Transcription
Bonjour et bienvenue à l'Institut des libertés pour cette nouvelle émission en ce beau décembre.
Alors aujourd'hui, nous avons décidé de vous parler de la Chine. Pourquoi vous parler de la Chine et des monnaies asiatiques dans un deuxième temps ? Parce qu'on entend énormément de bêtises. Ça et là, on entend beaucoup de bêtises aussi sur Taiwan. On a aussi vu cette semaine Macron qui était en Chine et j'en ai un peu assez, on en a un peu assez d'entendre des choses complètement fausses et de voir traiter la Chine comme si on parlait du continent d'il y a 50 ans, de l'époque de Perfit.
La Chine a énormément évolué. La plupart du temps, ce qui s'est passé, c'est que tous les observateurs occidentaux qui avaient l'habitude, pour certains, d'aller en Chine, n'y sont plus allés depuis le Covid. Or, les choses ont changé de manière absolument drastique depuis ce temps-là et il s'est passé beaucoup de choses. Il s'est passé, et alors comment on le sait que les gens ne vont plus ? C'est comme vous le savez tous, enfin j'espère, nous avons un bureau à Pékin et nous avons, où il y a à peu près 7 ou 8 personnes, et un bureau à Shanghai. Et un bureau également à Hong Kong où nous en avons 40 ou 50.
Et dans le passé, quand les gens visitaient la Chine, ils demandaient à leurs différents correspondants qui connaissaient un peu la Chine, et la réponse était toujours très souvent "Gafal". Et donc on recevait des coups de téléphone de gens qui disaient : "Est-ce que vous pouvez m'organiser ma visite en Chine, me prendre les rendez-vous qu'il fallait, me faire rencontrer les personnes qui une sorte de correspondant local comme c'était de local ? On il était généralement et demi qu'on connaissait le sujet. On en avait à peu près deux par semaine pendant des années et depuis à peu près le Covid, il n'y en a pour dire plus aucun."
Alors, pour deux raisons. D'abord, la première, que ben, ils ont la flemme de voyager, j'imagine, ou j'en sais rien. Et la deuxième, c'est que l'administration américaine a décidé que la Chine était quasiment un ennemi et que donc il fallait plus aller voir ce qui s'est passé. Donc il y a eu aussi une espèce de censure qu'on a très bien vu nous, puisque on avait recommandé, comme vous le savez aussi, des obligations chinoises qu'on avait levé chez de grandes institutions mondiales, à peu près 3 milliards de dollars, ce qui est beaucoup d'argent à gérer sur les obligations si loin, à partir de notre bureau de Singapour, parce qu'on a un bureau à Singapour aussi. Et bien, quand la guerre Ukraine-Russie a commencé, ces trois milliards sont partis littéralement en 5 minutes, alors qu'on avait mis des années à les rassembler.
Donc vous êtes à peu près aussi bien renseigné sur la Chine que mettons le le public français était renseigné sur ce qui se passait dans l'armée en Allemagne en 1936. Tu vois, c'est à peu près du même niveau de compétence. Bah c'est-à-dire, on était littéralement en train de faire une ligne Maginot alors que les autres avaient étaient en train de produire des tanks et que ça allait être une guerre de mouvement et non pas une guerre de. Alors il y avait des gens comme de Gaulle qui l'avait vu.
Bon, donc alors ça me paraît très important cette émission parce que la thèse qu'on développe ici depuis un petit moment, c'est que le centre de gravité du monde est en train de basculer vers ce qu'on appelait le cercle de Valérie Pier. C'est donc euh je dis aux gens que quand je rencontre des diplomates, comme je l'ai fait à Prague il y a quelques mois, je me rends compte que les diplomates américains et les diplomates européens ont une espèce de discussion qui se passe entre eux où les Américains essaient d'expliquer aux Européens qu'ils les défendront toujours, ce qui n'est pas vrai. Et les Européens expliquent aux Américains qu'on les aime toujours, ce qui n'est pas vrai non plus. Et donc ça me rappelle sans doute les discussions qu'il y avait lieu entre Venise et Constantinople pour savoir comment garder la mer Adriatique chrétienne, aller euh contre les attaques des Turcs, alors même que tout le pouvoir économique était en train de passer vers Londres, Lisbonne ou ou bientôt New York. Donc, ce n'est pas que vous n'avez pas d'information, c'est que les informations qu'on vous donne sont fausses.
Alors, tu parlais de diplomatie et je pense que c'est assez important de revenir sur quelque chose aussi. Cette semaine, vous l'aurez sûrement vu, Macron est allé voir Xi Jinping à Chengdu. Et euh chose qui arrive assez rarement, euh Xi Jinping l'a entretenu pendant 3 jours, c'est-à-dire pendant 3 jours, il était à Chengdu, il l'a amené partout. Donc il y a eu un certain niveau diplomatique d'échange avec la France. Or, qu'est-ce qui s'est passé ? À peine rentré à Paris, qui a jugé bon de faire le président Macron, de monter, on ne sait pas pourquoi, sur ses grands chevaux, et de déclarer que puisque c'était comme ça, pourquoi ? Parce que Xi Jinping avait dit qu'en aucun cas il ne se séparerait de la Russie, que la Russie et la Chine étaient alliés et que c'était une alliance qui ne pouvait pas être brisée.
Alors, je suis d'accord, mais dans ces cas-là, qu'est-ce que tu fais ? Tu dis, normalement, tu dis, tu as ce genre de discours avec la personne en amont. Tu fais part de tes griefs et tu gères les griefs avant. Et il y a un communiqué officiel qui est préparé en général quelques semaines avant, dans lequel on dit des platitudes de façon à éviter de fâcher personne. Voilà. Parce que là, la façon dont il s'est pris de revenir en France, alors qu'on venait de lui dérouler de tapis rouge pendant 3 jours, alors que par ailleurs, tu l'as vu essayer de faire Taylor Swift, d'aller voir ses fans en courant, en lâchant le service de sécurité, ce qui était il ça a été grotesque, ce qui était absolument grotesque, parce que des pays comme la Chine, qui sont extrêmement protocolaires, je pense que je je ne l'apprends à personne, c'est véritablement le genre de pays où tu ne peux pas faire ça. Enfin, si non, mais ça, tu peux le faire dans aucun pays, c'est-à-dire tu ne te mets pas à courir vers la foule en rigolant, comme si rigolant, et avec tes gardes à toi qui te suivent pendant que tu lâches les gardes chinois. C'était c'était enfantin, enfantin, et et surtout, ça allait complètement à l'encontre de toutes les mesures de sécurité qui ne sont pas prises, encore une fois, pour embêter les uns et les autres, mais parce que eux, et puis tu es reçu chez les gens, tu suis leurs règles. Si tu dois enlever tes chaussures pour rentrer dans leur salon, tu enlèves tes chaussures pour rentrer dans le salon, tu n'arrives pas avec les pieds boueux quoi. Donc cette espèce de façon de dire "moi, je ne respecte pas les règles parce que je suis plus intelligent que tout le monde", c'est tout simplement insupportable et c'est constant. Si tu veux, même Trump, que je ne considère pas comme un modèle de, mais il respecte les protocoles. Il respecte les protocoles et la semaine d'avant ou deux semaines avant à Busan, il avait réussi à sortir le mois dernier un accord après 1 heure qui était bénéfique pour Xi Jinping et pour lui. Nous, on arrive à aller en Chine pendant 3 jours, revenir et se fâcher à mort en expliquant qu'on va monter les droits de douane.
Ce qui amène à la question suivante, qui est aussi intéressante, c'est qu'il faudrait quand même signifier que quelqu'un envoie un télex à monsieur Macron pour lui signifier que la dernière fois que j'ai regardé, il ne lui incombait pas de décider des droits de douane, mais c'est une prérogative qui revient à l'Europe. Voilà. Mais ce qui est extraordinaire, si vous voulez, c'est qu'on a abandonné donc, c'est une souveraineté de plus, les souverainetés sur le commerce extérieur qu'on a abandonné à l'Europe, puisque c'est eux qui ont négocié Mercosur aussi. Et donc, voudrait-il augmenter les droits de douane ? Qu'il ne le peut pas. Ça n'est plus de son ressort. Ce n'est pas, si j'ose dire, au gouverneur de la Virginie de négocier les droits de douane pour les États-Unis avec la Chine pour son état avec la Chine. Donc, aujourd'hui, le but de Macron, c'est de transformer la France en une province de l'Europe. Il ne peut pas à ce moment-là prétendre qu'il est compétent pour augmenter les droits de douane sur sa sur sa province. C'est grotesque.
Donc, on va essayer de vous expliquer ce qui se passe. Alors, ce qui se passe, ce qui se passe, c'est que la Chine, dans l'espace de 10 ou 20 ans, 20 ans depuis 2003 mettons, c'est-à-dire qu'à moi, ils sont rentrés dans l'organisation internationale du commerce, a fait un bond technologique, un bond industriel. Il n'y a pas d'autre exemple dans l'histoire. C'est quelque chose qui s'est jamais passé. Et ils arrivent maintenant, par exemple, vous avez des taxis euh voit voiture autonome, vous savez, il n'y a pas de conducteur et cetera. Donc, ils font des bonds, ils font des progrès technologiques absolument extraordinaires.
Et alors, il se passe un phénomène curieux, c'est que quand vous allez en Chine, ce que ton frère fait souvent, vous descendez dans le meilleur hôtel, le Four Seasons par exemple à Pékin, et vous payez 100 € la chambre. Alors que je signale qu'à Paris, c'était au 3000 € la chambre pour pendant la Fashion Week. Oui, j'ai une cousine qui vit au Japon, Sophie, que j'embrasse, qui est descendue avec son mari cette semaine-là et qui ont pris une chambre parce que il voulait sa mère habite rue du Bac, et ben la la chambre normale 2008, 2008, donc je n'invente rien.
Donc, quand vous allez là-bas, vous vous rendez compte de quelque chose d'extraordinaire. D'abord, il n'y a pas eu d'inflation depuis 10 ans à peu près, même les prix ont légèrement baissé, -1 ou -2 %. Et surtout, le pouvoir d'achat du Renminbi est extravagant, c'est-à-dire que vous ne pouvez pas dépenser d'argent dans le meilleur restaurant et cetera. Donc, bah raconte l'histoire de Cédric qui a invité tout le bureau pour 35,80 €. 35 dollars 80 est au bureau de Hong Kong, parce que Cédric, c'est un un analyste ici très compétent qui suit l'Europe, qui avait été faire un tour à Hong Kong pour rencontrer nos les autres analystes qui sont là-bas à Hong Kong, et euh il est il a demandé euh s'il pouvait inviter aux frais de la société les les autres les autres personnes qui font partie du du développement recherche, et on lui a dit bien sûr, et il y a un des gars qui a choisi un restaurant et ils ont des ils étaient cinq ou six et ils ont dépensé 38 dollars. Donc, c'est pour vous dire, et c'était très bon.
Donc, euh les prix ne sont pas les mêmes. Donc, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire, vous savez que si vous mettiez le PIB américain et le PIB chinois en parité des pouvoirs d'achat, vous savez dont j'ai souvent parlé. C'est-à-dire, si on ajustait le PIB en fonction de la valeur de la monnaie, ben l'économie chinoise serait à peu près le double de l'économie américaine. Aujourd'hui, elle est inférieure. Donc, on a l'impression aujourd'hui, de façon très extraordinaire, que la Chine est encore un pays en développement, puisque leur PIB, ils sont 1 milliard 4 contre 350 millions d'Américains, qu'ils ont un PIB inférieur. Donc, c'est des gnaques, vous savez, c'est des, ça reste des, c'est l'horrible truc dans 117, les bananes flambées. Les bananes. Donc, on est toujours dans cette idée que bon, on, je fais partie d'une génération, on disait "finis ton assiette, pense aux petits Chinois qui meurent de faim". Plus personne ne meurt de faim. Ils sont gras comme des moines. Surtout les petits, il n'y en a qu'un. Ils ont des problèmes d'obésité parce qu'il y a le le McDonald's qui est arrivé avec ses produits excellents.
Donc, vous êtes aujourd'hui devant une puissance industrielle en Chine, scientifique, à la limite militaire, maritime, comme il n'y en a jamais eu dans l'histoire. Et je moi, ce que j'ai essayé de dire dans le papier de cette semaine, que vous trouverez sur notre site bien sûr, c'est que la monnaie est tellement sous-évaluée que ils vont nous [ __ ] en l'air. Aujourd'hui, la balance commerciale de la Chine est excédentaire de 1200 milliards de dollars. Je n'ai pas d'exemple dans l'histoire d'un tel excédent par un tel pays, par un pays, jamais. Euh et donc, je regarde ça, je me dis, mais il n'y a pas un produit industriel, depuis la centrale nucléaire jusqu'au train et cetera, où on a la moindre chance de faire compétition à cet autre change. C'est c'est c'est pas possible quoi. Nous, on leur a filé un petit peu notre, vous savez, pour faire des flammes à ville. Ils en ont déjà fait trois ou quatre et le nôtre, il est toujours pas fini à ma vie, il est toujours pas fini. Bref, bah les 35 heures. Donc, ils commencent à vendre des centrales nucléaires, ils commencent à vendre des systèmes d'équipement, ils commencent à vendre. Les États-Unis avaient littéralement déclaré la guerre économique à la Chine en 2018 en disant "Vous n'aurez plus accès à nos semi-conducteurs de très haute qualité, les meilleurs". Ce qui était une façon de bloquer le développement de la Chine. Donc, à ce moment-là, ils ont décidé de mettre le paquet sur l'industrie et de sortir de l'immobilier, d'où l'effondrement de l'immobilier. Mais aujourd'hui, ils font des semi-conducteurs qui sont quasiment aussi bons que les Américains, sans passer par les sans passer par les brevets américains, ni par les machines-outils que les Américains contrôlent qui font le semi-conducteur.
Donc, vous vous trouvez devant un pays qui est maintenant extraordinairement puissant. Et on en a eu une preuve extraordinaire, c'est que Trump, il y a quelques mois, a dit "Je vais monter les droits sur la Chine de les droits de douane, les droits de douane sur la Chine de 50 à 100 % ou de 25 à 100 %, je ne sais plus très bien, pas n'importe et de pingouin, et de pingouin sur les pingouins aussi d'ailleurs, et donc mais c'est des sur la Chine". Et les Chinois donc, ben si vous faites ça, nous, ça nous intéresse au terreau, ni aux aimants qu'on qu'on est les seuls à produire. Bah, en 3 jours, Trump a décidé qu'il aimait beaucoup les Chinois à nouveau et qu'il est allé voir monsieur et que tout s'est bien arrangé. Donc, pour la première fois depuis 1945, les États-Unis ont fait les gros yeux, ont pris des mesures, ont pêché les semi-conducteurs et cetera, et les Chinois les ont envoyé péter, et les Américains sont pliés. Mais je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça veut dire, c'est absolument extraordinaire.
Donc, vous avez cet état de fait. Aujourd'hui, la Chine est extraordinairement compétitive. Et alors là, j'arrive à quelque chose, j'essaie de réfléchir, c'est que le comiquement, si vous avez 1200 milliards d'excédent de ton commerce, ça veut dire que tu vends des machines, des trucs, et puis tu reçois 1200 milliards, ça arrive. Bah, les gens retouchent le produit de leurs ventes en Chine, et la masse monétaire monte de 1200 milliards, parce que ben il n'y a pas de contrepartie. Les Chinois pas une contrepartie de produits étrangers pour que les dollars ressortent. Tu vois ce que je veux dire ? Tu vas en plein et compter par monde. Tu vois ce que c'est, c'est à peu près ça, à peu près aussi idiot que ça. Et curieusement, la masse monétaire ne monte pas. Ouais. Ou assez peu. Elle a monté un petit peu récemment. Mais pourquoi ? C'est ce que j'ai essayé d'expliquer aussi, c'est que les Chinois essaient, ils sont essayés de dire "Bon ben, vous savez ce qu'on va faire ? Cette masse monétaire dont on n'a pas vraiment besoin, on va la coller dans le dollar de Hong Kong." Hm hm. Donc, les réserves, pas vraiment les réserves de change, les les dépôts bancaires en dollars de Hong Kong sont montés de l'équivalent de 2000 milliards de dollars US. Donc, tu vois bien que les la Chine donc vend plus, empêche, empêche le pognon de rentrer. C'est-à-dire qu'elle force les autres à la déflation, mais elle, elle n'a pas, elle n'a pas d'inflation. Tu vois ce que je veux dire ? Donc, elle reste compétitive.
Et qu'est-ce que font les banques commerciales chinoises avec du style HSBC, avec ces dollars ? Ben, elles reçoivent 2000 milliards de dollars US. Elles vont acheter des bons du Trésor, comme les taux, les US, et elles touchent du 3 et demi ou du 4 %, et elles donnent du 1 % à la population chinoise, parce que donc, ils se font de l'argent, eux, ça ne les gêne pas. Et en même temps, les Chinois comme ça financent le déficit budgétaire américain, ce qui leur permet d'avoir un autre levier sur les États-Unis. Bon, euh, ils ne financent pas que le déficit budgétaire américain, on a quand même une grande part de nous nos obligations d'État qui sont achetées pour partie par les Chinois, entre 12 et 18 %. On ne sait pas très bien parce qu'encore une fois, Bering ne communique pas officiellement sur ça, mais il est d'usage de dire que c'est à peu près ce qu'ils détiendraient, ce qui par ailleurs rejoint le point que je faisais tout à l'heure de dire que Macron marche sur la tête, parce que encore une fois, du côté de la détention de nos obligations d'État, dans l'état de finance dans lequel on est, de 3000, 300 milliards de dettes, on n'a pas vraiment les moyens de se fâcher avec quiconque, et encore moins la Chine. Et si les Américains décident qu'ils veulent continuer à se fâcher, ben il suffirait que les Chinois disent aux banques de Hong Kong d'arrêter d'acheter des bons du Trésor américain. Et mais en même temps, les Chinois, les Américains ne peuvent pas piquer les réserves de la Chine comme ils l'ont fait pour la Russie, parce que les réserves de la Chine, elles sont quelque part à Hong Kong. Ah bah ça, là, c'est international, ou dans HSBC, qui est une banque anglaise, ou dans Standard Chartered, qui donc, ils ont monté un coup qui est très habile. Bon, libéral que je suis, je pensais que je pense encore que logiquement, la Chine est tellement compétitive, leur monnaie devrait monter, et pour offrir un petit peu de, c'est-à-dire que le consommateur chinois aurait plus d'argent, il irait passer ses vacances au Japon ou je sais pas où. Ce qui permettrait aux Japonais d'avoir du fric, ce qui leur permettrait d'acheter des produits chinois. Donc, tu enclenches une espèce de hausse comme ça, une monnaie qui est sous-évaluée, qui se réévalue. Ça permet un plus grand développement dans le monde, parce que ça enlève la pression déflationniste qui m'est et cetera. Donc, c'était mon c'était mon euh c'était mon idée. Et puis, j'ai eu une pensée malsaine, mais je m'en excuse. Je me suis dit, mais il n'est pas impossible, mais je suis loin d'en être certain, mais il n'est pas impossible que les Chinois aient fait l'analyse de la faiblesse financière des pays de l'OTAN, qui sont endettés tous, comme tu le dis, comme des gorilles, et qui se disent "Je vais déclencher une crise financière dans tous les pays de l'OTAN." Quels sont les trois pays qui sont endettés avec une énorme partie de leur dette qui est détenue par des pays étrangers ? C'est la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis. C'est trois pays qui sont particulièrement belliqueux, apparemment, et les Chinois n'aiment pas du tout la guerre. Pendant avant l'arrivée des Européens, pendant 500 ans, il n'y avait pas eu de guerre. Ils ont parfois des guerres intérieures, mais enfin, il n'y avait pas une guerre extérieure. Donc, il est possible que les Chinois décident de maintenir cette monnaie sous-évaluée volontairement, en utilisant l'espèce de sous-pape que d'un Hong Kong. À ce moment-là, ça veut dire qu'on va voir une crise financière et économique, parce que nos valeurs industrielles vont s'écrouler quoi. C'est en fait, celles qui produisent ici, c'est pas celles qui produisent là-bas, liquide, il n'y aura pas de problème. Schneider, il n'y aura pas de problème. Donc, tu vois ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'on peut vraiment avoir un coût un petit peu comme la Chine avait fait en 1994, et j'avais d'un seul coup dévalué de 50 % contre le dollar, et toutes les monnaies dans autour de la Chine, toutes les pays là, ils étaient tous à taux de change fixe avec le dollar. Donc, la Chine dévalue de 50 %, elle devient extraordinairement compétitive. Ces pays, au bout de 3, 4 ans, se retrouvent de deux comptes courants excédentaires, un compte courant déficitaire, les réserves de change commencent à baisser, et la plupart de ces pays avaient beaucoup emprunté en dollars pour faire leur développement, puisque les taux d'intérêt sur le dollar étaient les plus bas et qu'ils avaient un taux de change fixe. Donc, dans j'emprunte à 4 au lieu d'emprunter à 6, j'ai emprunté à 4, tu vois ? Puis le taux de change est fixe, je ne me fais pas de souci là-dessus. Sauf que quand le le à ce moment-là, il y a la crise asiatique qui arrive, parce qu'ils ne peuvent plus servir cette dette en dollars, puisqu'ils ont des comptes courants, paf, leur monnaie baisse de 50 %, et du coup, la dette qu'ils avaient en monnaie extérieure en dollars double. Double. Ouais. Et tous les pays asiatiques sautent. C'est la Corée, c'est le Vietnam, c'est la Malaisie. Ça, c'était ton livre, le second ou le troisième ? C'était Oui, c'est c'est le libéral mais non coupable. Et cetera. Donc, j'explique bien ça. Et donc, à ce moment-là, ça met les ça met d'abord les Chinois un petit peu en contrôle, ils deviennent les plus compétitifs, et puis tous les pays qui sont écroulés, bah deviennent un peu dépendants de la Chine, si tu veux, parce que c'est l'alternative aux États-Unis, qui n'ont pas été très malins avec le FMI là, sur ce coup-là. Non.
Alors, ils sont peut-être en train d'essayer de faire à la France, à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, ce qu'ils ont fait à la Corée et à et en Indonésie et cetera, si tu veux, pour leur apprendre qui est le chef, quoi. Sun Tzu, qui est le grand stratège, qui a écrit je sais pas 700 ans, 800 ans sur la stratégie militaire, disait "Les meilleures guerres, c'est celles que l'on gagne sans les faire." Oui, bien sûr. Tu vois, c'est-à-dire que si tu fais sauter financièrement ton ennemi, ben ça coûte cher le F, le F35 et tout ça, c'est 300 millions de dollars l'avion. Donc, je ne suis pas du tout certain de ce que je dis, vous savez, de temps en temps, il faut réfléchir un peu, je dis pas en dehors de la boîte, mais est-ce que la Chine a décidé de prendre, puisque les États pardon, je vais reprendre ma phrase, puisque les États-Unis ont décidé dans tous les think tanks et cetera, qu'il allait avoir une guerre avec la Chine dans les 5 à 7 ans qui venaient, euh Ils disent plutôt que d'avoir une guerre qui commence, une vraie quoi, avec des Oui oui, avec des canons. Pourquoi pas faire sauter, pourquoi pas faire sauter leur économie, puis ensuite bah leur guerre, ils pourront toujours se brosser. Je ne sais pas. Mais ce qui est certain, c'est que si le Yuan, le Renminbi reste là où il est, euh je vois pas comment l'Allemagne s'en sort, l'Europe s'en sort, les États-Unis seraient industrialisés, c'est même pas jouable, c'est même pas faisable quoi.
Alors, quel est le rôle ? Donc, on a parlé souvent du cercle de Valérie Pier, effectivement, et de ce développement qu'on attend dans cette zone qui, de sorte que ça inclut quand même l'Inde et tout ce qui va se loger autour de cet océan Indien. Toutefois, dans cette réflexion, on est obligé d'en sortir le Japon, qui n'est pas quelque part de ce continent asiatique. Il est autre chose, reste, et dont la défense reste assurée par les États-Unis, et qui n'ont pas été chopés dans la crise de de 2008. Oui. 98, 99. Alors là, si vous vous dites ça, et s'il y a des gens aux États-Unis qui pensent que c'est la réalité, bon, mettons que la Chine soit le premier système industriel du monde, et le Japon doit pas être loin d'être le deuxième. Donc, une façon, c'est un coup de go à trois bandes, mais enfin, une façon pour embêter la Chine, c'est que le Yen soit encore plus sous-évalué que le Renminbi. Voilà, tu vois. Donc, à ce moment-là, tu dis aux Japonais, vous foutez votre, ne vous démontez pas à au Japon, au Japon, surtout, vous vous mettez votre monnaie le plus bas possible. Après, il n'y a jamais besoin de les pousser beaucoup à faire ça, les Asiatiques, puisque structurellement, ils ont toujours fait le jeu de de d'avoir des monnaies basses. Ça a toujours été le du mercantilisme. Ils adorent avoir des C'est une question de souveraineté, justement. Voilà. Avoir des excédents de compte courant, c'est c'est une question de souveraineté. Ils ont appris la leçon en 1998.
Alors, à ce moment-là, si vous acceptez cette hypothèse, dont je reconnais qu'elle est tirée par les cheveux, vous comprenez pourquoi le Yen a décroché comme il a décroché à partir de 1900 de 2002, 2003. Les États-Unis craignant ça, disent aux Japonais "Maintenant, vous dévaluez un maximum de façon à ce que vous vous soyez compétitif et que ça empêche les autres pays de faire leur zone monétaire dont je parlais." Que ce soit ça ou non, il est certain que il y a une volonté politique sous-jacente, parce qu'il n'y a aucune nécessité économique structurelle que la BOG se comporte de la sorte. Pourquoi maintenir un Yen aussi bas ? Aussi pas pourquoi ? Et donc, euh si vous acceptez un que la Chine veut se payer les trois pays belliqueux là, les social-démocraties, les social-démocraties, les États-Unis, et deux qui est une social-démocratie, euh que donc la contre, la contre-manœuvre des États-Unis, c'est de servir du Japon pour empêcher la Chine d'être le pays le le plus le moins cher quoi.
Pas à ce moment-là, je vais faire un petit détour théorique si vous me permettez. Vous avez les quatre cadrans là, vous avez donc les cadrans à droite. Hm hm. Qui sont les cadrants où il y a des valeurs. Donc, le capitalisme crée des valeurs et puis alors qui est l'instrument de mesure éternel de ses valeurs, tu vois. Donc ça, c'est à droite, et puis à gauche, vous avez le système, l'operating system, le système opérationnel du capitalisme, qui sont les systèmes monétaires qui déterminent les prix de ces valeurs. Tu vois, les prix sont faits, un billet de 100 €, si je dire, ça vaut pas 100 €, il n'y a pas de. Alors qu'un gramme d'or, ça vaut un gramme d'or. Tu vois ce que je veux dire ? C'est le principe des monnaies fondantes. C'est le principe des monnaies fiduciaires. Donc, tu as le côté réel des économies qui est à droite, et le côté un petit peu éthéré qui est la monnaie, qui est à gauche là, avec la mesure du temps, c'est-à-dire par l'intermédiaire des taux d'intérêt, et la mesure de la compétitivité par l'intermédiaire du taux de change. Tu vois, c'est les deux, bon, c'est les deux cadrants à gauche. Et quand tu as un pays qui est extraordinairement compétitif du côté industriel, et bien aussi que ça paraisse, il va détruire à terme les monnaies de ceux qui ne sont pas compétitifs. Tu vois ce que je veux dire ? C'est-à-dire que ce n'est pas, il va d'abord détruire un petit peu le système économique, mais il va surtout détruire la monnaie quoi. C'est donc le but de la Chine, c'est de détruire les monnaies. La contre, contre-attaque américaine, c'est de mettre le Yen dans un endroit où même la monnaie chinoise pourrait être attaquée par la monnaie japonaise, tu vois. Donc, c'est quand même un jeu un peu compliqué, mais si ça se passe, c'est nos systèmes monétaires qui vont sauter. Un peu comme le système allemand avait sauté dans les années 30 quoi, quand nous nous étions trop compétitifs en France, et qu'il y avait eu la dévaluation Poincaré en 28, en 1928, où il avait dévalué de 80 %. Par rapport à la la valeur de 1914, et puis on avait aussi détruit l'économie anglaise, parce que Churchill en même temps en 23 ou 24, il avait réévalué la monnaie britannique au niveau de 1914. Décision, ce n'était pas une bonne idée. Donc, je vois ce que je veux dire, c'est-à-dire qu'on a on arrive dans une période où la situation actuelle, soit les monnaies asiatiques remontent à un niveau où elles ne détruisent pas nos systèmes financiers, en commençant par les obligations. Fois, c'est une manœuvre de la Chine pour pour détruire nos systèmes financiers, et à ce moment-là, ça va méchamment secouer, parce que déjà la crise asiatique, ça avait été, mais là, ça sera. J'aimerais, j'aimerais que on essaie justement de faire une sorte de de mise en en visuel de ce que pourrait être cette destruction. Donc, une destruction des marchés obligataires. On en a parlé la semaine dernière. Euh, attends, est-ce que c'était pour l'Institut de Liberté ou pour l'Université de l'Épargne ? Je crois que c'était pour l'université, mais enfin, bon, la destruction du marché obligataire arriverait comment sur les marchés ? Comment ça se ça ça prendrait forme ? Passé comme ça s'est passé en euh ben pendant la crise asiatique, c'est-à-dire que ben d'un seul coup, bah les taux d'intérêt à long terme ne couvrent plus le risque de dévaluation et cetera, si tu veux, puisque la monnaie elle-même peut disparaître. Et donc, euh les taux d'intérêt longs montent dans des proportions énormes pendant une période un peu similaire. Parce que ce que je décris comme bagarre un petit peu, c'est un peu ce qu'on a eu au début de l'euro, quand l'Allemagne était très compétitive et que les autres pays ne l'étaient pas. Je sais pas si tu te souviens, il y a eu la crise de l'euro en 2012. Hm hm. Whatever it takes. Whatever it takes. Et ce qui s'est passé à ce moment-là, c'est pour ceux qui s'en souviennent, les obligations allemandes étaient à peu près à 3 ou 3,5 %, et les obligations portugaises étaient à 15 %, alors que quelques mois avant, elles étaient à 4, tu vois ce que je veux dire ? Et donc, j'avais à l'époque émis une recommandation d'achat sur les obligations portugaises en disant "Soit l'euro pète, et c'est vous achetez du du de la dette portugaise à un taux de 15 %. Bon, ben ça perd ça baissera de 30 % la monnaie, mais ensuite vous aurez 15 % pendant des années. Soit l'euro ne pète pas, et à ce moment, ça reviendra sur le donc, c'était pile je gagne, et puis je gagne face, je gagne aussi. Donc, donc ce qui se passera à ce moment-là, c'est dans un système où on essaie de maintenir l'équilibre des monnaies où elles sont quasiment à taux de change fixe, et bien on se retrouve avec tout le risque qui se met à être porté par les marchés obligataires. C'est un effondrement des marchés obligataires dans nos pays. Et or, on ne peut pas l'avoir, puisque à ce moment, si ça si le marché obligataire monte par point, je crois qu'on doit payer 23 milliards de plus par par un point. Donc, si on monte de 5 points, ça ferait 100 ou centaine de milliards. Donc, non, mais ça ne passe pas. Donc, je crois bien. Ouais. Donc, c'est ça la question que je me pose, c'est est-ce qu'on a est-ce que les ce qui n'est pas du tout chinois, les Chinois détestent les périodes de rupture, de rupture, de cassure, de trouble et cetera, parce qu'ils savent, ils savent très bien, savent que de là peut-être des monstres, peut se passer des tas de choses qu'ils n'arriveront plus à contrôler. Donc, ils sont quand même des fanatiques du contrôle. Donc, quand je parle à des gens dans nos bureaux qui connaissent bien la mentalité chinoise, qui sont souvent chinois d'ailleurs, ils me disent "Non, ça, ils ne feront pas, parce que c'est c'est trop risqué." Ess ils essaient de faire quelque chose de pérenne petit à petit. Euh, mais parfois, les gens conservent une politique qui a très bien marché, mais la sous-évaluation du Yuan, en se disant "Bon ben, ça marchait jusqu'ici, ça continuera à marcher." Ils ne voient pas l'espèce de trop-plein qui peut y avoir devant eux quoi. Oui. Et par ailleurs, ça peut, en d'autres termes, ils peuvent faire une erreur. Euh, par ailleurs, euh, ils sont engagés dans un bras de fer vis-à-vis de Trump, qui les force quelque part à avoir un cahier des charges qui est euh pratiquement quotidien, jour pour jour, puisque puisque Trump toutes les semaines, il sort une nouvelle dinguerie. Donc, ils sont bien obligés de s'adapter à la dinguerie. Ils sont obligés de. En même temps, ils savent très bien que aux États-Unis, les États-Unis sentent très bien que la Chine est en train de mettre en cause, parce que l'hyperpuissance américaine, la domination des États-Unis sur le monde, parce qu'ils sont aussi très actifs dans tout ce qui est euh IA. Il y a donc, ils vont dans tous les domaines. Ah ben, ils sont euh aujourd'hui, ils sont, ils ont le leadership, on, ils ont du leadership, pas tout à fait américain, mais dans l'IA appliquée des des tâches journalières. Écoute, là, j'avais suivant le Critical Technology Tracker 2025 de l'Australian Strategic Policy Institute, elle mène dans 16 catégories d'IA, 13/13 en matériaux avancés et fabrication, toutes les 7 en défense, espace, robotique et transport, 9/10 en énergie, environnement et 5/9 en biotechnologie, je vaccin. Donc euh donc c'est ça. Et il faut savoir que donc, là aujourd'hui, on a quand même un leadership technologique incontesté de la Chine dans ces domaines-là. Très rapidement, très rapidement, très rapidement, sachant qu'en 2025, par ailleurs, le gouvernement chinois investit 56 milliards de dollars directement dans l'IA, juste dans l'IA, ce qui a renforcé la position de l'IA générative et des modèles de LLM beaucoup plus avancés. Voilà. Et en plus, il faut un truc qui est très curieux, c'est on me dit toujours, le la Chine, c'est un c'est un communiste, tout est décidé du haut, mais les gens racontent n'importe quoi. On dirait une concurrence effrénée dans le système capitaliste chinois. Mais surtout, ce qu'il y a d'intéressant, c'est que les Chinois développent l'intelligence artificielle en structure ouverte. C'est-à-dire que tout le monde peut venir essayer de bidouiller, d'arranger le truc et cetera en open. En open. Alors que.
Les Américains essaient de le développer en structure fermée. C'est-à-dire que c'est la structure d'Apple, tu vois, tu coinces les gens parce que si tu as besoin à chaque fois que tu y vas de raquer. Donc aussi que ça paraisse, les Chinois vont vers un système ouvert et les Américains vers un système fermé. Alors que normalement, ça aurait dû être le contraire.
Et par ailleurs, euh, le système ouvert est infiniment plus libéral. C'est-à-dire que on a, on a quelque part l'idée d'une main visible et d'un ordre spontané du marché, puisque c'est l'idée, l'idée d'une croissance de tous. Et puis l'idée que ce n'est pas parce que tu as fait, ce n'est pas le CNRS qui va trouver quelque chose, mais c'est le gars dans une cuisine à Toulouse, quoi. Tu vois, c'est donc les gens qui connaissent bien la Chine me disent "Non, ce n'est pas volontaire." Donc il reste sur l'hypothèse que il va y avoir dans les mois qui viennent une très forte montée de toutes les zones asiatiques.
Alors pourquoi les Chinois pourraient prendre ce risque ? Parce que justement, ils ont déjà organisé depuis 10, 15 ans toute la zone de la Valérie Pierce. C'est-à-dire qu'ils ont stabilisé les taux de change, ils ont organisé des systèmes de prêt-swap entre toutes les banques centrales. Donc en quelque sorte, ils peuvent essayer de, c'est là où vit plus de la moitié de l'humanité, hein, avec c'est énorme. Ce n'est pas très grand, c'est 7 % des terres émergées, je crois. Donc ils peuvent se dire "Je vais faire sauter ceux qui m'emmerdent là, ils viendront plus m'emmerder dans le Pacifique et et bon, ben je serai le, le, l'hégémon de cet endroit-là, quoi." Et en même temps, je fais sauter les autres qui m'emmerdent. Ce n'est pas chinois, mais ce n'est pas idiot. Tu vois ce que je veux dire ? C'est pas, c'est, c'est-à-dire tu exerces la puissance économique pour faire sortir les Américains, les Européens du Pacifique, quoi, en disant à ce moment-là, on se retrouvera entre nous.
Et je tiens à signaler d'ailleurs que géographiquement, l'Australie ne fait pas partie de la, de la zone de Valérie Pierce, parce que l'Australie, c'est un peu le bras, c'est le porte-avion américain dans le Pacifique, quoi. Japon, après le Japon. Oui, mais le Japon, c'est, ce n'est pas des blancs. Ah oui, faut pas oublier ce léger problème banda. Oui, bien sûr. Ce n'est pas des blancs, mais ils font bien tout ce que les, voilà, ils sont très obéissants, mais tu commences à avoir des, même au Japon, les gens commencent à gueuler là-bas. Donc voilà ce que je veux dire, c'est alors essayons d'imaginer que le coût dangereux parte. Bon, on va quand même avoir un effondrement de deux ou trois des grands marchés obligataires dans notre zone et donc de destruction monétaire et de destruction monétaire et de destruction de valeurs, de fausses valeurs, mais qui, de, de qui sont dans les, dans les, dans les niveaux de vie et cetera, qui, parce que obligation veut dire assurance vie. Assurance vie et veut dire retraite. Il y a beaucoup de retraites qui sont garanties par des obligations. Donc une baisse du niveau de vie considérable et c'est un peu ce que j'appelle la deuxième chute du mur de Berlin. C'est le, c'est la fin des social-démocraties, quoi. C'est là qui est, qui est organisé et mise en œuvre par la Chine.
À ce moment-là, il y a, on peut penser qu'il y aurait une baisse du niveau de vie assez profonde dans nos pays et qui vaudrait mieux ne pas être dans les valeurs de consommation et que l'immobilier, bon, ça, ça tiendra peut-être en monnaie locale, mais je préfère avoir de l'immobilier à Singapour à ce moment-là, tu vois, c'est pour si c'est un placement. Donc alors, il y aura une dichotomie dans les marchés des actions très forte entre ceux qui sont installés dans le cercle de Valérie Pierce, les ChinR et cetera, et puis ceux qui ne le sont pas et qui vont apprendre par la tête, parce que s'ils dépendent du consommateur européen, ça ne va pas être.
Alors, il est évident que, si j'ose dire, il y a une fidèle lectrice qui nous a posé la question "Qu'est-ce que je fais de mes airs liquides ?" Je lui ai dit "Bah, écoutez, ça dépend un peu de votre horizon. Euh, si vous pensez à l'année ou l'année et demie qui vient, vous pouvez peut-être euh les vendre, mais si vous êtes là comme beaucoup d'actionnaires d'Air Liquide pour les 20 ans qui viennent, vous les gardez. Il y aura un trou, vous pourrez en racheter un peu plus, moins cher, c'est très bien." Et donc, il va y avoir une espèce de, exactement comme dans les années, à la fin du siècle précédent, quand l'Asie a sauté, ben il fallait avoir des valeurs de production en Asie et ne pas toucher à la consommation, si tu veux. Tu vois, c'était qu'elle a pris une gamelle. Bon, si ça se passe chez nous, il va falloir avoir les valeurs de production chez nous et ne pas toucher aux valeurs de consommation.
Par ailleurs, les valeurs de consommation, j'ai sorti les chiffres pour la vente au détail, il y a une expansion de 39,3 % euh en Chine. C'est-à-dire la, la produc, la, la consommation interne a littéralement explosé, évidemment. Et euh Goldman Sachs, qui a émis des rapports, dit que on a un objectif de croissance de la Chine de 5 %, qu'il a relevé à 5,2 par rapport à l'année précédente sur les notes. C'est-à-dire que il commence à se pascher en Chine, ce ch parler. Et c'est pour ça que beaucoup de nos fidèles auditeurs sont investis en la base, c'est qui sont en train de rentrer dans un boom déflationniste comme nous on a eu, comme on a eu après la crise asiatique, où les marchés ont pété à la hausse chez nous et aux États-Unis comme des fous.
Alors euh dans tous ces domaines, si je veux dire, mon ignorance ne dispute qu'à mon incompétence, mais je crois qu'il faut réfléchir à ça en se disant qu'est-ce qu'il y a comme position qui me permettrait de prendre un un hedge contre ce risque ? Tu vois, quelles sont les positions exactement qui sont jouables, tu vois ? Alors bah la première, dans nos pays, ça reste l'or. Oui, bah bien sûr. Ce qui ne fait que, qui ne fait pour l'instant, il crapote aux alentours de 4200. Je sais pas où il est depuis quelques temps. Mais 4200, si j'ose dire, en dollar, c'est si le dollar euh en d'autres termes, si j'étais en Asie aujourd'hui, j'achèterai pas d'or, mais comme je suis en Europe, j'en aurais. Tu vois ce que je veux dire ? Parce que dans le fond, c'est une façon de vendre ma monnaie à découvert ou de vendre Monsieur Villeroi de Galhau à découvert, ce qui est, ce qui est une, ou Madame Verleyen, ce qui me paraît une excellente idée quand même, parce que je vois pas comment on peut les acheter à la hausse, ceux-là. Ce qui est, par ailleurs, exactement ce que vous faites quand vous achetez une obligation d'État. Quand vous achetez une obligation d'État française dans vos assurances, sachez que vous achetez un Monsieur Villeroi de Galhau, exactement. Donc l'or, s'en est.
Le deuxième, il est à peu près certain que euh le cash en monnaie chinoise euh ça sera pas un mauvais placement, quoi, tu vois. H donc, sauf que on ne peut pas le toucher. Acheter du Yuan, acheter du RMB de là où on est, là, ce n'est pas facile, mais on trouve peut-être. Il faudrait chercher, je vais demander à Léonard de chercher ça pour les gens de l'université d'Épine, pas des ETF cash, cash chinois à Hong Kong. On a cherché honnêtement, ce qu'on a trouvé, on avait des obligations d'État, mais sur des trucs assez longs dans des ETF ou alors avec des frais de placement. En fait, il y en avait des biens qui étaient juste avant euh la guerre ukrainienne et qui ont fermé parce qu'il n'y avait plus assez de volume. Il n'y avait plus assez de volume. Il va falloir faire un eff2 2023. Peut-être il y en a d'autres qui vont être montés, mais pour l'instant, je dans cette carte de crédit là qui est, je suis rêver lutte. Je non, tu ne peux pas acheter déposition. Tu peux le faire que sur le Forex, honnêtement. J'ai regardé, j'ai, j'ai ben, il va falloir qu'on trouve un dieu parce que le cash, c'est une.
Et alors le troisième, qui est, qui est complètement insensé, auquel j'ai pensé, mais ça, c'est vraiment pour les gens chez nous qui nous écoutent, qui sont vraiment sportifs, quoi. C'est vous vous dites, si ça pète, il va y avoir quand même un ralentissement économique mondial. Il va y avoir une baisse des prix dans les pays comme nazi, par exemple, parce que d'un seul coup, ben il y aura des surcapacités partout. Bah, vous avez quasiment du 3,5 % sur une obligation à 30 ans ou à 10 ans japonaise dans une monnaie qui est sous-évaluée de 50 %. Donc, je me dis, prendre un fond obligation longue japonaise, des ETF, il doit y en avoir. H vous achetez dans le fond un cashflow positif béton de 3 % par an sur les 10 ans qui viennent dans une monnaie qui est sous-évaluée de 50 %. Ça, pour le coup, je crois que tu peux le faire depuis Revolut. Ouais, tu vois. Pour le coup, pour le coup. Donc, tu vois ce que je veux dire ? C'est-à-dire, alors imaginons que ça pète, à ce moment-là, l'inflation va retomber de 3 à 0. Japon, h la banque centrale japonaise probablement baissera les taux. Tu gagnerais de l'argent et probablement le yen retrouvera un cours par rapport à nos monnaies. Sors d'une monnaie, tu sors d'une monnaie qui est très surévaluée, la nôtre, pour aller dans une monnaie qui est très sous-évaluée. Donc, tu te dis bien que ça va péter dans les 2 ans qui viennent. Mais oui, c'est ça.
Alors deuxième point, cette vision, ce n'est pas demain matin et ainsi de suite. Mais la différence, c'est que moi, je pensais qu'on allait retourner vers la parité des des pouvoirs d'achat en bon ordre, tu sois parce que tout le monde a intérêt à ce qu'il n'y ait pas de merdier, ou ce qui était la chose. Mais là, on peut retourner en catastrophe, tu vois, dans une en élastique. En élastique, la, l'élastique qui se ret. De toute façon, tu as toujours dit, pardon, mais sur le Japon, tu as toujours dit que quand ça va se passer, il y aura une certaine brutalité. Déjà les retours de parité au pouvoir d'achat en général, ça passe brutalement, mais là, ça se passera en même temps avec tout le monde qui crée une crise obligataire, une crise obligataire et une panique financière. Et je ne peux pas attendre ce que vont dire tous les gens, surtout les carry trade qui se font au Japon et ainsi de suite. Ouais, il son qui seront en train de se qui seront massacrés. Madame, Madame, Madame Abe, à ce moment-là, elle vendra tout à l'heure, toutes ses obligations françaises, italiennes ou je ne sais quoi pour revenir rapidement. Il y aura pendant une semaine. Oui. Bah, ça, c'est le genre de truc. Ils sont, tu peux être obligé de fermer une place. Tu peux, tu peux tout le faire en effet. Tu peux être obligé de fermer une place pendant quelques temps, euh, avec contrôle des changes, j'en sais rien.
Donc, je me dis, si vous avez des actions et elle est plutôt en Asie, et au pire, si vous êtes dans un PEA et cetera, vous pouvez garder vos airs liquides, mais vous allez, ça risque de de secouer. Oui, mais c'est toujours pareil. Si tu penses, regarde, euh, si tu es une personne, je sais pas, qui a 45 ans et que et que c'est pour ta retraite quand tu auras 65 ans, sur le long terme de 20 ans, ma foi, ton Air Liquide, jusqu'à tant qu'on dise autre chose, elle, ça se passera bien. Faudra juste un petit peu serrer les fesses. Par contre, il faut, il faut peut-être ne pas avoir des compagnies d'assurance ou des banques, parce que là, ça risque de, sauf si c'est de la banda asiatique. Là, on vous a dit, c'est effectivement, si tu achètes de la HSBC Hong Kong, ça va bien se passer pour vous. Bien se passer pour vous, ou de l'UB à Singapour. Donc, voilà ce que, ce que je voulais dire, c'est que la probabilité d'une rupture, d'une vraie quoi, est en train d'augmenter de façon, à mon avis, exponentielle. Hm hm. Donc, ou bien maintenant.
Et on a appris aussi que la Chine n'avait plus peur des États-Unis. Oui. Et en revanche, on a appris aussi que les États-Unis commençaient à avoir un petit peu peur de la Chine, en tout cas, avaient fait le gros dos quand ils s'étaient mis à bouder. Est-ce qu'envoie quand même un message assez différent, en tout cas, qui a envoyé un message en Asie qui a été parfaitement perçu. Alors les États, bon, alors évidemment, on est les meilleurs amis du monde, on se donne des grandes tapes dans le dos. Oui, mais ça va s'en dire, ça. Les Chinois, les Chinois savent faire, mais ils ont quand même une mémoire d'éléphant. Donc, ils se souviennent très bien de la guerre de l'opium, tout ça. Euh, donc vous sentez que je vous sentais, j'imagine que vous le voyez, que je ne suis pas vraiment à l'aise avec cette thèse, mais qu'elle ne me paraît pas complètement exclue. Soit que ce soit une volonté du gouvernement chinois et à ce moment-là, ça aura lieu, soit que simplement, ils maintiennent trop longtemps une politique de taux de change faible dont ils n'ont plus besoin, simplement parce que ils sont paresseux ou ils ont une erreur quoi. Ça arrive les erreurs en économie, hein. C'est oui. Oui, oui, oui, encore une fois, euh, la déflation de 28, la, bah celle de Churchill, dont tu parlais avant, enfin, il y a le framping dans une certaine mesure à pas vraiment aider les copains. Enfin, il y a pas mal de choses, trucs qui peuvent se passer.
Donc, voilà, il y a, mettons, il y a un an, un an et demi, je me serais dit, bon, les États-Unis vont continuer à poser leur ordre impérial et cetera. Mais les Chinois, quand on leur parle d'ordre impérial, ils font le geste qui sauve, si je veux dire, tu vois. Donc, de toute façon, les États-Unis n'ont plus vraiment les moyens, encore une fois, tu en parles souvent, de se payer à la fois la dette qu'ils ont et de s'amuser à jouer aux impérialistes. Il y a un moment où Something's got. Aujourd'hui, aujourd'hui, absolument. Aujourd'hui, les dépenses militaires américaines euh sont de 1000 milliards de dollars par an et le service de la dette est en train de passer à 1100 milliards. Donc, et qui monte très vite. Donc, s'il y a une hausse des taux, le et surtout que la dette est très courte aux États-Unis. Donc, le, le service de la dette va monter immédiatement. Et il n'y a que trois postes dans lesquels ils peuvent couper : la défense, la sécurité sociale, la santé et la dette. Ils ne peuvent pas couper dans la dette. Donc, ils vont couper dans la défense ou dans la sécu. Et pour ce qui est de couper dans la sécurité sociale, tu as tout, tu as tout, les habituelles syndicats dans tes rues, tes infirmières dehors, enfin, bon, mars et là, tu ne t'en sors pas. Donc, il me semble que si tu veux que les États-Unis coupent leurs dépenses militaires et qui cessent de t'embêter dans le Pacifique, h bah si tu es la Chine, tu continues sur la politique actuelle. Non. Bah oui. Et tu te dis, ben, je vais perdre sur des ventes de gens de toute façon qui ne sont pas des bons clients, parce que je leur prête de l'argent pour qu'ils puissent acheter mes produits. Bah, c'est ce qu'ils font en Europe aussi. C'est-à-dire, ils nous achètent, ils ont l'amabilité de bien vouloir nous acheter nos papiers colorés, nos obligations, à condition que nos usines continuent à fermer, à condition que nos usines continuent à fermer et que eux puissent envoyer leurs leurs produits Chine. Ce qui, ce qui était le deal sous-jacent. Alors maintenant, on est en train, Macron est en train de leur expliquer que puisque c'est comme ça, bah tout ce qui va se passer, on la connaît l'histoire, c'est qu'on va arrêter de pouvoir leur vendre du cognac.
Moi, honnêtement, là, je n'achèterai pas du Martel quoi. Tu te de en action. Tu te dis euh, tu te dis le premier truc qui, même un domaine dans le bordelais, c'est j'attends, j'attendrai qu'il soit pas cher. Euh, donc, c'est la probabilité d'un d'un clash qui amènerait qui sanctionnerait ce passage, cette fin du monde unipolaire, me paraît augmenter. Et à ce moment-là, on ira pour ceux que ça intéresse, vous pouvez toujours acheter mon dernier livre qui s'appelle "Les Mondes de Demain". Les mondes de demain, dans le derrière, qui est juste là derrière, dans lequel j'essaie d'expliquer. Et dans ce livre, je fais pas, je fais pas l'hypothèse d'une d'une rupture, mais mais elle est incluse, elle est incluse. Il me semble qu'on est en train d'aller vers un monde qui sera moins centralisé, vers les États-Unis, où il y aura plusieurs monnaies, qui sera beaucoup plus diversifié, beaucoup plus relation bilatérale que relation multilatérale. Et personnellement, c'est un monde que je trouverais plus agréable que plutôt que d'avoir à obéir aux ordres de. Moi, je préfère aussi quand la force est est dégroupée quelque part. J'aime pas avoir un tyran unique, je préfère avoir des quand il y a plusieurs tyrans, vous pouvez choisir le vôtre. Donc, voilà, c'est ce que je voulais vous dire. C'est une émission dont j'espère que vous l'apprécierez, qui qui est peut-être importante, mais en aucun cas, vous ne considérez que la Chine fait des t-shirts. Oui, il faut arrêter avec ça. Faut arrêter avec ça une fois pour toutes, quoi. C'est donc la Chine aujourd'hui, c'est là où se passe la plupart des inventions, hein. Et euh et voilà.
Donc, vous alors le portefeuille tel qu'on l'a dessiné pour l'instant, ben les actions chinoises, ça va très bien, merci. L'or, merci. Le yen, il nous casse les pieds, mais ça a toujours été le truc qui était au cas où ça tournerait mal. Donc, il est possible que le yen euh retrouve sa. Oui, mais on va voir. Et ben les valeurs énergétiques, ben elles commencent à crapoter un peu la hausse. Et donc bah, c'est parce qu'il nous avait embêté. Donc l'histoire des valeurs énergétiques, c'est que on ne s'attendait pas à ce qu'ils aient recours au charbon. Ouai. Et euh et puis euh et puis bon, le on tablait sur le fait que Trump allait relancer l'industrie aux États-Unis et que l'énergie, l'économie étant l'énergie transformée. Euh, voilà, ça allait se faire, mais ça prend un petit peu plus de temps. Ce qui se passe, c'est que les États-Unis sont devenus net exportateurs d'énergie, ce qui est très étonnant, mais que les prix de l'énergie, par exemple, du gaz sont très supérieurs, par exemple, en Europe, aux prix des États-Unis. Donc, il est intéressant pour les États-Unis de produire aux États-Unis, de vendre là-bas plutôt que de vendre chez eux. Mais du coup, ça fait monter les prix de l'énergie domestique aux États-Unis, parce que bah, en fin de parcours, bah les deux prix vont devenir le même. Tu vois, tu ne peux pas avoir pour le même produit des. Donc euh la valeur énergétique, je reste, parce que c'est, je le garde parce que c'est vraiment le truc qui me permet, qui marchera le jour où où toutes les grandes baisses se passent avec une baisse du prix de, avec une hausse du prix de l'énergie. Donc, ça me fout la trouille, simplement parce que j'ai des traces dans le dos, des sac, des cicatrices et tout de ne pas avoir fait assez attention au prix du pétrole. Donc, je suis un peu craintif, puis il y a des cycles et c'est ce que disent les cycles.
Écoutez, si on est, si on est donc le portefeuille tel qu'il est, il n'est pas mal. Voilà. Mais enfin, pour quelqu'un qui ne serait pas à l'université de l'Épargne, peut-être se constituer un petit portefeuille antifragile d'obligations, d'or et de cash en Yuan, ce serait peut-être pas une mauvaise idée. Voilà, c'est le financier. Vous savez, une fois vous êtes un financier, vous restez un financier. Comment gagner de l'argent sans travailler ? Ça a toujours été l'objectif dans ma vie, quoi. Bon bah sur ces sages paroles, euh, si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser en dessous de la vidéo. On vous dit à la semaine prochaine pour de nouvelles aventures. Merci beaucoup.