Transcription
Il faut qu’on parle de l’Inde. Le pays le plus peuplé de la planète. Si tu pensais que la Chine était une géante, l’Inde est encore plus massive. Le pays compte plus de 1,4 milliard de personnes, soit près de 20 % de la population mondiale, vivant sur seulement 2,4 % de la surface de la planète.
Mais l’Inde est aussi le berceau de l’humanité, avec une civilisation, une culture et une religion multimillénaires. C’est le pays des épices, de la danse, du cricket et même du yoga. Mais ce que beaucoup ignore, est que son économie est prévue d’exploser durant cette décennie. Une récente étude de Goldman Sachs prévoit que l’Inde devienne la troisième plus grosse économie mondiale d’ici 2030, dépassant le Japon et l’Allemagne, et la deuxième dans 50 ans. Cette croissance explosive s’accompagnerait d’une performance boursière des actions indiennes de plus de 11 % par an. Ce qui signifie que le marché indien devrait battre le marché mondial, européen et même américain durant cette décennie. Et dans un monde de plus en plus compliqué, avec des tensions croissantes avec la Chine, une inflation intenable et des règles du jeu qui ont changé, ça pourrait être une incroyable opportunité d’investissement.
Voici donc l’histoire de l’Inde, avec des informations exclusives que tu n’as jamais vues ailleurs, et comment en profiter pour devenir riche. Salut, c’est Sébastien, et l’Inde, c’est un peu comme les éléphants qui vivent dans ses forêts: une force de la nature qu’on ne peut pas ou plus ignorer. Ce pays est indépendant depuis un peu plus de 70 ans, et c’est peut-être le seul qui est sorti du colonialisme avec autant de succès en si peu de temps. Mais ça n’a pas été facile.
Au 18ème siècle, l’Inde était la plus grande économie du monde, représentant un quart de la production mondiale. Mais l’effondrement de l’Empire Moghol et la prise de contrôle britannique ont fait s’effondrer les choses: au moment du départ des Britanniques en 1947, l’Inde ne représentait que 3 % de l’économie mondiale. Cette expérience a conduit le pays à se fermer sur lui-même. L’Inde a adopté une politique commerciale protectionniste, empêchant la roupie d’être convertie en d’autres devises et imposant des droits de douane élevés sur tous les biens importés dans le but de devenir auto-suffisante. Combiné à une bureaucratie très lourde, c’était la recette d’un désastre économique qui a eu lieu en 1991. Avec le gouvernement sur le point de faire défaut sur sa dette et ses réserves de dollars dangereusement basses, l’Inde était à genoux. Le FMI arrive à la rescousse avec un plan de sauvetage de plusieurs milliards de dollars, mais surtout des conditions. Le pays a été contraint de supprimer ses barrières commerciales, simplifier sa bureaucratie et de s’ouvrir à nouveau aux investissements étrangers. Soit les conditions idéales pour prospérer à nouveau. Et c’est ce qu’il s’est passé, comme on l’a vu sur la croissance impressionnante et prévue de l’économie indienne.
D’ailleurs, parlons-en en détails. Cette économie est bien sûr propulsée par la population indienne de 1,4 milliards d’individus. La moitié de ces 1,4 milliards travaille dans l’agriculture, produisant environ 10 % des fruits et légumes consommés dans le monde. L’agriculture représente 17 % de l’économie indienne. En comparaison, c’est 8 % en Chine et 1 % aux Etats-Unis. Et ce malgré le fait que le système agricole indien n’est pas des plus modernes et performants. Une modernisation des systèmes de plantation, d’irrigation et de cueillette boosterait encore plus ce segment de l’économie.
Du côté de l’industrie, elle représente un tiers de l’économie indienne. Le pays est connu pour ses tracteurs, c’est le plus grand producteur de tracteurs au monde, et son industrie des pierres et métaux précieux comme la Turquoise et l’or. Mais l’oxygène du pays, c’est l’industrie du charbon. Plus des trois quarts de l’électricité de l’Inde proviennent du charbon qui soutient environ un demi-million d’emplois. Le gouvernement indien a aussi ses propres intérêts dans cette industrie, notamment en détenant Coal India, l’une des plus grandes entreprises du pays. Le transport du charbon contribue également à faire tourner l’immense réseau ferroviaire indien. Mais tout ça a bien sûr un coût, sur les 10 villes les plus polluées du monde, 7 sont indiennes.
Et enfin, troisième segment de l’économie, les services et le tertiaire qui est le noyau dur de la croissance indienne. Sa population anglophone massive l’a longtemps rendu attrayante pour les entreprises technologiques du monde entier, qui sous-traitent pour profiter d’une main-d’œuvre indienne bon marché, que ce soit dans le support client et, de plus en plus, dans l’informatique. Comme les Chinois, les Indiens ont appris des étrangers et utilisent désormais ces connaissances pour leur compte propre, et nous assistons depuis une dizaine d’années à une explosion de l’écosystème des startups tech indienne qui est désormais le troisième au monde après les US et la Chine.
“Attends, mais je pensais que l’Inde était pauvre”. En fait, l’Inde est un pays de fortes inégalités. Il y a des très riches et des très pauvres qui se comptent en millions de gens sans accès aux produits élémentaires pour vivre décemment. Environ 60 % de la population vit avec moins de 3 € par jour et 3 % de la population vit avec moins d’1,5 € par jour. Mais tout ça est en train de changer à une vitesse phénoménale et les chiffres progressent rapidement d’une année sur l’autre. Ce qui est sûr est que l’avenir paraît radieux. La population indienne en âge de travailler va bientôt devenir la plus grande du monde.
De plus, beaucoup de réformes sont en train de passer afin de favoriser les investissements étrangers, la création de nouvelles entreprises, limiter la corruption et la bureaucratie. Notamment le changement surprise de billets de banque en 2016 pour réduire la corruption et le blanchiment d’argent, mais aussi la mise en place d’un impôt national unique sur tous les 29 états alors qu’avant, chaque état avait sa propre politique d’imposition. L’Inde urbanise également en masse. D’ici 2025, il y aura 69 villes avec plus d’un million d’habitants et certaines pèseront plus que des pays entiers. On prévoit qu’en 2030, l’économie de la ville de Mumbai sera plus grande que celle de la Malaisie aujourd’hui. Cette forte et rapide urbanisation poussera la population vers les villes, favorisant ainsi les dépenses en infrastructure et le développement d’entreprises pour servir ces nouveaux habitants.
Le pays avance également à grand pas sur le sujet de la digitalisation. En 2010, le pays a lancé Aadhaar, un système d’identification de la population fondé sur la biométrie qui a permis à des millions d’Indiens sans papier de pouvoir désormais se bancariser et de faire des transactions sans liquide. La part de la population avec un smartphone augmente chaque année et le coût des communications est en baisse continue.
Dernier point, et pas des moindres, les chaînes d’approvisionnement mondiales migrent doucement mais sûrement de la Chine vers l’Inde. Le découplage progressif des États-Unis et de l’Europe vis-à-vis de la Chine signifie que les entreprises doivent trouver de nouveaux pôles de fabrication. Et seule l’Inde a une main-d’œuvre et un marché intérieur de taille comparable à celle de la Chine, aidé par la maîtrise de l’anglais. Par exemple: Apple est en train de transférer sa production de la Chine vers l’Inde. JPMorgan estime même qu’un quart de tous les iPhones seront fabriqués en Inde d’ici 2025.
Après avoir vu tous ces points positifs, il est temps de s’attarder sur les nuages et les risques. Déjà, l’infrastructure du pays est clairement désastreuse et le manque d’investissement dans ce domaine continue de le garder au Moyen-Âge. Par exemple, 15 % des foyers n’ont pas de raccordement électrique. De lourds investissements sont nécessaires pour faire partie du 21ème siècle et si ça n’arrive pas, ça impactera d’une manière ou d’une autre la croissance du pays. À noter cependant que le gouvernement vient de signer un plan d’investissement de 1 400 milliards de $ dans l’infra. Ce genre de dépense a généralement un effet boule de neige sur l’économie. En effet, des études prédisent que chaque roupie dépensée dans l’infrastructure indienne rapporte environ 3 roupies.
Deuxième point, le système de la dette est bancal. En Inde, il y a les grosses banques et ce qu’on appelle les banques de l’ombre qui prêtent de l’argent facilement mais dont la solvabilité et le fonctionnement sont douteux. En cas de pépin, ça peut causer beaucoup de tort à l’économie toute entière, comme ce fut récemment le cas avec la faillite de IL&FS qui a conduit à une crise de la dette sans précédent en Inde. Mais les risques de l’Inde ne sont pas que locaux. L’Inde rencontre plusieurs risques internationaux, notamment sa relation conflictuelle avec le Pakistan, également détenteur de la bombe nucléaire, mais aussi sa forte exposition aux variations du dollar. Quand le dollar monte, l’inflation augmente en Inde. Et enfin, le changement climatique. D’ici 2030, 40 % de la population pourrait ne plus avoir accès à de l’eau potable et le manque de pluie réduirait la production agricole de 25 % dans les zones non irriguées.
Mais bien que les challenges soient grands, ils ne sont pas insurmontables et investir en Inde peut offrir des résultats intéressants. Et là, il y a des options, à commencer par le stock picking d’actions indiennes que je ne recommanderais pas au commun des mortels comme moi. Je pense plutôt aux ETF pour avoir une approche diversifiée et donc beaucoup moins risquée. Et il faut être honnête, si on cherche un truc éligible en Europe ou même au PEA, on n’a pas vraiment de choix. On a concrètement qu’une seule option: le Lyxor MSCI India UCITS ETF avec des frais de 0,85 % par an. Par contre, niveau performance, c’est super propre. Cet ETF va réunir une centaine des plus grosses capitalisations indiennes. Sur 10 ans, il a retourné + 157 %, soit juste en dessous du + 165 % du SP500 sur la même période, mais bien supérieur au CAC40 ou au Monde qui tournent autour des 80 %.
Un autre moyen de s’exposer à l’Inde est d’utiliser la stratégie de l’exposition au pays par une entreprise étrangère. Un peu comme investir en Chine via des actions LVMH. Pour l’Inde, j’aime beaucoup 3 actions qui sont Amazon qui est le leader du e-commerce là-bas, mais également Walmart qui a racheté la startup indienne Flipkart, le deuxième site e-commerce en Inde, et enfin une boîte française que tout le monde connaît du nom de L’Oréal. Implantée en Inde depuis 30 ans, L’Oréal détient 20 % du marché de la beauté là-bas, notamment avec sa marque Garnier. Mais peu importe comment tu choisis d’investir, c’est toujours une bonne idée de ne pas trop te concentrer sur un marché en particulier, surtout un marché en développement comme l’Inde. Si tu as déjà de l’argent dans des ETF type marché émergents, tu es déjà exposé à l’Inde qui représente d’ailleurs 17 % de ces ETF en général. Donc prends ça en compte pour déterminer si tu veux t’y exposer encore plus, et si oui, de combien.
Bref, n’oublie pas de liker la vidéo si elle t’a plu, de t’abonner à la chaîne et d’activer la cloche des notifications pour être notifié dès la sortie de mes prochaines vidéos. Et si tu es chaud pour commencer à investir, je te recommande le courtier sans commission Trade Republic. Lien d’affiliation dans la description. Et si tu veux recevoir une action complètement gratuite et qui peut valoir jusqu’à 100 €, ça se passe sur le courtier Trading 212 en utilisant le code promo dans la description “212SBK”. Anyway, nous arrivons à la fin de cette vidéo. Comme d’hab, je te remercie beaucoup de l’avoir regardée. Profite du reste de ta semaine. On se retrouve tout de suite dans une autre vidéo qui va s’afficher à l’écran. Abonne-toi. Salut !