Transcription
Bonjour, nous sommes le dimanche. C'est Zouk. Il est 9 heures, car un peu plus tard que prévu, mais voilà : nous sommes dans un endroit magique, très très particulier, bourré d’histoire. Nous sommes en ville et je suis en face du château. Je vous vois là ; on est au pied du château de Wiltz, un endroit, je vous en reparlerai tout à l’heure, à la fin. Et évidemment, qui est là, c’est le fameux Goliath, qui est en manque de promenade, déjà à cette heure matinale.
Alors, aujourd’hui, c’est la capsule « Vive la génomique 5 », et nous abordons un nouveau polymorphisme, un nouveau génotype, qui est celui relatif à l’intolérance au lactose. Alors, nous avons ici quelque chose de relativement simple, parce que ce n’est pas comme dans la poule où il y a trois positions, si je peux dire trois réglages, il y en a que deux. Donc, il y a une version sauvage, comme je vous ai expliqué dans la capsule « Vive la génomique 1 », qu’il faudrait peut-être réécouter pour bien comprendre tout ça. Sur un plan un peu technique… c’est pas très technique, vous y arriverez assez vite. Il faut un petit peu s’informer. Et donc, il y a une position du gène sauvage, « wild » en anglais, et une position variante. Donc, il n’y a pas 36 possibilités, vous en avez que deux ; beaucoup moins qu’avec la poule, puisque là, il y a trois polymorphismes, ici il y en a que deux, ce qui délivre trois possibilités, en fonction évidemment de l’héritage des deux parents. Je vous rappelle que vous avez deux parents – vous direz que vous le savez, mais ça facilite la compréhension. Vous avez la possibilité d’avoir deux copies du gène sauvage, et donc là, vous avez une tolérance au lactose, parce que votre organisme est capable de sécréter la lactase, qui vous permet de digérer le lactose. Si vous digérez le lactose… les… les animaux…
Alors, ici, vous entendez ma voix résonne. Ça, c’est particulier, nous sommes dans l’amphithéâtre qui a été aménagé de façon à donner une sonorité excellente pour les manifestations qui devraient avoir lieu ici, pour le moment… mais évidemment, la crise du coronavirus est passée par là. Et donc, vous pouvez sécréter la lactase avec deux copies sauvages du gène. Si vous héritez d’une copie variante, pas trop de tracas, vous avez la copie sauvage qui vous sauve, qui vous permet quand même de produire de la lactase, et donc de digérer le lactose. Alors, comprenez-moi bien : digérer le lactose veut dire que vous cassez la liaison qui relie les deux sucres simples qui composent le lactose. Le lactose est un disaccharide fait de galactose et de glucose, mais c’est pas facile à casser en deux, et pour ça, il faut un enzyme tout à fait spécifique, qui est la lactase. Et donc, la lactase va les séparer, le glucose du galactose, et vous allez vous retrouver avec des sucres simples qui sont très facilement digérés. Sinon, c’est ça l’intolérance au lactose : vous vous retrouvez avec ce disaccharide, car il n’est pas… il n’est pas absorbable. Nous ne sommes pas équipés pour absorber les sucres complexes, il faut les casser en unités plus petites. Et bien, ce lactose va rester dans le tube digestif, et devinez, il va pas être perdu, il va vraiment faire plaisir à vos bactéries intestinales, qui vont le consommer, qui vont en faire de l’énergie, mais qui vont libérer des déchets venant du lactose, sous forme de gaz. Et donc, il y a ballonnements, il y a mauvaise digestion, il y a tout un cortège de problèmes qui peuvent vraiment complètement mettre à mal votre écosystème intestinal, et créer finalement de l’inflammation, puis au bout du compte, des troubles de la perméabilité, et certainement de la dysbiose intestinale ; donc une prolifération bactérienne dans les intestins, particulièrement dans le côlon. Parfois, ça peut remonter dans l’intestin grêle, et alors on parle de SIBO, « small intestinal bacterial overgrowth ». Donc, il faut pouvoir digérer le lactose si on veut consommer des produits laitiers animaux qui contiennent du lactose. Et cette digestion du lactose sera possible si vous avez la version sauvage du gène… je pense que je n’ai pas encore dit l’acronyme pour le gène : c’est LCT. C’est facile : lactase, LCT. Et donc, si vous avez une version sauvage du LCT, pas de problème. Si vous avez la version qu’on appelle hétérozygote – je vous renvoie de nouveau à la capsule 1 pour tous ces termes – hétérozygote, donc deux versions différentes, vous avez une version sauvage et une version variante, et bien vous digérez quand même le lactose avec cette conformation-là, avec ce génotype. Mais c’est un peu… peut-être un peu plus délicat si vous consommez de grosses quantités de lactose. OK, il y a peut-être une restriction. Moi, je ne vois pas énormément de problèmes sur le plan clinique avec ces cas-là, mais bon, on peut considérer que vous êtes tolérant au lactose, mais peut-être faut-il ne pas exagérer. Il ne faut jamais exagérer, de toute façon, la consommation à long terme de lactose. Goliath ! Bien, ici, il faut aller vite, parce que là, il y a trop de soleil, ça va pas bien. Alors, regardez quel endroit ! Ici ! Alors, bon, il n’y a pas un souffle de vent, et donc je n’ai pas mon bon anti-vibrateur, donc voilà, je n’ai même pas mon stabilisateur, parce que j’ai trop de choses à vous montrer dans l’environnement aujourd’hui, parce qu’à la fin, je vous réserve une petite surprise historique. Nous sommes dans un endroit très historique. Et donc, ce… ce troisième génotype LCT, c’est celui qui pose problème, c’est quand on a deux versions variantes. Donc, c’est le génotype homozygote variant ; homozygote, deux fois la même copie, mais cette fois-ci variante. Problème : pas de lactase, et donc vous n’allez rien faire de bon avec le lactose, si ce n’est nourrir votre population bactérienne, qui va proliférer, faire des gaz, vous allez avoir des ballonnements, vous allez avoir des renvois, vous allez avoir toute une série de symptômes qui peuvent être relativement variables, vous allez avoir des problèmes de digestion. Donc, c’est très important à connaître. Je crois que tout le monde devrait connaître son génotype LCT pour pouvoir déterminer une fois pour toutes si le lactose vous convient ou pas. De manière générale, les Caucasiens sont plutôt tolérants. Bon, moi, je suis tolérant, je suis Caucasien, visiblement. Et donc, tous les ans… maintenant, il y a des exceptions, elles sont relativement nombreuses, mais vous trouverez beaucoup plus d’intolérance chez les Méditerranéens, et puis alors encore plus chez les Asiatiques, chez les Africains, et évidemment en Amérique, chez tous ceux qui viennent de… dont les ancêtres sont venus des continents africain et asiatique. Donc, au niveau de la population mondiale, l’intolérance au lactose est la règle, OK ? Les gens sont, à la finition, plutôt intolérants au lactose quand ils sont adultes. Les jeunes enfants ont une production temporaire de lactase, mais elle disparaît quand vous n’avez pas ce fameux gène LCT. Et donc, vous avez une exception en Europe, et surtout en Europe du Nord et de l’Ouest, où nous ne trouvons… en général, surtout maintenant qu’on ne voyage plus… là, il y a beaucoup plus de tolérance. On a cette illusion qu’en général les gens tolèrent le lactose, mais si on regarde ça sur un plan global, mondial, non, les hommes ne tolèrent pas le lactose, OK ?
Alors, je dois aussi vous expliquer à ce stade dans quoi on trouve du lactose, parce qu’en réalité, si vous êtes intolérants au lactose, il y a des produits laitiers que vous pouvez consommer – peut-être avec une certaine prudence, mais que vous pouvez officiellement consommer. Je laisse mes patients consommer, donc en cas d’intolérance documentée au lactose, je les laisse consommer les fromages à pâte dure, les fromages frais et les fromages à pâte molle, et surtout les fromages frais, c’est déjà un peu plus délicat. Alors, les yaourts… il faut faire une distinction entre des yaourts vivants, qui sont en principe dénués de lactose, parce que le processus de fermentation, qui est évidemment spécifique du… du vrai yaourt, qui est en train de fermenter, qui n’est pas un produit industriel, « tué » entre guillemets, et bien la fermentation a justement consommé le lactose. Et donc, j’avais des… des yaourts sans lactose qui peuvent parfaitement convenir. Et le kéfir est du même… du même acabit. Je compte faire une deuxième capsule avec les produits laitiers, parce qu’il y a une grande complexité, et j’essaie de ne pas oublier de vous parler du kéfir, qui est une boisson très intéressante que je soutiens. Alors, il y a des variantes si vous avez des problèmes… des produits… et nous détaillerons tous les problèmes avec les produits laitiers dans cette deuxième capsule consacrée aux gènes LCT, qui sera donc « Vive la génomique 6 », si c’est ça, c’est pour la semaine prochaine. Et avant la semaine prochaine, on fera ce tournage dans un nouvel endroit que je trouve aussi très intéressant, vous verrez. Et donc, pour revenir à nos produits laitiers : OK, pour les yaourts vivants, pas les trucs industriels… le bon… je vais pas citer des marques, clés ou deviner lesquels… le kéfir, véritable kéfir, et les fromages à pâte dure. Alors, où ça va pas du tout, c’est le lait évidemment en tant que tel, les… on est bien dans les animaux… et les glaces, où ça… ce sont des nids à lactose. Et puis, alors bon, les crèmes, etc. Donc, il y a tout un… toute une liste, ce que j’appelle la liste lactose, qui est disponible sur mon site internet. Donc, trois w point g-m-o-u-t-o-n-s, en un mot, gmoutons.com. Comme vous allez sur le site, vous l’avez dans différentes langues, et vous pouvez… vous allez dans la rubrique « liste », et vous pouvez télécharger gratuitement la liste qui vous donne toutes les teneurs en lactose. Méfiez-vous aussi des protéines de petit-lait, qui sont également, en principe, riches en lactose. Bon, maintenant, elles ont pu être traitées, etc. Alors, méfiez-vous comme de la peste des produits « sans lactose ». Non, je ne veux pas de produits sans lactose, je les interdis à mes patients, parce que le problème, c’est que si vous enlevez le lactose, c’est absolument dégoûtant, c’est immangeable, imbuvable, et donc il faut remplacer le lactose par je ne sais pas quelle cochonnerie, et typiquement par… par des édulcorants plus ou moins sucrés, des maltodextrines d’origine douteuse… enfin bon, de la cochonnerie. Donc, les produits sans lactose, ce n’est même pas une option. Et alors, ne faites pas non plus comme c’est… c’est passager, et typiquement américain, dans les vols transatlantiques : j’ai su, à chaque fois que j’ai pris ça, je me suis retrouvé à côté d’un Américain qui religieusement met son petit gobelet de lactase dans son café, à la fin de son repas, et puis il avale deux ou trois comprimés de lactase. Bon, OK, mais bon, d’abord, je suis pas certain que ça… ça couvre les besoins en lactase, il faut peut-être prendre toute la boîte, ça… peut-être un peu… mais bon, est-ce qu’on pourrait peut-être devenir un peu plus logique et se contenter de prendre le café noir sans lait, et 100 comprimés de lactase ? Enfin bon, c’est pas… c’est pas très grave. Donc, voilà un peu la situation. Très facile de déterminer la présence ou non d’une intolérance au lactose. Vous faites ce petit génotype, regarder le LCT. Attends que Goliath veuille une promenade dans d’autres endroits… et bien, nous allons aller vers un autre endroit que je dois vous montrer en conclusion de cette capsule, et vous allez apprendre des choses qui n’ont rien à voir avec la médecine, mais sérieusement, on va consacrer trois minutes à ça à la fin. Je vais encore vous dire que évidemment, il y a d’autres manières d’identifier l’intolérance au lactose, et notamment… enfin, surtout, c’est la manière classique qui se fait plutôt en milieu hospitalier, c’est le test d’haleine, le breath test. Le test d’haleine où vous ingérez du lactose radioactif… enfin bon, c’est une courte durée de vie, mais ce n’est pas la chose la plus excitante. Maintenant, le problème, si vous voulez, avec le test d’haleine, c’est qu’il peut y avoir des faux positifs et des faux négatifs. La fiabilité n’est… n’est pas 100 %. C’est utile si vous l’avez fait, bon, on peut se baser là-dessus éventuellement pour… pour prendre des mesures. Je pense quand même qu’il est souvent préférable de vérifier le génotype pour… pour avoir une certitude, puisque le génotype donne une certitude. En cas de génotype homozygote variant, on parlera d’intolérance primaire au lactose d’origine génétique. Et donc, les tests d’haleine, oui, c’est une possibilité aussi, mais je vous dis, c’est quand même un peu artificiel. Et donc, l’idée, si vous… si vous ingérez du lactose radioactif, et si vous n’êtes pas tolérants, vous ne parvenez pas à le casser en deux, donc à l’absorber, à le digérer, et bien il va rester dans la lumière du tube digestif, et les bactéries vont s’en emparer, et vous allez retrouver de la radioactivité dans les gaz expirés. Mais c’est le principe, serait logique, et ça marche dans une bonne mesure. Mais maintenant que la génomique prend son essor, bon bah écoutez, c’est un petit investissement de l’ordre de 45 euros pour savoir une fois pour toutes… en fait, c’est moins cher que le test d’haleine, qui peut-être est remboursé… enfin, ça vous revient de voir… mais il faut que vous le sachiez, si vous êtes tolérants ou pas au lactose. Il y a pas mal de problèmes digestifs qui viennent d’une intolérance au lactose qui est méconnue ou qui n’est pas respectée. Donc, il faut absolument insister là-dessus, et la médecine fonctionnelle ne peut pas se passer de ce genre de test.
Et pour finir, donc je vais quand même encore vous dire ceci, qui est une espèce d’introduction à la prochaine capsule, la 6, qui aura aussi trait au génotype LCT. Donc, dans le lait, soyez bien conscients qu’il y a essentiellement trois, quatre… en fait trois, et même quatre grands composants, mais il y en a un qui est évident, c’est de l’eau, beaucoup d’eau dans le lait. Je pense que personne ne sera surpris. Mais alors, il y a les trois grands groupes de macronutriments : il y a les sucres, et ça c’est le lactose. Bon, c’est ce que nous avons discuté aujourd’hui. Et il y a aussi les graisses, et donc ça, on en a déjà parlé dans cette série sur la génomique, parce qu’il y a des graisses qui vont apporter beaucoup de cholestérol, et fortement booster le cholestérol LDL, ce qui peut poser problème à certains, surtout… j’ai envoyé à ses capsules spécifiques qui sont en fait là, de A3 et A4. Et troisième compartiment, il y a des protéines. Et alors là, il y en a toute une collection, je ne vais pas m’y lancer aujourd’hui, je vous parlerai de ça la semaine prochaine. Et alors, dans ces protéines, évidemment, il peut y avoir des allergies, il peut y avoir des hypersensibilités à ces différentes protéines, et c’est tout un… toute une complexité que je vous expliquerai dans une capsule dédiée aux différents problèmes rencontrés avec les produits laitiers. Donc, chez les patients qui ont un problème avec les produits laitiers, mais qui va dans une autre direction que l’intolérance au lactose… OK, aujourd’hui on s’en tient au sucre des produits laitiers animaux, qui est le lactose. Voilà, donc c’est l’essentiel de ce que je voulais vous dire. J’ai annoncé aussi la suite. Maintenant, je vais vous donner 3-4 minutes d’histoire, parce que… bon… alors, regardez, voilà toujours Goliath, toujours de plus en plus impatient pour la suite de la promenade. Voilà toujours ce magnifique… et le soleil quand même déjà bien levé… ce magnifique château. Mais en face du château, il y a une rue historique qu’on appelle la rue Amelot, l’Amst… je vous montrerai peut-être la plaque dans un instant. Et alors, ce qui est… ce qui est dingue, c’est que cette rue a été le théâtre d’une réunion qui est devenue historique, qui s’est passée le 8 novembre 1944, peu après la libération de Wiltz par les armées américaines. Libération qui est intervenue le 10 septembre… un petit peu après Liège, où je crois que c’est le… le 17 septembre 1944. Donc, Wiltz s’est libérée le 10 septembre, et il y a déjà une réunion préliminaire dans un endroit qu’on appelle la maison Adler, qui est ici un peu plus bas. Mais il y a plein de travaux par là, c’est pas joli, je vous montre pas. Mais cette… cette réunion préliminaire rassemblait déjà six généraux américains de haut rang, et ça discutait ferme pour évidemment un sujet qui est l’invasion de l’Allemagne. Et puis alors, cette réunion historique du 8 novembre 1944, où des grandes personnalités étaient présentes… alors je montre la photo, parce que tout le monde croit toujours que c’est ce jour-là que le général Eisenhower – on le surnommait Ike, Dwight officiellement, mais Ike en surnom, en nickname – a rencontré d’autres généraux. Alors, jour là, ils n’étaient que cinq, mais c’était encore du plus haut vol. Il y en a un de la première réunion qui était présent aussi, mais sinon les autres c’étaient vraiment des officiers de très haut rang, y compris le fameux général Omar Bradley, qui a dirigé le débarquement en Normandie, sous le commandement suprême du général Eisenhower, qui était le commandeur suprême des forces alliées. Et donc, cette réunion est historique. Mais alors, il y a eu… il y a toujours une espèce de rumeur qui est totalement fausse. Alors, j’ai vérifié ça avec un historien… moi-même je croyais à cette rumeur… j’en ai parlé avec un historien et un expert de la bataille des Ardennes, qui est là où j’habite, au cœur de ce qui a été la bataille des Ardennes. Et donc, Roller, le maréchal… qui aime bien ces vidéos et qui les suit… donc voilà, c’est l’occasion de le remercier pour le travail de recherche qu’il a fait. Il m’a donné toutes les preuves dont j’avais besoin, et j’en ai été bombardé d’images, une information pléthorique, je vais pas pouvoir vous restituer dans sa globalité. Mais en tout cas, cette fameuse réunion… tout le monde croit que le général Patton, le fameux George Patton, qui a mené la bataille des Ardennes pour les forces américaines, était présent. Et bien non, il n’était pas présent. Mais il y avait ce général Omar Bradley, qui est devenu par la suite, en 1950 ou si, un général cinq étoiles. Il y a très très peu de généraux cinq étoiles dans l’armée américaine, je crois qu’il y en avait cinq en tout et pour tout. Le noir est aussi devenu un général cinq étoiles. Et alors, ça c’est… c’est assez extraordinaire. Il a été promu à sa cinquième étoile le 20 décembre. Or, c’est le 20 décembre 1944, un mois et demi après cette fameuse réunion. Vous avez vu la photo ? Les Allemands ont repris la ville de Wiltz aux Américains. Donc, la bataille des Ardennes a été déclenchée le 16 décembre à 5h30 du matin à Hosingen, juste en face de chez moi. Vous avez vu Hosingen sur la vidéo précédente. Et quatre jours plus tard, Wiltz est tombée. Et Wiltz n’a été libérée que le 21 janvier après des combats terrifiants. Les Américains ont perdu 2 600 hommes à Wiltz, monstrueux ! C’était un carnage. Et le 21 janvier, c’est effectivement… alors nous y revoilà… le fameux général George Patton, qui a libéré Wiltz… pour la deuxième fois. Oui, c’est vraiment… c’est de l’histoire, rappelons-le. Et alors, il y a plein de… de monuments, de stèles, de commémoration… il y a un bois ici, sur les hauteurs de Wiltz, qui a été l’objet de combats acharnés pendant les trois premières semaines de janvier, une… une hécatombe. Il y a une fosse commune de 1 000 soldats américains et allemands qui sont enterrés ensemble. Ces gamins… c’est émouvant tout ça, je trouve, parce que bon, il n’y a pas si longtemps… et alors voilà, c’est un peu tout ce que je voulais vous dire. Je vous ramène maintenant vers la voiture. Je vais laisser le petit Goliath se reposer un peu, j’ai quelques courses à faire, et donc il faut mettre mon masque et je vais parler avec le sien dans les magasins d’alimentation. Et donc, nous nous revenons ici vers la voiture, et je vais vous montrer, pour terminer, l’entrée de la fameuse petite rue à « Am Nolten » en luxembourgeois, ou à « Zehner »… où Bradley et trois autres généraux ont eu ce… cette réunion historique. Enfin, ils ne se sont pas réunis dans la rue, mais la photo historique a été prise dans cette rue, et c’est par là que nous allons terminer. Bonjour ! Appel tous les vendredis 19h30, live chat. Donc, vendredi prochain, le suivant… ben voilà, je vois que vous commencez à assister en plus grand nombre, et ça me fait plaisir, parce que c’est sympa, et puis c’est l’occasion de poser des questions, et puis… sur l’occasion, parfois, de se lâcher un peu. Et puis, on parle toujours de Goliath, évidemment ! Rien… et ça s’est vu, ça… c’est du Goliath ! Et alors voilà, je vais vous quitter sur une dernière image. Alors, je monte pas trop par là, parce que c’est en plein travaux, ils sont en train de refaire l’hôtel de ville, ça va être magnifique. Énormes travaux sur l’hôtel de ville depuis au moins deux ans. Et voilà, nous sommes à l’endroit… nous sommes 75 ans, presque 76, maintenant… 75 ans plus tard. Voilà ! À bientôt. Merci pour votre fidélité. J’espère que vous aurez appris des choses, si ce n’est en P2C dans l’histoire. Et à la prochaine ! Au revoir.