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Les 3 Pires Histoires de Colocations !

Conte Fécond17:20

Transcription

Bonsoir, c'est Chris Conte. Alors, vous avez peut-être déjà eu la chance d'être un jour en colocation. C'était mon cas, et puis ça a été une belle expérience jusqu'à ce que ça termine mal. Mais je vous en reparlerai à la fin. En tout cas, vous êtes peut-être déjà tombé sur des colocs bruyants ou bordéliques, mais ce n'est rien comparé à nos histoires du jour.

Histoire qu'on est allé dégoter sur Reddit avec mon équipe. Bah, on a rajouté des voix pour une meilleure immersion. Entre une passion malsaine pour l'histoire, une accumulation d'horribles colocataires jusqu'à la pire de toutes, et celle d'une fille qui ne pensait pas qu'une coloc pouvait devenir aussi macabre. On est parti pour ces trois histoires.

Cette histoire est celle de PM Miguel. Question qu'on a dessus deux, voilà, d'un commun accord avec nous-mêmes de le renommer Paul. Donc là, on remet un peu le contexte, mais à l'époque, bah, Paul et sa copine vivaient en colocation avec une troisième personne avec qui ça ne se passait pas spécialement bien, quoi. Et cette personne en question a fait venir un ami proche pour qu'il rejoigne la coloc. Un type plutôt normal, voire même un petit peu intello sur les bords. J'avais pas trop d'infos, mais de ce que j'ai compris, le mec en question était globalement à la rue et il avait besoin d'un endroit où loger.

Alors, pendant les six premiers mois, Paul explique que tout s'est très bien passé avec ce nouveau type. Là, d'ailleurs, entre-temps, elles ont dégagé le premier coloc, donc bénéf. Et ils sont alors plus que trois : Paul, sa meuf et le dernier arrivé qui s'appelle Thomas. Après quelques mois, je fais la connaissance de la copine de Thomas. Petite précision, Thomas a 22 ans et sa meuf doit en avoir 18, dans ces eaux-là.

Mais après donc plusieurs semaines relativement calmes, Paul et sa copine ont remarqué que ce Thomas commence tout doucement à changer. Par exemple, il commence à collectionner du matériel militaire allemand et a même accroché un, un énorme drapeau allemand dans sa chambre. Alors rien d'alarmant, on a le droit d'aimer les Allemands, mais il y a quand même un truc qui cloche, quoi. Vous allez voir.

En fait, à force de discussion un peu forcée, Paul comprend que Thomas est très fasciné et porté sur la Seconde Guerre mondiale, mais vous voyez, un peu du côté de l'Axe, donc du côté un peu du mal. À ce moment-là, on va dire, Thomas a en parallèle acquis deux armes nazies qu'il utilise assez régulièrement. Alors, il précise pas comment, mais on suppose que ça doit être dans des stands de tir, quoi. Mais en tout cas, histoire de compléter le cliché, il a aussi acheté un couteau SS et pas mal d'autres objets qui, selon lui, constituent le début de la collection historique. Bref, la maison commence à se remplir de trop de souvenirs de nazis à mon goût.

Et en parallèle, Thomas et sa meuf commencent à s'habiller de façon douteuse : des bottes de combat cirées, des pantalons cargo et des trench-coats en cuir. Et puis, bah, Thomas déclare en plus que les nazis auraient pu gagner la guerre si les États-Unis s'étaient occupés de leurs affaires. Voilà, ça commence à devenir un peu politique, mais surtout, il a de plus en plus de haine contre les minorités ethniques européennes, et notamment à l'égard des Polonais. Petit détail supplémentaire que je vous ai pas précisé, la famille de mon père est juive et la famille de ma copine est d'origine polonaise. Comment vous dire que c'était pas très compatible ?

Et puis, on monte encore d'un cran le jour où Paul passe devant la porte ouverte de la chambre de Thomas et là, il voit qu'un grand drapeau, non plus allemand, mais nazi, a remplacé l'ancien. C'est la goutte de trop pour moi et ma copine. Mais on a le droit qu'il y a une excuse de merde : "Je collectionne tous les drapeaux, mais j'ai pas encore acheté les autres." Tous les drapeaux de quoi ? On ne sait pas, mais en tout cas, bon, il a commencé par le plus, le meilleur, quoi, d'entre eux.

Le problème, c'est qu'avec ma meuf, on est des étudiants très pauvres. Une personne de plus qui paie le loyer, bah, ça nous aide vachement. Et donc, bah, le couple prend sur lui et il évite de plus en plus de croiser Thomas. Mais ce n'est pas évident, tellement lui, il a tendance à vomir sa passion pour le nazisme au grand jour.

Un jour, bah, ce cher Thomas va appeler Paul et il a besoin en fait qu'on aille le chercher chez sa petite amie. Je sais toujours pas pourquoi j'ai accepté, mais j'ai décidé de le faire comme un espèce d'effort symbolique pour être un bon coloc. Et lorsqu'il arrive sur place, Thomas l'attend sur le trottoir devant une maison pendant qu'une femme lui crie dessus. Plus précisément, elle le menace d'une injonction d'éloignement. C'est le surprend à nouveau avec sa fille. Et du coup, après quelques recherches, Paul comprend que la femme qui crie sur Thomas s'agit de la mère de sa petite amie.

Je comprends que la petite amie de Thomas n'est pas du tout en première année à l'université comme il l'a prétendu. En réalité, elle est en quatrième. Donc, si on fait le calcul, elle aurait probablement autour des des 13, 14 ans, ce qui me semble un peu sous le coup de la loi, quoi. Et avec un petit supplément qui fait plaisir, c'est que comme bah Thomas l'a fait boire et qu'il lui impose sa propagande nazie, il y a clairement là ce qu'on pourrait appeler un détournement de mineur. Les deux s'étaient rencontrés apparemment quand Thomas avait 18 ans et qu'elle en avait neuf.

Alors ça, c'est évidemment le détail de trop qui va mener à l'expulsion de la maison de Thomas. Avec ma meuf, on est à cran et surtout, on a assez peur que ça dérape encore plus. Une fois Thomas expulsé, il s'est encore plus radicalisé sur les réseaux sociaux. Il s'est alors rasé la tête et il postait des attaques antijuives. Je veux pas savoir s'il aurait fini par passer à l'acte vu sa radicalisation. En tout cas, on a plus jamais eu de nouvelles de lui, et tant mieux, on suppose. D'ailleurs, qu'ils ont trouvé un autre coloc, que ça va clairement mieux.

Cette histoire-là est celle de Sweetonity, qu'on a renommée Sandra pour que ce soit plus fluide. Et Sandra nous explique qu'elle n'a jamais eu de chance avec ses colocs. Entre ceux qui étaient de véritables porcs, ceux qui ont blâmé une fille après qu'elle ait été agressée, ou encore ceux qui volaient de l'argent, c'était pas une fine équipe, quoi. Bref, plutôt malchanceux, mais en vrai, ce n'était rien jusqu'au moment où une certaine Wendy a fait son apparition. Pour faire simple, c'est tout simplement la pire colocataire de tous les temps.

Bon, alors pour remettre un peu de contexte, tout a bien commencé avec Wendy. J'étais d'ailleurs une bonne amie de Sandra. Elle a pu compter sur elle pendant une période difficile de sa vie. Dans la foulée, elle m'a demandé si c'était possible de venir emménager avec moi. Son ancienne coloc m'avait déconseillé de le faire, mais j'ai pas écouté. Bon, dans un premier temps, tout est calme jusqu'au moment où un autre colocataire perd son travail. Ce qu'il n'avait alors plus de quoi. Wendy, alors, a commencé à le harceler de manière assez violente, en plus de devenir complètement invivable pour des détails insignifiants. Tout simplement parce que du coup, il n'avait plus de travail. Donc, je sais pas, c'était devenu une cible facile.

Et d'ailleurs, en parallèle, cette Wendy refuse de cuisiner. Elle ne mange que des plats à emporter et se plaint ensuite de ne plus avoir d'argent. Sans parler du fait qu'elle tape dans ma bouffe sans jamais demander ni remplacer ce qu'elle mange. Elle prend ta bouffe, elle te rembourse pas, et en plus, toi, tu dois racheter. Au pire, éventuellement, elle va peut-être critiquer parce que du coup, c'était pas si bon que ça. D'ailleurs, ce que tu as mis dans le frigo, c'était dégueulasse, du coup, j'ai tout jeté.

Un jour, on a comme objectif d'acheter un micro-ondes, et Wendy a piqué une crise. En fait, pour elle, c'est, c'est tout match, en fait, ça consomme trop d'électricité, quoi. On se dit, oui, alors c'est vrai, ça consomme un peu d'électricité, c'est logique, ça, ça réchauffe. Mais en parallèle, faut savoir que Wendy met la clim à fond, et mettre la clim, ça, par contre, ça suce. Évidemment, elle ne le dit pas.

Un soir, j'ai trouvé Wendy par terre dans la cuisine. Elle est venue donc avec son petit ami, et elle était dans une espèce de transe, un couteau à la main. Là, elle a fixé son bras dans les yeux, et pendant une seconde, elle a vraiment cru que Wendy allait la planter. Trop gentil, j'ai mis ça sur le coup d'un trouble émotionnel. En tenant notre coloc comme de la merde, alors que lui-même, sans boulot, il arrive à payer son loyer et ses charges. Mais pour Wendy, ça a relevé du problème, du défaut, du paradiage, quoi, je sais pas. Elle voulait en tout cas le briser psychologiquement.

Et puis, un soir, Sandra et le coloc qui n'a pas de taf, donc, regardent un film sur son ordinateur portable. Et le temps de chercher un verre d'eau et à manger, l'écran du PC était brisé. À ce moment-là, il y a qu'une coupable supposée, c'est Wendy. Sauf que, elle, elle nie catégoriquement. Et donc, comme Sandra n'était pas là pour le constater, elle ne peut pas faire grand-chose. Cependant, pour le mec, là, c'est la goutte de trop, et il décide de se casser de la coloc. Mec qui m'a d'ailleurs dit de partir aussi parce qu'il avait peur pour moi. Maintenir jusqu'à la rentrée scolaire, en même temps, faut savoir qu'elle avait versé un acompte sur le loyer et les charges, et qu'elle aurait perdu tout cet argent si elle était partie, quoi.

Mais bon, entre-temps, donc, du coup, une troisième coloc débarque pour remplacer le mec, et cette fille-là est très timide et très, très solitaire. Et là, c'est devenu la nouvelle victime de Wendy. Autre problème, plus aucun de mes amis ne voulait venir à l'appart parce que Wendy était vraiment la pire des salopes et qu'elle rendait toutes les soirées horribles. Et d'ailleurs, elle a commencé à inventer de nouvelles règles sur la coloc, comme le fait de ne pas avoir le droit d'inviter plus de deux personnes à la fois.

En tout cas, Sandra, elle, avant de craquer totalement, a commencé à chercher un nouvel appart. Et je suis arrivée à trouver une coloc sympa, sans histoire. J'ai donc dit à Wendy que j'allais partir à la fin du mois, chose qu'elle n'a pas du tout acceptée. C'est mort, elle ne partira pas. Enfin, elle veut pas. Là, Wendy a pété un plomb et elle a crié comme une folle jusqu'à balancer à Sandra : "Tu aurais dû te suicider, tu ne manqueras à personne." De toute façon, il y a une certaine instabilité émotionnelle, on le sent, on le sent.

Cela dit, Sandra, elle, a encore assez fragile psychologiquement. Elle a beaucoup de mal à encaisser ça. Finalement, j'ai appelé le propriétaire de mon futur appartement pour savoir si je pouvais déménager plus tôt que prévu, ce qu'il a accepté. Et du coup, j'ai décidé de bouger le soir même. Là, elle appelle un ami qui a un camion, et elle apprend autant d'affaires que possible ce soir-là. Le lendemain, au travail, elle reçoit un appel téléphonique du propriétaire et de la police qui faisaient état de dommages causés dans l'appartement. Là, je comprends quoi. Wendy a sans doute tout retourné.

J'ai dû quitter le travail pour me rendre à l'appartement et arriver sur place, la police était déjà là. Et je remarque que Wendy a jeté mes affaires sous le porche et qu'une autre partie a disparu. Wendy s'était également barricadée dans la maison, en criant qu'elle essayait juste de se protéger. La police a forcé la porte pour que je puisse récupérer quelques affaires en plus, et Wendy m'a suivi en m'accusant de harcèlement, de vol, ou encore de prostitution. Belle perf.

Voilà, en tout cas, Sandra a pris ses affaires le plus vite possible, en pensant que son cauchemar serait terminé. Sauf que, ben, Wendy a continué à harceler pendant plusieurs semaines. Elle a pas précisé comment, mais probablement par message ou truc comme ça. Et cette petite erreur, celle d'avoir fait confiance à Wendy et de pas avoir écouté son ancien coloc, m'a coûté très cher, autant sur le plan pécuniaire que sur le plan émotionnel. Après, bon, bah, elle avait quand même investi de l'argent dans la, dans la coloc, donc ça peut se comprendre. Je continue de voir Wendy sur le campus de temps à autre, de quoi me faire ressasser en boucle.

La seule solution que j'ai trouvée, c'est de me tuer au travail pour avoir assez d'argent pour pouvoir me payer un appartement tout seul et du coup, supprimer tout potentiel scénario horrible avec d'autres colocs. C'est quand même chelou, assez bizarre. Moi, je me dis, putain, pourquoi ils sont pas allés se plaindre à leur proprio, quoi ? Alors, peut-être, il aurait rien fait, il aurait dit, bah, démerdez-vous, mais je sais pas, au moins tenter, quoi, quand il y a un tel problème. Parce que le proprio, s'il sait qu'il a une coloc qui est vraiment horrible, Wendy, il peut peut-être essayer de la jeter. C'est pas bon pour lui, parce que de toute façon, il va pas réussir à remplir avec une autre coloc et compagnie, quoi.

En attendant, ouais, passons à la dernière histoire. Notre histoire remonte au début des années 2010 et nous a raconté par, bon, du coup, c'est ça, ça s'écrit comme ça, on va le renommer Bridget, on va essayer un peu plus, vous comprenez. Et du coup, Bridget nous raconte qu'elle était une étudiante étrangère aux USA. Après, elle précise pas d'où elle venait. En tout cas, Bridget atterrit dans un dortoir universitaire, tout ce qu'il y a de plus classique. Et là, elle attendait sa future colocataire.

Donc, après environ trois semaines après mon emménagement, je finis par rencontrer Monique, ma colocataire. Monique est vraiment toute sa famille. Mais là, c'est vraiment toute la famille, en fait. Il y a 8 frères et sœurs âgés de trois à 20 ans, les parents, les grands-parents, enfin, c'est l'expédition, quoi. Et toute la famille est amicale et très protectrice, d'ailleurs. Mais la mère semble un peu chafouine. Elle se rend compte que je suis dans le lit du bas et elle a un petit peu envie de me dégager en me disant que, elle a peur que sa fille tombe du lit en étant dans le lit du bas. Donc, bon, c'est un petit peu trop, je trouve. Bref, une première rencontre parfois pour Bridget, qui s'est ensuite tapé un interrogatoire des grands-parents.

Une fois ce petit incident passé, la routine va commencer à s'installer. Je commence à prendre mes marques dans ma coloc et sociable. Elle est cool et du coup, elle va lui proposer à plusieurs reprises de sortir avec elle et ses potes. Mais bah, Monique refuse à chaque fois. Elle veut rester seule, elle reste vraiment dans son coin et elle est. Bon, Bridget, elle assiste un petit peu, car elle commence à avoir pitié de Monique. Pour moi, c'était juste une personne un peu timide et un petit peu introvertie qui préfère rester seule. Mais je me suis rendu compte que c'était vraiment pas le cas, parce que un mois et demi après le début du semestre, Monique a commencé à se faire des amis. Et là, je me suis rendu compte qu'en fait, elle était pas du tout, mais pas du tout timide.

En fait, la raison pour laquelle elle venait pas avec moi et mes amis, c'est qu'elle avait pas trop envie de sortir avec des gens qui n'étaient pas de son ethnie. Et du coup, vu que dans mon cercle d'amis, et ben, on vient tous de d'endroits divers et variés, et qu'elle est clairement raciste, j'arrête de l'inviter à mes soirées. Et ainsi, en parallèle, Monique est de plus en plus à l'aise et n'hésite pas à inviter des mecs à la maison. Et du coup, le fait que Bridget soit dans le lit du bas ne la gêne pas du tout. Donc, j'ai droit à des bruits de grincement, des gémissements, etc. Je pense que la mère et les grands-parents n'étaient pas au courant de ce petit détail là. Et bref, en fait, le truc, c'est que ça se produit de plus en plus et en plus d'être irrespectueux et que ce soit gênant, bah, ça empêche surtout Bridget de dormir et du coup, le lendemain, elle est claquée.

Là, Bridget propose alors à Monique de fixer des règles, comme préciser si un mec vient dans la chambre, réserver ça plutôt pour le week-end, et ce genre de choses, du savoir-vivre, quoi, tout simplement. Sauf que ça ne marche pas, et Monique, elle, elle n'a pas envie. Les choses ont commencé à empirer et Monique a commencé à ramener un mec différent, pas tous les soirs, mais presque. Et surtout, je n'ai jamais vu deux fois le même homme. Ou pour une timide, pas mal.

Bon, il faut, en tout cas, en parallèle, il lui arrive aussi de débarquer ivre morte à 3h du matin, en mettant un foutoir pas possible. Et là, alors que Bridget pensait que ça ne pouvait pas être pire, Monique sort une nouvelle carte de sa manche. Donc, un soir, et que j'allais dormir, quoi. Là, le trio est monté dans le lit du haut et a commencé à gesticuler, quoi. Sauf que le premier garçon s'en va assez rapidement, claque la porte. Et le deuxième, de son côté, et ben, continue de déglinguer Monique. Apparemment, Bridget entend des trucs du genre : "Tu aimes ça ? Ça va pas ? Donc je te frappe plus fort. Tu veux que je t'étrangle ?" Ce genre de petits propos là, qu'on que pourquoi pas. C'est juste après qu'il y a une coloc en dessous, quoi. C'est juste le petit détail. Donc, ils sont de plus en plus bruyants.

Je décide de mettre la musique à fond dans mes oreilles. Elle n'attend qu'une seule chose : que le mec se casse pour qu'elle puisse confronter Monique, parce que cette fois-ci, s'en est trop. Sauf que, bon, bah, Bridget est complètement épuisée. Elle finit par s'endormir et le lendemain, elle se réveille complètement à la bourre. Là, en partant, elle voit que Monique est toujours en train de dormir, mais que le mec s'est barré. Du coup, je m'habille rapidement, je lui crie que vraiment ce soir, on va discuter et que ça va être très important, et je me casse pour aller en cours.

Et là, alors que, bah, du coup, Bridget tu as crié dessus, Monique ne réagit absolument pas parce qu'elle dormait. Est-ce que dans mes pas, on ne sait pas. La journée passe, j'enchaîne les cours, je vais à la salle de sport, enfin, je fais ma journée et ma soirée tranquille avec mes amis. Et le truc, c'est que mon énervement ne redescend mais pas du tout. Donc, quand je remonte, je suis toujours aussi tendue et j'ai vraiment envie d'en découdre avec elle. Et là, une fois dans la chambre, elle remarque que quelque chose cloche. En fait, Monique est toujours en train de dormir dans la même position. Je me dis, vraiment, elle, c'est trop bourré la gueule, et je commence à m'inquiéter quand même, parce que je me dis, il lui arrive quelque chose. Je commençais à crier son nom en boucle, et là, je commence à la pousser et carrément à la secouer.

Comme Monique ne réagit pas, elle finit par appeler les secours. Et là, quand les secours arrivent, la nouvelle tombe : Monique est morte. En fait, on pense que le mec était là la veille, l'avait carrément étouffé pendant qu'il était parti. Ensuite, sans savoir qu'il l'avait tué, peut-être qu'il pensait juste qu'il l'avait fait tomber dans les pommes après l'avoir fixée, quoi. Je suis vraiment sous le choc, je suis au fond du trou, et surtout, je suis incapable de me rappeler qu'il était venu hier soir, parce que comme je l'ai dit avant, bah, il y avait un défilé de mecs tous les deux jours, et je retenais pas tous leurs visages.

Après réflexion, Bridget se dit quand même que peut-être que ce mec habitait au même étage ou à l'étage en dessous, mais malheureusement, elle n'aurait rien pu faire de plus. Et surtout, elle n'a jamais retrouvé ce gars.

Et voilà pour ces colocations vraiment très spéciales, quoi. Et comme je vous l'avais dit, du coup, on a trop par rapport à ma propre coloc. Moi, j'en avais fait qu'une seule, du coup, dans ma vie, et c'était quand j'étais à Grenoble. J'avais emménagé avec un gars que j'avais rencontré sur YouTube. Je l'avais incité d'ailleurs à créer sa chaîne YouTube parce que je trouvais que ça pouvait être un bon deal. Et donc, du coup, il l'avait fait et ça se passait très bien entre nous au niveau de la coloc. C'est juste de plus en plus, il avait tendance à habiter et à aller chez sa copine, ce qui fait que notre coloc n'a duré que deux, trois ans. Et à la fin, il était genre une journée par semaine avec moi, ce qui finalement mettait comme si j'étais solo. Il payait toujours sa part de la coloc, donc il y avait pas de souci.

Mais en tout cas, bon, finalement, moi, c'était quand même plutôt bénéfique, puisque ça m'a permis un peu de tester cette vie un peu à deux, d'une certaine manière. Et puis, l'appart, plus tard, du coup, je l'avais utilisé pour pouvoir en faire un bureau et avoir plusieurs salariés qui qui venaient bosser avec nous. À la fin, on était une dizaine, quoi, dans cet appart. L'appart faisait à peu près 70 mètres carrés, donc c'était bien optimisé. Et puis, après, avec le coloc en question, ça s'est pas bien terminé, mais c'était pas lié à la coloc en elle-même, mais plutôt, ça fait un peu personnel. Je vous la fais en mode très court.

Sur ce, moi, j'espère que ça vous a plu. On se retrouve pour une prochaine vidéo et des prochaines histoires sur Conte. N'hésitez pas à me suivre sur El Chris Conte, sinon, et puis sur mon Insta, et on se dit à très bientôt.