en usines qui ont pris la mer. d'ulysse descendeur, des radars et tout mon intelligence pour traquer la vie marine.
chaque année, je pèse 90 millions de tonnes de poisson sauvage dans le monde. 1 % de mes navire empêche à eux seuls la moitié. mais c'est loin, mais saine. mes filets sont si vastes que je ne choisit plus méprise. je prends ce qui vient. je trie ensuite selon la valeur marchande des poissons. en choix du Pérou, colin d'Alaska, a rang de l'Atlantique. je capture tout en masse. je ne connais aucune limite à la prédation, sauf les quotas de pêche que me fit les scientifiques. mais qui peut m'empêcher de les dépasser ? globalement, 80 % des stocks de poissons commerciaux sont déclarés pleinement exploités, voir surexploités. la pêche plafonne. j'ai atteint les limites biologiques. comment ai-je pu en arriver là ?
la pêche intensive sacrifie des millions de poissons. sont les projets, les robes udma pêche ou simplement les poissons morts écrasés dans les filets. des poissons morts pour rien. à mesure que les stocks de surface s'épuise, je ratisse de plus en plus large, de plus en plus profond. mais chalut décembre désormais à plus de 3000 mètres. je pêche en aveugle une faune que je connais à peine. la faune des abysses qui vit dans le noir, l'isolement.
la fin dans les abysses. la lumière disparaît progressivement. la vie se joue alors retour de cette absence. et quelle vie ? vers 100 mètres de profondeur, des guenot fort, animaux gélatineux, possède des organes lumineux pour faire fuir leurs ennemis. plus bas encore, 1000 mètres sous la surface de l'océan crépusculaire, je trouve les siphonophore. ce sont les plus grands animaux du plancton. certains mesurent jusqu'à 50 mètres. leurs organes ne sont pas distribués, mais groupe et d'un côté. elles ont leur estomac et de l'autre les poches dont ils se servent pour flotter. et entre les deux, il déploie filet pour rattraper tout nourriture qui tombe de la surface.
l'océan des abysses et comme une machine à remonter le temps biologique. il y aurait deux mille espèces de poissons à bissau investir effrayant. des poisson vipère capable de manger plus gros que des sacs au phare axe qui gobent tout ce qui passe. la survie à 1500 mètres de fond est à ce prix. faire trois millimètres plus lumière, c'est le royaume du vampire d'en faire un cousin préhistorique du calamar. le vampire a le sang bleu, chargé de cuivre. ses yeux énormes détecte la moindre variation de contraste. au dessus de lui, bien la surface, sa vision est ultra adapté aux ténèbres.
lorsque des déchets touche le fond, crabe, anguille, éponge carnivore se gavent, invisible dans la boue. des milliards de bactéries se chargeront de digérer ce qui reste des vies. ici, les espèces vivent plus lentement, jusqu'à 150 ans parfois, du fait de l'extraordinaire pression qui règne à - 4 piles m dans le fond de l'océan. l'oxygène se fait rare.
et moi, je suis là aussi, dans ce monde que je connais à peine. je suis là, car j'ai peur d'être membre. je cherche une matière devenue vitale pour ma civilisation. l'eau s'est emparé feydeau. il est en réalité l'alliance entre la vie, la chimie et la géologie. tous les déchets, cadavres, particules d'agde qui proviennent de la surface, chaque petite cellule de l'océan finissent à vis ici en neige marine.
[Musique] depuis des millions d'années, le plancton mort, chargé de carbone, s'accumulent au fond des mers. ils s'empilent en couche épaisse et donne naissance à ces roches que l'on appelle calcaire et qui émergent en montagne à chaque baisse du niveau de la mer. il arrive parfois cet amas de cadavres ne se transforme pas en roche et fonde lentement en une matière visqueuse et noir, le pétrole. il en existe partout, ou presque, dans les fonds marins et à terre, là où l'océan à jour recouvert la planète.
[Musique] j'ai commencé par pomper les poches que moins profondes, puis à mesure que ces réserves se vide, je cherche plus loin, plus profond. j'explore désormais les gisements jusqu'à 7000 mètres de forage. les dernières réserves de pétrole se trouveront demain dans les parties les plus inaccessibles de la mer. ces flammes, c'est le plancton, c'est la vie que je brûle. j'ai vingt mille plateforme dans les mers du monde. parent, je brûle un million d'années d'enfouissement du plancton. la révolution industrielle a coûté 100 millions d'années carbone à la planète.
[Musique] je déplace 2 milliards de tonnes de pétrole chaque année aborde mes super tankers, qui sont les plus grandes constructions mobile du monde. ce pétrole est la source principale d'énergie pour ma civilisation. cette énergie nous propulse au delà de toute limite. qui se souvient encore que dans leurs cales gigantesque, ses navires en porte une part de l'histoire du vivant de la planète ?
avec cette révolution, ma vie a changé, celle de la planète aussi. j'ai tant besoin mais navire que j'ai coupé l'Amérique en deux pour relier les maires. j'ai créé le canal de Panama, une saignée de 80 kilomètres en pleine jungle. il permet chaque année à 13000 navire d'aller plus vite, plus loin. un avis refranchit la montagne toutes les 45 minutes.
[Musique] pour alimenter les écluses devant canal, j'ai créé un immense lac, le lac Gatoune, qui stocke les eaux de pluie lorsqu'elles viennent à manquer. le canal frise l'arrêt technique. matières premières en vrac, gaz, la vie, ruzyne, transport de véhicules, navire de croisière. la diversité de mai vaisseau est infinie. je transporte les trois quarts de ma marchandise par les routes de l'océan. que tous mes bateaux. navire amiral est le porte containers, des navires porteurs de milliers de boîtes en métal, tout pareil. la richesse du monde qui fait tourner les usines produit une nouvelle richesse qui me donne les moyens de transformer village ensuite les immenses. ici à Panama City, il n'y avait que la jungle. aujourd'hui, l'argent coule à flots. rotterdam, d'urban, San Francisco, Singapour. mes navire tisse une toile entre les continents. l'océan rapprocher mais ville en un seul monde.
[Musique] toutes les routes maritimes convergent vers l'Asie. sur les cinquante premiers ports mondiaux, 11 sont en Chine. et le plus important, ça pète Shanghai. il est situé au bout d'un pont de 34 kilomètres sur une île en pleine mer qui a été rasée pour y bâtir un port en eau profonde. sur des kilomètres de quais, des grues géantes, des charges chaque année 30 millions de conteneurs qui seront échangés. des routes est stockée. qui sait y partent mais boîte et ce qu'elles contiennent ? le trafic conteneurs et comme un ballet de boîtes vides à remplir, de boîtes pleines à vider. 600 millions de conteneurs sont en circulation sur l'océan. ils forment la clef de voûte du monde que j'ai créé.
l'océan m'a offert la mondialisation. la demande est telle que ma flotte a triplé en moins de dix ans. 3000 cargo sont en construction dans les chantiers de Corée, Chine et du Japon, qui assure désormais 90 % de la production. c'est le chantier de la démesure. des ateliers gigantesque employant plus de dix mille ouvriers. des copies rallonge les unités existantes. j'assemble navires de plus de 400 mètres, soit la surface de quatre terrains de football.
[Musique] cette marche forcée de l'industrie navale ne fait que répondre à d'autres besoins industriels. lusine du monde se déplacer ici en Asie. la main d'oeuvre est bon marché. l'océan m'a permis de mondialiser mon l'industrie. un seul navire suffit pour apporter une forêt entière à méduses qui la transformeront en papier, en planches, en meubles, en produits manufacturés. la Chine, le premier importateur mondial de brume, grâce aux océans. aucune forêt ne lui échappe. plus de 500 millions de tonnes de matières premières convergent vers Shanghai chaque année par la mer. des stocks de minerai de fer, de cuivre, de métaux rares, le charbon, le bois. grâce à ma planète.
[Musique] près des ports, les usines fonte de l'acier produisent une chimie nouvelle pour d'autres usines qui fabriquent, assemble et emballe. une production destinée à l'exportation dans le monde entier. la vie de sept milliards d'individus et connectés à cette partie du monde.
[Musique] mais qu'est ce que ces pêcheurs peuvent encore prendre ici dans les rejets du sine et au cœur de ce monde déshumanisé ?
[Musique] miville poussent comme des champignons. Shanghai est le symbole de ma fuite en avant. 23 millions d'humains vivent dans cette mégalopole. plus de 6000 building sont sortis terre. vingt mille nouveaux chantiers sont en cours. une véritable frénésie de construire, de gagner dans le ciel. tous les pays du monde rêvent d'avoir la croissance de Shanghai et de la sueur.
[Musique] la ville gagne sur les terres, mais elle doit sa fortune d'être portes de l'océan. moi, l'humanité, j'ai fait de l'océan ma planète. et si je me trompais ? l'océan d'où je viens paraît si loin de moi aujourd'hui. en à peine deux cents ans, j'ai bousculé 4 milliards d'années d'histoire naturelle. je ne vois plus la beauté de la vie qui y habitent et juste ce qu'elle peut apporter en l'espèce, est ce qu'elle me permet de produire. tout ce qui vit autour de moi subi mon existence. je laisse mon empreinte partout où je passe.
[Musique] on dit que les cachalots rêve la tête en bas, mais est ce que moi, je suis pas en plein rêve de croire que je vais continuer cette frénésie de croissance sans conséquence ? en.
[Musique] cent mille 2 mai navire brasse les mers de la planète sans relâche. plus mes besoins augmentent, plus de machines sont nombreuses. quoique je pars, la civilisation industrielle détruit le monde naturel qui l'entourent. le risque d'une pollution est devenue une menace pour tous qui m'approche. je rejette partout des matières polluantes dans l'air et dans l'océan.
mais comment ai-je pu en arriver à ce point de démesure ? dans les zones polaires, et glaces permanentes fronde sous influence d'un réchauffement global de la planète. ici, pourtant, pas d' usine, pas de machine. ce réchauffement est causée par mes propres émissions de carbone, l'énergie fossile, le pétrole dont j'ai besoin pour ma civilisation.
mais l'os est en surchauffe. mais ce phénomène à une autre et plus lourde de conséquences. au nord, la fonte des glaces permanentes de la banquise fait apparaître un océan libre. les au noir absorbe alors la chaleur solaire que la glace blanche réfléchissait auparavant, et le phénomène s'amplifie. le réchauffement s'accélère tout seul.
[Musique] au Groenland, comment l'Antarctique, la fonte des glaciers qui recouvrait les terres émergées fait ruisselet des flots d'eau douce dans une mer salée. 1.
[Musique] la grande circulation des courants marins, ce flux qui fait le tour du club et régule le climat, sans rail peu à peu. quelles en seront les conséquences ? de mémoire d'homme, on n'a encore jamais vécu un tel changement. pour le savoir, à plus de vingt mille kilomètres de là, très loin des régions polaires, le désordre climatique se fait déjà sentir. il est invisible depuis la surface. pour le voir, il faut plonger sur un récif des zones tropicales, comme aux abords du trou bleu au Belize, la deuxième plus grande barrière de corail au monde.
[Musique] des coraux sont très sensibles aux changements de température. une différence d'à peine à degrés pendant quelques semaines suffit à les tuer. il ne reste alors qu'à récifs de squelettes blanc. c'est blanchiment s'intensifie depuis peu. tous les scientifiques sont très inquiets. un quart des coraux de ma planète sont morts en moins de 50 ans. le problème immédiat vient pas de leur mort, et de l'impact de leur disparition. en mourant, il ne laisse rien derrière eux. l'oasis marine devient un désert.
plus loin en mer, l'immensité de l'océan cache une autre inconnue. après les coraux, c'est l'état de santé de plancton qui devient critique. des missions scientifiques se multiplient sur cet océan que je commence à peine à découvrir. elle cherche à comprendre ce qui va changer dans la vie marine, la vie qu'il nourrit. il semble que le plancton base toutes les chaînes alimentaires se concentrent dans les zones polaires, là où laure est tempérée. au moins de 50 ans, il serait remonté de 1200 km. cette redistribution du plancton se répercutent déjà sur la vie marine. chaque année, les réchauds sourit me vendre le Brésil, les latitudes moyennes en quête de leur nourriture. chaque année, ce voyagé entre m un peu plus haut, un peu plus au nord.
[Musique] le réchauffement climatique bouleverse d'écologie de l'océan. avec ce changement, mon territoire de pêche change aussi.
[Musique] et pourtant, je sais que je ne peux pas m'arrêter de pêcher. au Chili, la houle empêche un quart du tonnage mondial. la mère fait vivre des milliers d'artisans pêcheurs et leurs familles. beaucoup se sont lourdement endettés confiance et leur bateau. espèces commerciales sont devenues rares. alors je me suis tourné vers ce qui reste. la sardine du Chili et l'ange comme du pire. on n'était pas des poissons que je consommais. désormais, chant pêche plus de 10 millions de tonnes chaque année. si la plus grosse pression sur une seule espèce, la seule qui reste dans ses eaux. le long du Chili, un puissant courant marin remonte du fond de l'océan. le plancton est encore riche. la sardine abonde. secours ans papa poule et les bras ce lot et apporte des nutriments ok oiseaux viennent chasser les petits poissons qui se concentrent près de ses remontées. les chiliens pêche à la senne, de très longs vilain que l'on referme par brassées de 40 tonnes. cinq cent mille poissons à chaque foulée. une machine va aspirer dans la can.
[Musique] des sardines ne vit que quelques années, ne se reproduise 8. ces poissons bleus sont les derniers à résister encore dans ce monde que j'accélère. mais je ne mange pas ces poissons. je les pêche pour en faire de la farine. une farine qui sert à nourrir mais élevages de poissons. au total, dans le monde, je lève 25 millions de tonnes de poissons meurent chaque année. essentielle venant de Norvège et du Chili.
[Musique] je ne produit que des espèces de grande valeur marchande et doha des saumons ont des bars. il faut 4 kg
de sardines sauvage pour produire un kilo de poisson d'élevage. [Musique] L'aquaculture est une industrie basée sur une ressource sauvage, et quand il y aura plus de sardines, je ferais quoi ? À mesure que la ressource s'épuise, je tente ma chance de plus en plus loin. La haute mer est libre, et les débris de l'océan sont à tout le monde, donc à personne. Donc au premier qui se sert.
Au large de l'ouest de l'Afrique, des armateurs véreux envoient de pauvres pêcheurs piller les dernières zones poissonneuses à bord de leurs épaves. Ces hommes sont livrés à eux-mêmes, ravitaillés une fois par mois, quand ils ne sont pas tout simplement oubliés. Des hommes et des bateaux qui semblent sans valeur pour personne. En Mauritanie, le port de Nouadhibou est devenu un cimetière de bateaux pirates, et des centaines de navires saisis au large de cette côte. Des épaves abandonnées, sans doute déjà remplacées par d'autres navires.
Les navires pirates se concentrent sur les zones les moins surveillées, comme le secteur africain. En pleine mer, ces bateaux illégaux transbordent leur cargaison à bord de navires autorisés pour pouvoir écouler, en toute légalité, leurs prises sur le marché international. Dans les pires estimations, cette pêche pirate représenterait 26 millions de tonnes de poissons, le quart du tonnage total de la pêche. Le profit a pris le pouvoir en mer. [Musique]
Dans la mer, 90% des grands prédateurs ont disparu. L'un des derniers d'entre eux, le thon rouge, est en voie d'extinction. Pourtant, sa pêche se pratique en toute légalité en Méditerranée, un des derniers refuges de l'espèce qui vient s'y reproduire. Les thons sont capturés dans un très grand filet que l'on referme comme un enclos. La prise sera remorquée vivante, puis engraissée dans une ferme avant l'abattage et la vente sur les marchés internationaux. Ce poisson est une ressource de luxe. Un thon de première qualité peut atteindre 300 kg et se vendra plus de 500 000 euros. [Musique] [Musique]
La corruption et le mensonge règnent. Les flottes de pêche au thon bénéficient de millions d'euros de subventions européennes. Il n'y a plus de quotas, plus aucune précaution de préservation. À ce rythme, l'extinction du thon est l'affaire de quelques années. J'ai pillé ce bien commun parce qu'il n'est à personne et qu'il rapporte gros. Et demain, il me restera quoi ? Il y a aujourd'hui 400 zones marines déclarées mortes, privées de ressources, parfois même impropres à la vie. D'autres espèces prolifèrent. Les méduses existent sur Terre depuis près d'un milliard d'années. Elles ont survécu à toutes les extinctions connues. Les thons rouges étaient un de leurs prédateurs. Leur disparition bouleverse un équilibre millénaire. Les scientifiques, les pêcheurs constatent de plus en plus de méduses dans l'océan. L'océan devient gélatineux, et ce déséquilibre se retourne comme un piège contre moi. [Rires] [Musique]
Loin des terres, là où je ne vis pas, l'océan me dissimule une autre réalité. Les courants dispersent à la totalité du globe la chimie polluante de ma création industrielle. Plus de 46 000 déchets plastiques par kilomètre carré en moyenne, partout sur les mers. [Musique] Ceux qui tuent tous ces oiseaux viennent de ma maison, de chez moi, et pourtant j'habite à des milliers de kilomètres de là. [Musique] Je déverse 6 milliards de kilos de déchets plastiques par an dans la mer. Un plastique qui ne se dégrade pas, mais se micro-fragmente. Ce que ces oiseaux mangent, les poissons le mangeront, et je le mangerai à mon tour en puisant dans l'océan par la pêche et par mon élevage. Pollué à ce point, le monde revient à un empoisonnement. Moi aussi. [Musique] [Musique]
L'océan est si grand qu'il m'a forgé une idée d'infini ressources. Je me suis trompé. La planète océan dispose en réalité d'une capacité de renouvellement limitée, et il me faut apprendre à la gérer. Voilà pourquoi, depuis la nuit des temps, tout ce qui vit sur cette planète respecte des rythmes et des limites. Voilà l'origine de la fameuse loi de l'équilibre naturel. Et moi, je veux rester sur Terre. Je veux être là demain. Oui. [Musique] [Musique] Non. [Musique] [Musique] [Musique]
J'ai longtemps observé ces poissons. Je crois que je suis comme eux. J'évolue par consensus, en masse. Même si je comprends ce qui m'arrive, je ne peux pas choisir brutalement de changer le cours de ma destinée. Mais ma conscience collective peut déclencher une réaction en chaîne. Je veux croire que je pourrai réagir à temps. [Musique]
À Rio, il y a vingt ans, les hommes se sont rassemblés pour ouvrir le dossier de la Terre. C'était en 1992. Cette année-là, les dirigeants ont voté 2500 recommandations pour sauvegarder la planète. J'ai cru au début à un symbole d'une nouvelle ère, mais ce n'était en réalité que le début d'une longue route. Depuis, que s'est-il passé ? D'autres sommets, d'autres réunions politiques, pour bien peu de résultats au final. Le risque, une décision impopulaire, la concurrence, la corruption, la passivité ont tout bloqué. Pourtant, l'humanité, en 20 ans, a franchi un cap immense. La conscience publique a évolué. La question environnementale est devenue un sujet de discussion. Mais la discussion, ce n'est pas suffisant. Le temps me rattrape. À ce rythme, je cours à la catastrophe. Même au cœur de cette ville, Rio, tournée vers l'océan, je connais une pollution indigne qui m'interdit d'entrer dans la mer. J'ai même dû construire une piscine pour me baigner dans la baie de Guanabara, la plus belle baie du monde, devenue dangereuse pour ma propre santé. [Musique]
À Rio, comme partout dans le monde, j'ai édifié des symboles d'éternité. Ici, un colosse, comme pour me protéger. Il contemple cet océan, mais que peut-il faire pour moi ? Aucune religion, aucune croyance ne me sauvera. Il n'est plus temps de croire aux promesses du ciel. Seule mon intelligence me rendra capable de prévoir et de préparer mon avenir. Des décisions difficiles seront nécessaires. Il est encore temps d'imaginer une gouvernance humaniste et responsable pour rester sur notre planète océan. [Musique] [Musique] À 1 2 m. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] 1. [Musique] On et 2. [Musique] [Musique] Nous. [Musique] Pour. [Musique]