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Être une vraie femme selon le Coran – Les 7 qualités fondamentales - Réda Kadri

Réda Kadri38:29

Transcription

Elle possédait tout : un emploi prestigieux, de l'influence, du pouvoir. Mais le soir, en rentrant chez elle, elle s'effondrait en silence. Car, en essayant de tout contrôler, elle avait simplement oublié comment être une femme. Voyez-vous cela ? C'est la tragédie de notre époque. Nous avons appris aux femmes à être fortes, mais nous ne leur avons pas appris à vivre en paix. Nous leur avons appris à être indépendantes, mais moins connectées à leur essence. Et aujourd'hui, beaucoup se sentent perdues, épuisées par leurs tentatives d'être tout, sauf elles-mêmes, sauf une femme.

Dans le Coran, j'ai découvert sept qualités essentielles de la vraie femme. Cette force féminine qui vient naturellement de Dieu. Ce sont précisément les qualités que les vrais hommes recherchent. Pas la perfection extérieure, mais une présence qui inspire à être meilleur. Des qualités qui ne dépendent ni de la mode, ni du regard des autres, et qui redonnent à la femme sa vraie force : celle qui rayonne, élève et inspire.

Mais avant de lever le voile sur ces sept qualités, parmi les quinze que j'ai découvertes dans le Coran, il faut comprendre une chose très importante. Ce monde dans lequel nous vivons n'est pas neutre. Le Coran l'appelle Pharaon. Et ce n'est pas un homme, mais un système. Un système basé sur la dissimulation de la vérité et sur la loi des lobbys. Un système qui pousse les femmes à tout prouver, à tout supporter, et à tout gérer, au point de leur faire oublier leur nature. Et par-dessus tout, il les empêche de jouer leur vrai rôle, celui qui les rend heureuses. Le Coran l'appelle la pudeur... "Il fait honte à ses femmes", c'est-à-dire qu'il empêche ses femmes de jouer leur rôle.

Première qualité : la bienveillante. Cette chaleur qui protège. Commençons par la première qualité, qui est sans aucun doute celle qui touche profondément le cœur de l'homme. Voulez-vous savoir ce qui laisse une trace indélébile chez l'homme ? Ce n'est ni la beauté, ni la séduction. C'est la chaleur et la protection. C'est une femme bienveillante, celle qui contient, protège et nourrit. Celle qui rappelle à tout homme la première femme qu'il a connue et aimée : sa mère. C'est pourquoi l'homme ne résiste jamais à une femme qui rayonne de cette énergie, car il ressent paix et sécurité, et est prêt à donner le meilleur de lui-même et à tout offrir à sa femme.

Être bienveillante, c'est créer un espace autour de soi où l'on se sent à l'aise, aimé et en sécurité. C'est la femme qui rassure, adoucit et aide à se développer sans dominer. La chaleur, c'est avant tout l'accueil, la gentillesse et les mots doux et rassurants. Quant à la protection, c'est le cadre, la limite et la vigilance. Être bienveillante, c'est offrir un espace où l'autre peut grandir en respirant, ni étouffé, ni abandonné.

Voulez-vous savoir si cette qualité est vivante en vous ? Quand vous entrez dans une pièce, les gens se détendent. Votre voix, votre regard, votre comportement inspirent la confiance. Vous posez les règles sans violence, mais avec fermeté. Vous défendez le droit sans colère, sans compromis. Et vous nourrissez les liens par de simples expressions. C'est cela la bienveillance. Vous accueillez les émotions avec équilibre, ni avec froideur, ni avec excès. C'est cela la vraie bienveillante, celle qui protège avec douceur et aime avec sagesse.

En fin de compte, la bienveillante, c'est simplement celle qui aime naturellement. Quand la bienveillance s'éteint, tout s'éteint, tout se fige, et la féminité s'affaiblit. La voix devient dure, le regard froid, et les relations tendues. Vous dites : "Ce n'est pas mon problème" et vous laissez ce que vous aimez s'affaiblir. Parfois, c'est le contraire. Vous voulez tout sauver et vous portez le fardeau de tout. Vous essayez de tout protéger jusqu'à vous épuiser. Mais dans ce cas, vous n'êtes pas bienveillante envers vous-même. Dans ce cas, la bienveillance disparaît, car la bienveillance disparaît quand la chaleur devient feu et la protection devient prison.

Vous me demanderez : "Quelle est la solution, Rida ?" Je vais vous donner un conseil en or. Essayez de comprendre la bienveillance qui, dans son essence, est l'amour par le ventre, ce tissu qui accueille, nourrit et développe. Regardez ce que ce tissu fait au fœtus et imitez-le. D'ailleurs, quand le fœtus devient un danger, l'utérus le rejette par amour, pas par rejet. C'est cela la vraie bienveillance : aimer et protéger, mais savoir quand lâcher prise.

Je sais que ce n'est pas facile, surtout avec les enfants. Dans ce cas, souvenez-vous de la mère de Moïse. Elle a laissé son fils être emporté par le fleuve parce que, en plus de l'aimer, elle aimait Dieu avant tout et croyait en Lui. Et nous arrivons au secret de l'activation de cette qualité en vous. Elle est là, mais elle a juste besoin que vous l'activiez et la mettiez en équilibre. Cette qualité est en vous et en chaque femme. Normalement, vous n'avez pas besoin de faire beaucoup d'efforts pour l'activer. Le plus difficile est de maintenir l'équilibre. Et pour cela, dites-vous chaque jour : "Dieu m'a créée femme pour qu'il exprime son amour à travers moi." Comme c'est beau !

Accueillez, aidez les autres à grandir, protégez, mais sans vous négliger. N'oubliez pas cela. Être bienveillante, c'est aimer dans un cadre et protéger sans perdre sa paix intérieure. Si vous perdez votre paix intérieure, tous ceux qui vous entourent la perdront. Et vous verrez, quand cette qualité s'éveillera en vous, tout changera. Une seule femme bienveillante peut apporter la paix à toute une maison. Elle inspire sécurité, équilibre et confiance. Soyez simplement naturelle et n'attendez rien de personne, si ce n'est de Dieu, le Tout-Puissant.

Alors, il y a des choses à retenir. La vraie bienveillance ne signifie pas s'oublier soi-même. La chaleur sans limites signifie le risque de brûler, et les limites sans chaleur signifient la cruauté. Qu'est-ce que la bienveillante ? C'est les deux ensemble. C'est une chaleur qui sait quand et comment poser des limites.

Deuxième qualité : la douceur et la grande délicatesse. La douceur, connaissez-vous cette qualité ? La douceur et la grande délicatesse. Tout ce système fait que cette qualité se perd à notre époque. Car si le Coran demande à l'homme de montrer sa force, il demande à la femme de se développer avec douceur et délicatesse. Être douce, c'est l'art d'avancer sans s'exposer. C'est l'intelligence émotionnelle à son plus haut niveau. C'est agir sans faire de bruit, comprendre sans s'imposer, et instaurer la paix sans recourir au conflit.

La femme douce ne fuit pas les confrontations, mais les transforme avec élégance. Savez-vous ? J'ai découvert cela à partir du sens des lettres du Coran : "la-ta-fa", "la-taf-fa", "laf-fa", l'enroulement, etc. Donc, la femme douce ne fuit pas les confrontations, mais les transforme avec élégance. Elle sent le bon moment, le bon mot, et le bon instant. Elle choisit ses mouvements et son silence avec sagesse et intelligence. Et elle transmet des messages forts sans jamais élever la voix.

Et vous savez quoi ? C'est une qualité que les hommes admirent, même s'ils ne l'ont jamais comprise. L'homme peut oublier vos mots, mais il n'oubliera jamais votre calme et votre douceur quand vous avez dit ces mots. Car dans votre calme, il ressent la sécurité, et dans votre douceur, il trouve le respect. Cette qualité est en vous depuis l'enfance. Regardez les petites filles. Quand un garçon dit à son père : "Achète-moi un jouet", la fille dit avec douceur : "Notre voisin a acheté un jouet à sa fille" ou dit : "Papa, le prix des jouets a baissé." Et sans insistance, elle obtient ce qu'elle veut. C'est cela la douceur. Elle maîtrise l'art d'obtenir les choses sans demander.

Malheureusement, beaucoup de pères ou de maris ont oublié cette différence entre le garçon et la fille. Ils ne traitent plus avec douceur. Ils obligent même parfois leurs filles à devenir dures pour se protéger, pour obtenir ce qu'elles veulent. Et à cause de cette injustice, beaucoup de femmes ont perdu ce don inné.

Voulez-vous savoir si la qualité de la douceur est encore vivante en vous ? Observez vos actions. Vous parlez peu, mais chaque mot a son poids. Les autres vous remarquent par votre silence, pas par votre bruit. Vous posez des limites avec douceur. Vous exprimez votre désaccord sans blesser les autres. Être douce, c'est savoir répandre la paix, même dans les désaccords. C'est cela le sens d'être douce.

Mais quand cette qualité s'affaiblit, tout se déséquilibre. Vous parlez trop vite, réagissez avec trop de force, et voulez avoir raison plutôt que de jouir de la paix. Et parfois, sans vous en rendre compte, vous blessez par vos mots ceux que vous vouliez seulement aider. Certains confondent franchise et grossièreté. D'autres gardent le silence jusqu'à exploser, et alors la relation devient un champ de bataille silencieux où la compréhension disparaît, où l'on s'évite, et où l'on devient plus dur.

Mais le Coran vous guide vers une autre voie : la voie de la discrétion efficace. Être douce ne signifie pas disparaître, mais briller sans éblouir. Cela ne signifie pas se soumettre. Il s'agit d'influencer avec douceur et intelligence. Et attention, douce ne signifie pas se résigner, ni accepter tout. Douce, c'est obtenir avec douceur ce que les autres recherchent par la force.

Souvenez-vous de la femme de Moïse. Quand elle l'a rencontré, elle lui a simplement dit : "Mon père t'appelle et veut te récompenser pour ton courage et ton aide." Elle ne lui a pas dit : "Je t'admire", mais elle a parlé avec délicatesse et précision. Et cet acte simple a changé son destin. Elle est devenue l'épouse du prophète le plus mentionné dans le Coran. C'est le secret de la douceur : être indirecte, subtile et efficace. Oui, c'est pourquoi parfois les hommes ne comprennent pas les femmes, car elles demandent indirectement. Et l'homme, par nature, est direct. Au lieu que la femme dise : "Je voudrais rendre visite à ma mère", elle lui dit : "Ta mère ne te manque-t-elle pas ?" Mais attention, si l'homme ne vous comprend pas, ne laissez pas la frustration s'accumuler en vous. Parlez-en à nouveau plus clairement, sans colère, et avec douceur, tout en restant toujours douce.

Être douce, ce n'est pas non plus tout dire, mais dire ce qui est juste. Et cette précision est ce qui fait que l'homme vous écoute, vous respecte et vous admire. Alors, souvenez-vous, la douceur n'est pas l'effacement de soi. Parler moins, mais dire la vérité. Ce n'est pas la force de la voix, mais la précision du mot qui vous rend douce.

Troisième qualité : la bienveillante, la complémentaire et la prévenante. Je considère cette qualité comme l'un des trois piliers du mariage et de la relation conjugale. Et elle est très appréciée des hommes. Ce sentiment unique d'être compris, apprécié et rassuré à ses côtés. C'est la caractéristique de la femme bienveillante, complémentaire et prévenante. Celle qui ne cherche pas à briller plus que lui, mais à créer un espace où il se sent vitalisé, confiant et respecté. Car l'homme peut affronter le monde entier, mais il ne peut se passer d'une femme qui le comprend et le soutient sans le juger. Croyez-moi.

Mais soyez prudente, car cette même qualité, si elle est mal comprise, peut se transformer en arme de manipulation au lieu d'être un don. Et elle sera utilisée par certaines femmes pour manipuler les hommes. C'est pourquoi être bienveillante, ce n'est pas séduire pour dominer, mais aimer pour compléter. Et c'est différent. C'est cette force douce qui comprend les besoins de ceux qu'elle aime et nourrit la complémentarité au lieu de la compétition. Elle observe, ressent et complète. Elle n'impose pas sa présence, mais s'harmonise avec ce qui l'entoure, et c'est différent.

Et savez-vous ce que cela crée avant tout ? Une paix profonde. Car aux côtés d'une femme bienveillante, on se sent compris, soutenu et respecté. Et ainsi, elle devient indispensable dans nos vies. Alors, regardez votre façon d'aimer. Votre amour rend-il l'autre meilleur ? Grandit-il en votre présence ? Y trouve-t-il ce qu'il cherche vraiment ?

La femme bienveillante est attentive sans être étouffante. Elle sait quand parler, quand se taire, quand donner et comment équilibrer les choses. Elle se réjouit du bonheur de l'autre sans se comparer à lui. Son amour est accompagné de don, pas d'exigence. Et surtout, elle cherche à élever la relation, pas à la posséder. C'est la différence. Car quand cette qualité disparaît et s'éteint, l'amour devient une lutte pour le pouvoir, une sorte de compétition. Chaque partie veut avoir raison. Chacun donne seulement pour recevoir. La conversation se transforme en combat, et les gestes d'attention deviennent des armes.

C'est cette qualité qui éteint le feu de la compétition entre les époux. Et la femme est celle qui peut le faire, car elle maîtrise cette qualité. Certaines femmes pensent qu'elles donnent de l'amour, mais leur amour se transforme en domination. Elles veulent diriger, corriger et s'affirmer. D'autres se replient sur elles-mêmes, cessent de donner, se séparent et attendent que quelqu'un vienne les soutenir. Mais l'amour sans complémentarité est un amour qui épuise les deux cœurs, et finit par se transformer en compétition. Et c'est là le danger. Dieu appelle cela l'inimitié.

Vous me demanderez : "Quelle est la solution ?" La solution est de réapprendre à aimer comme Dieu nous l'enseigne. L'amour bienveillant, c'est son nom. C'est l'un de ses noms divins. Et ce nom désigne celui qui donne ce qui apporte le bonheur dans les cœurs. Alors, soyez bienveillante. Et voici un secret : la majorité des hommes aiment trois choses, et ce sont des choses simples : être écoutés, être admirés et être appréciés.

Alors, écoutez-le, même s'il parle de son match de football. Montrez votre admiration pour les bonnes choses qu'il fait et ignorez le reste. Appréciez ce qu'il vous offre, en exprimant votre gratitude, même pour les choses les plus simples. Et vous verrez, il voudra donner de plus en plus. Prenez garde à ne pas détester ce qu'il aime profondément, sinon vous finirez par le perdre. Et même si vous n'aimez pas sa mère, souvenez-vous qu'elle est celle qui a enfanté cet homme. Rien que cette gratitude vous donne le certificat que vous êtes bienveillante.

Et si vous appliquez déjà cette qualité dans votre cuisine, en préparant les plats préférés de votre famille, car la femme qui prépare de bons plats est aussi appelée bienveillante. Alors, à ce moment-là, vous serez prête à appliquer cette qualité dans d'autres domaines. Observez ce qui illumine les yeux de vos proches et surprenez-les. Car la vraie bienveillante est celle qui donne la joie avant qu'elle ne soit demandée. Et vous verrez, croyez-moi, quand vous activerez cette qualité, vous serez la première à être comblée par Dieu, le Tout-Puissant, de bienfaits avant les hommes. L'amour autour de vous deviendra plus fluide, plus simple. Les malentendus disparaîtront, les blessures s'atténueront, et la maison retrouvera sa paix.

On dit souvent : "Derrière chaque grand homme, il y a une femme." Et j'ajoute : d'abord sa mère, puis sa femme, et parfois même sa fille. Chacune des trois a donné à cet homme, à sa manière, le courage d'être grand, grâce à cette même qualité divine : la bienveillance.

Quatrième qualité : la précieuse. La précieuse, celle qui s'estime et préserve sa valeur. Voulez-vous savoir ce qui impressionne vraiment un homme chez une femme ? Les hommes sont impressionnés par la femme qui connaît sa valeur. Celle qui n'a rien à prouver, et dont la seule présence impose le respect. Et c'est exactement ce qu'incarne la qualité de la précieuse. La femme précieuse, respectée, consciente de sa noblesse intérieure. Elle n'a pas besoin de se vanter, ni de se justifier, ni de s'exposer au public. Elle n'a pas besoin d'attirer l'attention, car sa seule présence inspire la dignité.

Être précieuse, c'est réaliser que votre valeur ne dépend pas du regard des autres, ni des circonstances, ni même de vos succès ou de vos échecs. La précieuse, c'est vivre en sachant que votre noblesse est un don de Dieu, et c'est Lui qui a honoré Marie de cette qualité. La femme précieuse est une perle rare. Elle sait ce qu'elle vaut, préserve sa dignité et garde la tête haute, même quand la vie la secoue. Et vous pouvez le sentir dans ses actions. Elle parle calmement et sereinement, sans arrogance. Elle marche avec confiance, sans marcher sur personne. Elle sait poser des limites sans colère. Elle peut dire non sans culpabilité. Elle ne cherche pas l'approbation des autres, car elle connaît déjà sa valeur auprès de Dieu et veut préserver la présence de Dieu, le Précieux, dans sa vie.

Mais quand cette qualité s'éteint en elle, la femme commence à douter d'elle-même. Elle cherche la reconnaissance extérieure, se compare aux autres, se dévalorise, ou finit par accepter ce qui est inacceptable, juste pour ne pas être seule ou perdre un avantage. Et plus elle donne, plus elle s'épuise. Et plus elle cherche à satisfaire les autres, plus elle s'éloigne d'elle-même. Et c'est là que tout commence à s'effondrer. Car la femme qui oublie sa valeur ouvre la porte à ceux qui la dévaloriseront.

Et soyons honnêtes, la société entière est coupable d'affaiblir cette qualité chez les filles. On leur a inculqué depuis l'enfance l'idée que les garçons ont plus de valeur qu'elles. Je vais vous raconter l'histoire d'une jeune fille. Dans l'un de mes cours de développement personnel pour jeunes filles, elle m'a dit un jour : "Depuis que je suis petite, j'envie mon frère. J'ai toujours senti qu'il avait quelque chose de plus que moi." Et j'ai compris, j'ai compris immédiatement ce qu'elle voulait dire. Car c'est ce que nous faisons croire aux filles très souvent. Le garçon a une fête pour sa circoncision, tandis que la fille n'obtient pas plus de liberté ni plus d'attention. Et la fille finit par croire qu'elle a moins de valeur.

Mais en réalité, c'est tout le contraire. Et j'ai dit à cette jeune fille avec un sourire : "Vous pouvez dire la même chose sans honte à vos filles." Voulez-vous que je vous révèle un secret coranique ? Elle a dit : "Oui." Dieu dit : "Le mâle n'est pas comme la femelle." Écoutez-moi bien. Il n'a pas dit que la femelle n'est pas comme le mâle, mais qu'il a dit que le mâle n'est pas comme la femelle, pour nous rappeler que la femme porte quelque chose d'unique que l'homme n'a pas. Ce ne sont pas les garçons qui ont quelque chose de précieux en plus, mais vous, les filles. Et cette chose supplémentaire est très grande, même si elle est cachée et dissimulée par votre nature douce.

Vous avez reçu un organe sacré d'une valeur incomparable à ce que le garçon a reçu. Vous avez reçu l'utérus, ce tissu en vous, l'endroit où la vie est préparée avec chaleur, sécurité et douceur. Et le mot "utérus" vient de la même racine que le mot "Rahman", le nom de Dieu, ce nom puissant. Comprenez-vous maintenant ? Ce que vous portez en vous est un reflet de la miséricorde de Dieu. L'amour qui crée, qui protège et qui nourrit. Soyez fière de cela. Vous avez reçu l'organe qui a permis à Jésus, que la paix soit sur lui, de naître sans avoir besoin d'un homme. Cela montre à quel point Dieu a voulu honorer la femme et montrer que la vie peut apparaître même sans la force masculine.

Quand la dignité de la femme est étroitement liée à Dieu, Dieu lui soumet tout. Alors, ne doutez jamais de votre valeur. C'est vous qui donnez la vie. C'est vous qui portez. C'est vous qui protégez. Et vous devez être précieuse. Mais certains pourraient se demander : "Comment ? Comment peut-on retrouver cette dignité intérieure à laquelle rien ne peut nuire ?" Prenez Marie comme modèle. Dieu l'a choisie pour être un modèle pour toutes les femmes de l'univers, comme Il le dit dans le Coran, dans le verset 42 de la sourate Al Imran.

Marie vous rappelle que votre valeur ne vient pas des gens, mais de Celui qui vous a créée. Vous êtes précieuse parce que Dieu vous a créée avec soin et vous a confié une part de Sa lumière à partager. Peu importe ce que les autres pensent de vous. Être précieuse, c'est vivre avec la conscience que "Je suis un dépôt précieux et je dois me traiter comme tel."

Savez-vous ce que cela signifie ? Cela signifie ne permettre à personne d'entrer dans votre monde émotionnel. Ne rien accepter qui blesse votre cœur ou ébranle votre dignité. Et ne jamais vous définir par le regard des autres. Si l'homme ne vient pas, soyez certaine que Dieu vous compensera et vous satisfera, comme Il l'a fait pour Marie. Chaque jour, entraînez-vous à renforcer cette valeur en vous. Commencez par vous parler avec respect. Posez des limites saines. Dites non à tout ce qui vous dévalorise. Et tenez-vous à ce nom avec douceur et fermeté. Enfin, prenez soin de vous comme d'un trésor qui vous a été confié. Soyez fière de votre apparence, de votre comportement et de vos paroles, non pour plaire aux autres, mais pour apprécier votre valeur.

Et vous verrez, quand une femme commence vraiment à s'estimer, tout change autour d'elle. Les gens la respectent, ses relations deviennent plus saines, et même les épreuves la renforcent au lieu de la briser. Et si vous vous demandez pourquoi certaines femmes attirent des hommes de grande valeur malgré le fait qu'elles n'aient rien de spécial, la réponse réside souvent ici, dans cette qualité rare, silencieuse et majestueuse : la précieuse. Car la femme précieuse n'est pas une femme parfaite, mais une femme consciente de sa valeur et qui refuse de la compromettre.

Cinquième qualité : la pure et la sainte. Cette qualité, peu la connaissent ou la connaissent sous une traduction différente : "pure" signifiant aimant la perfection et purifiant. C'est cette qualité qui pousse la femme vers la perfection. Et c'est aussi la qualité dont les hommes se plaignent souvent. Elle veut tout parfait : la maison, les couleurs, les meubles. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette qualité découle d'une force divine : la capacité de purifier, d'embellir et de coordonner.

Mais la femme pure ne se contente pas de ranger la maison. Elle purifie l'atmosphère, purifie les cœurs, adoucit les tensions, et même réconforte le cœur de son mari et de son enfant. C'est cela la vraie pure. Elle ne se limite pas au nettoyage de la maison. Elle est une lumière, une lumière qui traverse le désordre pour apporter la clarté. Et si cette qualité est prédominante chez les femmes, c'est parce que Dieu l'a voulu ainsi, comme Il a d'abord accordé cette qualité aux anges : "Nous te glorifions." Et bien sûr, Il a accordé à la femme une plus grande part que l'homme.

Mais attention, plus la lumière est forte, plus elle aveugle. Quand une femme abuse de la qualité de la pure, celle qui recherche la perfection et purifie, et oublie le sens de sa mission, elle tombe dans l'excès. Elle devient trop exigeante, très critique, très dure avec elle-même et avec les autres. Elle veut tout corriger, tout contrôler, tout purifier, jusqu'à ce que son énergie s'épuise. C'est ce que nous appelons la femme obsessionnelle. Et bien sûr, qu'advient-il de la pureté ? Elle devient une pression, et la recherche de la beauté se transforme en peur du manque.

Cette qualité, lorsqu'elle est déséquilibrée, trompe souvent certaines femmes. Elles finissent par ne voir que ce qui ne va pas chez leurs maris, leurs enfants, ou dans leurs maisons. Chaque tâche devient un drame, chaque détail une bataille. Mais la vraie pure ne recherche pas la perfection dans les détails. Elle recherche l'harmonie dans l'ensemble, et la pureté de l'ensemble. Elle voit les choses plus largement, plus hautement et plus doucement.

Beaucoup de femmes possèdent cette qualité. Tout ce qu'elles ont à faire est de trouver l'équilibre. Être pure, c'est rayonner dans tous vos espaces : en vous, quand vous rangez, purifiez ou embellissez votre espace. Dans vos paroles, quand vous choisissez de dire la vérité sans blesser personne. Dans vos pensées, quand vous vous débarrassez de la haine, de la jalousie ou de la peur. Et chaque fois que vous retirez une impureté de votre entourage ou de vous-même, vous permettez à la lumière de circuler davantage.

Car vous devez comprendre quelque chose. Chaque fois que nous changeons la disposition des meubles, c'est ce que mon frère Amin Sabri a dit. Chaque fois que nous changeons la disposition des choses, le flux de lumière augmente. C'est pourquoi beaucoup de femmes purificatrices, de femmes pures, aiment changer la disposition des choses, car elles ressentent l'absence de lumière. Il n'y a pas d'être qui ressente la lumière plus que les femmes. Et avant de m'étendre davantage, je voudrais vous dire que la perfection n'est pas l'absence de défauts, mais la présence de la lumière. C'est le secret. Alors, ne cherchez pas à éliminer les défauts, mais efforcez-vous d'apporter la lumière. Ainsi, vous retrouverez l'équilibre. Et vous verrez que lorsque cette qualité s'éveillera, tout deviendra plus clair autour de vous. Votre maison respirera la paix, et vos proches se sentiront à l'aise. Et même votre silence deviendra purificateur.

Sixième qualité : la créative, la fertile et l'innovante. La sixième qualité est la créative, la fertile et l'innovante. Et voulez-vous savoir pourquoi chaque homme, au fond de lui, aime la femme innovante ? Parce qu'il aime donner la semence, apporter le soutien. Mais c'est la femme qui continue la création. C'est elle qui transforme la graine d'une idée, la graine de l'amour, ou la graine de la vie en quelque chose de beau, quelque chose d'harmonieux, quelque chose de vibrant de vie. C'est la qualité de la créative, la femme fertile, à l'imagination débordante, inspirante, qui engendre le nouveau là où tout semble figé. Celle qui injecte la vie dans les choses, les projets et les cœurs. Elle a cette curiosité naturelle, cette lumière intérieure qui rend tout ce qu'elle touche plus vivant.

Mais malheureusement, aujourd'hui, cette qualité est réprimée ou exploitée uniquement dans certains domaines. Nous avons appris à la femme à répéter au lieu d'innover, à imiter au lieu d'imaginer. La femme est devenue spectatrice de sa propre vie, alors que Dieu l'a créée pour être une source d'inspiration et de renouveau. Être créative, c'est revenir à cette vérité. Votre rôle est de raviver la beauté et le sens. Créer une atmosphère confortable, rapprocher les gens, apaiser les tensions. Quelle que soit la forme de votre créativité, l'important est qu'elle serve la vie et qu'elle soit pleine de miséricorde, de chaleur et de protection.

Alors, comment éveiller cette qualité, cette énergie latente en vous ? Osez rêver, osez imaginer. Observez ce qui vous inspire, puis créez sans vous juger. Ne cherchez pas la perfection, cherchez à transmettre l'amour à travers tout ce que vous créez. Votre créativité n'est pas pour être admirée par les autres, mais pour remercier le Créateur, le Créateur infini. Pour le remercier de vous avoir donné une part de sa créativité. C'est pourquoi la plupart des petites filles créent de belles choses mieux que les garçons, même au niveau de l'écriture. Cette qualité est innée en vous. Mais nous la limitons souvent à la cuisine, à la couture ou à la décoration. En réalité, elle est bien plus grande que cela. Elle vous permet de créer des générations, de construire des relations et de réinventer votre monde avec sagesse.

Dans le monde associatif, j'ai vu l'importance des femmes dans l'innovation et la recherche de la création de nouvelles choses. Mais attention, cette même énergie créative peut se transformer en énergie destructrice lorsqu'elle est dirigée vers la ruse, la jalousie ou le conflit. Alors, dirigez-la toujours vers la lumière, dirigez-la toujours vers Dieu, et non vers la manipulation. Et vous verrez, quand cette qualité s'éveillera, tout refleurira autour de vous : les cœurs, les maisons, les projets. Car la femme créative ne se contente pas de vivre, elle donne la vie, car elle crée de belles choses.

Septième qualité : la grande, la polyvalente, la compétente. Et nous arrivons à la dernière qualité, la septième parmi les quinze qualités que j'ai relevées dans le Coran et que j'ai expliquées dans mon unité "Mariage et Enfants" lors de la formation intensive (Giga Formation) de 2022. La dernière qualité est la grande, la polyvalente, la compétente. Aucun homme ne peut faire ce que fait une femme : s'occuper de sa maison, de ses enfants, de son mari, de sa mère, des courses, de son travail, de son père, et souvent tout cela en une seule journée.

Certaines femmes possèdent ce talent incroyable. Elles savent faire mille choses, et souvent elles les font à la perfection. Elles passent d'un rôle à l'autre, parfois contradictoires, et restent fortes, leur dignité préservée. C'est la qualité de la grande. La femme polyvalente, compétente, forte et inspirante. Elle apprend vite, s'adapte et met à profit tous ses talents au service de son entourage. L'intelligence de son cœur guide ses priorités, et tout ce qu'elle touche devient plus vivant et plus organisé.

Mais attention, comme les autres qualités, la polyvalence n'est une bénédiction que si elle est conforme aux valeurs de Dieu. Car beaucoup de femmes talentueuses finissent par s'épuiser. Elles veulent tout faire à la perfection. Elles donnent à tous sauf à elles-mêmes. Elles se sentent coupables dès qu'elles s'arrêtent. Et à cause de la dispersion de leurs efforts, elles se perdent.

Savez-vous pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on leur demande de tout gérer et de prendre des décisions concernant tout. Mais la femme n'a jamais été créée pour tout supporter seule. Ce qui l'épuise, ce n'est pas la polyvalence, car c'est sa qualité, mais l'absence d'un environnement de soutien autour d'elle. Ce qui l'épuise, ce n'est pas le travail lui-même, mais l'obligation constante de prendre des décisions concernant tout.

Être grande, c'est travailler avec conscience et une intention claire. Vous n'avez pas besoin d'être parfaite en tout. Vous avez besoin que la piété soit présente dans votre cœur dans ce que vous faites. Car la vraie polyvalence n'est pas dans le fait d'avoir dix rôles à la fois, mais dans la présence d'une seule intention claire dans tout ce que vous faites : satisfaire Dieu à travers toutes les œuvres que vous accomplissez. Satisfaire le Grand à travers vos multiples œuvres. Dites-vous simplement : "J'ai des qualités et je les exprime avec équilibre. Je suis une femme et Dieu m'a donné plusieurs talents pour accomplir ma mission, sans vous oublier, bien sûr."

Maintenant, voyons ensemble comment vivre cette qualité sans vous épuiser. Premièrement, connaissez vos limites. Vous n'êtes pas obligée de tout gérer seule. Puisez votre énergie d'abord en Dieu, puis dans le soutien de votre mari, de votre famille et de votre environnement. Car la femme grande s'épanouit quand elle se sent soutenue, appréciée et encouragée. Et vous verrez, quand vous activerez cette qualité dans le bon cadre, votre polyvalence deviendra une bénédiction, votre compétence deviendra réelle, et votre maison deviendra un écosystème vivant et organisé. Car la femme grande ne cherche pas à tout contrôler. Elle coordonne les choses avec amour, équilibre et intelligence. Et c'est cette harmonie qui en fait une femme exceptionnelle. N'oubliez pas d'être bienveillante envers vous-même avant d'être grande.

Conclusion. En résumé, en parlant bien sûr de l'essence de la vraie femme, être une vraie femme ne signifie pas se conformer à une image particulière, mais incarner une essence : celle qui aime protéger, purifier, élever et créer. Celle qui fait de votre vie un projet de lumière. Le Coran ne vous demande pas d'être parfaite. Il vous invite à revenir à la vie à nouveau. Car celui qui cherche à vous soumettre cherche d'abord à vous entraver, à vous éloigner de votre essence, pour vous faire croire que pour être forte, vous devez ressembler à un homme. Mais non, vous n'avez pas été créée pour être les deux en même temps. Vous avez été créée pour être le complément de l'homme.

Enfin, je veux vous laisser avec une image. Une image expressive que vous devez garder dans votre mémoire. Dans le Coran, l'homme est appelé "rajul", du même radical que "rijl", c'est-à-dire les pieds, qui portent et avancent. Quant à la femme ou les femmes, elles sont appelées "nisa", du même radical que "nasi", et "nasi" signifie l'arrière, ou plutôt le bassin, la partie qui reçoit, crée et élève. Regardez bien cette symbolique. Dieu a placé l'homme en bas, comme les jambes qui portent le corps. Et la femme en haut, comme la partie qui crée, nourrit et développe. L'homme est comme le pied, il avance en portant. Et la femme est comme la partie supérieure du corps, elle permet d'être portée pour exprimer toute sa richesse, toute sa créativité et toute sa douceur.

Et comme je le dis toujours, Dieu n'a pas placé le ciel au-dessus de la terre pour la dominer, mais Il l'a placé au-dessus de la terre pour la servir. Et quand vous comprenez cela, tout devient cohérent. Quand vos talents retrouvent leur cours naturel, votre vie devient fluide. Car la partie supérieure du corps ne peut ni porter ni créer en même temps. Elle doit être portée. Pourquoi ? Pour rendre la vie meilleure. Et c'est cela la vraie femme : celle qui, quand elle retrouve sa juste place, devient le cœur battant de toute la création. Et louange à Dieu, Seigneur des mondes.