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La folle devenue légende : La fabuleuse histoire de Niki de Saint-Phalle

klemo30:36

Transcription

Un après-midi, une femme se met à tirer sur sa propre création avec un fusil de chasse devant une foule d'invités. Pourquoi en est-elle venue jusque là ? Aujourd'hui, je vous raconte toute l'histoire de Niki de Saint Phalle.

Niki est la descendante d'une vieille famille noble française, la famille de Saint Phalle. Son père, André de Saint Phalle, français donc, est directeur de sa banque d'investissement, Saint Phalle & Co, en plein New York. Sa mère, Jean Harper, américaine, se contente de rester à la maison.

La petite Niki naît en 1930. Sauf qu'un an plus tôt, un événement plus qu'important secoue totalement les États-Unis. Le père de Niki se retrouve ruiné par le crack boursier de New York. Pour vous résumer rapidement ce qui se passe lors de ce 24 octobre 1929, on se trouve alors dans une époque d'après-guerre exceptionnelle aux États-Unis. Les salaires augmentent, les villes s'urbanisent et les banques prêtent beaucoup d'argent. Elle prête beaucoup d'argent, notamment aux gens qui pensent que telle ou telle entreprise va fonctionner. Ça crée ce qu'on appelle des spéculations et tout le monde vend ses actions. Le marché s'écroule et les banques ferment. Jeanne décide donc de mettre au monde la jeune Niki en France.

Née en 1930, je suis née en France. Les étés, je visitais les châteaux de mes grands-parents. Élevée entre ses murs remplis de blasons Saint Phalle, les histoires chevaleresques bercent Niki et son frère durant plusieurs étés. Son imaginaire se nourrit et les créatures fantastiques s'invitent dans son esprit. Mais il est temps de regagner New York. On est au milieu des années 30 et son père André a redressé la barre. La crise est passée et un avenir radieux, luxueux attend la petite Niki. Niki découvre son appartement luxueux en plein Manhattan.

Sauf que dans la noble famille Saint Phalle, malheureusement, la place de la femme en société est vouée à rester la même : se marier, élever ses enfants, et c'est tout. Oui, parce que la femme reste à la maison, fait le ménage.

"Restez avec elle et aidez-la, regardez-la faire."

"Non, je fais déjà le marché le samedi, c'est déjà pas mal."

"Vous pensez qu'il vaut mieux qu'elle reste à la maison ?"

"Absolument, parce qu'elle ça lui permet déjà de rendre la vie plus agréable à son mari, parce qu'au lieu de faire un certain nombre de choses ensemble le soir, lorsque l'homme rentre à la maison, déjà, c'est une vie familiale plus agréable parce que tout est fait et la journée se termine plus calmement."

Sa mère Jeanne élève ses enfants à la dure. Niki raconte même que son frère s'est vu forcer de finir son assiette jusqu'à en vomir pour finalement être obligé de le ravaler.

"Ma mère avait un placard où elle rangeait le linge et je me rappelle un jour, je la regarde déranger. Je dis : 'Moi, je ne ferai jamais ça quand je serai grande. Jamais, jamais.' Je ne compterai du."

Pour elle, mère incarne les démons. Depuis toute petite, avec son père, elle s'entend mieux. Avec lui, elle s'évade un peu plus de cette pression que lui inflige sa mère. Mais lors de ses 11 ans, durant ce qu'elle appellera "l'été des serpents", son père va commettre l'impensable. Cette horrible confession, Niki va la garder pour elle pendant 53 ans. Elle la racontera pour la première fois dans une lettre adressée à sa fille en 1994. Son père la dégoûte, d'autant qu'elle le voit régulièrement tromper sa femme. C'est avec des griffes et des femmes plein la tête qu'elle le représente.

À l'approche de la vingtaine, Niki ressent le besoin de s'éloigner de cette famille qu'elle méprise. En quête d'indépendance, c'est dans les soirées branchées new-yorkaises qu'elle rencontre ses premiers contacts professionnels, déjà comme les directeurs d'agences de mannequins. Sa beauté faisant l'unanimité, elle fait rapidement la une des magazines.

Niki a 18 ans et rencontre Harry Mathews, un jeune Américain de son âge, rencontré sur les bancs de l'école. Entre les deux, c'est le coup de foudre. Mariage à 18 ans, puis maman d'une petite Laura à seulement 21 ans.

"On s'est marié quand même, on s'est échappé, on avait tous les deux 18 ans. Les parents étaient furieux."

Niki se redirige petit à petit vers cette vie qu'elle essayait pourtant de fuir : celle d'une femme au chevet de sa famille, à la maison. Et régulièrement, du bord de sa fenêtre, elle fait quelques observations.

"J'avais une vue sur la rue, sur ce qui se passait, et je voyais ce décalage entre comment mes parents vivaient et comment les autres vivaient. Très vite, ça m'a, ça, c'est des choses qui m'ont angoissé, qui m'ont profondément touché dès mon enfance."

"Assez, c'est trop." Le couple n'est plus à l'aise dans cet environnement et décide de tenter l'aventure parisienne en 1952. Ils se sentent bien ici, et comme en témoigne l'un de ses premiers tableaux sur lequel elle s'entraîne doucement. La famille paraît plus unie. Harry fait même les tâches ménagères, ce qui n'est pas le cas de tous les hommes en cet temps-là, faut le préciser.

Malheureusement, cette bonne volonté ne va pas empêcher Harry de flancher. Il trompe Niki avec leur voisine. Il semble refaire surface, ces serpents du passé qui commençaient pourtant à s'éloigner petit à petit. Niki ne rompt pas avec Harry, mais les angoisses s'installent en elle. Déjà, à son tour, elle se met à avoir quelques amants. Mais elle a surtout les idées noires. Elle récupère et vole tous les couteaux, ciseaux, rasoirs sur son passage.

"Je me suis souvent dit : quelle chance que je ne suis pas née au moment du terrorisme, j'aurais été peut-être la pire."

Elle rentre dans une vraie dépression, à tel point que l'hôpital psychiatrique semble être la dernière solution pour la sauver. Les coups d'électrodes qu'elle reçoit lui font perdre quasiment toute sa mémoire, mais c'est nécessaire, tellement son cas semble sévère. Niki ne voit qu'une solution pour tenir le coup : faire du collage avec les objets qu'elle déniche à gauche à droite, et puis peindre aussi. Peindre et sculpter. C'est le combat du passé, mais aussi ces combats d'aujourd'hui : le droit des femmes qui peinent encore à avancer. Rappelez-vous qu'au 18e siècle, les femmes avaient la défense de sculpter parce que ça leur donnerait de mauvaises idées. Rappelez-vous que Camille Claudel a passé 30 ans enfermée parce qu'elle avait plus de talent que Rodin et que c'était insupportable.

2 ans après sa sortie de clinique, Niki s'offre un voyage à Barcelone avec Harry. Et là, c'est la révélation.

"Quand j'avais 25 ans, j'ai vu Gaudi à Barcelone, son merveilleux, son extraordinaire jardin de joie, et je me suis dit que ça, c'était mon destin, qu'un jour moi aussi je ferais un grand jardin comme ça."

Les courbes colorées et difformes fascinent la jeune femme de 25 ans. Elle sait à ce moment précis que son avenir est véritablement à la création. Ses idées fusent, son indépendance aussi. Elle voit de moins en moins Harry, de moins en moins sa fille Laura, et de moins en moins son petit dernier Philippe. Celui qu'elle commence à voir de plus en plus, c'est lui. Au nom de l'art, on peut selon vous faire n'importe quoi ? Il me semble oui, c'est évident que l'art peut être fait avec tout.

En se baladant un soir dans la capitale, accompagnée de Harry, Niki s'arrête à l'impasse de la Forge, dans le quartier Necker, une impasse réputée où bon nombre d'artistes parisiens s'y retrouvent depuis près de 80 ans. C'est là qu'elle rencontre Jean Tinguely pour la première fois.

"Il faut qu'on invente la machine pour libérer l'homme de l'esclavage, parce qu'il faut savoir ce que l'homme faisait à l'époque. Il pompait dans les mines, il travaillait dur sur les champs, il devait avec le cheval ensemble, avec le mulet ou avec l'arme, il était un un un trimeur, comment on avait un vrai esclave. Il devait faire tout par ses propres bras et jambes et son corps, sa colonne vertébrale. Et l'invention de la machine est une chose effectivement fabuleuse."

Ce Suisse sombre, mystérieux, passionné par ses machines, fascine Niki qui, de plus en plus, s'invite à l'impasse de la Forge. Cet endroit insalubre où l'on peine à se frayer un chemin, où les gens cuisinent leur nourriture au milieu d'un désordre sans nom, mais c'est un endroit qui attire Niki, elle qui a grandi dans le parfait opposé.

"On était tous fauchés, j'allais avec Jean à l'impasse, on n'avait pas d'eau dans l'impasse."

Elle montre à Jean ses dernières créations. On sait maintenant où sont passés tous les objets volés : les pistolets, les rasoirs, les doigts de poupée découpés. Elle montre à quel point Niki sort d'une période chaotique. Vivant à l'atelier, Jean se retrouve secrètement attaché à cette aristocrate de 30 ans, et ce, malgré la présence de sa femme Eva. Les cœurs des deux artistes sont déjà pris, mais l'attraction est trop forte. Jean quitte Eva et Niki quitte Harry pour s'installer dans l'impasse.

Ça, c'est l'art performance. Contrairement aux autres genres, l'art performance est l'art de réaliser son œuvre aux yeux de tous, en direct. Tout est subjectif et certaines performances peuvent être discutables, mais certaines marqueront les esprits, comme celle de Francis Alys, qui appelle sa performance "Parfois faire quelque chose ne mène à rien". Francis lui-même se met à pousser un bloc de glace pendant 9 heures pour qu'au final, il n'en reste plus rien. Il fait allusion à l'effort improductif de bon nombre de travaux de sa région en Amérique du Sud.

L'art performance va être un exutoire pour Niki. Elle récupère divers objets, entrepose des poches de peinture juste derrière pour tirer, tirer, et encore tirer. Elle se moque de Kennedy et Khrouchtchev, les leaders américains et soviétiques, tous deux coincés dans un corps de femme. Elle se moque aussi de la religion, dans "L'Hôtel des Innocents", la religion qui, selon elle, tue bon nombre d'enfants innocents.

"Je passais beaucoup de mon temps dans les magasins de jouets. Mes enfants étaient petits, des fois ils étaient jaloux. 'Dis, regarde, tous les jouets que tu as, tout ça.' Très souvent, il y avait des batailles parce qu'ils voulaient me prendre un que moi je voulais spécialement pour regarder pour mon relief. Vraiment, ça, je crois qu'ils ont souffert pas mal de voir la quantité de jouets extraordinaire que j'ai, pas que je donnais pas, mais il y en avait certains que je ne voulais pas donner."

Grâce à ses tirs, Niki devient internationale et fait le tour du monde avec Jean qui reste à ses côtés. Mais le temps est venu en 1963 de rendre les armes.

"J'ai toujours senti que mon destin était, je suis une aventurière, je ne vais pas rester dans un truc. Alors bon, c'était une partie de mon chemin, alors je me suis délibérément arrêté de tirer."

"Moi, je m'appelle Niki de Saint Phalle et je fais des sculptures monumentales. Je suis Jean Tinguely et je fais des machines qui ne servent à rien."

Niki et Jean forment maintenant un duo de choc. Pendant que Jean confectionne des machines plus farfelues les unes que les autres, Niki confectionne de nouvelles héroïnes. Elle les appellera les "Nanas", des femmes imposantes, parfois géantes, aux formes assumées et à l'allure joyeuse. Elles sont tout simplement elles-mêmes. Ces femmes vont devenir l'image de Niki à l'international. Elles enchaînent les expositions et ces Nanas deviendront un symbole pour des milliers de femmes dans le monde, des femmes en quête d'indépendance, là où le patriarcat est encore roi. Et on sent vraiment le style Niki à partir de ce moment-là s'affirmer réellement.

"Je n'aime pas l'angle droit, il me fait peur. Je n'aime pas la symétrie, j'aime l'imperfection, les courbes et les couleurs."

Les courbes et les couleurs s'emparent des Nanas jusqu'au jour où le Moderna Museet de Stockholm, en Suède, est séduit par ces Nanas et ouvre les portes à Niki et Jean pour y construire une œuvre collective, une œuvre monumentale. Grâce à la main d'œuvre de Jean et de Pär Hulthén, un sculpteur finlandais, Niki se met à réaliser la maquette de la "Hon" qui veut dire "Elle" en suédois, une sorte de Nana géante de 27 mètres de long. Les plans de Niki paraissent fous. Elle aimerait qu'on puisse rentrer à l'intérieur de la Hon par son vagin, et qu'on puisse avoir une salle de cinéma et même un bar. Et évidemment, ils vont aller au bout de leur idée. Le directeur du Musée de Stockholm essaie même de garder ça secret, de peur que les autorités annulent complètement le projet. Et après 6 semaines de travail acharné, la Hon voit le jour et c'est un carton. On observera même que le taux de natalité augmentera grandement en 1967, soit l'année suivante, en Suède.

Le couple enchaîne et réalise par la suite le "Paradis Fantastique". Niki et Jean sont au pic de leur maîtrise artistique. Les machines métalliques et froides de Jean viennent regarder, provoquer, parfois même transpercer les sculptures belles et joyeuses de Niki. Le mariage des deux styles est parfait. Il ne reste plus qu'à se marier pour de vrai. C'est l'amour fou entre Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Les deux amoureux vivent leur aventure pleinement, entre voyage et sculpture toujours plus grande, toujours plus monumentale, toujours plus nombreuse aussi, au détriment de leur santé. Les heures à souder leurs constructions, à respirer le polyester n'arrangeant rien à leurs poumons.

Mais à respectivement 41 ans et 46 ans, Jean sait que c'est le moment d'avoir un enfant. Il veut un enfant de Niki, mais Niki n'en veut pas. Elle a déjà du mal à s'occuper de Laura et Philippe qu'elle a eus à la vingtaine. Alors, dans les années 70, le couple s'éloigne petit à petit. On raconte même que les deux se narguaient l'un et l'autre avec leurs amants respectifs.

"J'en vois un meilleur que toi."

"J'en vois une plus belle que toi."

Vraiment, on est sur une relation particulière, parfois toxique, parce qu'au fond, les deux s'aiment profondément, mais la tendresse n'est plus là.

Même des années après avoir rompu, Niki et Jean continuent à créer ensemble. Celle du Centre Pompidou, c'était Jean qui était invité à faire cette fontaine, ce n'était pas moi, parce que Beaubourg voulait avoir quelque chose sur les arts. Mais il a dit : "Madame Pompidou, je suis triste, j'ai vu une très belle fontaine de Jean Tinguely, je voudrais la voir ici." Alors Claude Pompidou a parlé à Chirac qui sont allés voir Jean, et puis Jean est venu voir la place et dit : "Non, je ne peux pas le faire parce que j'ai besoin de couleur. Autrement, je fais avec Niki." Mais là, tout seul, sur cette place, non. Ils ont dit : "D'accord, alors faites-le avec Niki." La seule chose qu'on m'a demandé de ne pas faire, c'était une Nana. Il y avait d'autres choses à faire, alors je crois pas franchement que ça aurait beaucoup gêné.

En parallèle de leurs diverses créations, depuis plusieurs années, chacun d'entre eux prépare avec l'aide d'artistes et d'artisans l'œuvre de leur vie. D'un côté, Jean prépare "Le Cyclop", un monstre gigantesque perdu entre ces quatre vieux chênes de mili la forêt, un monstre recouvert de miroirs comme Niki lui a conseillé. Un monstre qui abrite les œuvres contestataires de ses amis, celle de César, d'abord connu pour ses compressions d'objets en bloc pour pointer du doigt la surconsommation qui fait déjà rage dans les années 70-80. On peut aussi voir l'œuvre de son ex-femme Eva, Eva Aeppli, qui nous suspend au bord du vide, ce wagon en hommage aux déportés de la Seconde Guerre. Un travail titanesque, difficile, dans lequel Jean y laissera des plumes.

À tout juste 60 ans, Jean est frappé par une crise cardiaque. Niki à son chevet lui parle tous les jours pendant son sommeil. Jean est l'homme le plus important de sa vie et connaissait tous ses secrets, dont le plus sombre : celui de l'été de ses 11 ans. Et dans un instant suspendu, Jean se réveillera et racontera même que c'est Niki qui l'aura sauvé en restant auprès de lui.

Une fois remis sur pied, Jean va continuer son Cyclop, oui, mais va surtout continuer d'aider Niki à réaliser son rêve, son monde : le Jardin des Tarots.

"J'aimerais bien un jour me faire l'équivalent de ce que les châteaux étaient, mais un château complètement farfelu et fou, ajouter bout par bout, année après année, faire des trucs incroyables et recouvrir l'intérieur avec des légendes, des histoires, un petit monde imaginaire en Italie dont elle a toujours rêvé."

Elle, Jean et ses artisans, ils travailleront pendant près de 14 ans. L'endroit est dingue, avec toujours la même technique, ses centaines, ses milliers de céramiques différentes cuites sur place qui viennent épouser les remparts du château. Tellement habitée par son Jardin des Tarots qu'elle finit justement par y habiter et renomme sa petite maisonnette personnelle "La Carte de l'Impératrice".

Mais un jour d'été, alors que ses machines tournent encore, Jean ne survit pas à sa seconde crise cardiaque. Le 30 août 1991, il avait 66 ans.

"Premièrement, c'est la bataille. Premièrement, on est écrasé. On essaie. Tu crois qu'on essaie ? Moi, je crois oui. Il y a cette rivalité, c'est un jeu d'amour aussi. Il y a toujours l'amour, l'amour. Il n'y a rien à faire, on ne peut rien faire. L'amour est là-bas, c'est la flamme, c'est le feu."

Des rivaux qui n'auront jamais cessé de s'aimer, même séparés. Ils n'auront jamais divorcé, évidemment. Prise d'une tristesse absolue, Niki pense au suicide, mais se reprend, comme si une mission lui avait été attribuée.

"Et bien Jean me disait souvent : 'Quand je mourrai, mon œuvre mourra avec moi.' Moi, j'ai dit : 'Non.'"

Niki donne beaucoup d'argent et se bat pour faire ouvrir le Musée Jean Tinguely sur ses terres à Bâle, en Suisse. Les efforts sont nombreux et 5 ans plus tard, en 1996, le Musée Jean Tinguely ouvre enfin ses portes. Là-bas, les innombrables machines aussi déjantées qu'inutiles font raisonner le bruit des chantiers, le bruit de l'humour, de l'absurde, le bruit de la vie.

Alors, on s'en fout de mon avis, mais pour moi, ce sont les plus belles œuvres de Niki. On les appelle les "Tableaux Éclatés", des tableaux qui, lorsqu'on s'en approche, activent une cellule photoélectrique qui les feront vivre le temps d'un instant.

En parallèle, Niki se bat toujours contre sa maladie pulmonaire, n'arrête jamais de colorer ce qui l'entoure. Mais à 71 ans, le corps de Niki n'y arrive plus.

"Je crois qu'elle est en train de réaliser un vrai, c'est de là que est le plus grand sculpteur de tous les temps."

"Évidemment, pour moi, le rêve, c'est que mes choses soient dans la rue, en contact avec tout le monde, où les enfants peuvent jouer. Mais je pense que le plus important est de pardonner, parce que si on vit quand même quelque part toujours avec une, c'est très mauvais. Sommeil."

"Alors là aussi, j'ai trouvé un système. Je rigole tous les jours. Je rigole pendant 20 minutes, j'ai une cassette et ça me dégage. Et depuis ça, je n'ai plus de pulmonie."

Niki de Saint Phalle meurt le 21 mai 2002 à La Jolla, une petite ville reculée dans le comté de San Diego. Elle a marqué le monde de l'art, notamment parce que c'est une des rares femmes qui s'est battue contre ses droits, avec pour seul objectif de faire rayonner le quotidien de tous ceux qui l'entourent, aussi bien pour les petits que pour les grands.

Merci d'avoir suivi cette belle histoire jusqu'à la fin. J'ai super content de vous avoir préparé et bah, c'est cool en tout cas, vous continuez à à suivre tout ça. N'hésitez pas à me suivre sur les réseaux si vous voulez qu'on en rediscute un petit peu. Je publie sur Instagram mes petits reels pour vous montrer un peu mon mon quotidien aussi, Twitter aussi, ça peut être cool. Et surtout YouTube, on va essayer d'atteindre les 200 000 abonnés jusqu'à la fin 2024. Ça fera 10 ans que je suis sur la plateforme. Alors pour ceux qui viennent d'arriver, j'ai que 4-5 vidéos. J'ai eu à peu près 500 vidéos sur ma chaîne, je les ai toutes mises en nom répertorié. D'ailleurs, pour ceux qui me demandent, elles sont disponibles dans l'onglet playlist sur la chaîne. Vous pouvez accéder à mes anciennes vidéos qui ne sont pas du tout du même délire, c'est pour ça que je voulais vraiment les dissocier avec les nouvelles. On va dire que j'ai j'ai changé vraiment la DA de la chaîne. C'est important pour moi de faire table rase de de tout ça, mais c'est encore dispo pour ceux qui veulent checker les anciennes et cetera. Donc donc voilà, on se retrouve pour une prochaine histoire. D'ici là, ne vous arrêtez jamais de créer, c'est le plus important, et puis on on se retrouve dans quelques semaines. Ciao.