Transcription
[Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] On vous êtes arrivé dans ce pays en 1941. Vous veniez d’Europe. Vous y vivez donc depuis trente-deux ans. Quand vous arrivez en Europe, quelle est votre impression dominante? Mais l’impression dominante, c’est mon impression dominante, c’est que l’Amérique n’est pas un État-nation. Les Européens ont beaucoup de mal à comprendre ce simple fait qu’ils devraient pourtant théoriquement connaître. Ce pays n’est uni ni par un héritage, ni par des souvenirs, ni par le sol, ni par la langue, ni par une origine identique. Il n’y a pas d’Américain authentique ici, les Indiens mis à part. Tout le reste, ce sont des citoyens, et ces citoyens ne sont unis que par une seule chose: le fait qu’on devient citoyen des États-Unis par simple acceptation de la Constitution. Dose de CO2 quand il touche la Constitution. Du point de vue français ou allemand, ce n’est qu’un morceau de papier. On peut la modifier. Mais ici, c’est un document sacré, ça crie ça, le souvenir constant d’un acte unique et sacré: l’acte de fondation des États-Unis. La fondation a consisté à réunir en un tout des minorités ethniques et des régions entièrement disparates, sans pour autant niveler et faire disparaître ces différences. Tout cela est très difficile à comprendre pour un étranger. DTC.
Nous pouvons donc dire que dans ce système politique, c’est la loi qui règne et non pas les hommes. Jusqu’à quel point ceux-ci… et Bray et a besoin d’être vrai pour le bien du pays. J’ai failli dire de la nation, pour le bien de l’ensemble des États-Unis d’Amérique, pour la République à vrai dire. Durant les dix années qui viennent de s’écouler, l’Amérique a connu une vague de violences politiques, que marquée par l’assassinat du président, de son frère, par la guerre du Vietnam, par l’affaire du Watergate. Pourquoi l’Amérique peut-elle surmonter des crises qui, en Europe, auront abouti à des changements de régime, voire à des troubles intérieurs? Que je voudrais poser le problème d’une façon légèrement différente. Je pense en effet que le tournant dans toute cette affaire a été l’assassinat du président. De quelque façon qu’on m’explique et quoi qu’on sache, qu’on ne sache pas à ce sujet, il était absolument évident que, pour la première fois depuis très longtemps dans l’histoire américaine, un crime s’était directement mêlé au processus politique et l’avait transformé. Vous savez que d’autres assassinats ont suivi, en dernier lieu l’attentat contre Wallace. Appartient à cette même catégorie d’actes. L’affaire du Watergate a révélé l’une des plus profondes crises constitutionnelles que l’Amérique ait jamais connue. Et quand je dis crise constitutionnelle, c’est beaucoup plus important ici qu’en France. Je ne sais pas combien vous avez eu de Constitutions depuis la Révolution, mais pour autant que je me souvienne, au moment de la Première Guerre mondiale, nous en avions eu quatorze. Rohr qui, je veux pas entrer dans les détails, vous savez cela sans doute beaucoup mieux que moi. Ici, par contre, il n’y a qu’une Constitution, et cette Constitution est en vigueur depuis près de 200 ans. Le contexte est donc entièrement différent. C’est toute la structure du système politique qui est en jeu. 37. Crise constitutionnelle représente pour la première fois aux États-Unis un conflit ouvert entre le législatif et l’exécutif. Non, il touche m et c’est ici, c’est la Constitution elle-même qui est en partie responsable. Et dépendre d’une fausse fondateurs. Ne pensez pas que la tyrannie puisse surgir de l’exécutif, exact des notes, parce qu’ils ne voyaient dans celui-ci rien d’autre que la simple exécution de ce qu’avait décidé le législateur. Des criques et vigneault porte, et nous savons aujourd’hui que le plus grand danger de tyrannie vient de l’exécutif. Exact. Mais si nous prenons à la lettre l’esprit de la Constitution votée dès peut penser les pères fondateurs, ils pensaient s’être libéré d’abord de la domination de la majorité. C’est pourquoi ce serait une grave erreur de penser que ce que nous avons est une démocratie. Ce que nous avons ici, c’est un système républicain. Les pères fondateurs s’attachaient surtout à préserver les droits des minorités, parce qu’ils estimaient que dans un corps politique sain, il doit y avoir une pluralité d’opinion. Le club ping, l’union sacrée, ce que les Français appellent l’union sacrée, était précisément pour eux ce dont il ne fallait pas, et ce serait déjà une sorte de tyrannie. Et le tyran pourrait très bien être une majorité. Euros. Par conséquent, le système politique tout entier est organisé de telle façon que, même après la victoire de la majorité, il y a toujours une opposition. Et cette opposition est nécessaire, car elle représente les opinions légitimes d’une ou de plusieurs minorités. Nouveau. La sécurité nationale est une notion nouvelle dans le vocabulaire américain, et désire une raison des cas. Cette notion de raison des teintes n’a jamais joué aucun rôle en Amérique. La sécurité nationale couvre maintenant toutes sortes de délits. Par exemple, le président a tous les droits, il est au-dessus de la loi. Le roi ne peut se tromper, c’est-à-dire qu’il est comme un monarque dans une république. Il se bat, il est au-dessus de la loi, et sa justification est toujours que quoi qu’il fasse, il le fait en vue de la sécurité nationale.
En quoi, selon vous, ces applications modernes de la raison d’État, ce que vous appelez l’intrusion de la criminalité dans le domaine politique, est-elle propre à notre temps? Est-ce que ceci est à notre époque? Et des arrêts de jeu 1 GHz et 2 GHz. La différence est différente. Quant aux jeunes, ils sont propres et… et ce qui est également propre à notre époque, ça, l’intrusion massive de la criminalité dans la vie politique. Je veux parler ici de quelque chose qui dépasse de loin ces crimes que l’on cherche toujours à justifier par la raison d’État, en prétextant que ce sont des exceptions à la règle. Ici, au contraire, nous sommes soudain confrontés avec un style d’action politique qui est en lui-même criminel. Non, ce n’est plus une exception à la règle. Non, ils ne disent pas: nous sommes dans une situation d’une telle urgence qu’il nous faut brancher tout le monde sur une table d’écouté. Ici, la table des coûts de fait partie du procès des politiques normales. Ne disent pas non plus: nous cambriolons exceptionnellement les bureaux d’un psychiatre, et nous ne le ferons jamais plus. Elle n’a validé bah non, absolument pas. Dix affirment au contraire qu’une telle effraction est absolument légitime. Cette affaire de sécurité nationale provient directement de la notion de raison d’État. 19 Street. Cette notion de sécurité nationale que l’on invoque est directement importée d’Europe centrale. Bien sûr, les Allemands, les Français, les Italiens la reconnaissent comme entièrement justifiée, parce qu’ils ont toujours vécu sous cette règle. Mais c’était précisément l’héritage européen que la Révolution américaine avait l’intention de briser. Aux prix. [Musique] m. [Musique] Votre essai consacré aux documents du Pentagone, vous décrivez la psychologie de ce que vous appelez les spécialistes de la solution des problèmes, qui fédère, qui étaient à l’époque les conseillers du gouvernement américain. Et vous dites: les spécialistes de la solution des problèmes ont été définis comme des hommes très sûrs d’eux-mêmes et qui semblent rarement douter de leur aptitude à s’imposer. Ils ne se contentaient pas de faire preuve d’intelligence, mais se targuaient en même temps de leur race, une Alice de leur amour de la théorie de l’univers, termes en intellectuel, leur faisant rejeter tout sentimentalisme. Un point assez effrayant. Et vous à Jean d’être ici. Et dans les documents du Pentagone, il y a un très bon exemple de cette mentalité scientifique envahissante. Vous connaissez la théorie des dominos. J’étais la théorie officielle tout au long de la guerre froide, de 1950 à 1969. La vérité est que, parmi les intellectuels très sophistiqués qui avaient créé les documents du Pentagone, très rares étaient ceux qui croyaient en cette théorie des dominos. Plus hauts postes du gouvernement, il n’y avait que deux ou trois personnes qui y croyaient vraiment, et ce n’était pas exactement parmi les plus intelligents. En fait, il n’y croyait même pas, mais toutes leurs actions s’en tenaient à ses théories. Il n’agissait pas par mensonge ou par ce qu’ils voulaient se faire bien voir de leurs supérieurs, mais parce que cela leur donnait un cadre dans lequel ils pouvaient travailler à bord. Et ils avaient adopté ce cadre tout en sachant qu’il était en contradiction avec les événements et les analyses qui leur prouvaient chaque matin que ce point de vue était tout simplement faux. Débat d’idées neuves et Niagara.
Notre siècle nous semble dominé par une persistance de mode de pensée fondée sur le déterminisme historique, et believe. Et il y a de très bonnes raisons à cette croyance en la nécessité historique. Lits dont nous ne connaissons pas l’avenir. Est in pursuit. Tout le monde agit en vue de l’avenir, et personne ne sait ce qu’il fait, parce que l’avenir se fait encore. Youtube, Bing, Bang. Et si oui, elle note l’action est fait par nous et non pas par moi. Ce n’est que lorsque j’ai agi seul, si j’étais la seule, que je pourrais prédire ce qui va se passer à la suite de mes actes. Il semble donc que ce qui s’est vraiment passé soit entièrement du domaine de la contingence. Et de fait, la contingence est l’un des plus grands facteurs de l’histoire. Nobody knows. Personne ne sait ce qui va arriver, simplement parce qu’il y a tant de choses qui dépendent d’une énorme quantité de facteurs variables, c’est-à-dire du hasard. En deux heures et selon l’OPECST. Par contre, si l’on regarde l’histoire rétrospectivement, on peut dire que l’histoire est logique. Thing you can call instaurer des mixains à Oz procès. Comment cela a-t-il été possible? C’est le véritable problème de toute philosophie de l’histoire. Comment est-il possible qu’après coup il semble toujours que les choses n’auraient pas pu se passer autrement? Dit la réalité a un impact si puissant que nous ne pouvons pas prendre la peine d’envisager une variété infinie de possibilités. Mais si nos contemporains conservent leur attachement à des modes de pensée déterministe malgré les démentis de l’histoire, serait-ce, d’après vous, parce qu’ils ont peur de la liberté? On les aidera, mais ils ne le disent pas. Le disais-on pourrait immédiatement ouvrir le débat si seulement ils disaient: nous avons peur, par exemple, nous avons peur d’avoir peur, honneur c. Mais l’une des principales motivations, mais nous avons peur de la liberté. Est-ce que vous imaginez en Europe un ministre voyant sa politique sur le point d’échouer, commander à une équipe d’experts extérieurs à l’administration une étude dont le but serait de savoir l’extérieur de la station, mais également avec des personnes extérieures à l’administration? Est-ce que donc vous imaginez un ministre européen dans la même situation, commander une telle étude pour savoir comment cela est arrivé à Khost? Est oui. 14h19. C’était à cause de la raison d’État. Non, ils auraient immédiatement commencé à dissimuler ses erreurs. L’attitude de McNamara était différente. J’ai cité au début de mon essai sur les documents du Pentagone l’un de ses propos: ce n’est pas un très joli spectacle que de voir la première des superpuissances tuer ou blesser chaque semaine des milliers de non-combattants. Comment sommes-nous arrivés là? C’est là une attitude américaine, et cela montre que la situation était encore scène, parce qu’il y avait encore un McNamara qui voulait en tirer un enseignement. Au Togo. Pensez-vous que, actuellement, les dirigeants américains placés devant d’autres situations, est encore l’envie de savoir nos agents? Non, non, je crois, si je ne me trompe, que McNamara était sur la liste des ennemis de Nixon. Je les lui aujourd’hui dans le New York Times. Cela vous montre déjà que toute cette attitude n’existe plus dans la vie politique américaine au niveau le plus élevé. Ces gens-là croyaient déjà à l’image qu’il fallait créer de soi, mais en se disant: pourquoi n’avons-nous pas réussi à nous créer une image? Et on pourrait dire qu’il ne s’agissait que d’image. Non, mais maintenant ils veulent que tout le monde croie à leur image et que personne ne regarde au-delà. Nous entrons alors dans un univers politique tout à fait différent. Après ce que… et l’arrogance du pouvoir. Après ce que l’on pourrait nommer l’arrogance du savoir. Un troisième stade qui serait l’arrogance taux courts à dans le nom va être ta rocancourt est et est réalisé. C’est plutôt la volonté de dominer. Jusqu’à présent, cela n’a pas réussi. Je peux encore aujourd’hui m’asseoir à cette table et vous parler librement. C’est donc, ils ne m’ont pas encore dominé, et je n’ai pas que j’ai peut-être tort. Je me sens parfaitement libre dans ce pays. En même temps appelé toute l’entreprise de Nixon, la révolution avortée, bord rouge. Ne savons pas encore si elle a importé. Il a peut-être dit cela de façon prématurée, mais on peut certainement dire une chose: elle n’a pas non plus été couronnée de succès. Et ce qui menace à notre époque, c’est l’idée que les buts de la politique sont illimités. Le libéralisme, tout de même repose, je crois, que l’idée que la politique a des objectifs limités. Est-ce que le prépare l’arrivée au pouvoir d’un homme de mouvements qui s’assigne des objectifs illimités n’est pas la plus grande menace? J’espère que je ne vous choquerais pas si je vous dis que je ne suis pas du tout sûre d’être une libérale. [Musique] Et dont je n’ai vraiment aucun crédit en la matière. Et nos jeunes, eux, professeur de philosophie politique que je pourrais résumer par un terme. En a certainement à l’intérieur des fondements de la pensée libérale, de avec des emprunts à l’antiquité que se situe votre réflexion philosophique. Je monte, je vais y est vous que monter ce qu’est un libéral et moi je me sers où je peux aider, je prends ce que je peux et ce qui me convient à 12. L’un des grands avantages de notre temps, c’est ce qu’a dit René Char. Il ne renie pas que ces deux cas il est président, et cela veut dire que nous sommes entièrement libres d’utiliser ou que nous le voulions les expériences et les pensées du passé. Mais est-ce que cette liberté extrême ne risque pas d’effrayer beaucoup de nos contemporains qui préféraient trouver tout fret une idéologie au haut que vous? Cela risque d’être la liberté de quelques-uns de ceux qui auront la force d’inventer de nouveaux modes de pardon. Non, est très honnête envers elle, ne repose que sur la conviction que chaque être humain, en tant qu’être pensant, peut réfléchir aussi bien que moi et peut former son propre jugement s’il le veut. Un évier band ten que je ne sais pas, c’est comment faire naître ce désir en lui donnant réfléchir. Cela signifie de toujours penser de manière critique, et penser de manière critique, cela signifie que chaque pensée sap ce qu’il y a en fait de règles rigides et de conviction générale. Les jets d’eau Jane et impunité sous ce qui se passe lorsqu’on pense est soumis à un examen critique, c’est-à-dire qu’il n’existe pas de penser dangereuse pour la simple raison que le fait de penser est en lui-même une entreprise très dangereuse. Mais ne pas penser est encore plus de réfléchir, c’est plus dangereux encore. Non, à ce mot de René-Charles et héritages, les précédé d’aucun testament. Quel est, d’après vous, un héritage du XXe siècle? Via les aides jeunes là, je suis un g, mais nous sommes encore là tous les deux pour leur laisser quelque chose. Que laisserons-nous au XXIe siècle? On vous sent d’autres les trois quarts du siècle. [Musique] Je suis à peu près certaine qu’il y aura l’art moderne qui stagne plutôt actuellement du prof. Mais après la grande créativité des quarante premières années de ce siècle, notamment en France, il est naturel qu’il se produise un certain épuisement. XXe siècle sera probablement l’un des grands siècles de l’histoire, mais pas en politique. L’Amérique, non, non, non, pour Noah heureusement qu’une idole. Il n’y a pas de tradition artistique non et notes d’antiques rémois et Great One. Et qu’en poésie? Oui, dans le roman, en littérature. Mais la seule chose qu’on puisse vraiment mentionner, celle architecture, ses bâtiments de pierre sont comme des tentes de nomades pétrifiées. [Musique] [Musique] Et [Musique] oui. [Musique] Et [Musique] oui. [Musique] [Musique] Et [Musique] oh nous. [Musique]
Vous avez traité à plusieurs reprises dans votre œuvre de l’histoire moderne des Juifs et de l’antisémitisme. Vous dites à la fin de l’un de vos ouvrages que la naissance du mouvement sioniste à la fin du XIXe siècle a été la seule réponse politique que les Juifs aient jamais trouvée à l’antisémitisme. En quoi l’existence d’Israël a changé le contexte politique et psychologique dans lequel vivent des Juifs dans le monde? Change et des douches people. Je crois que cela a tout changé. Aujourd’hui, le peuple juif est vraiment uni derrière Israël. Ils sentent qu’ils ont un et a présenté une représentation politique. Tout comme les Irlandais, les Anglais, roulis Français, ils ont non seulement une patrie, mais ils ont un État-nation. Et leur attitude toute entière envers les Arabes dépend pour une grande part d’une identification que les Juifs venant d’Europe centrale ont toujours faite instinctivement et sans réfléchir. L’État doit être nécessairement un État-nation. Hunnisett State menacèrent Libye les noms des sept d’ici rôle l’échevine diaspora. Les relations entre la diaspora et Israël ou ceux qui antérieurement et la Palestine ont changé, parce qu’Israël n’est plus simplement un refuge pour Juifs polonais. Un sioniste était alors un homme qui essayait d’obtenir de l’argent des Juifs riches pour les pauvres Juifs polonais. Mais aujourd’hui, Israël est le représentant du peuple juif dans le monde entier. Que cela nous plaise ou non, c’est une autre question. Cela ne signifie pas que le judaïsme de la diaspora doit toujours être du même avis que le gouvernement israélien. Ce n’est pas une question de gouvernement, c’est une question d’État. Tant que cet État existera, il sera évidemment ceux qui nous représentent aux yeux du monde. L’auteur français Georges Friedman a écrit il y a une dizaine d’années un livre intitulé: Fin du peuple juif? Point d’interrogation, où il concluait que, à l’avenir, il y aurait d’un côté un nouvel État-nation israélien, et de l’autre côté, dans le pays de la diaspora, des Juifs qui s’assimileraient et perdraient peu à peu leurs caractéristiques propres. Et cette hypothèse… et 5. Cette hypothèse semble très plausible, et je crois qu’elle est tout à fait fausse. Rail de 12. Dans l’antiquité, lorsque l’État juif existait, en car il y avait déjà une grande diaspora juive au cours des siècles, à travers un très grand nombre de formes différentes de gouvernement et d’État. Les Juifs, le seul peuple de l’antiquité qui ait survécu à travers les millénaires, n’ont jamais été assimilés. Et des CDs langues et Jose et les Juifs avaient pu être assimilés, il y a longtemps qu’il l’aurait été. Il y a eu une occasion pendant la période espagnole, il y en a une autre pendant la période romaine, et évidemment aux XVIIIe et au XIXe siècle. Et collecte un peuple, une collectivité ne se suicide pas. Monsieur Friedman se trompe, parce qu’il ne comprend pas que le sentiment des intellectuels ou paie qui peuvent changer en effet de nationalité et absorber une autre culture et d’Asie Nantes ne correspond pas aux sentiments du peuple dans son ensemble, et particulièrement pas à celui d’un peuple qui a été créé par des lois que nous connaissons. Que signifie Goldsmith? L’assimilation dans la société américaine et regarde et dit: je ne viens pas d’assimilation à une culture et nous avoir l’obligeance de me dire à quoi les Juifs devraient s’assimiler. Ici, aux Anglais, Irlandais, aux Allemands, Français, et vous avec m. Lorsque l’on dit que les Juifs américains sont très américanisés, non seulement américain, mais américanisé, mais une fois que ton allusion Evans et Evan me the way of life en dix jours avec ses riffs sont excellents citoyens américains et signifie diable dans la vie privée et leur vie sociale sont aujourd’hui plus juive qu’elle ne l’ont jamais été. Il offre aussi des modes juge ainsi un grand nombre de jeunes apprennent l’hébreu, même si leurs parents l’ont oublié depuis longtemps. L’essentiel, c’est Israël est en cours contre Israël et est donné par exemple les Juifs allemands de ma propre génération qui ont émigré aux États-Unis. En très peu de temps, ils sont devenus des Juifs très nationalistes, beaucoup plus nationalistes que je ne n’ai jamais été, en dépit du fait que j’étais moi sioniste et qu’il ne l’était pas. Je n’ai jamais dit: je suis allemande, j’ai toujours dit: je suis juive. Mais maintenant, à quoi ça six mille t-il à la communauté juive? Puisqu’il était habitué à l’assimilation, ils se sont assimilés à la communauté juive d’Amérique avec la ferveur de nouveaux convertis. Ils sont devenus ultra-nationalistes et pro-israéliens. La gamme pro-israélienne à travers l’histoire. Ce qui a assuré la survie du peuple juif, cela a été essentiellement un lien de nature religieuse. Nous sommes à une époque où l’ensemble des religions connaissent une crise et où le lien religieux tend à s’affaiblir. Dans ces conditions, qu’est-ce qui, à l’époque contemporaine, fait l’unité du peuple juif à travers… je crois qu’ici vous vous trompez légèrement lorsque vous dites religion. Vous pensez évidemment à la religion chrétienne qui est un credo, une croyance. Une fois, cela n’est absolument pas le cas pour la religion juive. C’est une religion nationale dans laquelle religion et nation coïncident. Vous savez que les Juifs, par exemple, ne reconnaissent pas le baptême des Juifs convertis au christianisme. Tout se passe comme si cet acte n’existait pas. D’après la loi juive, un Juif reste toujours juif. Et 10 et 7 jouent une personne née de mère j 1 juillet. La notion de religion est complètement différente. Il s’agit beaucoup plus d’un mode de vie que d’une religion dans le sens particulier et spécifique de la religion chrétienne. Et j’ai eu une éducation juive, et je me souviens lorsque j’avais environ quatorze ans, je me suis révolté contre notre professeur et j’ai voulu le choquer. Je me suis levé et j’ai dit: je ne crois pas en Dieu. Il m’a alors répondu: personne ne vous le demande. [Musique]
Votre premier livre publié en 1951 a ce titre: Les origines du totalitarisme. Dans ce livre, vous avez, vous lu non seulement à décrire un phénomène, mais aussi l’expliquer. D’où cette question: qu’est-ce pour vous que le totalitarisme? Oui, enfin et élec n’est-ce pas? Je voudrais commencer par faire certaines distinctions sur lesquelles tout le monde n’est pas d’accord. Tout d’abord, une dictature totalitaire n’est ni une simple dictature, ni une simple tyrannie. Peut-être nom. Et lorsque je vois un système totalitaire, j’essaie de l’analyser comme une nouvelle forme de système politique inconnue auparavant. Pour cela, j’essaie d’énumérer ses caractéristiques principales. Parmi celles-ci, je voudrais vous en rappeler une qui est entièrement absente actuellement de toutes les tyrannies. Exact et the role of ces innocentes. Il s’agit du rôle des innocents, des victimes innocentes. Sous Staline, il n’était pas nécessaire de faire quoi que ce soit pour être déporté ou pour être exécuté. Et Mannina milk de l’histoire attribue un rôle à cette victime, et elle devait jouer ce rôle quoiqu’elle ait fait par ailleurs. [Musique] Auparavant, aucun gouvernement n’a tué des gens pour avoir dit oui. Généralement, un gouvernement ou un tyran tue les gens parce qu’ils disent non. Un de mes amis m’a rappelé qu’une idée très similaire avait été énoncée en Chine il y a plusieurs siècles: les hommes qui ont l’impertinence d’approuver le valent pas mieux que ceux qui désobéissent et s’opposent. Désormais, pause 10 à 10,5. Cela vient évidemment de l’essence du totalitarisme, le fait qu’il y a une totale domination de l’homme par l’homme. In this, en ce sens, il n’y a pas aujourd’hui de totalitarisme, même en Russie, au règne pourtant la pire des tyrannies que nous ayons jamais connue. Il faut faire quelque chose pour qu’on vous envoie en exil ou dans un camp de travail ou dans un asile psychiatrique. M. Non, les décors et les régimes totalitaires sont toujours nez lorsque la majorité des pays européens étaient déjà soumis à une dictature des cachettes. La dictature, dans le sens original du concept et d’humour, n’est pas une tyrannie. C’est une suspension temporaire des lois en cas d’urgence, généralement pendant une guerre ou une guerre civile. Dit et des cachets. La dictature est limitée dans le temps, la tyrannie ne l’est pas. Un designer est allé à d’importantes menaces. Lorsque j’ai écrit mon livre sur un chemin à Jérusalem, l’un de mes principaux objectifs était de détruire la légende de la grandeur du mal, de la force démoniaque, aussi démoniaques France de retirer aux gens l’admiration qu’ils ont pour les grands malfaiteurs comme Richard III. Trouver dans brèche la réflexion suivante: les grands criminels politiques doivent à tout prix être mis à nu et surtout être livrés au ridicule. Ce ne sont pas de grands criminels politiques, mais des hommes qui ont commis de grands crimes politiques, ce qui est quelque chose d’entièrement différent d’un chèque. Hitler n’indique pas qu’il était investi. Le fait qu’Hitler était un imbécile était une idée courante. Il faut ce dans toute l’opposition avant qu’il ne prenne le pouvoir. De nombreux livres ont essayé ensuite de le justifier et d’en faire un grand homme. S’écrie t-shirt et des notes indiqué le fait qu’il est échoué n’indique pas qu’Hitler était un imbécile, et l’envergure de ses entreprises n’en fait pas un grand homme. Mais ni l’un ni l’autre, c’est-à-dire que toute cette notion de grandeur n’a pas d’application. Si les classes dirigeantes, dit Brecht, permettent à un petit escroc de devenir un grand escroc, il n’a pas droit à une position privilégiée dans l’histoire. C’est-à-dire que le fait qu’il devienne un grand escroc et que ce qu’il fait a des conséquences graves ne le grandit pas. Puis il dit, sur un plan général et de façon à Bruz, on peut dire que la tragédie traite des souffrances de l’humanité d’une façon moins sérieuse que la comédie. Ci est évidemment une déclaration choquante, mais en même temps je pense qu’elle est parfaitement juste. Et survole Koki Ando. Si l’on veut garder son intégrité en de telles circonstances, on ne peut le faire que si l’on se souvient quoi qu’il…
Fasse, et même s'il a tué dix millions de personnes, ce n'est qu'un clown. Lorsque vous avez publié votre livre sur le pouce et Ashman, cet ouvrage provoqué des réactions très violentes. Pourquoi cette réaction, et les cordes? Cette controverse était due en partie au fait que j'avais attaqué la bureaucratie. Si l'on n'attaque qu'une bureaucratie, il faut s'attendre à ce qu'elle se défende, qu'elle vous attaque, qu'elle essaie de rendre la vie impossible. Moi, je laisse et j'opte pour les TechDays, et c'est plus ou moins une vilaine affaire politique. Lui a hérité de nos rires. Cela, je pouvais le comprendre. Mais supposons qu'il n'ait pas organisé cette campagne. L'éditeur propose, et je ne peux, malgré cela, l'opposition à ce livre aurait été très forte, parce que des Juifs ont été offensés. Et par là, je veux dire des personnes que je respecte vraiment et que je peux comprendre.
En pleine nuit, il était surtout offensé par ce que dit Brecht, par le rire, et Miles à mourir à ce moment-là était plus ou moins innocent. Je n'y pensais pas. Ce que je voyais, ces cas Eichmann et Moubarak, ne va pas. Iceman, par exemple, ne s'est jamais reproché ce qu'il avait fait aux Juifs. Il se reprochait un incident, et c'est ce fait : il avait giflé le président de la communauté juive viennoise pendant son interrogatoire. Et je sais que bien des gens subissaient des traitements pires que celui-là. Pourtant, Iceman ne se laisse jamais pardonné. Il avait cédé à une impulsion ; il pensait que c'était très mal d'avoir perdu son sang-froid.
Pourquoi pensez-vous que nous voyons apparaître toute une littérature qui, s'agissant notamment du nazisme, décrit de façon souvent complaisante ce chef d'œuvre et essaye de les humaniser, somme toute, et ainsi indirectement de les justifier? Pensez-vous que de telles publications est une raison purement commerciale, ou pensez-vous qu'elle a une signification profonde? Je pense qu'elles ont une signification. Elle montre que ce qui s'est passé une fois peut arriver à nouveau. Et si la tyrannie est connue depuis très longtemps, et des va-et-vient, cela n'a pourtant jamais empêché un tyran de devenir actif. Cela n'a empêché ni l'Italie, ni Künast, et Néron et Caligula n'ont pas empêché des exemples récents, tels que l'intrusion massive de la criminalité dans la vie politique. [Musique] voir [Musique]