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Elle a offert sa sœur vierge au Monstre... Ce qu'il a fait d'elle a choqué le village. #contes #ai

Naya Dream11:56

Transcription

Regardez bien cette femme. Elle ne le sait pas encore, mais son sacrifice va déclencher la plus terrible des vengeances.

Dans ce village, le destin de deux sœurs est scellé. L'une portera la couronne. L'autre finira dévorée par un démon.

Dans le village de Marot, les rivières étaient à sec. Les bêtes n'étaient plus que des squelettes. Mais la famine révèle la vraie nature des gens. Pendant que Sika s'épuisait à chercher la dernière goutte d'eau, Sora, elle, restait devant son miroir et raillait sa sœur. "Écarte-toi un peu, tu sens la sueur et l'échec. Laisse les corvées au fil comme toi. Moi, je dois préserver ma beauté pour mon roi."

Elle brisa le cœur de Walami, son fiancé fidèle. Elle jeta son cadeau dans la poussière et lui cracha au visage. "Ne me touche pas avec tes mains sales. Regarde-toi, tu pues la misère. Je suis née pour l'or. Je veux un roi, pas un raté comme toi."

Elle venait de réclamer un roi. Le destin allait la prendre au mot. Le sol se mit à trembler. Ce n'était pas un séisme, c'était le pas de la mort. De la forêt interdite surgit le kimbe, un colosse puissant comme 10 guerriers avec une tête de serpent.

Le chef du village tomba à genoux, suppliant pour sa vie. Mais le monstre ne voulait pas de chèvre. Sa voix, grave comme le tonnerre, glaça le sang de tout le village. "Donnez-moi une épouse, une fille au cœur pur. Si vous obéissez, je vous rends la pluie. Si vous refusez, je réduirai ce village en poussière avant le coucher du soleil."

Un silence de mort s'abattit sur la place. Tous les regards se tournaient [musique] vers les jeunes filles. Sora tremblait. Elle savait qu'elle était la plus belle. Elle eut peur d'être choisie. Soudain, son regard tomba sur Sika. Une idée diabolique traversa son esprit. Sika, la sainte du village, si le monstre voulait de la pureté, il allait être servi et Sora serait enfin débarrassée de cette sœur trop parfaite.

Elle fendit la foule comme une flèche et pointa un doigt accusateur vers sa propre sœur. "Un cœur pur. Mais regardez Sika, c'est elle la plus vertueuse. Elle n'a jamais péché." Elle se tourna vers la foule, paniquée. "C'est le sacrifice parfait pour sauver nos vies."

Sika se figea. "Sora, je suis ta sœur. Qu'est-ce que tu fais ?" Mais Sora n'écoutait pas. Elle hurla au villageois terrifié. "Qu'attendez-vous ? C'est elle ou nous tous ? Attrapez-la, c'est pour la pluie."

La peur rend les hommes cruels. Comme une meute affamée, les villageois se jetèrent sur la pauvre Sika. Elle hurla, elle se débattit, mais ils étaient trop nombreux. Sika fut jetée dans la poussière au pied du monstre. Le kimbe la regarda, la souleva sans effort et tourna le dos au village. "Adieu," murmura Sika alors qu'elle était emportée vers les ténèbres.

À l'instant même où ils disparurent, le ciel s'ouvrit. La pluie tomba. Le village dansait, ivre de joie, oubliant déjà son crime. Seule Sora restait à l'écart. "Bon débarras, enfin seule."

Loin des réjouissances, Sika vivait son calvaire. La forêt n'était pas un refuge, c'était un tombeau. Sika trébucha, ses pieds en sang, elle ferma les yeux, attendant la mort : "Finissons-en." Mais la mort ne vint pas. Une main tiède se posa sur elle. Le kimbe n'avait plus sa voix de tonnerre, mais un murmure triste. "Tu es blessée, n'aie pas peur." Il appliqua une feuille lumineuse sur sa plaie. La douleur disparut.

Sika le regarda stupéfaite. "Vous, vous me soignez ? Je croyais que vous étiez un monstre sans cœur." Le Kimbe soupira. "Parfois le monstre n'est pas celui qui porte des griffes. Monte ! Nous n'avons pas le temps."

La nuit tomba. Soudain, un silence de mort. Deux yeux rouges s'allumèrent dans le noir. Un tigre d'ombre. Sika hurla. La bête bondit droit sur elle. Mais le kimbe fut plus rapide que la foudre. Un choc retentit comme une enclume frappant un arbre. Le combat fut terrifiant. Le Kimbe rugissait, protégeant Sika de son propre corps. D'un mouvement brutal, il repoussa le fauve qui s'enfuit dans la nuit [musique] terrifié. Mais le kimbe s'effondra, une large plaie sur le flanc. Il saignait. Un sang doré. "Tant que je respire, rien ne te touchera," souffla-t-il.

Sika déchira sa robe pour bander la plaie du monstre. La peur avait disparu. "Pourquoi faites-vous ça ? Qui êtes-vous ?" Kimbe la regarda et pour la première fois, on vit de la peur dans ses yeux de reptile. Il pointa la lune qui était presque pleine. "Jadis, j'étais roi mais mon propre frère m'a trahi. Il m'a maudit et le temps joue contre nous. Si nous n'atteignons pas la cité avant la pleine lune, je deviendrai une bête sauvage pour toujours."

Il lui saisit doucement le poignet. "Il y a une fiole verte sous l'oreiller de mon frère. C'est l'essence de la terre volée par mon frère. Je ne peux pas la toucher. Elle me brûlerait. Toi seule peux la voler." "Voler un roi ? Mais je ne suis rien," trembla Sika. "Tu es mon seul espoir. Si tu échoues, je deviendrai un monstre complet et la première personne que je dévorerai, ce sera toi."

Ils arrivèrent devant la cité royale. Le kimbe s'arrêta. "Je ne peux pas franchir ses murs. La magie me brûle. Vas-y, Sika." Sika ne posa pas de questions. Elle s'infiltra dans le palais, une ombre parmi des ombres. Elle entra dans la chambre royale. L'usurpateur dormait. Son visage était tordu par la cruauté. Sous son oreiller, une lueur verte. Sika s'approcha. Son cœur martelait sa poitrine. Elle tendit la main millimètre par millimètre. Soudain, le roi bougea dans son sommeil. Une dague glissa de sa manche. La lame tomba à 2 cm des doigts de Sika. Elle se figea, pétrifiée. Un silence de mort. Le ronflement reprit.

Sica, tremblante, glissa sa main, saisit la fiole et se redressa. Elle sourit, elle avait réussi. Elle fit un pas en arrière. Les yeux du roi s'ouvrirent grand. Il ne dormait plus. D'un geste [musique] vif, il lui saisit le poignet. "Tu croyais pouvoir me voler, petite peste ?" Sika n'a pas réfléchi. L'instinct de survie, elle mordit la main du tyran. "Ah !" Il lâcha prise. Sika bondit en arrière. La fiole serrée contre son cœur. Les gardes fracassèrent la porte. Elle était piégée. Elle regarda la fenêtre, le vide. Elle n'hésita pas. Elle sauta. Elle atterrit brutalement dans les buissons en contrebas. Les cloches sonnèrent. "Attrapez la voleuse !"

Elle courut vers les portes. Elle arriva devant le kimbe. "Je l'ai. Buvez vite," mais c'était trop tard. Une armée les encerclait. L'usurpateur arriva au balcon. "Arrêtez la fille, abattez la bête." Les gardes chargèrent. Le kimbe rugit et se jeta dans la mêlée pour protéger Sika. C'était un massacre. Il utilisait son corps comme bouclier. Il balayait les soldats [musique] mais ils étaient trop nombreux. Un garde profita du chaos. Il visa Sika avec sa lance. Le kimbe le vit. Il s'interposa mais le choc fit voler Sika en arrière. La fiole lui échappa des mains. Tout se passa au ralenti. Sika tendit la main. Trop tard. La fiole heurta la pierre. Le liquide sacré se répandit dans la poussière [musique] et fut bu par la terre sèche.

Le silence tomba. "Non, j'ai échoué." C'était fini. Elle avait échoué. Le kimbé allait rester une bête pour toujours. L'usurpateur éclata de rire. "Fini, achevé." Mais soudain, le sol se mit à trembler. La terre qui avait bu le liquide explosa de lumière. Une tornade verte et or enveloppa le kimbé. Une lumière aveuglante explosa, projetant les gardes à terre. Quand la lumière s'estompa, seule une peau de serpent gisait au sol et debout, un homme. Le prince, Issa. Il regarda ses mains humaines, il toucha son visage, il leva les yeux vers son frère terrifié. "La récréation est terminée, mon frère."

Les gardes reconnurent immédiatement leur vrai souverain. Ils lâchèrent leurs armes et s'agenouillèrent d'un seul bloc. Le tyran se retrouva seul, petit et pathétique. Isa ne regarda même pas son frère qu'on emmenait aux fers. Il s'agenouilla devant Sika, prenant ses mains sales dans les siennes. "Tu as bravé la mort pour un monstre. Tu m'as vu quand personne ne me voyait." Sika pleurait, épuisée mais vivante. "Tu m'as sauvé de l'enfer. Laisse-moi t'offrir le paradis. Veux-tu être ma reine ?"

Sora, plus aigrie que jamais, harcelait Walami qui cultivait la terre. "Regarde mes mains, elles sont faites pour les diamants, pas pour gratter la terre. Je mérite un roi, pas un paysan." Soudain, tut, un son de trompette royale. Le sol trembla. Un cortège immense entra dans le village, sans chevaux blancs, des soldats en armure dorée. Au centre, un carrosse étincelant s'immobilisa. Sora écarquilla les yeux, le cœur battant à tout rompre. Elle lissa sa robe sale. "C'est pour moi ? Je le savais, un roi vient enfin me chercher."

Elle s'avança arrogante, bousculant les villageois. La porte du carrosse s'ouvrit. Le roi Issa descendit majestueux. Il tendit la main à l'intérieur et une femme apparut. Une robe d'or, une couronne de diamants. Elle rayonnait comme le soleil. Les villageois se figèrent de stupeur. Ce n'était pas une inconnue, c'était celle qu'ils avaient sacrifiée. "Si c'est elle !" Tous tombèrent à genoux, le visage dans la poussière, tremblant de terreur.

Le roi Isa prit la parole, sa voix tonnant comme l'orage. "Relevez-vous. Vous avez jeté cette femme à la mort comme un déchet. Elle revient comme votre reine." Il posa la main sur son épée. "Elle vous pardonne car son cœur est pur, mais quiconque lui manquera de respect répondra devant moi."

Et Sora, elle était pétrifiée. La jalousie la brûlait comme de l'acide. Elle repoussa violemment son fiancé qui tentait de la calmer. "Lâche-moi. Regarde-la. C'est une erreur. Je suis l'aînée. Je suis la plus belle. C'est ma couronne, c'est injuste."

Le soir même, alors que le village célébrait le mariage royal, Sora s'éloigna dans la nuit, le cœur noir de haine. Elle pleurait de rage au bord de la forêt interdite. Soudain, une lueur dorée brilla dans les ténèbres. Une voix mielleuse, riche et profonde, l'appela : "Pourquoi pleures-tu, toi qui es si belle ?" Sora leva la tête. Elle vit une silhouette immense couverte de bijoux et d'or, cachée dans l'ombre des arbres. "Qui êtes-vous ?" "Je suis un roi solitaire. Je cherche une reine qui aime l'or autant que moi. Serais-tu celle-là ?"

Le cœur de Sora bondit. C'était sa chance. Plus riche que Sika. Walami qui l'avait suivi l'attrapa par le bras. "Sora, non, n'y va pas. Ça sent le soufre. C'est un piège !" Sora le regarda avec dégoût. Elle gifla violemment le seul homme qu'il aimait vraiment. "Lâche-moi, raté. Retourne à tes travaux, je vais devenir une légende." Elle jeta sa bague de fiançailles dans la terre et courut vers la silhouette dorée.

Elle arriva devant la silhouette, les bras ouverts. "Je suis là, mon prince, couvrez-moi d'or." La silhouette s'avança dans la lumière de la lune. Ce n'était pas de l'or, c'était des écailles jaunes et purulentes. Ce n'était pas un roi, c'était une yegarou, le mangeur d'âmes. La bête sourit, dévoilant trois rangées de dents pourries. "De l'or, je n'ai pas de palais, petite sotte. Je n'ai qu'une fin éternelle. Il renifle l'air et ton avidité sent divinement bon."

Le sourire de Sora s'effaça. Elle recula mais heurta un arbre. "Non, attendez, c'est une erreur. Sika ! Wami ! Aidez-moi !" Les griffes se refermèrent sur elle. Ses cris furent avalés par la nuit. On ne revit plus jamais Sora. Elle voulait tout prendre sans rien donner. Elle a fini par tout perdre, même son âme.

Sika a régné avec sagesse, prouvant que la véritable royauté vient du cœur. Et rappelez-vous, tout ce qui brille dans la nuit n'est pas de l'or. Et toi, dis-moi en commentaire, à la place de Walami, aurais-tu essayé de sauver Sora à la fin ? Abonne-toi et active la cloche car le prochain conte te glacera le sang.