Transcription
Bonsoir. Bonsoir à tous. Alors, juste quelques petits réglages. Bienvenue à tous. Hop, moi je passe en plein écran. Euh alors, par contre, si je passe en plein écran, euh, j'ai pas le chat. Est-ce que c'est normal, Pierre ?
Oui, c'est normal. Du coup euh bon, alors je vais peut-être revenir, revenir comme ça je peux je peux voir le le chat. Donc bonsoir, bonsoir à tous pour ce live spécial sur la sclérose en plaque, un peu particulier, hein, puisque ici on va aborder en fait les traumas et conflits psycho-émotionnels de la sclérose en plaque en compagnie de mon invité Pierre Grassé. Donc bonjour à tout le monde. Je vois qu'il y a des gens qui sont déjà connectés. Orida, Béatrice, peut-être qu'il y a des gens que tu connais, Pierre.
Tout à fait. Ben bonsoir Orida. Bonsoir Béatrice. Ouais. Moi je connais ces personnes. Merci, merci d'être là. Merci. Voilà. Merci pour votre intérêt sur cette approche de la santé. Et je rappelle que tout ce qu'on va dire, tout ce qu'on va partager, c'est une approche qui est complémentaire de la médecine. Il s'agit pas de remplacer le suivi, les traitements médicaux. C'est vraiment une autre, une autre approche de la santé, de la maladie. Bonsoir Béatrice, Brigitte.
Euh voilà, donc comme disait Pierre dans son post Facebook que je viens juste de lire, à nous deux, on cumule plus de 30 ans d'expérience en décodage des maladies et en thérapie. Euh et donc on va vous parler des principaux traumas, euh chocs, euh on va dire ambiance éducative aussi en lien avec la problématique de la sclérose en plaque, euh avec des exemples concrets. Et comme disait Pierre, et bien lui partagera euh sa son parcours personnel, hein, de de vécu avec la sclérose en plaque et après ben comment ça l'a amené à faire le métier qu'il fait aujourd'hui. Moi, je vais présenter rapidement le bah qui je suis, hein. Et puis après aussi Pierre se présentera. Ensuite, je développerai moi les ressentis psycho-émotionnels à l'origine de la sclérose en plaque avec en détaillant les différents euh les différents troubles moteurs, sensitifs, visuels, les problèmes de vessies neurologiques. Et puis après euh Pierre parlera de son expérience et puis aussi de ses propositions thérapeutiques aujourd'hui en tant que en tant que coach et thérapeute en en santé globale. Et puis après, on on ira plus sur vos questions. On prendra peut-être quelques réactions et quelques questions en cours de route, mais euh principalement on répondra aux questions après l'in mon intervention et l'intervention de de Pierre.
Hésitez pas donc à poser vos questions et puis aussi à réagir en écho à ce qu'on va dire. Voilà. Est-ce que ça vous parle ou pas ? Est-ce que ça ça fait écho à votre propre expérience ou pas ? Bonsoir à tous. Rose, Éric. Voilà.
Alors, je vais juste me présenter rapidement. Donc euh moi, je suis un un ancien médecin euh rhumatologue, on va dire déçu par les les limitations euh de la médecine conventionnelle, purement matérialiste. Encore une fois, je dis pas qu'il faut s'en passer, hein. Euh mais moi, je me suis trouvée vraiment euh impuissante et aussi confrontée à à un manque d'humanité et puis à à voir en fait la souffrance psycho-émotionnelle au-delà de la maladie et à chercher dans cette direction-là. Donc le le postulat de base du décodage biologique, qu'on peut aussi plus simplement appeler le décodage émotionnel des maladies, c'est que il y a euh un sens à chaque symptôme, c'est-à-dire un un trauma émotionnel, une émotion que le corps ne fait rien par hasard en fait. Et on va aller euh mener une enquête dans laquelle la première question qu'on va poser en fait, c'est à quoi ça sert le tissu touché ? Et donc quel est le sens pour le corps de faire ça ? Et c'est ce que je vais développer après euh au sujet de la sclérose en plaque.
Euh comme va nous le raconter Pierre certainement par rapport à son propre parcours, cette approche, elle permet de redevenir acteur de sa santé puisque euh on n'est plus simplement le patient qui attend et qui remet en fait son tout son pouvoir dans les mains de la médecine. Encore une fois, ça veut pas dire qu'il faut s'en passer, mais ça va vraiment permettre de comprendre ce qui se passe à l'intérieur de soi, ce que son corps exprime, hein, en partant du principe que le le corps c'est le miroir de nos émotions et que la maladie, le symptôme en fait est le reflet d'une souffrance, d'une souffrance émotionnelle et que j'ai même envie de dire que le la maladie, c'est la voix royale vers l'inconscient. En fait, le corps ne ment jamais. Et en décodant le symptôme, en faisant ce travail d'introspection, on va pouvoir éclairer en fait des zones de notre inconscient et des parts de nous qui sont en souffrance. Voilà. Donc et puis on en reparlera aussi dans les clés euh de de de cheminement vers la guérison. Ça va, il va être essentiel et le décodage émotionnel maladie va permettre de se réconcilier avec le corps, de refaire équipe avec le corps en comprenant que le corps est une part de nous qui s'exprime et donc il n'a jamais été contre nous. Voilà.
Donc Pierre, je te je te laisse te présenter rapidement et puis après tu tu développeras plus bien sûr.
Écoute, merci Chloé déjà. Merci beaucoup pour ton invitation à partager ce live autour bah justement de de cette maladie la sclérose en plaque. Et ben moi j'ai vraiment été très enthousiaste à cette invitation, à cet appel à partager nos expériences parce que bah voilà, je te suis depuis un moment et vraiment je suis vraiment étonné et en même temps enthousiaste de toute la qualité de ton travail. Donc ça fait que aujourd'hui je suis présent là-dessus et bah je trouvais que c'était une vraie chance de croiser du coup ces ces deux expériences euh alors que ben finalement on se connaissait pas avant. C'est-à-dire que on a effectivement chacun travaillé de notre côté et puis voilà, on s'est rencontré il y a 2 mois comme ça par hasard entre guillemets et puis euh bah c'est ça va être une chance inouïe je pense pour tout le monde ici de partager ça. Sachant que bien entendu tout ce qui est partagé là, c'est jamais en fait comment dire quelque chose de fermé. C'est quelque chose qui continue à s'ouvrir et s'ouvrir encore plus à se réfléchir à se questionner. Voilà, on n'est pas là pour dire voilà la vérité parce que c'est une vérité, c'est toujours quelque chose vers laquelle on chemine. On y a on l'atteint vraiment je pense pas tout à fait quoi.
Donc finalement pour parler un peu plus de mon parcours, déjà pour sentir un peu qu'est-ce qu'il y a ici derrière dans ce corps là de 2 m2, parce que je fais 2 m2. Derrière ce cœur là, derrière il y a déjà un esprit assez cartésien puisque moi je suis formé aussi aux sciences, j'ai été étudiant en master en analyse biologique et chimique. Je suis très très cartésien, très très porté sur les sciences et du coup ça c'est un aspect de moi mais ça saurait pas me résumer tout à fait puisqu'il y a un autre aspect de moi très artiste, très sensible puisque depuis l'âge de 6 ans je suis un chanteur. J'ai chanté toute ma vie même à un niveau professionnel. Du coup pour moi, c'est ces deux aspects de moi qui me permettent en fait de vivre des choses à la fois avec précision et rigueur, c'est le côté scientifique, mais aussi avec sensibilité et empathie, ça c'est le côté artiste musicien. Et il y a ces deux côtés de moi qui sont là. Et en fait fondamentalement, je suis quelqu'un de passionné par le fonctionnement de de l'être humain. Je suis un amoureux de la nature. Et bah qu'est-ce Qu'est-ce qui fait que je suis là aujourd'hui ?
Ouais. Qu'est-ce qui fait que tu es là sur ce live qui concerne la sclérose en plaque ?
Live sur la sclérose en plaque, ben c'est que il y a à peu près maintenant 21 ans, quand j'avais 25 ans, j'ai perdu la moitié droite de ma vue et on m'a diagnostiqué une névrite optique. Premier élément effectivement en faveur d'une sclérose en plaque. 3 ans plus tard, en 2007, bah j'ai une poussée sensitive au niveau de la moelle épinière. Et puis ben à ce jour, ben c'est les deux seules poussées objectivées par une lésion à l'IRM puisque bah aujourd'hui je peux dire vraiment que ça fait 15 ans que je suis en rémission de cette maladie et surtout que j'ai beaucoup beaucoup cheminé par rapport à elle. Puisque bon, il y a un moment finalement pour moi, j'étais vraiment quand même très très dans le mental, très très dans quand même dans le côté cartésien. Ouais, j'en parlerai, ouais.
Et puis bon, on m'a proposé du coup un moment le traitement comme on le fait effectivement dans le cadre d'un suivi médical. De mon côté, moi, j'ai fait le choix personnel de ne pas prendre ce traitement. Alors quand je dis ça, bien sûr, si vous partagez mon histoire, ça a aucun c'est aucunement en fait pour encourager qui que ce soit à arrêter son traitement ou quoi que ce soit parce que je reste persuadé comme le disait Chloé que voilà, le suivi médical, le traitement médical, ça c'est quelque chose pour vous à conserver et à suivre. Tout ce qu'on propose ici, c'est en complément.
Euh moi aujourd'hui ben en tant que coach thérapeute, euh je m'estime pas comme étant alternatif, je m'estime comme étant quelque chose de complémentaire. Euh donc au suivi médical. Euh je dis pas ça pour faire beau euh parce que souvent on dit bon, le la personne elle va dire ça pour se protéger pour pas avoir de problèmes. Mais parce que en fait, je crois fondamentalement dans le fait qu'on a besoin de toutes ces spécialités à commencer par la médecine allopathique pour accompagner la personne dans sa globalité. Donc ça, c'est vraiment pour moi très important. Et j'ai juste envie de vous raconter une petite histoire justement que j'ai lu mais il y a même pas, je crois que j'ai dû la lire aujourd'hui, aujourd'hui même. Donc c'était peut-être un signe, un partage d'un médecin qui partage l'histoire d'un patient. Un patient qui a des douleurs au niveau du du ventre, des côtes. Alors il va chez l'ostéopathe et du coup l'ostéopathe lui règle le truc, ça va mieux sauf que ça recommence d'après. Et bah pareil, il va chez l'ostéopathe. Après, il va chez la sophrologue parce qu'on lui dit que ben finalement les maux de ventre, c'est le stress et tout ça. Et malheureusement, ça empire jusqu'à un moment où il peut plus manger et il vomit. Et là du coup, bah il passe par la case bah des médicales, de la médecine allopathique. Et à ce moment-là, malheureusement, on lui diagnostique un cancer de l'estomac avancé avec métastase qui n'est plus opérable. Et donc là, pour moi, c'est une belle histoire. Enfin, une belle histoire, c'est c'est mal choisi ce mot, mais pour le moment, oui, c'est pas, c'est une histoire marquante qui est simplement indique que d'abord, il y a quoi ? D'abord, il doit y avoir un diagnostic, un diagnostic médical, un suivi médical. Et après tout ce qui vient autour peut se rajouter. Mais pas l'inverse. Parce que du coup, là, si on a un problème, si on commence à on sait même pas ce qu'à la personne, moi de mon côté, en tant que coach thérapeute, je demande toujours à la personne, est-ce que vous avez un diagnostic sclérose en plaque et est-ce que vous avez un suivi médical ? Hein. Je veux surtout que la personne ou oui, d'ailleurs, je vais préciser qu'on répondra pas dans ce live à des questions purement médicales. Est-ce que vous pouvez me dire si quand j'ai tel symptôme, est-ce que j'ai la sclérose en plaque et quel traitement allopathique vous me conseillez ? Voilà, ça c'est les médecins. Si vous avez un doute, si vous savez pas, c'est le médecin.
Tout à fait. Et donc ben voilà, j'ai bah finalement cette maladie, ça a été vraiment pour moi un cadeau. Euh je le dis comme c'est. Je sais que dans ce mot-là, il y a peut-être plusieurs personnes ici qui vont le prendre comme quelque chose d'assez dur à entendre et je peux le comprendre parce que moi au départ, c'était vraiment vécu comme une injustice. Euh je trouvais ça vraiment, c'était j'avais tellement de colère contre cette maladie, j'étais tellement dans la non-acceptation de ça, je voulais simplement pas ça. Que bien sûr, quand je vous dis ça, ça a été quand même un cheminement pour arriver à cette acceptation, à ce cadeau. Mais ça a réellement changé ma vie, hein. C'est dire qu'aujourd'hui, ma vie ne serait pas celle que c'est. Plus le même. Je suis plus le même effectivement. Avant, j'étais un autre Pierre et ce Pierre là, il est tombé malade effectivement. Et puis quand je vois ce Pierre là, j'ai beaucoup euh d'amour, d'empathie pour lui. Je sais par quoi il est passé et je sais aussi pourquoi du coup bah cette sclérose en plaque a pu se déclencher parce que ben il a mis tout en œuvre quelque part. Il a travers son vécu pour ben justement faire que le corps ben se déclenche comme ça parce que il y a le corps n'avait plus d'autres choix.
Ouais. Ouais. Ouais. Va je vais je vais le développer euh de manière approfondie. Ouais. Voilà. Donc en tout cas, ouais, j'ai eu tout un parcours effectivement où je me suis formé à plein plein de choses. Je me suis professionnalisé. Aujourd'hui, je suis coach thérapeute, praticien, maître praticien en PNL, c'est la programmation neurolinguistique, prati en hypnose Ericksonienne. Je suis spécialisé dans tout ce qui est approche euh psycho-émotionnelle de la santé, notamment de la sclérose en plaque. Et là, depuis 2022, moi j'ai créé un programme, j'ai co-créé avec mon collègue Manuel Schmid qui est coach et santé, le programme Arcanp à destination des personnes atteintes de sclérose en plaque qui a un programme de santé holistique qui va visiter le coaching pour des changements de comportement, la thérapie brève sur tout ce qui est conflit, trauma, blessures émotionnelles, la naturopathie pour mettre le corps dans les meilleures positions pour justement euh ne pas avoir un état inflammatoire et se réparer, l'activité physique adaptée, le massage bien-être. Alors, je fais pas tout, hein, je rassure. Et on prend du coup ce programme, la personne dans sa globalité. Ouais. Voilà. Donc un peu et puis on aura l'occasion bien sûr avec Loué d'aller beaucoup plus en profondeur sur
Oui, tout à l'heure, voilà, tu reviendras sur ton parcours sur aussi sur ce que tu proposes, hein, des parce que le but de ce live, c'est vraiment de vous aider en fait, hein, à cheminer vers le mieux-être, vers la santé, vers la guérison. Donc euh voilà, on parlera de de de clés de de compréhension et de clés de de vers le chemin de la guérison. Et aussi euh voilà euh euh Pierre propose des accompagnements et aussi un un stage dont il nous parlera tout à l'heure, un stage cet été.
OK. Ben merci beaucoup Pierre. Donc bah moi, je vais vous parler donc de des conflits psycho-émotionnels à l'origine de la sclérose en plaque. Et pour ça, je vais je vais vous parler de la physiopathologie parce que la la question de base qu'on reprend toujours en décodage biologique, c'est quelle est la fonction du tissu atteint ? Et donc là, dans la sclérose en plaque, il s'agit d'une maladie autoimmune du système nerveux central. Qu'est-ce qui se passe ? En fait, il y a des anticorps, des auto-anticorps qui vont attaquer la gaine de myéline qui est la gaine de protection des axones qui sont les prolongements des neurones et des nerfs. Et en attaquant la gaine de myéline en fait qui sert à la fois de protection mais aussi de matériel qui va permettre la conduction du courant, et bien le courant ne peut plus circuler. Donc ça va poser des problèmes dans les deux directions du courant. C'est-à-dire que le système nerveux central envoie des ordres en périphérie au muscles pour demander à nos muscles qui sont les effecteurs d'agir. Donc si le courant est coupé, et ben on va avoir des paralysies plus ou moins prononcées. On peut avoir de la faiblesse, des troubles de coordination, voir une paralysie totale. Et dans l'autre sens, en fait, on a plein de capteurs en périphérie qui nous renseignent sur le monde extérieur, sur ce qu'on ressent, sur ce qu'on voit et cetera. Et là également, si le courant est coupé, et bien l'information ne va pas arriver ou va arriver de manière déformée au niveau du cerveau.
Donc euh qu'est-ce qui se passe ? Euh c'est déjà, on va parler de l'auto-immunité. C'est une maladie auto-immune. Donc là, je vais aborder la problématique psycho-émotionnelle générale des maladies auto-immunes. C'est il y a de l'autodestruction. En fait, la personne considère qu'une partie d'elle met en danger, la met en danger ou est mauvaise et donc elle va détruire cette partie d'elle-même. Et il y a vraiment dans les maladies auto-immunes, il y a des jugements négatifs sur soi et le ressenti, on va dire, qu'on retrouve de manière quasi systématique dans l'ensemble des maladies auto-immunes, c'est la culpabilité. Euh donc la la personne en fait est dans une sorte de guerre contre elle-même. Et d'ailleurs, j'aimais bien une chose que tu avais dit Pierre, c'était dans dans un précédent interview où tu disais qu'est-ce qui vous empêche d'être en paix ? Euh contre quoi ? Contre qui êtes-vous en guerre ? Donc ça, c'est une question importante.
Et là, je vais je vais développer en fait les les principaux traumatismes que que l'on identifie chez les personnes souffrant de sclérose en plaque. Donc dans les formes motrices, l'ordre qui est envoyé par le cerveau vers le muscle ne n'atteint pas son but, hein. La personne va avoir une forme de paralysie plus ou moins importante. Et donc ce qui se passe en fait, c'est qu'il y a un court-circuit, c'est-à-dire que deux ordres inverses sont donnés, sont envoyés vers le muscle avec une pression affective ou un enjeu qui est fort. Et en fait, les deux parties de nous qui sont en conflit vont s'opposer et s'annuler. Donc en fait, on dit on à notre muscle de faire et de ne pas faire en même temps. Par exemple, on dit à nos jambes en même temps avance, recule. Euh oui, non, il y a une part de nous qui dit oui et l'autre tout de suite derrière qui dit non. Euh et donc ça, ça va créer le court-circuit en fait. On est vraiment comme dans un courant euh un courant électrique. Le courant circule plus et ça peut toucher n'importe quelle action en fonction du du groupe musculaire en fait qui va être touché en fonction de de l'action qu'on va bloquer en nous en fait. Et c'est pour ça que j'appelle cette maladie la maladie du conflit intérieur ou la maladie du choix impossible.
Vous vous aurez aussi donc ce ce live sera disponible en replay et aussi j'ai fait des vidéos très détaillées sur ma chaîne YouTube en deux parties que vous pourrez retrouver avec de nombreux exemples. Là, je vais essayer d'aller un petit peu plus vite, mais euh j'illustrais ça par euh une une situation imaginaire. Imaginez que vous soyez dans une réunion avec des collègues et là vous êtes là, vous voulez intervenir, vous avez un truc super important à dire, ça vous tient à cœur et là il y a plein de pensées qui arrivent là qui disent "Ah non, mais tu vas pas dire ça, tu vas avoir l'air trop bête. Oh non, puis tu peux pas te permettre d'intervenir parce que quand même, tu es que le N-2. Ah non, puis ce que tu dis, ça va mettre tes collègues en difficulté, hein. Ah non, mais tu vois et donc oh ah ! J'avance, je recule, je dis, je dis pas, je fais, je fais pas. Et en fait, on va détruire la partie de nous qui allait parler, en fait. Donc là, par exemple, dans cet exemple-là, hein, qui est fictif, ça peut donner des troubles de l'élocution.
Donc, il y a un combat en fait. Il y a un combat et ce combat, il se passe dans la tête, hein. C'est une pathologie du système nerveux central et le système nerveux central, la tête, c'est la tour de contrôle. Donc dans euh la sclérose en plaque et en général dans les pathologies du système nerveux central, il y a une problématique de contrôle. On cherche à contrôler en fait. Euh donc on a des personnes qui sont en train de se contrôler. Alors tout le monde le fait plus ou moins, mais là, c'est très poussé en fait. C'est-à-dire que on est tout le temps en train de se surveiller en fait. Qu'est-ce que je dis ? Est-ce que je dis bien ? Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que j'ai est-ce que j'ai l'air bien ? Donc voilà, il y a l'image, les actions, les paroles. Voyez, par exemple, l'expression, l'image va pouvoir donner des paralysies faciales. C'est-à-dire que par exemple, il faut pas montrer ses émotions, donc je vais je vais mettre un masque en fait, un masque émotionnel. Mais à un moment, si l'émotion est trop forte, en fait, euh il peut y avoir une partie de de mon visage qui se paralyse parce qu'il y a une émotion qui veut sortir. Moi, je la bloque et il y a paralysie en fait.
Donc voilà, on est au niveau de de la tour de contrôle du cerveau, on se surveille et on va bloquer les actions spontanées en fait. Euh et donc on a des personnes qui sont en général très cérébrales, très intellectuelles, qui analysent beaucoup, qui sont mentales, qui sont donc essentiellement dans leur tête, hein, qui vont souvent dire "Ah, je pense que, je pense que, ah dans ma tête, c'est compliqué, c'est compliqué." Et et puis donc des personnes qui sont essentiellement ici dans la tête et qui vont être coupées du corps. Bien souvent pour les personnes souffrant de sclérose en plaque, le corps, c'est pas important, on l'écoute pas vraiment en fait. Et si on va faire des choses avec le corps, du sport et cetera, on va imposer la volonté du mental au corps en fait. Et tout ça va euh s'associer à un refoulement émotionnel. Dans la sclérose en plaque, il y a une problématique qui est majeure, qui est le refoulement des émotions. Alors, c'est vrai qu'on est dans une société où on a cette tendance à hyper intellectualiser et les émotions sont considérées comme quelque chose d'assez honteux, mais c'est très marqué dans la sclérose en plaque. Il peut y avoir jusqu'à vraiment une dissociation très importante, hein, de l'émotionnel.
Et là, je cite quelques personnes que j'ai eu en séance qui disent "Je garde tout pour moi, je bloque, je ne pleure pas pour pas faire de peine à mon entourage. Euh je pleure jamais. Quand je suis triste, ça ne se voit pas. Euh dans la famille, on ne parle pas, hein. Il peut y avoir des familles où euh il n'y a pas du tout d'expression émotionnelle, il n'y a pas de lien d'intimité, on ne dit pas ce qu'on ressent. Donc euh il y a il peut y avoir aussi voilà, une une méconnaissance totale en fait de ses besoins, de ses émotions. On retrouve beaucoup aussi le fait que il faut être fort. Il faut être fort. On avance donc beaucoup, on minimise beaucoup en fait. Euh ça peut aller jusqu'au déni, hein. Euh voilà, une autre personne qui dit "Je n'exprime rien, je fais bonne figure, hein." Donc on porte beaucoup de masques. Je Il y en a qui beaucoup qui m'ont dit aussi "Bah, je ça fait des années que j'ai pas pleuré, je sais même plus comment pleurer." Euh voilà.
Donc en fait euh ce sont des des personnes souvent qui ont grandi dans des familles où l'expression des émotions, elle était inexistante ou alors elle était elle était interdite ou alors elle nous mettait en danger par parce qu'elle nous rendait vulnérable. Les personnes ont pu être ont pu être humiliées, maltraitées quand elles pleuraient, hein. Euh ou alors aussi, il y a cette problématique de devoir être fort pour protéger l'entourage, pour protéger un parent qui est fragile, par exemple, un parent qui est dépressif et qui sait pas lui-même gérer ses émotions. Donc non seulement l'enfant peut avoir à prendre en charge l'émotionnel du parent, mais en plus à devoir se couper de son émotionnel pour pas mettre le parent en difficulté.
Alors cette problématique de contrôle, très souvent ce qu'on va retrouver, c'est que dans l'enfance, ce sont des personnes qui ont été contrôlées, donc avec un un milieu familial, des parents qui sont contrôlants, très autoritaires. Donc on a vraiment une une prise de de pouvoir du parent, une relation de de domination, un rapport de force où les les enfants se sont sentis soumis, restreints dans leur liberté. Il y a vraiment ce truc de devoir rentrer dans dans un cadre, dans un moule. Et si on rentre pas dans ce cadre, et ben on peut être puni, jugé, culpabilisé, humilié. Et ce que les personnes expriment beaucoup, c'est le sentiment qu'en fait, on décide pour moi. Et ça, ça peut aller très loin. Je vais en parler jusqu'à au choix d'études, au choix de de l'époux, au choix du métier. Donc sont des personnes qui ont été contrôlées. Euh et euh il y a le poids du devoir, cette petite voix dans la tête qui dit "Tu dois, il faut" avec toutes les peurs en fait qui en découlent si on n'obéit pas au devoir. Et le poids des devoirs va venir écraser les besoins. Donc les personnes, ce qu'elles ont dans leur tête ou même ce qu'elles ont entendu, c'est soit tu obéis à l'autorité et on t'accepte, soit tu te rebelles, tu te choisis et on te punit, on te rejette, on t'exclut. Euh donc il y a des personnes, hein, qui ont pu avoir cette sanction de "si tu te maries avec un tel, si tu fais telle étude, si tu choisis tel métier, tu n'es plus mon enfant." Donc on va retrouver des systèmes familiaux très sévères. On peut avoir, bon, ce n'est pas une toujours le cas, mais on peut avoir régulièrement des familles militaires ou des éducations catholiques très rigides où en fait la notion de devoir et d'obéissance est très forte.
Et donc dans la dans l'enfance, il y a un tyran extérieur qui est le parent, mais ensuite en grandissant, ce tyran, il est toujours là. En fait, les peurs sont toujours là. On a intériorisé le parent et on continue à être un enfant en fait qui vit dans la peur. Alors, ce qu'on peut avoir d'autres comme mécanisme euh en fait, où on va pas pouvoir s'écouter et se choisir, c'est la culpabilité parce que on est en protection sur quelqu'un d'autre. Euh donc par exemple, un parent qui était dépressif et le le l'enfant a pris un rôle de parent. On dit qu'il y a une parentification et du coup euh le le l'enfant va être en rôle de sauveur. Il ne peut pas s'éloigner du parent, il ne peut pas être libre de vivre sa vie. Donc pour toutes ces raisons, la personne en fait va s'effacer, elle va s'écraser, elle va se détruire. D'où l'autodestruction de la maladie auto-immune et ça, ça s'accompagne d'une inflammation très importante, hein. La sclérose en plaque, c'est une maladie inflammatoire et l'inflammation au décodage au niveau émotionnel, c'est de la colère. Donc Pierre, il en reparlera certainement, hein, parce que il y a une dimension colère refoulée qui est très importante dans la sclérose en plaque.
Euh très souvent, on va retrouver aussi une profonde dévalorisation. Les personnes ont une faible estime d'elles-mêmes, ce qui fait qu'elles vont avoir du mal à se choisir et s'affirmer. Donc elles vont se contrôler encore une fois, se contraindre pour être une bonne personne, une gentille personne, hein. Utiliser les images, bah les images sages, un enfant sage comme une image, hein. Et je je racontais, il y a Victoria Ravano qui qui a fait une belle interview aussi sur ABC qui dit, elle est d'origine italienne et elle dit "En Italie, on dit sage comme une statue." C'est-à-dire, tu n'as pas le droit de bouger. En fait, on te met à cette place, tu rentres dans le cadre et tu ne bouges pas. Euh donc la personne voilà, se contraint pour correspondre à ce qu'on attend d'elle, aux attentes, qu'elles soient implicites ou explicites et elle n'exprime pas qui elle est par peur de déplaire, par peur d'être jugée. Et cette dévalorisation, en général, elle va être liée donc à un manque d'amour, un manque de considération dans l'enfance ou encore pire à de la maltraitance, de l'humiliation, à une négation des besoins de l'enfant qui va peut lui faire sentir qu'elle qu'il n'existe pas, qu'il n'est pas important.
Et encore une fois, la culpabilité est centrale et très souvent dans les paroles des personnes souffrant de sclérose en plaque que j'ai eu en séance, hein, j'entends "Je suis le mouton noir, je suis le vilain petit canard." Il y a la croyance en fait que si je me choisis, je suis une mauvaise personne, je suis méchant, je fais mal ou je fais du mal en fait. Et souvent en fait, dans l'enfance, on va retrouver des blessures de rejet ou des blessures d'abandon très profondes qui peuvent venir du fait que on a été un enfant non désiré par exemple. Euh donc on ne conviendra euh on ne conviendra jamais en fait. Il va y avoir une recherche de perfection qui est illusoire. On peut avoir aussi très souvent le cas de avoir été désiré en tant que garçon alors qu'on était alors qu'on est une fille ou vice-versa. On peut aussi avoir été un enfant de remplacement, c'est-à-dire qu'on arrive après un enfant mort dont le deuil n'a pas été fait. Donc on va toujours courir après euh une reconnaissance de notre existence qui n'est pas possible et du coup, on va essayer toujours de correspondre à ce qu'on attend de nous pour être aimé et accepté et du coup, on est dans l'impossibilité d'être soi. Euh et il y a souvent ce qu'on retrouve, c'est un problème de légitimité euh avec la croyance que je ne suis pas valable, avec le sentiment que je n'ai pas ma place, euh voir que je ne mérite pas d'exister.
Alors peut-être que que Pierre, tu en parleras aussi, je sais pas, mais ces ces traumatismes et cette profonde dévalorisation va souvent faire le lit de la dépendance affective et on va souvent quand on est dans cette ces problématiques là, se retrouver dans des relations toxiques euh parce que en fait, on a on a besoin de l'autre, on n'a pas appris à nourrir nos besoins par nous-mêmes et en même temps, on va se retrouver dans des relations où on est maltraité et comme on n'arrive pas à se choisir et à s'accepter et que on a une dépendance vis-à-vis de l'autre, et bien on est malmené dans des relations toxiques et on peut être dans ce mouvement permanent de tiraillement "Je reste ou je m'en vais ? Je reste ou je m'en vais de cette relation." Et donc ça, par exemple, ça peut donner des troubles de la marche, hein, je reviendrai rapidement dessus après, hein. C'est les troubles de la marche vont être liés à un mouvement, un déplacement réel ou symbolique. Je pars, je reste, je vais de l'avant, je recule. J'y vais ou je reste là. Euh donc voilà.
Oui, j'avais parlé des problèmes de culpabilité, hein, qui sont importants. Je pense que toi, tu en parleras, Pierre, parce que il me semble que c'est c'est pas mal ton histoire, ça, en fait, de de chercher à protéger un parent, de prendre le rôle de protecteur et je crois que la notion de protection, c'est une quelque chose que tu as bien identifié. Donc on peut dire que l'on est dans ce rôle de sauveur. Si on est avec un parent dépressif, immature, suicidaire, qui a pu avoir recours à du du chantage affectif, "si tu parles, je me tue", hein. Il y a beaucoup de gens qui ont entendu ça dans leur enfance. "Si tu pars, je me tue, j'ai plus qu'à mourir, je vais me jeter du pont." Donc le si l'enfant, même devenu adulte, a besoin de faire sa vie, de s'éloigner et besoin d'espace, et bien il va être tout le temps rappelé parce que il a peur d'abandonner son parent. Il a peur que son parent soit malheureux. Il il a le sentiment que le parent va souffrir s'il vit sa vie. Peut-être même que c'est ce que le parent lui dit, hein. Et on peut aussi avoir souvent, on peut trouver ça, un parent qui est mort dans la petite enfance ou même avant la naissance de l'enfant. Et donc l'enfant va devenir le sauveur, le parent du parent qui reste, qui est resté seul en fait. Et donc pareil, voilà, je ne peux pas m'éloigner du parent sinon je l'abandonne.
Donc voilà, vous l'aurez compris, la personne elle détruit la commande de ses choix, de ses gestes et de ses déplacements qui sont contraires à ce qui correspond dans son système à être une bonne personne en fait, à être ce qu'on attend de moi pour pouvoir garder le lien, pour pouvoir être validé, pour pouvoir répondre aux attentes ou pour sauver l'autre. Euh il y a le symptôme fatigue, hein, qui est important dans la sclérose en plaque et en fait euh c'est c'est le bon sens en fait, puisque on est en permanence contre soi. En fait, il y a toujours une une part de de soi qui est en lutte contre soi-même. Donc c'est comme si on avançait toujours avec une résistance, une part qui avance et une part qui nous tire en arrière. Donc c'est épuisant en fait. Imaginez d'avancer toujours avec il y avait une une personne qui m'avait consulté pour cette SEP là qui disait "J'ai tout le temps l'impression d'avoir un élastique qui me tire en arrière."
Alors Pierre nous nous parlera de de son de son expérience, mais la maladie, elle va en général être déclenchée à l'âge adulte par une situation de conflit externe ou interne ou intérieure qui va réveiller en fait le trauma de l'enfance. Par exemple, il y a cette femme bah qui va déclencher la sclérose en plaque alors que elle est avec un mari pervers narcissique qui est violent et en même temps elle reste pour les enfants et en même temps elle reste parce que elle a une insécurité affective mais dans le même temps, elle veut partir parce que elle est maltraitée. Et ça, ça le renvoie aussi directement à l'enfance où sa mère est ultra contrôlante, violente à la fois.
Sur le plan physique et psychologique. Et elle dit d'ailleurs : "Ma mère me manipule, elle m'utilise, je suis sa propriété."
Euh, et là, elle est coupable de naissance parce que sa mère euh la considère comme responsable du fait qu'elle ait dû rester avec son père parce qu'elle est elle est tombée enceinte d'elle. Donc on a vraiment euh une mère très pathologique en fait, qui va culpabiliser l'enfant et qui va se servir de ça pour manipuler l'enfant en fait. Et c'est très facile en fait, hein, de manipuler émotionnellement un enfant qui est totalement dépendant matériellement et effectivement de son parent.
Et elle dit, c'est très fort, elle dit ces mots que que beaucoup de personnes souffrant de sclérose en plaque expriment : "Comme si quelqu'un tirait les ficelles. Je me sens comme une automate, comme une marionnette." Il y a souvent le sentiment que ces personnes expriment, c'est que "on décide pour moi en fait. Je ne suis pas maître de ma vie en fait."
Il y en a beaucoup qui parlent de sensation de blocage, de l'impression d'avoir des chaînes, de se sentir coincé. Et et ces fils en fait représentent nos peurs et nos loyautés, nos fidélités à nos parents, voire à nos ancêtres. He, je donnerai quelques exemples transgénérationnels plus tard. Donc on n'est pas libre, hein. Et j'utilisais ce langage des oiseaux. On ne s'autorise pas, et là on on fait référence au trouble moteur. En fait, je ne m'autorise pas à agir selon selon mes propres choix en fait.
Donc là, je vais un petit peu développer sur les problèmes de la marche. Euh, c'est que donc les choix que nous faisons concernant la direction que prend notre vie peuvent générer spécifiquement des difficultés motrices à la marche, puisque les problématiques qui vont toucher les jambes, elles parlent de déplacement. Et donc ça, c'est très fréquent, hein. On peut avoir, ben, cette problématique de l'orientation que prend notre vie, hein, en terme d'étude, en terme de travail, en terme de de choix de mariage, même en terme de sexualité, hein.
Tout à l'heure, je je vous donnerai l'exemple d'une personne qui qui est homosexuelle mais qui n'a jamais osé le dire à ses parents. Donc elle est coincée en fait avec son vrai moi et elle porte un masque face à sa famille. Donc il y a souvent le fait que nos parents ont voulu qu'on soit le prolongement d'eux en fait et qu'on réponde à leur projet de vie. Ils se projettent sur nous et donc nous ne sommes pas le sujet de notre propre vie. Nous sommes l'objet de nos parents.
Merci, hein, pour Je vois qu'il y a beaucoup de de réactions en commentaire. Je regarderai après. Euh, donc voilà, il y a il y a ce côté où le projet de l'autre m'est imposé, qui a un choix qui est forcé, qui est subi. Euh, et par exemple, il y a cette femme qui qui se voit obligée de déménager pour suivre son mari qui a été muté dans une autre région et elle dit : "Bah, je je suis obligée de de déménager, mais ma famille, elle est là-bas et elle a elle a du mal à se séparer de cette famille et de sa famille." Et dans la région, elle arrive, elle dit : "Je déteste cette région, je ne me sens pas chez moi, je me force, je m'efface." Et donc elle est dans une réalité qu'elle subit et qu'elle n'accepte pas. C'est que une part d'elle est là, a suivi son mari, mais une autre part d'elle en fait est toujours dans la région d'avant. Euh, elle subit sa réalité.
Et là, on a un rail transgénérationnel comme bien souvent, c'est-à-dire que sa propre mère, elle a dû quitter son pays natal, le Maroc, pour suivre son mari et depuis elle est en dépression et c'est un sujet dont on ne parle pas. Et très souvent, on va retrouver d'ailleurs une profonde souffrance liée à ces choix de vie subis et ce qui peut amener à ce qu'il y a de de part en nous, une part qui veut vivre et une part qui ne veut pas vivre. Donc à l'intérieur de nous, il y a une part qui avance dans la vie et il y a une part qui est à l'arrêt, voir qui voudrait revenir en arrière in utero, voire voire encore avant dans les mondes spirituels.
On peut avoir aussi le problème de d'être confronté à un choix entre deux deux directions qui sont incompatibles. Ça rejoint ce qu'on appelle les injonctions paradoxales où en fait aucun choix n'est bon. euh les deux choix vont amener des conséquences qui sont dommageables pour moi ou qui sont souffrantes pour moi. Euh, donc il y a cette femme par exemple, cette jeune femme qui euh qui est euh sportif de haut niveau, qui fait du trail en compétition et ça c'est ça représente beaucoup dans sa vie. C'est vraiment une part importante de son identité. Puis en même temps, bah, elle arrive au moment de choisir ses études supérieures et là, elle choisit euh la dentisterie, mais ça lui demande un engagement énorme en fait et elle n'arrive pas à mener les deux.
Et d'un côté, euh ses coachs sportifs lui disent : "Ah, mais il faut que tu aménages tes horaires euh de cours parce que quand même, il faut que tu t'entraînes plus." C'est donc il la il la critique, il la juge de passer trop de temps à ses études. Et au niveau de ses études, elle a des professeurs qui la cassent en lui disant : "Ah mademoiselle, vous n'êtes pas sérieuse, le sport, ce n'est pas important, vous ne pouvez pas louper des cours." Et donc elle est complètement coincée. Elle va commencer à avoir une sclérose en plaque qui va se développer au nom de ses entraînements par un steppage du pied, par des difficultés à la course à pied, par des chutes.
Voilà, je vais parler maintenant des formes sensorielles. C'est-à-dire que là, on a parlé des formes motrices, j'ai parlé des formes motrices. Les formes sensorielles, donc le courant va dans l'autre sens. C'est-à-dire que les nerfs vont nous informer sur notre réalité. Qu'est-ce qu'on sent ? Qu'est-ce qu'on Qu'est-ce qu'on sent ? Les odeurs ? Qu'est-ce qu'on sent le toucher ? Qu'est-ce qu'on entend ? Et qu'est-ce qu'on voit ?
Et donc je vais développer un peu plus les formes visuelles, hein, parce que c'est très fréquent. Il y a beaucoup de de personnes qui ont connu ça, notamment toi Pierre, tu nous en parleras, j'espère. Donc ici, en fait, ce qui se passe, c'est que on veut stopper l'information avant de la recevoir parce que on est en conflit avec une réalité qui ne qui nous fait trop souffrir et donc on voudrait une autre réalité que celle qu'on est en train de vivre. Donc celle-là, on la bloque. "Je ne veux pas voir." Voyez, c'est vraiment "Je ne veux pas voir, je ne veux pas entendre. Je ne veux pas sentir. Je ne veux pas de ça en fait."
Euh, donc je vais vous donner des exemples. Et donc là, on retrouve le contrôle en fait, on veut contrôler notre réalité, le déni, le refoulement, la distanciation par rapport au ressenti, par rapport au corps. Et là, ça s'apparente pour moi vraiment pour ceux qui connaissent les phases du deuil de Kübler-Ross, on est coincé en fait face à une réalité dans les premières phases du deuil qui sont le déni, la colère, le marchandage, et on n'a pas passé le cap d'acceptation qui va nous permettre après d'aller vers la reconstruction.
Euh, donc dans la névrite optique, et bien c'est une inflammation du nerf optique, de de la gaine de myéline du nerf optique, et il va y avoir une baisse d'acuité visuelle qui peut aller du flou au simple voile jusqu'à la perte de vision totale. Et donc il y a une contradiction entre ce que la personne veut voir et la réalité, et on ne veut pas regarder la réalité en face. Et il y a des gens souvent qui disent : "J'ai comme un voile devant l'œil." Et en fait, on met un voile en fait entre soi et la réalité. Ça, c'est vrai pour euh la majorité des problématiques visuelles. On il y a une réalité qu'on ne veut pas regarder en face parce qu'elle est elle est trop souffrante. Ça, tu nous en parleras, j'imagine Pierre.
Et donc par exemple, il y a cette femme qui a perdu son père qui représentait beaucoup pour elle. Elle dit : "Mon père, c'est mon pilier, c'est mon repère, c'est mon guide." Et il va mourir de maladie et elle va le voir agoniser, et ça, c'est insupportable pour elle. Et elle va avoir une perte de la vision de l'œil droit et en même temps, elle a une baisse de la sensibilité de la jambe droite. Elle boîte, elle est déséquilibrée, elle a une instabilité parce que elle perd un de ses repères. Et elle dit : "C'est trop de douleur, j'en ai les jambes coupées." C'est vraiment ces mots en fait par rapport à la mort de son père. Et elle dit : "Je préfère tout couper." Donc là, elle exprime vraiment en fait ce que son corps, la solution que son corps a trouvé, c'est : "Je coupe, je coupe l'information douloureuse."
Ah, je vois en en question, et la diplopie, la vision double, ça traduit quoi ? Ben, ça traduit le fait que on n'a pas le droit de euh concilier deux réalités euh qu'on voit en même temps, hein. J'avais donné dans mes vidéos un exemple. Donc là, on est dans une forme motrice, mais il y a cette femme en fait qui va bientôt épouser un homme qu'elle aime et sa mère, qui est ultra contrôlante, lui dit : "C'est soit lui, soit moi." Et son futur mari lui dit pareil : "Je n'aime pas ta mère, c'est soit elle, soit moi." Mais elle, elle ne peut pas désobéir à sa mère. Elle est d'une famille musulmane où désobéir à ses parents, c'est un péché mortel. Et en même temps, elle aime son mari. Et donc elle n'a pas le droit en fait d'unir ces deux réalités dans un même regard. Elle n'a pas le droit de voir son sa mère et son mari. Il faudrait qu'elle choisisse d'en voir soit l'un, soit l'autre. Donc elle disjoncte complètement.
En fait, il faut comprendre que c'est c'est on disjoncte en fait. C'est comme un court-circuit, vous savez, comme dans un circuit électrique. Il y a une trop grosse pression émotionnelle en fait, et on fait péter le fusible en fait.
Donc au niveau des des problématiques visuelles, donc on a : je suis la première exemple que j'ai donné, c'est "Je suis confrontée à une vision que je ne veux pas voir." Donc là, par exemple, cette femme qui voit son père mourir et c'est insupportable. Mais on peut aussi avoir le fait que "Je veux voir et je suis empêchée." Et donc là, il y a cette femme par exemple qui qui est empêchée de voir ses enfants. Son mari et son ex-mari est pervers et manipulateur. Il a monté ses enfants contre elle. Il a demandé le divorce, il est allé en justice, il lui a enlevé la garde, elle n'a plus aucune autorité sur ses enfants, ses enfants la rejettent et elle dit : "Je ne peux pas voir mes enfants et mes enfants ne veulent pas me voir."
Donc euh, et là, elle a une baisse de de la vision de de l'œil gauche euh par rapport au côté féminin, par rapport au côté maternel au niveau énergétique. Elle ne peut plus voir, elle est destituée de son rôle de mère, elle ne peut plus voir ses enfants. Et elle, dans son histoire, ce qu'elle retrouve, c'est : "Je ne compte pas, je suis invisible." Et elle, c'est un enfant de remplacement qui arrive après un bébé mort qui était un garçon. Et dans la famille, on voulait des garçons. Et donc on a aussi ce ressenti qui est possible au niveau des troubles visuels, c'est : "Je voudrais qu'on me voie, mais je ne suis pas vue, je me sens inexistante, invisible." Donc on a vraiment, on peut ça peut exprimer cette souffrance d'être invisible.
Et il y a aussi le fait que "Je ne veux pas qu'on me voie en fait, je veux me cacher du regard des autres." Et là, j'expliquais justement le fonctionnement illogique de l'inconscient de : "Je crois que si je deviens aveugle, c'est le comme le coucou caché les enfants. Hop, je vois plus et le monde ne me voit plus." En fait, l'inconscient, il n'est pas logique. Et donc, il y a l'histoire de de cette personne qui a consulté en décodage biologique qui présente un voile euh au niveau de l'œil gauche, un flou visuel, parfois jusqu'à ne plus rien voir. Cette personne, elle est homosexuelle, elle est en couple avec une femme depuis 20 ans, mais elle n'ose pas le dire à ses parents. Elle a peur de leur regard. Elle dit : "J'ai peur de voir la déception dans leur regard si je leur dis. J'ai peur de les choquer." Et euh, donc elle dit : "Je me contrôle." Et elle a également une autre maladie auto-immune qui est une maladie de Gougerot-Sjögren qui va euh attaquer les glandes exocrines et en particulier les glandes salivaires. Et elle n'a plus de salive, elle n'ose pas parler en fait.
Et là euh, je pense que nombreux d'entre vous en ont fait l'expérience, mais dans la sclérose en plaque, on va très souvent trouver d'autres maladies auto-immunes associées. He, moi, j'ai rencontré souvent des gens qui ont une polyarthrite rhumatoïde, une maladie de Gougerot-Sjögren, une maladie de de Biedler, une thyroïdite de Hashimoto. Très souvent, en tout cas, moi, chez une personne sur deux que j'ai accompagnée pour la sclérose en plaque, il y a une autre maladie auto-immune associée.
Alors, dans les formes sensitives là, au niveau du contact, qui sont très fréquentes aussi, hein, on peut avoir des fourmillements, des ce qu'on appelle des paresthésies, des brûlures, des douleurs ou des anesthésies, des pertes de sensibilité. Bien là, à nouveau, on veut couper l'information parce qu'il y a un contact, il y a un traumatisme avec un contact insupportable. ou alors une perte de contact insupportable. Je vais vous donner des exemples pour mieux comprendre.
Et donc encore une fois, on est en conflit avec la réalité. Donc là, par exemple, on va retrouver le contact insupportable, hein. Donc "Je ne veux pas ressentir ça." On peut avoir soit une anesthésie pour essayer vraiment d'oublier, de se couper du contact, mais souvent on va retrouver des brûlures, des sensations douloureuses parce que le corps en fait euh veut essayer de faire entendre une souffrance, évacuer une souffrance liée à un trauma, mais la personne bloque le ressenti. Elle veut oublier, mais on ne peut pas oublier en fait. Donc même le le ressenti, même la sensation peut même s'amplifier avec le temps. Plus on résiste. He, c'était Jung qui disait ça : "Tout ce à quoi on résiste persiste." Et il disait aussi : "Tout va revenir sous forme de destin ou de maladie." Hein. Donc on ne peut pas, c'est on ne peut pas se couper de la réalité en fait. Elle va revenir d'une manière ou d'une autre.
Et donc il y a l'exemple par exemple de cette femme qui a subi de l'inceste quand elle était enfant. Elle va avoir une amnésie post-traumatique comme bien souvent justement parce que on ne peut pas gérer, le cerveau ne peut pas gérer. C'est on coupe et puis vers la vingtaine, quand elle a environ 20 ans, elle va sortir de l'amnésie et là euh, elle va avoir dans le même temps des brûlures de tous les membres droits. En fait, et bien c'est du côté droit en fait que l'homme qui l'a violé venait se coucher dans le lit avec elle. Il venait toujours sur le côté droit. Donc son corps lui rappelle en fait ce ce traumatisme.
On peut retrouver aussi souvent chez des personnes qui ont des problématiques des des douleurs, des paresthésies au niveau des pieds, de la plante des pieds, des jambes, des difficultés d'incarnation. C'est-à-dire que on ne veut pas être là, on ne veut pas être dans ce corps. Et les pieds nous rappellent ce contact avec la terre, nous rappellent que nous sommes incarnés. Nous, on ne veut pas le ressentir. En fait, c'est trop douloureux. Donc ça peut donner des troubles sensitifs au niveau des des pieds et des jambes.
Et puis on peut avoir aussi la perte de contact insupportable. C'est-à-dire : "Je ne veux pas ressentir cette séparation du contact avec un être cher." Et c'est pour ça, en tout cas moi, dans dans mon expérience, qu'on va retrouver souvent des scléroses en plaque déclenchées après un deuil. Ça va être très important d'aller rechercher et travailler sur les deuils qui ne sont pas faits. Et là, par exemple, il y a cette femme qui consulte encore une fois pour une sclérose en plaque qui se manifeste par des fourmillements des bras, des engourdissements, des fourmillements des bras et des mains. Et en fait, elle a son père est décédé et c'est extrêmement douloureux pour elle. Il représente énormément pour elle au niveau affectif. Elle dit, hein : "Je n'arrive pas à le laisser partir, j'ai besoin qu'il me serre dans ses bras." Et donc là, le cerveau peut même s'illusionner en allant créer de la sensation comme pour maintenir le contact avec la personne. Et elle dit, hein, quand on on parle pour elle de la ce que représentent les bras pour elle, elle dit : "Les bras, ça sert à serrer les gens qu'on aime. Dans ma famille, ça sert à être réuni." Et elle ne veut pas être séparée de son père.
Voilà, je vais finir par la au niveau des symptômes, par la la vessie neurologique. Donc on va avoir des des troubles de la vessie liés à à ces atteintes du système nerveux central. Et là, bah la vessie, c'est le territoire, les urines, c'est le marquage du territoire. Et ce qu'on peut retrouver, en tout cas moi ce que j'ai retrouvé, c'est deux grandes problématiques : c'est l'envahissement du territoire et l'absence de place dans le territoire familial.
Donc souvent, quand on va avoir une vessie hyperactive, c'est-à-dire qu'il y a des fuites, des incontinences, des contractions involontaires, des envies d'uriner fréquentes, euh parfois associées à des infections urinaires, des cystites à répétition, et bien c'est que "Je me sens envahie dans mon territoire et je suis dans une difficulté, une impuissance à mettre mes limites par rapport à l'autre." Il y a une atteinte à mon intégrité, j'arrive pas à dire non, je me laisse envahir, je me laisse utiliser. Et souvent derrière, on va retrouver donc la peur de perdre, la peur de ne pas être aimée, la peur d'être maltraitée, hein.
Il y a cette femme qui a a des problèmes de vessie neurologique dans le cadre d'une sclérose en plaque qui dit : "J'ai dû faire d'innombrables fois des choses que je ne voulais pas faire. Mon ex-mari imposait sa volonté, même si je n'étais pas d'accord. Je n'arrivais pas à dire non parce que j'ai peur de le perdre. J'ai peur d'être abandonnée. Il pourrait se mettre en colère et me rejeter." Alors, ça peut être dans l'enfance, hein, un parent ou une autre personne de l'entourage qui est envahissante, qui est exigeante, qui est manipulatrice et qui peut nous envahir de multiples manières en fait, hein.
Et puis on peut avoir aussi les symptômes de vessie bloquée, de rétention où là, plus souvent, ça va être en lien avec le fait que "Je n'ai pas de territoire urinaire en fait." C'est-à-dire que comme il y a eu euh des peurs archaïques euh profondes liées à des ressentis d'abandon et d'exclusion, quand on ne nous a pas donné notre place, quand on a été exclu de la famille, euh et bien euh on on n'a pas de territoire sécurisé en fait. On retient les urines parce que on n'a pas de territoire à nous, on n'a pas de clan. Voilà.
Donc là, c'est pour les symptômes. Puis rapidement, je vais aborder les moi ce que j'ai identifié vraiment en grandes lignes en terme de de clés de cheminement vers la guérison, mais Pierre, je pense, développera beaucoup plus que moi. Peut-être qu'effectivement, on peut euh du coup moi aussi rebondir un petit peu sur ce que tu proposes et tout ça, qui est vraiment très très intéressant euh avant peut-être d'aborder les clés, hein, les solutions et tout ça pour pour y aller aussi et pour vraiment être dans l'échange avec toi à ce propos là. Oui, parler après effectivement, hyper intéressant tout ce que tu as partagé. Clairement, je reconnais absolument tout ce que tu décris. J'ai pu le voir du coup chez les personnes que j'ai pu accompagner, hein, en thérapie. Donc vraiment euh, c'est clair.
Donc là, pour déjà pour rebondir, hein, sur cette notion de vessie neurologique, hein, c'est clair que très très fréquemment, on retrouve chez les personnes qui ont une sclérose en plaque des pathologies de la vessie avec cette difficulté, voire même, je dirais, cette impuissance à ne pas être en mesure de poser ses limites. Et ben, ça, c'est souvent quelque chose qu'on retrouve. Bah, souvent, les personnes vivent ça par rapport à leur propre famille, c'est-à-dire par rapport à leurs propres enfants ou il y a de leurs parents. Et et en fait, cette impuissance, faut quand même voir qu'elle est issue, bien sûr, d'une forme de conditionnement quoi. C'est-à-dire qu'enfant, et bien, en fait, le territoire de cet enfant a constamment été franchi, n'a pas été respecté, ce qui fait que l'enfant, en fait, ne sait pas en fait comment faire pour faire respecter ses limites parce qu'il a tout le temps été habitué en fait à voir ça, avoir des intrusions en fait, simplement dans son territoire.
Donc euh, là, j'ai j'ai juste envie de citer euh le docteur Gabor Maté, que tu connais, qui a vraiment beaucoup travaillé aussi euh sur les maladies, notamment la sclérose en plaque, et qui dit euh cette chose : "Si vous ne connaissez pas vos limites, si vous ne savez pas où vous arrêter et où commence le reste du monde, votre système immunitaire va aussi être désorienté et se retourner contre vous." H. Donc là, c'est ça me semble très très intéressant parce que bien sûr, le système immunitaire, il est là pourquoi ? Il est là pour connaître la limite, la limite entre qu'est-ce qui est toi et qu'est-ce qui n'est pas toi. Donc là, c'est quelque chose de très très important. Et les limites, ça définit aussi notre espace de vie, ça détermine aussi la place qu'on prend, ça détermine notre existence, ça détermine simplement notre identité. Et euh, bah finalement, la sclérose en plaque, elle parle en ferme, finalement, de deux choses, si on est simplifié, parce que bien sûr, tout ça effectivement, c'est c'est vraiment la réalité de ce que les personnes vivent, hein, les conflits que les personnes vivent, mais on devrait résumer ça à une problématique clairement au niveau de notre propre identité et une problématique pour se protéger et se défendre par rapport à ça et justement défendre notre identité, notre place, notre existence dans ce monde.
Et donc là, dans ce que tu as dit, c'est hyper intéressant parce que là, bien entendu, là, c'est cette notion de culpabilité. Clairement, ben, dans ma propre expérience, c'est clairement ça qui a été la problématique majeure et en même temps un sujet de travail très très important pour moi, la culpabilité qui a généré tellement de transformations pour moi dans ma vie perso, dans ma vie professionnelle, c'était vraiment assez incroyable.
Euh, en tout cas, ben, ça a commencé comment pour moi la sclérose en plaque ? Ça a commencé justement par une histoire de colère qui était présente parce que ben, c'était à 15 jours de mon mariage, hein, pour mettre vraiment le contexte en place. Ma belle-famille était plutôt en train de prendre la main sur l'organisation du mariage, puisque ça se passait dans dans le village de mon ex-femme. Et mes parents, bah, ils étaient un petit peu là en difficulté parce que eux aussi voulaient partager, voulaient participer à ça. Et ils m'ont dit : "Oui, on a besoin quelque part aussi que de faire quelque chose quoi." Donc je me suis senti, voilà, justement dans ce conflit, euh, dans cette double contrainte. C'est à la fois, bah, respecter ce qui se passe au niveau de mes beaux-parents et à la fois honorer mes parents euh dans ce qu'ils voulaient aussi faire. Ce qui fait que j'ai dû mettre les pieds dans le plat. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ma belle-mère en a pleuré. J'étais pas, malheureusement, j'étais pas très diplomate, mais elle en a pleuré. Et bon, là, sur le coup, sur le coup, ben, finalement, on pourrait se dire : "Bon, finalement, bon, voilà, c'est pas si grave, ça peut blesser quelqu'un, ça peut toucher quelqu'un." Et moi, de mon côté, il y a une réaction émotionnelle très très forte, hein, quand même, de me dire : "Mais comment en fait, j'ai pu faire pleurer ma belle-mère ?" Et en fait, quand je dis ça, c'est que justement, ce que tu parlais de cette éducation contrôlante, oui, je l'ai vécu euh bien entendu. J'ai été éduqué moi clairement à être quelqu'un d'exemplaire, sage, nickel. Et donc là, ben clairement, j'ai révélé cette notion de responsabilité et d'exemplarité à tout moment en fait, dans ma vie, face aux personnes. Et là, ben, simplement ce qui s'est passé, qu'au moment où je fais pleurer ma belle-mère, bah, j'étais avant le gendre idéal, et là, maintenant, je fais la personne qui va faire pleurer sa belle-mère. Donc pour moi, c'était insupportable. Une colère intense et une culpabilité aussi parce que faut voir que cette colère qui est là, déjà, on la refoule, hein, ce que tu disais avant, hein. Il y a euh le docteur Gabor Maté l'a aussi bien relaté, hein, ce côté de refoulement des émotions, refoulement de la colère, ça, c'est une chose parce que du coup, ce qui ne s'exprime pas, s'imprime. C'est ce noyau de culpabilité, c'est la culpabilité que je ressens à ce moment-là d'avoir fait ça, d'avoir dit ça, d'avoir osé faire ça. Et cette colère que je me retourne à ce moment-là, mais qui est mais intense, énorme. Pourquoi ? Là encore, c'est mon conditionnement dans ma famille. Je n'ai pas le droit quand je suis enfant d'exprimer ma colère, de dire ce qui ne va pas, euh d'être moi-même simplement avec mes points positifs, mes points négatifs, puisque on me reprend à chaque fois. J'ai pas le droit d'ailleurs de blesser en fait ma mère. Donc là, c'est ce que je retrouve là à ce moment-là. Et surtout dans cette colère, cette culpabilité, je me dis une chose. Je me dis : "Je ne veux pas voir ça." Et d'une force, c'est vraiment un cri intérieur. J'ai : "Je ne veux pas voir ma belle-mère pleurer avec cette colère, cette culpabilité." Et 3 jours après, je perds la moitié droite de ma vie. 3 jours après.
Donc simplement cette expérience pour moi a fait que je n'ai dès le départ eu aucun doute sur le fait que des émotions que je vivais avaient réellement un rôle à jouer dans ce qui se passe en symptômes dans mon corps. Donc là, c'est clairement quelque chose qui était par rapport à ça. Et puis deuxième événement marquant qui vraiment a changé ma vie dans des choses. J'ai fait 2 ans de psychothérapie euh et un jour, je me présente chez ma psychothérapeute avec les symptômes d'une nouvelle poussée. C'était en 2011. Donc là, si j'avais, je vous rappelle, hein, eu des poussées déjà en 2004 et 2011, j'ai des symptômes nouveaux qui s'activent : brûlure, problèmes sensitifs sur tout le côté gauche du corps. Je dis : "Ça y est, je fais une troisième poussée de sclérose en plaque là."
La thérapeute que j'avais choisie, ben, c'est j'avais une liste de thérapeutes. Vous savez peut-être vous en tant que malade du coup, on est on a des associations, la SEP qui font un super boulot. Et l'association L'Étape m'avait proposé 10 séances gratuites de psychothérapie, génial. Et ça, c'est juste une chance incroyable parce que sans ça, j'y serais pas allé parce que moi, à l'époque, je me dis : "Un psy, c'est pour les fous, d'accord, c'est pour ceux qui ont des problèmes et je n'ai pas de problème." Donc là, bah, c'est fréquemment, bien sûr, comme je l'ai été et comme beaucoup de personnes, on est souvent dans le déni de ses propres problèmes. Et puis bah, là, c'est comme c'est gratuit, j'ai bon, je vais quand même y aller. Et puis j'ai une liste de thérapeutes qui m'était proposée avec chaque la spécialité et je suis tombé sur cette personne-là qui était spécialisée dans la gestion émotionnelle et corporelle. Et je sais pas pourquoi, mais ça m'a attiré. Je me suis voilà, alors que j'avais aucune notion de de ça, me dis : "Tiens, ça ça m'intéresse ce côté-là."
Et ben, à ce moment-là, la thérapeute, quand j'arrive avec cette poussée, elle me fait raconter ben ce que je vis comme conflit. Effectivement, je suis dans un conflit très très important où il y a une partie de moi qui a envie de rester et en même temps une partie de moi qui a envie de partir, mais à un niveau très intense, les deux ça tire. Et du coup, elle me fait vivre qu'est-ce que je vis dans le corps ? Elle me fait accueillir l'émotion. Elle me fait accueillir les sensations au niveau corporel. Elle me fait apporter bah justement des ressources pour apaiser ça. Je sors de la séance, je n'ai plus aucun symptôme. C'est comme si on appuyait sur un bouton on/off. Et puis bah, après, je fais une IRM, quand même, bien sûr, hein. Là, c'est des symptômes. Je vérifie à l'IRM, je me rends compte qu'à l'IRM, et bien, il n'y a aucune lésion supplémentaire et d'ailleurs, les autres ne sont plus visibles. Donc là, c'était vraiment quelque chose, quelque chose de très très puissant. Hm.
Et bah, finalement, j'ai en tant que thérapeute, j'ai pu retrouver ça et que je me rappelle d'une personne qui est venue me consulter qui était en pleine poussée de sclérose en plaque et qui vivait pareil une, c'est vraiment ça qui m'a marqué dans tes propos aussi, hein, c'est le poids du devoir écrase le besoin. Elle était exactement là-dedans. Elle avait un devoir de répondre à la demande d'une personne et elle ne respectait pas du tout ses besoins. Et là, bah, les symptômes qui se déclenchent. Elle vient avec ça et elle est en train de vivre ça. Et cette situation qui déclenche du coup les symptômes va est très intéressante. Bien sûr, on pourrait travailler bien entendu là-dessus, mais c'est ce que j'appelle moi un épiphénomène ou une situation déclenchante. Un choc déclenchant comme on dit en décodage. Ouais. Voilà. Un choc déclencheur. Et ça, en fait, ça me permet de remonter la piste vers l'empreinte. L'empreinte qui date de l'enfance, où cette personne en fait, dès sa naissance, même quand elle était dans le ventre de sa mère, elle a été là, elle était destinée, c'était le choix de sa maman, était destinée à être là pour sa maman et pour l'aider, pour justement subvenir à ses carences affectives, à ses carences émotionnelles, à son insécurité. Elle était son rôle, c'est son identité, c'était celle de protéger sa maman. Et quand elle ne faisait pas, bah là, c'est sûr, c'est que c'est quelque chose de terrible pour elle.
Et donc en travaillant là-dessus pour elle, ben, qu'est-ce qui s'est passé ? 3 jours après, les symptômes se sont ont régressé et l'IRM qu'elle a fait n'a pas révélé de charge lésionnelle supplémentaire et maintenant, elle est stable depuis 2 ans. Donc là, ça aussi, c'est aussi une poussée sensitive motrice. Elle avait quoi comme symptôme ? C'est une poussée sensitive. Tout à fait. Donc là, c'était dans le cadre d'une sclérose en plaque rémittente récurrente.
Alors, bon, là, du coup, ce qui ce qui finalement dans dans toutes les situations qu'on rencontre, de tout ce que les personnes vivent comme conflit, effectivement, on se rend compte que on remonte à la piste, on revient à la famille, on revient avec ce qui se vit avec les parents, notamment avec comme ce que tu disais, hein, ce côté hyper contrôlant qui peut être là, où ben du coup, les parents ne permettent pas à l'enfant de s'exprimer, de dire, de vivre, de ressentir. Ça, c'est voilà, l'enfant en fait est vraiment bridé là-dessus. Et après, ben, ça vraiment une vraie conséquence à l'âge adulte, hein. À l'âge adulte, les personnes sont déconnectées de leur corps, de leurs émotions, elles n'osent pas s'affirmer, elles ne disent plus en fait leurs émotions, elles se contentent de les refouler. Et ça, ben, c'est quelque chose qu'elles font avec des personnes, mais les personnes auxquelles elles le font le plus, c'est avec leurs propres parents. Et parce qu'en fait, là-bas, derrière, qu'est-ce qu'il y a ? Il y a cette notion qui revient à nouveau d'inversion des rôles, c'est : "Je ne dois pas blesser, hm, je dois faire plaisir à mon parent. Je dois même protéger mon parent." Et ça, en fait, c'est quelque chose, c'est un conflit identitaire très très profond, cette inversion des rôles, cette parentation, hein, comme on dit, euh qui est euh que je retrouve là de plus en plus maintenant chez les personnes. C'est-à-dire que bien entendu, chacun a son histoire avec la sclérose en plaque, mais il y a de plus en plus de convergence chaque fois vers cette inversion des rôles et ce fait de prendre soin du parent, ne pas le blesser ou avoir peur en fait de le blesser, soit parce qu'il est autorisé. Oui, je vois qu'il y en a qui ont connu ça. Peut-être dites-nous en commentaire de devoir protéger le parent, devoir être le parent de son parent. H. Donc soit parce qu'effectivement d'un côté, il est autoritaire, soit parce que d'un autre côté, il est en fait, il est incapable de, il est immature émotionnellement, il est en insécurité constante, et ça fait que l'enfant se dit : "Waouh, mon parent là, il souffre, mon parent, il est triste, mon parent, il a des angoisses, mon parent, ma mère, mon père ne va pas bien, il faut que je sois là pour l'aider." Donc là, c'est vraiment ça, c'est même en fait une quelque chose d'archaïque, hein, parce que quelque part, si dans mon propre clan, je ne protège pas, enfin, mon si je n'arrive pas à garder uni le clan, c'est un risque pour ma survie. C'est bien sûr, un parent, c'est vital pour un enfant. Un parent, c'est vital pour un enfant. Et d'ailleurs, on se rend compte que euh quand même l'homme, c'est l'un des rares mammifères où il y a une telle dépendance du bébé au parent. Ouais. Parce que clairement, si le parent n'est pas là, c'est clair que ce bébé, il est incapable de marcher, il est incapable de se nourrir lui-même, il est incapable de nourrir ses besoins, de se défendre et cetera. Il est dans une dépendance totale aux parents et et pendant des années, pardon, et pendant des années et pendant des années. Tout à fait. Alors que
Certains autres bébés mammifères marchent au bout de 3 jours, se nourrissent seuls au bout de quelques semaines. Enfin, c'est incroyable. H exactement. Et puis bah du coup, on se rend compte que le bébé, il a conscience qu'il n'est quelqu'un de différent de sa mère qu'à partir de l'âge de 6 mois. Mais ça, c'est en théorie.
Mais ce qui se passe réellement pour des personnes sclérosées en plaque, c'est que ce lien-là, cette affirmation de sa propre identité, et bien est euh remise en question parce que soit le parent est dans un contrôle très important qui bride l'enfant, soit parce qu'il est en fait, il ne connaît pas les limites et il va constamment être dans l'intrusion de la vie de l'enfant et il va être dans une fusion aliénante avec son enfant qui fait que l'enfant n'arrive pas à vivre par lui-même par moment.
Ça peut être cette fusion, on peut l'avoir aussi avec des frères et sœurs. C'est déjà arrivé aussi, he, des personnes effectivement qui vivent à l'image de leurs frères ou de leur sœur et où ils calquent leur vie simplement sur le frère, la sœur. Donc, c'est une question très essentielle, hein, en thérapie. On finit par converger par ça et en même temps, très, très délicate. Pourquoi ? Parce qu'il y a, il y a et il y aura toujours une dualité. Une dualité entre cette personne, mon père, ma mère, je leur dois la vie, ils m'ont mis au monde, je leur dois la vie. Et d'un autre côté, on a par moment, comme dit, des parents qui ne respectent pas les besoins des enfants, qui font preuve par moment d'abus psychologique, d'abus physique, voire même de violence sexuelle sur les enfants. Ouais. Et il y a toujours cette dichotomie qui reste là. Si a oui, mon parent, bah là, ma mère, mon père m'a fait du mal. Et encore pour dire ça, la part de d'une personne qui a subi ça, c'est très difficile parce qu'on est constamment à protéger son parent, à le défendre et on retrouve ça très fortement en sclérose en plaque.
Et j'ai juste envie de prendre comme exemple un écrivain qui a sorti un livre il y a pas très longtemps. Ça date d'avril 2025, ça m'a frappé. Je sais pas du tout quel était son, quel est son état de santé. J'en ai aucune idée. Par contre, il a subi des violences sexuelles, psychologiques, physiques, des abus de la part de sa mère, de la part de son beau-père. Quelque chose que j'ai rarement vu. Et du coup, je me suis dit, ben, il a attendu l'âge de 53 ans pour publier un livre dessus. Alors qu'il a publié déjà des tonnes de romans, des tonnes d'essais. Il est même compositeur, parolier, il a sorti des disques et cetera. Mais il a, il a dit, voilà, j'étais pas prêt avant. À 53 ans, il publie son livre pour parler de tout ce qu'il a vécu comme sévices quand il était enfant. Et donc, on pourrait se dire, je sais pas, qu'est-ce que vous en pensez vous dans dans le chat ? Qu'est-ce, comment il pourrait appeler ce livre ? Mon traumatisme d'enfant, enfin voilà, les violences que j'ai pu subir en tant qu'enfant. Et en fait, ce qui m'a frappé, c'est le titre du livre qu'il a choisi. C'est, il a choisi de d'appeler son livre, "Pourtant, c'était ma mère." H, "Pourtant, c'était ma mère." Et là, du coup, en fait, dans ces mots, on dit tout quoi. Il a subi le pire, mais ça reste sa mère. C'est un conflit intérieur énorme.
Ouais, ouais, ouais. Il y a une partie racontée l'autre jour qu'il y a ces personnes qui sont vraiment euh, ils vont ressentir cette culpabilité d'avoir de la haine, de ne pas aimer leurs parents, et et ces pensées de haine envers leurs parents peuvent elles-mêmes déclencher des poussées de sclérose en plaque parce que je suis mauvais, je suis méchant, je n'ai pas le droit de détester mon parent. Tout à fait.
Et puis bah, on se rend compte que finalement, la plupart des traumas, quand même, se vivent au sein de la famille. Avec un père, avec une mère, avec un frère, avec une sœur, et que ces traumas-là, l'enfant le tait. Il ne le dit pas parce qu'il a peur de blesser. Il a peur que sa famille se disloque. Il a peur de qu'on ne le croie pas. En fait, il a honte aussi. Il se sent coupable de ça parce qu'il croit que c'est de sa faute quand on a, quand il a vécu un abus sexuel au sein de sa famille. Hm.
J'ai juste envie de vous partager une étude norvégienne de 2022 réalisée sur 78 000 femmes sur une revue scientifique très sérieuse qui s'appelle "Journal of Neurology, Neurology and Psychiatry". Cette étude montre que le risque de sclérose en plaque à l'âge adulte en cas de violence sexuelle augmente de 65 %. Pour une violence psychologique de 40 %, pour une violence physique de 31 %. Et quand vous combinez les trois abus, ce risque augmente à 100, 110 %. Et en thérapie, je dois dire que je retrouve de plus en plus maintenant, en creusant avec les personnes, ces traumas. Mais en fait, la personne, cette personne ne vous le dira pas. C'est quelque chose que on finit par reconnaître en thérapeute parce qu'il y a des signes bien sûr qui sont là, mais aussi parce qu'il y a des comportements, des refoulements par rapport aux émotions et en creusant, ben, ça finit par sortir, mais ça met du temps à sortir.
Oui, parfois, il y a vraiment le le rythme de la personne, hein. C'est-à-dire que si la personne n'est pas prête, elle n'est pas prête, hein. C'est ça aussi qui va faire qu'il y a des amnésies post-traumatiques qui vont durer 3 ans, d'autres 10 ans, d'autres 50 ans. On ne peut pas forcer non plus ces choses-là. H h, tout à fait. Ça se fait avec le temps et puis surtout, faut savoir que face à cette partie qui est blessée de ce traumatisme, il y a un protecteur qui est là qui vise justement à veiller à ce que cette partie ne soit pas contactée. H et on a, en thérapie, on a vraiment à travailler avec cette partie protectrice, sinon on ne peut pas accéder à cette partie blessée pour la guérir.
Par exemple, le docteur Gabor Maté, lui, c'est vraiment un spécialiste, hein, du traumatisme et il raconte la chose suivante. Il dit : "La plupart du temps, les personnes qui ont vécu un traumatisme vous racontent qu'elles ont vécu une enfance heureuse." Hm. Et elles y croient vraiment. Ouais. Le déni est très important, la minimisation. H et moi, oui, moi mon père, il a fait ça pour moi. Oui, ma mère, elle a fait ça pour moi. Mais oui, bien sûr, bien sûr, nos parents ont fait des choses, effectivement, sans doute positives, bien entendu. Et là, en fait, il ne s'agit pas de tirer un boulet rouge sur les parents. Chaque personne fait de son mieux. Mais du coup, des parents bien sûr, ont aussi des pathologies, sont aussi des êtres souffrants qui expliquent par moment certains comportements et c'est important aussi, ben, finalement, docteur, docteur Gabor Maté, quand il creuse, il se rend compte du traumatisme qu'a vécu la personne et petit à petit, à force de travail et d'écoute, d'empathie, de compassion, la personne a fini par accueillir que oui, oui, oui, c'est vrai, mon mon père a fait ça, oui, ma mère a fait ça. Et c'est très difficile, hein, comme dit, he, comme de Sylvain Maron, hein, "Pourtant, c'était ma mère, elle m'a donné la vie. C'est elle qui pourtant, c'était donné."
Donc, tous ces traumatismes, on pourrait dire, oui, bon, alors, on va travailler sur les traumatismes et ça résout de la sclérose en plaque. Bah, ça peut bien sûr participer à ça. Bien sûr, il y a d'autres raisons aussi, mais il y a quand même une vraie explication scientifique à ce qui se passe en fait, pour quelle raison le système immunitaire se retourne contre nous dans un état, dans un vécu traumatique ? Parce que la personne, après, vit en mode survie. Elle vit en mode comme si elle était en danger face à n'importe quelle personne. Il y a un état de stress chronique qui reste, qui est par moment inconscient, qui est là. Et comme vous le savez, le stress, ben, génère du cortisol, cette hormone du stress. Et le cortisol, alors du coup, euh, bien sûr, tu confirmeras, Chloé, c'est anti, c'est anti-inflammatoire le cortisol. Mais face à un stress chronique, il y a tellement de surstimulation des glandes surrénales à produire du cortisol que ça vient perturber l'immunité. Ça vient en plus, ben, rendre hyporéactif cet axe qui génère du cortisol et ça va faire que, ben, face à un prochain stress, la personne va moins en générer et qu'en plus, ça va générer des résistances sur les récepteurs cortisol, qui fait que, on voit une étude de 2019 qui montre qu'il y a production de cytokines inflammatoires qui génère un état inflammatoire dans le corps et des réactions auto-immunes. Donc, tout ça, bien sûr, il y a un vrai lien entre les blessures, les traumas, les blessures émotionnelles et les maladies auto-immunes. C'est-à-dire, c'est la science, du coup. Oui. La science se branche de plus en plus sur le sujet. Ouais. H, il y a des éléments scientifiques. Ouais. Ouais. Ouais. Merci.
Oui. Après, voilà, une dernière petite chose, peut-être, avant de te laisser à nouveau la parole pour parler justement de ces clés-là, c'est tout ce qui se passe aussi dans la généalogie. Alors, euh, j'ai découvert, bon, il y a quelques années, le travail du docteur Salomon Sellam. Je sais pas si tu connais. Ouais, bien sûr. Oui. Hm. Il fait partie de la grande famille du décodage. Ouais. Voilà. Donc, lui, il a publié un livre qui s'appelle "La sclérose en plaque, une véritable arnaque transgénérationnelle." Ouais. Il met lui en lumière, bah, justement, ce que tu disais, les deuils qui se sont passés dans la famille et il dit que, ben, finalement, euh, quand il y a eu, avant sa naissance, un ancêtre qui est né, euh, qui est décédé, pardon, qui est décédé d'une façon injustifiée ou injustifiable et pour lequel le deuil n'a pas été fait, et bien, il y a une réparation chez les descendants par le biais de cette maladie qu'il appelait ça le syndrome du gisant, avec, ben, ce qu'on constate, dates, he, des dates par moment de naissance ou de décès qui sont communes, des prénoms qui sont communs, et cetera. Donc, il voit ça. Alors, lui, il interprète ça comme ça. Il dit, le syndrome du gisant, c'est quoi ? C'est bien sûr, quand on a quelqu'un qui est mort, par exemple, imaginez, quel enfant jeune est mort. Je, je sais pas, quel parent est capable de faire le deuil sans frais. Des morts des morts inacceptables. Ouais. Hm. Mort inacceptable. Donc, là, ça fait que le deuil est porté et il y a qu'une seule chose, en fait, qui pourrait faire que ses parents s'en remettent, se sentent soulagés, c'est que leurs enfants reviennent. Et du coup, le docteur Sellam, il dit, le syndrome du gisant, c'est, bah, justement ça, c'est le descendant qui prend la place de cet enfant-là et il va mimer le mort en justement mimant quoi ? Bah, la rigidité et cetera. Donc, ça, ça reste son interprétation. Euh, moi, concrètement, qu'est-ce que je constate ? Je constate qu'effectivement, bah, déjà, pour être convaincu que le transgénérationnel a un réel impact, et bien, lisez simplement le livre de Danièle Schützenberger qui est psychologue et psychothérapeute, qui a écrit "Aïe mes aïeux", qui relate vraiment, ben, tout ce qui est en rapport avec les métiers, la maladie, les comportements, les accidents qui sont en lien avec la généalogie. Lisez ça et lisez aussi les études scientifiques qui montrent que les traumatismes au niveau de l'ADN sont inscrits dans l'ADN de la personne et se retrouvent encore des générations et des générations après. C'est, il y a des mémoires traumatiques de nos ancêtres qu'on porte dans notre ADN et que cette étude scientifique a montré même que ça s'amplifie. Donc, là, pour moi, il y a aucun doute là-dessus.
Et puis, bah, finalement, qu'est-ce que je constate en réalité ? C'est qu'effectivement, quand on a des décès comme ça, des morts qu'on ne peut pas, en fait, accepter, qui sont inacceptables, et bien, déjà dans la génération où il y a eu décès, il y a un effondrement des personnes, elles sont dans une angoisse, dans une tristesse profonde, dans une dépression. Et après, ben, qu'est-ce que ça fait ? Ça fait que vous, ça fait des parents qui deviennent justement angoissés, qui deviennent indisponibles aux besoins de l'enfant et qui génèrent à leur tour cette insécurité chez l'enfant et le fait que l'enfant, bah, à nouveau, qu'est-ce qu'on retrouve ? On retrouve cet enfant qui doit prendre soin de son parent parce qu'il ne s'est pas remis de ce choc qui a été vécu. Donc, là, c'est pour moi, c'est l'explication, effectivement, est plutôt en lien avec ça, même si je trouve, je trouve ça du coup plaisant de penser que on va du coup reprendre, du coup, la posture du mort. Mais voilà, c'est en tout cas, en concrètement, je vois plutôt comme effectivement un drame qui impacte déjà la psychologie des personnes sur la même lignée et qui après va faire que ça va se biologiser d'une manière ou d'une autre, peut-être une maladie, ça peut être la sclérose en plaque, dans justement ce qui se passe ensuite. Voilà.
Donc, finalement, dans ces, dans toutes ces choses-là, il y a bien sûr le transgénérationnel, il y a ce qui se joue bien sûr avec la famille, il y a, bah, du coup, ces parents, effectivement, qu'on cherche à protéger. Et même, en fait, il y a peut-être des personnes ici qui se disent : "Bah, moi, en fait, je veux pas protéger mes parents. Je, en fait, moi, je les déteste mes parents. J'ai une haine." Et du coup, effectivement, il y a des gens qui sont qui vivent ça malheureusement et qui sont en lutte constante au regard de leur père, de leur mère, parce que ils sont en lutte, pourquoi ? Pour leur existence, pour faire reconnaître leur existence, ça génère beaucoup de colère et du coup, bah, déjà, ça génère de l'inflammation, bien sûr. Mais néanmoins, comme je disais avant, ça reste dans cette dualité, même si j'ai beaucoup de colère vis-à-vis de mon parent, et bien, ça reste mon père, ça reste ma mère. Comme le dit Sylvain Maron, "Pourtant, c'était ma mère." H, voilà. Bon, je. Ouais, ouais. Tout ça, c'est, ouais, c'est sûr que le transgénérationnel, c'est important. Ouais. Merci pour, ouais, pour ton partage, pour les exemples, nous avoir partagé ton, ton propre, ton propre chemin avec la sclérose en plaque.
Du coup, ouais, je vais parler des axes de, de clés, on va dire, de guérison, hein. Et et tu, tu abonderas après, enfin, de ta propre expérience et de ce que, ce que toi tu as, tu as compris, appris et comment tu accompagnes les personnes. Il y a une chose importante, je crois que tu as dit au début du live, c'est qu'il est important d'accepter le diagnostic, de faire un diagnostic déjà. Donc, il va être important d'avoir recours au médecin, à la technologie pour savoir de quoi on souffre. Et il faut savoir aussi qu'en décodage émotionnel, plus le diagnostic est précis, plus on va avoir un décodage précis parce qu'on va avoir des éléments sur quel est le tissu, la structure qui est atteinte. Et puis, euh, pour pouvoir cheminer, euh, vers la guérison, il faut d'abord être dans l'acceptation. Il n'y a rien de ce qui n'est pas accepté qui peut se transformer. Donc, il faut déjà accepter qu'on a un problème, donc on a une maladie. Euh, par contre, euh, et je vous donne là aussi un, un conseil de lecture sur la, la guérison. C'est "Les 12 étapes de la guérison" de Alain Moinard. Je vais vous montrer la couverture. Bon, le texte va être à l'envers, mais au moins, vous verrez à quoi il ressemble. Euh, et donc la première étape, c'est "accepter le diagnostic et refuser le pronostic". Là, c'est important encore une fois, hein, je suis pas contre la médecine allopathique, mais euh, le problème, c'est que dans la sclérose en plaque, il y a une condamnation de la médecine. C'est-à-dire qu'on vous dit, c'est une maladie chronique et puis voilà, vous arrivez avec une épée de Damoclès et limite, on vous dit, vous allez terminer en fauteuil roulant, quoi. Et c'est vraiment, euh, un choc, en fait, un choc qui peut être auto-programmant, en fait, où la personne va perdre tout espoir, va, euh, va se conditionner même à aller vers ce handicap. Et, euh, il y a des personnes qui, qui sont en rémission, en rémission totale, en rémission depuis longtemps. Le mot guérison est délicat, on pourrait en reparler, mais aujourd'hui, voilà, même toi, tu te dis en rémission, mais tu dis, moi, je me sens guéri, les plaques de sclérose ont disparu au niveau du cerveau. Et donc, tout ça, c'est pas pour vendre des formules miracles, des illusions, des, c'est, il n'y a pas de baguette magique, il n'y a pas de recettes miracles, mais par contre, c'est important de réinsuffler de l'espoir, en fait, de savoir que des gens vont bien, des gens sont en rémission depuis X années, alors que, il y en avait qui ne marchaient plus, comme Victoria Ravano, que je recevrai peut-être aussi en, en interview, hein. Elle était en fauteuil roulant et puis elle a retrouvé la marche, elle a travaillé sur elle, elle a changé son alimentation, elle a fait de la thérapie. Voilà, toi, on t'avait dit, je crois, bah, préparez-vous au fauteuil roulant. Donc, ne vous laissez pas imbriquer, encore une fois, par, une autorité extérieure qui va décider pour vous, ce que vous allez devenir, en fait. Oui, l'espoir est possible, hein. Il y a des personnes qui, n'ont plus de poussées de sclérose en plaque, hein, pour ne pas parler du mot guérison. Donc, accepter le diagnostic, mais refuser le pronostic.
Et puis, bien évidemment, il va y avoir cette, ce changement fondamental à opérer, qui est de se reconnecter à son corps et à ses ressentis. Et là, ça peut passer par des approches aussi psychocorporelles, hein, très simple, d'aller se reconnecter à des ressentis très simples au début, à des émotions très simples dans son quotidien. Ça, c'est vraiment un travail d'accompagnement thérapeutique et se reconnecter au corps. He, je pense que tu développeras ça peut-être, parce que tu, tu en parles de manière vraiment très, très riche dans tes interviews. Mais la maladie, en fait, elle est porteuse de, de leçons, de leviers, d'évolution et le, le, la sclérose en plaque et toute maladie sévère va nous obliger à revenir au corps, puisque elle nous oblige, en fait, à considérer le corps, puisque ce qui avant était une évidence qu'on ne voyait même pas, c'est-à-dire qu'on a un corps en bonne santé qui marche sans même qu'on ait à penser à y penser, et bien, là, on est obligé de considérer notre corps, parce qu'il ne fonctionne plus bien. Donc, on va être obligé de, de, d'être au contact de ce corps qui ne fonctionne plus bien et qui va donc devenir, en fait, une priorité dans la vie. Et là, c'est vraiment important de comprendre, d'entendre que le corps n'est pas notre ennemi. Et c'est une réaction qui est naturelle, humaine au départ, quand il y a une maladie sévère, c'est d'être en colère contre son corps, de dire "Ah, j'ai, voilà, ça me tombe dessus, il m'obéit plus, il y avait une personne qui me disait, de toute façon, il gagne toujours à ce jeu-là." Mais en fait, le corps ne nous fait pas défaut quand il est malade. Il ne fait qu'exprimer une part de nous. Il n'a jamais dysfonctionné. Au contraire, il fonctionne très bien. Si on regarde la sclérose en plaque, là, et bien, la personne à l'intérieur d'elle, elle dit "Non, je ne dois pas faire ça." Et paf, elle coupe. Et donc, le corps, qu'est-ce qu'il fait ? Il est un effecteur qui vous obéit. En fait, c'est-à-dire que c'est, c'est vous votre ennemi, c'est pas votre corps. Votre corps, il ne fait que vous obéir. D'où vraiment l'importance de l'introspection, d'aller comprendre qu'est-ce que le corps exprime. Ou le décodage émotionnel qui va vous permettre de refaire du lien avec le corps, de refaire équipe avec le corps. Et puis, bien sûr, donc, se reconnecter au corps et se reconnecter aux émotions, en particulier à la colère, s'autoriser la colère, mais qui va passer par tout un travail d'estime de soi, de, de se mettre en sécurité émotionnelle. Et donc, bien souvent, il va y avoir besoin d'un accompagnement pour ça. Euh, la colère, hein, qui nous renseigne sur le fait que nos limites ont été franchies. Donc, voilà, se la réapproprier comme une émotion qui est saine. Pas se laisser aller dans des comportements qui peuvent être destructeurs pour soi ou pour les autres, mais accepter la colère comme une émotion qui, qui est saine, qui est légitime, qui fait partie de moi pour arrêter de, de s'oublier, de s'effacer. Et puis, sortir du déni, hein, là, ça fait partie de, d'accepter le, le diagnostic de la maladie, parce que bien souvent, he, il y a des personnes pendant des années qui vont dire "Non, non, mais moi, je suis pas malade." Elles vont parler de leur maladie à personne, elles vont faire comme si tout va bien. Mais voilà, c'est le, le déni général face aux réalités qui va demander à plonger dans les émotions, parce que le déni, en fait, bien souvent, c'est vraiment une réaction, en fait, de défense inconsciente contre une réalité qui est trop douloureuse. Et donc, le, l'accompagnant, le thérapeute va aider à créer un espace de sécurité dans laquelle, dans lequel la personne va pouvoir descendre dans ses traumatismes, dans lequel elle n'arrivait pas à y aller seule. En fait, c'est un peu comme si le, le thérapeute, l'accompagnant, il tient la main de la personne. Euh, voilà. Et comme je disais, hein, c'est-à-dire que, on, on, ce n'est pas gagnant, en fait, de nier la réalité, c'est-à-dire que l'expérience, soit va se représenter sous forme de schéma répétitif dans nos relations, soit l'émotion va se représenter, va s'amplifier, ou encore le symptôme, la maladie, tant qu'on n'a pas accepté de laisser circuler et d'accueillir l'émotion. C'est seulement là, en fait, que l'expérience pourrait être transmutée, qu'elle pourrait être intégrée et transformée en force, hein. Comme toi, tu dis, la maladie est un cadeau et, et tu as pu transformer en qualité, en compétence, en fait, ce qui était auparavant de, de la souffrance.
Donc, comme tu le disais, hein, beaucoup des deuils qu'on peut retrouver, en particulier en, en transgénérationnel, hein. Il y avait une personne, par exemple, qui disait en commentaire que sa mère a perdu quatre bébés, sa grand-mère a perdu quatre bébés avant la naissance de sa mère. Donc, ça peut être des deuils dans le transgénérationnel, ça peut être des deuils dans notre vie à nous, mais il va être vraiment important de, d'adresser ces deuils, de travailler dessus, de vérifier si, euh, si on a passé la phase d'acceptation ou pas. Et puis, donc, de manière générale, le travail va être de reprendre son pouvoir, en fait, parce qu'on a laissé notre pouvoir à un parent, puis un conjoint, et reprendre son pouvoir, ça va nécessiter cette introspection vraiment majeure de, d'examiner quels sont nos attachements, euh, quels sont nos attachements, nos dépendances, nos peurs qui nous empêchent d'être libre, en fait. Qu'est-ce qui, qu'est-ce qui me fait peur quand je me choisis ? Et donc, bien souvent, tu en as parlé, j'en ai parlé, peur de déplaire, peur d'être rejeté, d'être exclu, d'être abandonné, peur de blesser, peur d'abandonner. Dites-nous en commentaire si, si ça vous parle et quel, quelle peur vous, vous avez identifié pour vous. Quelle est la peur ? Et souvent, ce qui va être intéressant, enfin, même essentiel, c'est de chercher la peur derrière la peur derrière la peur. J'ai peur d'être jugé. OK, mais pourquoi ? En quoi tu as peur d'être jugé ? Qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de toi quand tu es jugé ? Ah, ben, j'ai, j'ai peur de, j'ai l'impression que j'existe plus. On arrive, en fait, au ressenti le, le plus souffrant, en fait, qui bien souvent va dater de la naissance et cetera. Euh, et prendre conscience de tout ça, aussi, ça va nous permettre de faire le lien avec nos conditionnements d'enfant, nos schémas, et ça va nous permettre de nous rendre compte aussi que, on n'est plus un enfant. Et le, le, l'accompagnant, le thérapeute va aider par des techniques, he, comme la PNL, l'hypnose, à aller, euh, stimuler, amplifier, rechercher les ressources que la personne a acquises au fil du temps en tant qu'adulte. En fait, il y a une part d'elle qui est restée un enfant tétanisé, effrayé, abandonné, mais il y a une part adulte qui a des ressources en elle et qui peut être aidée par aussi le, le thérapeute, le temps nécessaire, en fait. Euh, donc nous ne sommes plus des enfants et on va développer nos capacités d'adulte et on va aller travailler l'estime de soi, qui va nous permettre de s'affirmer et travailler l'identité. Et c'est qui moi ? Quelles sont mes limites ? Comment faire respecter mes limites, hein ? Et donc, tu en parleras tout à l'heure, parce que tu proposes un travail sur l'identité cet été sous un format stage. Et, voilà, j'aime bien cette citation. Je, je crois que c'est, c'est de, je me rappelle plus de qui, mais qui dit, le, la vraie liberté, c'est l'absence de peur. En fait, quand on n'a plus peur de décevoir, quand on n'a plus peur, euh, de ne pas être aimé, quand on a plus peur de déplaire, bien là, on est véritablement libre. C'est-à-dire que dans une relation, on n'a plus d'attente vis-à-vis de l'autre. Donc, si l'autre dépasse nos limites, si l'autre est dans l'abus et cetera, on s'aime suffisamment, on se connaît suffisamment, on se respecte suffisamment pour ne plus avoir peur de dire non, de dire stop, hein. Donc, c'est vraiment important d'identifier les peurs et de travailler sur les ressources pour se libérer de ces peurs et ne plus être dépendant de l'extérieur et même pouvoir dire non à un, à un père, à une mère. Euh, voilà. Et dans tout ça, il y aura un travail essentiel sur la culpabilité, hein, qui va aller de pair avec tout ça, euh, de se libérer de, de l'illusion, en fait, que nous devons obéissance à nos parents. Il y a vraiment ce, euh, dans les familles maltraitantes, hein, de, de bien des façons, et bien, on a intégré que, on était la propriété du parent, qu'ils avaient tout pouvoir sur nous. Mais non, hein, les parents, le rôle des parents, c'est d'assurer la sécurité affective et matérielle de l'enfant jusqu'à ce qu'il soit autonome. Euh, et donc, en particulier, arrivé à, à l'âge adulte, on n'est plus l'enfant de notre parent, on est dans une relation d'adulte à adulte. Donc, on doit sortir de, de ce rôle d'enfant. Euh, voilà. Et pour, pour ce qui est de tout ce qui est rôle de sauveur, et bien, il va falloir sortir de l'illusion que nous sommes responsables du bonheur de l'autre, de sa souffrance, de ses émotions. Voilà ce que je voulais dire essentiellement. Je regarde un peu dans le chat. Euh, bon, bonsoir Fatou. Oui, très beau, la liberté comme, comme absence de peur. Ouais, tout à fait. Est-ce que tu veux, euh, voilà, est-ce que tu veux rebondir, Pierre ? Est-ce que tu veux partager toi tes compréhensions, tes clés sur la guérison ?
Et bien, écoute, euh, déjà, ce que je voulais dire, c'est que, euh, avant, effectivement, la personne, le Pierre qui a eu des poussées de très haute en plaque, c'était l'archétype, euh, de quelqu'un qui se sacrifie pour les autres, qui n'écoutait pas ses besoins, qui était constamment, j'étais un expert pour savoir quel était le besoin de l'autre et y répondre. Et en même temps, j'étais totalement inconscient de mes propres besoins, de ce que j'avais besoin. J'étais constamment en train de laisser la place à l'autre. J'ai été aussi l'archétype du perfectionniste, quelqu'un de dur, d'intransigent vis-à-vis de lui et qui fait que, bah, dès que je faisais quelque chose de travers, et ben, je m'en prenais constamment à moi avec dureté. Donc, c'est clair que la première étape pour moi, ça a été en psychothérapie de travailler sur l'indulgence envers moi, être indulgent avec moi, me reconnaître et dire, ok, là, tu as fait de ton mieux, c'est OK. Porter de l'amour plutôt que retourner la colère quand ce n'est pas OK, quand ça ne va pas. Et puis, ben, c'est aussi quelque chose qui a changé drastiquement ma vie, hein. J'ai changé de travail, divorcé, enfin, ça a explosé toute ma situation personnelle, professionnelle, parce que la sclérose en plaque, ça a été un appel pour me dire, là, il est nécessaire que tu prennes soin de toi. Et ça, bah, bien sûr, la personne avec laquelle j'étais n'était pas OK avec ça, parce qu'avant, bah, bien sûr, j'étais cette personne qui était tout le temps au service d'eux. Et donc, bien entendu, c'est le, le fait de prendre, de m'écouter, de prendre soin de moi, c'était plus OK pour elle, parce qu'effectivement, elle était elle aussi dans une autre problématique. Mais voilà, c'était cette personne que j'étais avant et j'ai dû changer ça. Clairement, l'archétype du sauveur, c'était moi. Clairement, c'était là et j'ai dû transformer ça.
Après, ben, justement, on parlait de guérison et moi, en fait, ce terme de guérison, malheureusement, il est très polarisant aujourd'hui, comme si c'était du coup un terme qui ne pouvait être utilisé que par les médecins. Et aujourd'hui, moi, j'ai vraiment envie de l'ouvrir à, à son sens profond, quoi, de la guérison. Déjà, guérir dans l'ancien français, hein, ça signifie se protéger, se défendre. Donc, je pense que pour une maladie qui attaque la gaine protectrice, ça peut être pas mal de se dire, "Oui, ben oui, j'ai envie de ça. J'ai envie de me protéger, de me défendre." Et puis, même, il y a un sens figuré. Guérir, ça veut dire aussi restaurer son intégrité. Et ça, ça me parle énormément. Restaurer son intégrité, c'est-à-dire toutes les parts de soi qui constituent son identité. Et là, du coup, la question de l'identité, elle est fondamentale, parce que de plus en plus aujourd'hui, on est de plus en plus dans les apparences, dans s'identifier à un travail, à un rôle, à une mission. Hm. Sauf que ce n'est pas notre identité profonde. Et aujourd'hui, euh, on est beaucoup à avoir oublié quelle est la vraie raison de notre présence ici sur terre et quelle est notre identité profonde. Cette identité profonde, elle est, elle a toujours été là. Euh, elle est immuable, elle est là. Sauf que par moment, on l'ignore, on en est inconscient, on l'a oublié. Ce qui fait que, on se retrouve par moment avec des personnes qui vivent un choc émotionnel, qui perdent leur emploi et qui ont mis toute leur vie sur ça. C'est leur identité, c'est leur emploi. Et bien, poussée en plaque, ou bien des personnes qui se réfèrent à 100 % à une personne toute leur vie, ces personnes qui partagent leur vie. Au moment où il y a rupture, bah, elles ne savent plus qui elles sont. Et là, du coup, il y a quoi ? Il y a poussée en plaque. Donc, là, c'est, voilà, ce que moi je vous conseille, c'est déjà la première phase, c'est comprendre le lien, bah, justement, entre vos poussées et ce qui se passe dans votre vie. Ça, c'est hyper important, hein. C'est la première phase pour se dire que ces poussées là, ce n'est pas dû au hasard, ce n'est pas comme ça que ça vient. Il y a vraiment quelque chose qui est qui est derrière.
Et donc, cette identité, euh, comment ça se fait que aussi elle est altérée ou en tout cas, on y a moins accès ? Par exemple, l'exemple du trauma, bah, c'est un très, très bon exemple, parce que souvent, la personne qui a vécu un trauma, elle est en état de dissociation. C'est-à-dire que, il y a une partie d'elle à laquelle elle n'a plus accès. C'est-à-dire que, elle est, par exemple, récemment, j'ai accompagné quelqu'un là-dessus, hein, qui justement était incapable de nommer ses émotions, de dire quoi que ce soit par rapport à ses émotions. Même elle disait, "Bah, moi, les émotions, ça a tendance à faire une grosse, grosse intensité et j'arrive plus à le gérer, mais je sais même pas en même temps ce que c'est, quoi." Et en même temps, la personne que j'accompagnais à ce moment-là, je remarquais qu'elle était absente. C'est-à-dire que, il y a une partie d'elle qui n'était pas là. Vous savez que c'est quand vous parlez à quelqu'un, ça peut arriver, hein, parce que c'est un phénomène naturel, un état d'hypnose naturel où par moment, on déconnecte et du coup, on regarde ailleurs pendant que la personne nous parle et vous voyez que la personne n'est pas là. Bon, ça, ça arrive, c'est naturel. Mais là, cette personne-là, pendant toute la séance, enfin, tout le début de la séance, elle était, je voyais qu'elle était ailleurs. Et déjà, bah, ça, c'est un premier signe. Il y a du coup une dissociation. Il y a une partie de vous qui n'est pas là. Et du coup, ben, ce travail-là de guérison du traumatisme lui a permis de réintégrer cette part d'elle qui était blessée, qui dont elle était dissociée pour revenir au contact, pour se recentrer sur elle-même, recentrer sur ce qu'elle ressent et cetera. Donc, clairement, le trauma, c'est déjà une altération de notre propre identité. Euh, il y a aussi, ben, tous les calques, tous les masques, toutes les visions figées que vont, dans lesquelles on va être conditionné en tant qu'enfant par la part de nos parents et cetera, qui fait que vous vous savez, oui, ma mère, elle m'a toujours dit, je suis quelqu'un de timide. Donc, là, du coup, on s'identifie à ça. Je suis H. Donc, là, c'est ça, pareil, hein, ce n'est pas notre identité. Donc, l'identité profonde, c'est vraiment quelque chose qui se cherche. C'est un chemin, euh, c'est un chemin vers soi. C'est un chemin d'amour pour se retrouver soi. Et lorsqu'on connecte pleinement ça, et bien, vous pouvez perdre votre job. Vous pouvez avoir la rupture sentimentale, une rupture sentimentale douloureuse. Vous pouvez perdre un être cher. Bien sûr, ça va être douloureux. Bien sûr, ça va être douloureux. Mais néanmoins, il y a ce soleil à l'intérieur de vous parce que vous savez qui vous êtes et ce pourquoi vous êtes là et vers quel chemin vous.
voulez avancer. Donc c'est pour ça que pour moi, c'est tellement essentiel de faire de la thérapie, bien sûr sur les traumas, mais la thérapie aussi sur les conflits. Parce que tous ces conflits, euh, font qu'il y a une part de nous qui veut une chose et une autre part qui veut autre chose.
Et souvent, cette part de nous qui veut une chose, c'est pour faire plaisir, pour faire comme la personne voudrait, pour répondre à une exigence, répondre à un besoin, et cetera. Et il y a une autre part de moi que je n'écoute pas, qui fait que je, j'ai pas nourri. Donc là, bah, ce conflit-là fait que généralement, ces deux parties de moi qui s'opposent font que il y a aucune des deux qui est nourrie, et ça ne permet pas d'être moi-même.
Quand euh, j'ai une telle lutte euh, par exemple, vis-à-vis de mes parents, une telle rage, j'ai mes parents parce qu'ils n'ont pas reconnu mon existence, ils n'ont pas répondu à mes besoins, et bien là encore, je passe ma vie en fait à être dans une situation de combat. Et tant que je n'ai pas guéri cette part-là qui a tellement de colère, je ne peux pas revenir au contact de moi, parce que mon identité profonde, c'est quel ? C'est une identité qui est calme, c'est une identité qui est créative, c'est une identité puissante, c'est une identité qui est en paix.
H, donc c'est clair que moi, je conseille vraiment de de faire de la thérapie, hein, c'est clair. Et de voir que est-ce que ce que nous dit la médecine, c'est-à-dire que une personne qui a une sclérose en plaque va terminer en fauteuil roulant, c'est le pronostic. Est-ce que c'est vrai ? On se rend compte que oui, bah, pour la plus, pour beaucoup de personnes, on se rend compte qu'il y a pas mal de personnes qui évoluent vers ça. C'est un fait, on ne peut pas nier qu'il y a ce genre de cas.
Mais on ne parle pas de ces personnes qui étaient qui en sont arrivées jusqu'à par moment d'invalidité, ou qui sont qui ont été en fauteuil avec une sclérose en plaque secondaire progressive, et qui sont revenues en arrière. H, ça pas parce que non. Bah oui, parce que c'est rare, bien sûr, mais on ne s'intéresse pas à qu'est-ce qu'elles ont fait. Je pense à Lionel Vernois, il était qui est hypnothérapeute, docteur en physique acoustique, qui a publié le livre "Le jour où j'ai repris le contrôle de ma vie". Il était arrivé à 80 % d'invalidité, et lui, il a travaillé sur trois aspects.
La sieste thérapie, pourquoi ? Pour récupérer de l'énergie. Parce que pour se, pour que votre corps se répare, il a besoin d'abord d'énergie. Ensuite, il a fait de la danse thérapie. C'est-à-dire que la danse thérapie, il était pas capable au départ de faire des mouvements, quoi que ce soit, il regardait les autres danseurs. Et ça, ça s'appelle la neuroplasticité. La neuroplasticité, c'est le fait de recréer des chemins neuronaux, et il a pu du coup progresser avec ça. Et dernière chose, il a fait de l'autothérapie avec la PNL pendant 2 ans et demi.
Donc là, bien sûr, il a fait quelque chose que pas grand monde a fait, et il en est revenu à une rémission totale. Donc j'ai envie de dire que oui, c'est c'est possible, mais c'est un, ça reste, c'est un chemin. C'est un chemin à faire, et c'est un chemin thérapeutique, et c'est avant tout un chemin vers soi aussi, pour à la fois guérir toutes ces parties de soi qui sont blessées, pour simplement revenir se recentrer sur soi, mais aussi aller s'ouvrir à quel est le sens de ma vie, pour quelle raison je me lève le matin, qu'est-ce qui me fait plaisir dans. Oui, c'est ce qui permet de mettre de l'essence dans le moteur, hein. Hm. Voilà. Tout à fait. Et connecté vraiment ce qui est important pour moi, ce qui me fait vibrer, ce qui. Et là, du coup, clairement, ça a été mon chemin. Aujourd'hui, vraiment, je suis, je pourrais parler d'alignement, d'alignement avec vraiment ce que je fais là. Il n'y a rien où je pourrais dire, je ne suis pas à ma place sur ce que je fais là, je me sens pleinement à ma place, et c'est quelque chose de très important.
Euh, on ne le sait pas tout de suite, par moment, les personnes, elles le savent pas. Euh, moi, en thérapie, je vais vous donner un exemple de personnes. On des moments, on guérit cette partie qui est blessée. Et vous savez ce qui se passe quand on guérit cette partie qui est blessée ? La personne, elle va ressentir un grand vide. C'est-à-dire que c'est ça qui se passe. C'est-à-dire quand on libère cette charge émotionnelle liée à la blessure, d'abord, la personne, elle ressent un grand vide. Et ce grand vide, je vous assure que la personne, c'est hyper inconfortable, hyper insécurisant, parce qu'elle sait pas ce qu'elle veut faire. Elle sait peu à peu où elle veut aller. Elle sait pas. En elle a même peur que ce vide qui vient de se créer, ce qu'elle vient de lâcher avant, ben ça revienne pour le remplir.
Donc moi, en thérapie, ce que je fais, ce vide, bah, on va le remplir de toutes ces belles choses, de tous ces trésors que la personne souhaite développer dans sa vie, même si ce n'est pas encore possible aujourd'hui. Mais vraiment tout ça, on va y mettre des ressources, de l'amour. On va y mettre toute cette mission, tout ce qu'elle aimerait accomplir dans sa vie, qui fait qu'elle se sentirait pleinement accomplie, pour simplement créer quelque chose, une semer une graine. Semer une graine qui. Oui, là, il y a une personne qui dit, par exemple, mes peurs anéantissent ma capacité à avoir confiance. Donc toi, tu vas travailler avec des outils comme la PNL. Comment tu vas ?
Bah, tout à fait. Alors là, les peurs qui anéantissent ma capacité à avoir confiance, tout à fait, hein, cette peur qui est là, clairement. Et bien, on va travailler avec des outils de libération émotionnelle. Moi, je travaille beaucoup avec l'EFT, mais aussi avec la la PNL, puisque cette peur, elle vient bien de quelque part. Donc la PNL nous permet de remonter des situations dans le passé. Ouais.
La première chose, ouais, c'est ça, comme tu dis, et comme je le disais en préambule, c'est identifier l'origine de la peur. Donc identifier ça. Et en fait, la la chose qui est vraiment très, très puissante avec le cerveau, c'est que cette peur, c'est bien sûr, il y a eu un événement qui a créé ça, qui a créé toute cette peur-là que je développe aujourd'hui. Et bien sûr, peut-être il y a un événement qui a créé la douleur. Mais la bonne nouvelle, c'est que la souffrance qui reste aujourd'hui, la peur qui reste aujourd'hui, elle y est à un souvenir. Elle y est un souvenir de ça.
Et la PNL, elle a cette puissance avec le cerveau de permettre, non pas de changer l'événement, on ne pourra pas le changer l'événement, mais on va apporter des ressources justement à cette personne-là, à cet enfant-là qui a vécu ça à ce moment-là. On va apporter des ressources, et le simple fait de, alors c'est quoi des ressources ? De l'amour, de la confiance, de la sécurité. Je ne sais pas, c'est vraiment la personne qui va définir de quoi elle aurait besoin, et même elle va aller se l'apporter elle, en tant qu'adulte, à sa version, à son enfant intérieur. Et en faisant ça, et bien, il y a une chose extraordinaire qui se passe, c'est que la personne va libérer une charge émotionnelle. Et quand elle fait ça, ben effectivement, vous avez quelqu'un qui peut changer vraiment drastiquement.
Ça me rappelle du coup cette personne que j'ai accompagnée, et qui en fait, elle a suivi le programme Arcan pendant 6 mois, euh, que j'ai proposé, et on lui a fait, alors elle avait de l'activité physique adaptée, des séances de coaching, de thérapie, et des pratiques énergétiques. Elle avait une place que ce, pardon, c'est très complet. Voilà, suivi plusieurs séances, et puis la plaque secondaire progressive, et en sortant, en fait, de du coup de cette matinée qu'elle a suivi avec mon mon associé et moi-même, elle retrouvait des capacités à la marche, elle retrouvait des déblocages au niveau du genou. Et vous savez quoi ? Ça durait l'après-midi, et le soir même, ça revenait. Pourquoi ? Parce que la personne, la plupart du temps, là où elle est bloquée, là où il y a deux parts d'elle qui tiraille l'une dans un sens, l'une dans l'autre, c'est dans son environnement. C'est là où elle se trouve.
Et donc, la personne me disait : "Oui, ben, dans la maison dans laquelle je vis, bah, j'ai pas l'impression que c'est ma maison, en fait. J'ai à la fois, j'ai envie, mais je ne peux pas. J'aurais envie de changer, parce que cette maison ne m'appartient pas. J'ai envie de changer cette maison, mais je ne peux pas. J'aurais même pas envie d'y rester dans cette maison, mais je suis obligé d'y rester." Donc, il y a, il y a ça qui était là pour ces obligations. Ouais.
Voilà. Moi, du coup, dans mon travail, je n'ai pas du tout accès sur un coaching pour la faire changer d'endroit. Je suis allé travailler sur qu'est-ce qui fait dans son histoire que son identité, elle ne la reconnaît pas. Et on est revenu à une situation qu'elle a vécu, ben justement, dans son enfance. Je ne vais pas du coup relater, bien sûr, hein, puisque ça reste du coup du partage, hein, et du coup de quelque chose qui est confidentiel. Mais ce travail-là a fait que cette personne-là, la séance d'après, elle est revenue, je ne l'ai plus reconnue. Avant, elle s'excusait d'être là constamment, elle disait : "Excusez-moi, mais pour la moindre chose, hein, euh, excusez-moi de vous avoir coupé la parole." Elle n'osait pas s'affirmer, rien du tout. Et là, j'ai trouvé quelqu'un de totalement différent, décidée, prête à s'affirmer, et prête à prendre la décision de dire : "Voilà, maintenant, je pars de cette maison, je vais m'installer dans cet appartement, je vais vivre ma vie." Je dis : "Waouh !" Et je n'ai fait aucun travail pour l'accompagner à faire ça. J'ai simplement libéré cette charge émotionnelle qui fait qu'elle s'autorisait pas à être elle-même, et ce qui fait que ça a tout changé par la suite. Magnifique. Ouais. Après, on redevient moteur de sa vie. Tout à fait. Ouais.
[Musique]
Est-ce que tu veux parler de du du stage que tu proposes cet été, ou est-ce que je prends quelques quelques commentaires, quelques questions avant ?
Bah, ouais, si tu veux, on peut prendre quelques questions, et puis euh, on passera après euh à la présentation, partage de ce stage.
D'accord. Euh, alors, je remonte un petit peu. Euh, oui, il y a une personne, tu parlais du de cette femme-là qui avait le le blocage au genou. Il y a une personne là qui explique vraiment le lien entre émotion et corps, où elle dit que dès que dès qu'elle est trop stressée ou ou contrariée, Audrey, dans l'heure, elle a une inflammation du genou, hein. Donc on voit bien le le lien corps-émotion, comme toi tu l'as expérimenté dans la sclérose en plaque. Et donc, pour dire un petit mot du décodage du genou, he, le genou, bah, c'est l'obéissance, he, c'est mettre genou à terre, être obligé d'obéir. Donc, cette obligation, cette contrainte, ce sentiment de contrainte qu'on retrouve beaucoup dans la sclérose en plaque. H, ouais, tout à fait. C'est aussi cette problématique du jeu par rapport au nous, c'est de ma propre identité par rapport au clan familial. Donc là, effectivement, c'est ma position, la place que je prends, ma place par rapport à mon clan. Donc là, c'est clair que souvent les problématiques de genoux, j'en retrouve aussi en sclérose en plaque, he, puisque bah, on est directement en lien avec un conflit qui se passe au niveau de la famille, quoi. Ouais. Et au niveau de mon identité dans cette famille.
Tu parlais du du sacrifice tout à l'heure, he, effectivement, c'est c'est un mot qu'on peut souvent, une problématique qu'on peut souvent associer au syndrome du sauveur. Et là, il y a cette personne 1976 boun qui dit que dans son enfance, son frère avait beaucoup de problèmes, et du coup, elle, elle a dû être exemplaire pour pas être une charge en plus par rapport à ses parents. Donc, il y a ce côté de de devoir s'effacer, hein, qu'elle a des symptômes de fatigue et des symptômes sensitifs. H, ça, effectivement, on retrouve assez souvent ce genre de situation, où bah, du coup, les parents ne sont pas disponibles pour un quelqu'un d'autre dans la fraterie, parce que justement, il y a quelqu'un qui a des problèmes de santé qui nécessite toute l'attention, et qui fait que ben, enfant, bah, on ne répond plus à ses besoins émotionnels, et il apprend, bah, du coup, que bah, finalement, peu importe, hein, comment il se sent, on ne va pas être là pour lui, et voilà, que par ailleurs, pas, il faut pas en rajouter, en fait. Donc, il faut surtout pas avoir de problèmes, il faut pas pleurer. Euh, mais c'est ça que les personnes disent, he, surtout, il faut pas que je crée plus d'inquiétude à mes parents que ça. Surtout, il faut pas qu'ils aient plus, parce que là, ils sont déjà très stressés avec tout ce qui se passe avec mon frère. Il faut vraiment que, on retrouve le rang de protecteur dont tu parlais.
Tout à fait. H, il y a cette personne qui dit : "Il m'a été déclaré une SEP à mes 60 ans. Comment expliquez-vous cette déclaration tardive ?" Bah, pour moi, même s'il y a des statistiques qui vont donner des moyennes d'âge, il n'y a pas d'âge, en fait, hein. Enfin, une maladie, la SEP ou une autre, peut se déclencher à n'importe quel âge sur un traumatisme, donc comme disait Pierre, qu'on appelle déclenchant, mais qui vient réveiller comme un écho à un programme d'enfance. Ça peut être soit la charge émotionnelle qui va s'accumuler dans le temps, à force de vivre des traumatismes euh qui s'empilent, soit vraiment quelque chose qui, un un événement de notre vie adulte qui va venir réveiller une charge d'enfance, et ça peut arriver à 20 ans, à 30 ans, à 70 ans. Je sais pas comment, comment tu, si tu veux répondre à cette question.
Bah, en tout cas, tout à fait, hein, je suis, tout ce qui est en relatif aux émotions, je vois ça de manière effectivement comme un un vase qui se remplit, et cette colère, peut-être, qui se déclenche aujourd'hui, ou cette peur qui se déclenche aujourd'hui, elle rentre en résonance avec toutes les peurs, toutes les colères non réglées dans le passé. C'est vraiment une chaîne, et c'est pour ça que ça devient tellement intense, et à un moment, bah, ça déborde, effectivement. Après, pour répondre à l'IAO, effectivement, je pense qu'il n'y a pas d'âge, he, comme tu le dis, et en même temps, pour bah, justement, répondre un peu plus précisément, on aurait vraiment besoin de connaître le contexte, euh, pour lui dire vraiment qu'est-ce qui se passe pour elle, parce que là, en une, en une phrase, ce serait assez difficile. Hm.
Euh, juste pour pas qu'on oublie, il y a une personne qui demande les références des livres et des auteurs cités. Peut-être, je le mettrai en description du live.
Oui. Moi, j'avais parlé de "Les 12 étapes de la guérison" de Alain Moenaert, et toi, tu avais donné d'autres références. Peut-être tu me les donneras, et puis je les, je mettrai en description.
On va faire ça. Ouais. OK.
Oui, une personne qui rebondit sur le fait que le le pronostic, he, la manière dont le pronostic est énoncé, et aussi la manière dont il va être annoncé, he, peut être extrêmement violent, euh, ou vous pouvez déjà être projeté dans dans le handicap. Et cette personne, Jess, qui dit : "Le pronostic vole la paix intérieure. Le prix elle-même." Et c'est vrai que tu parlais d'étiquettes, hein, comme l'étiquette, tu es timide, et bien, tu as une sclérose en plaque, hein. On peut s'enfermer dans cette étiquette. Donc, faut faire attention, euh, faire très attention à ça.
Ben, c'est clair que euh, on parle souvent, he, de conflit, de diagnostic. C'est que au moment où, du coup, vous annonce la nouvelle, et ce qui ça a donné, ben, ça génère une dégradation au niveau du corps, parce que bah, il y a clairement un stress, hein, qui à ce moment-là, qui fait que ça vient impacter, hein, la santé. Après, euh, la façon dont c'est dit, hein, le pronostic vole la paix intérieure, ça, c'est très intéressant. Cà, par exemple, bien sûr, je connais pas Jess, mais clairement, j'irais creuser qu'est-ce qui lui a volé cette paix intérieure dans le passé, parce que euh, tout le monde ne dirait pas ça. Tout le monde ne dirait pas ça. Il y a certaines personnes, le pronostic, ça passe 10 km au-dessus du cigare. Euh, et puis, on a deux façons de réagir. Effectivement, par moment, effectivement, on est sous le choc, et c'est ça, je pense que de toute façon, c'est le choc, il est incompressible, quelque part. Mais après, qu'est-ce qu'on se dit par rapport à ça ? C'est comment rebondir ? Soit effectivement, je viens dans une situation où là, bah, je me victimise, et du coup, là, c'est la spirale descendante. Soit je dis : "OK, ça, c'est ce qu'ils disent, mais j'ai la possibilité peut-être de prouver autre chose." Et moi, dans ma vie, j'ai vraiment vécu ça. Par moment, j'ai, que ce soit au niveau professionnel, au niveau personnel, j'ai rencontré des personnes qui m'ont dit : "Non, Pierre, tu ne pourras pas faire ça." Mais rappelez-vous, quand une personne vous dit : "Tu ne peux pas faire ça", elle ne vous indique pas vos limites. Elle vous indique simplement leurs propres limites, et la façon dont elle voit les choses par rapport à leurs croyances. Moi, en tout cas, dans mon histoire, ça a été toujours le cas. Je me suis dit : "Ben non, est-ce que déjà, première question, est-ce que ce que je veux faire, est-ce que c'est important pour moi ? C'est important pour moi ? Du coup, tu as beau me dire que non, ce n'est pas possible, je le fais. Je vais tout mettre en œuvre pour y aller." Et j'ai tellement d'exemples à raconter où une personne m'a dit : "Non, mais j'y suis quand même arrivé." Et ben, figurez-vous, pour la sclérose en plaque, c'est pareil. J'avais beau, beau me dire que tu as terminé peut-être en fauteuil. Moi, je dis : "Bah non, bah moi, je vais faire autre chose." On a beau me dire que peut-être tu vas perdre tes jambes, mais c'était réellement une peur, hein. J'ai broyé du noir pendant 6 mois, en me réveillant tous les matins en train de me dire : "Bah, peut-être je ne peux plus bouger l'orteil." Mais il y a un moment, j'ai pris une décision. J'ai pris une décision. Est-ce que j'ai envie de vivre avec cette peur toute ma vie et me gâcher la vie pour ça ? La réponse, c'est non. Alors, qu'est-ce que je peux faire ? Du coup, à ce moment-là, j'avais pas de problème non plus de mobilité, mais il y avait un risque peut-être derrière. Donc, j'ai décidé de me dire, bah, plutôt que d'avoir peur de perdre mes jambes, ben, je vais en profiter et je vais prendre plaisir à utiliser mes jambes. Et j'ai commencé la course à pied. Ça a été une aventure formidable. J'étais avant, je faisais 120 kg. Je faisais aucun sport, euh, rien du tout, et j'ai commencé à courir parce que je voulais profiter un maximum de mes pieds. J'ai du coup fait de la compétition, j'ai perdu 25 kg. Euh, j'ai du coup également été guide en course à pied pour une athlète déficiente visuelle qui a fait les championnats de France. Ça a été une expérience incroyable qui a participé à l'acceptation de ma maladie. Euh, parce que du coup, euh, c'est ces jeunes-là que j'ai rencontrés, qui étaient aveugles, hémiplégiques, paraplégiques, parce que j'ai fait des stages euh dans les l'équipe de, enfin, dans la Fédération française handisport, mais je voyais des jeunes qui avaient la gnac et qui étaient capables de s'adapter constamment. Ils m'ont envoyé un message fondamental, ils m'ont dit, ils m'ont montré que le handicap, c'est une force. Donc là, si on est capable comme eux, parce qu'ils vivent ça depuis leur enfance, de vraiment vivre à fond leur vie, de croquer la vie à pleines dents, ben, je dis même si moi j'ai un handicap un jour, bah, je serai aussi cette personne-là, parce que on peut choisir cette voie-là. Ouais, c'est magnifique. Merci, hein.
Et du coup, bah, j'rebondis sur ce commentaire là, un peu provocateur, de Éric, qui dit : "La SEP, c'est un cadeau ou une saloperie ?" Bon, moi, je l'ai pas vécu, hein, mais j'accompagne beaucoup de personnes qui ont des maladies graves, et euh, quand on fait ce chemin intérieur, les personnes vont vont souvent, alors après un certain temps, effectivement, euh, dire : "Et bien, c'est ce, cette maladie était un cadeau." Et c'est un peu ce que tu nous as dit là. Mais moi, je dirais, c'est les deux, hein. Donc, comment, comment tu répondrais à cette question ?
Bah, écoute, je connais bien Éric, hein, puisque j'ai pu l'accompagner, et donc, c'est pour ça que ça m'a fait rire en voyant le commentaire, parce qu'effectivement, euh, au début de l'accompagnement, il me disait vraiment : "C'est vraiment une saloperie, cette maladie", et beaucoup de colère. Après, bah, pour lui, dans le processus, hein, c'est quelque chose qui s'est un peu adouci. Là, aujourd'hui, bon, il n'est pas encore en mesure de dire que c'est un cadeau, hein, c'est clair. Et mais c'est normal, il reste de la souffrance, il reste des difficultés qui est là, ça, c'est un chemin. On ne peut pas se dire ça du jour au lendemain. Quelques mois d'accompagnement, pareil, ne suffisent pas peut-être à faire ça. Ça demande vraiment un investissement à aller explorer des choses pour soi, à vivre des choses pour soi, à voir que ben, finalement, je n'arrive plus à faire ça, mais qu'est-ce que je peux faire encore ? C'est ça, en fait, la, simplement la question, c'est souvent, on met le focus sur ce qui ne va pas. Tiens, j'arrive plus à bouger la jambe. Oui, bien sûr, ça impacte ma vie, on ne va pas le remettre en question, mais qu'est-ce que je peux faire encore ? Qu'est-ce que mon corps m'offre encore ? C'est-à-dire que là, c'est vraiment la culture de profiter de tout ce qu'on a, de tout ce qu'on peut faire. C'est pas Stephen Hawking qui était qui a une sclérose en plaque latérale, le contraire, ça a été un brillant astrophysicien jusqu'au bout, et il a kiffé, en fait, faire ça. Bon, il y a sans doute des moments difficiles, mais en tout cas, ça ne l'a pas empêché d'être quelqu'un de brillant et de s'investir dans quel domaine qui le passionnait à fond. Donc, euh, il y a toujours possibilité, hein, de de faire quelque chose, quoi.
Bien sûr, il y a des gens qui nous ont donné des des exemples incroyables, hein. Et d'ailleurs, en commentaire, des personnes disent : "Merci, merci de l'espoir que que vous donnez." Euh, hm, concernant les les deuils, hein. Il y a plusieurs personnes qui euh, qui euh, rebondissent, hein. "La mort de ma mère, il y a eu un réveil de tous les traumas anciens." Ouais, ça, ça arrive. J'ai remarqué souvent des maladies qui se déclenchent à la mort du parent. C'est-à-dire que souvent, on est dans dans l'attente que les choses se résolvent, et même si on a coupé avec le parent, et bien, il y a toujours un espoir en fait qu'on va pouvoir renouer avec le parent, qu'on va pouvoir réconcilier des choses tant qu'il est vivant. Mais une fois que le parent est mort, euh, ça met euh, une comme un mur, une chape sur tout ça, et ça peut réveiller en fait tout ce qui est non résolu, tout ce qui est dans le non-dit encore avec le parent. Et puis, il arrive parfois aussi, il me semble, qu'il y ait une transmission de blessures qui appartiennent au parent, comme si on passait la patate chaude au moment où le le parent s'en va. En fait, je sais pas si tu veux répondre aussi à cette question.
Bah, c'est c'est effectivement absolument ce que je constate aussi, hein, dans ce que tu partages. Après, je je vois aussi que des situations où le parent en question a pu être un pilier, en fait, de la vie de la personne. C'est-à-dire que c'est un pilier tellement important, et après, quand ces personnes décèdent, c'est la question, c'est : "Mais qu'est-ce que je vais faire ? Comment pouvoir m'en sortir ?" C'est-à-dire que, on reste dans ce que tu disais avant, dans ce statut d'enfant apparent. C'est-à-dire que par moment, bah, effectivement, la personne n'est pas encore devenue adulte, pleinement consciente, pleinement consciente de ses forces, de ses ressources, et est un peu comme un enfant qui attend toujours que le parent l'aide et soit là pour lui. Donc, il y a cette, ce côté-là. Et après, il y a le côté aussi où c'est tout d'un coup une charge de responsabilité qui tombe. Vous savez, par moment, où on dit : "Ma mère, c'était le pilier de la famille", et là, maintenant qu'elle n'est plus là, ben, cette charge, elle m'elle m'incombe, et du coup, la personne ressent tout le poids de ça, et on revient du coup à ce que tu disais avant, hein, c'est-à-dire que le poids du devoir écrase les besoins. Hm.
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Euh, il y a quelqu'un qui disait aussi euh que étant enfant, on retrouve là des blocages de la parole. Donc, on peut avoir aussi, hein, pas uniquement des atteintes de la marche ou des des bras au niveau moteur, mais même de la parole. Et aussi, là, je vois cette personne qui avait posé la la question sur la diplopie. Je sais pas si ça vous a apporté, Audrey, des euh, des éclairages quand j'ai parlé de la diplopie.
Fato, qui dit : "Oui, ne plus s'excuser d'exister." Ah oui, ouais. Fatou, qui dit un truc intéressant, là. Euh, Fatou, qui est médecin aussi, d'ailleurs, que je connais. "La croyance au pronostic est aussi liée à la croyance en une science qui prédit le futur." Pour moi, c'est la problématique de, en général, du pouvoir qu'on donne à l'extérieur. Voilà, toi, tu disais : "Ben, même si on me dit ça, moi, j'y crois pas." Voilà, je, je crois en moi. Je veux croire que c'est possible d'aller mieux, et cetera. Il y a vraiment, en fait, on va et on donne beaucoup de pouvoir à la médecine, on donne beaucoup de pouvoir à la science. Alors, ils ont la médecine, les médecins ont des connaissances, ils ont des compétences, mais ce ne sont pas des dieux, non plus, et ils ont, ce ne sont pas des médiums, non plus, clairvoyants, qui ont la capacité de nous dire ce que nous allons devenir. Et les chiffres, en fait, qu'il nous donnent, les pronostics qu'il nous donnent, sont uniquement issus de statistiques. En fait, les statistiques, c'est sur des populations, et nous, on est des individus, hein. Donc, euh.
Oui, tout à fait. Et puis, il faut quand même relater la réalité. C'est-à-dire que les neurologues, ils vont voir les personnes qui sont sévèrement atteintes, qui sont atteintes et qui viennent régulièrement avec des poussées. C'est, il voit une frange de population. Il ne voit pas toutes les personnes qui sont en rémission, qui n'ont plus de symptômes, qui sont revenues en arrière. Ouais. Les, il ne les voit plus, ils sont sortis. Et comme tu disais, euh, comme tu disais tout à l'heure, ce qui est très important aussi, que j'ai remarqué, c'est que la médecine ne s'intéresse pas au au cas de guérison, en fait, euh, que ce soit pour pour d'autres pathologies ou pour la sclérose en plaque, c'est-à-dire que, on va classer ça en anomalie. "Oh, tiens, c'est bizarre, on l'avait condamné même pour voilà, des cancers très évolués où il n'y a plus de traitement, où les gens sont palliatifs. Oh, les gens ont guéri. Tiens, c'est bizarre." Bon, on va l'appeler euh, miracle, on va l'appeler anomalie, on va le classer. Mais pour moi, là, dans dans cette situation, la médecine ne se comporte pas comme une véritable science qui doit se poser la question, hein, comme tu le disais dans dans un autre interview : "Qu'est-ce qui a fait que ces personnes ont guéri ?" Et mon Dieu, si euh, si on mettait euh, des efforts, des moyens sur la recherche dans ce sens-là, et bien, on découvrirait plein de choses, en fait. Qu'est-ce que toutes ces personnes ont en commun ? Euh, ces personnes qui ont guéri. Donc, voilà, ça, les les médecins ne, la majorité des médecins, he, pas tous, mais ne prennent pas la mesure, ne prennent pas en considération la guérison dans les pathologies que eux disent incurables.
Tout à fait. Et puis, en fait, là, je dois dire que, en voyant un peu tout ce qui circule sur les forums et les partages de personnes atteintes de SEP, je suis agréablement surpris de voir que, il y a quand même plus de neurologues qui disent : "Oui, le stress peut être à l'origine de votre sclérose en plaque, les chocs émotionnels." C'est-à-dire que moi, en fait, ma neurologue, je lui ai parlé de ça, elle m'a renvoyé, hein. Donc, je, c'était avant, c'était une personne. Mais heureusement, aujourd'hui, il y a quand même une évolution des mentalités, à finalement, à la lumière aussi des études scientifiques qui sont de plus en plus publiées sur cet aspect-là, psycho-émotionnel, la sclérose en plaque, et aussi sur cette branche qui est pour moi très porteuse, hein, de de résultats, qui est la neuropsychoimmunologie, qui va vraiment faire le lien entre le système immunitaire et le système neuroémotionnel. Je pense qu'on a encore beaucoup euh, de choses intéressantes qui est là, et que, en fait, dans notre vie, on le reconnaît facilement ce lien entre émotion, stress et système immunitaire. Euh, souvent, on dit : "Ah, je suis tombé malade, c'est parce que j'étais stressé, j'étais fatigué, du coup, j'ai attrapé un un virus." Voilà. Donc, tout le monde reconnaît qu'un état de stress peut affecter le système immunitaire, peut réduire du coup, euh, bah, l'état de défense de l'organisme. Donc, voilà, je dis bien sûr, on peut tout à fait faire le pas aussi qu'il y ait un lien entre les conflits vécus par la personne, les traumas, et le fait que ce système immunitaire puisse se retourner contre soi. Euh, j'ai, je sais que ma première conférence que j'ai fait à la fin de la formation de naturopathie, j'ai commencé par ça. J'ai dit : "Voilà, je vais vous expliquer comment j'ai fait pour retourner mon système immunitaire contre moi, parce que j'en suis le principal responsable." Et là, attention, quand j'ai, nous sommes les principaux responsables de ça, attention de pas verser dans la culpabilité, hein. Ce n'est pas notre faute, c'est au contraire pour vous dire qu'en étant responsable, on a un pouvoir là-dessus. On peut agir dessus, on peut faire quelque chose dessus. Vous savez que déjà, simplement 15 minutes de pratique de gratitude par jour permet de réguler le système immunitaire et génère des immunoglobulines E, qui sont là pour protéger les membranes de vos intestins et d'autres membranes encore. C'est phénoménal. Vous pouvez réguler déjà avec ça. Oui, il y a des pratiques simples déjà pour faire baisser le niveau de stress, et effectivement, la médecine, he, depuis la médecine, la science, depuis déjà un certain temps, parle du stress. C'est déjà bien, mais bon, le stress, c'est c'est très large, hein. Donc, voilà, le le but de consulter quelqu'un en décodage émotionnel, c'est vraiment d'aller précisément identifier euh, les émotions et les traumas.
Il y a Nathalie qui dit : "Je reste convaincue qu'un jour je remarcherai sans être technique." Donc, bah, bravo, et on te le souhaite, on vous le souhaite de tout cœur, Nathalie. C'est un peu comme Voltaire disait, hein : "L'espérance de guérir est déjà la moitié de la guérison." Et euh, en fait, moi, j'ai à cœur par moment d'interviewer des personnes qui ont justement, par rapport à une maladie jugée incurable, ils ont pu justement revenir en arrière, donc être en rémission totale, guérir. Voilà, peu importe, prenez le terme qui qui vous convient. Et moi, ce qui m'a frappé chez ces personnes, c'est qu'elles avaient une furieuse envie de guérir. Elles avaient l'espoir en elles de guérir. Mais attention, de pas confondre l'espoir avec l'injonction. L'injonction, c'est : "Je suis, il faut, il faut que j'y aille." Du coup, là, on se met une telle pression, un tel stress, que ça devient contre-productif. Non, c'est, c'est vraiment, on va dire plutôt une intention, l'intention de nourrir cet espoir et d'aller vers ce chemin. J'ai envie d'avancer vers ça, et en me connectant à ça, je vais tout faire pour mettre un maximum de choses au service de mon corps pour bah, se remettre comme il pourra le faire quoi.
Ouais, j'aime beaucoup comme tu présentes les choses, parce que c'est vraiment une démarche d'amour de soi. Ouais. Hm.
Ah, il y a cette personne qui dit : "Oui, au diagnostic, j'ai ressenti un figement comme une gazelle attrapée en pleine course par une lionne." Et là, comme tu le disais tout à l'heure, de la personne qui disait : "On m'a volé ma paix." C'est pour, pour moi, les ressentis qui vont accompagner le vécu de la maladie, de la prise en charge médicale, sont aussi des schémas répétitifs, et on peut partir de ces situations-là comme des déclencheurs pour bien souvent, ça va nous ramener sur des peurs de l'enfance, hein. Euh, en tout cas, que ce que partage Catherine, c'est hyper intéressant, hein, ce terme nouveau, figement comme une gazelle attrapée en pleine course par une lionne, comme si j'étais une proie, et une proie qui est totalement pétrifiée, quoi, qui est en rapport, bah, du coup, au fait d'être bloqué, hein, la sclérose en plaque, et euh, ça, en fait, ça me parle pas mal, hein, tout ça, euh, puisque bah, à ce niveau-là, bah, il y a, il y a tout ça qui se passe aussi, ce diagnostic dans lequel on est bloqué, hein, là-dedans. Donc, c'est quelque chose, effectivement, qui me rappelle, bah, justement, ces personnes qui sont en situation d'impuissance, justement, par rapport au fait de se défendre, par rapport au fait, bah, justement, de réagir, d'oser, de s'affirmer, et cetera. Et euh, une étude très intéressante, d'ailleurs, a été faite, bon, pardonnez-moi, mais sur des rats. Et en fait, on a bloqué euh, les chercheurs ont réussi à inhiber les processus de défense et d'attaque des rats. Et par rapport.
À une population de référence, ils se sont rendu compte que ces populations, la défense et l'attaque, ont été bloquées. Et bien, elles ont généré beaucoup plus de maladies auto-immunes que la population témoin. C'est hyper intéressant de voir, du coup, cette étude-là en lien aussi avec ce qui se passe avec les personnes qui, en plaques, se sentent dans cette impuissance, en fait, à se défendre, à se protéger, à justement être, ben, quelque part en danger, en fait, et de ne pas pouvoir faire quoi que ce soit pour ça, parce qu'elles se sentent pétrifiées par rapport à ce danger qu'elles vivent constamment dans leur environnement.
Et bien, ce danger peut être, bien sûr, différent, he, selon les perceptions et les personnes, et le vécu de l'enfance. Ouais. Il y a plusieurs personnes qui demandent : "Est-ce que l'hypnose peut aider ?" Est-ce que tu veux répondre ? Je sais pas si toi, tu pratiques l'hypnose.
Oui, je suis praticien en hypnose Ericksonienne. Donc oui, tout à fait. L'hypnose peut tout à fait aider par rapport, donc, c'était la question, par rapport à aider à gérer mes émotions. Tout à fait. L'hypnose peut aider à ça. Mais moi, ce que je conseillais vraiment aux personnes, parce que l'hypnose, ça nécessite de, bah, de faire appel à un thérapeute, alors que, ben, il y a pas mal de techniques très simples, en fait, de régulation des émotions, simplement en étant en contact avec son corps. C'est-à-dire qu'une émotion, généralement, elle génère quoi ? Elle génère une sensation dans le corps. Moi, ce que je fais avec les personnes, ça s'appelle la régulation des émotions. Je leur dis : "Voilà, où est-ce qu'elles sentent cette sensation dans le corps ?" Elles placent la main pour accueillir cette sensation. Elles sont en contact avec cette sensation, et je leur demande simplement de respirer, inspirer, expirer pendant deux, trois minutes. Et cette émotion, elle s'en va avec les sens. Donc, la régulation des émotions, c'est hyper simple.
Et comme tu sais, on l'a dit, euh, Chloé, précédemment, on a souvent des personnes qui, en plaques, sont très dans le mental et pas dans le corps, dans l'émotionnel. Et bien, avant peut-être même de commencer une quelconque thérapie, j'ai envie de dire, mais pratiquer des, euh, des choses qui vous permettent de revenir au contact du corps, genre de la danse thérapie, de revenir au contact des émotions, de la méditation. Le simple fait de pratiquer des exercices de respiration et de méditation, ça vous permet de revenir à votre corps et de développer un sens qu'on appelle en neuroscience, l'interception. C'est notre capacité à capter les signaux de notre corps. Parce que, quelque part, euh, quand j'ai une personne qui vient, qui est totalement, en fait, étrangère à ce qui se passe dans son corps au niveau émotionnel, ben, avant de pouvoir mettre tous les processus thérapeutiques en place, la première chose qui est importante pour moi de faire, c'est de restaurer le contact entre la tête, le corps, les émotions. Sinon, avec, parce qu'en fait, je vais devenir un excellent thérapeute grâce au rendu, la restitution que me fait la personne sur ce qu'elle ressent, sur ce qui se passe dans son corps, parce que ce sont des guides pour guérir les blessures. Si la personne est totalement déconnectée de ça, et bien, là, on ne peut pas, on ne peut pas faire cette thérapie. On a besoin de réinstaurer le dialogue avec le corps, avec l'émotion. Et ça, ben, bien sûr, on le fait au départ. Moi, je le fais au départ avec des personnes où je sens que, ben, pour l'instant, on n'est pas encore en mesure d'aller sur des processus thérapeutiques plus profonds en lien avec ce qui se passe dans le corps et les émotions, parce que la personne, pour l'instant, n'est pas encore en lien avec elle-même. Et ça, c'est OK. Chacun a son chemin, ça, chacun son rythme. On avance petit à petit. Ouais, c'est vraiment un préalable essentiel. Ouais. Reconnexion au corps et aux émotions.
Euh, il y a Marion qui dit : "Le pronostic est terrible." En effet, moi le neurologue me l'a volé. Il m'a dit que j'étais asymptomatique. On retrouve ce terme "volé". J'ai, je crois que c'est, je sais pas si c'est Marion qui disait aussi "volé" tout à l'heure. Euh, il m'a dit que j'étais asymptomatique car je n'avais rien de moteur. Et à chaque fois que je le voyais, il était odieux. Là, on peut avoir une, une problématique qui est assez fréquente, c'est le manque de reconnaissance qu'on peut vivre aussi à travers l'errance médicale. Donc là, il va falloir travailler aussi au niveau des mémoires sur la non-reconnaissance de ma souffrance, de mon existence, de mes besoins.
Bah, tout à fait. Alors, du coup, moi ce que je fais souvent en séance, hein, c'est que avec la personne, j'invite à me décrire au maximum cette personne, comment elle agit vis-à-vis d'elle, comment il est odieux, comment il se comporte, tout ça. Et après, la question qui vient après, c'est : "À qui cette personne, du coup, vous fait penser ?" Ouais. "Qui, à quelle personne de votre entourage cette personne vous fait penser ?" Parce que les personnes qu'on rencontre là, et qui nous font réagir émotionnellement, ben, c'est souvent, en fait, ben, des conflits non résolus avec d'autres personnes. Elle nous rappelle ces autres personnes, he, dans le passé, hein, euh, quelque part. Donc là, bah, j'invite bien sûr Marion à aller voir, ben, qui est cette personne qui a eu avec elle, ou qui est encore avec elle, ce comportement odieux et qui lui vole un peu qui elle est, ce qu'elle est. Tout à fait. Ouais, je te rejoins. Je travaille souvent comme ça aussi. Ouais. On parle de la situation récente et puis, en fonction de ce que la personne ressent, moi souvent ce que je dis : "OK, ben, si cette personne avait un masque, vous l'enlevez, et derrière, c'est un personnage de votre enfance, de votre famille. Qui est-ce que vous voyez ? Avec qui vous avez vécu ça ?"
Il y a Jess qui dit, hein, tout à l'heure, on avait parlé de des peurs d'aller chercher la peur. Quelle est la peur ? Et qui dit : "Incertitude et peur de l'avenir, la perte de contrôle." Donc ça, c'est quelque chose effectivement sur lequel il va falloir travailler, hein. C'est arriver à se sentir suffisamment en sécurité pour lâcher prise sur le contrôle, hein. Tout à fait. Le contrôle, hein, c'est le signe d'un sentiment profond d'insécurité qui se trouve sa source souvent dans l'enfance, hein, bien sûr. Et bien entendu, finalement, l'avenir, c'est quoi ? Quand on dit : "J'ai envie de pouvoir", l'avenir, c'est aller de l'avant. L'avenir, c'est aller de l'avant. Si j'ai peur de l'avenir, j'ai peur d'aller de l'avant. J'ai juste pas envie d'y aller. Je bouge plus. Je reste là où je suis. C'est vraiment ça qui est là.
Et puis, il y a des personnes, bien sûr, qui vivent ça aussi. Pour eux, le danger, c'est les autres. Quand ils s'exposent au regard des autres, quand ils s'exposent, en fait, à la rencontre de l'autre, c'est un danger pour elles parce qu'elles ont vécu une blessure par rapport à ça, une insécurité qui est encore active à l'âge adulte. Donc, Jess, je vous conseille vraiment de travailler là-dessus. C'est ça peut vous faire que du bien parce qu'à partir de ce moment-là, où vous allez pouvoir installer cette sécurité intérieure en vous, et bien, ça va changer énormément de choses dans ce que vous allez mettre en place, de votre manière d'avancer dans la vie et d'envisager ce qui va suivre.
H. Merci, Pierre. Euh, oui, il y a, il y a Fatou qui conseille de lire les livres d'Anita Moorjani, euh, qui est une personne, en fait, qui raconte son parcours de maladie, qui avait un lymphome très, très avancé. Elle est arrivée à un stade palliatif où elle était donnée pour morte dans les quelques jours, et puis elle a guéri suite à un coma avec une expérience de mort imminente. Et donc, elle a écrit plusieurs livres, et je vous les conseille également, parce qu'ils sont vraiment très riches de compréhension et très porteurs d'espoir. B. Merci, Fou, pour ce partage. Ça me fait, du coup, penser aussi à un autre livre que je vous conseille, qui s'appelle "Croyances et Santé" de Robert Dilts. C'est quelqu'un de très, très grand contributeur, hein, de la PNL, et il est connu, ben, notamment pour avoir travaillé pendant trois jours avec sa mère, qui était dans un cancer en phase terminale, où les médecins, il n'y avait plus rien à faire, à part vous séder pour que vous souffriez le moins possible. Pendant trois jours, il a travaillé sur ses conflits internes, et bah, elle a eu une rémission de son cancer. Elle a encore vécu 18 ans après ce diagnostic. Elle a même enterré son oncologue. Ah, ça, c'est le comble.
Euh, alors là, une question pratique, euh, de Chloé : "J'aimerais bien travailler avec vous sur le décodage. Comment faire ?" Alors, le, moi, actuellement, j'ai plus de disponibilité, au moins jusqu'à septembre. Donc, mais habituellement, pour me contacter, en fait, faut aller sur mon site internet et remplir un formulaire. Tout est expliqué sur la page d'accueil. Euh, et puis, on parlera après aussi de Pierre, comment te contacter, hein, parce que Pierre propose des accompagnements très complets. Donc, c'est vrai qu'en ce moment, quand je suis contactée par des personnes sous sclérose en plaques, je les réoriente, entre autres, euh, vers, euh, vers Pierre et mes collègues. Euh, et puis, bon, je, je crois que, on a fait quasiment le tour. Je vais prendre encore un ou deux commentaires, puis après, tu nous parleras du stage d'identité avant qu'on termine. Mais je vois que, voilà, vous êtes encore très présents. Merci, merci d'être là.
"Comment gérer ces émotions quand on est au potentiel émotionnel ?" Bon, moi, j'ai envie de dire, de la, voilà, on va utiliser les mêmes outils, mais est-ce que tu as une réponse pour ce cas particulier, au potentiel émotionnel, au hypersensible ? Au, je sais pas si c'est, j'ai envie de répondre que moi, ce qui m'intéresse avec les personnes qui vivent ce genre de potentiel, de capacité, c'est : "Qu'est-ce qui fait dans leur vie que ça, ça s'est installé ? Que cette hypersensibilité s'est installée, ce haut potentiel là, s'est installé ?" C'est pas pour rien. C'est, la plupart du temps, c'est un mécanisme d'adaptation à ce qui se passe dans l'environnement. Du coup, euh, oui, c'est un système d'hypervigilance. Ouais, je suis un peu d'accord avec toi. Euh, ça fait partie des, euh, des origines qu'on va retrouver. Ouais. C'est-à-dire qu'en fait, on est, on est aux aguets, on va tout capter au niveau sensation, émotion, et effectivement, ça va dépendre du type d'hypersensibilité, hein. C'est encore une fois, c'est difficile de répondre comme ça, juste quelques mots, sans connaître la personne, mais on peut y voir parfois le sentiment d'être la proie et d'être comme la gazelle, justement, en hypervigilance, à l'écoute de tous les sons, de tous les mouvements. Voilà. Moi, effectivement, ça fait partie des choses à retrouver en fait, où il y a eu des traumatismes d'agression, le sentiment d'avoir été agressé par un prédateur, de se sentir comme une proie. Après, moi, ce que je retrouve aussi, souvent dans l'hypersensibilité, c'est un trop-plein émotionnel, en fait. C'est-à-dire que la personne, justement, les personnes vont dire : "Oui, mais je pleure beaucoup, euh, tout, tous mes maux." Mais en fait, souvent, ça va être, pour moi, le débordement de la marmite qui est trop pleine. Donc, on est hyper sensible parce qu'on est plein, plein, plein, et dès que quelque chose vient nous effleurer, hop, ça réveille l'émotion parce qu'on en est, en fait, plein. C'est comme si c'est un abcès qu'on n'avait pas crevé, en fait, et tout ce qui vient nous toucher un petit peu. Donc, bien souvent, c'est effectivement, on va, pour moi, on va utiliser les mêmes outils, he, d'accompagnement de libération émotionnelle, et ça passe beaucoup par la présence du thérapeute, hein. Au-delà de tous les outils. Je pense que tu seras d'accord avec moi, dans la sécurité qui va être conférée par la présence du thérapeute, qui va permettre à la personne d'aller dans son émotionnel, et donc, effectivement, c'est d'accompagner la personne à aller rechercher, en fait, bah, l'origine de ce trop d'émotion. Tout à fait. Voilà.
Euh, bah, écoute, voilà. Après, des gens qui disent : "Tout à fait d'accord sur le fait que la guérison devrait être étudiée sérieusement." Marion qui remercie : "Merci pour vos conseils. Je vais travailler en ce sens." Merci. Merci, Fatou. Ah oui, le comble. Oui, le la dame qui enterre son son oncologue. Euh, voilà. Ben, écoutez, je, je crois qu'on a fait à peu près le tour des questions, des commentaires. Merci beaucoup. Est-ce que, pour finir, Pierre, c'est quelque chose que tu veux ajouter ? Est-ce que tu veux parler de tes propositions d'accompagnement et en particulier de stage cet été ?
Oui, tout à fait. Alors, moi, de mon côté, effectivement, comme je l'ai déjà dit au départ, j'ai un programme d'accompagnement pour les personnes atteintes de sclérose en plaques, he, qui s'appelle Arcancép. La majeure partie se fait en présentiel, mais il y a une bonne partie qui a trait au coaching, à la thérapie, qui peut se faire en visio, hein. Donc, là, ça se fait très, très bien, et aussi tout ce qui est conseil en hygiène, naturopathie, et cetera. Et puis, euh, là, avec deux autres personnes, je coanime pour la première fois un stage cet été, du 25 au 30 juillet, dans, en Alsace, hein. Ça se situe au couvent de Rinacker. C'est vraiment un endroit en pleine nature, un endroit de nature sacrée. Et je connais ça que Caroline Gautier, qui est spécialisée dans l'intuition au service de l'éveil de soi, qui est aussi passée par la sclérose en plaques et qui est en rémission de cette sclérose en plaques, et également avec Manuel Schmidt, qui est coach et santé, qui s'occupera de l'activité physique adaptée. Ah, super ! Notre ambition est de, pour ce stage-là, qui va durer cinq jours, ça va être de simplement redonner la puissance à la personne pour reconnecter sa propre identité, ce qu'elle est au fond d'elle. C'est-à-dire que, on va visiter à la fois les zones d'ombre. Qu'est-ce qui fait que aujourd'hui, tu t'autorises pas être toi ? On va beaucoup travailler là-dessus. Mais on va aussi participer à connecter, bah, qu'est-ce qui fait sens pour toi dans ta vie ? Qu'est-ce qui est ton identité profonde pour vivre pendant ces cinq jours une expérience vraiment puissante de transformation. C'est clairement un stage de développement personnel pour spécifiquement les personnes atteintes de sclérose en plaques. Et j'ai envie de vous dire que là, dans cet environnement, vous n'avez plus besoin de jouer de rôle. Vous n'avez plus besoin de porter de masque. Vous n'avez plus besoin d'occuper un rôle qui n'est pas le vôtre. Vous aurez cinq jours où il y aura vous et rien que vous. Et on va s'intéresser constamment à ce qui se passe à l'intérieur de vous pour vous reconnecter à cette source intérieure profonde, à votre identité profonde, et aller visiter toutes ces ombres qui vous empêchent d'être vous-même. Donc, même si par le passé, il y a des personnes qui vous ont dit que non, c'était pas possible, que vous étiez comme ci ou comme ça, ou même qu'on vous avait fait comprendre qu'il valait mieux pas la ramener, ou qu'il fallait s'effacer, où il fallait rien dire, il fallait se mettre de côté, il fallait ravaler toute sa colère, toute sa tristesse. Même si on a dit ça, même si des personnes qui ont mis ce moule, cette statue là, qui vous ont figé dans cette statue de pierre, comme pour reprendre un peu le terme, là, de Victoria. Et bien, rappelez-vous que aujourd'hui, vous avez toujours la possibilité de tout changer. Rien n'est figé, hein, si on reparle de l'image de la statue. Hm.
Du coup, bah, ce stage et les inscriptions vont clôturer le 25 juin. Donc, bah, pareil, je vois que on me demande où sont les infos pour le stage. Euh, du coup, bah, si c'est OK aussi pour toi, Chloé, qu'on le mette dans les commentaires, le lien vers, mettre le lien vers ton site, euh, dans la description de la vidéo, du replay, du direct. Oui. Alors, du coup, c'est Caroline Gautier qui coanime ce stage, qui a réalisé une super page qui décrit ce stage. Donc, on mettra effectivement le lien vers ça, où vous trouvez toutes les informations, qui sont les intervenants, comment ça va se passer, euh, le tarif, l'hébergement. Euh, voilà, les, c'est vraiment un lieu vraiment top, hein. Vous avez des hébergements, tout est pris, est pris, du coup, dans cet hébergement, la pension complète, euh, avec les repas, avec, du coup, des chambres, ça peut être individuel ou des chambres à deux, c'est vous qui choisissez. Il y a aussi possibilité d'avoir des chambres PMR. Donc, ça, c'est aussi possible. Donc, en tout cas, nous, on sera là pour vous accompagner pendant toute cette journée, du matin jusqu'au soir. Il y aura bien sûr des temps de pause, des temps de repos. Ça pourrait être une retraite, ça pourrait être un stage de ressourcement, ça l'est, mais ça vient bien au-delà de ça, puisque ce qu'on va vous proposer va vous permettre vraiment de transformer beaucoup de choses et de revenir au contact de vous-même, retrouver votre puissance créatrice pour avancer dans votre vie et avancer sur le chemin vers votre identité profonde. Super ! Waouh ! Merci, merci beaucoup pour ces, ces propositions. Ouais.
Hm, ben, je mettrai le lien, euh, vers ton site et puis le lien vers le les informations du du stage dans le descriptif, euh, du replay. OK. Bah, écoutez, j'ai, j'ai vu qu'il y avait encore quelques questions, mais on va s'arrêter là, il est déjà très tard, on va pas relancer la discussion. Euh, aussi, ben, oui, une petite information, euh, pour ma part, euh, sur ma chaîne YouTube. Euh, je sais pas si vous êtes allés voir, mais il y a énormément d'informations de décodage émotionnel que j'ai fait sous forme de vidéo. Donc, c'est, j'appelle ça un dictionnaire vidéo des correspondances symptômes-émotions. C'est un peu le "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi" en vidéo par le Docteur Chloé Allart. Donc, n'hésitez pas à aller voir. Je vois que quelqu'un là me pose une question sur la sclérose latérale amyotrophique. Alors, j'ai pas abordé les maladies rares, mais la plupart des maladies fréquentes, des symptômes fréquents, voilà, la toux. [Musique] Voilà, il y en a des, il y en a des centaines. Donc, si vous vous posez des questions, allez-y. Voilà.
Ah ben, écoutez, écoute Pierre, merci infiniment. J'étais super contente que tu viennes témoigner et que tu sois là avec ton ton expérience personnelle, professionnelle pour aider les personnes à cheminer. Euh, on vous, je vous embrasse tous. Merci beaucoup d'avoir été là. Merci pour, pour ces, vos belles consciences, vos belles âmes. Euh, et est-ce que tu veux dire un mot pour finir, euh, Pierre ?
Euh, ben, déjà, un grand merci, he, Chloé, pour cette invitation. C'était tellement riche ce partage, he, ce soir. On aimerait bien sûr passer encore plus de temps. Merci pour toutes ces interactions, ces questions, parce que ça, effectivement, ça fait que, bah, ça met en couleur, hein, tout ce qu'on est en train de dire. Ça s'ancre dans la matière, ça, cet échange avec vous, euh, c'est aussi vos histoires. Donc, c'était important d'avoir ce partage. Et finalement, j'aimerais, je terminerais finalement par une phrase qui m'a vraiment marqué, c'est une phrase de Thomas D'Ansembourg, et qui, pour moi, résume tout le tout le challenge qu'on a quand on vit en plaque. Cette phrase-là qui dit : "Si tu n'aimes pas une chose, change-la. Et si tu ne la changes pas, aime-la." Hm. Et ça, en fait, si on fait ça, ça, c'est ce qu'on nous souhaite, c'est ce qu'on vous souhaite. Et faites-vous aider, parce que c'est vrai que c'est un chemin qui n'est pas facile. H.
Merci, merci beaucoup. Bonne soirée, bonne nuit à tous. À bientôt sur les différents canaux.