Transcription
Il vaut mieux être un guerrier dans un jardin plutôt qu'un jardinier dans une guerre.
Dans un monde des motifs, avoir de l'attention le plus efficacement possible, c'est en étant victime. Un animal rassasié ne chasse plus. Tu le tues carrément, tu le flingues.
Alors, moi, j'ai pas fait de MMA, mais... Ah, tu es quand même... Ah, mon frère, je sais pas, je... je ne connais... Ah, je suis gou, hein. Je connais pas tes tes coups spéciaux là, mais je suis... Mais écoute-moi bien, je réponds à la proposition artistique. Touché là, tu tombes. Oui, je suis pas... Tu penses que les hommes doivent faire, doivent être capables de faire preuve de violence ? Absolument. Ils doivent être capables d'en faire preuve, mais ils doivent pas avoir ça comme premier réflexe.
Il y a une situation que je kiffe, du moins, c'est une situation, une histoire, mais en tout cas, c'est les élèves de Bruce Lee qui lui demandent : "Pourquoi est-ce que tu nous apprends à nous battre si bien ?" Ensuite, tu lui dis de ne pas nous battre. Et il dit : "Parce qu'il vaut mieux être un guerrier dans un jardin plutôt qu'un jardinier dans une guerre." Ça, je suis d'accord. Donc, oui, l'homme doit avoir un pouvoir létal. Mais quand l'homme sait se taper de façon efficace, qu'il a un pouvoir létal comme tu dis, il y a quand même une tendance à vouloir s'en servir. Si tu sais que tu peux le faire.
Moi, pour parler de mon histoire, quand tu es dans un bar et que tu sais que tu peux casser le bras du gars en quatre fois différence. Tu as tellement d'options et tu peux faire ne serait-ce que... un an. Tu fais du JJB ou du MMA ou même de la boxe. En un an, tu apprends tellement de choses que les gens normaux ne connaissent pas. C'est une, c'est une discipline comme une autre. C'est un an de pratique d'une discipline. Mais par contre, quand tu as des encadrants, moi, comme mon coach à l'époque, il te sensibilise à ça et d'ailleurs, tu dois être licencié. Donc, tu es licencié parce que tu as une licence d'arts martiaux ou de sport et donc tu n'as pas le droit, toi, d'éteindre les gens, hein.
Ah bon ? Ah bah non. On considère que tu es une arme. C'est considéré comme une arme blanche. Au courant pour les pros. Pour les professionnels. Ouais. Mais tu es considéré comme un pro, toi ? En tout cas, mon coach, mon coach m'a formé comme ça. Je suis allé jusqu'à classe B, donc je me suis pas posé la question à qui ça s'applique. Parce que tu as fait MMA et tout. C'est ça, hein. Tu as fait des combats et tout. Contre... Voilà. Mais par contre, euh, quelle que soit la bagarre, je me rappelle que j'ai eu une bagarre une fois et il m'a puni, genre, je pouvais plus venir m'entraîner, il était fâché, on fait pas ça et tout et tout et tout, tu vois. Ah, d'accord. Et ensuite, après cette période d'émotion vive où il était fâché contre moi, il m'a dit : "Bon, écoute, voilà ce que je vais t'expliquer. La prochaine fois, s'il y a un problème, tu passes dans le dos et tu l'endors et c'est tout." Et en vrai, c'est vrai que si tu fais ça, on peut pas vraiment te dire que tu as fait blessé quelqu'un.
Ça me fait quand même peur d'endormir les gens. Pourquoi ? Parce qu'il dort. On sait jamais. Imagine, il se réveille pas. Oui, il avale sa langue. C'est quand même très dangereux.
Ça que moi, maintenant, je suis euh... Il me semble. Tu es fan de manga, toi ? Ah, comment ça ? Connais le mang ? Comment ça ? Comment ça est-ce que je suis fan de manga ? Bien sûr. L'école du Shagakin. Shagakin. Nadakin. Shingeru, je sais pas quoi là. Trop bon. Tu vois le père avec la patte du tigre, patte du dragon pour de jumeaux et tout. Tu vois le père du coup de tigre au début de la série, parce que bon, la hisie est quand même très folle, mais en tout cas, le le gentil, celui qui a des lunettes. Ouais, le tigre, le tigre, c'est le père du... Et ben, moi, j'aime bien ce profil là de dire : "En vrai, j'évite tous les problèmes. J'évite tous les problèmes, mais si je suis coincé, il faut que je puisse m'en sortir vite et bien." Mais sinon, j'évite tous les problèmes. Tu veux me manquer de respect ? Je dirais : "Tu m'as manqué de respect, tranquille." Pas parce que tu viens de dire un truc me concernant que je dois m'arrêter.
Et dans quelle circonstance finalement, tu ferais preuve de violence ? Dans quelle circonstance... Il prend son poing et il tape le visage de quelqu'un. Je me vois, je me vois très vif dans mes émotions quand il s'agit de protéger un proche, tu vois. C'est-à-dire que tu sois injuste avec moi, ça me permet de durcir la carapace. Tu me traites de fils de pute, j'en ai rien à [ __ ] ? Non, si je dis des fils de [ __ ], je dis juste... ouais, très particulier le mec. Donc, en vrai, on va le mettre en espace 5, loin là-bas, parce que lui, il dit ça sans peser le mot. Et si je me rapproche de ton visage là et je dis : "Fils de [ __ ] ici", c'est possible que mes nerfs montent et à ce moment-là, je vais juste prévenir. Je vais dire : "Écoute-moi, je sais pas bien faire. Pas moi, tu vois. Moi, je suis pas dans voilà." Et tu... et tu vois, beaucoup, ce serait pas bien faire. Tu vois, si on va là-bas, on va devoir y aller. Et je sais pas si prêt à cette distance là. Donc, moi, je t'invite à à reculer parce que parce que sinon, ça va prendre, ça va prendre un chemin.
Et tu vois, il y a une époque, je m'énervais beaucoup, je m'énervais beaucoup en voiture. Et en voiture, justement, moi, mes mon discours, c'est toujours : "Tu es prêt à aller jusqu'où, toi ?" Parce que je vois, tu klaxonnes, tu me fais des appels de phare et tout là, tu es prêt à aller jusqu'où là ? Jusqu'au bout, hein ?
Puis, on a vu une vidéo, on a vu une vidéo d'un boxeur professionnel là, je crois, poids léger, Walter, là, que un gars qui... un gars se rend pas compte, il dit sur le côté et il filme, il dit : "Mais ce mec me demande de me gazer sur le côté." Parce que lui, sa... il sait qu'ils sont deux, mais il sait qu'il va les dire : "Aucune chance, il sait qu'il est pro." Donc, il dit : "Mais ça va servir à quoi ? Vas-y." Il dit : "OK, vas-y, vas-y." Et il descend. Et mon frère, il te... comme prévu, quoi. Ce qu'il devait arriver, arriver. Il y en a un qui maîtrise, il y en a un qui prend la voiture, qui en laissant le copain. L'amitié, l'amitié qui s'est arrêté sur le parking. Donc, oui, oui, il y a ça. Les gens veulent aller au bout.
La voiture, moi, je ne conduis pas. J'ai le permis, mais je conduis pas. Nous communautarisons de manière extrêmement violente. On a le même type de communautarisation sur internet aussi, qui nous communautarise de manière très violente. Il y a que sur internet que tu verras un mec te dire : "J'aime pas ce que tu fais, on va retrouver ta mère, on va te faire un petit frère." Il y a que sur internet. Je pense que si on disait aux gens qui écrivent, quand ils ont fini leurs commentaires, on disait, on disait : "Il est en bas." Aïe, aïe, aïe. Il y en a plein. Est-ce qu'on a plein ? Il y en a plein qui ont même pas 20 ans et tout ça, hein. Oui, justement, plein de tout petits jeunes. Si, quand tu dis : "Ty Riner, champion de merde, même moi avec un bras, je ferai mieux." Quand tu as mis envoyé là, on dit : "Il est en bas." Ah, euh, le champion. Ouais. Oui, le... Non, pas le champion. Ty Riner. Non, laisse champion là. Ouais, c'est juste te dire une heure. C'est le mec à qui tu vas mieux faire. Il est en bas et il est fâché. Non, non, en tout cas, il veut te voir. Descends. Ils avaient fait un truc comme ça. Il y a un mec qui a fait, il prenait par exemple Mike Tyson, il te le cache derrière toi et il te pose des questions sur Mike Tyson. Tu penses quoi ? C'est un rigolo ou pas ? Est-ce que c'est ? Et donc, tu, tu te livres, tu te lâches et puis d'un coup, il vient comme ça, il penche un peu sa tête. Et ceux qui ont mal parlé, forcément, ils sont crispés. Mais vu dans le cadre d'une émission, bah, il faisait rien, tu vois. Tyson, tu vois, il a bien vieilli, je trouve. C'est un mec qui est devenu excessivement doux, même. Très sage. Excessivement doux par rapport à la terreur qu'il était avant. Avant, tu pouvais rien dire. Pour moi, c'était une machine à tuer, ce mec-là. Façon, tu le voyais déjà dans le face-off quand il était avec les gars au début du combat, je me souviens, il avait affronté un... un babou là, qui avait qui était là à dire tous les noms de sa famille. Kelly for Kelly for Natalie for my wife, tu sais qui va le taper pour ces gens-là. Et le jour même du combat, il se regarde et l'autre, il est en train de faire un peu le con, il est comme ça. Et quand le combat démarre, 30 secondes KO. Il y a pas de... Tu sais, il a regardé avec un calme de : "Vas-y, c'est le dernier, c'est le dernier timing qui te reste pour faire un peu le con. De toute façon, là, dans dans 10 secondes, ça démarre. Non, vas-y, profite." C'était un monstre. C'était un monstre.
Monstre. Moi, pour moi, je pense, et une part de moi que j'assume et que je... je pousse, il y a une part de moi qui se dit : "Quand tu arrives à ce stade-là, tu te sens quand même différent." Et je pense qu'il faut aspirer à arriver à ce pas à ce stade-là dans les points et dans tout ça, mais on peut avoir un niveau. Vois un niveau, c'est le risque. Oui, mais regarde, Tyson, il a eu l'ivresse du pouvoir. Tyson, parce qu'il a fini dans la c... à baiser 15 meufs dans la même soirée. Il y a eu plein d'histoires compliquées sur lui. Après, à chaque, quand une star, on peut t'inventer plein de problèmes, donc j'ai pas toutes les... tous les éléments, mais quand même, il n'a pas eu une bonne fréquentation avec Don King et puis, je pense que quand même, il est tombé dans l'ivresse du truc, ce qui est possible aussi quand tu es grand artiste. Tu vois, comme moi, quand tu es bon de plein de façons différentes. Moi, je sais que je suis bon en stand-up, je suis bon en podcast, en ITV, en échange. Au bout d'un moment, il y a un certain nombre de personnes qui commencent à dire : "Lui, il est bon." Et euh, si tu finis par te voir vraiment comme ce gars-là, bon, moi, je pense que tu peux dégoupiller. Moi, personnellement, mon secret à moi, c'est de toujours me voir comme quelqu'un de de normal. C'est-à-dire que tout en sachant que j'ai des choses qui font que je suis spécial, h, je me considère pas, ce qui est la racine étymologique de la dévisition de la prétention, comme quelqu'un d'intrinsèquement qui vaut intrinsèquement plus que toi en tant qu'être humain. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire.
Je comprends ce que tu veux dire et je te rejoins. La suite, qu'il faut pas, faut pas qu'il prenne de très haut. Moi, moi, je... et d'ailleurs, je le vis très mal ce type de profil. Et je pense que la connexion qu'on a, c'est justement parce que tu es une personne très humaine, qui voilà, on se parle comme les potes, sans rentrer dans les stades, sans, je sais pas quoi. Et ça, ça n'a jamais d'ailleurs été euh, un élément de lien. On en parle pour savoir, tu en es où, tu fais quoi, tu en es où, tu fais quoi et puis voilà, tu vois. Et je suis très content de du courage que tu as de vouloir ce que tu veux et d'aller le chercher et de prouver aux gens qu'en fait, regardez, je vous l'avais dit depuis le début, il suffit de vouloir et de bosser dur et ça, ça se réalise, tu vois. Donc, moi, je suis très content de ça parce que à côté de ça, il y a de l'humilité dans notre relation.
En tout cas, moi, dans ce qui me concerne, tu vois, maintenant, ce que ce dont je parlais là tout de suite, quand je parlais de Tyson qui était calme face à une personne qui disait : "Je vais te taper", c'est la certitude que tu as vis-à-vis de toi-même face à un problème. Et c'est ça dont moi, je... je veux, en tout cas, je voudrais qu'on en parle aujourd'hui, parce que comme tu le sais, moi, j'ai consacré peut-être les cinq dernières années à bosser sur le def perso, le rapport à soi, les relations, comment est-ce qu'on gère son ego, comment est-ce qu'on gère ses émotions. Et je suis arrivé un peu à à la fin d'un cycle de de de connaissance et de compréhension de ce qui fait qu'une personne arrive à performer ou pas. Et j'appelle ça le self concept. Maintenant, c'est-à-dire que c'est un ensemble de l'image de soi, de la confiance en soi, de du rapport entre soi et le monde. Et quand tu me parles de la scène de Mike Tyson, c'est en gros, il ne voit que l'avenir dans lequel il gagne. Oui. Oui. C'est-à-dire que dans sa tête, il le voit comme : "Qu'est-ce que je vais te faire ?" C'est-à-dire que dans le regard, il y a même un côté : "Profite encore des quelques secondes que tu as, parce que parce que quand on va dire et fight, ce qu'ils disent au début là, quand il va dire fight, toi, c'est-à-dire et c'est ce qui se passe quand il dit fight."
Écoute, c'est regardez, non, c'est un, je crois, c'est un Texan là, avec une espèce de, tu sais, de mulet un peu mal fait là, et tout. Kickston ass on Sunday morning, machin. Il dit ça. Et allez voir cette taper vidéo comme ça avec l'Américain. Et c'est dire le massacre. Il le tabasse. C'est pas, c'est pas un KO, tu comprends ? C'est un passage à tabac. Il le tape. C'est pas, il le tape quoi. Il le cogne dur. H, d'ailleurs, la première, il tombe au bout de 10 secondes, première droite. Et il se lève en sautant pour dire aux gens : "Non, c'est rien." Non, mec, c'est pas rien. Tu viens de te prendre une droite. Et a priori, il y a la, il y a la petite sœur qui arrive, quoi. Il se relève et le combat ne passe pas le premier round. Il le massacre. Et vraiment, il y a cette puissance là.
Mais ce qui est marrant, parce que on dit ça, mais on est dans un monde maintenant où la violence est vue comme, ben, le pire des méfaits. On parle même d'agression verbale, maintenant. Moi, à l'époque, on m'a dit ça. J'ai, j'ai pas eu la dignité de pas leur dire, c'est marin. Mais dès qu'un noir parle fort, il est agressif. Je leur aurais pas dit ça, mais il y a quand même un truc que j'ai trouvé authentiquement problématique dans la manière que les gens ont à gérer. Le fait qu'un noir prenne la parole, quand même, au bout d'un moment. Je me dis, mais c'est quand même fou. Quand je prends la parole en humour, je suis pas, je suis plus un humoriste. Je suis devenu un coach de vie. Dit, il me retire moi sur mon stand de part, il dit : "C'est un coach, c'est plus un humoriste." Je sais pas pourquoi. C'est-à-dire que je pourrais être coach en soi, mais je le suis pas de fait, tu vois ce que je veux dire ? Je vends pas de formation, j'ai pas, tu vois, j'ai pas, je fais pas ce qui fait que on va le statut de coach. Non pas que ça me déplace, ça se trouve, je finirai comme ça, 60 ans, et je leur dirai : "Je vous emmerde", tu vois. Mais actuellement, factuellement, c'est pas ce que je suis. Pas mon métier, c'est pas ce que je suis, tu vois. Je suis juste un humoriste convaincant dans ses propos et je pense intéressant dans son argumentation. Et ça parle, parle à des gens et des gens ont envie de me suivre et ils me donnent de la force, nous donnent de la force et je les remercie. Il y a d'autres gens, pendant ce temps, que cette espèce de montée en puissance là, euh, dérange profondément et qui veulent étendre ça en discréditant, en disant : "Il est ceci, il est cela." Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Mais pareil, on va dire : "Voilà, il est, il est, il est coach, il est ceci." S'il y a un autre blanc qui parle, on va dire : "Ah bah lui, c'est vachement intéressant ce qu'il raconte." Tu vois ce que je veux dire ? Toujours pareil. Euh, je vais être noir, je vais prendre la parole, je vais dire de manière intense, un peu ce que je pense. On va dire : "Il est pas agressif." Non, je t'ai pas cogné. Je me souviens pas de t'avoir cogné. J'ai parlé avec intensité. Tu vois ce que je veux dire ?
La violence, c'est un truc qui est qui qu'on essaie de percevoir absolument partout parce que dans un monde émotif, quand on parle avec quelqu'un, il faut dans la discussion rejoindre le plus vite possible le statut de victime. Donc, il faut très vite se retrouver à un moment de l'échange où on est offensé par une position prise par l'interlocuteur ou par une phrase qu'il a pu dire, par une assertion qu'il a pu faire. C'est très, très important de vite se retrouver dans le camp de celui que on, qui est malheureux, h, et sur qui on doit s'apitoyer. Parce que en fait, dans un monde émotif, ce n'est même plus important de répondre sur le plan de l'argumentation. Non, parce que si j'arrive à prouver que CDI est un connard, façon, c'est fini. Tout ce que CDI a pu expliquer derrière ne vaut plus, puisque c'est un antisémite, un misogyne, un transphobe. Il y a plus besoin d'écouter l'argument, fut-il extrêmement rationnel, qu'il nous a exposé précédemment. Non, puisque c'est une merde. H, on écoute pas une merde. Vous allez pactiser avec le diable, monsieur. On parle, on parle pas le diable, on n'écoute pas le démon. Tu vois ce que je veux dire ? C'est vraiment ça le problème d'un monde où on veut faire genre la violence n'existe pas. On veut faire genre, ce n'est pas une réalité, tu vois. On veut, je veux dire, nous sommes deux êtres humains, mais à la base, nous sommes des primates. Si tu nous enlèves notre éducation, frérot, à la fin de la journée, toi et moi, on s'encule la face, hein. Tu comprends ? Tu nous enlèves pour une simple banane qui vole, he, pour une pomme. Oui, ou si tu nous enlèves l'éducation, on va faire tout ce qu'on peut faire tous les deux. Toi, tu vas essayer de m'endormir. Moi, je vais essayer de te mordre l'avant-bras. Chacun fera ce qu'il peut faire pour essayer de survivre, mais on se comportera comme des véritables singes, pour le coup, tu vois. Et ça, je trouve que ignorer cet état de fait, ignorer que ça existe chez les humains, c'est comme si, en fait, les gens créaient une société illusoire. Ouais, c'est un énorme déni de fou. Gigantesque. Mais si, mais sauf que le jour, la gifle arrive, ils sont là : "Mais non, mais en fait, il faut quand même vivre dans une réalité où ça peut arriver, parce que nous sommes des humains, qu'a priori, l'être humain est quand même mauvais, quoi." Tu vois, les hommes et les femmes, h, parce qu'être humain. Oui. Oui. L'être humain, quand je dis l'être humain, je parle. Oui, mais tu sais, hein, voilà, j'en trouve le, j'en trouve le moyen de se victimiser à tout va, ouais. Oui. Donc, je me sens forcé de préciser, parce que les humains et les humaines, tu vois, faut être inclusif maintenant, apparemment. Je vais l'être pour jouer un peu leur jeu. Je pense que je le ferai seulement 5 minutes dans les débats, mais c'est le moment où je suis un peu gentil, là. On est au début de l'échange, dans 20 minutes, je dirai : "Bon, on a rien à [ __ ]", tu vois. Mais on est dans un monde comme ça, très illusoire, où on nous fait croire que la violence n'existe pas, où on nous fait croire que tout le monde est bon par nature, alors que c'est faux. L'être humain est mauvais par nature.
C'est une des raisons pour laquelle je ne suis pas d'accord avec l'argument de "si on te croit". C'est l'argument qu'ils ont créé parce que il y avait des défauts dans la dans la charge de la preuve pour les femmes en matière de V. On va pas dire le mot pour pas être censuré sur YouTube, mais tu vois, quand se fait les vio, c'est dur de le prouver en procès. Il faut évidemment que la justice progresse. Et donc, le pendant qui a été créé pour gérer l'absence de condamnation, euh, justement, il y a eu trop de relax, de de relaxe pour ceux qui ont commis des agressions. Ils ont créé le "heute croix". Ça veut dire dès que quelqu'un dit un truc, on est en empathie avec la victime et on la croit. Ça veut dire qu'ils sont partis du principe qu'il y a personne qui va dire qu'il lui est arrivé un truc et c'est et c'est et c'est pas vrai. Est-ce que c'est honnête, ça ? Ce n'est pas honnête, mais est-ce que c'est vraiment connaître la nature humaine ? Je pense pas.
Ouais, mais les gens veulent pas être honnêtes. D'accord. Mais il y a pas de problème. J'ai, on est dans, on est dans un échange. Ils veulent pas être honnêtes pour quoi faire ? Ils veulent juste du sang. J'ai bien compris ça. Mais ils veulent juste exister, selon moi. C'est le problème. C'est le problème d'un monde où les gens ne sont pas à leur place. De tout temps, l'humain a trouvé, a toujours cherché le moyen et d'avoir de l'attention. Et dans un moment émotif, avoir de l'attention le plus efficacement possible, c'est en étant victime. Tu comprends ? C'est la raison pour laquelle il y a des victimes qui naissent de partout, dans tous les sens, pour tout et pour n'importe quoi. Parce que on est dans un monde où si tu dis que tu as mal quelque part, on t'écoute. Tu comprends ? C'est comme si moi, je vais, si je dis maintenant : "Oh, en tant que doitir, quand même, je prends mon téléphone, je fais 7 réel comme ça, on fait une, m'invite dans une émission et on dit : "Dis-nous, Kak, qu'est-ce qui se passe ?" Ils aiment bien, ils aiment bien ce genre de forme de conneries. On reçoit contre ta été aujourd'hui, un noir qui a souffert, qui va nous dire un peu c'est quoi d'être noir en France." Moi, je suis pas comme ça, mais ce qui me dérange dans le leur "honte croix", c'est que on parle du principe qu'effectivement, il y a aucune meuf qui va dire de la merde. Et quand tu dis cet argument-là, souvent, ce qu'ils te mettent en commentaire, c'est : "Ouais, mais c'est une minorité." Mais c'est le stade de qui ? C'est le stade de qui ? Moi, je me suis embrouillé avec trois meufs dans mon milieu. Les trois ont voulu m'enmerder sur ce terrain-là. Les trois. Je me suis embrouillé avec 75 mecs. Il y en a aucun qui a créé un groupe WhatsApp pour dire que j'étais problématique. C'est pas les mêmes armes qu'on a. Non, c'est pas les mêmes armes. Et ça, mais moi, je suis d'accord avec ça. Mais les gens absolument, pour moi, stupides, reconnaissent même plus cet état de fait. C'est comme quand on dit par exemple : "Les hommes sont le problème." Tu sais, dans ce débat, on dit : "Les hommes, c'est un problème." De toute façon, c'est sûr que les hommes sont problématiques. En face, c'est les femmes. Mais les femmes aussi sont problématiques. Maintenant, les hommes sont un problème. Quand tu demandes pourquoi, ils te disent : "Ah, euh, si on regarde par exemple les prisons, c'est rempli par les hommes. Ceux qui commettent les crimes, c'est eux qui commettent la violence." Oui. Mais il y a un problème qui me dérange avec cette argumentation là, c'est les hommes qui peuvent être violents. Je sais pas si tu comprends ce que je veux dire. H, les hommes peuvent être violents. Quand tu es en embrouille avec ta meuf, la violence, c'est difficilement un recours. Ou bien, je me... Ou bien là-dessus, on n'est pas d'accord aussi. Bien ça, on va débattre. On va débattre. Ça, non, c'est difficilement un de ses recours, tu vois. C'est pas un réflexe spontané chez elle d'être violente, parce que elle en a génétiquement pas la possibilité depuis la nuit des temps. D'accord. Je dis pas que c'est bien d'être violent, parce que tu sais, les gens, ils t'emmènent là où tu veux parler. Je dis pas que c'est bien d'être violent. Je dis factuellement, c'est des hommes qui peuvent être violents. Donc, si tu veux évaluer le niveau de vilainie d'une meuf, pourquoi tu passes pas le le vecteur de la violence ? C'est pas là qu'elle brille. Je sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Les hommes brillent eux dans ce domaine-là, et c'est une tare et c'est une mauvaise chose. Mais les hommes peuvent être violents. Tu vois ce que je veux dire ? C'est-à-dire, je sais que certaines féministes en rêvent, mais la claque n'est pas encore légale, tu vois, et on autorise pas encore la meuf à gifler les gars. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a des meufs qui ont dû essayer dans quelques pays, mais on a plus aucune nouvelle. Tu vois ce que je veux dire ? Et encourage, encore une fois, j'encourage pas la violence, mais j'ai besoin d'essayer d'être le plus rationnel possible. Les mecs peuvent être violents, tu comprends ? Donc forcément, ils font de la violence. C'est eux qui font la guerre depuis la nuit des temps. Mais c'est, c'est, c'est ce que leur génétique leur permet de faire, tu comprends ? C'est un des recours qu'ils ont. Ils peuvent être violents, et cette violence-là a parfois bien servi quand il fallait partir à la guerre, protéger les femmes et les enfants. Maintenant, la femme, elle, elle peut pas être violente. Donc, elle passe par d'autres, d'autres, d'autres chemins. Est-ce que on prend en compte ? Est-ce qu'on parle à ce moment-là de violence psychologique ? Est-ce qu'on parle de la capacité à créer une réputation à quelqu'un ? Moi, je me suis embrouillé avec des meufs dans mon milieu. C'est systématiquement ce qu'elles ont fait. C'est-à-dire que avec un gars, l'embrouille était souvent un peu frontale. On pouvait arriver à un front contre front. Bon, moi, rarement. J'ai même un gars avec qui je bossais avant qui m'a mis une claque, jamais je lui ai rendu. Tu vois ce que je veux dire ? Donc, moi, j'ai subi cette violence-là, mais sans pour autant m'en plaindre ou quoi. Je dis : "Vas-y, OK, j'enchaîne." Une embrouille avec une meuf dans mon milieu n'est jamais resté à l'embrouille. Je sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Ça ne s'est jamais arrêté à l'endroit où on a eu l'embrouille. Jamais de la vie. Jamais de la vie, frérot. Je te parle avec le cœur. Elle a toujours ressenti le besoin d'aller en parler à 55 personnes pour les mettre de son côté, de sorte qu'on puisse m'exclure et me détester systématiquement. Je te dis. Donc, quand on veut juste comparer les hommes et les meufs en parlant de violence physique, ce n'est pas une comparaison honnête. Et comme dans un monde malhonnête de déni, je ressens le besoin souvent de remettre un peu de vérité. C'est pas honnête de dire : "L'homme est méchant parce que l'homme est plus violent." Non, tu es, tu es violente différemment. Et si vous voulez aborder le problème de manière adolescente, c'est-à-dire sans voir la réalité, en voyant que ce qui vous arrange, les mêmes causes entraîneront les mêmes effets et dans 20 ans, on mènera les mêmes discussions. Moi, je suis pour que ça évolue, mais du coup, il faut qu'on parle honnêtement les uns et les autres. Tu comprends ? Toi, Michel, quand tu t'énerves, tu te lèves comme ça et tout, faut te calmer. Toi, Christine, quand tu t'embrouilles avec quelqu'un, tu ressens le besoin de lui inventer une vie auprès de 15 personnes, ça peut lui créer des vrais. Jis combien de gens on voit perdre leur boulot à cause de la violence des femmes ? Akimi là, Akimi là, dernièrement là, accusé de, par une meuf, tu as vu le résultat de l'enquête où on découvre que elle s'échange les textos avec sa copine pour dire : "On a des filles de la cahier, on va lui faire les poches." Est-ce que c'est considéré comme une violence, ça, ou pas ? Ça devrait l'être, en tout cas, parce que ça... Non, mais je te parle à toi, en tant qu'bon. Merci pour moi aussi. CDI, pour moi aussi, d'accord. Terriblement violent, entre, tu demandes à Akimi, entre ce qu'il a vécu, une gifle, je préfère la gifle. Merci beaucoup. Maintenant, est-ce que ça, ça rentre dans les stats de tous les hommes sont dans les prisons ? Moi, pour moi, non. Réponds juste pour les gens, ça rentre dans les stats. Non, ça rentre pas dans les stats. Je vais répondre parce que tu veux que je réponde, mais pour moi, la, l'approche, il faut qu'on la clarifie et il faut qu'on se fixe un objectif, parce que tout ce que tu dis, c'est limpide et c'est bien emmené et c'est, on a un débat autour de la violence. On a un débat autour de la violence. Est-ce que la question est de dire : "Les hommes et les femmes sont violents différemment ?" Si c'est ça, oui, parce que de fait, chacun est violent avec ce qu'il a comme arme. Mon propos est parti de temps d'insertion selon laquelle, ou les gens ne voulaient pas être honnêtes. Je confirme, parce que c'est difficile pour eux, mais parce qu'ils font des enquêtes bien souvent biaisées, tu comprends ? Viens te produire en argument le fruit d'analyses qui ont été complètement tronquées. Et donc, tu dois resituer. Quand tu viens me produire, c'est les hommes qui sont en prison, je dis : "Oui, d'accord." Maintenant, viens, on fait le raisonnement que je viens de faire. Ça, ça clarifie un peu le débat, hein. Tu comprends ? De tout temps, les femmes ont eu leur forme de violence, et ce n'est pas le coup de coude. Évidemment qu'il y a une femme qui peut casser la gueule à 22 hommes, qui va apprendre une championne de MMA, mon frère, moi, je suis d'accord. Je vais me mettre devant elle, je vais passer un sale quart d'heure. Mais ce n'est pas la norme. Globalement, tu prends un homme normal, euh, dans la force de l'âge, à 35 ans, tu mets h meufs, je pense qu'il s'en sort. Et ce n'est pas grave, ce n'est pas, c'est OK. Ça nous donne une responsabilité supplémentaire. On doit faire gaffe, on doit être plus responsable et le coup ne doit pas être un recours. Mais quid, quid de la violence psychologique ? Quid du fait de [ __ ] une réputation ? Ça veut dire qui fait statistiquement là, statistiquement, regarde qui s'implique le plus là-dedans. Tu verras que c'est pas les mecs, hein, parce qu'ils ont la possibilité de clore le débat avec une claque. Je sais pas si tu comprends ce que je, ce que je veux dire. Ça ne veut pas dire que ça ne veut pas dire que c'est bien. Je répète, parce que on est arrivé à un niveau de de d'émotivité où il faut préciser ça comme si j'étais pour. Non, je suis contre la violence, mais je refuse. Il faut que tu précises ton point quand même. C'est-à-dire, parce que tu es contre et tu la poses quand même comme base pour expliquer qu'il y a une grande injustice qui est faite vis-à-vis des hommes quand on dit que c'est les hommes le problème, ou en fait, même pas des phrases qui ponctuent en mode : "L'homme peut taper h femmes. L'homme des claques." Et non, j'ai expliqué longuement là précédemment. Pas comme pour faire. C'est pour ça que je dis, il faut que tu donnes ton point. Comprends que je suis ici, je pense ça et je vais vous expliquer ça. Donc, je vais passer par ce chemin-ci. Et ben, le problème est très simple. Quand on parle des rapports hommes-femmes aujourd'hui et des grands débats qu'il y a autour, on aborde et on close souvent le débat en disant que c'est les hommes le problème et aux hommes de se remettre en cause. C'est pour moi une façon adolescente, partiale et partielle d'aborder le problème. Je trouve que les hommes sont évidemment un problème, mais les femmes aussi. Peut-être pas à part égale, mais nous sommes le problème, elle et nous. On a créé une société, les hommes et femmes, au terme de laquelle les gens finissent par péter un câble et avoir des comportements totalement déraisonnables et déraisonnés. Ça, c'est ça que je vais expliquer, hein. Et destructeur. Et destructeur. Et pour justifier ça, on dit : "Ah, c'est quand même les gens le problème doivent se remettre en cause." Non, les femmes aussi sont un problème dans la manière. Il y a aucun comportement qui mérite de se faire frapper, les violeurs, ce que tu veux. Ça, il y en a aucun, sera jamais justifiable. Mais si on considère que les femmes n'ont aucune partie dans le comportement déraisonnable qu'ont les hommes, et d'ailleurs, je rappelle quand même, quand on parle des hommes, on parle d'un faible pourcentage des hommes. Exactement. Mais le refus de nuance là a amené tout le monde à dire, d'ailleurs, c'est une des.
Raisons pour laquelle j'ai eu beaucoup de mal avec le Allman. Fis, il y a combien d'hommes en pourcentage qui sont problématiques chez nous ? C'est peut-être moins de 15 %, mais celles qui veulent du sang et les psychopathes ont voulu amener ça à 100 %. Ça n'a aucun sens. C'est une manière adolescente et enfantine d'aborder le problème. On est forcé de leur dire : "Tu es mongol toi. Ce n'est pas comme ça qu'on raisonne dans la vie. En tout cas, ce n'est pas ainsi qu'on dégage des solutions pérennes." Absolument. Ce n'est pas comme ça.
Et donc, un des arguments malhonnêtes pour dire que tous les hommes sont le problème, c'est de dire que c'est systématiquement nous qui faisons preuve de violence et qui allons en prison. Et je dis non, on est violent, on est souvent en prison parce que nous, on peut être violent physiquement, pas vous. Globalement non. Ça a dû arriver des meufs qui mettent des claques à des mecs, mais déjà, on n'a plus aucune nouvelle comme je t'ai déjà dit, et c'est c'est plus rare. Après, il ne faut pas, il ne faut pas quand même minimiser ce truc-là. La violence dans l'autre sens existe. Oui. Moi, en tant que coach, j'ai eu des hommes qui sont venus me voir et qui ont dit : "Non seulement c'est lourd, mais en plus, tu as honte et tu ne peux le partager avec personne et tu ne sais pas quoi faire en fait." Ça existe. Mais effectivement, c'est marginal. D'accord.
Mais pour moi, la vraie violence féminine est une violence psychologique. Absolument. Ceux qui ont du bon sens savent très bien de quoi je parle. Et en fait, on est dans un monde maintenant où on n'a plus le droit de dire la vérité. Mais la violence féminine, elle est psychologique, frérot. Elle est psychologique. Qu'est-ce qu'il y a ? C'est faux. Non, quand tu t'embrouilles avec une meuf, souvent, l'embrouille ne s'arrête pas au moment où vous êtes embrouillés. Non, elle va aller en parler à Michel de la compta. Elle va aller en parler à... C'est faux.
C'est pas faux. Mais moi, maintenant, je vais te challenger là-dessus. Oui, je t'en prie. Je vais te challenger là-dessus. Et d'ailleurs, je savais que j'allais challenger là-dessus parce que j'ai vu passer un moment où tu parlais dans un podcast, je crois, de justement l'écart qui est en train de se creuser entre les personnes qui raisonnent, qui réfléchissent, qui s'écoutent et les personnes qui ressentent et qui considèrent que ce qu'elles ressentent peuvent être reçus de la même manière que des faits, parce qu'on oppose à un argument rationnel, une émotion maintenant. Une émotion. Voilà.
Ben moi, je vais challenger là-dessus parce que il y a, en fonction de comment on est fait, constitué, comment on a grandi, bref, c'est un truc qui est presque déterminé avant qu'on ait sept ans, on a une tendance naturelle à être soit plus rationnel, soit plus émotionnel. Et donc, qu'on soit un homme ou une femme. Et donc, si une personne est plus rationnelle, elle ne se permettra de valider et de recevoir et de raisonner que sur des choses palpables, rationnelles, réfléchies, des pensées, de la structure et tout ça. Si une personne est plus émotionnelle, ce qui est vrai pour elle, c'est ce qu'elle ressent, même si ce n'est pas palpable. Oui.
Et donc, tu vas où ? Et donc, s'il existe cette pluralité, cette différence-là dans le genre humain et qu'on peut grossièrement, si nous aussi on s'amuse à généraliser, considérer que la logique est un trait plutôt masculin et que l'émotion est un trait plutôt féminin. Moi, je dis pas ça, hein. Je pense... OK, ne disons, ne disons donc pas ça. Non, parce que moi, réfléchir. Ouais, mais en tout cas, non, les deux peuvent ressentir et réfléchir. Par contre, tu as un qui est plus émotif, les meufs pour moi. Ouais.
Si tu me dis que les meufs sont plus émotives que les mecs. Ce que j'ai dit parce qu'il faut qu'on précise nos points quand on parle de ça. Je peux enlever l'histoire de genre. Je, maintenant, aujourd'hui, j'enlève même le genre dans ça parce que ça réveille les stigmates, les blessures et les gens sont incapables d'écouter la suite parce qu'ils sont en train de sur... pourquoi tu as dit que c'est les femmes ? Tu vois. Donc, on s'en fout de mecs ou pas. De dire que les meufs, les meufs sont de base plus émotives que... en tout cas, il y a des gens qui sont plus rationnels, plus dans l'utilisation de leur hémisphère gauche du cerveau. Donc, la rationalité, la logique, le voilà, la pensée, la structure. Et d'autres qui sont plus émotionnels, imaginatifs, dans le ressenti et tout ça. OK.
Ce que moi, je pose ici pour te challenger, c'est comment est-ce que une personne qui n'a pas forcément choisi d'avoir toute cette émotivité là, cette sensibilité émotionnelle là, voire même cette hypersensibilité là ou cette hyperintelligence émotionnelle, comment est-ce que cette personne-là, on doit lui dire : "Ton regard sur le monde est biaisé parce qu'il ne matche pas avec le mien qui moi se base sur la logique et sur les faits." Ça, c'est une table. Que tu ressentes que ce n'est pas une table, j'en suis censé en avoir rien à [ __ ]. Mais si réellement elle ressent que ce n'est pas juste une table, c'est ce que tu as mis juste devant elle qui l'empêche de tendre ses pieds. En fait, il est... c'est là où moi, je veux challenger parce qu'il y a des gens qui sont émotifs.
Plusieurs insertions au terme desquelles je finirai par te poser une question. La première, c'est que je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas faire preuve de pédagogie avec ceux qui ressentent et qui se basent uniquement sur leur ressenti. Pour moi, ça, j'aime bien. Ouais. Pour moi, pour moi, il faut toujours être pédagogue. OK. Toujours. Il n'y a pas de... J'en ai rien à [ __ ]. J'en ai rien à [ __ ]. C'est vraiment quand on est à la fin d'une sainte journée où tu m'as saintement fait chier. Ça, c'est vrai que moi, je suis un mec qui finit par... j'en ai rien à [ __ ]. Mais ma journée ne démarre jamais comme ça. Tu vois, il y a cette espèce de violence verbale de "tu me casses les couilles là". C'est à la fin. OK. C'est quand tu m'as fait chier de 9h à 18h et c'est à 18h02 que je dis : "Ça suffit là, maintenant." J'ai rien dit. J'ai rien dit. J'ai rien dit. Voilà, ça, c'est ma version finale. Un espèce de facocher d'élite, il commence à dire : "Vous", avec l'accent qui revient vraiment, je redeviens noir, tu vois, vraiment. Voilà. Non pas que la violence envoie sur la partie noire, quoi que. Mais ben, mais ouais, c'est vraiment. Quoi que, on peut faire une petite parenthèse là-dessus. Moi, j'ai grandi au Cameroun, années 90, la violence, c'est beaucoup plus banal qu'en Occident. Il y a plein de gens qu'on a tapé toute leur enfance, leurs parents me frappent depuis que... une fois pour finir la parenthèse. J'étais en podcast comme ça et je raconte ma vie et je dis : "Bah moi, en fait, j'ai grandi assez normalement, je faisais plein de bêtises, on me tapait à chaque fois, une enfance normale quoi." Et elle m'a dit : "Ah non, ce n'est pas du tout une enfance normale." Je dis : "Bah, dans mon monde, si, ce n'est pas un truc de fou pour moi. Ma mère pouvait me taper et m'aimer de fou malade." Non, tu es une victime, qu'on dit. Sous... comment faire. Parenthèse fermée.
Je te laisse aller. Deuxième ascension. Je pense qu'on peut faire preuve de pédagogie à quelqu'un, même quand il ressent. Ce n'est pas... il n'y a pas de raison de l'agresser. Première chose. La deuxième est très simple et c'est ça qui m'amène à ma question et à mon point. Jusqu'à maintenant, les grandes avancées ont été... c'est un peu qui de la peau de l'œuf, hein. Les grandes avancées ont été initiées par ceux qui ressentent, ou ont été et puis cadrées par ceux qui sont rationnels. Tu comprends ? Les grandes avancées ont toujours été initiées par beaucoup de ressentiments, puis cadrées par beaucoup d'intellect. On aura toujours besoin de la froideur pour délimiter le compartiment dans lequel le ressenti peut s'exercer. Absolument. Parce que si on ne fait pas ça, tout part en cacahuète. Tout brûle. Absolument.
Je ramène tout le temps à ce film-là, American Nightmare, la Purge, où pendant une nuit, on autorise les gens à tuer tout le monde. Mon frère, c'est-à-dire que toute l'année ne devient plus qu'un entraînement pour ce jour, pour ce jour-là. C'est les gens vont à la salle en disant : "Continue à... continue à vendre merde à 4,50 € au lieu de 3 €." On a dit 3-0. Non, continue seulement, continue seulement. Et dès qu'on dit go, alors le boucher, je t'ai pas dit que voilà, il tue femme, enfant. C'est parce que c'est ça la nature de l'être humain. Comprenez, comprenez.
Je trouve ça fataliste quand même de dire que c'est ça la nature de l'être humain. Ouais. Comprenez que les humains sont mauvais par nature. Je ne suis pas d'accord avec ça. On y aura... je vais évidemment développer et te permettre de répondre, mais je finis juste mon argumentation. Pour moi, l'être humain est mauvais par nature parce qu'il est beaucoup plus facile de faire ce qui est mal que de faire ce qui est bien. Faire ce qui est bien, ça demande un effort et ça demande de faire preuve de moralité. Et comme l'être humain est plutôt facile naturellement, et ben naturellement, il fait toujours le mauvais truc en premier avant même de penser à se rattraper, à faire le bon truc. Ce qui veut dire que si on laisse s'exercer le ressenti, ce qui est une part assez instinctive et naturelle chez nous, il va principalement résulter du mauvais plutôt que du bon. Je répète : les grands changements ont été initiés par du ressenti et cadrés par de l'intellect et de la bonne morale. L'intellect détermine le carcan dans lequel le ressenti peut s'exercer, se défouler, sinon ça part en cacahuète. Donc, il n'y a aucune raison de, au-delà des pédagogiques et de s'apitoyer sur le sort de quelqu'un, d'en faire loi. Non, non.
Je peux tout à fait accuser réception de ce que tu ressens. Je peux être pédagogue, je peux essayer de t'accompagner, de t'emmener là où il faut t'emmener. Mais je ne suis pas forcé de l'accepter parce que c'est triste. Quand tu dis "l'accepter", non mais définis "l'accepter", ça veut dire quoi "l'accepter" ? Mais dire que ça fait loi, que bon, comme maintenant SUD ressent ça, bon, fonctionne comme ça parce que sinon, si on fonctionne pas comme ça, on fait de la peine à SUDI. Parfois, on peut considérer qu'une grande avancée humaine est nécessaire quand bien même elle est douloureuse pour toi. Ou bien... Est-ce qu'il n'y a pas des gens pour qui légaliser l'avortement, là, ça pose un problème de ressenti ? Est-ce qu'il n'y en a pas qui considèrent que vous êtes... quelque chose ? Il n'y a pas des débats comme ça aux États-Unis, partout, même ici. Bon, moi, ça me pose pas de problème, mais est-ce qu'il n'y a pas des gens pour qui ça crée un ressenti ? Pour autant, c'est une vraie avancée pour les femmes de pouvoir avorter. D'autres, d'autres te diront non. D'autres te diront non. Moi, je considère que dans des cas précis, heureusement qu'elles peuvent le faire. Ça peut les aider à se soigner d'une exaction subie, tu vois, en voie de tous, de laquelle je parle, qui finit par donner un enfant. Dans ce cas-là, c'est quand même pas mal de pouvoir, tu vois. Donc, c'est la question de point de vue. On considère que légalement, on peut le faire et que celle qui veut le faire 15 fois par an, là, en vrai, frérot, au motif qu'elle est libre, qui va subir les conséquences de ça ? C'est toi ? C'est moi ? Toi ? C'est elle. C'est elle, non ? C'est elle qui nous fera une conférence pour nous expliquer à quel point... Mais pour, tu vois, c'est là où pour moi, on rentre dans quelque chose de très complexe parce que pour moi, l'individu, comme j'ai pu te le dire, il me semble qu'on en avait discuté la dernière fois qu'on s'est vu, je lui donne le droit d'être ce qu'il veut, de faire ce qu'il veut parce que la vie est un cadeau qu'on lui a fait à lui et il fait ce qu'il veut avec. Tu manges ce que tu veux, tu habites où tu veux, tu t'habilles comme tu veux, tu fais ce que tu veux, c'est pas mon problème. Oui.
On parle, on parle de dès lors qu'on fonctionne en agrégation. C'est là donc où moi, maintenant, tu ne peux plus dire que tu veux dire. Mais donc, il y a quelle équipe qui fonctionne en prenant seulement en compte ce que pense Remy, ressent Remy, même pas stade ressenti, donc même pas pense, hein, c'est pas pareil, hein, ce n'est pas, ce n'est pas, ce n'est pas de la pensée, hein. Oui, mais justement, c'est... Attention, attention, quand tu dis ça, tu es en train de repartir dans ton prisme qui valorise plus la pensée que le ressenti. Non, c'est sûr que je préfère l'un à l'autre et certains, il y en a qui valorisent beaucoup plus le ressenti que la pensée, mais ce n'est pas mon prisme. Il ne faut pas dire ça. Tu ne peux pas dire ça. Comment tu peux dire là, toi, le grand Sud, que c'est... que mon prisme ? Non, parce que c'est toi qui défends ce point de vue là, là, dans notre débat, là. C'est le prisme des gens intelligents, mon frère, c'est tout. Les ressentis ne sont pas intelligents. Ce n'est pas la meilleure, ce n'est pas la meilleure partie de leur intelligence. Pourquoi ? Mais parce que c'est trop primitif et brutal pour être suffisamment fin pour arriver à des solutions pérennes. Je te l'ai expliqué. Pérennes pour le groupe, oui, mais pas pour l'individu. Mais on ne peut pas demander au groupe de prendre en compte ce que seul individu ressent. Ça ne fonctionne pas comme ça. Pas encore arrivé là-bas. Mais c'est ça que moi, je parle, hein. Moi, je parle que de ça. Et moi, je parle que de ça. Permets-moi de te le dire. Moi, je parle que de ça. Tu ne veux pas demander à 50 personnes de prendre en compte que un ressenti. Non, l'intérêt collectif chez moi est au-dessus de l'intérêt privé. L'intérêt privé, le ressenti. L'intérêt collectif, c'est ce qui est bon pour le groupe. Et des fois, ça piétine le ressenti d'une seule personne. Et c'est OK. En fait, cette violence-là est OK. Les gens, ils ont oublié ça, mais cette violence-là, elle est OK, frérot. C'est OK de marcher authentiquement sur ce que tu ressens. Et ça profite à 100 personnes. Sur des... c'est OK. C'est OK. Pourquoi ? Mais parce que ce qui compte, c'est plutôt que 100 personnes vivent mieux que une vive mal. C'est ça la logique des humains depuis la nuit des temps. En fait, c'est comme ça qu'on en est arrivé là, des groupes et des communautés. C'est comme ça qu'on en est arrivé là. Et maintenant, on n'y arrive plus parce que on veut que on s'aligne tous sur un ressenti. Puis il y a quelqu'un maintenant qui dit : "Non, ce n'est pas vrai, ça." Quand même. Je suis désolé. Comment ce n'est pas vrai ? Ce n'est pas vrai ce que tu viens de dire. Vas-y, développe. Tu dis que on veut absolument que tout le monde s'aligne sur un ressenti d'une personne. Ce n'est pas vrai. D'un groupe ? Ben, si, c'est un groupe, mais si ça devient un groupe. Oui. Donc, les écouter, ce n'est pas une personne. Non. Pourquoi ? On va écouter pour dire quoi ? Mais pas pour dire écouter. On n'écoute pas pour dire, on écoute pour écouter. Oui, d'accord. Et donc, je t'écoute et il y a forcément parce que comme je l'ai dit et ce que moi, je dis là, je ne le tiens pas de mon expérience ou même si je l'ai expérimenté, mais ce que je... ce dont je parle quand je dis qu'il y a une différence entre une personne qui pense et une personne qui ressent, c'est un des deux types de Jung. On en a parlé la dernière fois quand tu es venu ici, je t'ai dit que ce mec est brillant, il faut que tu le lises parce qu'il est trop fort et tout ça. Et il est vraiment bon dans le sens où tu ne sais pas où il est dans ses travaux, il te dépeint l'humanité, le fonctionnement du cerveau, le fonctionnement de l'esprit et tout ça, l'âme, sans forcément te dire où il est, mais il te dépend des choses avec tellement de clarté et il crée des chemins et des catégories où tu ne peux pas ne pas te voir. Et lui, il te dit qu'il y a celui qui pense, donc on va l'appeler l'intellectuel, celui qui ressent, le motif, celui qui est dans les sensations, donc tout ce qui est les cinq sens, voir, toucher, tout ça, et celui qui est plutôt intuitif. J'ai un feeling, je sens que... Et il te dit que l'humain et tout ça, simplement, ça va être plus prononcé, tout ça. Et ce qui est la conclusion de cette présentation, c'est que... parce que non, parce qu'il est très important dans notre débat de ne pas dépeindre l'intellectuel comme froid. C'est faux. C'est faux. Mais là, de la même manière, on peut... c'est, je comprends que c'est faux. Je n'ai pas dit ça. Tu es en train d'anticiper un truc que j'ai dit. Je n'ai pas dit ça. De deux, de deux, mais de la même manière, moi aussi, je préfère dire qu'il est très important de ne pas dépeindre les motifs comme peu réfléchis. J'ai dit, j'ai dit quoi ? J'ai dit ce n'est pas la meilleure partie de son intelligence qui s'exprime à partir du moment où c'est ce qu'il met devant. Mais de la même manière que ce n'est pas la meilleure partie de son intelligence émotionnelle qui s'exprime quand il ne fait que penser. L'exemple que Jung donne qui rejoint... Non, mais attends, non, attends, viens, on dit qu'on... Viens, d'abord, on pose là. Je ne suis pas d'accord sur quoi ? Parce que on va créer un film dans le film à l'intérieur. Ouais, ouais. Quand tu es dans l'intellect, oui, plutôt que dans l'affect, c'est un meilleur parti qui s'exprime pour moi. Ça ne veut pas dire que tu n'as pas d'affect, ça veut dire que tu es capable de différencier ce que tu ressens et ce qui est nécessaire pour toi. Tu es capable de compartimenter ce que tu ressens et ce qui est important, c'est-à-dire nécessaire à la vie en société, à ton développement, à la survie des tiens. Ça, c'est au-delà de ce que tu ressens. Frérot, j'accepte que tu ne sois pas d'accord. Maintenant, écoute ce que je vais te dire. T'es-tu déjà retrouvé pris par une vague d'émotion alors que tu avais une approche de base complètement rationnelle ? Rationnelle et réfléchie. As-tu remarqué que du coup, ça perturbe tes capacités cognitives et réflexion ? Dans la respiration, longue vie. Oui. Là, solution pratique, j'entends. Mais moi, où je voulais t'emmener sur... Tu bloques 5 secondes, tu expires 7 secondes et tu répètes ça comme ça jusqu'à ce que d'abord ton pouls se stabilise. Tu penses que je fais quoi avant d'aller sur scène, mon frère ? Écoute, encore aujourd'hui, après 12 ans d'expérience, quand je dois monter sur scène, quand je sais que même pas quand on dit mon nom, quand je suis en plateau parce que je suis de retour à Comedy Club pour m'entraîner, faire des 10 minutes pour m'entraîner pour mon nouveau spectacle. Hm hm. Quand c'est le gars d'avant moi qui passe, ça veut dire je sais que c'est lui qui va m'envoyer après lui. Là, quand il démarre son propos, lui, mon cœur s'accélère naturellement. Et je suis là, lui dire : "Mon frère, on a compris, on va jouer, détends-toi." Et je respire et je domine ce ressenti-là. Sinon, je n'irai jamais sur scène. Tu comprends ? L'homme est sa meilleure version quand il domine ce qu'il ressent. On ne peut pas être esclave de notre ressenti, de nos pulsions. Ce n'est pas la meilleure version de nous qui s'exprimera dans ce cas-là. Je ne suis pas d'accord. Et ben, pour moi, c'est comme ça. J'entends. Moi, je suis d'accord qu'on ne soit pas d'accord. Non, heureusement, on a au moins ça en commun. Mais par contre, j'aime aussi, j'aime aussi le fait qu'on sache s'écouter et qu'on sache avancer nos arguments parce que il y a des sujets sur lesquels tu m'as fait évoluer, il y a des sujets sur lesquels je t'ai fait évoluer et c'est ça qui est génial. Et je pense que ceux qui nous regardent s'attendent à voir deux personnes qui savent réfléchir et qui ont leur point de vue. Et d'ailleurs, c'est encore mieux quand on n'est pas d'accord parce que moi, explique-moi du coup pourquoi le ressenti est meilleur que l'intellect. Je ne dis pas ça. Tu dis quoi alors ? À aucun moment, j'ai dit ça. Tu dis quoi alors ? Je dis qu'on a ces attributs-là qui sont pondérés d'une manière particulière. Si on prend, si on veut polariser, on prend que les deux, le ressenti et l'intellect. Selon ton expérience, ton obédience, d'où tu viens, ça dépend comment, selon plein de choses. Selon même la langue que tu parles. Il y a des langues qui sont plus basées sur le ressenti que d'autres. Tu vois ? Et d'ailleurs, ce que Jung explique lui, quand il parle de ça, il dit : "Les Allemands, par exemple, ils sont à la ramasse au niveau émotionnel et ressenti parce qu'ils ont une langue très... il y a des mots qui manquent carrément, tu vois. Il y a des mots qui manquent pour exprimer certaines choses." Tu prends une personne qui n'a pas eu d'éducation autour de ses émotions, de sa psychologie et tout ça, elle ne sait pas différencier la frustration de la colère, de l'agacement. C'est quoi la variété là ? Et c'est la même chose que ma petite fille. Ma fille qui, quand elle est... elle gère ses émotions, elle ne sait pas encore quoi faire. On lui achète un bouquin d'émotions pour lui dire : "Bon, ça, c'est la colère, c'est quand tu veux faire un truc et c'est important pour toi et ça ne marche pas. Ça, c'est la peur. C'est quand tu veux faire un truc et tu ne te vois pas y arriver mais tu veux vraiment y arriver. Ça, c'est la peine. Ça, c'est..." Et tout ça, en fait, ce sont au final des outils qui te permettent de te comprendre et de raisonner dans une dimension émotionnelle parce qu'on a besoin de raisonner dans une dimension émotionnelle. Oui, dans le groupe, ce n'est pas la dimension qui compte le plus, mais si tu n'es pas capable de gérer ta dimension émotionnelle, donc ton rapport à toi et tes émotions et ce qui se passe dans ta météo interne, tu finis par pénaliser le groupe. Mais d'accord, donc c'est bien ce que tu viens de donner comme exemple. Mais c'est vrai aussi chez les personnes qui pensent. Mais attends, c'est bien ce que tu viens de donner comme exemple là parce que là, du coup, on est d'accord, mais à l'aide de quoi tu contrôles tes émotions ? C'est bien à l'aide de rationalité puisque tu lui... tu lui donnes un bouquin pour comprendre ce que c'est ce qu'elle ressent. Non, sinon, c'est un état qui est trop primitif pour être valable. Oui. Sinon, c'est un... mon frère, il n'y a pas de... Il n'y a que oui que tu peux dire. Si tu peux dire non, mais ce serait pas objectif parce que tu viens de le dire toi-même. Sauf que regarde. Non, mais laisse-moi finir. D'accord. Fin, tu, tu, tu prouves mon point. Tu te sers. Je te laisse finir, mais je n'ai pas prouvé ton point. Oui. Ah, mais c'est moi qui le dis, ça. Je peux avoir tort. Je te laisse finir. Oui, mais je peux avoir tort, mais c'est moi qui le dis. Tu prouves mon point parce que tu te sers bien comme rationnel pour pour créer un canal d'argument rationnel pour créer un canal dans lequel son émotion, son émotivité peut s'exprimer. Et c'est bien ça dont je te parle. Moi, je ne dis pas qu'il faut qu'il faut qu'elle disparaisse l'émotion ou l'émotivité, mais je trouve que l'intellect est le canal dans lequel l'émotion peut s'exprimer sans être d'ailleurs un dégât pour les autres, hein. Parce que frérot, regarde le monde dans lequel on vit, hein. C'est au nom du ressenti que certaines femmes te diront que elles ont souffert et que si pour rétablir l'équilibre, il faut que quelques mecs souffrent, quelques vies d'hommes soient brisées, ce n'est pas grave. Il y a des gens qui pensent authentiquement ça. C'est qu'un argument de ressenti. C'est tellement méchant, tellement horrible de dire ça parce que pour moi, une vie vaut une vie. C'est le même argument selon lequel on te dira en Israël, Palestine, tant qu'ils tiennent nos otages là, nous on tue tout le monde. Ça, c'est motif, hein, parce qu'on leur dit, ils avaient 150, là, on est à 60 000. Oui. Oui, mais non, on est concentré. Tu comprends ce que je dis ? Oui, c'est l'émotivité. Donc, ce n'est pas la partie... ce n'est pas la meilleure partie chez l'humain quand elle s'exprime sans le canal intellectuel. Tu comprends ? Il faut l'alliance des deux. Exactement. Donc, je ne prouve pas ton point. Je crée un point dans lequel on a l'alliance des deux. Donc, si tu veux. OK. Pas de problème. Moi, je ne cherche pas, moi, je ne cherche pas à avoir raison. Je cherche à trouver la vérité. OK. Et ben, la vérité, cherche toujours à trouver. Et dans ce cas, c'est notre vérité parce que je trouve qu'effectivement, il faut effectivement, de toute façon, je te l'ai dit en prélude, dès le départ, tu te souviens, je t'ai dit, je t'ai dit, je n'ai pas de problème contre l'émotion. J'ai un problème contre l'émotion qui n'est pas cadrée et pour moi, l'intellect est le canal dans lequel l'émotivité doit s'exprimer. Tu te souviens de ça ? Bon, c'est la même chose, je suis tout à fait d'accord. En tous les cas, le langage en lui-même, ça fait appel à la partie logique du cerveau. C'est des mots, il y a des règles en fait. Tu ne parles pas comme tu veux. Tu ne peux pas changer les mots, changer les phrases et dire : "Je l'ai exprimé dans un langage qui est le mien et ça fait sens." Même si tu le permets, pas comprendre l'exemple de ta fille parce que c'est ta fille, faut la laisser tranquille dans son coin. Par contre, si on prend les exemples que je t'ai donné là tout de suite, de des meufs ou d'Israël-Palestine, on comprend jusqu'où l'émotion peut mener. Hm hm. Tu vois, l'émotion peut mener l'homme loin. Tu vois ce que je veux dire ? Hitler, il y a un moment donné, il avait une dent contre les Juifs. Ça l'a mené un peu loin quand même. Tu vois ce que je veux dire ? Donc, ce n'est pas la meilleure partie de nous quand elle s'exprime sans cadre intellectuel, l'émotion. Tu vois, les... on a vraiment dire, si on ne prend plus ce cadre intellectuel pour créer un canal dans lequel l'émotion s'exprime, alors qu'est-ce qui nous différencie du sanglier, du... et du veau ? Rien. Tu fais ce que tu veux comme tu veux au motif que c'est, c'est ça que ton émotion te dicte. Ce n'est pas possible. Je dis que c'est selon ce même raisonnement là qu'il y a des meufs qui font des dingueries au motif qu'il faut rééquilibrer la tendance. C'est selon cette même logique là. On te dira : "Oui, d'accord, lui, il a rien fait. On l'a condamné pendant 30 ans de sa vie. D'accord. Mais combien de femmes ont souffert ? Pourquoi ça devrait venir se mettre en opposition avec ce que cet homme-là a vécu ?" Il n'y a aucune raison. On peut dire que... on il y a quelques minutes, tu viens de dire : "Une vie peut être perdue pour le profit de 100 vies parce que c'est ça qui est logique." J'ai pas dit ça, moi. Ah, je te jure, tu as dit un truc comme... Pas dit perdu. Non, non, non, mais je, je reprends. J'ai dit que pour des gens, c'est logique, pas pour moi. Ça veut dire que ça veut dire que tu as dit, tu as dit... Laisse, laisse-moi de trouver comment tu l'as dit. Comme ça, tu vas te rappeler. Tu as dit, en gros, qu'on ne peut pas mettre en péril ou entre parenthèses la vie de centaines de personnes pour le ressenti d'un individu, que il va falloir s'asseoir sur son ressenti pour le bien commun, et c'est ce qui est juste. Oui. Et donc, d'une certaine manière, tu dis ce que tu reproches à ces femmes qui disent : "Si un homme a perdu 30 ans de sa vie, j'avoue, c'est un dommage, mais si ça fait évoluer la situation globale pour toutes les femmes, c'est peut-être mieux." Non, mais là, attention. Et donc, au final, ça se ressemble un peu. Ce n'est pas la même chose et il faut être très subtile là-dedans. Ça n'a rien à voir. C'est pour ça que je reviens dessus et je trouve que c'est intéressant. Mais en fait, ce que je t'explique, c'est qu'une collectivité, un groupe, une agrégation, ça ne se traîne pas au ressenti d'une personne, c'est impossible parce que dans une agrégation, il y a 54 000 ressentis. Hm. S'ils sont 54 000. Hm hm. Donc, il n'y a pas de raison qu'un ressenti soit au-dessus de 54 000 ressentis. Ça, c'est mathématique. D'accord ? On considère que les 54 000 ressentis qui ont réussi à trouver un consensus s'imposent sur le ressenti unique qui n'a fait de deal qu'avec lui-même finalement. Donc, lui, il est disqualifié parce que il n'a pas... le ressenti ne peut pas, même s'il est juste à la base, justifier une exaction quelle qu'elle soit. Parce que de ce point de vue-là, une vie vaut une vie. Tu comprends la nuance ? C'est-à-dire que même si le ressenti collectif dépasse le ressenti unique, il n'y a pas de raison qu'un groupe d'individus ou une personne souffre parce qu'une autre personne n'est pas contente. C'est la loi ça. Ce n'est pas moi qui l'ai inventé. C'est la loi et les humains avant moi. Non, non, mais et les humains et les humains avant moi. On fait la loi pour ça, mon frère. Ça, là, c'est clair d'être précis. C'est logique. Sinon, tu... tout le monde dès qu'on veut n'importe quoi. Il n'y a pas de vie en société. Voilà. Merci. Merci.
Et donc, c'est selon cette prémisse là que je te disais quand une meuf ou un mec d'ailleurs, j'ai entendu un mec me le dire parce qu'on pourrait croire que je focus sur les femmes. Non, non, j'ai déjà entendu un mec me dire : "Les filles ont souffert, si nous on souffre un peu, le temps que ça se remette pour elle, ce n'est pas grave." J'ai dit : "Mais mon gars, c'est possible à dire tant que ce n'est pas toi la victime de ça, de ça, non. Tant que ce n'est pas ton oncle, ton cousin, ton père ou ton frère. C'est là que tu peux raisonner comme ça. C'est facile à dire parce que toi, tu es bien à l'abri dans ta vie de petit bourgeois. On est là, on écrit des films, on est bien, mais toi, tu ne souffres pas, toi." OK. Va voir Kimila, demande-lui comment il s'est senti pendant le mois dernier quand on l'a mis dans une chose qui n'est pas qui n'est pas réelle, où on sait que après enquête, les filles ont dit, la fille a dit qu'elle a qu'elle... qu'elle l'a violé, mais que finalement, elle a parlé avec ses copines, c'était un coup monté pour essayer de lui prendre du fric. Il se sent comment, lui ? Lui, il faut maintenant créer une cellule autour de lui pour que lui dire : "Voilà, ce n'est pas toutes les femmes, tu es tombé sur une mauvaise personne." Parce que sinon, il peut décider de généraliser lui. Et il y en a qui vont au bout de ça. Il y en a qui prennent des flingues, des fringues, des fusils et qui tirent.
Écoute, je suis profondément choqué de voir à quel point on a régressé sur le plan intellectuel. C'est fou d'être parti de penseurs comme Platon, Aristote, Marc Aurèle, penser à moi-même et arriver à un stade maintenant où on doit expliquer aux gens qu'on ne se fait pas justice soi-même et que l'intérêt, l'intérêt privé s'efface devant l'intérêt collectif, juger les supérieurs. C'est quand même fou qu'on doive en arriver là. On va... si on, si on perd simple à comprendre, hein, hein. C'est simple à comprendre. Non, non, non, mais c'est simple à comprendre, mais ils ne veulent pas comprendre, hein. Ils ne veulent pas comprendre. Tu as des gens qui te disent authentiquement : "Mais on a vu des gens ici." Et c'est quand c'est pour t'expliquer les travers du ressenti, on a vu des gens quand ça a démarré Israël-Palestine, aller à la télévision, elle nous expliquait que ce n'est pas grave de tuer un bébé sans faire gaffe, comme a fait Israël en tirant une roquette au hasard et de tirer, tuer un bébé, vraiment comme le fait le Hamas. On a vu des gens que je n'aimerais pas, le Caroline Fourest, machin et tout, nous expliquer que c'était... que ce n'était pas la même chose. Mais tu as un enfant, dans un imbécile, c'est quand même terrible ce que tu racontes. C'est ça qu'on autorise quand on laisse l'émotivité de chacun s'exprimer. Tu comprends ? C'est selon cette même rationalité là, c'est selon ce même logique de l'intérêt privé s'efface devant l'intérêt collectif qu'on dit là : "Maintenant, ce que Israël fait là, ce n'est pas acceptable." On dit : "Vous pouvez sauter, danser, dire antisémitisme, salade, tomate, oignon, sel, poivre." Maintenant, on en a plus rien à [ __ ]. Nous, on n'est plus d'accord parce qu'on estime que ce que vous faites, c'est contraire à l'intérêt de l'humanité toute entière. Ouais. Donc maintenant, vous là, on est d'accord pour s'embrouiller. Tu comprends, frérot ? C'est ça la véritable nuance. De la même.
manière. Si on accepte que, sauf que, sauf qu'il y a peu de gens qui sont d'accord pour s'embrouiller.
Moi, vu qu'on est dans le sujet, tu m'invites à parler de façon blunte, pure d'un sujet. Parle pas. Euh, l'arrivée du "wokeisme" m'a pas particulièrement embêté. J'y voyais de la tolérance, j'y voyais une sorte de vision où tout le monde allait être représenté, même si ça avait un peu des airs de euh euh comment ils avaient appelé ça à l'époque ? Discrimination positive. Non, l'idée de base est bonne. Il y avait un bon côté, tu vois, c'est les humains qui l'appliquent. C'est des humains qui l'appliquent. Après, il y a eu, après, il y a eu le le forcing d'idéologie. Voilà, ça m'a un peu fait freiner et ça a été repris par la gauche. Donc, j'ai cessé de me voir comme un mec de gauche parce que je dis, si être à gauche, c'est être d'accord avec tout ça, je suis plus trop là. Moi, je suis là-dessus, je suis exactement comme toi. Et donc, je suis naturellement euh euh et je me vois pas de gauche ni de droite. D'ailleurs, je par... c'est difficile aussi pour être trop noir pour être de droite, toi et moi. Et c'est marrant, hein, parce que je crois que c'est Booba qui avait dit ça, de dire, mais c'est marrant que maintenant, sur certains sujets, je dois être d'accord avec des mecs à qui j'ai même pas envie de serrer la main, parce que sur certains sujets, bah, sur ça, on est aligné, tu vois.
Tu fais ce truc là et et on fait fast forward, on arrive au moment où Trump revient là. Et quand Trump revient, on se dit, bon, bah super cool, un mec un peu pragmatique dans l'ancien temps, peut-être que le monde va se réaligner à peu près correctement. Et je trouve que, il a son style, c'est terrible ce qu'il fait et tout ça, mais je vais pas le cacher, pour moi, il y a une part de d'optimisme. Je me suis dit, avec ce qu'on est arrivé, il y aura des choses intéressantes qui vont se passer parce qu'il est concret le mec. Il a, il vient, il a un agenda et tout ça. Tout ça sur la partie de israëlo-palestinienne, je l'attendais en disant, vu que tu es concret, Trump, ouais, tu vas me montrer que tu es concret dans ça aussi, alors. Ah, ben super. Et là, j'ai vu que non. Il a mis des vidéos pour dire que Gaza pourrait être pour être une plage. Voilà. Il n'a pas pu euh aller réellement face à l'adversité. Tu as demandé pourquoi. Tu as demandé pourquoi il n'a pas allé au bout ? Évidemment, j'ai ma théorie. Pourquoi il n'a pas ? Moi, je l'ai aussi, mais je te laisse la primeur, en tout cas. Et et donc, je, je, en en ayant vu ça, je me suis dit, si dans un monde hyper capitaliste, le saint patron du business, qui est le président, le POTUS, le président des États-Unis, qui est le président du monde, hein, du monde, du monde, et puis il a, il a réellement montré ça de nouveau quand il est venu, il a dit, je vais vous montrer que quand nous on parle, vous tous vous suivez. Je vais vous donner les douanes, je vous donner ça. OK, vous avez compris que c'est nous le centre du monde, maintenant, reconcentrez-vous. Donc, il l'a vraiment fait. Sauf que sur ce sujet-là, non, aucune volonté, aucun courage, aucun, aucune disruption. Et je me suis dit, [ __ ] mec, pourquoi ? Parce que visiblement, je pense, les conséquences qu'il aura dû euh euh assumer, il a décidé de pas les assumer.
Est-ce que tu voudrais, et donc, et donc au final, je sais pas comment toi tu vois ça, c'est peut-être la gouvernance par le ressenti individuel de Trump, qui a pensé à ses petits intérêts et qui a dit, flemme, flemme. Que ce soit ça, ou peut-être que c'est la gouvernance par la logs, les différentes associations, les différents lobbies pourraient être posé des problèmes. On peut penser comme ça. Ben, la réalité est que aujourd'hui, les exactions commises par le gouvernement israélien et Netanyahou sur la bande, dans la bande de Gaza, sont tels que, bon, je pensais, c'est OK de réagir. Il a fallu qu'on en arrive à une telle extrémité pour que tu puisses parler de ce qui se passe là-bas, sans sans qu'on dise que tu es antisémite. Et encore, maintenant, à l'heure où on parle là, et quand on trouvera le moyen de mettre en commentaire que, on est quand même antisémite pour dire ce qu'on dit là, parce que ce que nous, on dit, ça vient, ça vient prendre son ressenti, et il, et il ne fera plus que réfléchir avec. Moi, j'ai une théorie là-dessus, si tu veux m'écouter. Oui. Je pense qu'on est à un stade où le monde est très, voir même trop divisé. J'aime bien employer "trop" quand c'est nécessaire pour moi. Il est trop divisé. Il est trop divisé, justement parce que euh, effectivement, le ressenti a pris une place particulière. Il y a plus de communauté humaine. Et quand deux ressentis s'opposent, il est quasiment impossible de trouver un consensus, parce que chacun est convaincu. Donc, ce qui nous sauve, c'est la rationalité. On ne peut pas. Quand je t'ai dit tout à l'heure, quand j'ai pris l'exemple, tu m'as, tu as accéléré sur le ton, exercice de respiration que tu fais avant de monter sur scène. Ça marche quand tu montes sur scène, parce que tu as une expérience énorme de la scène. Si c'est quelque chose de tout nouveau, où tu fais ta première grosse crise de panique. J'avais un coacher il y a quelques années, qui était euh, terriblement sceptique, parce qu'entrepreneur, et parce que, il m'a même dit, hein, moi, je te voyais comme un charlatan. Tu es là, tu parles, tu fais tes phrases, tu nous cites des citations. Qu'est-ce que tu vas m'aider ? Moi, j'étais déjà un show quand je t'ai rencontré. J'avais déjà vu, les bien, j'avais déjà plein de trucs. Donc, moi, j'y croyais pas à ce truc-là. Et je l'ai quand même accompagné, parce que lui, ce qu'il avait donné comme excuse pour que je l'aide, c'était que des problèmes manager des profils avec lesquels j'arrive pas. Je suis trop rigide, trop euh cerveau gauche. Aide-moi à trouver le moyen de leur faire euh comprendre ce que je vais leur faire comprendre et les faire performer. Sauf qu'à un moment, dans sa vie, il arrive quelque chose. Boum, ça le chamboule à un niveau terrible. Et là, maintenant, il m'appelle pour dire, "J'ai jamais ressenti ça, je sais pas ce qui se passe, je sais pas ce que c'est." Il avait sa première crise de panique, parce qu'il y a eu plein de choses qui ont explosé en plein vol, des morts, des machins, des trucs. Et lui, qui se sentait tout-puissant, on en parlait tout à l'heure, Mike Tyson, complexe de Dieu, tout ça. Et ben, là, d'un coup, la réalité l'avait forcé à activer ses émotions, et ils savaient pas quoi faire avec, parce que justement, ils voyaient trop comme rationnel. Et c'est ça que Jung dit dans son bouquin. C'est-à-dire qu'en fait, pour revenir à ce qu'on disait tout à l'heure, notre notre point d'accord, il faut que la rationalité joue son rôle, et donc qu'elle cadre. C'est ce que je t'ai dit. Il faut les deux, et qu'à l'intérieur, il faut de l'émotion. Sauf que les gens rationnels, qui se disent rationnels, par exemple, prenons les gens qui disent, je ne crois pas en Dieu, par exemple. OK. En fait, il considère que dès lors où tu veux me parler de ça, tu n'es plus rationnel. Pourtant, dans sa vie, il peut lui arriver un moment, il se met à genoux. Voilà, tu vois ce que je veux dire ? C'est un peu ça. Et et et donc, ce que, ce que j'essaie de d'emmener ici, quand je parle de la division excessive qu'on qu'on voit dans le monde, c'est qu'en fait, les émotions sont devenues tellement vives et tellement intenses, et ont traversé des générations, qui font que la logique a été contaminée par un ressenti, et on a l'impression que ce n'est que de la logique, alors que pas du tout. Non, non, c'est pas de la logique. C'est la logique au service d'une émotion. Et il y a de la structure, il y a des trucs, il y a de la formation, il y a des, il y a des, il y a de la programme. C'est comme quand tu, tu vois les les propagandes et les pays de guerre et tout ça. Tu vas à l'école, ton enfant, il va à l'école, il apprend des choses logiques. Chargé d'émotions pour en faire un vecteur d'une pensée ou d'une idéologie, c'est complètement logique, mais la base est purement émotionnelle et purement émotive. Et c'est en ça où, pour moi, la division actuelle du monde nous met face à un challenge, parce qu'il faut une personne capable de dire, "Tu sais quoi ? Je vais te rejoindre dans ta vérité. Je vais te laisser me dire tout ce que tu as à dire, me montrer tout ce que tu as montré. Et de là où tu es, je vais trouver le chemin pour revenir à là où on est censé être."
Ben, il y a une froideur, il y a une froideur dans la rationalité qui donne le sentiment à celui qui est émotif que tu prends pas en compte ce qu'il ressent. Alors que si, simplement, tu essaies de lui faire comprendre que entre ce qui ressent et l'intérêt de la communauté humaine, il y a la logique, et qu'il est obligé d'accéder à cette logique-là. Parce que sinon, il va être un problème pour la communauté humaine. C'est simple, en fait, c'est ce qu'on explique à au aux meufs, au, tu vois, tout le monde, à enfants. Aux enfants. Aux enfants. Quand tu as, tu commences à avoir une famille, deux enfants, tu, une équipe dans un boulot, n'importe où. Tu mets tout le monde dans le lot, hein. J'ai pas de ficelle particulière sur le même faut. Mais c'est juste que c'est ce dont on parle principalement en ce moment, le combat des femmes, Israël, Palestine, c'est un peu les sujets qui reviennent, la transidentité, machin et tout. J'avais, j'ai fait une vidéo il y a quelques temps où j'ai dit que le "wokeisme" faisait partie des choses qui nous avaient amené à la grande émotivité de l'époque dans laquelle on est. Absolument. Et en fait, je pense que les gens, je pense que les gens ont pensé que j'attaquais l'idéologie en elle-même, mais en fait, moi, j'ai pas de problème avec l'idéologie, mais je suis bien obligé d'en parler parce qu'en fait, le problème, c'est pas l'idéologie, mais bien le fait qu'il y a des humains qui vont devoir l'appliquer. C'est toujours comme ça, et qui vont faire le prop, leur propre interprétation de la chose. Si tu prends le communisme, la théorie de Thomas More au départ, bah, c'est une super théorie, hein, on partage les richesses. Tu as vu la version de Staline ? Tu as vu ? Ça nous enlève les mots de la bouche. La version de Staline. Bon, ben, c'est pareil pour le "wokeisme". La version, la version que les gens sont en train d'en faire, moi, ne me convient pas. Il me donne pas envie d'être un gars de gauche, j'ai pas, j'ai pas un gars de droite. Donc, maintenant, je suis en mode un peu apolitique, hein. Je suis euh euh mon, je, je suis pour la politique du bon sens. Voilà.
Ouais, mais tu vois, et c'est, et c'est là où il est temps qu'on se, qu'on se responsabilise, parce que euh, j'ai plus ma mère, euh, tu as plus ton père, mon père est vieillissant, euh, on a des cheveux blancs. On est à des âges où faut se poser la question de, est-ce que je... J'étais en podcast ce samedi, et le mec m'a dit, en vrai, je vais te le dire là, pour moi, quand je vous entends parler, vous êtes des philosophes des temps modernes. Vous philosophez, vous parlez de choses avec vos vos prismes, et vous savez faire comprendre vos points de vue, et vous avez donc le devoir de le faire, et de comprendre qu'il y en a qui attendent que vos réflexions mènent à quelque chose. Oui, mais je suis d'accord avec ça. Philosophe, c'est pas un titre qu'on te donne à la fac, ça a toujours été quiconque veut se rapprocher de la vérité par la réflexion. Philosophe. C'est comme ça que c'est défini par les vrais, à dire les Socrate d'Athènes, les Platon, les Épictète, les voilà, c'est eux, c'est comme ça que ils le, ils le, ils le définissent. C'est quiconque par la réflexion, à la discussion, veut se rapprocher de la vérité. C'est une raison pour laquelle moi, en débat, je veux pas avoir raison, mais je veux arriver à dégager un consensus qui permet à des gens d'en apprendre et de s'en inspirer. J'ai vu différents angles. Voilà.
Et donc, moi, ce que je pense aujourd'hui, c'est que euh, la responsabilité, quel que soit le sujet de la division, parce que j'estime que tous les sujets de division se ressemblent. Tu vois, les les, l'ego a la particularité de nous aveugler et de nous faire croire que nos souffrances sont les seules qui comptent vraiment, au point qu'on part du principe que les autres souffrent pas tant que ça, ou c'est pas si grave, ou ça pas, tu vois, on diminue la souffrance des autres. J'ai mené avec des go en soirée, où tu dis, mais c'est pas facile d'être homme, BF, mais c'est ça, ouais, genre, être un homme, c'est difficile. Dire que le niveau auquel elle chie sur ce que tu dis, spectaculaire. Et tu la regardes en te disant, ah ouais, c'est, c'est-à-dire que, elle, elle est dans une, dans une zone où elle n'envisage même pas une seule seconde que ce soit dur pour l'en face, non, non, que c'est une hérésie. Et puis, va aller plus loin, que c'est une hérésie premièrement, et ensuite, si jamais il y en a qui acceptent que ça existe, elles viennent systématiquement le mettre en opposition avec ce que, elle vivent, alors que c'est pas, c'est pas obligatoire. Hm hm. On pourrait, on pourrait de manière équitable accuser réception des deux situations, hein. Mais non, il faut que ma situation pour moi, tu vois, pour moi, pour moi, tu vois, et c'est ça qui est, c'est ça, c'est ça qui est le plus gros challenge, parce que je t'ai parlé d'un gars dont je taire le nom, faut pas, voilà, faire quoi que ce soit, mais j'ai eu un échange avec un gars suite à un poste, et comme d'habitude, mes postes, vois, c'est comme les tiens. Moi, je parle, j'ai pas de script, je parle, je parle, je parle. Je dis à monteur, il y a un nouveau rush là, il découpe, il fait des reels, et puis voilà, tu vois. Et donc, il y a un des reels qui sort, où je crois que c'était à l'extrême de mon émission, ça part en live, où j'expliquais à une femme que si les femmes arrivaient à avoir pleinement conscience de toute la puissance qu'elles ont juste en étant elles, réaliseraient à quel point elles ont de la, elles ont la main et elles ont le au final du pouvoir sur les hommes. À ça, plusieurs mecs réagissent, dont un qui dit, mais n'importe quoi, c'est n'importe quoi. Les hommes ne vivent pas pour les femmes. Les hommes vivent pour leur corps, et je sais pas quoi. Je dis, bon, bah viens, on va en discuter, tu vas me dire ce que tu penses, et on va pouvoir trouver un consensus. À ce moment-là, mon but, c'est euh, de mettre en lumière grâce à un autre homme que moi, parce que si c'est que moi qui parle, on dit, "Bon, c'est Sudi, il dit tous ces trucs-là." Oui, mais les autres Sudi, ils sont où ? Et moi, je suis convaincu, je me vois dans tous les hommes que je croise, que ce soit le plus grand performer, ou ce soit le mec qui est en plein dans sa crise existentielle de dire, "Mais en fait, j'ai l'impression que je suis un peu un naze là, je suis en train de tout foirer, tout ça, je me vois dans tous ces profils-là, parce que je sais qu'on a tous tout ça en nous. On est content quand tout va bien, mais tu as des cycles en fait. Tu as des, tu as des moments où c'est good will, tu as des moments où tu plafonnes, et puis tu dis, mais qu'est-ce qui se passe ? Je vais passer ce cap-là et tout ça. Et ça fait partie du truc, tu vois. Et c'est dur parce que les hommes ne partagent pas. Les hommes ne partagent même pas forcément entre eux. On a généralement tous un trou euh en nous qui est lié au rapport au père, et on doit prouver que cette analyse qui a été faite de nous, ou cette, cette phrase qu'on a, qu'on s'est laissé entendre quand on était plus jeune, qui nous a dit qu'on allait pas réussir si on fait pas exactement ce qu'on attendait de nous, ou alors ce qu'on allait pas réussir, ou alors juste le papa était pas là, et tout ça, bah, en fait, ça devient un drive pour beaucoup d'hommes, et c'est un drive qui te consume de l'intérieur. Tu regardes un Jordan, ça l'a consumé. Tu regardes un, un, tous les top performers, ils ont cette part de peine qui est liée à leur drive, tu vois. Et donc, j'amène ce mec-là dans l'émission pour qu'il puisse le dire avec ses mots. À aucun moment, il a accepté qu'on braque le projecteur sur les hommes et sur ce que les hommes vivent. Tout ce qu'il voulait, c'était dire, on va les éteindre ces femmes-là, parce que tu te rends compte ce qu'elles font, et tu te rends compte, et le body count, et les enfants, et les machins. Mais non, c'est pas ça le sujet. C'est, il faut que tu ouvres sur ta part de vulnérabilité pour que ça casse le mécanisme d'opposition. On n'a pas réussi à le faire, et j'ai l'impression que cette dynamique-là, en fait, c'est celle qui maintient les oppositions, quel qu'en soit leur nature, les racistes, le gauche et la droite, le, tous les oppositions qui existent.
Explique que même, c'est parce que c'est vrai dans le cas où un homme sait pas être vulnérable, mais même dans le cas où il est, ce que je t'ai expliqué, on lui, on lui, on lui dénie ça. On dit non, on dit non, c'est faux, tu ne ressens pas ça, les hommes ne vivent pas ça. Je te dis que moi, en tant que mec, j'ai ce sentiment-là que je dois performer, que je dois dominer. Que tu laisses ce sentiment, parce que, mais qui ont les gens avec qui tu parles ? Tu te débats, on te dit non, ça c'est non, faut changer tes espaces relationnels. Ah, ben moi, je, ça fait longtemps que je l'ai fait. Je te parle. Non, mais je te parle de, je te parle du, de la manière générale, dans le débat, il est mené à société. Est-ce que, est-ce qu'il y a un espace ? Est-ce qu'il y a un espace ? Laisse-moi te poser la question. Est-ce qu'il y a un espace pour entendre le fait que être un homme, c'est difficile, ou pas ? Honnêtement, hein, pas selon toi. Bah, on est en train de les créer petit à petit. Mais non, il y a pas, non. Je dis, il y a pas, il y a pas. Compliqué. Qu'est-ce qu'il y a ? Je veux, je veux, je veux compliquer, parce que la vérité n'est pas simple à trouver. Non, écoute, si c'est trop simple, c'est un couloir. Allons-y là-bas. C'est là. Non, tu vois que c'est blanc, non ? Oui. Ben oui, c'est blanc. D'accord. On parle de quoi maintenant ? Tu as regardé le match ? Attends ça. D'accord. OK ? Il faut pas habituer les gens à ce que, elle soit complexe, parce qu'en l'occurrence, factuellement, dans la tendance sociétale dans laquelle nous sommes, il y a pas de place pour entendre le fait qu'aujourd'hui, un, c'est dur d'être un homme pour beaucoup de gens, qui qui instrumentalise un discours finalement qui devient un discours totalement misandre, de haine à l'égard des hommes, et où on en opposition, toi et moi, on est contre ça, on aimerait que les deux sexes collaborent, plutôt que se posent en permanence. Mais pourquoi, mais pourquoi les deux sexes collaborent ? L'un doit reconnaître les souffrances de l'autre, et vice versa. Mais tu ne peux pas. Toi, tu es convaincu que tu as tellement mal, tu ne peux pas voir les souffrances de l'autre, parce qu'il y a déjà en plus l'injustice de dire, mais depuis combien de temps je souffre, et toi, tu as même pas dénié regarder que je, j'étais en train de de de brûler sur place, depuis combien de temps je saigne. C'est totalement injuste, et c'est totalement ce qui se passe quand on veut hystériser un débat. En fait, ça voudrait dire quoi ? Que l'homme ne souffre pas depuis la nuit des temps ? Qu'est-ce que, qu'est-ce que, qu'est-ce que vous racontez là ? Tu veux qu'on... Pourquoi est-ce que tu réponds pour le point de l'homme ? J'ai pas donné de sexe dans ce que je viens de dire là. Pardon ? Ce que je viens de dire là, n'avait pas de genre. Mais non, mais la théorie de dire, je souffre depuis très longtemps, c'est plutôt une théorie qui, c'est pas une théorie. J'ai pas, j'ai pas, j'ai pas genré cette théorie. Moi, tu l'as pas fait, mais moi, je m'émoue. Mais pourquoi tu l'as ? Mais parce que c'est pas un argument que j'ai entendu chez les mecs, ça, en disant, mais pourtant, il serait vrai. Je l'ai pas entendu chez les mecs. Mais je me mouille. Je l'ai pas entendu chez les mecs. J'entends que tu ne l'aies pas entendu. Plaisant. Regarde ce que moi, je suis en train de dire. C'est plutôt des meufs que j'ai entendu me dire, on souffre depuis tellement longtemps que vous, ça y est, vous allez patienter pour la justice. Vous aurez la justice plus tard. Justice maintenant. Pourquoi est-ce que c'est normal ? C'est normal, selon toi ? Non, je dis pas normal. Genre, il faut que ce soit comme ça. Mais pourquoi est-ce que c'est beaucoup plus dans ce sens-là qu'on a tendance à voir les choses, ou beaucoup plus dans cet ordre-là qu'on a tendance à voir les choses ? Tu penses à quelqu'un qui se plaint du fait qu'on ne comprenne pas ce qui vit au quotidien. Tout de suite, tu penses que c'est une femme qui parle. Non, c'est pas vrai. C'est ce que, on... Non, c'est dans, c'est dans l'exemple que tu, que tu as pris de dire, et je précise, c'est l'assertion qui consistait à dire, fait tellement longtemps que moi je souffre. Et ben, ça, c'est ça, je l'ai entendu typiquement dans les arguments féminins, mais pas, j'ai entendu des femmes me dire, fait tellement que les femmes souffrent que si les gars souffrent un peu, c'est pas grave, vous n'avez qu'à patienter, la justice viendra plus tard pour vous. Et c'est pour ça que je suis pas d'accord avec elle, parce que moi, la justice doit venir maintenant pour tout le monde. Maintenant, que moi, je te dis, donc, au moment où je le disais, je ne pensais pas aux femmes, ni aux hommes, parce que moi, tu vois, j'estime que cette division qui est en train de nous desservir à tous, moi, je m'ose pas, cette division qui nous desservira à tous, euh, elle est la même. C'est-à-dire que si tu prends, je sais pas moi, le le tribalisme, c'est la même dynamique. Tu prends, euh, le racisme, c'est la même dynamique. C'est-à-dire, explique, précise aux gens, qu'est-ce que tu veux dire. Il y a un camp, par exemple, prenons l'exemple de la France. La France, euh, c'est un pays qui a un passé. La relation France-Afrique, on la connaît assez bien. Tu as, tu as, tu as passé des paliers, euh, de notoriété en commençant parler de ça. Il y a un passif qui sur la corruption. Voilà, allez voir, on met dans la bio. Euh, il y a, il y a un passif qui est bien réel, parce que euh, la France est venue en Afrique, s'y est installée comme euh, des colons, donc créé des colonies et tout ça. Ouais. On pris, on pillait les richesses, tuer les femmes, les enfants, détruit la culture, et après, ils ont dit, "Ouais, ils viennent trop chez nous." Mais déjà, [ __ ] Et donc, il y a tout ce passif-là, euh, qui fait que si tu prends un Africain conscient, donc qui connaît un peu son histoire, il aura du mal à ne pas avoir de ressentiment vis-à-vis de cette élite française de l'époque, et d'ailleurs, même cette élite française qui parfois continue à, on voit encore le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, dire que la colonisation a eu des bons côtés en 2000, [ __ ] de 25. Donc, oui, mais après, quand tu as des provocations aussi authentiques que ça, c'est normal de s'énerver. Pour autant, moi, une fois après mon énervement, je redeviens rationnel. Reviens où ce que je suis en, là où je suis en train d'essayer t'emmener. C'est-à-dire que, il y a, c'est quand même dualité. J'entends, il faut qu'on en sorte. Tu vois, il m'a mis une baffe, il m'a mis une baffe. Il m'a mis une baffe comme ça, Jung, parce que j'étais en train de le lire et je le kiffais. Et à un moment, il fait une phrase, il dit, il parle des sociétés primitives, et il y va. Oh, le [ __ ] est primitif, hein. J'ai même moi-même dû avoir un [ __ ] qu'il fallait que j'aie un fouet pour qui m'écoute. Vous vous rendez compte ? Donc, toi, je suis en train de prendre ta connaissance, et toi, mais j'ai dû me dire, bon, sors de là, c'est ton esprit qui lit ce qu'un autre esprit a réussi à comprendre sur le fonctionnement humain. Sors de là, tu vois, essaie de t'ébrouer de tous ces trucs-là, parce que sinon, tu vas pas réussir à avancer, tu vois.
Je suis d'accord. Et en fait, c'est le challenge de notre époque. Si tu es femme, tu dois réussir à sortir ton identité de femme pour avoir une per... Je dois préciser, je dois préciser quelque chose. Dis-moi. Je dois préciser quelque chose. Dis-moi. Je comprends que tu emploies l'expression "challenge de notre époque" parce que c'est ce qui se passe en ce moment, la division. Mais en vrai, c'est le challenge de l'approche intellectuelle. Ça demande toujours de rendre les choses plus intelligibles, de sortir de soi-même. C'est ça le, le, c'est ça l'avantage de l'intellect. Ça demande toujours de prendre de la hauteur, du recul. Quand on dit "sortir de la souffrance", c'est prendre de la hauteur et du recul. Ça demande toujours de faire ça. Et le problème, c'est que les gens ne prennent plus de recul. Moi, une fois que je te dis ce que a dit Bruno Retailleau, je prends du recul, j'en fais un sketch, j'expose, je vulgarise, je dis ce que je pense. Je veux pas une story pour dire, vous rendez compte de ce que le ministre de la T... Pourquoi faire ? Je ne fais pas ça. Ça n'a aucun intérêt. Donc, je passe à autre chose. Je le faisais quand j'avais 18 ans, j'en ai 38. Heureusement que avec 20 de plus, je procède différemment. Sauf qu'il y en a qui procèdent comme, comme moi, j'avais 15 ans, à 35, 40, 60. J'ai dit, "Ah, mais parce qu'ils n'ont pas eu l'occasion de sortir de là. Ils n'ont pas eu l'occasion de, et parce qu'ils n'ont, et parce qu'ils n'ont, et parce qu'ils n'ont eu aucun accomplissement tangible dans la vie. Et donc, il y a plus que ce combat-là qui leur donne le sentiment d'exister." Mon frère, il faut aussi dire ça. Oui, il faut le dire. Faut aussi dire ça. C'est aussi des authentiques losers qui ont vu une manière d'être connue par ces biais-là. C'est ça la réalité aussi, parce qu'on vit dans un monde où peu de gens font ce qu'ils veulent dans la vie. Peu de gens sont à leur place. Et dans ce monde-là, un des moyens d'avoir de l'attention, c'est aussi d'entrer et de prendre fait et cause pour des combats. Voilà, c'est aussi ça. Parce que il faut aussi systématiquement essayer de s'interroger au profil de gens qui disent ces choses-là. C'est aussi intéressant. Qui est cette personne ? Qu'est-ce qu'elle fait dans la vie ? Qu'est-ce qu'elle a accompli ? Qu'est-ce qu'elle réalise ? Et et quand, et quand on prend ça, comme disent les stoïciens, c'est eux qui disent qu'il faut se mettre dans la personne, et quand on prend ça, après, on voit si ce qu'elle se, si ce qu'elle dit là, est inspiré, influencé, logique ou pas. Mais c'est important aussi de savoir qui sont les gens qui parlent. Il y a plein de mecs qui parlent en commentaire ou de meufs. Tu cliques sur le profil, tu vas voir, tu fais, bon, c'est bon, je calcule pas. Quand j'ai fait ma vidéo, j'ai dit que les travers du "wokeisme" avaient mené à une grande, trop grande émotivité. Il y a une meuf, visiblement, qui a commenté 16 fois sur la vidéo. C'est encore visible. 16 fois pour être sûr que je vois bien. 16 fois, elle a copié-collé son commentaire, des fois avec des petites variations. Des fois, elle insulte, des fois oui, des fois non. Et ensuite, elle est allée faire une vidéo où elle me tague dans sa story pour dire, non aux propos problématiques de Edgar. Déjà, on n'a pas du tout la même définition de problématique. Maintenant, parce que ma problématique, avant, ça appelait à quelque chose de grave, mais ils ont tellement un problème, c'est grave. Laisse-moi finir. Ils ont... Oui, mais c'est son problème. J'en ai rien à [ __ ]. Je suis, moi, j'en ai rien à [ __ ]. Je, écoute-moi bien, écoute-moi. Je lui chie dessus. Tu as compris ? Je suis allé voir son profil, et je me suis dit, c'est une pauvre meuf, c'est pas la peine que je lui réponde. C'est comme ça que je l'ai jugé, que je l'ai envisagé. Là, on parle en podcast, et je suis allé voir, hein. Là, on en parle en podcast. Oui, mais c'est parce qu'on, on donne des exemples. Donc, elle est restée, elle... un peu. Non, sois pas nulle, on donne des exemples. Donc, je donne un exemple. C'est nul ce que tu racontes. Tu t'en rappelles, hein, tu t'en rappelles ? Mais oui, mais c'est un exemple de, à quel point il y a plein de choses que tu as oublié, frérot. Non, mais j'ai pas de raison de l'oublier, parce que moi, c'est mon sujet en ce moment. J'écris là-dessus en ce moment, dans mon spectacle, je parle des émotions, j'ai pas de raison de l'oublier. Si ton point, c'est de dire qu'il était particulièrement marqué par ça, la vérité est que non. Après, tu as le droit de penser que oui, mais en fait, pas du tout. Je l'ai vu sans l'avoir d'ailleurs, je n'ai pas répondu. Si j'avais été particulièrement ému par elle, j'aurais ressenti le besoin de converser avec elle. Pas du tout. Je, j'ai regardé les commentaires, j'ai juste supprimé, et je, je l'ai même pas bloqué pour te dire à quel point je l'ai trouvé amusante. Je suis allé voir son profil, j'ai fait, "Ah, OK, d'accord." Bon, et après, j'ai regardé un peu son Insta, son sur son Instagram, elle disait qu'elle était moitié femme, homme, et un peu dauphin. J'ai dit, "OK, je vois à peu près le profil, ça va." Ces gens-là, en fait, je les prends toujours avec beaucoup d'humour, et donc, je l'ai pris avec humour, et je suis passé à autre chose. Elle n'a pas eu ce qu'elle voulait de moi, c'est-à-dire mon attention, à à à à écrire 16 fois le commentaire, à me taguer en story. Je ne lui ai pas donné ce, ce qu'elle même, elle voulait. Tu vois ce que je veux dire ? Voilà comment est-ce que je l'ai géré. Et c'est marrant de venir défendre le le "wokeisme" avec une telle émotivité. Alors que c'est justement ce que je reproche. C'est dire, c'est marrant de prouver. Mais fais pas exprès. Non, mais laisse-moi. C'est marrant de prouver, dans ta manière de répondre, à quel point ce que je dis. C'est tout. Et donc, je dis, "Ben, c'est bien ce que je dis. Allez, bonne soirée, madame." Parce que, il y a des gens avec qui on ne parle pas, parce qu'ils parlent de trop loin. Il y a des gens avec qui on ne parle pas, parce que tu te traînes dans la boue avec eux, et parce que, ils finissent par te tirer dans les profondeurs aquatiques dans lesquelles ils se trouvent. Donc, je parle pas avec toi, je parle avec quelqu'un, des gens qui ont un minimum de self-control, un minimum de retenue. Après, ça tombe entre les mains de gens plus professionnels, parce que plus patients et plus pédagogues que moi pour gérer ces choses-là. Moi, je suis un citoyen lambda, je paye mes impôts. Je peux à un moment donné faire preuve d'impatience, dire, "Bon, toi, tu me fatigues, j'ai pas envie de parler avec toi." C'est mon droit. La loi me le permet, et je suis pas forcé d'être euh sympa. Euh, je suis tolérant parce que je considère qu'il a le droit d'exister. J'ai pas pour autant envie d'aller acheter un gun et de le battre comme un chevreuil, comme les gens ont abattu Charlie Kirk. Je dis pas que c'est des "wokes" qui l'ont abattu, mais ce qui est marrant de voir à quel point la divergence d'opinion maintenant peut mener à se prendre une balle dans le coup. Voilà. Et ils l'ont, et moi, j'ai vu la vidéo, hein, elle est sur X, je vous invite à la voir. Quiconque parle de ce débat-là doit d'abord voir la vidéo avant de parler. On l'a battu comme un chevreuil euh devant ses trois enfants et sa femme. Donc, ils ont tué cinq personnes ce jour-là, parce que eux, ils n'oublieront jamais ce moment-là. Ça, c'est, c'est son père, sa mère, sa famille. Voilà. Et ça, et ça, c'est normal, parce qu'en fait, on est dans un monde où, comme quand quelqu'un n'est pas d'accord, il est systématiquement nazi, misogyne, transphobe. Il n'est pas pas d'accord. Il, il est forcément pas d'accord. Et le mal, mais ça peut finir potentiellement par donner envie aux gens d'éradiquer le mal en question. Il.
Il faut faire attention au fait de systématiquement taxer quelqu'un de ceci ou cela. D'ailleurs, dans la story qu'elle avait faite sur moi, j'étais choqué de son niveau de violence. Elle a même dit qu'il faut que j'aille consulter. Que je me dis de prime abord, hein, on ne se connaît pas, hein. C'est donc elle est capable, de prime abord, de faire preuve d'une agressivité telle qu'elle m'envoie à consulter, que je suis une énorme merde, que mes propos sont problématiques. C'est marrant, quand même, de dire que si tu es capable de faire preuve d'une telle violence à l'égard de quelqu'un que tu ne connais pas, ça veut dire que ta colère, là, elle a des racines plus profondes. Ce n'est pas moi qui ai généré ça, ça vient d'ailleurs. Et tu devrais aller parler avec quelqu'un pour comprendre ce qui t'arrive, toi. Moitié lipan, moitié pas de comprendre. C'est ça.
Et c'est là où... Oui, mais mais ça, ce n'est pas mon sujet. Ce n'est pas mon [ __ ]. Non, mais c'est mon sujet en sketch. Oui, c'est mon sujet en sketch. Mais moi, je ne suis pas psy, psychanalyste, psychologue. Non, moi, je l'ai traité comme je traite dans mon registre humoristique et d'homme public, comme je traite les gens excessifs. Je ne réponds plus maintenant. CDI, j'aime bien ça. Elle aime bien. J'aime bien quoi ? Que tu ne répondes plus. Non, je ne réponds plus. Je l'ai fait avant, hein. Je me rappelle. C'est pour ça que je te serre la main. Je l'ai fait avant. Maintenant, j'ai évolué.
Oui, mais moi, ce qui m'intéresse, moi, c'est d'être dans mon GTA. Ouais. D'être dans mon GTA, d'évoluer moi par rapport à moi-même, tu comprends ? J'ai trop de boulot à faire sur moi par rapport à moi-même pour prendre en compte les gens. Je comprends que le mec ou la femme qui décide de prendre en compte les gens à ce niveau-là, on la paye. Je comprends ? Parce que c'est... Je refuse, moi. Je pense que j'ai une déformation. Je refuse, moi, de mettre ce temps-là. Moi, je dois, je dois avoir une déformation professionnelle à ce niveau-là, en plus d'être un hypersensible. Mais oui, mais moi, je refuse, tu comprends, de prendre ce temps-là. Et il faut qu'on entende que je ne suis pas obligé. Ouais. Que tu n'as pas le budget. J'ai pas le budget, là. Demandez un truc. J'ai... Non, j'ai pas. Mon frère, je suis à... C'est comme le monde qui me fait le monde d'une attention que je n'ai pas. Vous avez une heure d'attention pour moi, s'il vous plaît ? Non, je suis désolé, j'ai regardé rien. Et je ne suis pas obligé. Et je ne suis pas forcément... Retenez ça. Retenez-la. Le quand on vous demande quelque chose. Je suis désolé, j'ai pas le budget. J'ai pas le temps, ni l'émotion. Cette go-là, cette go-là, Issana, je n'ai pas son budget. Ouais, tu comprends ? Je n'ai pas son... Je n'ai pas du tout envie de parler avec elle parce que, par ailleurs, je la prends de très haut parce qu'il me semble savoir que déjà la racine de la colère est plus profonde que je sais pas ça. Et que, en plus, la méthode, laisse s'entendre la méthode de communication qu'elle a, très agressive, très violente, très... psychanalyste à de... à de franc sous, laisse entendre que si je rentre dans cette discussion-là, ça risque vraiment de me faire du mal. Par contre, parce qu'elle va finir par réussir à me blesser à la fin, tu comprends ? Ouais. Et et je veux m'éviter cette blessure-là. Donc, j'y vais, je n'y vais pas par sagesse. Et j'évite un... J'évite de prendre des coups gratuits, quoi. Parce que la guerre que moi, j'ai menée dans la vie, chaque coup que je prends là, je veux le prendre au nom d'une cause que je défends vraiment. Tu comprends ? J'ai pas envie de prendre de coups pour une pauvre meuf que je connais pas, qui a des problèmes à régler, tu comprends ? Et que je... Et que je méprise au plus haut point dans sa façon de communiquer et de me communiquer son mal-être. Je la méprise pour ça parce qu'elle ne sait pas, elle ne... Elle ne se dit pas qu'elle pourrait me blesser dans la manière dont elle s'y prend. Et je lui... Elle voulait être blessée. Oui. Et donc, pour ça, blesser. Son intention, c'était de te blesser. Ouais. Ben, donc, j'ai la méprise pour ça. J'entends. Tu vois, elle, elle s'est dit, elle s'est dit en faisant une story où je dis que il doit consulter ou c'est une énorme merde, ça va tellement le toucher qu'il va me répondre. Je suis heureux. Non. Moi, je pense qu'elle voulait que ça prenne. Que quoi prenne ? Que toutes les personnes qui se reconnaissent dans sa réaction et dans son analyse se fédèrent et qu'on punisse un peu... Punir. OK. Ben, félicitations à vous. Super. Ben, j'aime beaucoup, j'aime beaucoup votre démonstration par l'application de la tolérance que vous demandez aux autres. J'aime beaucoup, j'aime beaucoup voir comment vous appliquez votre tolérance. Bande de grosses merdes, c'est-à-dire, c'est incroyable comme les gens maintenant qui défendent la tolérance sont les plus intolérants, mon frère. Que ils emploient les méthodes les plus violentes qu'il soient. Si on leur infligeait un dixième, hein, pas 100 %, un dixième du cyber harcèlement moral qu'on subit quand on est public ou quand on n'est pas d'accord avec nous, ils se foutraient par la fenêtre. C'est moitié lipan, moitié chèvre, là, ils se foutraient par la fenêtre. Si quelqu'un, parce qu'elle dit un truc qu'il aime pas, fait une story où il dit, elle, on lui fait un bashing et tout le monde lui fait... Elle vivrait comment ? Il ne supporterait pas. En fait, je méprise profondément humainement quelqu'un qui inflige aux gens une violence dont il ne pourrait même pas subir le tiers. Ça, là, ça, là, Yan, ça me... Je te chie dessus, quoi. Tu es une énorme merde. Tu as... Parce que tu es arrivé, tu es arrivé à un niveau d'incapacité à gérer ta souffrance où tu es devenu un problème pour toi et pour les autres. Et quand on fait l'effort d'essayer de te faire comprendre, tu veux rester là-dedans. Tu comprends ? Il y a des gens, tu... Ils veulent rester là-dedans. Si si tu veux les sauver de la noyade, là, tu coules. Ouais. Donc, il y a plus qu'à les regarder, à dire, oui, oui. Mais que les auteurs, quand ils viennent, des fois, ils te mettent un coup parce que tu veux... Sinon, tu vas me faire... Tu vas me faire... D'assommer le gars qui... qui coule parce qu'il t'emmène avec lui. Voilà. Soit tu l'assommes, soit tu le regardes couler. Voilà. Moi, cette meuf-là, je la regarde couler. Et ça me va, hein. Je suis OK. M'en bats les couilles. C'est ça la life. Elle finira par faire la même chose avec quelqu'un d'autre qui répondra. Et ils finiront par s'emmener, s'emmener aussi loin qu'ils peuvent s'emmener. Tu comprends ce que je veux dire ? Mais ce n'est pas un match que moi, je vais jouer. Mais t'inquiète pas, il y a un gars... Continue à taguer tout le monde comme ça, tu vas découvrir l'humanité. Il y a un gars qui va répondre. Il y a un gars qui lui, il dira : "Aujourd'hui, c'est aujourd'hui." Aujourd'hui, là, je ne laisse pas couler. C'est comme je m'embrouillais souvent. Enfin, je ne parle plus à ma petite sœur, ça, c'est de notoriété publique. C'est le genre de personnes qui créent des... qui emmènent les gens systématiquement à un point de non-retour. Et qui, par ailleurs, se plaint qu'on lui réponde. Il dit : "Mais il y a des gens dans ce monde qui ont la sagesse, quand tu fais tes dingueries là, de laisser couler." S'ils ne mettent pas leur cœur là, ou s'ils sont dans un contexte de vie favorable, ils ont payé leurs impôts, ils ne doivent rien à l'État, ils ont peut-être une vie de famille apaisée, une situation professionnelle qui convient. Donc, ils sont prêts à dire : "Bon." À contrario, tu finis par tomber sur des gens qui sont dans un contexte de vie où, même s'ils savent qu'il faut te laisser passer là, ils disent : "Non, toi. Toi, là, tu me donnes l'occasion d'évacuer ce que j'ai évacué." Donc, toi, là, aujourd'hui, c'est aujourd'hui. Comme on dit chez moi, tu comprends ? Je suis persuadé que ces gens-là finiront par tomber sur ce prophète des gens qui disent : "Aujourd'hui, c'est aujourd'hui." Et à ce moment-là, je regarderai ça avec du [ __ ] de pop-corn parce que ça va être vraiment distrayant, vraiment, vraiment divertissant. Voilà, c'est tout. Ah, c'est pour le chapitre sur la violence. Je ne vais pas en ouvrir un autre.
Non, moi, je... Je voudrais bien qu'on chute parce que ce que moi, je voulais mettre en lumière en parlant de tout ça, c'est qu'au final, la dynamique est à peu près la même. Et que c'est parce qu'on est coincé dans son point de vue qu'on ne parvient pas à voir le point de vue de l'autre. Et que ça creuse le fossé et accentue la division. Tu vois, si on revient sur l'exemple de la colonisation, il y a toute une classe, euh, caucasienne, je dirais, ou en tout cas nationaliste, on peut dire, qui euh... euh... dit haut et fort aujourd'hui : "On en a marre de s'excuser. On en a marre de s'excuser. Chaque fois, vous allez nous répéter ça, l'esclavage, machin, on en a marre maintenant." C'est bon, on en a marre. Parce que peut-être on leur a caché la la profondeur des dégâts qui ont été causés par ceux qui les ont précédés, qui sont venus en Afrique. L'Afrique qui n'avait rien demandé, qui était tranquille dans son coin. Peut-être qu'on leur a caché la profondeur des stigmates que ces sociétés portent parce qu'il y a eu ce passage-là. Peut-être qu'on leur a caché euh... euh... les intentions claires et déterminées des des colons à l'époque de briser les peuples, de briser les volontés, d'effacer la culture. Voilà. Peut-être qu'on leur a caché les femmes victimes de sévices, les enfants, les meurtres. Peut-être qu'on leur a caché tout ça. Et donc, ils se permettent de dire : "Bon, on en a marre." Oui, mais je suis OK avec ça, moi. Qui puisse te dire. Moi aussi, je suis OK. Moi, je ne suis pas d'accord avec ce qu'ils disent, mais je suis prêt à dépasser l'émotion que ça me crée pour parler avec eux d'un... sur un plan d'argument. Argument. Moi, ça me va, ça. Parce que sur le plan de l'argumentation, je sais que je te fume. Donc, j'ai pas besoin d'être émotif. Ça me touche quand tu dis ça parce que moi, je suis noir. Donc, ça me touche dans ma chair. Je suis afkéquain. Moi, quand tu... quand on entend Bruno Reto en 2025 dire qu'il y a eu des bons côtés, tu dis : "Mais espèce de..." Tu vois, les mots qui me viennent là, ce ne sont pas des mots bons, quoi. Je me dis : "Mais comment, comment, comment nos nos petits frères peuvent voir ça encore ? Comme nos parents l'ont déjà vu ? Comment on peut encore en être là ?" Est-ce que... Est-ce qu'il aurait pu dire... Est-ce qu'il pourrait dire, si on rebondit sur un argument là que tu as dit tout à l'heure, est-ce qu'il pourrait dire : "On en a marre de s'excuser pour la Shoah ?" Il pourrait dire ça. Il pourrait pas pour... Laisse... Est-ce qu'il pourrait dire : "On en a marre que les femmes se plaignent ?" Il pourrait le dire à un micro de France Inter, comme il l'a fait ça. Il pourrait le faire. Attendez, pourquoi il ne peut pas ? Mais parce que là, il se fait démonter. Exactement. Mais par contre, les Noirs, c'est autorisé. Donc, on a compris ça. On a compris ça. On est OK avec ça. Mais nous, on n'est pas une génération de victime. Nous, on est une génération qui fait avec et qui avance. Et je dis toujours aux Noirs qui se plaignent que ce n'est pas la solution, que tu ne pourras pas. A priori, il faut entendre et vite déterminer quel profil tu as en face de toi. Quand tu as ce profil-là, tu es en face d'un profil de quelqu'un qui, finalement, derrière son raisonnement, pense intrinsèquement que son équipe, les Blancs, est supérieure à la tienne, les Noirs. Hm hm. Il n'y a que la racine d'un tel ressenti qui peut mener à dire de telles phrases encore aujourd'hui. Il y a eu des bons côtés. Tu comprends ? Le principe de "bons côtés" suppose que vous nous avez quand même rendu service. Alors que ce ne sont pas des... ce ne sont pas des motifs et des motivations philanthropes qui vous ont amené en Afrique. Pas du tout. Vous vous demandiez comment mettre la main sur nos matières premières et vous avez fini par déterminer que nous ne sommes pas des humains dignes de ce nom, ce qui vous a légitimé dans l'esclavage, puis dans la colonisation, puis dans la décolonisation, puis dans le néocolonialisme, c'est-à-dire ce qu'on appelle maintenant la Françafrique, encore maintenant, il y a une influence sur les gouvernements qui est président machin et tout. Voilà. Et un des challenges de l'Afrique, c'est justement de se libérer de ça, devenir indépendant. Il y a une génération de jeunes Noirs comme nous en France qui s'autodétermine, qui n'a pas besoin de l'avis des Blancs pour faire ce qu'ils ont à faire, dire ce qu'ils ont à dire. Et je pense que c'est plutôt ce profil-là que notre génération devrait regarder pour essayer d'évoluer. On n'a pas besoin d'être validé par quelqu'un. On n'a pas besoin d'obliger quelqu'un à nous considérer comme on aimerait qu'il nous considère. On fait ce qu'on estime qu'on doit faire et on voit bien ce qui se passe ensuite. C'est mieux comme ça. C'est mieux comme ça. C'est comme dans mon métier quand on dit : "Oui, mais moi, je n'ai pas été pris à telle émission télé. C'est parce que je suis une femme, parce que je suis noire, parce que je suis juive, parce que je suis arabe." Non, tu n'as pas été pris. Et alors ? Celui qui fait l'émission, il est obligé de te prendre. C'est en émission. Non. Heureusement, en émission. Hm. Ah oui. Et voilà que tu crées ton émission, que tu as le podcast numéro un, ah, on peut peut-être vous recevoir pour vous sponsoriser. Tu veux me recevoir maintenant, hein ? Si tu es intelligent, tu dis : "Bah oui, je viens, on parle." Si tu es con, tu fais : "Ah non, non, je voulais... Venez, vous vouliez me recevoir maintenant, je ne viens pas." Ça, c'est pareil, c'est encore de l'émotivité qui n'est pas encore digérée. Moi, je veux être à un niveau où on fait un podcast, toi et moi. Le premier podcast, on dit : "Vous voulez venir à Quotidien ?" Oui, on vient. Pour... On va refuser. On vient. On parle. On vient. On parle. Et comme disait Mandela, on devient l'exemple de ce qu'on veut voir dans ce monde-là. Tu comprends ? C'est la... C'est mieux. Il faut prouver par l'exemple. Deviens le Noir que tu veux voir élite, tu comprends ? Qui n'est pas dans la rancœur, qui fait, qui performe, qui prend ce qu'il veut et qui s'impose par le résultat. Tu comprends ? C'est plus classe, ça. À l'extérieur, en plus. En match à l'extérieur, en plus. Tu comprends ? Oui, ce qui est plus malin, c'est d'aller sur le terrain des gens et de leur battre à leurs propres règles. Ce qui est bien, c'est la manière dont on réussit et la manière dont on gère quelque chose d'injuste. On l'a dit plein de fois aux gens, ce qui compte, ce n'est pas ce qu'on vit, mais ce qu'on en fait. Et donc, c'est une des raisons pour lesquelles la position victimaire n'est pas une position qu'il faut encourager. C'est plus simple d'encourager aux gens d'être victime et pourtant de s'en servir comme trampoline, quoi, comme point de départ d'une... pour une nouvelle aventure. Parce que la colère bien utilisée, un excellent moteur, hein. C'est que ça fait faire toujours quatre heures de plus quand tu as la flemme de bosser. Ça fait veiller plus tard. Ça fait faire le kilomètre de plus quand c'est en course ou en sport. Tu vois, la colère fait faire toujours le supplément de trucs en plus qui permet de faire la différence entre toi et le reste, hein. Moi, j'ai... Mec, en réussissant là avec solide, et par réussir, je veux dire, en remplissant toutes les salles que tu avais prévu de remplir. Voilà, clairement en atteignant l'objectif. Tous mes objectifs. En étant un Béninois, porteur, venu de père et de mère, en partant d'un petit village à Domi, où la terre est rouge, les gosses courent pieds nus. Je suis déjà une légende chez moi. Et j'ai été confronté à ce profond respect, cette profonde admiration que les gens ont pour moi, notamment en Afrique aussi. Ils m'aiment beaucoup pour mes sketchs, mais ils m'aiment beaucoup pour mes podcasts, pour mes points de vue et pour le courage de mes opinions et le courage de l'expression de mes opinions. C'est le courage de dire ce que je pense sans ambages et d'accepter tout, parce que tout le monde sait quel est le flow de merde que je vais recevoir en retour. Et donc, ils me respectent pour ma dignité, ma probité, ma capacité à dire ce que je pense et à accepter les conséquences qui viennent avec. C'est-à-dire incarner ce qu'on appelle solide. Comme j'ai dit dans mon spectacle, que j'ai une admiration pour ça et pour mes résultats. J'ai beaucoup aimé quand tu avais parlé de solide. Solide, c'est... Tu avais dit quoi ? Solide. C'est une promesse. C'est une promesse. C'est la promesse de... En tout cas, tu avais un... tu avais une petite tirade là sur solide dans le tout premier, tout premier podcast qui était épique. Épique. Ben, c'est vrai, solide, c'est la promesse d'être cet homme-là, d'avoir mes opinions, d'avoir le courage de mes opinions, de dire ce que je pense, peu importe les conséquences qui vont venir avec. Je te disais que dans un monde émotif et dans un monde où on te dit sans ce que tu dois être pour être considéré comme quelqu'un de bien, être toi-même, pas souvent par le fait de dire non à quelqu'un. Les gens disent jamais non parce qu'ils ont peur des conséquences du non. Et donc, solide, c'est la promesse de dire non, peu importe les conséquences qui viennent avec. Tu vois, d'être là, de pisser dans la terre, solide, et comme chez vous au Cameroun. Voilà, c'est important pour nous. Mais c'est vrai que moi, quand j'ai un peu percé et accompli mes objectifs et que j'ai vu que tout le monde me respectait, enfin, après le flow de merde, j'arrivais à un stade où non, bon, il a quand même tenu, lui, il a eu ses résultats. On est quand même content. On a essayé de le [ __ ], ils ont... ils ont essayé de le [ __ ], ils n'ont pas réussi, il est quand même là. Et tout d'un coup, [ __ ], j'en étais content pour moi, content de moi et me félicitait dans tous les sens, en France comme en Afrique. J'ai commencé à me retrouver dans une zone où c'était plus dur de bosser parce que j'avais plus de bouches à fermer à ce moment-là, tu comprends ? Il y a bien toujours deux trois été par-ci par là, mais c'est moins... C'était moins stimulant. J'étais [ __ ] merde. Tout d'un coup, on m'a authentiquement trouvé du talent. Et je me suis rendu compte que ce qui tue le talent quand on est humain, c'est la satisfaction. Ouais. Un animal rassasié ne chasse plus. Tu le tues carrément. Tu le flingues, tu le tues. Donc, il faut toujours se trouver une nouvelle motivation. Ce qui veut dire que ce qui est dur, c'est d'avoir un projet et d'être capable de le maintenir. Ce qui compte, c'est l'endurance de la motivation. Garder une discipline tout le long. C'est pour ça aussi que Jordan s'est plaint de problèmes avec les gens, finalement, parce qu'il voulait rester motivé, tu comprends ? On a besoin de ça. Donc, la colère, bien utilisée, un excellent moteur. De fait, quand on ne ressent plus grand-chose, on a du mal à performer correctement. Tu comprends ? Ce qui me fait aller moi sur scène encore aujourd'hui, c'est tant de combats que j'ai menés sur le monde parfois injuste et oppressant dans lequel on vit. Ça, j'ai envie de le dire, machin. J'ai envie de remporter une victoire sur les gens qui ont mal parlé de moi. J'ai envie de me servir de ça là pour faire un sketch pour... Il a réussi à transformer ça en blague. Oui. Des questions ? Oui, je l'ai fait. Regarde, la salle est remplie. Son, ils sont 8000. Il rigole de ça à deux dates. C'est ça, ouais, 8K. Je vais essayer de le faire deux fois, faire 16 000 en deux jours. C'est le début du spectacle. Après, tourner partout. On pendant deux ans. Et je vais finir à Bercy, 24 000. Ça, je me rapproche encore plus de mon rêve du stade de France. Tu as un vrai plan. Tu as un vrai plan bien rythmé, bien débuté. Ah, j'ai le rêve et le plan. Je sais ce que j'ai à faire. Donc, là, je suis en comedy club pour roder mon nouveau spectacle. C'est un... C'était une année difficile, un début de saison difficile parce que même pour un gars talentueux comme moi, il faut retrouver ses marques. Quand tu arrives en comedy club, tu as une pression, frérot, qui est ouf parce que tu arrives en comedy club, tu es... Bah oui, tu es le big boss. Donc, même si tu viens tester, tu n'es pas censé ne pas être drôle, hein. Ouais. Ouais. Toi, tu dois être drôle. Même en fait, tu dois être tellement drôle et on doit être surpris que tu n'aies pas... Ce que... On a écouté de super drôle. Voilà. Alors que, en vrai, frérot, quand je viens tester, c'est un test. C'est un test, mec. Ouais, c'est difficile. Je trouve que c'est bien aussi parce que je te rejoins parfaitement sur la colère et ce qu'il y a de... ce qu'il y a de drôle, c'est que moi, souvent, c'est ma femme qui me crée ce genre de truc. Tu vois, d'un coup, elle va me bousculer dans un truc là, dans mes incohérences ou dans mon... dans le... "Oh, tu as bien ralenti là, tu vois." C'est mon... C'est mon... C'est mon... Tu sais, quand tu cours, tu as ton temps au kilomètre et quand tu ralentis, bah, tu te rends pas compte toi que tu ralentis. Tu as l'impression que tu cours toujours avec la même aisance et puis on te dit : "T'as tourné à 6 minutes 40." Et tu dis : "[ __ ] je suis à 6 minutes." Ma femme me fait ça, tu vois, pour dire : "Ah ouais, là, c'est là, là." Et pam, ça me contrarie parce que j'attends tellement toujours de la bienveillance de sa part. Et en même temps, elle m'a dit la vérité. Ouais. Donc, je suis obligé de dire : "Bon, allez, c'est bon." Et c'est vrai que quand tu n'as pas ça, compliqué. Surtout quand tu pars de loin, tu vois. On a... Je te l'ai dit, dès qu'on s'est rencontré dans une histoire très commune. J'ai grandi au Cameroun dans les années 90. Tout ce que je suis aujourd'hui, absolument personne pouvait dire : "Je serai là." Tu vois. Euh... euh... Et je parle de... en point de départ, le Cameroun, mais même si tu penses encore à quand je suis arrivé ici et que je découvre la vie de France, la banlieue, les amis, les machins, les bêtises et tout ça. Pareil, tout ce monde-là qui m'a connu ne pouvait pas me... me donner gagnant dans cette situation-ci ou me donner cette position-ci, tu vois. Et donc, il y a une part quand même de... d'été. Ouais. Tu as encore faim ? Je creuse la fin, je la cherche là. Comment tu fais pour pour rester motivé ? Parce que Arsène Wenger, taper Arsène Wenger motivation, vous verrez une vidéo de lui où il dit : "On a découvert dans nos recherches que ce qui est important, ce n'est pas la motivation, mais l'endurance de la motivation." C'est-à-dire d'avoir un projet, d'être capable de le maintenir dans le temps. Ouais. Et j'ai fait face moi à cette histoire de satiété là, ce côté repu. Ouais. Je me suis senti repu. Et après le décès de mon père m'a redonné faim. Ouais. Ça m'a redonné faim. Moi, moi, actuellement, ce qui me drive, c'est le sens de la contribution. Même si c'est... ce n'est pas forcément évident parce que tu vois, comme on discutait tout à l'heure, le monde est hyper divisé et les gens semblent se complaire dans cette division là. Ils essaient juste de condamner le camp adverse et faire le plus de mal au camp adverse. Ils n'arrivent plus à avoir autre chose. C'est très difficile pour moi parce que, voilà, moi, j'ai très vite adhéré au concept de citoyen du monde. J'aime, j'aime l'époque à laquelle je suis né parce qu'elle nous a donné tellement d'options, tellement de possibilités. Euh... Je suis dans un mariage mixte, tu vois. J'aime toutes les possibilités que la vie me donne, tu vois. Et donc, des fois, c'est un peu... c'est un peu difficile parce que quand tu veux contribuer et que tu te sens lié à tout le monde, bah, en fait, la question, c'est : "OK, tu... comment tu fais pour contribuer pour tout le monde ?" Tu vois, tu as fait en sorte de te mettre dans une position où tu as la possibilité, l'attitude de contribuer, d'avoir du recul, d'être philosophe. Mais la raison pour laquelle il y a autant de violence maintenant et de victimisation et de bagarre et d'opposition, c'est que la plupart des gens ne sont pas là où ils veulent être dans la vie et ils sont passés en mode "après moi le déluge". C'est-à-dire qu'il y a un côté : "Moi, je ne suis pas là où je veux être et du coup, il faut que le monde brûle pour ça." Ouais. "Je suis en colère. J'en veux à cette société de merde d'être là où je suis et il faut qu'elle crame cette société." Ouais. Raison pour laquelle je te dis et je... je n'ai eu de cesse de dire dans l'interview et je redis : regardez toujours le profil de ces gens-là qui font le plus de bruit, qui se victimisent, qui veulent que tout le monde pleure sur leur sort là, et analysez toujours leur contexte. Et vous verrez qu'ils sont... vous verrez que dans 95 % des cas, c'est à cause de leur contexte qu'ils sont en train de crier comme ça. Et que... et que même s'il y a de vraies victimes, il y a aussi des gens qui se servent de causes nobles pour évacuer la haine liée à leur contexte. Exactement. On n'a pas tous les mêmes feux qui brûlent. Prends mon domaine par exemple, genre, tu n'es pas drôle. Mais quand tu n'es pas drôle là, c'est un contexte, là, hein, dans mon domaine. Parce que dans mon domaine, tu es censé avoir le sentiment que ça n'arrive qu'à toi. Du coup, parce que tu vois des gars qui passent, qui soulèvent la salle, hein. Des gars, des go, tu vois, tu dis : "[ __ ] moi, ça m'arrive. Tu as une go, tu... [ __ ] je ne suis pas marrante, pas marrante." Et là, bim, il y a un mouvement tout qui arrive. Ouais, ouais. Il n'y a pas assez de femmes sur les plateaux. Ils ont créé à un moment donné dans mon domaine là, euh... une charte. Charte pour dire qu'il faut qu'il y ait un certain nombre de meufs minimum par plateau. Et ça m'a beaucoup perturbé parce que je me suis dit : "Mais ça là, ce n'est pas utiliser un combat à des fins promotionnelles, ça ? Parce que le seul qui permet d'être sur scène normalement, c'est ton... ton talent. Et ça n'a pas de sexe, un talent." Si tu prends le comedy club, le plus grand comedy club, bah, du monde, je pense qu'il y a à New York. Le patron du comedy, c'est là, il y a un mur fin qui sépare le comedy club du restaurant. C'est devenu un... presque un complexe maintenant. Ils l'ont... ils ont pimpé le truc. Donc, il a bossé souvent dans son restaurant sur le mur qui sépare du comedy club. Et quand le mur vibre, cherche pas à savoir qui joue, hein. Mec, meuf, chat, qui tu veux. Quand le mur vibre, il dit à la meuf qui programme : "Je ne sais pas qui est derrière là, mais tu le remets la semaine prochaine." La meilleure manière de sélectionner au talent, première chose. Donc, ça, ça me pose un premier, un premier problème sur la sélection. Tu devrais être là parce que tu es drôle, pas parce que tu as une... Ouais. Première chose. Et si ce que tu veux, c'est vraiment l'égalité pour tous, pourquoi est-ce que la charte prévoit qu'il y ait seulement une meuf en plateau et pas également un Noir, un Arabe, un Juif, un gros, un homme-femme qui se... qui se ressent outré ? Pourquoi il n'y a pas ça ? Ben, s'il n'y a pas tout ça, c'est bien parce que ce qui t'intéresse, c'est ce que ce combat-là peut t'apporter. C'est faux ce que je dis ? Ça fait sens, en tout cas. Voilà, ça fait sens. Et et et les gens en sont là. Donc, moi, je ne me prends pas la tête, je travaille, j'enchaîne, je fais mes textes, je produis. Et puis, une fois de plus, il y aura le résultat. Et voilà. Et de toute façon, les mêmes entraîneurs, les mêmes effets. Ceux qui se servent d'une cause à des fins personnelles peuvent par moment en obtenir une forme d'exposition ou arriver à se promouvoir avec. Mais même si tu vas à l'Olympia, là, une fois là-bas, si tu es nul, tu es nul. Non. Ah, ça, c'est sûr. Bon, ben super, c'est même pire. Non, mais super, c'est même pire. À Paris, à Paris, tu peux te promouvoir à ce stade-là, mais quand tu vas dans les villes de province, c'est Paris, c'est vraiment un pays dans le pays, hein. Parce que ce qu'on t'a laissé passer à Paris là, quand tu vas à Nantes, tu te le prends en pleine gueule. Tu vas à Nantes, tu te fais... tu te fais ce que... ce que à Paris on peut dire : "Il ou elle était pas drôle, mais la philosophie qu'il a exposée, d'accord, c'était une bonne soirée, la salle était belle." À Strasbourg, le décor était bien. À Strasbourg, oh, tu écoutes souvent ces gens-là, ils ne sont pas en tournée. Non, moi, je fais de la tournée. Non, je fais toutes les grandes salles de France en tournée. En tournée, on nous dit les chiffres des gens, nous dit les soirées qui passent. La vérité, là, tu la vis quand tu sors du microcosme parisien. Quand tu vas jouer à Strasbourg devant 1000 personnes, eux, ils ne sont pas au courant de ce que tu racontes. Ils ne sont ni dans Israël-Palestine, ni dans la cause des femmes. Eux, ce sont des gens, ils ont des journées difficiles, ils sont venus rigoler, hein. Donc, peu importe ce que tu exposes là, ça doit être sanctionné par un rien. C'est là qu'on voit qui est qui. Non, c'est là que celui qui s'est entraîné vraiment, qui a souffert à l'entraînement, il souffre moins le jour du combat. Ah oui. Que celui qui est arrivé sur le terrain là en essayant de faire des simagrées, des revendications, des machins. OK, maintenant, ça y est, boxe. Ça finit mal. Finit mal. La réalisation de mon spectacle là, celui-là, il est beaucoup plus difficile parce que je dois parler de choses qui m'agacent vraiment et je dois faire rire avec ça. Exemple. Ben, en ce moment, je parle de la fois où je me suis engueulé avec une fille en comedy club devant 20 personnes et comment l'histoire a fini par être considérée comme une agression verbale, puis comme une agression tout court à la fin de l'histoire. J'avais étranglé la fille, quoi, tu vois. Donc, je montre de façon graduée et graduelle comment est-ce que un moment où j'aurais dû être patient, où je ne l'ai pas été, peut être instrumentalisé par quelqu'un qui a besoin de se faire de la promo, par d'autres qui en ont besoin aussi. Et au début, je me souviens, j'arrivais en disant : "Franchement, les femmes, il y en a qui abusent." Je me regardais en mode : "Waouh, chill les gars, parce que là, franchement, tu vois de doigts." Et ouais, en fait, j'étais trop brutal dans la manière d'aborder le sujet. Et pour moi, sur scène, il n'y a pas de thème interdit, il n'y a que des thèmes mal abordés. Et donc, je me suis dit : "Mais mec, au lieu d'essayer de faire un truc général, là, une masterclass de philosophie ou je ne sais quoi, il vaut mieux que tu parles de ce qui t'est arrivé, toi." Et donc, je raconte l'histoire. J'ai commencé à dire aux gens : "J'étais en comedy club, voilà, on travaillait pour essayer de se créer un avenir. Il y a quatre gars, deux meufs, et puis tout le monde marche, sauf une meuf. Et ce n'est pas qu'elle ne marche pas, c'est que [ __ ] c'est plus que ça, elle perd une partie de son âme. On aurait dit qu'elle devait de l'argent aux gens et qu'elle ne les avait pas remboursé, quoi." Dès qu'elle est arrivée : "Ah, dis-nous ton nom." Tu vois. Et je lui dis : "Voilà, on sort de là, on fait une soirée, on picole, machin et tout. À l'époque, on prend de la coke et de l'alcool, on est tous défoncés." Et je l'entends dire en débat dans la soirée : "Ouais, c'est sûr que j'ai raté aussi parce qu'en tant que femme." Et je lui ai dit : "Mon, cousine, j'ai vu ton sketch cet après-midi, ça n'a rien à voir avec ta chatte, rien du tout. C'est juste que là, vraiment, c'était mauvais." Là, et là, les gens arrivent comme toi, la salle rigole. Et j'ai réussi à dire ce que je voulais dire et tout le monde a compris ce que je voulais dire. Je n'ai pas créé de malaise. Mais des fois, c'est le chemin que tu prends qui est important." Et je dis, et je dis aux gens : "Le problème, c'est que dans un monde émotif, les gens, ils confondent deux choses. L'offense, qui est le fait d'être vexé par un propos, une attitude, ce qui est inhérent en fait de vivre en société en agrégation. Qu'est-ce qu'on va forcément faire un truc qui te... qui te fait chier ? Et le préjudice, c'est-à-dire subir authentiquement un... un préjudice, une intégrité physique et morale."
punie par la loi. Mais dans un monde des motifs, les gens offensés maintenant quand ils le sont considèrent qu'ils ont subi un préjudice.
H et donc je dis quand je me fout de sa gueule là à ce moment-là dire que c'est pas la chatte le problème mais le met bien le texte du sketch. Je dis aux gens c'est pas hyper cool même dire que je suis un [ __ ] mais c'est légal tu comprends c'est OK il y a pas d'articles de loi qui puniss ça tu comprends et j'ai après au coin cigarette machin et tout avec mon mon meilleur ami c'est vrai en plus et puis fait je trouve pas que c'était un peu bisogine sa façon d'aborder le problème ou de me parler et je mon meilleur ami fait non et fait non mais j'ai pas de réfléchis bien voilà J'ai pas d'éléments précis. Voilà, j'ai pas d'éléments précis mais tu trouves pas que voilà globalement sans qu'il y ait une invective ou un élément tu trouve pas qu'il y a il y a quand même une énergie quand même misogyne non ?
Et j'ai finalement, je dis mon meilleur pote, il vient me voir et il me raconte l'histoire. Et à l'époque, je fais "Ah ouais, je m'en occupe. Pas le meilleur move de la soirée non plus, tu vois. pas le même de la soirée. Je dis aux gens, je suis allé là-bas et je lui ai dit mais écoute c'est pas parce que toi et moi on n'est pas d'accord ou que j'ai fa qu' te plaît pas que automatiquement je deviens misogyne et après je dis aux gens je pas dit comme ça j'ai j'ai pas dit comme ça hein. J'ai pas dit comme ça hein. Il est pas mal le j'étais Ouais tu vois il est bien il est bon hein. J'ai pas dit comme ça. J'ai pas dit comme ça. J'étais à moitié cqué, il y avait l'Afrique à moi et quatre fils de [ __ ] deux nique ta mère et un je te chie dans le cou clair. Vo et je me suis dit en fin de soirée et voilà ça c'était une belle soirée là super on a passé une bonne soirée et j'ai voulu comme ça et tout je reprends ma tronné en France machin et il y a une rumeur qui naît à tel point que mon meilleur pote m'appelle et me dit ah frérot est-ce que tu tu l'as agressé verbalement cette femme-là ? Et du coup moi je bloque je fais voilà euh défin agression verbale. Il me dit bah tu lui aurais parlé un peu fort un peu insulté et tout et j'ai dit ah là il va me falloir un avocat. Parce que je me rappelle exactement ce que j'ai dit. Je suis pile poil dans le truc quoi, tu vois. Mais moi je savais pas que d'abord je connaissais pas ce terme après je savais pas qu'on pouvait condamner quelqu'un pour ça parce que si tu veux me condamner pour agression verbale mais ok je vais béton mais on va tous béton frérot parce que je je me plaide coupable et je profite de votre micro pour annoncer que d'ici à ma mort je risque d'agresser verbalement d'autres personnes parce qu'il y a trop de fils de [ __ ] Donc on agresse on agresse du coup scripturalement à l'écriture sur internet agresse verbalement au volant. On agresse verbalement à la péro, on agresse verbalement tous les jours frérot. Tu comprends ? C'est ça que je veux dire aux gens. Je veux même pas essayer de nier. Je dis OK, je suis coupable. Mais dans ce cas, on va tous béton ou bien ? Ouais. Ouais, ça dit ouais, on va tous béton.
Et je comprends bien évidemment que c'est un outil promotionnel et je me dis [ __ ] c'est quand même pas cool parce que elle m'a traité de misogyne ce que j'ai vécu moi comme une comme comme une violence aussi et ça on ne prend pas en compte. Et j'ai pas dit quand j'ai parlé avec elle et regarder mes narines d'une façon particulière. J'ai senti qu'elle voulait se cacher dedans et que c'est la cause. C'est parce que je suis noir finalement que j'ai pas fait ça. Je suis resté digne. Tu vois c'était un accrochage, je suis resté là-dessus un accrochage mais elle pouvait pas l'histoire pouvait pas rester là. Et donc la rumeur circule et dans cette rumeur là, il y a toujours un gars avec qui tu as démarré qui lui est resté au même stade que là où vous avez démarré, qui malheureusement n'a pas réussi à s'imposer via l'humour et qui a bien l'intention de prendre ton une histoire comme outil promotionnel. Vous parlez d' Garive, vous parlez de lui, je l'ai bien connu. Il avait l'air normal avant. Ah, tu le connais celui-là ? Il avait l'air normal. Je vais pas vous faire tout le sketch mais tu vois comment c'est hyper frais, hyper intéressant tu vois ? Et je conclus et je conclus humoristiquement parce que je raconte comment ça prend beaucoup d'ampleur, comment les gars t'inventent une histoire et à la fin on dit que tu l' cogné et je conclu en disant aux gens bref cette histoire m'a appris que un moment de patience dans un moment de colère peut éviter bien les problèmes et par ailleurs, j'avais l'occasion de revoir cette femme aujourd'hui ben je pense que je referai exactement la même chose tu vois. C'est lourd c'est lourent. Et ça colle avec vigilance d'ailleurs parce qu'en vrai ça montre aussi aux gens que bon pour rester vigilant faut être concentré frérot à tout moment faut être concentré frérot et j'ai que des thèmes comme ça là hyper frais que je suis en train de faire là en ce moment je raconte aussi moi tu sais mon rapport tu sais je prends souvent des mo je toujours dit et je raconte mon rapport au ber et tout machin que je déteste les taxis parce que souvent je trouve que les mecs ils se la racontent ils évaluent ta légitimité pour entrer dans leur bagnole il y a que ta cause où tu dis je vais là il fait non mais comment ça non ouais c'est ton boulot de m'ammener là où je veux aller. Non, je vais pas là. C'est vraiment il y a que eux, ils ont eu trop de monopole là. Et donc du coup, je les prends plus et je prends euh je dis aux gens, je prends Uber et je dis je prends Huber Berlin. Je dis je suis pas riche, c'est plus cher mais franchement voilà, c'est mieux. Tu as un monsieur en costume qui vient qui voilà tout est carré, c'est payé pour machin. J'ai quand tu prends un beur X une fois sur deux, tu as un mec qui te dit ça vous dérange j'appelle ma femme ? Oui oui, ça me dérange que tu appelles ta femme. Ça me pose un problème de savoir ce qui se passe dans votre foyer. Ça me fait chier je prends en Berlin. J'ai que pour 10 € de plus, tu as une option qui s'appelle l'option course calme. Ce qui veut dire parle pas avec moi. J'ai mon parcours automobile jusqu'à maintenant. C'est plutôt excitant l'option course calme. Et je dis pour 10 € de plus, je tiens vraiment à ce qu'il n'y ait aucune communication entre nous. Je suis un peu rigide mais je veux l'entièreté que j'ai payé de ce que j'ai payé. Je veux jouir de l'option. Voilà. Je dis même "Bonjour là vite fait, c'est coupe en deux jour parce qu'il Ouais, je dis jour même pas, tu dis jour et donc la voiture arrive, je suis là euh jour et euh tu as le Ouais, jour c'est jour. Euh le pire c'est que ça passe he 10 jours. Ouais jour tu jour tu vois. J'ai pas je dis pas le bon j'ai un jour parce que pour moi j'ai payé 10 balles. C'est vite fait en fait un jour et je vois que le chauffeur est noir et dans ses yeux je sens qu'il cherche une connexion ethnique. C'est-à-dire que pour lui je viens de chez lui et comme je viens de la même terre que lui je dois connaître son histoire. Je me suis dit [ __ ] l'option a 10 balles chens que je vais me la [ __ ] au cul. Mais bon patient, on va voir. La course démarre et je dis au bout d'à peine 3 secondes 62, il me fait "Vous êtes ivoirien." J'ai dit "Monsieur, j'ai payé 10 € pour que votre question n'arrive jamais dans ma vie en fait." Il me dit "Ah, on parle pas ?" Il dit, "Ben selon l'option que j'ai payé en vrai, non." Si vous voulez, on parle pas mais bon, d'abord on parle un peu. Le ici, il est il est fou le tonton renois. Il sait même plus qu les options qu'il y a. Voilà, je vais pas te faire toutes les blagues de mon spectacle. Lourd [ __ ] je bosses bien mec. Attention hein. Ah non, c'est ça. Surtout qu'après je fais un twist où je lui dis mais il me dit alors tu vois, j'ai dit mais on on s'en fout, je suis ivoirien machin et tout, je fouille mes poches et je découvre que j'ai oublié euh les clés du bureau et je vais au bureau s'il vous plaît monsieur en fait demi-tour me dit "Ah j'ai rien entendu." Dis pourquoi ? Il me dit "On parle pas." Ça vous avez dit non ? [ __ ] le non, je suis en train de je suis en train de je suis en train de construire du sale, que du frais, que du tu vois que du nouveau standup euh à la hauteur qui se veut à la hauteur d'abord de ceux qui vont réserver et aussi euh du monde dans lequel on est. Il faut que je produise de la bonne cam, tu vois sur le Weber, voilà ces petits bourgeois là qui fait le malin avec son option course calme et qui maintenant a besoin qu'on le ramène à domicile et qui se retrouve grave dans la merde quoi. Jusqu'à la fin, il me dit alors pourquoi je vous ramène chez vous ? tu fais je suis ivoirien, tu vois, j'ai fini par lui concéder un truc qui existe même pas, tu vois. Et voilà, j'essaie de parler des vicissitudes de la vie et du monde dans lequel et ce serait pas rationnel en tant qu'humoriste où tu es censé être chroniqueur de l'époque dans laquelle laquelle tu vis de pas faire un sketch de 15 minutes sur tu les émotions. Ouais, ce serait ce serait c'est malhonnête. Tu as esquivé le problème de ouf. Ouais. Tu vois mon boulot à moi, c'est chroniqueur. Si je parle pas de tout ça, frérot, je parle de quoi ? Tu comprends ? Je dois en parler frérot. Je dois en parler.
Et je finis par un sketch sur la la mort de mon père euh où je parle de un peu de de l'entermain, tout ça où je raconte à quel point l'enterment africain a un prétexte en fait que dans un pays pauvre, tous les moyens sont bons pour se faire de l'oseille. Hm hm. Et donc l'exemple de la pluie que j'ai raconté sur les réseaux qui est devenu grave viral et donc c'est une succession de sketch comme ça où j'aimerais je serais vraiment fier quand je l'aurais bien fini. Il est déjà très drôle de 12 minutes là la pluie ça casse toute la salle. Les gens un peu. Quand je raconte l'exemple de la pluie pète un câble même quand je raconte tout le cursus qui m'a amené à l'internet les gens ils sont morts de rire. Je trouve qu' arriver à faire rire avec ça c'est quand même fort. Mais moi je moi, tu sais que j'ai mis du temps à comprendre que le standup c'était vraiment ça tu vois. C'était vraiment bon. Vois ce qu'il y a en toi, vois ce que tu vis et débrouille-toi pour que tu sois c'est une catarcise. Il y a quelque chose de profondément catartique dans le fait d'écrire pour du standup. C'est toi dans le bon comme dans le mauvais hein. Parce que parce que des fois j'ai le rôle du méchant dans mes histoires ah ben sinon ce serait pas bon. Mais je suis humain en fait. Des fois je suis bon, des fois je suis on peut me faire des reproches quoi. C'est réprécipe ce que je propose des fois mais pour autant la drôlerie réside dans le fait de te livrer de façon pleine et entière. C'est dire voilà c'est ça la ma situation tu vois. H c'est comme quand je te fil l'emple de la me que je dis qu'à la fin je referais pareil. Je dis il est con il est con mais c'est mais il est drôlement con parce que il complètement con ce type. Mais tout ce qu'il a vécu là il dit qui qui veut bser tu vois tu vois ce que dit ben oui ben c'est l'humain prend pas toujours de nos erreurs. Tu vois ce que je veux dire ? C'est ça le standup.
Et d'ailleurs la de manière générale être un artiste, c'est vraiment réussir à transformer quelque chose d'authentiquement triste et dur en matière drôle et comique. C'est-à-dire c'est littéralement pour moi la la qualité des artistes quand ils le sont vraiment c'est littéralement d'arriver à faire pousser une fleur dans la merde. H tu vois ce que je veux dire ? arriv dans un champ de bou de merde et de je suis petite tulipe [ __ ] il a réussi à en faire quelque chose. Et si on doit revenir au sujet qui nous a fait ouvrir le podcast, tu penses que les artistes ils sont plus rationnels ou émotifs ? Non, en tant qu'artiste, tu as un hypersensible. Moi, j'ai une hypersensibilité euh qui fait que de fait dans la vie, je suis plus touché par les choses. H tu vois quand tu vas faire moi parce si tu me si je te poser que tu me trahis, ça va me faire vraiment mal. Je vais me dire [ __ ] Sud, je trouvais que c'était un gars bien. J'ai pas kiffé ce qu'il a fait. Je m'en veux de pas l'avoir vu arriver. Je m'en veux d'être touché par ce qu'il a fait mais c'est pas grave. J'accepte que c'est comme ça et je passe à autre chose. C'est la différence qu'il y a entre moi et les artistes lambda. C'est-à-dire que eux ils il il ils se victimisent. Ils n'en font même plus un sketch. Moi, j'en fais un sketch. Je viens de te raconter ce que je fais actuellement de ce qui m'est arrivé l'année dernière. Et eux-mêmes, il les personnes là même qui ont dit des rumeurs sur moi, quand ils verront ce sketch là, eux-mêmes je vais les je eux-mêmes je vais les je vais les ils seront stupéfait quoi. Ils vont dire [ __ ] c'est comme si nous ilous il nous apprenait qu'on devait faire avec la matière qu'on a quoi le gars nous il nous a ça c'est une victoire qui est qui est complète sur je sais pas si tu comprends on appelle ça une victoire totale. 60 60 37 sec. [ __ ] il a fait ça lui en j'ai fait ça. Si tu regarde mon parcours depuis le début, c'est un peu ça. Des choses qui me font mal, j'en fais quelque chose. Euh l'infidélité. Hm hm. Un sketch, je raconte comment m'a trompé à l'époque ma copine machin et tout. Ce sketch l'infidélité, il a 6 millions sur Facebook, 1 million2 sur YouTube où je raconte comment c'est une vraie histoire. Ma meuf me trompe à l'époque, elle dit qu'elle do besoin de prendre un peu de recul. Elle finit par donner ses fesses à un barman. Je raconte comment l'histoire m'est arrivé où dit qu'elle a besoin de prendre un peu de temps pour elle mais finalement prend du temps pour je connais pas moi ce sketch. Ah mais tu tapes tu tapes Edgar l'infidélité vous tapez dans dans sur YouTube vous allez vous marrer hein. À l'époque je suis beaucoup plus gros. Je suis à mes débuts et c'est le moment où je commence à être chaud. C'est le moment où je commence à comprendre que un vrai sketch c'est la vérité. C'est la vérité. Et c'est le moment où je commence à arrêter de mentir, arrêter de faire des sketchs bien écrit règle de 3 machin étonnant. Je sors de ça et je rentre dans du storytelling. La la la la branche de nos discipline qui est la plus la plus la plus forte, c'est une histoire. Et moi je suis descendant de Griot donc personne ne doit me battre à raconter une histoire. Ça là c'est pas possible. Vous sautez, vous dansez personne ne doit pouvoir me battre à raconter une histoire. Qu'est-ce qui a fait la force de Dieu d'eau ? la capacité à raconter une histoire et à te te mettre les images, te mettre les ça c'est ça notre s'il y a un avantage comique du folklore africain humoristique, c'est bien notre capacité à raconter une histoire. Hm. Ça là on a ça en plus il y a des avantages à être comique noir. Tu es censé pouvoir raconter une histoire quand tu es proche de ta culture d'où tu viens. On vient de l'oralité quand même. Tu es censé pouvoir raconter une histoire et mon frère même ce que je t'ai dit là en sketch là je pense que même en regardant les gens vont prendre du plaisir tu comprends ils vont rire au moment il faut rire et voilà parce que c'est c'est un don ça tu comprends qui doit être travaillé mais c'est un don tu vois. Et en plus de ça, on a comre avantage notre facieste, on a une capacité à faire des mimiques tu vois comique d'expression. Ouais. Tu en as des nouvelles d'ailleurs ? La mimique, j'en ai quelquesunes. J'en ai j'aime les classiques, j'aimais les personnages classiques que j'ai en place. C'était quelque chose franchement pour ceux qui sont jamais qui n'ont jamais vu en spectacle, c'est un truc qu'il faut vivre. Moi j'étais scotché ce genre-là. Ah ouais ? Ah ouais. J'étais insulté. Oh l'enculé ! Oh le connard ! Oh l'enculé ! Oh le bâtard ! celui-là. Ah, c'était quelque chose. Mais j'ai parce que j'ai je talent mais je le travaille. J'ai du talent mais je travaille. Ouais, clairement tu as les deux. Clairement, tu as les deux. Je pensais je travaille beaucoup pour être au niveau. Je pense même que tu as les trois. Tu as le talent, le travail et la dalle. Moi j'ai la dalle moi. Allez, les quatre. Le talent, le travail, la dalle et le courage. Oui, bien sûr. Voilà, c'est bon, on s'arrête 4. Ça va, ça va quatre. Oui, oui, c'est ce qu'il faut pour arriver là où on veut arriver. Donc, je suis vraiment motivé et je me sers littéralement des détracteurs comme Essence pour pour moi. Ça me motive. Donc continuez de me haï et continuez de d'essayer de me démotiver. Ça me donne de la force. Donc en gros ceux qui le détestent commencez à l'aimer et le valider. Si vous voulez que je rate, si vous voulez que je rate, il vaut mieux. Si vous voulez que je rate, il vaut mieux dire que je suis quelqu'un de bien parce que tant que vous allez dire, tant que vous allez essayer de me contrevenir, il va y avoir à moi, il va naître à moi une envie de vous écraser par mes résultats. Ça va dire que tant que tu dis que je suis mauvais, ça fera toujours naître à moi une envie de t'écraser par mes [ __ ] de résultats. Donc si tu veux vraiment me tuer, aime-moi. C'est vraiment ça.