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Les 3 Pires Soirées du Nouvel An !

Conte Fécond19:39

Transcription

Bonsoir. Dans quelques jours, on va passer en 2024. Il y a de fortes chances pour que vous passiez la soirée du 31 décembre en famille ou entre amis. Et là, histoire de vous mettre dans de bonnes dispositions, on s'est dit avec l'équipe que ce serait cool de vous raconter des histoires qui se sont déroulées lors du réveillon. Rapprochez-vous alors. Bien sûr, on sera très loin de la soirée parfaite, et ces témoignages qu'on est allés vous trouver sur Edit vont vous donner quelques frissons, voir un peu plus. Vous connaissez la recette : a priori, tout est véridique. On a rajouté des voix off avec l'équipe pour plus d'immersion. Et au programme aujourd'hui : une soirée horrible où il n'y aura pas que de l'alcool dans les verres, deux potes qui vont craindre pour leur vie, et un réveillon glaçant pour une jeune fille seule chez elle.

Alors, cette première histoire est partagée par "Sweeter Peaches", qu'on a renommé Suzy, hein, c'est plus simple. Et pour fêter le réveillon de l'année 2014 à 2015, elle a un programme bien précis. Elle a divisé sa soirée et sa nuit en plusieurs parties pour se rendre à différents endroits, dans le but de voir un max de gens. Alors, je sais pas si vous avez déjà connu ça. J'avoue que ça doit être la meuf un peu "busy" et qui a un grand cercle d'amis. Bref, avant de partir, elle prend soin de se faire un bon repas chez elle, histoire d'avoir le bid bien plein pour pouvoir supporter l'alcool. Et puis, c'est parti dehors.

Alors, vers 23h, elle arrive à une première soirée avec deux de ses meilleurs amis. Et d'ailleurs, Suzy explique qu'ils forment un groupe assez soudé, mais un groupe très large. Et même si dans cette soirée, il y a plusieurs petits groupes et pratiquement 60 personnes, et bien elle connaît tout le monde. Là, il y a des simples connaissances, il y a des potes, il y a de vrais amis. Bref, c'est bon enfant, tout le monde fait la fête, boit et passe un bon moment. Bon, Suzy a prévu de rester ici jusqu'à environ 2h du mat, le temps que d'autres amis qui sont barman dans un event terminent de bosser. Donc, elle boit avec modération, car elle sait que la nuit ne fait que commencer.

Vers minuit, la fête a atteint à peu près une centaine de personnes. Et à ce moment-là, bah, il y a des gens qui sont venus des fêtes voisines, des environs de l'université. Et malgré les tentatives de limiter les participations à des personnes que l'on connaît tous, bah, ça devient un peu le bordel et l'ambiance change légèrement, sans non plus se dégrader. Bref, je continue de boire, j'ouvre ma troisième bière vers 1h du matin et je continue de prendre des petites photos, d'envoyer des snaps à des potes qui ne sont pas là.

Vers 1h30 du matin, Suzy commence à se sentir un peu ivre. Et pour elle, bah, c'est plus que l'activité autour d'elle et elle fait qu'il y ait beaucoup de monde. Et du coup, elle décide de se réfugier dans le salon, histoire de reprendre un peu sa respiration, de se calmer. Elle écrit alors à l'une de ses meilleures amies en lui demandant si elle veut pas venir la rejoindre ici. Et après qu'elle ait terminé son message, elle voit quelqu'un arriver derrière elle dans sa vision périphérique. Vous voyez, elle se fait attraper par les hanches et elle sent un corps se coller contre elle. Paniquée, Suzy commence à se tendre. Et alors qu'elle veut se retourner pour voir qui c'est, elle sent que cette personne se penche pour lui chuchoter à l'oreille. Et au final, ce n'est pas un murmure, mais c'est plus une parole très claire et glaçante. Et cette personne lui dit : "Dans quelques minutes, tu te souviendras plus de rien. Et ensuite, je te..."

Et là, je me fige complètement. Et bien évidemment, ça connecte directement dans mon cerveau. Je, je ne me sens pas ivre, je ne suis pas ivre. Ce que j'ai attribué à l'anxiété sociale ou à la foule, c'était en fait l'effet d'une drogue, quelle qu'elle soit. Je sais à ce moment-là que je n'ai que quelques instants pour empêcher l'inévitable. Et là, j'ai couru loin de lui, du mieux que j'ai pu, et je ne me suis pas retournée. Elle récupère son sac et sa veste sur le passage, mais elle se sent de moins en moins lucide. Donc, elle sait qu'il lui reste plus beaucoup de temps. Et d'ailleurs, je précise, mais le type qui lui a chuchoté à l'oreille, il n'est pas en train de la séquestrer, il la suit juste comme un chasseur qui attend que sa proie s'évanouisse, quoi.

Mais bref, en tout cas, pendant ce temps, elle, elle peut passer un coup de fil à ses deux potes qui doivent la rejoindre à 2h du mat. Mais comme elle est de plus en plus dans les vapes, elle a du mal à trouver ses mots et à expliquer ce qui se passe. D'ailleurs, elle commence à pleurer. Elle se déplace au pif dans la maison, dans le but d'expliquer à quelqu'un ce qui se passe, mais elle est complètement désorientée. Et entre-temps, l'un de ses deux potes, qu'on va appeler Joe, a pu quitter son poste de barman plutôt, et il, là, il se dirige vers la fête où est Suzy. Et du coup, elle, Suzy, elle réussit à se barrer de la maison. Elle lutte comme jamais pour pas s'évanouir. Et Joe, qui vient de se garer, l'appelle. Et pendant ce temps-là, bah, justement, le type qui l'a droguée est encore derrière elle, et il la suit en silence, attendant juste qu'elle s'évanouisse pour de bon.

"J'arrive à la voiture de Joe et je sens que je suis vraiment à deux doigts de m'évanouir." Le mec qui m'a droguée crie alors à Joe du perron qu'il est mon ami et qu'il allait me ramener chez moi, que tout allait bien et que j'étais simplement très fatiguée. J'ai alors mobilisé mes dernières forces pour hurler à Joe : "Roule !" Joe ramène alors Suzy chez elle, où l'attend Harold, l'autre ami qu'elle était censée retrouver plus tard. Et vers 2h30 du matin, là, elle perd connaissance pour de bon. Elle va rester inconsciente pendant plusieurs heures. Joe et Harold essaient de la secouer pour obtenir une réaction, mais rien, elle ne réagit pas. Du coup, bah, ils se disent : "Bon, c'est sans doute du GHB." Enfin, bref, ils préviennent pas la police, ils veillent juste sur elle toute la nuit pour voir si tout va bien, même si ça aurait été quand même plus malin de l'amener à l'hosto.

Vers 7h du matin, je me réveille. Je comprends que je suis dans mon canapé. Et avec le peu de force que j'ai, j'arrive à me mettre dans mon lit. Quelques heures plus tard, je me réveille d'un coup en sursaut, sans vraiment comprendre où je suis, mais je finis par arriver à me calmer en comprenant que je suis chez moi. Et Suzy termine son histoire en disant qu'elle a plané plus de 20h au total et qu'elle a mis plusieurs jours à vraiment se ressentir dans un état normal. Et du coup, elle saura pas qui est la personne qui l'a droguée, et d'ailleurs, elle se souvient plus trop à quoi il ressemblait. D'ailleurs, elle joint quelques petits screens des SMS qu'elle avait envoyés cette nuit-là, que ce soit au moment où elle a été droguée ou à son réveil, pour essayer de comprendre. Et on peut donc voir, bah, qu'elle avait l'air vraiment paniquée, quoi.

Bref, bah, si dans notre première histoire, la victime, Suzy, donc, a réussi à échapper au pire, on va voir si les deux autres auront autant de chance.

Alors, cette deuxième histoire s'est déroulée il y a à peu près une dizaine d'années, et la personne qui l'a partagée a dit "je", son compte Edit. Entre-temps, donc, bah, on n'a même pas le pseudo, mais c'est pas grave. On va l'appeler Nathan, parce que ça nous fait vraiment plaisir. C'est possible, hein, c'est possible, il y a une chance sur mille qu'il s'appelle Nathan, quoi. Bref, en tout cas, à l'époque, Nathan, il avait 17 ans. Il disait qu'il mesurait à peu près 1,80 m et qu'il pesait à peu près 70 kg. D'ailleurs, il dit qu'il n'a pas passé, bah, sa soirée du Nouvel An à une vingtaine de minutes de chez lui, donc pas très loin, on va dire. Et sur les coups de 1h du matin, bah, il était sur le point de partir pour rentrer avec un de ses potes qui habite dans le même quartier. Et là, nous l'histoire qui nous intéresse commence.

Donc, au moment où Nathan et son pote, qu'on va appeler Tom, sont sur le palier de la porte. Là, l'ami qui a organisé la soirée leur demande s'ils ont envie que quelqu'un les ramène en voiture. Eux, ils refusent. Et avec le recul, bah, en vrai, ils auraient peut-être dû accepter. Vous allez comprendre. En fait, Nathan, il se dit que le quartier est assez sûr, VO, c'est le Nouvel An, c'est quand même chill, c'est nouvelle année, les bonnes résolutions, youpi, quoi. Bref, en marchant dans la nuit, alors que c'est deux mecs, ça va, quoi. Bref, Nathan et Tom disent au revoir à tout le monde et ils commencent leur petite marche, quoi.

Alors, quelques lampadaires sont encore allumés et ils avancent tranquillement dans une semi-pénombre, quoi. Tom veut acheter un paquet de clopes sur le chemin du retour. Donc, on s'arrête à une station-service qui, bien évidemment, est presque vide. Il y a juste une femme à une pompe qui fait le plein et un autre type au téléphone près de l'entrée. Du coup, on entre dans la station-service. Tom achète son paquet de cigarettes et il en allume une dès qu'on sort. On fait à peine quelques mètres et on entend un mec nous appeler. Là, Nathan et Tom se retournent et ils voient un type courir vers eux. Là, le gars arrive à leur hauteur et il leur demande s'ils ont du feu pour qu'il puisse allumer sa clope. Bon, là, Tom, il lui tend son briquet sans trop réfléchir. Sauf que le mec commence à leur tenir la jambe, en leur demandant où ils vont, mais surtout, il commence à les suivre, bah, quand eux, ils décident de se barrer et reprendre leur chemin.

Alors, bon, Nathan, à un moment, il est un peu saoulé. Il lui répond quand même gentiment qu'ils rentrent chez eux. Et là, bah, le mec, le troisième, il leur demande : "Eh, mais vous voulez pas venir plutôt à une soirée que j'organise ?" Bon, Nathan, il se dit : "Ouais, le gars, il est un peu louche quand même." Donc, il refuse. Sauf que le mec bizarre, il insiste. Après, Nathan, il lui dit : "Écoute, on a que 17, 18 ans, donc on est encore jeunes, on a pas envie de se mêler à tes trucs, tranquille, quoi." Sauf que le gars, il s'en fout et il insiste encore. Il lui dit de toute façon que l'âge, ça importe pas du tout, il a même un frère de 16 ans et il fait la fête aussi, que d'autres trucs, quoi. Et donc, non, non, ça va, je commence un peu à perdre patience et à perdre mon calme. Ce type veut pas se casser et nous faire chier la paix, en fait. À ce moment-là, on est environ à 10 minutes de chez nous, et j'ai pas trop envie que ce mec nous suive juste jusqu'à la maison. Du coup, avec le peu de calme qui me reste, je lui dis : "Mec, on ira nulle part avec toi, maintenant, arrête de nous suivre et fous le camp, s'il te plaît."

Et à ce moment-là, bah, l'attitude assez chaleureuse ou lourdingue, on va dire, du type change radicalement. Là, il se met à gueuler sur Nathan et sur Tom en les traitant de connards prétentieux. Et ça tombe très, très vite dans les attaques racistes. Je précise que Nathan, il est blanc, sauf que son pote Tom, lui, il est noir. Et donc, il y a une tension qui est très palpable. Là, à ce moment-là, Tom, il en peut plus, il lui dit qu'il va le frapper s'il se barre pas dans la seconde. Et au final, bah, le type, bah, c'est ce qu'il fait, il se barre en courant.

Là, Nathan et Tom se regardent alors, et ils ont un mélange de mix entre le dégoût, l'inquiétude et l'incompréhension. Et ils passent les 5 minutes suivantes à débriefer, tout en continuant à marcher. Bref, au bout de 5 minutes, ils s'accordent quand même sur le fait que le gars était sans doute défoncé ou ivre suite à son réveillon. Et quelques secondes après, ils entendent une voiture qui se met à ralentir au fur et à mesure qu'elle arrive à leur hauteur. Là, la fenêtre de la voiture s'ouvre, elle passe à côté d'eux, et c'est de nouveau ce mec qui, cette fois-ci, est avec des potes. Là, Nathan arrive juste à distinguer le conducteur qui doit avoir dans les 30 ans, avec une femme à l'arrière, en plus du mec bizarre. Le type nous dit qu'on est partis du mauvais pied et il nous demande à nouveau de venir avec lui et ses potes à la petite fête. Du coup, je dis à Tom qu'on ferait bien de, de se casser, de dégager d'ici. Et Tom leur gueule que non, ça ira, on viendra pas avec eux. Après un silence de quelques secondes, l'autre type nous sort alors : "Vous venez avec nous d'une manière ou d'une autre." Puis, ils ont complètement arrêté la voiture pour en sortir. Et bien évidemment, à ce moment-là, on a commencé à détaler comme des lapins.

Là, Nathan et Tom prennent une rue latérale dès que possible, et ils voient un parc au loin. Ils courent alors dans cette direction pour avoir le plus de chance de les semer. Là, Nathan se retourne pour voir s'il les a semés, et là, il se rend compte que les mecs sont sortis de la voiture et qu'ils sont en train de les courser, et qu'ils courent plus vite qu'eux. Bref, les deux potes arrivent dans le parc, et Nathan ne peut s'empêcher de se retourner, ce qui lui fait du coup perdre du terrain. Là, Nathan et Tom décident de s'enfoncer dans la partie la plus sombre du parc, là où il y a beaucoup d'arbres. Sauf que Nathan panique de plus en plus, et le fait de ne rien voir, ça ne l'aide pas à se calmer. Il a peur de tomber, de se faire rattraper, que ce soit le game over.

Quelques heures plus tard, il entend le bruit très précis de quelqu'un qui tombe, et comprend que l'un des poursuivants s'est barré, et que ça a dû les ralentir. Et dans la foulée, Nathan entend un truc du genre : "Putain, on les a perdus de vue." Il entend aussi la femme hurler aux deux autres qu'ils feraient mieux de se séparer pour avoir plus de chance de trouver Nathan et Tom. Qui, de leur côté, bah, se demandent vraiment ce qu'ils ont fait pour mériter ça, quoi. Bref, les deux potes arrivent au niveau de toilettes publiques, toujours dans une grande obscurité, et ils décident de se réfugier dedans et de ne plus faire le moindre bruit. Là, logiquement, normalement, ils doivent appeler et attendre tranquillement, mais c'est trop le bordel dans leur tête.

"On reste ici quelques minutes pour reprendre notre respiration et finalement, on ressort pour sortir complètement du parc." À ce moment-là, vu qu'on est de nouveau éclairé, on entend un gars gueuler au loin : "Je les ai trouvés ! Ils vont s'enfuir, bordel !" On a tapé le sprint de notre vie pour parcourir les dernières centaines de mètres qui nous séparent de ma maison. On s'est jeté dedans avant que je ferme la porte à double tour. Dans la foulée, là, les deux potes vont alors dans le salon de Nathan et ils s'effondrent littéralement sur le canapé. Puis, ils restent là, sans un mot et sans un bruit. Et Nathan espère juste qu'ils n'ont pas été suivi. Il regarde plusieurs fois par la fenêtre, histoire d'être sûr, mais il ne voit pas les poursuivants. Là, ils peuvent enfin être soulagés, on va dire, et se poser vraiment des questions. Il se dit : "Bah, qu'est-ce qu'on leur voulait ? Est-ce qu'il voulait les voler, les agresser, les tuer ?" En tout cas, impossible d'avoir la réponse.

Tom est resté une bonne demi-heure chez Nathan, mais il a finalement insisté pour rentrer chez lui, vu qu'il n'habite qu'à quelques minutes. Nathan, de son côté, est parti se coucher, en continuant à se demander ce qui aurait pu se passer si ce groupe les avait rattrapés. La nuit passe, et au petit matin, Nathan a tout raconté à ses parents, qui sont très heureux que tout se soit bien terminé. Nathan a par la suite porté plainte, mais il n'a jamais eu de nouvelles de ce côté-là. C'est pas ce qui est devenu, quoi. D'ailleurs, il termine son témoignage en disant que, bah, sans trop de surprise, c'est le truc le plus traumatisant qui lui soit arrivé. Et d'ailleurs, depuis, il est clairement beaucoup plus prudent quand il se balade seul ou avec d'autres personnes. Espère ne pas retomber sur eux, c'est sûr.

Et pour vous, si vous dites que se faire poursuivre en pleine rue, c'est terrifiant, imaginez quand un truc du genre vous arrive chez vous et que vous n'êtes qu'un enfant.

Alors, cette dernière histoire est racontée par "She Make Mistakes", qu'on a renommé Sarah. Et là, bah, son histoire, elle s'est déroulée la nuit du passage à l'an 2000, mais elle ne l'a partagée que très récemment sur Edit. Alors, à l'époque, elle n'a que 13 ans. Elle s'apprête à passer le réveillon toute seule. D'ailleurs, elle explique que depuis que ses parents ont divorcé, c'est un peu la merde. Et là, à présent, elle habite avec sa mère, mais le problème, si on peut dire, c'est que sa mère, bah, elle s'absente souvent plusieurs jours de suite pour faire des week-ends prolongés avec une copine. Et quand elle rentre de l'école, bah, ce n'est pas rare qu'elle voie un petit post-it en disant que bah, maman est partie, mais elle pense à remplir le frigo quand même. Bref, sa baraque qui est au bord d'une route relativement tranquille, entourée d'arbres, et elle est à quelques kilomètres de la ville. Et là, Sarah, bah, elle indique qu'elle connaît la plupart des gens qui habitent autour d'elle. Alors, connaît pas forcément les noms, mais au moins, elle sait un peu leur tronche, quoi. Elle peut les saluer et même bavarder un petit peu.

Donc, voilà, on arrive donc à la nuit du 31 décembre 1999, où Sarah décide de veiller assez tard. "J'ai allumé la plupart des lumières de la maison, non pas parce que j'avais peur, mais parce qu'à 13 ans, je ne me préoccupe pas des factures d'électricité. Je me sens en sécurité et protégée dans ma petite bulle, quoi." Pendant que je regarde le film, j'arrête pas d'entendre des bruits bizarres à l'extérieur, mais pour moi, ça vient des voisins, vu qu'après tout, c'est soir de réveillon. Bien qu'il soit pas très proche, certains d'entre eux organisent une fête, donc rien de bizarre à signaler.

Et alors que Sarah est à la moitié du film, l'électricité se coupe d'un coup dans la maison. Là, Sarah se redresse directement sur le canapé, comme un suricate, et elle se met à paniquer. Logiquement, après tout, là, quand même, à ce moment-là, il est presque minuit et il fait vraiment hyper noir chez elle sans électricité. Et même si elle a l'habitude d'être seule, comme vous le savez, parce que maman est partie, là, c'est pas le même feeling. Elle se dit que l'électricité va revenir toute seule. Et donc, Sarah reste sur le canapé sans bouger avec sa couverture. Bref, quelques minutes plus tard, toujours rien, mais surtout, elle entend un bruit dans la cuisine. Elle sait en plus que dans la cuisine, il y a une porte qui mène à l'extérieur. Bon, son cœur se met à battre à la chamade. Et maintenant qu'elle se concentre un peu plus sur le son, elle se rend compte qu'en fait, ce bruit, c'est celui d'une porte qui s'ouvre lentement.

Quelques secondes supplémentaires s'écoulent, et Sarah tend l'oreille pour essayer de détecter un truc qui cloche. Et chaque bruit lui semble soudain amplifié. Puis, elle entend des bruits de pas sur le sol. Et là, du coup, elle saute directement du canapé pour se mettre à genoux au sol, et elle avance alors dans la direction opposée de la cuisine pour s'éloigner du bruit. "Je sais que je peux me cacher sous la table et avec la nappe, je devrais passer inaperçue. Pour preuve, j'ai déjà réussi à rester là lors de soirées cache-cache avec des potes." Mais alors que je suis qu'à un gros mètre de la table, j'entends que les bruits de pas sont de plus en plus lourds, et je comprends donc qu'une personne traverse la cuisine, puis la salle à manger en direction du salon. C'est des pas de quelqu'un qui avance tranquillement, ce qui me fait encore plus peur.

Là, Sarah lève les yeux discrètement en direction des bruits de pas. Elle voit une énorme silhouette dans l'embrasure entre les deux pièces. Elle se retient de crier. Par contre, elle panique vraiment. Donc, elle décide de pas rester ici. Elle se lève d'un coup, elle court dans le couloir en direction de sa chambre. Là, l'énorme silhouette la suit directement, mais comme elle connaît pas la maison, la silhouette, elle se prend des murs à droite à gauche. Sarah, de son côté, contourne sa porte d'entrée, elle passe devant la chambre d'amis, devant la salle de bain, dans le but d'aller le plus loin possible du salon. D'ailleurs, elle a apporté une précision dans son témoignage justement parce que des gens lui ont demandé : "Pourquoi tu as pas ouvert la porte d'entrée pour te barrer ?" Mais elle a précisé à ce moment-là qu'en fait, le temps de déverrouiller la porte d'entrée, ça aurait fait beaucoup de bruit, ça aurait pris du temps, et le type l'aurait rattrapée.

Bref, Sarah atteint la porte de sa chambre, elle rentre dedans, elle claque derrière elle la porte, elle la ferme à double tour. Après, quand je dis qu'elle ferme à double tour, en vrai, si le mec il fonce comme un bourrin, il fait sauter le cadenas en deux deux. J'ai à peine fermé et verrouillé la porte que la personne de l'autre côté frappe fort dessus. Je sais pas si c'est pour se moquer de moi, pour me faire peur, et ça importe peu. Je sais surtout que la porte ne va pas tenir si longtemps que ça. Cette espèce de verrou n'empêche par exemple pas ma mère d'entrer dans la pièce quand on se dispute. Donc, avec de la force brute, ça prendra pas longtemps. Je panique de plus en plus, je suis au bord des larmes, et j'entends l'autre personne rire, un rire bas, effrayant, mais qui semble amusé.

Et là, ce rire, c'est la goutte d'eau de trop pour Sarah, qui se met à éclater en sanglots. Et là, alors qu'elle regarde autour d'elle, elle trouve une solution parce qu'en fait, elle se rend compte que la cage de sa perruche, qui s'appelle Bou, semble rentrer tout pile entre la porte et son placard. Et ça veut dire qu'en fait, si tu essaies d'ouvrir la porte de force, bah, la cage va coincer et elle va être retenue par le placard, et donc, bah, on pourra pas ouvrir de l'extérieur. Bref, Sarah commence à déplacer la cage, qui se met à glisser sur la moquette facilement. Puis, quand elle réussit à la caler contre la porte et que ça la bloque vraiment, bah, l'autre, de l'autre côté, a l'air vraiment vénère, et il se met alors à taper comme un bourrin. Sarah entend le bois qui se brise et la poignée de la porte qui se tord violemment.

Terrifiée et sans autre solution, je me jette sous mon lit pour me cacher et j'attends de très longues minutes jusqu'à ce que la personne ne frappe plus à la porte. Même si le fait d'être sous mon lit ne me donne aucun sentiment de sécurité, je décide d'y rester, vu que j'ai de toute façon aucun autre endroit où aller. J'hésite à sortir par la fenêtre, mais j'ai peur que le type m'attende de l'autre côté, surtout que c'est assez haut en plus.

Sarah reste alors là, allongée sous son lit, terrifiée pendant ce qui lui sembla être des heures. Et puis, à un moment, elle finit par s'endormir. Elle se réveille le lendemain matin, et il fait maintenant jour. Et là, quelques secondes après s'être réveillée, la peur l'envahit directement parce que, bah, tout lui revient, elle se souvient de tout. Et elle se dit que, bah, le mec est peut-être dans la maison. Et pour elle, bah, cette fois-ci, il n'y a plus trop de choix, faut qu'elle sorte. Et donc, là, elle décide de passer par la fenêtre, mais elle fait très attention. D'ailleurs, elle manque de tomber, mais elle réussit à atteindre le sol. Elle fait alors le tour de la maison avec précaution pour finalement voir la porte d'entrée grande ouverte.

Bref, Sarah est toujours effrayée, mais avec un espèce de regain de courage ou d'inconscience, et bien, elle rentre chez elle pour passer un petit coup d'œil à l'intérieur. Ne voyant rien d'anormal à première vue, je décide d'entrer. En y repensant, je me dis que ça a été une décision stupide, et j'aurais aimé pouvoir dire à la moi plus jeune de prendre une meilleure décision, comme aller chercher de l'aide, par exemple. Mais heureusement, il n'y a personne à l'intérieur de la maison. Je procède alors à une vérification terrifiante, pièce par pièce, en regardant dans les placards, sous les lits, derrière le canapé, partout où je pense qu'un enfant, même petit, peut se glisser.

Lorsqu'elle est certaine qu'il n'y a plus personne, bah, elle ferme la porte de derrière, et d'ailleurs, elle remarque à ce moment-là que le panneau électrique est grand ouvert. Sarah remet donc le courant avant de retourner à l'intérieur et de tout verrouiller à double tour. Puis, bah, elle s'écroule au sol, elle fond en larmes pour, bah, là, vraiment souffler pour de bon, on va dire. Juste après, elle appelle sa maman, qui lui dit : "Bah, écoute, je termine mon week-end, j'arrive." Non, non, non, en vrai, non. La maman fait venir l'un de ses collègues à la maison dans la foulée pour que, bah, Sarah ne passe pas le premier jour de l'an, l'an 2000, toute seule.

Alors, Sarah termine dans son histoire en disant que cette mésaventure n'a pas empêché sa maman de continuer à se balader à droite à gauche, sauf que maintenant, elle faisait avec sa fille. Voilà. Du coup, bah, la personne qui est rentrée, est-ce que c'était un mec bourré ? Est-ce qu'il venait précisément pour Sarah ? Est-ce que c'était un cambrioleur ? Est-ce qu'il était là tout seul ? Il venait l'emmener ? On sait pas, quoi. Et d'ailleurs, Sarah ne le sait pas non plus. Elle clôt son témoignage en disant que par la suite, elle était terrifiée à chaque fois qu'elle était toute seule chez elle quand sa mère travaillait, même quand ils ont déménagé plusieurs mois plus tard. Voilà, c'est assez fou, hein, quand même. Mais une histoire aussi traumatisante, quand tu la vis, ça te marque ensuite pendant des années et des années, même dans des situations qui sont très anecdotiques, quand tu as l'impression de revivre un petit peu le même pattern, le même scénario, quoi. Ça, on l'a vu avec les trois histoires, c'est assez fou comme ça que se créent les traumatismes, quoi, les phobies aussi, les peurs.

Et bien voilà, j'ai juste un dernier message à vous dire. Et bien, passez un très bon réveillon. Je vous souhaite une très belle année, une très belle future nouvelle année, j'ai envie de dire. Et ben, écoutez, pour nous, ça va être vraiment chouette aussi avec Comte, qui est derrière la chaîne Comte Fac, puisque sur ce début d'année, là, c'est sûr, nous ouvrons enfin "Aventure Horrifique" sur Lyon, sur les pentes de Croix-Rousse. Bref, je vous redonnerai les dates évidemment quand ce sera sorti. On est vraiment sur la dernière ligne droite. Sacré marathon, quoi. Tout ça, bah, voilà, tout simplement. On se dit à très, très vite. Alors.