📱

Get Our Mobile App

Take your business learning on the go!

Download on the App StoreGet it on Google Play

Les 3 Pires Expériences de Randonnée & Camping !

Conte Fécond18:54

Transcription

Alors cette première histoire est racontée par un mec qu'on a décidé d'appeler Landau. Comme on n'avait pas trop d'infos sur son compte, il commence son récit en disant qu'avec certains de ses potes, il adorait faire du camping. On a fait des tas de camping dans des spots très variés, un peu partout aux États-Unis. Il y a jamais rien eu à signaler de particulièrement grave ou dangereux, jusqu'à un été très précis, il y a une dizaine d'années, dans le parc national de Yellowstone. D'ailleurs, en repensant à cette histoire, ça lui fait clairement froid dans le dos à chaque fois que, bah, du coup, il doit l'évoquer.

Bref, il faut sur place. On décide d'installer notre camp près d'un lac avant de repartir en randonnée dans les hauteurs du parc. Et après des heures et des heures de marche, ils arrivent en haut d'un sommet et ils ont accès à une vue magnifique. Là, clairement, vous voyez, ils sont aux anges. Mais un de mes potes qui allait un peu plus loin nous dit de venir voir un truc. Je me rapproche et je vois que mon pote montre un crâne de cheval au sol. Mais vous voyez, un crâne sans la moindre chair restante, qui semble être là depuis des décennies quoi. Juste un squelette quoi. Il a probablement été bouffé jusqu'à l'os, hein, c'est le cas de le dire, par les charognards et les insectes. Je trouve ça cool et je prends quelques petites photos avec mon téléphone. Il y a un mix entre une petite excitation et un truc qui me fait quand même un peu flipper.

Puis après quelques minutes, on retourne tranquillement à notre camp près du lac. Bon, comme ils sont crasseux comme pas possible, bah, ils décident d'aller se baigner à poil dans le lac. La randonnée, ça les a vraiment, bah, rendus tout seuls quoi, comme on dit. Mais en tout cas, ils ne vont pas tous ensemble dans le lac. Voilà, ils sont peut-être un petit peu liquéfiés, vont à part quoi. Bref, chacun fait son petit truc de son côté. Et après une demi-heure, je retourne au camp, tout propre et changé. Mais alors que j'arrive près de la tente, j'entends un de mes potes hurler. Je trouvais un truc. Tout le petit groupe se dépêche alors d'aller voir ce qui se passe, même ceux qui sont encore en boxer. Et moi, je dois escalader un petit rocher pour voir ce dont mon pote parle. Et il le voit d'ailleurs rapidement, sans avoir besoin de se rapprocher plus que ça, puisque c'est un cheval mort et surtout un cheval décapité.

Bien évidemment, je me dis que c'est sans doute le corps qui allait avec la tête qu'on a vu plutôt. Parce que là, la tête est nulle part. Sauf que ça pouvait pas être le cas pour une raison très évidente, parce que le crâne qu'ils ont trouvé était propre. Voilà, il était débarrassé de toute chair. Alors que là, le corps qu'ils sont en train de voir est en pleine décomposition. Mais je me demande quand même s'il y a des animaux assez dangereux dans le parc de Yellowstone pour pouvoir décapiter les chevaux. Et je suis tiré de mes pensées macabres par un de mes potes. Il remarque en effet qu'il y a juste à côté du corps une sorte de petite caméra. Là, le groupe se rapproche et effectivement, c'est bien une vieille caméra qui est posée là. Mais il y a surtout des clichés négatifs à côté que le groupe va observer. Et c'est bien un film du cheval décapité. Mais qui voudrait faire une vidéo de ce truc, surtout avec du matos aussi old school ? Et pourquoi il aurait laissé son matériel ici ?

En tout cas, Landau commence surtout à se demander si la personne qui a filmé ça, c'est la même qui a décapité la pauvre bête. Et pourquoi, bah, du coup, le crâne serait à part et dans cet état, si loin de là ? Mon pote me dit qu'en fait, il a trouvé la caméra à moitié enterrée avec les négatifs. Je commence alors à flipper, car en plus de la situation déjà très creepy, je me dis que le mec qui a installé ça, il allait sans doute revenir récupérer son matos. Il y a une chance pour qu'il soit pas loin du tout. Bien sûr, il en faut pas plus au groupe de Gap pour se barrer immédiatement et ne pas vouloir revenir. Et même si elle est là, s'ils avaient trouvé le spot parfait pour pouvoir camper, bah, ils ont décidé de faire plusieurs kilomètres le soir même malgré la grosse journée pour pouvoir s'installer ailleurs.

J'en ai pas parlé aux gars de forestier et c'est pas une histoire que j'ai l'habitude de raconter. Et même là, bah, il l'a fait anonymement sur internet. Ce jour-là, j'ai appris à mes dépens : les parcs nationaux ne sont pas juste habités par des campeurs voulant voir des beaux paysages, mais aussi par des déséquilibrés sur lesquels il faut surtout pas tomber. Des gens avec des intentions scénaristiques mystérieuses, on va dire. Mais en tout cas, pour notre prochaine histoire, là, on reste en Amérique du Nord, mais on change de parc national pour un tout autre type de rencontre.

Alors cette histoire-là est racontée par un certain Brian Pen 27. Elle remonte à il y a deux ans. Alors pour le récit, bah, on a décidé de l'appeler Bryan. Ça rimait, c'était bien, c'est joli. Alors il nous met un petit peu le contexte. Juste après le lycée, Bryan et trois de ses potes ont décidé de partir quelques jours dans les Appalaches. L'idée était de faire un énorme tour en partant du centre-est de la Pennsylvanie pour aller jusqu'au New Jersey. Je vous montre la carte, vous voyez celle-là. Il commence là et hop hop, ce vert là. Voilà, une sorte de voyage spirituel, si on peut dire, entre le lycée et l'université, histoire de marquer le coup.

Bon, le début de la randonnée se passe bien et le petit groupe vit sa meilleure vie, perdu au milieu de nulle part. Mais lors du troisième jour, alors qu'ils sont en pleine nature, à des kilomètres à la ronde de toute civilisation, bah, ils vont faire une drôle de rencontre. Un homme littéralement usé par la vie sort des broussailles pour se planter devant nous, en plein milieu du sentier. Il a des longs cheveux qui tombent jusqu'à ses épaules, mais ils sont très sales, comme s'il n'avait pas été lavé depuis des mois. D'ailleurs, cet homme porte un équipement de randonnée mal rangé et en observant de plus près, Brian se rend compte, il a l'air d'avoir connu des temps difficiles, on va dire. Il semble relativement jeune, mais ses mains sont marquées de cicatrices et piqûres. D'ailleurs, petit bonus qui le met très mal à l'aise, mais il porte une machette attachée à la ceinture. J'aurais pu comprendre si on était paumé en plein milieu de l'Amazonie, mais là, dans les Appalaches, c'est un peu bizarre.

En tout cas, cet homme se présente à eux sous le nom de "The Lone Wolf", le loup solitaire en français. Et il déclare qu'il est un randonneur qui s'est perdu alors qu'il parcourait cette chaîne de montagne du sud au nord. Sauf que, bah, il n'a pas de sac, pas même un petit sac à dos à la con. Je vous le dis clairement, à l'époque, on a 18 piges, on a un peu con, stage. À aucun moment, on s'est dit que ça pouvait être dangereux et ça nous a même pas traversé l'esprit de nous barrer en cours. Du coup, voilà, ils étaient pas plus inquiets que ça. Et puis on dit, bon, allez, c'est un vieux, voilà, on s'en fout. Il le trouve d'ailleurs plutôt sympa malgré son look un peu bizarre et en réalité, ça les amuse même un petit peu. Et ils vont alors taper un petit peu la discuter avec lui et lui propose même une clope.

Mais pendant que ce fameux Lone Wolf fume, il commence à fixer Gwen, ma pote, de façon insistante. Puis il commence à la complimenter de manière très lourde avant de carrément lui faire. Alors le truc, c'est qu'il le fait devant tout le monde et le groupe n'est plus très amusé du tout. Et là, en plus de la gêne, il y a un sentiment de peur qui commence à s'installer. On décide alors qu'il faut ses compagnies et on se barre de cet endroit rapidement pour continuer notre chemin, en espérant bien sûr ne plus jamais croiser ce mec.

Bref, le temps passe et 2h après, à des kilomètres plus loin, bah, le petit groupe se repose sur un énorme rocher. Et alors, grande surprise, il voit le Lone Wolf, la machette à la main, se faufiler dans les broussailles à côté du sentier pour arriver finalement jusqu'à leur hauteur. Mais il ne dit rien, pas un mot. On commence alors à paniquer pour de bon. On met fait un autre pause et on reprend la route en accélérant méchamment le pas. Sauf que Lone Wolf continue de les suivre à quelques dizaines de mètres et parfois d'ailleurs, le père de deux vues quelques minutes, mais inexorablement, il finit toujours par ressurgir derrière. Je me dis quand même qu'il a l'air beaucoup plus faible que nous et du coup, je dis à mes potes de courir pour qu'on prenne assez d'avance.

Et finalement, à la tombée de la nuit, là, il y a plus de Lone Wolf. Il semble avoir semé pour de bon. Sauf que, ils sont vraiment pas rassurés et à chaque brindication ou à chaque ombre qui bouge, Brian et ses potes sont tétanisés et complètement tombés dans dans la parano. Sans surprise, personne n'arrive à dormir tout au long de la soirée. On entend un bruit redondant de broussailles et de brindilles qui se brise un peu plus loin dans la forêt. D'ailleurs, à un moment, étant vraiment trop paniqué, Brian croit voir quelque chose bouger à quelques mètres, ou plutôt quelqu'un. Mon réflexe alors de crier : "Qui est là ?" Les bruits s'arrêtent alors d'un coup. J'ai le sang glacé et je sens un horrible frisson me parcourir la nuque. Et après quelques secondes passées à ne pas pouvoir bouger, dégaine un couteau. Il est les mains alors qu'ils sont moites et tremblantes. Et d'ailleurs, son meilleur pote qui est au moins aussi paniqué, il crie : "On a une !" C'est pas tout à fait vrai, c'est juste un petit couteau de merde. Mon pote fouille alors dans son sac et on sort le manche d'une poêle de camping qui, dans l'obscurité, ressemble vaguement à un fusil, genre vraiment vaguement. Et du coup, il commence à l'agiter devant le feu. Là, le petit groupe est tétanisé et un des potes de Brian est à deux doigts de vomir de stress.

Puis il y a ensuite un silence glaçant qui va durer quelques secondes qui paraissent interminables. Puis j'entends un craquement rapide de feuilles et un bruit beaucoup plus long de brindique qui se brise et à nouveau le silence complet. Là, sans surprise, la nuit du petit groupe va être clairement longue et horrible et personne n'arrivera vraiment à dormir de peur de se faire agresser à n'importe quel moment.

Au petit matin, on reprend notre route et un garde forestier local via notre rencontre alors qu'on s'approche d'un abri. Là-bas, ce dernier leur demande s'ils n'ont pas aperçu un homme. Donc il fait la description complète et bien évidemment, bah, cette description colle à 100% à Lone Wolf. Un mec débraillé avec des longs cheveux sales, avec un regard mauvais, une machette à la ceinture et surtout aucun sac de rando. C'est un peu con quand tu te balades tout seul quoi. Je sais pas comment le gars il survit, quoi. Il des racines ou des conneries du style. Je demande alors au garde forestier pourquoi ils le cherchent puisqu'il avait fait quelque chose, est-ce qu'il était vraiment une personne disparue ? C'est la deuxième réponse que j'aurais aimé entendre, mais ce n'est pas le cas. Et là, le garde-fouassier leur dit que le Lone Wolf, dans il parle, il a attaqué quelqu'un il y a quelques jours avant de le tabasser quasiment à mort et bien évidemment de le voler.

Suite à ça, on commence alors à se décomposer et une chier de questions se bouscule dans nos têtes. Déjà, on leur apprend que le shérif local a pris l'affaire en main. Il a demandé à tous les guerres de forestiers du coin de l'aider à le retrouver. Donc le gars de Forestier avec qui il discute, ce garde qui a bien évidemment remarqué qu'on était secoué au possible, nous a fait monter dans son 4x4 pour nous emmener un chemin beaucoup plus grand quelques kilomètres plus loin. En tout cas, suite à ça, Brian et ses potes vous décidez d'écourter leur séjour, tu m'étonnes, et de quitter la zone le plus rapidement possible. Et le début de nos vacances dans les Appalaches se sont super bien passé. Elles se sont achevées sur un horrible arrière-goût de doute, de peur, de parano. Mais qu'est-ce qui se serait passé si le groupe n'avait pas été aussi sympa quand il l'avait rencontré ce type, le Lone Wolf ? Et d'ailleurs, quel était la silhouette qu'ils ont vu la nuit passée ? Est-ce que c'était lui ? Est-ce que c'était juste un animal sauvage ? C'est pas spécialement avoir la réponse et je suis content qu'on soit parti à plusieurs, car le dénouement nous aurait sans doute pas été le même s'il était parti tout seul.

Si ce genre de rencontre peut être flippante, il y en a une autre d'un autre type qui va se révéler clairement traumatisante. Cette histoire est racontée par Axolotl Farmer, qu'on renomme Alex, voilà, c'est plus simple. Et il y a quelques années, bah, il a participé à une sorte de trekking camping dans le parc national de Taman Negara en Malaisie. Et nous résume son périple dans les grandes lignes : plus de deux heures à remonter une rivière en pirogue avant de s'enfiler pratiquement 10 bornes de randonnée dans une forêt humide, le tout pour rejoindre notre destination finale, une gigantesque grotte du nom de Gabessar.

Alors c'est le jour J et là, après des heures interminables à traverser une partie de la forêt, mais les voilà arrivés sur place. On dépose alors les affaires dans la grotte avant d'aller chercher du bois pour allumer un feu à proximité. Alex demande alors à son guide Richard à quoi va servir ce feu. Là, et là, Richard lui dit alors : "Bah pour faire à manger, bien évidemment, et surtout, ça nous servira de protection." Quand j'entends cette phrase, je rigole. "Pour se protéger de quoi ? Des tigres peut-être ?" Alors il précise quand même que le parc de Taman Negara s'étend quand même sur 43 000 km² et que la population de tigres est à un peu moins de 200. Donc il y a peu de chances qu'ils en croisant. Que Richard ne trouve pas ça drôle du tout. Il se retourne d'un coup et me dit droit dans les yeux : "Ne plaisante pas à propos des tigres, jamais, surtout pas en présence des autres touristes, ok ?"

Bon, en tout cas, Alex a une sorte de malaise flotté dans l'air. Je décide de changer de sujet pour détendre l'atmosphère. On continue alors notre route avec Richard et on ramasse du bois à droite à gauche et finalement, on revient à la grotte. Mais il sent que Richard a l'air ailleurs. En fait, Alex lui demande ce qu'il se passe, mais il l'envoie chier. Il décide alors quand même d'insister, mais ils sont un truc bizarre et Richard lui répond alors : "Tu as vu cette petite grotte là-bas sous la grotte où on dort ? Tu as remarqué l'odeur ?" D'ailleurs, maintenant qu'il le dit, Alex remarque qu'il y a une forte odeur de musc. Mais je me disais, c'est normal, ça pue une grotte. Sauf que Richard a pas du tout l'air d'accord. "C'est pas la grotte, il y a quelque chose de mort à l'intérieur. La grotte est un repère."

Alex a clairement perdu son petit sourire du début là et il y a plein de questions qui lui passent par la tête comme : quelle sorte animal ça peut être ? Est-ce que la grotte est encore utilisée ? J'ai pas le temps de me poser toutes ces questions que Richard met un terme à notre conversation parce que les autres campeurs sont de retour. La soirée arrive très vite et au menu là, un petit ragoût et le tout autour d'un petit feu et de quelques bougies à droite à gauche quoi. Une très bonne ambiance dans un cadre vraiment cool. Et moi, j'ai pas envie de rester là, je veux partir à l'aventure parce que plutôt dans son séjour, il a déjà fait ça pour aller voir des cerfs, des scorpions, et puis des lézards volants et des lézards qui volent, tout à fait. Mais je sais que plus on s'éloigne de la civilisation, plus il y a des choses vraiment intéressantes et j'ai très envie de voir des tapirs, des pythons et même peut-être des éléphants. Sauf que bon, bah, il faut être pas avec un groupe qui fait un boucan de diable quoi, évidemment. Du coup, je me lève, je dis Richard : "Bon, oui, je me fais un petit promenade nocturne." Sauf que Richard, lui, il perd rapidement patience. Mais il veut pas crier trop fort pour ne pas attirer l'attention. Non, on est dans la vraie jungle, c'est pas un jeu ici. Il y a des léopards, des cobras et des tigres. Quand on est plusieurs, ça peut aller, mais si tu es tout seul, ils vont t'attendre dans un arbre, ils vont t'observer et quand tu t'y attendras le moins, ils vont te tuer." Je suis un peu agacé et je pense que Richard en fait des caisses.

Mais c'est pas grave. Sur les coups de 22h, je me barre avec une lampe frontale et ma machette. Là, il commence alors à roder dans la forêt, à s'éloigner du coup de son groupe et il voit rapidement des espèces de cerfs et des sacrés sangliers. Et là, clairement, il est aux anges. Il se sent libre, il voit des trucs de folie, il adore et c'est que le début. Mais rapidement, je comprends qu'en fait, j'ai tourné en rond et je suis de retour devant la grotte. Mais ça fait que 20 minutes que je suis parti. Donc je décide de continuer ma route et la direction la fameuse tanière qu'il avait vu l'après-midi. En fait, de son propre aveu, il est clairement habité par un excès de confiance. Je dis : "C'est bon les gars, toi la chaîne tellement nous quoi." Et puis, il est quand même sceptique avec l'histoire de Richard. Il pense qu'il essaie de le mousser juste pour les frayer quoi.

Je m'arrête juste en face de la tanière et l'odeur est horrible. Et là, je me suis dit : comment j'ai pu penser que c'était une odeur normale ? Là, Alex alors éclaire la grotte avec sa frontale et il n'y a rien. En fait, soit la tanière a été abandonnée, soit son habitant est sorti pour la nuit. Mais il espère quand même de tout que c'est la première solution. Et là, j'entends un petit bruit sur ma droite et je me retourne d'un coup, puis je me fige comme une statue parce que à 15 mètres de lui, il voit les yeux les plus grands et les plus brillants qu'il n'est jamais vu, qui jaillissent de l'obscurité. Ils sont jeunes, vifs, de la taille d'une balle de ping-pong et il semble briller dans la nuit. Alex a vu beaucoup d'animaux et il sait comment il se comporte. Ce soit les cerfs, les porcs, les chats sauvages, tous commencent par sursauter, vous fixer et après quelques secondes, il court pour s'éloigner le plus vite et le plus loin possible. Sauf que ses yeux là qui sont en train de le scruter, ce ne sont pas ceux d'une proie. Il balaie la forêt lentement avec le calme d'un animal qui n'a pas besoin de se préoccuper de ce qui se trouve plus haut dans la chaîne alimentaire. Ce sont les yeux d'un prédateur.

Là, immédiatement, Alex est trempé de sueur et tout ça provoqué par le stress ou la peur. Il lève alors sa machette en l'air, mais il tremble de tout son corps. C'est donc moyennement utile et efficace. Le pire, c'est qu'à cause de la végétation, je ne vois pas son corps, mais juste ses yeux. Et d'ailleurs, à vue d'œil, décide de lui sauter dessus. Ça ne prendra que quelques secondes avant qu'il ne se fasse déchiqueter. Toujours pétrifié, je l'animal des yeux, il n'y a plus aucune trace de vie. C'est le silence complet. Il ne sait plus où se trouve la bête, elle pourrait être en train de lui tourner autour, on ne sait où. Là, il est alors pris un réflexe tout s'offre rationnel, mais il fait demi-tour. Il se met à courir le plus vite possible en direction du camp. Je ne m'arrête pas de courir et je suis à deux doigts de taper un malaise en arrivant. Et d'ailleurs, il dit qu'il a l'impression de revivre une scène du Projet Blair Witch, une scène dans lequel les héros couraient pour leur vie quoi. Et il ne s'arrête de courir qu'en voyant le feu de camp de la grotte dans laquelle il dorment.

Il se rapproche, il se rapprocher, se rapproche et il finit par voir Richard qui, bien sûr, était en train de l'attendre. Et encore tout à le temps et transpiré, il lui dit : "Richard, j'ai vu quelque chose près de la tanière, des yeux énormes comme un chat." Et là, Richard, bah, du coup, il lève les yeux au ciel et il fait la tête de quelqu'un qui pense : "Je te l'avais bien dit." "Ils étaient de quelle couleur ?" "C'est jaune, jeune, vif." "C'était probablement un tigre." Bon, Alex, c'est clairement pétrifié et il décide alors de se coucher dans un petit coin de la grotte en PLS quoi, petite position comme ça, en recroquevillé dans un de honte, de peur et de parano.

Après une nuit des plus agitée, notre groupe reprend la route pour rejoindre un cours d'eau où se trouve une tribu locale avec laquelle Richard échange. Il revient vers moi, il me dit : "Je dois me parler avec quelqu'un de la tribu des Orang Gosselies. Ils connaissent tous cette fameuse tanière. Avant, elle était vide, mais depuis quelques temps, il y a un tigre qui vit, le plus grand et le plus vieux tigre qu'il connaisse." Là, Alex se dit : "Mais comment ça se fait que, bah, on amène des campeurs tout innocents dans cet endroit là s'il y a un tigre énorme qui vit et que tout le monde est au courant quoi ?"

Bref, on finit par revenir à notre endroit de départ et le directeur de l'agence qui organise ses campings trouve ça très drôle. Et là, il dit à Alex qui avait vraiment pas de quoi être inquiet parce que les tigres ne font que jouer avec vous comme un chat qui jouerait avec une souris, en gros. Et je suis pas du tout fan de la métaphore. Étonnamment, après, il n'est pas 100% sûr de cette retrouver face à un tigre, mais il y avait quand même de gros chances que ce soit le cas. Les yeux, l'odeur, la tanière dans laquelle c'était, c'était la première et la dernière fois que je n'écoutais pas les conseils d'un guide.

Bref, en tout cas, si vous avez fait ou vous faites du camping cet été, vous le savez probablement, mais la nuit va dans le noir et avec les brindilles qui craquent, les bruits étranges, bah, de la forêt, on n'est jamais trop sûr. En tout cas, clairement moins que le jour. J'ai jamais eu en tout cas la chance de faire du camping ou alors je m'en souviens pas, sauf peut-être sur une aire de parking pour aller en vacances avec mes parents, mais c'était pas pareil, évidemment. Mais clairement, ça me tente très bien, ça me tente très bien. Et puis voilà, on ne sait pas d'ici là, tout est possible. Qu'en plus, ça coûte pas très cher pour acheter la tente, je suppose que c'est quasiment moins cher qu'une chambre d'hôtel quoi. Voilà, je sais pas, on va regarder du coup ensemble. Ah ouais, en vrai, c'est pas cher du tout. On peut trouver des petites tentes de merde. Alors à quel point elles sont bien, si c'est du 5 étoiles, mais on chope des tentes franchement pour 30 balles, tu as 30, 40 balles, on a une tente à deux ou trois personnes, enfin, pas mal.

Bon, en tout cas, passé de très bonnes vacances d'été. Et d'ailleurs, si vous aimez faire des beaux rêves et du coup savoir ce qui se passe de vos nuits et du coup de votre sommeil, comment se déroule vos rêves, sachez que j'ai une liste privée qui s'appelle Morphée. Vous pouvez vous abonner et vous recevrez alors à peu près un mail par semaine de ma part où je vois un compte des choses sur par exemple l'écriture de la saga sur les rêves que je suis en train d'écrire ou alors ce que la science et les gens savent aujourd'hui sur les rêves. Et il y a des choses assez folles. Bref, c'est en description si ça vous intéresse. Et nous, on se retrouve dans la prochaine vidéo sur compte en vrai.