Transcription
Et je finis par tomber sur l'historique de ces recherches, et je tombe sur des sites d'escorte pour gay. Et je cherche, je cherche, et je tombe sur sa page. En fait, je vois tout quoi. Et tu fais le lien tout de suite. Ah bah, je comprends que c'est lui. Je tombe de très, très haut. Yeah !
[Musique]
Salut, c'est Juliette Cats. Bienvenue dans le podcast, l'émission qui refuse de se taire. Ici, les conversations ne suivent qu'une seule règle : aucune. Des sujets qui divisent aux vérités qui dérangent, tout ce qu'on souhaite dans ces échanges, c'est donner l'opportunité à des voix de raisonner. Alors, ouvrez vos esprits, car ici, on déconstruit, on s'interroge, et on repart différemment. C'est ça le podcast.
Quand on tombe amoureux, on ne s'imagine jamais que l'autre puisse mener une double vie. Pourtant, au fil des mensonges et des incohérences, le doute s'installe, mais la dépendance affective s'invite sans qu'on s'en rende compte. Pourtant, on continue d'y croire, de s'accrocher, persuadé qu'avec le temps, tout finira par s'arranger. Dans cet épisode, notre invité raconte une histoire bouleversante, celle d'une relation où les mensonges et les secrets ont fini par prendre toute la place. Pourquoi rester ? Comment se forger le courage de mettre un terme à l'intolérable ? Et surtout, peut-on se reconstruire après tant d'années dans l'ombre d'une double vie ?
Salut Claire.
Salut Juliette, ça va ?
Ça va, merci. Et toi ?
Ça va très bien. Est-ce que tu peux te présenter, nous dire ce que tu fais dans la vie ?
Je m'appelle Claire, j'ai 36 ans, je travaille dans le milieu de la formation.
De la formation ? Formation, formation, formation de la formation ? Tu formes des gens ?
Je travaille pour un client en fait, et je m'occupe de toute la partie logistique de la formation de ce client, des différentes demandes de formation, et moi, je gère toute cette partie-là. Je suis pas formatrice, je gère, euh, je propose des formations et je gère toute cette partie-là.
OK. Voilà. Très bien. Euh, alors Claire, nous allons te découvrir en douceur avec ces quelques petites questions. Si tu devais choisir le titre de ton autobiographie aujourd'hui, ce serait quoi ?
Alors, j'ai triché parce que je sais que tu allais me poser la question, j'y ai réfléchi. OK. Euh, l'autobiographie, j'en ai un peu parlé, peut-être la résilience. Hm. Euh, dans ma vie en général, j'essaie de faire en sorte que les choses, peu importe qu'elles soient dures ou pas, ne m'atteignent pas trop, que je puisse avancer, toujours en en tirer le positif. Donc je suis assez résiliente. Je me laisse pas marcher, enfin, bouffer quoi, par les choses négatives. Voilà. Donc la résilience.
Quel est le moment où tu t'es sentie la plus authentique dans ta vie ?
Euh, il y a eu deux moments. Le premier, c'est euh quand j'ai eu mon bébé, quand je suis devenue maman. Euh, authentique, bah c'est, je peux, j'étais focalisée complètement sur lui. Donc j'étais juste moi-même à 100 %. Donc c'était que lui et, et je me suis retrouvée, moi qui j'étais à 100 %. Et un petit peu avant, c'est la rencontre avec mon amoureux. C'était, il m'a fait découvrir une partie de moi que j'avais jamais vraiment exploré, exploré quoi. J'étais vraiment qui je voulais être, sans aucun filtre, sans aucun tabou. Donc j'étais authentique à 100 %. Et depuis un petit moment, du coup, parce qu'on est toujours ensemble.
Quelle est la chose que tout le monde aime chez toi, mais que toi tu comprends pas ?
Ma capacité à m'adapter à plusieurs situations. Enfin, apparemment, les gens ont l'impression que j'ai, que je gère, que je stresse pas, que je gère les situations un petit peu qui peuvent être stressantes. Alors que moi, c'est pas du tout ce que je ressens.
Ah ouais ?
Non, des fois, j'ai l'impression, enfin, je suis stressée, j'ai l'impression de pas gérer, mais c'est pas ce que je dégage.
Ah ouais, d'accord. Tant mieux.
Oui, mais c'est ce que souvent on m'a dit.
Ouais. OK. OK. Très bien.
Parle-moi du contexte de ta vie avant cette histoire d'amour atypique.
J'ai 22 ans, je crois. 21, 22 ans, je sais plus. Je travaille à Paris. Je viens de m'installer à Paris pour la première fois seule. Je quitte ma maman. OK. Euh, je m'installe seule dans mon premier appartement, donc c'est tout nouveau. Je sors d'une relation depuis, ça fait 6 mois, une relation, mon premier amour de lycée. Voilà, on est resté 3 ans ensemble. Euh, donc vraiment pour moi, c'est tout nouveau. Je suis plus avec cette personne. Je m'installe à Paris seule. Euh, j'ai un petit boulot en alternance à l'époque. Euh, donc en fait, je me dis la liberté, la nouveauté, c'est génial. Voilà, ça, c'est mon contexte. Je me sens bien dans mes baskets, ça se passe bien. Et euh, et ça, c'est vraiment, voilà, le contexte à ce moment-là. OK. OK.
Et du coup, vous vous êtes rencontrés comment avec cette personne ?
Alors justement, quand je m'installe dans cet appartement à Paris, j'ai un ami de longue date que je voyais plus depuis longtemps qui m'appelle en me disant "Ah, mais tu es sur Paris, ça te dit qu'on se revoit ? Moi, je vais souvent dans le Marais. Euh, est-ce que ça te dirait que je connais des restos sympas ? On y va, machin." OK, on se rejoint. Donc moi, j'y vais vraiment dans l'optique. En plus, je suis contente. Je me dis, le Marais, c'est le quartier gay. Moi, j'ai envie de rencontrer personne à ce moment-là. J'ai envie vraiment d'être seule. Je viens de faire, entre guillemets, le deuil de mon ancienne relation, de m'installer à Paris. Je suis seule, quoi. Euh, donc on se rejoint avec cet ami-là, et on va, on va dans une boîte. Le Red Bar, ça me dit un truc, ça.
C'est bah, c'est un un bar un peu connu dans le Marais.
Ouais.
C'est où ?
Euh, je me rappelle plus. Pas loin de la rue du Temple.
Oui, oui, c'est ça. C'est ce que j'avais en tête. OK.
Donc voilà, on se rejoint là, on fait la petite soirée là, et c'est vraiment un bar gay. Et dans ce bar, donc, il y a des, il y a des vigiles qui sont dehors, des gens qui distribuent des prospectus. C'est vraiment le bar où il y a une vitre à l'intérieur qui est une douche, et en fait, les mecs se douchent, les mecs du staff, hein, se douchent, finissent nus. Euh, c'est vraiment un truc très spécial. Mais moi, je me dis, c'est un truc gay, au moins je me ferai pas draguer, je serai tranquille, quoi. Et euh, la soirée se passe, c'est sympa. Et quand on sort de ce bar, euh, je suis à l'extérieur, et je vois un gars qui est en train de distribuer des prospectus quoi, qui regarde dans direction un petit peu et qui insiste un peu. Je dis, bon, moi, dans ma tête, c'est, il drague mon pote quoi.
Son pote ?
Ouais. Et en fait, il court vers nous et il prend mon pote à part pour lui parler. Donc je dis, bon bah, c'est acté, c'est, c'est pour lui quoi. Euh, et en fait, mon pote vient me voir en me disant "Écoute, ce qui t'intéresse parce que visiblement, il aimerait bien avoir ton numéro." Moi, je regarde, je dis "Bah ouais, vas-y, file-lui mon numéro, pourquoi pas."
Ouais, ça, c'est le premier truc.
Le soir même, il m'envoie un message, euh, "Salut, j'aimerais bien qu'on fasse connaissance, machin. Tu es mignonne, je trouve mignonne." Voilà, ça, ça, c'est la connaissance. Euh, et puis, euh, moi, je lui réponds que, ouais, pourquoi pas. Je lui explique un peu que moi, j'ai pas envie de rencontrer quelqu'un, que si on doit faire un truc, ça sera pas du sérieux pour moi, et que je suis pas du tout dans cette optique-là, quoi. Ça, c'est le début, euh, de notre rencontre. OK.
Donc vous vous rencontrez comme ça, et puis petit à petit, du coup, vous vous voyez un peu, vous vous amusez.
Exactement. En fait, au début, en fait, il me parle, enfin, on se parle un petit peu par texto. C'est quelqu'un qui travaille dans le milieu de la nuit. Donc déjà, moi, je travaille la journée, lui, il travaille la nuit, donc on n'a pas du tout le même rythme, tu vois. Euh, et en fait, la première fois qu'on se voit, il vient chez moi, mais il arrive à 22h. Alors, j'en attendais pas plus parce que je lui avais dit clairement que je voulais pas du sérieux au début. Donc voilà. Au début, on se voit vraiment pour du fun, quoi, disons. Et puis, en fait, rapidement, bah, j'ai plus trop envie de ça. C'est pas trop ce qui m'intéresse, en fait. C'est sympa, il est sympa, je suis sympa, on s'entend bien. Donc ça me correspond pas parce qu'il est dans un milieu qui est pas le mien. On n'est pas sur la même fuse horaire, entre guillemets. Donc je me dis, bon, c'est pas vraiment, c'est pas ce que je recherche, mais on se plaît mutuellement, donc bon, bah pourquoi pas continuer, quoi. OK. Voilà.
Parle-moi un peu justement de sa personnalité, de à quoi il ressemblait physiquement, comment il était mentalement.
Alors, physiquement, c'était un, c'était un grand, c'était un beau mec, un grand mec mat de peau, euh, rasé, euh, qui très, très sportif. Il faisait beaucoup de sport, il passait du temps à la salle. Entre, donc, entre son boulot dans les boîtes de nuit et, euh, à la salle, parce que pour l'instant, je le sais pas, mais il travaille dans cette, dans ce bar pour distribuer des prospectus, il travaille dans ce bar aussi pour faire les douches, pour être barman, et il travaille, il fait plein de trucs, mais il est dans le milieu de la nuit, quoi. OK. Voilà. Euh, donc physiquement, bah, très sportif. Mentalement, euh, c'est pas quelqu'un de méchant, mais c'est quelqu'un de d'assez mystérieux, qui dit pas trop sur lui, euh, plutôt, enfin, il pense beaucoup à lui, quoi. Assez autocentré, au final, parce que c'est pas quelqu'un de méchant, mais, euh, il se regarde beaucoup le nombril, quoi. Tu vois, c'est l'apparence, beaucoup, machin. Il faut faire croire qu'on est une personne alors qu'on ne l'est pas. Ouais. Voilà, un peu, un peu comme ça. Mais bon, c'est le début de notre relation. Moi, je m'inquiète pas, tu sais. Je me dis, bon, chacun est comme il est. Peut-être que, puis il était pas méchant avec moi à ce moment-là. Moi, j'ai rien découvert. Le mec est sympa avec moi, donc ça se passe bien. Voilà. OK.
Et comment il est ? Je sais pas, est-ce que c'est quelqu'un de généreux ? C'est quoi ? Je sais pas son rapport à l'argent, avec sa famille.
Alors, avec sa famille, il a pas de lien particulier avec sa famille. Il voit pas sa famille. OK. Euh, il me dit que sa maman habite dans Paris, mais moi, je la connaîtrai jamais. D'accord. En presque 6 ans et demi de relation, je l'ai jamais connue.
Nous spoil. Je pensais pas que ça avait duré si longtemps.
Ouais. OK. Euh, je l'ai jamais connue. Son papa, apparemment, il est, il est pas en France. Il a plus de relation avec son papa. Ses parents sont séparés depuis longtemps. C'est quelqu'un de, de généreux. Oui, s'il peut donner. C'est pas, enfin, de très flambeur. Euh, il joue aux paris sportifs, donc il a pas du tout une bonne maîtrise de l'argent, mais s'il en a, ça le dérange pas de me faire plaisir. C'est pas quelqu'un qui est proche de son argent et qui va vraiment compter ses petits sous, quoi. Pas du tout. Ouais. OK.
Et comment ça se passe ? Alors, c'est un peu une question un peu bizarre, peut-être un peu trop tôt, mais c'est pas grave. Comment ça se passe sexuellement entre vous ? Est-ce qu'il y a des, je sais pas, ça matche tout de suite ? Est-ce qu'il y a des particularités où tu dis "Ah d'accord, OK."
Euh, alors classique, rien de rien de dingue. Au tout début, les premières fois où on se fréquente juste pour pour ça, il a un peu un côté pas dominateur, mais un côté, il veut toujours que ça soit la même position, c'est-à-dire, il faut que je sois allongé sur le ventre, c'est toujours la même chose. Et il me dit "Moi, il y a que comme ça que ça marche." Il me fait comprendre ça. Bon, après, à part ça, enfin, rien de dingue, en fait. C'est juste une position qu'il préfère. Mais après, en toutes les années, on va rester ensemble, c'est du très classique. C'est quelqu'un qui n'aime pas la lingerie, il est pas attiré par la lingerie, ça lui fait rien. Tout ce qui est préliminaires, c'est pas du tout son truc, là. En fait, il a un rapport très classique, très, très simple, très, presque un peu ennuyeux, quoi. OK.
Tu vois, c'est pas fun.
OK.
Tu t'ennuies un peu ?
Je m'ennuie un peu. C'est quelqu'un qui n'embrasse pas.
D'accord.
Tu vois, c'est pas quelqu'un.
Et tu parles de l'acte ou même au quotidien ?
Au quotidien. L'acte et au quotidien, c'est pas quelqu'un, euh, euh, il va pas te rouler des énormes pelles, tu vois, c'est pas son truc. Au problème, que avec les années qui passaient, moi, je me suis, ça commençait à être un problème pour moi parce que je me disais, mais moi, je veux cette passion, je parle même pas que, ouais, bien sûr. Je veux cette passion, ce truc, et je l'ai pas. Il, il me le fait pas ressentir, quoi. Donc vraiment très, très classique. Euh, et puis, je te dis, il aime pas les préliminaires, il aime pas les lingeries, les trucs basiques, ça lui plaît pas. Ouais. OK. Voilà.
Bon, tu t'inquiètes pas forcément quand tu as son début, tout. Enfin, moi, mon mec, il s'en fout de la lingerie. Euh, enfin, ça fait genre 8 ans qu'on est ensemble. Euh, c'est souvent la même chose, tu vois. C'est, je suis pas. Alors, sauf si tu as une sexualité euh débordante, ou tu as euh, tu aimes faire plein de positions, tu as, c'est, tu vois, c'est complètement autre chose. Mais en effet, si là, ce que tu me dis là, je suis genre, OK, oui, bon, c'est pas un truc, oui, OK. C'est pas un truc hyper inquiétant. Mais moi, dans ma vie sexuelle, je m'ennuyais, moi personnellement, tu vois. Ouais. Ouais. Mais bon, après, euh.
Oui, oui, tu. Oui, oui. OK.
Quand vous avez commencé à vous voir euh un peu plus régulièrement, comment tu décrirais, tu en parlais un petit peu plus tôt, le rythme de vos, de votre relation, des différences qui pouvaient déjà exister entre votre mode de, de vos deux modes de vie ? Parce que tu me disais que toi, tu travailles la journée, lui, il travaille la nuit. Alors, tu m'en as parlé très rapidement, mais c'est quoi cette histoire de douche, précisément ? J'ai pas tout à fait compris.
Bah, le bar dans lequel j'ai rencontré, comme je te disais, il y a une douche où euh les gens qui travaillent dans ce bar-là peuvent se doucher. Ils, ils, en fait, c'est un strip-tease dans une douche sous l'eau, et ils finissent nus quoi. Voilà. D'accord. Ça, c'était au début quand j'ai connu. Parce qu'au fur et à mesure,
Nu, nu, nu, nu.
D'accord. Nu. Moi, j'ai même vu, enfin, avant que je me sépare de lui, j'allais de temps en temps dans ce bar-là avec mon ami avec qui j'allais. Euh, il finissait même à deux mecs dans la douche en faisant des préliminaires. Enfin, c'était devenu un peu space, quoi. Mais moi, à mon époque, quand je l'ai connu, c'était une douche. C'est un strip-tease dans une douche, et le mec finit nu. Voilà. Et donc, il faisait aussi ça. Et quand on a commencé à se fréquenter, à se dire que bon bah, en fait, peut-être qu'on aimerait bien que ça soit un peu plus sérieux, que ça soit exclusif, et que ça soit un peu plus couple, là, ça a commencé à me poser un problème. J'avais pas envie de voir mon mec se doucher à poil. Ça, moi, ça me posa un souci. Voilà. Et pour le rythme de vie, je crois que tu m'as demandé ça aussi. Euh, bah moi, je, je bossais la journée, lui, il bossait la nuit. Donc la journée, évidemment, on se voyait pas, il dormait. Et puis le soir, euh, avant qu'on vive ensemble, euh, on se voyait quand il rentrait, c'est-à-dire qu'il rentrait du travail, ça dépendait dans les bars, il finissait, c'était pas des boîtes de nuit, donc 2h, 3h du matin, fermeture des bars. Et moi, j'étais attachée à ce garçon. Donc j'étais, j'avais hâte qu'il arrive, mais au final, ça me convenait déjà pas parce que c'était pas mon rythme de vie. Ça m'embêtait de vivre avec quelqu'un qui travaillait la nuit. Je dormais mal parce que j'avais hâte qu'il rentre et puis parce que j'espérais qu'il, enfin, qu'il faisait pas n'importe quoi à côté. C'était, c'est un milieu qui n'est pas le mien. Enfin, je sortais comme plein de gens, mais le monde de la nuit, c'est pas mon monde. Ouais. Ouais. Ouais. Voilà.
Est-ce que tu trouvais que la relation elle était, alors peut-être parfaite, c'est peut-être pas le mot, mais que tout allait bien, ou alors tu remarquais quand même des trucs un peu étranges ? Je sais pas si, est-ce que tu avais l'impression qu'il était vraiment très honnête, ou tu as l'impression qu'il pouvait te cacher des choses ?
Euh, au tout début, la relation, elle était, à part ce fait qu'on avait pas les mêmes rythmes de vie, ouais. Moi, ça me convenait, ça se passait bien, c'était quelqu'un qui était gentil avec moi, on commençait à tomber amoureux l'un de l'autre. Voilà. Euh, la seule chose qui aurait pu être étrange, mais qui à l'époque m'avait pas choqué avant que je découvre quoi que ce soit, c'était, ça faisait même pas un an qu'on était ensemble, et en fait, on s'était dit "Tiens, on va aller à Londres, on va se faire, on va se faire un week-end à Londres." Moi, j'avais pas 25 ans, j'avais, je sais pas, j'avais 23, je sais plus trop. Et lui, quand on s'est rencontré, m'a dit qu'il avait, je crois, 28. Enfin, il m'avait dit un âge quoi. Et en fait, moi, je, je regarde un petit peu, je check pour les billets de train, et tu sais, t'as les moins de 25 ans, donc les moins de 25 ans sont moins chers. Et donc, je lui dis, on voulait partir fin janvier, début février, et tous les deux, on était, on est de fin janvier, on avait un jour d'écart. Et je lui dis "Mais j'ai regardé les prix, si on part début février, c'est super cool. Moi, j'aurais pas encore 25 ans." Mais c'est dommage parce que toi, tu vas avoir passé, tu vas, enfin, tu auras 26 ans quoi. Tu auras 26. Non, attends, je me dis une bêtise. Il m'avait dit qu'il avait genre 28, 29 ans. Et là, je lui dis "Bah, c'est dommage, toi, tu as pas l'âge, donc tu auras pas le prix." Donc ça, ça fait genre 6 mois qu'on est ensemble, en sérieux. Et il me dit "Bah non, je, j'ai pas, j'aurais pas 25 ans." Je dis "Mais, je dis "Mais pourquoi, tu as quel âge ?" Donc là, je me dis "Mais attends, c'est bizarre, il a quel âge ? Je suis avec un mec dans le lit, je sais pas quel âge il a." Il me dit "Bah non, mais j'ai, j'ai 24 ans quoi." Alors sur le coup, ça m'inquiète pas. Il me dit "Mais quand je t'ai rencontré, je pensais que tu étais plus âgé, donc je, tu m'intéressais, donc je trouvais ça mignon." Je dis "Ah bah, c'est mignon." Mais au final, après tout ce qui s'est passé, je me dis "Mais déjà, c'était déjà un mensonge sur lui quoi, de base." Ouais. Ouais ouais. Donc ça, c'est le truc qui aurait dû un petit peu me m'alerter, mais ça m'a pas alerté du tout. En même temps, je comprends que ça t'alerte pas non plus, tu vois. Enfin, là, tu vois, je connais encore une fois, je connais pas votre histoire. Là, je me dis juste bon, oui, oui, c'est bizarre, un peu, mais de là à alerter, je sais pas. Ouais, surtout qu'il y avait vraiment rien eu avant quoi.
Oui. Non, mais parce que ça se tient, ce truc de "Ouais ouais, je voulais t'impressionner." Mais par contre, il aurait pu te le dire vite après, genre "Au fait, j'ai pas du tout 28 ans, j'ai machin." C'est ça. Il l'a pas fait. Ouais.
Il y a eu un événement particulier qui t'a fait douter justement pour la première fois de sa fidélité ou de son honnêteté ?
Ouais. Ouais, il y en a eu un. Euh, alors, je sais plus, il y en a eu, il y en a deux dont je me rappelle où ça s'est passé au début. Je crois que le premier, moi, à l'époque, je te disais, j'étais en alternance, donc j'avais trois semaines de travail à Paris et une semaine où j'étais, où je faisais mes études. Et à ce moment-là, je rentrais chez ma maman qui habite à 1h30 de Paris. Euh, donc tous les dimanches soirs, je repartais chez ma maman. À ce moment-là, on s'est déjà installé ensemble, c'est-à-dire que lui, il a quitté son appart et est venu me rejoindre chez moi. Euh, et c'est un dimanche soir, je m'apprête à partir, et il descend ma valise dans ma voiture. Et pendant qu'il descend, je vois son téléphone sur le lit, déverrouillé. Ça n'arrivait pas, et en fait, l'occasion était trop belle. Ouais. Je regarde, et en fait, je tombe sur des messages. À ce moment-là, euh, je me rappelle plus si c'était homme, femme. Je tombe sur des messages en tout cas sur un groupe où ça se dit "Ouais, faut qu'on se voit." Lui, il dit "Oui, faut qu'on se voit, mais faut qu'on soit discret. On peut faire ça chez moi."
Lui dit ça ?
Lui dit ça. "On peut faire ça chez moi, mais il faut être discret." Euh, et puis ça parle de plan à trois, de machin. Bref, et je sais pas qui dit quoi exactement, de quel parle pas de vraiment, il y a pas des mots crus, mais bon.
Ouais. On déduit vite.
Ouais. Tu comprends vite, quoi. Ouais. Ouais. Et euh, et là, moi, bah, j'ai bamboché quoi, mais je m'attendais pas à ça. Et je, il remonte, je suis en pleurs. J'ai dit "Mais qu'est-ce que c'est ? Mais non, mais c'est rien. Qu'est-ce que tu racontes, machin ?" Cela, bref, il, il me retourne le cerveau. C'est le début, vraiment, du truc, quoi. Euh, mais non, mais c'est rien. Je sais pas ce que c'est ces messages. Et puis moi, il faut que je parte le lendemain. J'y cours, et puis j'ai envie de le croire. Donc, OK. Bon bah, je pars, mais je pars avec ça, la boule au ventre, quoi. Je me dis, il y a un truc qui va pas. Ça, c'est le premier truc qui m'a un peu alerté. Je pourrais pas te dire dans la chronologie quand est-ce que c'était. Et du coup, ça a commencé un petit peu, ça a affecté la relation ou pas ?
Ça, en fait, depuis le début, à chaque fois qu'il y avait un truc, moi, j'étais tellement attachée et dépendante affectivement de de de de ce garçon-là, que pour moi, ce qui serait très grave, à la limite, enfin, c'était grave ce qu'il faisait, mais ce qui était le plus grave, ce serait qu'il me quitte. OK. C'était le plus grave, quoi. J'arrivais pas à, c'est-à-dire que, il faisait des trucs, on en parlera plus tard, mais des trucs de dingue. Et moi, c'est-à-dire que quand il, on était encore ensemble, même après ça, même après les disputes, j'étais "Ah, c'est génial, on est encore ensemble, il m'a pas quitté quoi, tu vois." Donc j'étais vraiment dépendante affectivement. Enfin, un essai quand même, ça venait toucher quand même quelque chose en toi quand tu voyais ce truc-là. Tu avais l'impression de vivre une forme de trahison. Enfin, la première, c'est horrible.
Est-ce que du coup, ça a recommencé ou ça a été la dernière fois que tu es tombée sur un truc un peu compromettant ?
C'était pas du tout la dernière, c'était le début d'une longue liste. Ça, donc je suis partie, ça a affecté un peu la relation dans le sens où moi, quand même, je ne dis pas rien, je m'engueule avec lui, je lui dis que c'est pas normal. Et surtout, je vais chez ma mère, mais moi, j'y crois pas à ce qu'il me dit. Je me dis, il y a un problème, j'ai envie d'y croire, j'ai pas envie qu'on se sépare, mais j'y crois pas. Euh, donc ça, déjà, moi, je pars dans une psychose après ça. C'est-à-dire, je me dis, bon, il y a un truc qui va pas, c'est pas normal. Et puis, euh, quelques temps après, je suis au boulot. Encore une fois, je pourrais pas te dire combien de temps après, je suis au travail. Et puis, en fait, je suis sur ma, mon compte Outlook, ma boîte mail. Euh, et puis je regarde comme ça. Enfin, c'est, c'est une période où c'est un peu creux, donc il y a pas de boulot. Donc je suis sur ordinateur, je regarde ma boîte mail, et puis je sais pas, je suis, c'est vraiment ma boîte perso, c'est ma boîte à moi. Je regarde dans les petits, tous les petits onglets de la boîte mail. Enfin, non, pas que les spam, tu sais. Tu as, en fait, tu as un truc avec l'historique, photo, enfin, je sais pas comment. Je finis par tomber sur des trucs là. Et là, je clique sur photo. Je dis "Mais je sais même pas, qu'est-ce que c'est que ce truc là ?" Je clique sur une photo, et là, il y a une grosse photo qui s'affiche en grand. C'est lui, on voit pas sa tête, on voit juste son corps nu en érection comme ça, dans mon appart.
Oh waouh !
Et là, je dis "Mais attends, c'est quoi ce ?"
C'est chez moi ? Je reconnais, c'est chez moi. Je sais que c'est lui.
Tu reconnais tout ?
Je reconnais tout, et je comprends pas pourquoi cette photo est dans dans une galerie photo. Il y a pas d'autres photos. Je comprendrais, mais genre, tu dois avoir 12 milliards de questions de "Mais pourquoi il est là ? Pourquoi il fait ça ? Pourquoi c'est nu ? Pourquoi c'est sur mon ordi ? Pourquoi ?"
Bah, 1000 questions.
Ah ouais. Là, déjà, je suis au travail, donc faut que je fasse bonne figure.
Tu en parles pas à tes collègues et tout ?
J'en parle à personne. D'ailleurs, j'en ai parlé à personne pendant des années parce que je, parce que je voulais pas le quitter, donc il fallait pas que j'en parle. Euh, et ce jour-là, donc, j'ai bamboché pareil. Et donc, là, je deviens le FBI, c'est-à-dire que je suis dans, dans ma bulle, et je passe une demi-heure sur l'ordinateur à tout checker, checker, et je finis par tomber sur l'historique. Et là, je vois tout l'historique de ses recherches. Et je vais t'expliquer pourquoi je voyais ces recherches. Et tout l'historique de ses recherches, c'est des sites porno gay. Euh, et c'est comment tu as accès à ça sur Outlook ?
Ben, je vais t'expliquer. Et je tombe sur des sites d'escorte. OK. Pour gay. OK. Et je cherche, je cherche, et je tombe sur sa page. Et je tombe là. En fait, je vois tout quoi. Je vois tout.
Et tu fais le lien tout de suite ?
Ah bah, je comprends que c'est lui. Enfin, je fais le lien, je me dis, le mec fait ça. Enfin, je comprends qu'il me trompe. Je comprends que certainement, il se prostitue, qu'il a un site, enfin, qu'il a une page dans un site d'escorte pour pour gay. Et je dis "Mais c'est, enfin, moi, je tombe de très, très haut." Et en fait, je comprendrai après que dans mon appartement, on avait une PlayStation, et en fait, la PlayStation, on la connectait euh à ma boîte mail pour, je crois qu'il y avait un, tu dois connecter ton adresse mail pour avoir PSN, ou je sais plus. Enfin, il y a un truc. De ce que j'ai compris après, c'est venu après, parce que non plus, j'ai pas compris comment c'était là. Et en fait, tout était synchronisé. Donc la journée, quand il faisait une recherche sur la télé qui était synchronisée à la PlayStation, ça allait sur ma boîte Outlook. Donc l'historique, c'est comme ça que j'ai eu accès. Sinon, j'aurais jamais vu.
Podcast. Mais tu as dû te sentir tellement genre dépossédée. Alors le mot violet est fort, mais en fait, tu sais, une sensation de "Oh quoi", d'un truc de "Je comprends pas, je comprends pas, je comprends pas."
Tu m'as d'air quoi, tu sais. Oui, oui, je vais étouffer quoi. Et euh, en fait, ce qui se passe, c'est que je lui envoie un message, je lui dis pas ce que j'ai vu, et je lui dis juste "Écoute, faut qu'on parle." Sauf qu'à ce moment-là, je ne veux pas qu'on parle chez moi. J'ai envie qu'on soit dans un endroit, je sais pas, j'ai pas envie. J'ai envie d'être dans un endroit neutre. J'ai peur qu'on se dispute, peur que ça ça vire mal. J'en sais rien. J'avais pas envie. Je me sentais plus à l'aise d'être dans un parc avec du monde autour.
Ça faisait combien de temps que tu étais avec lui, là ?
Je crois que ça, je crois que ça fait même pas un an.
Mais alors, ah bon, mais du coup, moi, je suis au niveau des auditeurs parce que je connais pas du tout l'histoire de toute l'histoire. Tu nous as juste spoilé que tu es resté 6 ans et demi, 7 ans avec lui. Et là, ça fait combien de mois ? Ça fait même pas un an. C'est fou. Du coup, j'ai envie de savoir tout ce qui s'est passé après.
Ah non, mais ouais. Non, mais ça a été, wouh. OK.
Et donc, alors vous vous voyez, alors, et donc, bah, en fait, il vient me chercher au travail. Le mec est un peu stressé parce que lui, au fond de lui, il sait tout ce qu'il fait. Moi, je viens de découvrir. Et quand je lui dis "Il y a un truc qui va pas, il faut qu'on parle." Peut-être que lui, il se stresse, il se dit "Voilà." Il vient me chercher, et sur le chemin, euh, je lui ai rien. Je dis "Non, je préfère qu'on se pose." Il roule comme un malade parce que ça l'énerve parce que je veux pas lui dire, il roule comme un ouf. Bref, on n'est pas loin de faire un accident quoi. Et on va se poser dans un parc. Évidemment, j'avais bien pris le soin de tout, de faire les captures d'écran, de tout prendre en photo parce que sinon, il m'aurait jamais, de toute façon, avoué quoi que ce soit. Et donc, on s'assoit. "Mais qu'est-ce qu'il y a ?" Et donc, je lui montre. Mais là, en fait, je suis même pas énervée, je suis liquéfiée, je suis par terre quoi. Et je lui montre juste.
Tu lui montres quoi ?
Je dis "Ça, ça, c'est quoi ?" Avec les pavés, les, tu sais, les commentaires des gens qui l'ont vu. Enfin, des commentaires hardcore quoi, tu vois, de trucs. C'est un site d'escorte, donc on se voit pour coucher, tu vois. C'est pas, donc les commentaires.
Ouais, il est très bien membré, il a ça, il m'a fait ça, il m'a fait ci.
Oh waouh ! Moi, je vois que c'est lui sur les photos parce qu'il a, il a, c'est une sorte de livre d'or avec ses photos, ses machins.
Livre d'or ?
Ouais. Livre d'or, genre Numfolio de tub.
C'est ça, exactement. Ah ouais, vraiment. Et donc, là, je montre tout. Je me dis "Le mec, si, enfin, on te montre ça, tu perds tes moyens." Il perd pas ses moyens. C'est-à-dire, il reste très calme, et mon regard, il dit "Ah bah, je suis content que tu aies enfin découvert, j'en avais marre."
Oh wouh ! Le culot.
Le culot ?
Ouais. Le culot. Oh my god. Et il me dit ça, et moi, là, je dis "Mais oui." Non, mais genre, essaie de me récupérer là. Je viens de découvrir un truc de dingue. C'est grave, en fait. Euh, et il me dit "Dans les yeux, de toute façon, c'est bien que tu l'aies vu. Euh, après, tu prends la décision que tu veux, mais moi, j'arrêterai pas."
Oh, il me dit ça comme ça. Et moi, là, je suis encore plus en larmes. Je dis "Mais c'est pas possible. Enfin, pourquoi ? À limite, si tu fais ça et tu es archi bien payé et tu roules sur l'or, mais même pas, on était tout le temps en galère, enfin, tu vois, il y a même pas ce côté à l'aise financièrement, rien, enfin, vraiment juste de la trahison envers la personne avec qui tu es quoi. Rien d'autre." Et donc, il me dit ça, et moi, juste là, je suis choquée. Bah, tu m'étonnes, mais je ne le quitte pas. Mais alors, attends, [ __ ] je trouve ça fou. C'est-à-dire que le gars te dit "Ah [ __ ], je suis contente, je suis contente que tu aies vu ça. [ __ ] j'en avais marre de te le cacher." Ah bah, merci quoi. Genre, c'est toi qui rends service.
Ouais, c'est ça. Pratiquement. Lui, il assume pas, et c'est, de toute façon, visiblement, je pense qu'il te l'aurait pas dit si tu avais pas découvert ce truc-là. Il te dit en gros, tu assumes, meuf, ou pas. Enfin, soit tu m'acceptes comme comme je suis, soit pas. Mais en même temps, il te dit "J'arrêterai pas." Mais est-ce que tu lui dis "Mais pourquoi tu arrêtes ?" Enfin, est-ce que tu lui poses des questions à ce moment-là, genre "Pourquoi tu veux pas arrêter ?" On pas de tune. Enfin, tu, tu gagnes pas beaucoup plus de tunes avec ça. Tu, tu lui dis, tu, tu, sa sexualité, tu vois. Il y a pas un truc, mais si, je pour moi, à ce moment-là, il est soit bi, soit gay. Je lui dis "Mais pourquoi tu fais ça ?"
Non, mais c'est comme ça. Il donne pas d'explication. Il ne, il ne me donne rien, quoi. C'est-à-dire que.
Vraiment, il m'aide pas moi dans dans ma détresse à ce moment-là. J'ai pas d'aide de sa part. Il est hyper froid parce qu'il est même pas genre "Ah bah je c'est cool chérie, tu es au courant ? Ça me fait du bien." Ouais. Genre je sais pas comment te le dire. Voilà.
Non non, c'est bah de toute façon c'est comme ça et puis si tu es pas contente en gros tu te barres quoi. Et alors tu te barres ? Je me barre pas du tout. Je me barre pas. Je suis effondrée. Je me dis je mais moi et je lui dis moi j'ai pas envie de te quitter. Moi j'ai pas envie qu'on se sépare. Mais pourquoi tu fais ça ? Bah c'est comme ça. Il donne pas l'explication. C'est comme ça. C'est comme ça. Il fait ça et puis c'est tout quoi. Et puis si tu es pas contente, tu t'en vas.
Tu le questionnes, tu lui dis "Mais tu tu es hom ? Tu es B ?" Oui. Il me dit "Non, il m'a jamais dit qu'il était homo. Jamais B." Non. Non non non non je suis pas non non pas du tout non non mais c'est comme ça c'est comme ça oui mais c'est quoi comme ça pourquoi tu fais ça c'est la vie quoi. C'est comme ça il veut c'est comme ça je fais ça et puis c'est tout quoi. C'est comme ça quoi. Ouais mais lui c'est il cherche pas à comprendre c'est comme ça et cit pas ça doit être un enfer sur terre d'être face à quelqu'un qui te dit c'est comme ça c'est comme ça oui c'est horrible parce que il te donne pas du tout de la enfin tu vois de de il t'aide pas il m'aide pas et il comprend bien qu' je pense qu'à ce moment-là il comprend qu'il a le il a le dessus sur moi que de toute façon à ce moment-là je vais pas le quitter et je lui dis mais dis-moi que pourquoi tu fais ça je tu te rends compte là c'est grave je je peux te quitter pour ça ouais mais tu veux me quitter quitte-moi quoi.
Mais pourquoi tu le quittes pas ? J'arrive pas. Pourquoi tu arrives pas ? Ça me ça me ça me prend le ventre, c'est horrible. Je me dis je peux pas être sans lui. Je je peux pas, j'arriverai pas, je vais être seul, je suis amoureuse de lui, ça va pas être possible. Alors qu'en fait, c'est pas ça l'amour quoi. C'est quoi l'amour ? L'amour c'est pour moi aujourd'hui c'est être soi-même dans une relation saine que la personne t'aime pour ce que tu es pas de mensonge, quelque chose de sa de simple aussi. Et là c'était tout l'inverse. Enfin pour moi être amoureux c'est être authentique. J'ai découvert ça après. Mais à ce moment-là j'aimais de la mauvaise manière et lui aussi m'aimait de la mauvaise manière parce que je pense que vraiment il m'aimait. Je pense qu'il était amoureux de moi et je vais le découvrir encore une fois bien après qu'en fait il est très amoureux de moi et qu'en fait il se dit juste j'ai le de suivre sur elle et fis-moi je te suis moi je te fuis quoi de toute façon tu me quitteras pas donc en même temps je pense que tu as raison enfin c'est pas que je pense c'est que tu as raison c'est pas ça l'amour ah non l'amour tu vois j'en parle ça fait depuis hier oui on est en tourage j'ai l'impression que ça fait 5 jour pas du tout on parle tu quoi l'amour justement en fait l'amour le véritable selon moi et pourtant j'ai du mal à y être hein C'est euh rendre l'autre libre, tu vois. C'est ne pas être jaloux, c'est ne pas être possessif. C'est aimer l'autre pour ce qu'il est, il ne t'appartient pas et c C'est tout ça aussi, tu vois. Et c'est aimer l'autre dans son entièreté avec ses failles, ses qualités, ses défauts, le moment où il est crade, où il est beau, où il est enfin, tu vois, c'est alors je te parle peut-être pas de mal d'aimer inconditionnellement. Je pense qu'on aime juste nos enfants de manière inconditionnelle. Mais en tout cas, en effet, pour moi, aimer, c'est pas avoir de l'emprise, c'est pas avoir peur de perdre l'autre. Enfin quoi que on peut avoir peur de perdre l'autre mais que ça devienne carrément un frein pour le quitter. C'estàdire que tu ne l'as pas tu l' pas et ça a duré combien de temps ?
Alors je sais qu'il y a plein d'autres trucs après hein. Mais donc une fois que tu sais ça, vous restez ensemble. Ouais. Euh est-ce que comment ça continue après ? Parce que là ça fait quelques mois que vous êtes ensemble. Ça fait combien de temps là ? C'est ça ? Ça fait ça fait un an peut-être. Ça fait un an que vous êtes ensemble. La relation vous vivez ensemble ou pas ? On vit ensemble. Ouais. Vous vivez ensemble ? Oui. Bah oui, vous vivez ensemble chez ou on vit ensemble mais parce qu'en fait il a quitté son petit appart et il est venu me rejoindre et mais l'appartement en fait c'est est à mon nom tu vois. Enfin donc il vient chez moi en fait quoi.
Au bout d'un moment paraît-il que vous avez voulu que ou il a voulu je ne sais pas que la relation devienne un peu plus sérieuse. Qu'est-ce qui s'est passé ? Bah là c'était déjà sérieux. Là d'accord. C'était déjà sérieux parce que ça faisait quelques mois l'histoire déjà où on devait partir à Londres ça faisait peut-être 6 mois qu'on était ensemble. C'était déjà on s'était déjà calé en disant enfin moi je lui avais déjà dit écoute voilà moi maintenant j'ai envie que tu fasses la douche le truc là j'ai envie qu'on soit vraiment posé j'ai pas envie qu'on se voit que pour coucher ensemble c'est pas ça qui m'intéresse. J'ai envie qu'on soit ensemble vraiment. Donc là quand je découvre ce trucl on est ensemble. Oui clairement. Et s'il y a pas un moment où il t'a dit je vais arrêter les scorting je veux à ce moment-là non. Ouais à ce moment-là notre relation non.
Et il me dit "De toute façon, c'est comme ça." Donc moi dans ma tête, je me dis "Bah euh puisque c'est comme ça, puisque je ne veux pas le quitter, il faut que j'accepte. Donc il faut que j'accepte qu'il fasse ça." Donc enfin franchement, je suis tellement à l'ouest à ce moment-là, je lu dis "Ben euh OK, genre je vais accepter, ça va me rendre malade, ça me rend malade à ce moment-là. Je suis je suis malade." Mais je dis "Bah, je vais accepter." La seule condition, c'est que quand tu as un client, quand tu as quelque chose, je veux être au courant. Enfin rien maintenant quand j'en parle, je me dis mais c'est il y a peut-être des gens qui vivent comme ça, peut-être des gens qui qui ont leur leur équipe comme ça. Moi, c'est pas mon équilibre. Et pourtant, tu sais, tout à l'heure, tu parlais de l'amour, de la jalousie. Pendant toutes ces années avec lui, je pensais que j'étais jalouse maladive. Je me suis rendu compte après que j'étais pas jalouse. Qu'en fait c'était à cause de lui, à cause de cette personne que je devenais dingue. Il allait chercher du pain, j'avais la boule au ventre. Je me dis il va faire un truc, il va en profiter pour euh matcher avec quelqu'un pour un Non mais en plus ce qui est difficile c'est que quand il se passe quelque chose, une trahison, c'est une tromperie ce qui se passe, tu vois. C'est la le vrai terme tromperie de trahir, tu vois, de cacher, de pas dire et tout. En général, il y a ce truc où tu veux te racheter auprès de la personne que je vais faire attention, tu as raison, j'arrête comme ce que tu aurais peut-être imaginé et voulu et qu'en fait l'angorie te dit "Euf, tu m'acceptes ou tu m'acceptes pas C'est ça. Donc en fait forcément tu ne peux que déjà que je pense que quand quelqu'un se fait tromper il y a ce truc de doute de j'ai peur qui que ça recommence et cetera mais quand là en fait ça continue ça ne s'arrête pas forcément tu dois être dans un dans un état d'esprit de tu dois être sur le qui vivre en permanence ou alors en effet tu acceptes et tu lâches complètement et tu dis OK c'est comme ça mais en acceptant tu es quand même sur qui vivre parce que moi je l'acceptais mais à prendre cœur ça me rendait malade d'accepter ça et puis je me disais bon bah de toute façon tu as pas le choix donc tu as pas le choix Je me donnais pas le choix, j'avais le choix mais je n'arrivais pas, c'était pas concevable pour moi de le quitter.
Mais euh au bout d'un moment, il a arrêté les scoring ? Non, je crois qu'il a jamais arrêté. Je crois qu'il a jamais arrêté. En fait, je le saurais jamais. Il y avait il y a eu des pics dans notre relation, des moments où je pensais que ça allait, où il y avait rien et puis des découvertes et puis en fait après ça va et puis et puis tu sais quand tu disais que tu découvres des choses et que du coup déjà tu es toujours sur le qui vivent, il y a aussi euh ta confiance en toi, ton estime de toi. Tout à fait parce que moi c'était un truc qui était pas normal, c'est un truc que je voulais pas accepter mais que j'acceptais à contre j'avais pas je j'arrivais pas à le quitter. Donc mon estime de moi, elle était terrible. C'est que j'acceptais parce que je me disais bon allez go et puis en fait de toute façon c'est bien parce qu'il m'a pas quitté en vrai. Tu acceptais pas du tout. Tu subissais. C'est plutôt le b terme. Ouais je subissais. Je subissais. Lui m'obligeait pas hein. Bah ouais mais mais tu subis un choix que tu Ouais que je voilà je l'ai rencontré, je l'aime. Allez je subis mais j'ai pas envie et à chaque fois mon estime de moi, elle était horrible. Enfin je me disais mais c'est pas possible mais tu es une quoi tu acceptes ça mais c'est inacceptable. Et évidemment, j'en parlais à personne. Ah ouais, j'en parlais pas parce que tu vas pas en parler parce que forcément les gens, tes amis proches, ils vont te dire "Bah meuf, quitte-le immédiatement et puis après ils vont le juger et puis toi tu as pas envie de le quitter. Donc il fait pas il fait partie de ta vie. Donc il doit rencontrer tes amis de temps en temps. Et moi j'avais pas envie de ce regard sur moi, sur lui. Et lui te disait rien. Par rapport à quoi ? Bah je sais pas. Par rapport aux amis que vous voyez. qui te disait, je veux pas que tu en parles. Il disait rien genre c'est pas un sujet pour lui quoi. Non non, il disait rien. Il me disait pas de pas en parler. Non. Ouais. Il pense de toute façon je pense que lui il se doutait que j'allais pas en parler. Ouais. Il se doutait que j'allais rien dire. Ouais. Donc non. Non.
Est-ce que tu penses que il a arrêté l'escorting ? Tu m'as dit non. Je pense qu'il a pas arrêté. Je pense qu'il a pas arrêté. à ce moment-là. Donc on a je décide entre guillemets, c'est un peu un contrat de dire "Bon bah euh OK, courant, je veux être au courant quand tu fais un truc, je veux juste le savoir." Donc en fait presque euh "Coucou, ben j'ai un client machin et tout." Moi je voyais ça, j'acceptais vraiment par amour, encore pas le mot, mais pour ça, mais ça me rendait dingue. Et puis euh il y a même une fois, je me rappelle, où il dit "Ah bah tiens, il y a un un mec qui faisait l'escorte aussi. Euh, on a une demande, sauf qu'il faut qu'on prenne le train. C'était en France mais c'était pas à Paris quoi. Euh c'était une nuit complète. Donc c'était une nuit complète euh où il part, je crois, il part le matin pour faire la nuit et il vouit il voulait il devait revenir le lendemain matin et puis en fait euh de temps en temps dans la soirée pendant qu'il est avec son client en fait, moi je suis chez moi, je ne dors pas. C'est la nuit hein, je dors pas, j'arrive pas à dormir. Ma meilleure amie était au courant. OK. Dès là, elle était au courant. Euh donc c'est avec elle que je converse ça, je suis pas bien, je dors pas. Évidemment que tu dors pas, c'est pas possible. Euh et il y a un message et d'aur c'est elle qui me l'a rappelé parce que j'avais oublié ce truc-là. Euh elle me dit "Mais tu te rappelles euh ce soir-là, cette nuit-là, au bout d'un moment, je lui dis "Mais tu as ton train là, est-ce que tu rentres euh pour le retour ?" et il me dit euh non, on va rentrer un peu plus tard parce que il voulait encore continuer à jouer un petit peu en parlant de son moi ça me mais donc ça veut dire que tu étais au courant en fait que il avait des relations sexuelles avec d'autres personnes à ce moment-là. Oui. Ouais. À ce moment-là, tu étais Comment ça se passait du coup votre sexualité à vous à ce moment-là ? Est-ce que vous quand même vous continuez de faire l'amour ? Euh bah écoute, je crois que ça a jamais mis vraiment un frein. Ouais. à notre sexualité. Euh lui me disait qu'il se protégeait. avec ses clients. Ouais. Moi, j'y croyais parce que moi je ne me protégeis pas avec lui. Euh en tout cas, pas pas après. Au début, oui, mais mais euh ça mettait un frein, on va dire de tr semaines après à chaque fois que j'ai couvrais un truc, évidemment, moi j'ai j'étais j'étais pas ouverte à quoi que ce soit avec lui. J'avais pas forcément envie qu'il me touche. J'avais juste pas envie qu'il s'en aille. Je voulais pas qu'il me quitte, mais je voulais pas que qu'il me touche. C'està-dire que je dormais avec lui, mais on couchait pas ensemble. Et après la vie continue quoi. Ouais, je je comprends.
Mais alors parce que là ce que tu dis c'est tu dis oui, à chaque fois je j'apprenais des choses, je découvrais des choses parce que là jusqu'à maintenant tu vois ces trucs, vous vous confrontez euh tu acceptes, tuacceptes pas, je m'en fous finalement tu acceptes. Il te dit bah voilà, je vais voir un mec, je vais rentrer tard, on va jouer machin. Ouais. Donc tu as l'impression qu'il est honnête que et tu continues de découvrir des choses parallèlement à tout ça. Non, à ce moment-là, alors je je sais plus combien de temps ça a duré, mais à ce moment-là, je découvre plus grand-chose parce que de toute façon ce qu'il fait, je le sais. OK. Donc à la limite lui, je lui enlève une ép, c'est tout bénéf pour lui. Je lui envoie une épine du jeève une épine du pied, il me tient au courant. Sauf qu'au bout d'un moment, moi c'est plus gérable. C'est pas c'est pas acceptable. C'est pas l'idée que j'ai d'un couple de l'amour. Donc je à un moment donné je dis ça suffit, il faut il faut arrêter. Je saurais plus te dire comment on je on a décidé de dire que c'était pas normal ce qui se passait. En tout cas, à un moment donné, il y a eu un stop là-dessus et j'ai dit "Moi, je veux plus accepter ça. Il faut que il faut que tu arrêtes de travailler dans le milieu de la nuit. Il faut que tu trouves un boulot. Il faut que si on veut avancer, tu m'aimes, je t'aime." Remettons les pendules à zéro et enfin viens, on fait une vie sympa et normale quoi. Moi c'est tout ce que je demandais en vrai. Il était OK. Ouais. Il dit "Ouais, OK. Je comprends, je comprends que ça te rendre malade machin et donc au bout d'un moment, moi dans ma tête, je me dis "Yes, c'est bon, ça va être ça, on va un peu calmer le truc, j'espère juste." Alors, mais j'étais pas sereine parce qu'il m'avait menti pendant quelques temps avant. Tu avais toujours des doutes, toujours des doutes, toujours des stress. J'étais comme ça à me dire que n'importe quand, il pourrait se passer des choses quoi.
Du coup, me vient quand même une petite question parce que quand tu le confrontes dans le jardin, enfin, je ne sais pas où tu l'as confronté. dans un parc les invalid les invalid et que tu lui dis mais tu es gay non non non tu b non non non donc ça veut dire il fait de l'escorting donc il couche avec des hommes mais s'il n'est pas gay comment fait-il pour être excité par des hommes est-ce que tu sais enfin tu lui as posé des questions je lui ai posé des question donc il me dit évidemment qu'il n'est pas gay donc je lui dis mais si tu es pas gay c'est pas possible enfin tu peux pas avoir d'attirance tu peux pas voilà euh il me dit que il prend du viagraas qui qui prend ses pilules pour avoir une excitation pour les hommes et que et Moi je le crois en fait. Mais toujours tu vois, je me dis ouais mais pourquoi tu fais ça ? Tu tu prends le Viagra, ça t'excite mais enfin ça t'excite stimule mais quand même enfin il y a quand même l'acte derrière à tout un truc. En tout cas, lui me donne cette excuse là. Mais dans tous les cas, à chaque fois qu' vi me dire des choses, moi je vais l'entendre, je vais vouloir le croire. Mais au fond de moi, je sais que c'est bah il parce que en fait, tu vois, pour moi, il y a toujours cette distinction entre ton instinct. Ouais. Et puisque et ton cerveau, tu vois. Tu as ton mental et ton instinct, quoi. C'est ça. Mais non, non, là, mon instinct me disait que c'était pas bon. Ouais.
Et donc finalement, il te dit "Bon, allez, vas-y, OK, c'est bon, ça va se calmer. Donc toi, tu le crois, tu le crois pas, tu le crois, tu le crois pas." Et en fait à chaque fois tu découvres des choses. C'est ça. C'est ça que je comprends pas encore tout à fait bien. Après euh quand on se décide, quand on se dit "Bon, allez ça suffit, maintenant on arrête". Je je découvre plus trop vraiment des trucs concrets euh mais il y a des mensonges par-ci par-là. C'est-à-dire que un il alors il faut savoir qu'il avait comme je te disais était très sportif et en fait il travaillait donc dans ce bar gay et de ce qu'il m'avait dit euh il me dit "Ma salle de sport elle est payée par mon employeur euh pour qu'on ait euh tous des beaux corps parce que c'était un peu c'est un peu le le but d'être d'être musclé parce que c'est notre travail quoi." Donc c'est payé par l'employeur. C'était une salle de sport pareil de pas loin du Marais qui était payée par l'employeur qui était ouverte h24. Hm hm. Uniquement pour les hommes. Et moi je me dis bon bah c'est son employeur encore une fois je me pose pas vraiment la question let's go. Et un jour il reçoit un appel ou un message de quelqu'un de l'accueil de sa salle de sport en mode de la drague pure claire quoi, tu vois. Et tu sentais que c'était pas une drague en mode je tente, c'est quelque chose parce qu'il s'est passé quelque chose. Tu sens qu'il s'est passé quelque chose. Tu sens qu'il s'est passé quelque chose que lui il a été ouvert, qu'il a été qu'il a donné quelque chose quoi et que l'autre pensait que donc ça mais ça c'est plus pas très clair. C'est un peu flou mais il y a eu cette histoire-là.
Une fois aussi je sors avec mon ami, on va dîner sur Paris et tout. Lui il dit bah non moi je travaille pas ce soir, je suis à l'appart. OK. Et au bout derniè je veux au sport, je reviens, lui il me dit "Je veux au sport, je retourne à l'appart." Et donc là je rentre chez moi, il est pas là parce qu'il m'avait dit qu'il était au sport. Donc OK. Je lui envoie un petit message et je lui dis "Coucou, tu es où ?" Il dit "Bah je suis à la maison." Je dis "Bah c'est un 25 m², tu as vite fait le tour hein." Donc je dis "Bah non, tu es tu es tu es pas là." Enfin, tu es pas là dans ma tête, je me dis "Mais tu es pas là, tu es où ?" Donc je lui dis "Mais tu es à la maison ?" "Oui, oui, je suis à la maison." "Mais qu'est-ce que tu fais ?" "Bah je suis en train de me faire à manger." Je Mais OK. Donc je l'appelle et à ce moment-là, on avait on avait un petit chien. C'est pour te dire qu'en fait tu me dis s'il y avait eu des choses concrètes. On n'a pas pardon, on n'a pas vraiment eu des choses concrètes mais il y a eu des petits mensonges parci par là qui font que et puis euh je envoie un message euh tu l'app je l'appelle et je lui dis mais tu es où ? Puis je sens que sa voix il est pas à l'aise. Moi je suis à la maison. Lui il me dit qu'il est là. Bah c'est fou quand même. Ouais c'est fou. Mais tu lui dis pas bah je suis à la maison. Bah après j'attends j'attends de voir jusqu'où il va aller. Et donc je dis ben tu fais quoi ? Bah, je suis en train de me faire à manger. Mais tu te fais à manger ? Mais tu es où là ? Parce que j'ai l'impression qu'il y a des voitures dehors. Tu es dehors. Il me dit oui mais vraiment comme ça très mal à l'aise. Oui, mais tu fais quoi dehors ? Il dit bah je sais pas quoi. Il sait plus quoi dire en fait. Ah ouais ou il se sent quoi. Ils sont con. Il est en train de me mentir et il et je lui dis mais écoute là tu es en train de te de moi. Ça fait une demi-heure que je suis à la maison que tu me dis que tu es à la maison. C'est dire que tu es où ? N'importe quoi. C'est bon j'arrive. Et lui il arrive en toute détente à l'appart. Euh comme si il y avait pas eu Moi, c'est grave, je me dis si tu me dis pas c'est que tu es en train de faire un truc qui tu es pas censé faire. Non mais j'étais à la salle de sport. Euh c'est bizarre quand même. Enfin c'est bizarre. C'est c'est c'est pas enfin oui c'est bizarre. C'est un mensonge qui a pas de sans fond. Mais c'est surtout qu'en plus si vous êtes dit "Allez c'est bon, on arrête tout ça, tu essayes de rebartir toi toute seule parce que lui il te donne pas du tout de de la confiance. Enfin tu vois, il y a aucun moment il te dit tu as raison, ça a arrêté regarde je vais supprimer le truc. Rien, il te dit juste oui tu as raison. on va un peu se calmer et au final enfin tu découvres encore des petites choses à chaque fois je découvre des petites choses et puis en fait donc il pour lui c'est normal et il est à salle de sport je dis mais pourquoi pourquoi tu me l'as pas dit ? Bah oui, c'est ça. Mais parce que si je te j'avais fini mon sport et je parlais avec des potes mais tu m'aurais fait une crise. Je dis mais à quel moment ? Moi je suis je suis dehors au resto, je vais pas te faire une crise parce que tu es avec tes amis. C'était que des petits mensonges comme ça.
Un autre truc qui me vient en tête donc ça c'était un mensonge. Et puis un autre une autre fois il travaille un soir. Euh là il travaille au Métropolis, tu sais la boîte là pas loin de Ringis. Hm hm. Donc il bossait vraiment la nuit complète jusqu'à 6h 7h du matin. Moi je suis chez moi, c'est le soir, il est tard et puis tu sais je suis sur Messenger et sur Messenger, tu reçois les message de tes amis mais après tu as invitation par message. C'est un truc privé. Les gens qui ne sont pas amis avec toi. Oui oui oui tout à fait. S'il t'envoient des messages, c'est une invitation. Facebook Exactement. Et puis j'y vais jamais là. Je fais pas attention et puis là je sais pas, je suis dans mon c'est les genes de DM d'Instagram ouais de de gens qui sont pas amis avec toi quoi. Ouais et puis je dis "Oh mais j'ai des messages Et là, j'ouvre un message, je vois qu'il y a un message qui date il y a 5 4 5 mois. Je lis un pavé comme ça. Salut, je connais ton mec, faut faire attention. Il fait venir des gens chez toi, tu habites là. La personne me donne l'adresse, il y a pas de nom. Il y a pas de nom pour Tu sais pas si c'est une fille, un garçon. Je sais pas si c'est une fille, c'est un garçon. Je sais pas. D'ailleurs, c'était à 5 mois, donc le profil n'existe même plus en fait. OK. Je connais voilà le prénom de ton mec. Voilà où tu habites. Tu habites à se étages. Tu es pas là. une semaine parce que je disais, je faisais de de l'alternance, tu es pas là et quand tu es pas là, il fait venir des gens chez toi, fais très attention. Moi, j'étais avec lui pendant quelques temps, il m'a volé de l'argent. Alors là, moi je comprends pas parce que pour le coup, moi j'ai jamais eu ce rapport d'argent avec lui. Il m'a jamais volé ou quoi que ce soit. De toute façon, j'avais pas d'argent. J'étais en alternance donc il y avait pas de débat. Mais euh je vois ce pavé là, je suis chez moi, j'envoie un message à cette personne en disant "Mais qui tu es qui ? Qui es-tu ? explique-moi c'est quoi cette histoire. Évidemment, pas de réponse parce que bah supprimé c'était il y a 5 mois, j'avais jamais vu ce message. Moi, qu'est-ce que je fais à ce moment-là ? J'appelle mon mec, je suis je suis en désespoir, quoi. Je me dis mais c'est quoi ? Elle me donne mon adresse quand même, mon étage. Je dis mais c'est quoi ce délire ? Mais n'importe quoi, qu'est-ce que tu racontes ? Je dis bah franchement rentre, je me sens pas bien. Non non, c'est bon, je rentre pas, je travaille, c'est bon quoi. Arrête de croire tout ce qu'on dit. Je dis mais on on me donne mon adresse quand même là, c'est grave. Et puis il me donne pas d'explication et j'ai jamais eu d'explication à cette histoire. Lui, il me dit "Mais non, mais c'est peut-être quelqu'un qui était avec quelqu'un avec qui je sortais qui était jaloux." Mais c'est fou parce que tu as enfin, on n'a pas encore parlé de la suite qui a l'air incroyable mais juste ces petits trucs là. Ouais. Enfin, en même temps, oui, c'est fou. J'allais dire tu te barres pas. Mais non, tu barres pas. Je me barre jamais et à chaque fois j'en suis malade et tu le confrontes pas parce que finalement, il te dit "Oui, bon, je travaille machin." Enfin, tu pourrais dire "Ah, tu travailles ?" Non mais j'arrive, je pourrais Non non non mais c'est c'est des trucs dingues. C'est des trucs qui me en fait tu de ce que je perçois c'est juste que tu te sens trahi mais en même temps tu te sens en prison quoi. J'ai l'impression. Ouais je je suis totalement trahi et je n'arrive pas à le quitter. Je me sens malheureuse de pas arriver à le quitter. Et en même temps, c'est contradictoire parce que euh quand je ne le quitte pas et que je me dis je lui ai fait une crise à juste titre et il me quitte pas, bah moi je suis contente de ça. Je suis heureuse et le fait d'avoir été trahi, c'est presque pas grave parce que je me dis "Ah, il m'a pas quitté." Ouais. Euh alors que en vrai, j'aurais dû le quitter depuis un moment avec tout ce que j'avais découvert déjà quoi. Donc il me donne pas d'explication. à chaque fois il me retourne le cerveau et à chaque fois en fait on passe un peu à autre chose parce que je me dis euh de toute façon il me donne rien. Il me dit que c'est moi qui me fait des films, que c'est n'importe quoi. Donc voilà quoi.
Est-ce qu'il y a eu un événement précis qui a rendu votre relation insupportable au point de de penser à la rupture ? C'était tout le temps insupportable de toute façon. Mais après en fait on déménage. Là on habitait à Paris, on déménage et à ce moment-là je rappelle qu'il est plus censé le faire. C'estàd que il est pas censé du tout du tout continuer ça. Mais il y a toujours des petits mensonges à droite à gauche et puis c'est quelqu'un qui a pas l'air honnête. Même sans parler de l'escorting, c'est quelqu'un qui n'est jamais à l'aise. Euh je rentre du travail, je lui dis "Ah bah tiens, tu es à la salle de sport, on va se croiser dans la rue." Je le vois, il est mal à l'aise, il est sans arrêt mal à l'aise. Donc je me dis "Mais le gars n'est jamais serein en fait, tu vois. Il est pas Donc il ment pour tout. Tiens, tu as passé le balai dans la maison ? Oui oui, je l'ai passé." Alors que clairement tu c'est pas grave, dis-le-moi. Il m pour des choses anodines et je me dis mais c'est pas bon quoi. C'est un mythomane, il a il est il est malade en fait, il est mythomane et je me rends compte au fur et à mesure. Donc on déménage et là ça commence à devenir insupportable au moment un soir je suis avec ma meilleure amie Ondine sur Paris et lui est censé être à la maison ou à la salle de sport. Enfin bref, en tout cas, il est quelque part, il travaille pas ce soir-là et en fait, on rentre plus tôt. Enfin, je je la la soirée c'est courte et donc je rentre chez moi, je lui envoie pas de message pour lui dire "Je rentre parce que je rentre quoi." Voilà. Et il faut savoir qu'il y avait c'était un immeuble avec trois étages et en fait dans la cage d'escalier, tu arrivais à voir les fenêtres de mon appartement. Il y avait trois fenêtres. Donc si c'est allumé, tu le vois. Si c'est éteint, tu le vois. Et donc là, je monte et je vois que c'est allumé. Je dis "Ah bon bah il est pas la salle de sport, il est là quoi." Je j'arrive, je mets la clé et ça s'ouvre pas et je dis "Bon ben, il a dû laisser la clé derrière quoi." Donc je toque, il répond pas, il se passe 30 secondes, une minute, c'est long hein, on habite dans un 50 m², je sonne, ça répond pas. Bon et au bout d'un moment là, vous étiez dans un 25 m² à Paris. Voilà. Et la 50, on a déménagé un peu plus, on est plus dans Paris, on est dans la périphérie et donc il répond pas. Sauf que je j'entends quand même qu'il y a un peu de bruit. Euh je vois qu'il y a la lumière, je regarde et là en fait ça fait quelques mois qu'il s'est plus rien passé, que j'ai rien découvert et ça me remet dans le truc et je me dis bon voilà, il y a un problème, c'est trop bizarre. Ou alors il lui est arrivé un truc, il a fait un malaise mais franchement j'y crois pas. Ou alors il est en train de faire un truc qu'il est pas censé faire. Je toque, je toque, je toque, ça répond pas. Euh et il m'envoie un message. Euh oui, je suis à l'appart, je suis avec un client. Je suis avec un client. Euh s'il te plaît, est-ce que tu peux descendre pour qu'il sorte ? Vous voulez que je m'en aille, que je descende, que je parte de l'immeuble pour que le mec ait le temps de partir comment tu devais être vénère. Mais j'ai cru que j'allais tout casser. Donc là, je lui dis "Mais non, je partirai pas." tu le fais sortir tout de suite. Je rappelle que c'est mon appartement parce que il bosse mais il est pas déclaré. H donc il est pas sur les sur sur le bail. Donc c'est chez moi. Donc si je veux je lui dis tu dégages. C'est chez moi quoi. Je le fais pas. Il ouvre la porte et donc là il y a c'est inconnu hein. Tu es né à né avec Bah ouais. Il y a mon ex qui est donc là en jogging torse nuu qui a dû enfiler un jogging quoi. Le mec, je me rappelle très bien un grand blond type norvégien tu vois très blond grand très mince comme ça qui est hyper mal parce que je pense que lui il était même pas au courant et il sort de là il il vraiment il passe à côté de moi, il me regarde de côté, il me dit bonjour parce que bon je pense qu'il savait pas où se mettre. Et là encore une fois, je reviens à il y a des années en arrière en me disant il va peut-être essayer de me rattraper quand même. Il là c'est grave là c'est acté. Il y a quand même un client chez moi. C'est grave. Non il dit rien. Je suis comme ça et là il va dans la chambre. Donc en fait il y avait la cuisine, le salon et tout au fond. C'était la chambre et il va dans la chambre, je le suis et il prend sa valise et commence à faire sa valise. Genre moi c'est moi qui l'ai trahi et c'est lui qui s'en va quoi. Ah, tu as perçu ça comme ça ? Moi je le perçois
Pas comme ça. Ah bon ? Tu perçois comme moi, je me dis qu'il se dit : "J'ai été trop loin, je sais que je dois me barrer." Ah bah non, parce que quand j'arrive dans la chambre, je dis : "Mais qu'est-ce que tu fais ?"
Je me valise, de toute façon, ça marchera jamais. Tu n'auras jamais confiance en moi. OK. Tu n'as pas confiance en moi, ça marchera jamais. Oh wouh !
J'y mets là en fait, je viens d'arriver chez moi, il y a un client là, et tu es censé avoir arrêté en fait. En fait, normalement, c'est fini. Tu es censé euh à bosser dans la nuit, même si tu es censé euh bosser normalement, trouver du boulot. Euh, tu travailles dans la nuit et en plus, il y a un client chez moi. Non mais de toute façon, ça sert à rien.
Et moi, en pleurs, j'essaie de le retenir pour pas qu'il parte, genre : "Ah ouais ?" "Ouais." Et je suis en pleurs et je dis : "Mais moi, je veux pas qu'on se quitte, je veux pas que tu me quittes. Moi, je..." Pourquoi tu as envie qu'il réagisse ? Quoi ? Je sais pas, je suis je suis malheureuse. J'ai l'impression d'être amoureuse de cette personne qu'on est amoureux et que cache bat bah là, non, il se bat pas pour moi. C'est pour ça que je te disais, l'estime de soi, elle est elle est horrible quoi. C'est tu te dis, mais non, mais je je suis je suis rien à ce point-là quoi. Tu sais, euh, déjà la confiance de base, sans même ça, je suis pas voilà, mais avec ça, ça m'aide pas.
Et donc là, je le supplie de ne pas partir. H je lui dis : "Non, ne pars pas. Euh, je ne veux pas que tu partes. À part ça, à part ce que tu fais là. Euh, pourquoi tu me mens ? À part le mensonge, euh, on est heureux. Arrête de me mentir, il faut que tu arrêtes." Machin, bref, ça se calme, il part pas. Et en fait, le fait qu'il ne parte pas, ça occulte tout ce qu'il vient de faire. Ça. Tu vas être contente qu'il parte. Ouais, je je suis presque heureuse. Limite, j'irais lui faire un bon petit plat, quoi, tu vois ? Limite, oh là là, génial, tu m'as tu m'as pas quitté quoi.
Donc ça ça a été un peu pas l'élément déclencheur qui m'a fait, c'était pas plus insupportable que les autres fois, c'était tout autant insupportable. Sauf que là, on prend de l'âge, on évolue dans la relation et moi je... Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ? Ça fait au moins 4 ans. OK. 4 ans. Ouais. Ouais. Mais c'était il y a plus de 10 ans. Donc il y a peut-être même des choses qui... Oui. Que tu as certainement oublié. Que j'ai oublié.
Mais à ce moment-là, on a déménagé et moi je me dis : "Nouvel appart, nouvelle vie." Normalement, ça fait des mois que j'ai rien vu, c'est cool. Je sens que c'est un peu un mytho sur des trucs, mais bon, voilà. Il a tendance à mentir même sur des choses absurdes. Il il va te dire : "Ah bah moi, il a pas le permis, hein, il a pas le permis, mais il va te dire : 'Un jour, j'ai conduit une voiture, j'étais à 300 km/h.'" Et il parle aux gens en pensant que les gens euh vont le croire. Tu sais, il des trucs tellement énormes et moi, je suis dans une situation à chaque fois, je suis mal à l'aise, je dis : "Mais personne te te ne te croit et il faut que tu arrêtes de mentir, surtout sur qui tu es, sur ce que tu fais. C'est les gens te jugent pas, ils s'en fichent quoi."
Ce qui est surprenant, c'est que du coup, tu restes avec quelqu'un, mais tu sais pas qui c'est. Ouais, c'est c'est effrayant. Tu te dis euh, tu restes avec quelqu'un, mais tu es plus tu restes avec quelqu'un que tu connais pas, en fait. Ben, en fait, moi, je me disais que je le connaissais dans le sens où je savais que c'était une partie de lui quoi. Cette partie, mais encore, tu la connais pas. Tu sais pas ce qui se passe, tu sais pas ce qu'il fait.
Puis à ce moment-là, on verra après. Mais à ce moment-là, il te dit pas qu'il est homo, il te dit pas tout ça. Là, vous déménagez d'un coup comme ça, tu apprends nez à nez qui continue, qu'il y a un client chez vous. Donc en fait, tu ne le connais pas. Tu crois connaître, tu crois te dire : "Mais si, je le connais, je sais." Peut-être, tu sais, il y a il y a ce truc, je sais pas si tu avais ressenti ça, mais il y a ce truc qui s'appelle, et je ne sais pas si c'est le bon terme, le syndrome non de la sauveuse. Ah, ok. Tu sais, je sais pas comment on appelle ça, syndrome. Bon, bref, où souvent les femmes, elles ont envie de sauver leur mec ou leurs meufs. Mais c'est souvent les hommes. On a très souvent envie de sauver les hommes de : "Je serai là, je vais être ton infirmière quand tu es malade, ou je vais te faire réaliser que que tu as fait quelque chose de mal. Je vais faire en sorte que tu prennes de l'assurance, je vais te sauver. C'est grâce à moi que tu vas devenir quelqu'un de meilleur." Et peut-être que inconsciemment, tu avais ce truc où tu disais : "Mais je vais le faire réaliser qu'en fait, c'est avec moi qu'il doit être." C'est pas de, je sais pas, tu vois. Peut-être, peut-être inconsciemment.
Il m'avait aussi déjà raconté que euh, il avait des relations très compliquées avec sa famille, que quand il était arrivé en France euh, il parlait pas un mot de français et que du coup euh pour réussir, pour que les gens l'acceptent, euh, il s'était mis une sorte de carapace et il montait sur ce qu'il était euh pour justement se faire accepter, pour avancer dans la société, pour apprendre plein de choses et que du coup, il a pris cette habitude, tu vois, il me disait : "J'ai pris cette habitude, cette carapace." Du coup, toi, ça t'attendrait un peu. Je sais plus qu'est-ce qui m'avait dit ça honnêtement, mais tu en parles toujours pas à tes potes, à ta famille. Tu es toujours pas, tu gardes tout ça pour toi ? Alors jus jusqu'au moment où on déménage, j'en parle pas à mes amis et au bout d'un moment, ça commence à être difficile. Enfin, à part à ma meilleure amie, ça commence à être vraiment difficile. Et j'en parle à à deux autres amis à un moment donné, on fait des boutiques et puis je dis ça un peu comme ça, un peu d'une manière légère quoi pour pas qu'elle alors que c'est pas du tout léger. Je dis : "Ah bah, vous savez, moi il me fait ça, c'est compliqué. Voilà, je sors ça un petit peu." Et en fait, elle prennent conscience tout de suite de la gravité. Tu dis quoi ? Il me fait ça ? Bah, il se prostitue, il voit des mecs, il y a beaucoup, mais je pense qu'il le fait plus. À mon avis, c'est terminé. Dis : "Mais c'est pas possible." Évidemment, elles ont la réaction normale. Elles me disent : "Mais tu peux pas, tu es folle, accepte pas ça, machin." Après, si on suit un truc pas cool, c'est que forcément bah, elle le juge, elle le juge. Elles le portent plus dans leur cœur parce que moi, je suis leur ami et tu es avec un mec qui est en train de te faire du mal, quoi. Donc on n'a pas envie de tolérer ça. Mais pourquoi tu dis que c'est pas cool ? Bah, un truc qui est pas cool, parce que je me dispute avec mes copines. Ah oui, parce que quand tu dis un truc qui est pas cool, c'est qu'elle le juge. Non, non. D'accord. La situation devient pas cool. Elles elles sont elles ont une réaction tout à fait normale. C'est que voilà, évidemment, elles le jugent, elles disent : "Mais nous, on n'a pas envie trop de le voir, c'est pas un mec bien, machin, mais moi, je le quitte pas." Donc au bout d'un moment, je dis : "Mais ça, c'est mes choix." Donc euh, voilà. Oui, mais elles veulent te protéger aussi. Elles veulent me protéger. Et c'est certainement compliqué quand tu as des amis qui font des mauvais choix, tu peux pas imposer et et tu sais peut-être pas comment vraiment faire quoi pour les aider. C'est un peu peut-être le début, tu vois, ça peut-être psychologiquement un peu, ça a déclenché un truc de dire : "Si je commence à en parler, c'est peut-être que je commence à à avancer peu à peu à dire que vraiment, peut-être que c'est pas du tout le le bon truc quoi. Peut-être qu'il faut vraiment que je le quitte."
Et alors, est-ce que tu penses vraiment à le quitter ? Bah, je le quitte pas. Là, déjà, cette histoire-là où où il y a un client à la maison, je ne le quitte pas. Est-ce qu'on peut dire qu'il y a eu une ultime action avant de rompre ? Enfin, est-ce que il y a eu quelque chose euh, ou alors est-ce que tu as encore accepté encore et encore et encore ? Alors euh, j'ai encore accè Bon, ça, je l'accepte, je quitte pas. Ça nous met toujours dans un moo compliqué, toujours la même chose. En quelques temps passent et puis on va chez mon papa. C'est les périodes de Noël, on va chez mon papa et euh, on est on est à table, c'est la fin du repas. Donc il y a en face de moi mon papa, ma belle-mère, euh, ma admissœur à droite, lui qui est à côté de moi et donc moi à gauche. Et en fait, à cette époque-là, on a un iPad et euh, on l'avait pris, je sais plus pourquoi. Bref, on l'avait pris et on fait un triviell poursuite, le truc de fin de de soirée quoi. Voilà. Et au bout d'un moment, on cherche une réponse, je dis : "Bah attends, je prends l'iPad, je vais aller voir sur Google." Et donc je prends l'iPad, je me mets sur internet et première chose, je tombe sur page d'escorting et je me dis : "Mais ça n'est pas fini en fait, ça." Et c'est à qui cet iPad ? C'est à nous. Genre, c'est à la c'est à ton père ? Non, non, c'est à lui et à moi. C'est notre iPad à nous. Sauf qu'en fait, je me dis : "Mais c'est pas fini. En plus, le mec n'est même pas intelligent quoi. Je veux dire, au moins efface l'historique, il oublie quoi." Je pense que c'est même pas qu'il voulait pas le cacher, c'est que il a même pas réfléchi. Donc moi, à ce moment-là, je suis en face de mon père, c'est Noël, personne n'est au courant, je dis rien. Et je suis en et donc je je fais comme ça, un sourire un peu figé. Je lui donne l'iPad en disant : "Bah tiens, ça c'est certainement à toi." Mais je ne dis rien. Mon père, après, je lui ai dit bien après, il m'a dit : "Mais moi, j'avais rien capté." Bah oui, bah forcément, rien vu. Et donc lui euh, il dit : "Ah oui." Et donc je vois qu'à sa tête, méga gênée. Donc il dit : "Ouais, OK." Bon, voilà, la soirée passe un petit peu.
Oh là là, quel enfer, ma pauvre. Franchement, tu devais te sentir... C'est terrible. Je pense qu'on réalise pas à quel point il y a, c'est c'est hyper violent de se sentir en fait pas considéré, tu vois. Ouais. En fait, c'est ça moi que je sens. C'est-à-dire que c'est c'est très original, j'allais dire comme forme de trahison, mais c'est juste que c'est enfin, il y a aucune considération quoi. Il y a pas de soin, il y a pas comme tu dis, je fais un peu attention, je vais faire en sorte que ça qu'on sauve le couple, à aucun moment quoi. Non, c'est terrible, ça. Fou, tu te... Ouais, c'est tu t'en prends un coup à ton ego, à tout, enfin, tu te dis, c'est pas possible. Je ne vaux rien à ce point-là quoi. Ouais.
Et donc là euh, coup de l'iPad, je lui rends l'iPad, la soirée se termine un petit peu et au bout d'un moment, je lui dis : "Bah attends, viens, j'aimerais bien te parler parce qu'au bout d'un moment, je veux pas pouvoir tenir le lendemain, faut que je te parle." Donc on monte et c'est peut-être ça un peu qui c'était vraiment peut-être un peu le truc, c'était pas la fin encore une fois parce que je ne l'ai pas quitté encore là. Et on monte à l'étage et je lui dis : "Mais c'est quoi ? Mais non, mais c'est pas moi, n'importe quoi. De toute façon, tu as pas confiance en moi." Toujours la même rengaine. Tu as pas confiance en moi. C'est quelqu'un qui m'a envoyé justement parce que je pense que c'est un virus. Quelqu'un a créé un compte à ma place. Ah ouais, yes, certainement. C'est c'est je sais plus quoi dire.
Et là, première fois vraiment de ma relation avec lui où je serre les poings et où je me dis : "Je vais le taper, je vais être violente physiquement, vraiment." Et je je me mords les poings et je lui dis : "Mais pourquoi est-ce que tu es venu vers moi ? Pourquoi ? Enfin, moi, je ne demandais rien. C'est toi qui est venu m'aborder. C'est toi qui a voulu qu'on se connaisse. Pourquoi ? Parce que moi, je fais rien. Tu connais ma famille, je suis je suis fidèle, je suis une personne bien, je je t'apporte rien de négatif. Pourquoi toi, tu es en train de me ruiner ma life ?" En fait, vraiment, là, je crois que j'étais au bout. Et et lui : "Mais tu me pas confiance et t'inquiète pas, il y a rien, il y a rien, rien." Mais je me rappelle plus trop de la de la réaction qu'il a eu. Mais pour une fois, il a pas voulu me quitter à ce moment-là parce que moi, je je commençais vraiment à être à bout et je disais : "Mais faut arrêter, faut qu'on arrête, c'est plus possible, je je peux plus quoi." Et la soirée passe et on se sépare pas non plus à ce moment-là. Euh, donc ça, c'était les fêtes. Mais c'était quoi ta volonté derrière le le le désir toi de te séparer à ce moment-là ? De prendre des distances avec lui ? Ouais. Moi, j'avais envie de vivre, de respirer quoi. Fallait que je j'en pouvais plus. C'est-à-dire, au bout d'un moment, tu es en stress en permanence, tu as la boule au ventre en permanence, tu montes chez toi, tu rentres du travail, tu montes, tu as la boule à l'estomac, tu dis : "J'espère que je vais rien trouver." H évidou rien, c'est une vie normale entre guillemets. Mais euh, et même cette boule au ventre, je je elle a même après l'avoir quitté, elle était là encore. Quand je montais chez moi, j'avais toujours ce truc. C'est ça a eu du mal un peu à partir. Donc là, je voulais juste moi prendre un peu Ouais. Ouais. prendre un peu de distance. Ouais. Mais je ne le quitte pas. Ça, c'est chez mon papa, je le quitte pas. Et puis la vie continue comme elle peut continuer quoi.
H euh, un jour, je suis aussi euh, chez moi, c'est un samedi soir, lui, il travaille euh, il rentre le dimanche matin et puis en fait, quand il rentre, moi presque je me lève vraiment. On n'a pas encore Et puis au bout d'un moment, il est 11h, je vais le réveiller. Je dis : "Bah tiens, réveille-toi." Et en fait, en se déshabillant, il avait enlevé son jean, il l'avait mis par terre à côté du lit. Et quand je vais le voir pour le réveiller, je vois que dans son jean, il en enlevant son jean sans faire attention, il y a un sachet de préservatif sans le préservatif dedans qui est tombé à côté de son jean. [ __ ] ! Donc là, rebelote parce qu'il faut savoir quand il est plus censé, hein, faire ça. C'est terminé normalement l'escorting. Donc je je le quitte pas, mais entre tous ces trucs là, il me dit : "T'inquiète pas, t'inquiète pas, mais" Mais en fait, ça s'arrête jamais quoi. Et donc là, la je lui dis : "Mais c'est quoi ? Qu'est-ce que c'est que ce délire ? Là, je je m'énerve, je dis : "Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?" Et il me dit : "Mais n'importe quoi, cette nuit parce qu'il travaillait donc au Méropolis, on a fait on a fait une soirée ballon, véridique, hein." C'est génial. C'est c'est exceptionnel. C'est génial. Véridique. Il me dit : "On a fait une soirée ballon et en fait, pour faire les ballons, on a on a gonflé des préservatifs." C'est ce que tout le monde fait. Moi, j'ai fait ça pour l'anniversaire de mon fils la dernière fois. J'ai gonflé des capotes. Incroyable. C'est elle est géniale cette excuse. C'est exceptionnel. C'est génial. Évidemment, je ne le crois pas. Encore une fois, Claire ne le quitte pas, hein. C'est basique. Euh, mais je pète un câble. Je dis : "Mais est-ce que tu penses que je te crois ? Enfin, je veux dire, est-ce que dans le monde dans lequel tu vis, tu penses que moi, je te crois ?" Mais de toute façon, tu me crois jamais. Tu as pas Enfin, toujours en fait, la même, ça n'a pas changé. C'est un peu c'est un peu redondant.
Tu vois pas un psy ou quelqu'un à ce moment-là ? Tu es tu es seul quoi. Il y a ta meilleure pote. Il a ma meilleure pote. Tu as commencé à en parler un peu autour de toi. Mais du coup, tu quand même, tu j'imagine que tu te tais aussi parce que tu as pas envie d'être jugé tout le temps. Bah oui. Enfin, ma meilleure pote, elle est au courant de tout. À chaque fois que ça va pas, je l'appelle, je suis je suis tremblante. T'inquiète, t'inquiète chérie, ça va aller, machin, et puis en fait, ça va jamais. Puis en fait, ça passe et puis elle aussi, à ce moment-là, est dans une relation un peu particulière, donc on se comprend un peu. Euh, mais là, c'est pour faire des ballons et et donc je pète un câble, mais je le quitte pas. Mais ça, c'est pas très longtemps après, c'est pas très longtemps avant qu'on avant qu'on se sépare, je pense. OK, mais je te dis, ça fait 10 ans. Oui, oui. Non, mais t'inquiète pas, mais on arrive à suivre globalement l'histoire, t'inquiète. Podcasts. Donc il y a ça.
Et alors alors un peu ce qui a déclenché. Donc là, il y a les histoires des ballons. Moi, j'arrive vraiment au bout de de ce que je peux accepter. Je commence à plus pouvoir le blairer entre guillemets, ou vraiment, c'est plus possible quoi. Mais j'arrive pas à le quitter parce que je suis quand même amoureuse. Du coup, j'ai l'impression qu'à chaque fois que tu découvres quelque chose, il y a un peu ce truc de : "C'est toi, Claire, tu comprends pas, je vais me barrer." Comme l'histoire de la valise, machin. Est-ce qu'il y a un moment où il a où il s'est vraiment barré, où il a vraiment essayé de te quitter ? Jamais. Non, il est jamais vraiment parti. Euh, par contre, euh, une fois, moi, avant la rupture finale, euh, il y a eu une dispute et je lui ai dit : "Bah, de toute façon, ça marchera pas." Donc effectivement, tu as raison, on va se séparer, tu as raison. Et pendant longtemps, des années, il me disait : "De toute façon, c'est pas un problème pour moi, même si je travaille pas, même je peux me barrer, je sais où vivre, je sais où j'ai pas j'ai pas de problème pour aller vivre quelque part quoi." Et cette fois-ci, je suis rentrée dans son jeu, c'était pas la rupture finale, hein. Et je dis : "Ben OK, ben d'accord, bah barre-toi, trouve trouve un appart." Et je suis restée pendant deux trois semaines dans ce mood là et lui vivait lui vivait toujours sous enfin sous mon toit. Et en fait, lui qui avait pas tant dit pendant des années que c'était si facile, là, il partait pas parce que je pense qu'en fait, il a compris en fait, que là, tu... Ouais, que tu étais en train de lâcher quoi. Ouais, je lâchais. Donc toutes les fois où je disais : "Non, non, ne me quitte pas, ne me quitte pas", il se sentait supérieur. Et cette fois-ci, où c'était : "Tu sais quoi, quoi, vas-y, vas-y, barre-toi, c'est bon." Là, ils sont en insécurité totale quoi. Jusqu'au moment où je lui ai dit : "Ben, je comprends pas, ça fait 2 semaines et demie, 3 semaines, je croyais que c'était hyper facile pour toi de trouver un logement, mais moi, j'ai pas envie de partir, machin." Donc là, il a switché, tu vois, mais ça n'a pas empêché qu'il a qu'il s'est pas dit : "Je vais arrêter les conneries, hein." Malgré tout, ça, c'était vraiment un truc avant la vraie rupture.
Ce qui a été le truc, c'est pas le pire, mais c'était un truc de trop peut-être dans dans mon esprit. Un dimanche, il est au foot, toujours, c'est toujours grâce à l'iPad, hein, toujours. Je suis je suis chez moi et en fait, je regarde Scènes de ménages. Voilà, Scènes de ménages et il y a un truc qui est drôle à la télé et je veux filmer. Je prends l'iPad qui est sur la table pour filmer. Je dis : "C'est trop drôle, je vais lui montrer." Je filme, je regarde la vidéo que je viens de faire et tu sais sur Apple, quand tu es sur la galerie, si tu tuffes, tu tombes sur la précédente photo et en fait, j'efface la vidéo et là, je tombe sur la précédente photo d'une énorme tub, un énorme culin en érection en photo. C'est pas lui, on voit juste ça, c'est vraiment un zoom sur ça. Euh, je dis : "Mais c'est qu'est-ce que Oh [ __ ] qu'est-ce que c'est violent ? Qu'est-ce que c'est cette photo dans l'iPad ?" Genre, vraiment, le mec ne réfléchit pas. Oh, mais c'est fou, mais c'est fait exprès. C'est pas possible quoi. Ce stade-là, c'est Je pense que vraiment, juste euh, tu es bête quoi. Non, je pense pas. Je sais pas. Non, je pense qu'il s'en fout ou alors c'est voulu. Mais pour moi, c'est pas de la bêtise de mon point de vue, he. Je connais pas toute l'histoire encore, mais pour moi, c'est soit de l'inconsidération totale, soit c'est voulu. Ça peut pas être alors si juste il est Je pense que c'est un pire mixte, c'est encore pire s'il est, c'est encore pire. Ouais, le mec est vraiment quoi. Enfin, alors déjà, je pense que il se dit : "De toute façon, elle me quittera jamais." Ouais, c'est ça, c'est confortable, mais c'est une forme d'inconsidération. C'est ce que je veux dire. Ouais. Et puis vraiment, je pense que il est pas très, il se dit pas euh, il est pas smart quoi. Non, mais tu es pas smart, effectivement. À partir du moment même, quand tu balances un mytho en disant les ballons, ou alors j'ai conduit une voiture, j'étais à 300 km/h, mais en même temps, pardon, je sais que tu as pas du tout kiffé ce que je vais dire, mais en même temps, il a raison. Bah oui, tu barres pas en Oui, c'est moi qui suis presque. Oui, oui, oui, tu oui. Non, mais attends, c'est on te blâme pas. Enfin, je veux dire, je pense qu'il y a plein de gens qui ont été dans cette situation, pas ce contexte-là d'escorting et tout, mais plein de trucs où on se dit : "Il faut que je me parle, il faut que je me parle, il faut que je me parle" et on y arrive pas. Mais c'est toi aussi qui est dans un truc où bah, il a face à lui une meuf qui quoi qu'il est là, en fait. Donc au bout d'un moment, quelque part, je le pardonne absolument pas forcément, il est dans un truc de : "Bon, pourquoi faire des efforts, pourquoi cacher, il y a une tub dans l'iPad. Bon bah voilà, c'est clair." Non, mais mais le pire, c'est que quand même à chaque fois, enfin, sauf la première fois où il m'a dit effectivement, je fais ça et c'est bien. Les autres fois, à chaque fois, il se défend. Il me dit : "Non, il trouve des excuses, mais pour autant, il cherche pas non plus à me récupérer. Il fait pas le prince charmant pendant des semaines après en disant : 'J'ai fait une connerie, je je veux que ça avance.'" Non, il fait pas ça.
Donc là, ce truc-là, je vois ce sexe dans mon iPad. Je l'appelle pas lui, j'appelle ma meilleure amie et là, je je lui dis : "J'en peux plus. Je lui dis : 'Là, je n'en peux plus. Je crois que j'arrive à j'arrive au bout de ce que je peux accepter. C'est plus possible.' Je tremble. Il faut savoir que dans ces moments-là, moi, j'ai l'impression que je vais tomber par terre. Je manque de souffle quoi. Genre, ah, c'est pas possible, tu vois, rien que d'en parler. J'ai l'impression de revivre le truc quoi. Et donc lui m'appelle. Ah bah, ça y est, fini le foot. Moi, évidemment, j'ai une voix pas très agréable. "Ça va ? Qu'est-ce que tu as ?" "Non, non, rien." "OK, bon bah, il rentre." "Mais qu'est-ce que tu as ? Tu as pas l'air bien." Je dis : "Bah, je sais pas, c'est normal, ça." Je montre l'iPad. "C'est Je sais pas si c'est normal. Euh, non, mais on me l'a envoyé. Enfin, c'est pas moi. C'est un client." Non, il dit même pas c'est un client parce qu'il est plus censé le faire. Ah oui, c'est vrai. C'est c'est J'ai reçu ça par mail. Je dis : "Mais là, c'est pas par mail, c'est dans la galerie. La galerie, enregistré quoi." Voilà, c'est un truc que tu as enregistré. C'est un enfin, il y a un truc qui est pas normal. Et là, je cherche même pas vraiment à comprendre ce que c'est. Je dis juste : "Stop. J'ai maintenant, ça suffit, je peux plus, je je suis tu es en train de me tuer en fait, là, vraiment, j'en peux plus, donc on arrête." Et en fait, il le prend : "C'est bon, là, machin, non, limite, après ton tu vas faire une sieste dans la chambre en mode, c'est bon, fais ta crise, ça va passer quoi." Moi, je suis devant ma télé en pleurs, je suis pas bien et en fait, je me dis : "Je vais pas arriver à le quitter, mais là, j'en peux plus, il faut au moins que je fasse une pause, au moins qu'on qu'on se s'éloigne physiquement quoi." Tu vois ? Et donc il revient et je lui dis : "Mais en fait, tu as pas compris, on arrête, enfin, c'est c'est plus possible, je peux plus vivre comme ça." Et puis on a une discussion et euh, on se dit que effectivement, on va faire une pause. Toi, tu restes dans l'appart. Je dis : "Moi, je retourne un peu chez ma mère et puis puis écoute, on reparlera, mais quoi qu'il arrive, on sera toujours là." Enfin, tu sais, les belles phrases de fin de de de couple. Ouais, je serai toujours là pour toi, machin, ceci cela, mais là, c'est pas possible. Limite, je suis même pas, je suis même pas fâchée. J'ai envie d'être d'être raisonnable et de dire : "Voilà, tu as fait ça, tu as pas voulu t'arrêter, au bout d'un moment, stop." Mais lui, il n'a pas l'air vraiment inquiet. Il a pas l'air, il se dit juste : "OK, on va faire une pause." Et donc je sais pas combien de temps après, mais dans la semaine, peut-être, moi, je prends mes affaires et je enfin, une valise et je pars chez ma maman. Lui, il reste dans l'appartement. Ça, c'est le mois d'avril, début début mai, début mai, début 2017, je crois. Et on se dit : "En août, on on est censé partir en vacances. Moi, j'ai de la famille à l'étranger. Euh, on est censé partir là-bas, tu me rejoindras et on verra si on se remet ensemble ou pas. Mais pour l'instant, chacun fait un peu sa vie en pause. Enfin, fait sa vie. Lui, il la faisait déjà en vérité, mais on n'est plus ensemble quoi." Mais bon, moi, j'irais pas voir ailleurs, il le sait. J'ai eu des propositions, j'étais incapable. Moi, je l'avais dans la tête.
Et concrètement, qu'est-ce qui se passe du coup au mois d'août ? Alors, au mois d'août, donc il se passe 5 mois où lui fait sa life, il est pas très agréable avec moi. Quand on ne se voit pas, il se passe rien du tout entre lui et moi, on ne se voit pas. On s'envoie à quelques messages, mais lui est très distant. Oui, bah de toute façon, réfléchis bien si tu veux qu'on se remette ensemble au mois d'août. Faut bien que tu sois sûr de toi. Enfin, le mec est sûr de lui, est insolent, tu vois. C'est comme si c'était moi qui l'avais trahi, quoi. On arrive au mois d'août. Euh, je suis toujours dans cette optique de me dire : "Je suis contente, on va se remettre ensemble, ça me fait plaisir." Et pendant ces 5 mois de pause, moi, je me fais une liste de questions. C'est-à-dire que dès que j'ai une question, une interrogation sur lui, sur notre couple, sur tout ça, je me note la question. Quand je me dis comme ça, quand on se verra cet été, on va vraiment se voir discuter. Je poser toutes les questions que je vais lui poser. Il faudrait qu'il me réponde en toute honnêteté. Le but, c'est de on ferme l'ancien livre, on brûle et on en ouvre un nouveau quoi. Et tu y crois ? J'y crois. Ouais. J'y crois à fond. Je me dis, c'est la première fois que je fais ça. Moi, pendant ces 5 mois de pause, je suis malheureuse, hein. Ça, j'ai pas envie de ça. Mais c'est la première fois que je fais ça. Je dis : "Allez, cette fois-ci, ça va marcher. C'est vraiment le bon truc." Avant ça, on parlait quand même de mariage. On parlait de mariage, on parlait d'enfant. Jusqu'au moment donné, jusqu'au moment où je avant que je découvre ce truc, lui, il cherchait pas vraiment de travail. Il était un peu comme ça en dilettante. Je lui dis : "Écoute, tu sais quoi ? Arrête, ne cherche pas de bac pour moi, ne me demande pas en mariage, prends ta vie en main parce que là, en fait, moi, je m'engage pas sur quelqu'un qui a pas qui est pas clair dans sa vie quoi." Donc déjà, on parlait quand même de mariage avant ça.
Le mois d'août arrive, moi, je suis toute contente, je me dis : "Ça y est, il va revenir." Il est en vacances avec ses potes, je crois, en Turquie. Moi, je suis en vacances avec ma famille et puis j'ai ma meilleure amie qui est aussi en vacances. Elle est en Grèce avec un mec à ce moment-là et elle m'appelle, elle me dit : "J'ai découvert que mon mec me trompe, machin, ça fait" elle devait il lui restait une semaine de vacances. Je dis : "Bah écoute, rejoins-moi, rejoins-moi en vacances, il y a pas de souci. Moi, mon mec ex, à ce moment, enfin, un mec va me rejoindre dans une semaine, finis tes vacances avec moi." Donc elle vient, on est toutes les deux, donc ça nous fait du bien aussi. Moi, j'ai toujours hâte qu'il arrive. Et puis un soir euh, on est dans un bar avec ma ma copine, c'est sympa, il y a une bonne ambiance et il y a un mec qui vient vers moi qui me drague et ça me fait du bien et je suis réceptive à ça, ce qui était pas le cas du tout pendant toutes ces années, les 5 dernières mois et je suis restée stérile, ça me fait du bien et il me plaît et je sens que je lui plais et je me dis : "Ah, ça ça fait du bien de se libérer quoi." Hm hm. Et euh, et puis en fait, on se revoit et on sort ensemble et tu en parles pas à qui ? À l'autre. Ah non, j'en parle pas. Je me sur le coup, je me dis : "C'est pas bien." Très vite, ça met, je me dis : "C'est pas bien." Et puis en même temps, je me dis : "En fait, ta gueule. Non, mais genre, je kiffe. C'est c'est super. Ça me fait du bien." Et surtout, en fait, qu'est-ce qui te fait du bien ? Ça me fait du bien de me sentir aimé, de me sentir considéré par un mec, de te sentir même désiré, de sentir désiré. euh, de me de me sortir moi personnellement d'une situation de plus avoir l'impression d'être dépendante affectivement de juste quelqu'un et d'avoir l'impression que à part lui, il y a rien autour. Ah ben, en fait, il y a quelque chose autour. Ouais. Il y a des choses autour, je plais et euh, et d'autres personnes me plaisent. Ça, c'est génial. Et donc je vois cette personne et donc on sort ensemble, enfin, une amourette d'été, rien vraiment de sérieux, mais ça me fait du bien. Et à ce moment-là, ça me tombe sur la tête et je me dis : "C'est fini." Ouais. Ouais. C'est mort. C'est grâce à ça que ça t'a permis de Bah, c'est-à-dire que je me suis dit, j'aurais jamais pu faire ça en temps normal de personnalité. J'aurais Ouais. C'est pas un truc que j'aurais pu faire et ça ça m'a fait du bien. C'était ta porte de sortie quoi. Ouais. Pas longtemps ça. Ça même pas été un pansement parce qu'après, je suis quand je te dis porte de sortie, c'est aussi ta manière de partir. Ouais. C'est grâce à ça, cette histoire d'amour de quelques jours qui a fait que : "OK, en fait, là, c'est bon." Oui, c'est bon, c'est fini.
Et cette liste de questions, pardon. Alors cette éducation, je lui en parler parce que du coup, lui, il arrive, il va arriver en vacances et donc là, deux trois jours avant, là, il commence à refaire un peu le lover. Je suis contente, on va se retrouver, ça fait 5 mois que le mec me calcule pas, tu sais. Euh, et là, vous pas vu pendant 5 mois, on s'est vu une fois pour aller boire un verre, mais c'est tout. Il s'était rien passé du tout et on était pas ensemble quoi. Et donc là, je
Vais le chercher à l'aéroport. C'est-à-dire, je ramène ma copine le même jour. Lui arrive et là, ça faisait deux jours que je disais à ma pote : "Je n'ai pas envie de le voir, ça me fait chier, j'ai pas envie quoi."
Il arrive et j'ai dit : "Bon, écoute, de toute façon, ça sera quitte ou double. Quand il va arriver dans la voiture, soit ça va me faire un effet de dingue et je vais me dire, en fait, c'est l'amour de ma vie, soit vraiment ça va me plomber." Et il arrive dans la voiture, tu es genre : "Oh, flemme, je suis dégoûté quoi."
Je suis dégoûtée. J'ai pas envie de le voir. Il me plaît plus physiquement. Il me dégoûte. J'ai pas envie qu'il soit là. J'ai envie qu'il s'en aille. Et lui, il est tout sympa. Oh là là, je suis... Il arrive, il veut me faire un bisou. Je lui tends la joue. J'ai... On va se parler. Il dit : "Oh, je suis trop content. J'ai beaucoup pensé à toi, machin, ceci, cela." J'ai : "Ben écoute, là, c'est... Il était 23h. On rentre et puis on... Moi aussi, j'ai des trucs à te dire. On en parlera demain."
Le soir, donc, on arrive dans ma famille. Je ne dis rien de spécial à ma famille. Et euh, il va se coucher, on dort dans le même lit. Sauf que moi, je lui dis : "Bah écoute, va te coucher, je te rejoindrai après." Je suis au téléphone avec ma maman ce soir-là, en pleurs, parce qu'en fait, je comprends pas ce qui m'arrive. C'est-à-dire, je me dis : "Mais j'ai presque de la peine de me dire, je vais lui faire de la peine quoi." Mais là, l'inverse, ça aurait pas été possible. Je pouvais plus, tu vois. Je disais : "Mais là, il pourrait même être avec une nana devant moi en train de l'embrasser, ça me ferait rien. C'est terminé."
Je vais me coucher à côté de lui. Il tente rien, il me touche pas, rien, rien, rien. Parce que je pense qu'en fait, il sentait qu'il y avait un truc qui allait pas. Mais bon, je disais : "On verra bien demain." Il faut savoir qu'en fait, on s'était dit, on était en Italie et on devait pas, on devait passer un weekend à Rome. On s'est dit : "Bon, on ira à Rome dans un petit hôtel sympa et on remettra vraiment tout au propre sur notre relation, machin, histoire de se retrouver."
Puis en fait, le lendemain, on est encore avec ma famille et moi, je te dis, je peux plus le voir. Donc dès qu'il me parle, il m'exaspère. Il dit : "Mais tu as vu, j'ai conduit une Ferrari, euh, tu as vu ? Tu t'en fous ?" Je dis : "Bah franchement, ouais, je m'en fous quoi." Et en fait, ça me fait de la peine d'être méchante. Donc je lui dis : "Écoute, je pense qu'il faut qu'on se parle rapidement. On va pas attendre de partir à Rome. Moi, il faut que je te parle."
Donc on part à la piscine, on se pose. Il dit : "Ouais, tu voulais me dire quoi ?" Puis il est allongé comme ça, il se fait bronzer. "Qu'est-ce que tu voulais me dire ?" Je dis : "Bah écoute, pose-toi devant moi, on va discuter, faut qu'on discute." "Ouais. Non mais si tu écoutes, je... Non mais s'il te plaît, tu me regardes, tu poses, tu me regardes, on va discuter."
Et donc je lui dis : "Écoute, tu m'as demandé de bien réfléchir pendant ces 5 mois, de savoir si je voulais qu'on continue ou pas, si je pouvais avoir encore confiance en toi ou pas." Euh, et en fait, la réponse c'est non. Je pourrais plus du tout avoir confiance en toi. Je n'ai plus envie d'être avec toi. Je pourrais même mettre un... enfin, j'ai même pas envie de te mettre un micro sur toi tellement j'ai pas confiance. Tu vois, il faudra vraiment que je sois complètement obsédée. Donc j'ai plus envie. Puis j'avais une liste de questions à te poser parce que je voulais vraiment qu'on refasse quelque chose et en fait, les réponses, elles m'intéressent plus. H, j'ai plus besoin de réponse à mes questions et vraiment, j'avais ce sentiment que je voulais plus avoir de réponse. Je voulais juste qu'il fasse plus partie de ma vie.
Et donc là, il comprend parce que c'est la première fois en 6 ans et demi que j'ai, je tiens ce discours là. Blanc, il me regarde, il me dit : "Bah je comprends, en gros, je... ouais, j'ai mérité quoi. J'ai mérité ce truc." Mais du coup, tu veux que je reste ici ou tu veux que je m'en aille ?" Je dis : "Bah écoute, idéalement, je préférais que tu restes pas là. Moi, j'ai besoin de me retrouver seul avec ma famille et début septembre, quand j'entrerai en France, je voudrais que tu sois plus dans l'appartement." Voilà. OK. Et donc ça se termine comme ça. Et là, OK. Tu te sens libre, soulagée. Je respire. Il y a, il y a mes cousins qui arrivent parce qu'on... tu es dans une piscine, il y a mes cousins qui arrivent, tout ça. Moi, je suis bien, lui, il est pas bien. Il va voir mon cousin, il va lui pleurer dans les bras. Et moi, à ce moment-là, je m'en fous. C'est-à-dire, je pense à moi et ça me fait du bien. Et c'est cool quoi.
Et après, je lui dis : "Bon bah écoute, je te raccompagne demain à la gare parce qu'il dit : "Mais il y a quand même l'hôtel à Rome, tu veux quand même qu'on y aille ?" Je dis : "Bah non, j'ai pas envie de passer un weekend avec toi à Rome." "Bon ben moi, je vais quand même y aller." Donc il décide d'y aller. Donc le lendemain, je le raccompagne à la gare pour qu'il parte à Rome. Et de la gare jusqu'à, jusqu'à ma famille, je pleure comme si vraiment, tu sais, j'évacuais tout quoi. Je pleure, je pleure, je pleure comme si c'était la, voilà, c'est la fin d'une histoire, c'est terminé. Et je parle même pas de tristesse. Je sais pas, c'est comme si je... c'est la fin d'un chapitre quoi, tu vois. Voilà. Et là, je suis bien, je suis contente.
Et lui, pendant son voyage à Rome, il m'envoie des petites photos, des vidéos. "Tu me manques, je me vois pas sans toi. Euh, regarde, j'aurais aimé faire ça avec toi." Et moi, je suis très, enfin, je lui réponds à peine. En fait, je me dis : "En fait, maintenant, je vais penser à moi, tu vois, c'est pour moi." Et puis euh, la veille de rentrer en France, je l'appelle en lui disant : "Écoute, comme je t'ai dit, je rentre demain, donc faut plus que tu sois dans l'appartement. Par contre, ça serait bien que tu passes dans la semaine à la maison parce qu'on a vécu 6 ans et demi ensemble." Hm. On avait un chien ensemble quand même. Euh, donc je lui dis : "Voilà, pour mettre deux trois choses au clair pour que ça soit bien quoi."
Et il me dit : "Mais je suis malheureux, tu t'en fous. En fait, il m'accable complètement. Je suis malheureux, tu t'en fous complètement. Tu me, tu, tu penses qu'à toi quoi. Tu penses qu'à toi. Et tu sais quoi ? Je te pardonnerai jamais de penser qu'à toi." D'accord. Il me dit ça. Je dis : "Bah tu sais quoi ? Euh, ça me prouve que la décision que j'ai prise, c'est la meilleure. Ça fait 6 ans et demi que tu penses qu'à toi et que moi, j'ai pensé qu'à toi et pas à moi. Donc maintenant, c'est terminé et tu as qu'à m'en vouloir, c'est pas grave."
Le lendemain, je rentre en France. Euh, il vient et il s'est excusé de ça évidemment, et on s'est pas remis ensemble, mais il a retenté. Hm. Il revient vers moi. Euh, si quand on s'est séparé, moi j'ai décidé de tout refaire mon appartement, de changer les meubles, de changer les odeurs, de tout changer. Euh, je travaillais pas, j'avais pas de travail à ce moment-là. Donc je repars à zéro. C'est-à-dire, j'ai plus de mecs, j'ai un appart, mais j'ai pas d'argent pour payer mon loyer. Donc faut que je reprenne tout. Et lui, je continue, c'est magouilles, je sais pas ce qu'il fait. Euh, il me dit : "Tiens, si tu veux, je te fais des courses." En fait, il essaie toujours de d'être dans mon, tu sais, dans mon, dans ton périmètre quoi. Dans mon périmètre, jamais très loin. On se voit un petit peu parce que bah pour le chien, des fois c'est lui qui l'a, des fois c'est moi qui le lève, tu vois. Ça dépend. Euh, et puis en fait, je lui disais même pendant toutes ces années, ce qui me plaît pas, c'est que tu es un magouilleur, tu te fais de l'argent, on sait pas comment, c'est pas clair, enfin, tu vois, c'est bizarre quoi. Ça me plaît pas cette façon de vivre.
Et là, il m'envoie, il sait que moi, je suis en galère d'argent. Il m'envoie en photo des liasses de billets en disant : "Tu as vu, j'ai tellement d'argent que j'arrive même pas à fermer mon portefeuille." Il est bête, il... Mais c'est du chantage affectif de ouf. En fait, il croit que l'argent va me faire revenir. H, mais je... c'est pas ça. Moi, je préfère vraiment être sous un pont qu'être avec toi. Je dis la vérité, c'est fini quoi. Ah ouais, non, c'est fini. Et donc on se remet pas ensemble, rien.
J'ai pas trop de nouvelles, moi, je fais ma vie. Et puis un matin, je me réveille, je vois un message vidéo de lui en pleurs. Ça doit faire au moins 5 mois qu'on est plus ensemble à ce moment-là. En pleurs, je suis malheureux, il est 6h du matin, je sors de boîte, je pourrais avoir toutes les filles du monde, mais c'est que toi que je veux. Enfin, pitoyable, la morfonie, tu vois le truc. Je dis : "Mais qu'est-ce qu'il a ?" Je vais faire une connerie de toute façon, machin." Il me dit ça et moi, je me réveille avec ça et je me dis : "Ah purée, c'est quoi ce délire ?" Donc je l'appelle une fois, deux fois, trois, il répond pas. Je lui en veux, je me dis : "C'est pas cool. Il me fait flipper après il répond pas, tu vois."
Il finit par répondre. Euh, je : "Bah écoute, passe 5 minutes à la maison si tu veux." On habitait dans la même ville à ce moment-là. "Passe à la maison." Et donc il passe et il est à l'ouest. Il me dit : "Je peux te prendre dans les bras ?" Euh, ouais. Donc il me prend dans les bras, il tremble, il est complètement dans un état second, il est malheureux, il est pas bien. Il me dit : "Je peux pas vivre sans toi, j'en peux plus." Euh, je dis : "Mais en fait, il faut que tu te dises que c'est terminé. Enfin, vraiment, il faut que tu arrives à passer à autre chose parce que moi, c'est plus possible." "Mais je t'aime." J'ai : "Écoute, je dis pas que tu m'aimais pas, tu m'as certainement aimé, mais pas de la bonne manière. Pas de la manière que j'attends qu'on m'aime quoi. C'est pas possible. Mais t'inquiète, de toute façon, un jour je viendrai avec un billet d'avion et on partira tous les deux." J'ai : "Ne fais jamais ça parce que moi, j'ai accepté, j'aurais tout donné pour que ça marche. Maintenant, c'est trop tard, il y a pas de retour possible pour moi."
Et là, il me dit une phrase que je me... c'est insensé. Il me dit : "Mais franchement, à part le mensonge et la trahison, franchement, notre relation, elle a été bien." Pardon ? Mais en sérieux quoi ? Comment ça ? Je dis : "Mais non, mais c'est pas, tu as conscience ? À part ça, effectivement, c'était c'était génial. C'est très culotté quoi." Non, mais en fait, je pense qu'il essayait de me récupérer de la mauvaise manière et le mec pensait que c'était pas si grave. Ouais. À part la confiance, dis, mais c'est les bases. C'est, c'est la base d'une relation en fait, hein. Une relation saine. Je sais pas ce que tu pensais que je voulais. Moi, que tu me montres tout ton argent, tout. Je m'en fiche. Moi, je veux juste une relation saine, simple, pas de mensonge et que on m'aime normalement quoi. Ouais, ouais.
Et donc là, ça s'est terminé. H, après, j'ai changé de numéro. Je lui ai évidemment pas envoyé mon nouveau numéro. Et puis il m'a déjà recroisé quand j'habitais encore où j'habitais avant. Il m'a recroisé. J'étais avec une copine dans un, à une terrasse. Ah ça va, il s'arrête. Et en fait, là, moi, j'arrive plus à faire semblant, plus à faire d'efforts. Ça m'embête de te voir quoi. Euh, ah mais tu fais quoi de beau ?" À ce moment-là, j'avais rencontré quelqu'un qui est pas mon conjoint actuel. J'avais rencontré quelqu'un avec qui je suis restée 3-4 mois et il me dit : "Ah mais tu sais, j'ai ouvert un truc de paris sportifs, une société de paris sportifs. Euh, si tu veux, je peux t'embaucher."
Alors moi, en fait, déjà psychologiquement, ça allait mieux et je venais depuis quelques mois, trois mois, de retrouver un boulot pas bien payé, mais un truc en CDI stable. Je faisais, je commençais à avoir une vie normale quoi. Ça m'allait très bien. "Si tu veux, je t'engage, je te paye 3000 €, t'inquiète." J'ai : "Déjà, je vais jamais travailler avec toi parce que tu es mon ex et j'ai pas envie. De deux, j'ai un mec et puis en fait, je, tu vois, tu es toujours dans tes magouilles quoi, tu vois." Et euh, "Ouais, mais j'ai eu mon permis." "Ah bon ?" "Et tu l'as eu à une semaine." "J'ai eu à une semaine." "Mais tu l'as acheté combien ton permis ?" Enfin, c'est que des magouilles, que des trucs comme ça. Tu vois, je suis plus dans les magouilles, j'ai ouvert mes sociétés, mes trucs. Enfin, tu sais, tu... ta société qui cartonne en un mois, quoi." Je dis : "Écoute, tu as pas changé et moi, je, peu importe, ça m'intéresse plus. Donc c'est fini, c'est fini." Et depuis, je l'ai plus croisé. Moi, je l'ai plus croisé.
En tout cas, c'est fou, c'est dingue. Comment t'expliques avec le recul ta dépendance si forte, si longue ? Parce que c'est quand même, parce que tu vois, tu as dit tout à l'heure, moi j'étais là pour toi, je me... je sais pas comment tu l'as dit, mais genre, je t'aimais toi, non ? Genre, j'étais là pour toi, je me suis mise de côté. Comment tu expliques ce truc, maintenant avec le recul ? Parce que ça a combien d'années ? On s'est séparé en 2017, donc ça a 8 ans. Ouais. Oui, c'est ça. Ouais. Ouais. Ça fait un petit moment. 2017, 18, 19, 20. Est-ce que tu arrives maintenant avec le recul, h, à comprendre pourquoi tu es restée dans cette situation là ? Franchement, pas vraiment. Ah ouais ? Non. C'est-à-dire que j'étais dépendante effectivement complètement de de cet homme-là quoi. Je... c'est de la sorcellerie, c'est pas possible quoi. Je... j'ai pas d'explication. En plus, ça ne me représente pas en, au niveau de mon caractère. Bah visiblement si. Pendant cette période là. Pendant cette période là, ouais. Mais c'est, tu sais, moi, ça me fait penser, j'ai vécu un truc qui n'a rien à voir, mais quelque part, j'ai vécu un catfish. Tu vois ce que c'est ? Euh, non. Un catfish, c'est quelqu'un qui se fait passer pour quelqu'un d'autre. En fait, pendant 2 ans, j'ai été amoureuse, amoureuse entre guillemets, de quelqu'un. Je l'ai jamais rencontré. C'était que des photos, on se parlait et cetera. Dépendant, j'ai pas... jusqu'au jour où en fait, j'ai vu cette vraie personne en vrai. Bon, il y a un épisode qui s'appelle Monatich, n'hésitez pas à l'écouter. Et en fait, maintenant avec le recul, ce truc de dépendance affective, c'est évidemment parce que ça me fait penser un peu à ça où tu sais, tu sais, tu as l'instinct, tu sais qu'il faut que tu te barres, mais tu arrives pas. Et pour, et qu'en fait, j'ai la sensation que... Mais tu me dis, hein, qu'en fait, tu peux pas mériter mieux que ça. Oui. Est-ce que tu avais pas un peu cette sensation de... Mais moi, je pensais que je retrouverais jamais quelqu'un d'autre. Ouais. Je me disais : "Si je me sépare, je vais finir seul. Euh, personne ne m'aimera." Et c'est toujours, voilà, une, comme je disais tout à l'heure, un truc d'estime de soi. Et lui, t'en rajoute. C'est-à-dire qu'en plus, euh, il te fait subir des pires horreurs quoi, et puis tu pars pas. Donc tu te dis : "Bah en fait, j'accepte ça, mais c'est ma vie quoi. C'est ma vie. C'est comme ça." Donc aujourd'hui, après toutes ces années, je... mais personne, mon entourage ne comprend pas comment j'ai pu accepter ça. Et même moi, je, j'arrive pas à capter, j'arrive pas à comprendre. J'étais complètement... Tu as pas de psy maintenant ? Non, parce que ça pourrait être intéressant, tu vois, que tu ailles travailler là-dessus parce que c'est quand même beaucoup d'années de ta vie. C'est pas un mois ou deux, tu vois. Ça, c'est notable quoi. Ouais, mais je le subis pas ce truc. C'est pas un trauma. Ah ouais ? Non, je me sens pas traumatisée par ça. OK.
Alors du coup, la question qui arrive va peut-être m'intéresser dans le podcast. Moi, j'aime bien donner la parole aux gens qui nous écoutent. Donc, il y a une question choisie sur Instagram qui s'invite désormais dans chaque discussion. Donc, si vous étiez là, vous diriez quoi à Claire ? Et il y a Clara qui te demande, c'est pour ça que je trouve ça intéressant. Est-ce que tu arrives à faire confiance à ton partenaire actuel parce que tu es là avec lui, ou à tes précédents partenaires après ton ex ? Est-ce que tu as réussi à faire confiance ? À mon partenaire actuel, 100%. Euh, ça a pas été vraiment le cas au tout début, mais ça a jamais été de la jalousie comme c'était avec mon ex. C'est-à-dire que euh, très vite, j'ai compris que on était pas du tout sur le même délire. C'est quelqu'un de sain, de normal. Euh, il y avait pas de, de mystère, son téléphone est là. Le premier truc, début, ça fait un mois qu'on est ensemble, on est dans la voiture, j'ai : "On peut changer de musique ?" "Ouais." "Bah tiens, mon téléphone." Je dis : "Bah il y a pas ton code." Il me donne son code. Il y a pas, il y a pas de, de secret. Tu sens que c'est fluide, c'est normal. Et en fait, aujourd'hui euh, j'ai... Ça fait combien de temps que tu es avec ton partenaire actuellement ? Ça va faire 6 ans. Et donc vous avez un enfant ensemble ? On a un enfant ensemble. Ouais. Et même ça, tu t'es pas dit : "Je vais faire un gosse avec un mec avec tout ce que tu as vécu avant ?" Non, mais c'est bien en même temps. C'est trop bien de pouvoir passer. Non non, ça a pas été le cas. Ça a été évident avec lui. Ça a été mon âme sœur quoi. C'est-à-dire que on s'est rencontré, c'était moi au masculin, c'était limpide. Il y a pas eu de... C'est quelqu'un de normal, je connais sa famille, je connais ma famille. C'est quelqu'un qui me fait sentir belle, qui est normal. Et tu te sens pas dépendante affective avec lui ? Je, un peu si, mais pas d'une manière toxique, pas d'une manière bizarre. Je me vois pas sans lui. Je, je pourrais pas être sans lui. Je pourrais pas faire ma vie sans lui. C'est inconcevable pour moi. Encore plus depuis qu'on a un enfant parce que c'est, on a, on a ce petit être qui est, qui est, qui est à nous deux, qui est le fruit de notre amour. Mais pas parce qu'on a un enfant, juste parce que c'est lui quoi. Et que ça a jamais été un sujet de me dire : "On m'a trahi, h, du coup je vais faire subir aux autres." Hm. Oui, bien sûr. Et aujourd'hui, euh, j'arrive même euh, je suis pas jalouse dans le sens, je suis même capable de dire à mon mec : "[ __ ] regarde là, elle euh, elle est belle gosse, elle est belle gosse, le cul qu'elle a, euh, voilà." Ça, c'est un truc qui était inenvisageable pour moi avec mon ex, c'était pas possible. Déjà, mais parce que peut-être que dans cette relation que tu as avec ton mec actuellement, bon, déjà, il y a cet enfant qui est là, et puis même au-delà de ça, tu te sens écoutée, désirée, considérée, en confiance. Et du coup, bah, on peut se permettre de : "Ah, tu as vu comment elle est bien foutue, machin." Il y a un truc où c'est un peu plus libre. Bah oui, puis on en rigole quoi. C'est ce que je sais que il est taquin. Donc oui, ben je vais lui donner mon numéro. Enfin, tu vois, c'est, c'est devenu, c'est, c'est léger, c'est simple et ça fait du bien quoi, vraiment.
Qu'est-ce que tu portes comme regard sur cette histoire avec, après toutes ces années ? Est-ce que tu regrettes par exemple cette histoire là ? Alors, je regrette d'avoir autant donné de ma personne et de ma confiance et à une personne qui, franchement, le méritait pas. Mais je regrette pas cette histoire parce que je me dis que c'est le destin, c'est comme ça. Et si j'ai vécu pendant toutes ces années cette histoire, c'est qu'il y a peut-être une raison. Et si je l'avais pas vécu, j'aurais été, j'aurais peut-être rencontré quelqu'un d'autre et je resterai pas avec mon, mon conjoint actuel, j'aurais pas mon enfant, j'aurais, pour moi, tout, tu vois, tout un lien quoi. Donc je regrette pas ça. Ouais.
Qu'est-ce que tu aurais envie de dire à quelqu'un qui se sent piégé, emprisonné dans une relation un peu similaire ? Partez ! Il va pas changer. N'acceptez pas. Ne pensez pas qu'il va changer. Et de toute façon, même s'il change un petit peu, le mal est fait. Tu as cassé un vase, le vase, il redeviendra jamais comme avant. C'est pas possible. Tu peux faire ce que tu veux, ça va te prendre l'estomac, le ventre. Il faut partir, il faut pas croire. On vaut beaucoup mieux que ça. Et s'il y a un doute, c'est qu'il y a pas de doute. Vraiment, faut, en fait, faut pas être dans le déni. Il faut pas se dire : "Ça va peut-être changer." Ça ne changera pas, jamais.
Donc toi, tu as plus jamais une nouvelle de lui. Tu l'as recroisé par hasard une fois. Voilà. Mais est-ce que lui, il a eu des nouvelles de toi ? Alors lui, il a eu des nouvelles de moi. Euh, euh, comme je t'ai dit, il a plus mon numéro. Donc pas grâce à moi, mais il se trouve que ma meilleure amie travaille sur Paris et euh, elle le croise régulièrement parce que je, peut-être qu'il habite dans ce quartier. Et donc, une fois, il l'a vu, donc il s'est empressé d'aller la voir parce qu'évidemment, il la connaît. "Ah ça va, et mademoiselle, qu'est-ce qu'elle devient ?" Il avait appris, pas par ma meilleure amie, mais par un membre de ma famille, que j'avais eu un enfant. Il sait pas si c'est un garçon ou une fille, il connaît pas le prénom ou rien. Donc il sait ça, il avait su bien avant, mais là, il croise régulièrement donc ma meilleure amie et à chaque fois, il va la voir euh, mais alors euh, "Qu'est-ce qu'elle devient ?" "Ah mais il est beau son fils. Il ressemble à quoi ? Mais il doit être beau son fils, tu sais." Il cherche à savoir. "Mais elle est toujours avec son mec ? C'est toujours le même mec ?" Ah d'accord. OK. Euh, et tout. Et donc elle lui pose la question pour te dire qu'il est resté dans le même, le même mindset. "Mais tu fais quoi toi maintenant ?" "Ah bah moi, j'ai ouvert avec ma copine un cabinet ORL." ORL quand même, c'est, c'est du médecin, il faut avoir des diplômes, hein, ça se... pas comme ça. Euh, oui oui, on a ouvert un cabinet ORL, euh, un truc comme ça parce que donc en fait, c'est toujours de la magouille. Et euh, oui, ben je suis là, regarde. Non non, mais moi ça va la vie, hein, ça marche bien. Regarde, j'ai ma veste là, Louis Vuitton, elle coûte 6000 €. D'accord. Voilà, il faut prouver en fait, je pense qu'il est toujours dans ce mood là." Et ben ravi pour toi. Bah nice, tu vois. Et il est toujours dans ce truc là de devoir prouver. Mais je pense qu'en fait, il doit pas être si bien que ça dans sa vie. Bah non, j'allais dire, c'est, il doit être malheureux, mais je sais même pas s'il se rend compte qu'il est malheureux parce que pour lui, ça passe par là, parce que peut-être que le bonheur ou que le, le fait d'exister, ça passe par là, tu vois. Je sais pas. Peut-être. Je pense qu'en fait, il a tellement peur que les gens le jugent. Il faut montrer même ce que tu n'as pas ou de dire. Ouais, mais ça c'est, ouais. Ça, c'est un peu la maladie du siècle, mais bon. Ouais, il y a beaucoup de gens qui sont comme ça. Ouais, c'est clair. Ouais. Mais donc moi, je le croise pas, mais ma meilleure amie le croise régulièrement. Elle dit : "Devine qui j'ai croisé ?" J'ai : "Super." Mais tu arrives, tu es passé à autre chose quoi. Ah ouais ouais. Moi, je, c'est loin en fait. J'arrive même pas à me dire que c'est mon histoire. Ouais, je vois très bien. J'arrive même pas à imaginer que j'ai pu vivre ça. C'est tellement loin de moi et c'est tellement loin de ma vie actuelle. Presque, ça me dégoûte quand je vois mon conjoint, mon, mon petit bébé. Ça me... c'est tellement toxique, tu vois, c'est pas sain et je veux plus du tout être en lien avec ça, quoi. Pas du tout.
Merci beaucoup Claire. Merci Juliette. Merci beaucoup d'être venu nous parler de ça. C'était hyper intéressant. Je pense que c'est une histoire qui va parler à plein de gens parce que la trahison, tu vois, le fond, il est là, il est le même pour beaucoup. Après, la forme, c'est assez original, je vais pas te le cacher. Mais hyper intéressant. Mais merci beaucoup, merci beaucoup d'être venu parce que je me doute même si tu es passé à autre chose, que c'est pas... Pourquoi tu, d'ailleurs, tu veux pas qu'on te voit ? J'ai pas envie qu'il me voit. Alors déjà de base, moi, je suis pas quelqu'un qui m'expose de base. Euh, je suis pas à l'aise moi avec mon image, avec mon corps, je suis pas à l'aise. Donc ça me, ça me plaît pas trop. Je préfère ne pas être filmée. De toute façon, les gens qui me connaissent, ils vont reconnaître ma voix de toute façon. Et puis en fait, je sais pas, j'ai pas envie forcément qu'il me voit. Euh, et puis pour le travail, effectivement, je parlais avec mon conjoint. Je sais que euh, mon conjoint, ça pourrait un peu ne pas trop lui plaire non plus, donc je respecte aussi ça. D'accord. Donc voilà. OK. Très bien. Merci beaucoup encore une fois. Merci. Merci à vous d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il vous aura plu. N'hésitez pas à laisser des petits, des petites notes, des petits commentaires sur Spotify, par-ci, par-là. Vous pouvez également me suivre sur Instagram, sur Twitch et sur YouTube. Je vous dis à la semaine prochaine. Même studio, même micro. Je vous embrasse. Ciao ! [Musique] C.