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30 ans du COSEF - Panel 1 : « Leadership féminin et gouvernance inclusive : défis et perspectives ».

Conseil Sénégalais des Femmes COSEF1:57:00

Transcription

Aim, Madame Job, sont les belles filles de session panel. Amen.

Donc, s'il vous plaît, est-ce que je peux avoir votre attention, s'il vous plaît ? Allô, allô, allô, allô, allô, allô, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Est-ce que je peux avoir l'attention de tout le monde afin que nous puissions continuer ? Allô ? S'il vous plaît, est-ce que vous pouvez rejoindre vos sièges ? S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Merci beaucoup. Merci.

Merci les aînés, nous vous prions de rejoindre vos sièges. Nous allons continuer comme on a commencé, hein, en écoutant les familles des de nos pionnières ici présentes. Je voudrais partager avec vous l'information. Nous n'avons pas voulu imprimer les documents pour participer à la préservation de l'environnement, mais également pour être en phase avec les nouvelles technologies. Vous avez un QR code que vous pouvez scanner pour avoir tous les documents en rapport avec nos 2 jours et en rapport avec le forum de haut niveau. Donc, téléphonie, appareil, portable, télécharge. Merci beaucoup.

Est-ce qu'on peut faire tout ça en écoutant les membres de la famille de notre marine d'honneur, Madame Aminata Soufal ? Et je donne la parole à Madame A Job et Emo, qui sont ici présentes. Et j'aimerais qu'on applaudisse très fort pour notre présidente d'honneur, également prier pour elle. Heal. J'ai eu la chance et l'honneur d'aller la revoir, de l'inviter, de tenir une émission en hommage à elle, il y a à peu près 7 ans, dans le cadre de l'émission "Femme Africaine Moderne". Et c'est toujours un plaisir de rencontrer les membres de sa famille, ses nièces et ses homonymes, et l'aînée des hommes qui est une amie à moi, Ami Fal, qui est enseignante et professeur d'anglais, qui travaillait en ce moment à la balle. Euh, je donne la parole aux belles-sœurs, aux belles-filles. Awa, vous avez la parole.

Merci. Nous sommes tout. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour à Madame la Ministre de la Femme, de l'Action Sociale et des Solidarités, qui nous a fait l'honneur d'être présente parmi nous il y a quelques instants. Mes salutations à Madame la Ministre, Madame Aminat Magang. Mes salutations aux honorables représentants du gouvernement. Mes salutations à Madame la Présidente du COS. Chers membres du COSF, mesdames, messieurs, chers invités, permettez-nous aujourd'hui, à toute la famille de Madame Aminat Saoufal, présidente d'honneur du COSF, de vous exprimer notre fierté envers notre chère maman pour le choix sur sa personne, en lui rendant hommage à l'occasion de la célébration du 30e anniversaire du Cosè, qui vient aujourd'hui s'ajouter à d'autres honorables distinctions, fruit de tant d'effort, de rigueur et de travail, dans un panier de valeurs incluant dignité et constance. Par ma voix, la famille n'est guère surprise de cette attribution qui lui est accordée, pour l'avoir toujours connue dans sa lutte pour la promotion des droits des femmes au Sénégal et pour sa participation active dans le renforcement de leurs droits politiques et du leadership féminin. Nous vous remercions pour cette distinction.

J'ai le plaisir de parler de Madame Amina Tasofa, un être d'une dimension humaine créative et donnant à sa plume le meilleur, donnant à ses contributions le meilleur. Madame Aminat Safal a su allier ses devoirs d'épouse, de mère et ses devoirs professionnels. Sa simplicité et son humilité étaient à tel point que les gens étonnaient de l'avoir fréquenté aisément les marchés au poisson de sa ville natale de Saint-Louis, s'exclamant les yeux ouverts de surprise : "Oh, Madame F, c'est bien vous, l'écrivain ?" Malgré toute sa notoriété, elle a toujours été humble et constante dans le sillon des valeurs éducatives que lui ont léguées ses chers parents et dans sa foi musulmane. Femme de valeur, très détachée des choses matérielles, préférant mettre son savoir au profit du monde. Madame Aminatal a su, sans aucun doute, marquer l'espace culturel, politique, social du Sénégal. Une figure est bien au Sénégal, en Afrique, en Occident, pour le rayonnement de ses œuvres au-delà de nos frontières et par sa position en tant que femme leader au Sénégal. Amina Opal, toujours citoyenne du monde de l'art, de ses contributions, de sa participation active dans le rayonnement des femmes au Sénégal. Nous prions pour que son legs. Nous prions Dieu qu'il lui prête longue vie, afin que toute la jeunesse du monde, toutes les femmes leaders puissent s'inspirer d'elle. Je vous remercie.

Merci beaucoup. Merci à Madame Jobs, euh, qui a dit un mot en tant que membre de la famille de Dean. Merci infiniment. Vous me permettrez, Marie-Pierre, et la représentante de la famille de Madame Amie Natalia Osissé, pour vous permettre de donner la parole d'abord à Docteur Mareman Tata Marem Baden, afin qu'elle puisse terminer sa leçon inaugurale, puisqu'il y a un aspect consacré aux aînés et aux pionnières dans cette leçon inaugurale. Baden Bal Akbou, il y a eu Kiproco, et ensuite nous allons revenir pour terminer avec le témoignage des pionnières et entamer le panel sous vos ovations. Nous allons laisser Baden Marenema continuer la leçon inaugurale, puisqu'elle a été interrompue par la cérémonie officielle avec les allocutions des autorités. Ben Marem, merci, merci beaucoup. Merci beaucoup Nina. Parce que le son inaugural à tren filtre à l'intérêt de la leçon inaugurale, un hommage destiné à Minateur Sauf, est quelque chose de pertinent. Et c'est peut-être le Seigneur qui l'a voulu comme ça, parce que si nous sommes ici, si nous célébrons nos 30 ans, c'est parce qu'elle a porté au le flambeau pour que notre COSF du comité d'initiative, pour que notre COSF soit. Quand je suspendais la leçon, on venait seulement de terminer la leçon historique. Mais je pense que le reste de la leçon, une bonne partie a été déjà dit et très bien dit dans les allocutions, parce que la partie que nous devions maintenant engager, c'était les acquis et les défis du féminin avant d'arriver aux leçons. Je passerai très rapidement, mais vraiment très, très rapidement sur les défis, parce que je pense que les défis ont été brillamment rappelés par Zin Bumbai, notre présidente, et les acquis aussi ont été déflorés par Madame la Ministre de la Femme. Donc, je voulais simplement dire, après avoir planté le paysage historique, revenir sur la problématique complexe du féminin dans le Sénégal indépendant et en questionner les acquis et défis à relever. Madame, Madame, on a repris le travail. Donc, le tableau émanant de notre incursion dans l'histoire politique, dans l'inconscient collectif et dans les mentalités, ne rend nullement compte de la situation contemporaine du chiffre féminin dans la gestion du politique dans notre société. Car dans la réalité actuelle, peu de Sénégalaises ont réussi à s'imposer comme actrices à part entière et égales sur la scène politique, où elles butent encore sur des règles du jeu érigées par les hommes et, bien évidemment, au profit des hommes. Vous me direz que nous avons des grands acquis, mais cet acquis qui porte sur les instances électives et semi-électives n'épuise pas la problématique du leadership féminin dans la chose publique. Le leadership féminin dans les partis politiques était paradoxal. Il l'est encore, en dépit des percées. Ayant obtenu le droit de vote en 1945, les Sénégalaises se sont rapidement imposées comme une force électorale importante et convoitée. Depuis l'émergence des premiers partis politiques, elles ont occupé une place centrale dans les réseaux de clientélisme, de patronage, de médiation, d'animation et d'organisation, tant dans les duels qui ont opposé la SFIO de l'UDMA et le BDS de Senghor, que dans les confrontations plus récentes entre l'UPS/PS de Abdou Diouf et le PDS de Abdoulaye Wade, en passant par le PR, le Sénégal, le PAI et ses démembrements, et les partis plus jeunes. Elles ont été des agentes incontournables dans le jeu politique, mais elles n'ont pourtant inauguré leur participation à l'Assemblée Nationale qu'avec la 2e législature (1963-1968). Au Diop était la seule femme sur 80 députés. Transcendant les portraits de 2030 de la première heure, Aramen et Tumbessamb, l'historien Babacar Fall déplore le fait que le poids politique et électoral des femmes ne soit pas proportionnel à leur position dans les postes de décision. Qui de notre jeunesse se souvient encore de Sen Konar, Rose Bass, Nubenjai, Aja Maremolo, Fatou Mak, cette pionnière qui a été la première femme maire de Diourbel et qui a été à l'origine de la scolarisation de Mar à l'école française avec son ami à leur âme ? J'ai retenu la leçon. Les femmes politiques, et d'ailleurs les femmes sont en général souvent exclues de la mémoire officielle, comme l'illustre si brillamment le film de notre Chabouan, "Les Mamans de l'Indépendance". Je ne sais pas si Dabou est encore là. C'est donc cela qui nous amène aux sources de la naissance du COS. C'est seulement cette partie que je fais, parce que je ne reviendrai pas sur les autres défis. C'est donc à la lumière de cette double dynamique d'affirmation constante d'une volonté d'émancipation des femmes, alliée à un environnement international favorable à leur promotion, qu'il faut placer les conditions d'émergence du COSF comme une réponse féminine structurée. Notre conseil est né d'un sursaut de l'élite militante organisée dans les partis pour contrer l'invisibilisation des femmes, de leur leadership et leur marginalisation structurelle dans le noyau central du pouvoir politique. L'origine et l'évolution du regroupement qui aboutit à la création du Conseil Sénégalais des Femmes peut, en effet, revêtir une importance capitale pour comprendre la structuration du mouvement en avant des femmes sénégalaises et la hiérarchisation de leur degré d'engagement dans les fronts pluriels des luttes féminines. La rencontre séminale initiée par feu notre frère, le brillant politiste et grand stratège Baba Carine, je le répète, devrait figurer en lettres d'or dans le palmarès des faits structurants de la République du Sénégal. République du Sénégal, réunion, le séminaire historique qui, sous sa bannière, regroupa à l'Institut Africain de la Démocratie, le gratin féminin du monde politique et syndical, a produit le germe d'une graine révolutionnaire dont la fécondité et la portée dépassent aujourd'hui les pronostics les plus généreux. L'atelier de l'I.A.D. aura été l'étincelle de conscience de la frange féminine des élites militantes des hautes sphères du pouvoir politique. Dès que les étiquettes partisanes et les mots protocolaires ont cédé la place à la réciprocité des confidences, presque fortuitement, elles auront découvert que les frustrations que chacune d'elles vivait avec acharnement dans son intimité ne relevaient point de lacune personnelle, mais étaient de l'ordre d'un phénomène social inhérent à la structure patriarcale de la société politique. Les séminaristes de l'I.A.D. réalisaient ainsi que malgré les parcelles de reconnaissance qui leur étaient conférées par l'aristocratie des partis politiques, des syndicats et autres leaders d'opinion, elles demeuraient confinées dans des responsabilités timides et quasi traditionnellement féminines, responsables du mouvement des femmes. Parce qu'elles sont des femmes, le degré de noblesse les vouait naturellement à être des seconds couteaux, confrontées à un plafond de verre qui les maintient loin des premiers rôles. Vous avez compris que naturellement est ici entre guillemets. Cette conscience crue de leurs conditions communes de leaders minorés, vivant la marginalisation au sein même de leur parti politique, s'est nit comme une sommation à se mettre ensemble. La convergence de leur volonté de sortir du schéma existentiel était, en effet, le socle de la solidité des racines de notre conseil. Le groupe restreint qui a enfanté le COSF, comme toutes celles qui, à un moment donné de leur trajectoire personnelle, ont épousé sa noble cause, ont toute la même détermination de combattre pour que les femmes leaders puissent enfin exercer une influence significative dans la vie politique de leur pays et, par extension, dans les affaires, la culture et les autres sphères. Vous avez entendu tout à l'heure ce B. dire qu'elle nous a rejoint 10 ans après, mais je pense qu'elle est là à l'une de mesurer que notre détermination, elle est la même. Désormais à l'œuvre dans la société civile, comme au sein de leur parti respectif, les pionnières du KF ont travaillé avec détermination, en toute conscience, dans le double respect de leurs options partisanes, dans la majorité comme dans l'opposition, dans le processus qui a mené à la première alternance politique connue dans notre pays, le 19 mars de l'an 2000. Cet engagement a d'ailleurs marqué de façon indélébile les constats que je faisais au lendemain de la première alternance dans une conférence que j'avais rédigée. Ces constats gardent à ce jour leur portée pédagogique. Je cite : "Aujourd'hui, force est de reconnaître que les Sénégalaises ne sont plus absentes du discours théorique sur leur devenir, ni de la participation aux responsabilités citoyennes. Même si l'espace sécurisé est encore étroit, nul ne peut douter de la fécondité de leur combat, que la fécondité de leur combat a débouché sur des résultats patents, même tardifs." L'entrée de Aja Amin Sarsar, dont la fille témoignera tout à l'heure et que vous avez vu sa photo défiler, les gérants nationaux de Kaolack, la compagne dans le syndicalisme de Super, la science de Aminata Fall, Cassé dans l'Assemblée Nationale, 10 tout, ainsi que la nomination de Hawa dans le gouvernement de l'alternance, ont revêtu une portée plus que symbolique aux yeux des militantes du COSF. Celle de Pendembo a été justement perçue comme un élément de reconnaissance de la constance dans l'engagement qui, en général, anime les femmes. De générosité. Mais l'idéologie patriarcale est tenace. L'analyse des chiffres et des aspects qualitatifs que le temps ne me permet pas d'aborder ici, le montre à foison, mais je pense qu'elles ont déjà évoqué les chiffres. Il importe pourtant de souligner que si les mentalités sont encore dures à changer, les actes posés fondent légitimement l'espoir nourri par tous ceux et celles qui croient qu'un nouveau paradigme est en train de se structurer. Le combat permanent des Sénégalaises pour l'instauration de rapports plus équitables et plus égalitaires entre les femmes et les hommes serait-il en train de porter ses fruits, tant dans les mouvements de femmes internes ou affiliés à des partis politiques, que dans les associations autonomes, dont la première organisation de l'abel féministe ? Les Sénégalaises ont toujours porté des revendications multiformes et mené leurs actions riches et diversifiées pour leur émancipation. Mais le tableau demeure sombre. Il aurait été intéressant de procéder à l'analyse de tous ces rapports produits par l'ONP. Mais contentons-nous simplement de noter que dans les domaines de revendication politique, depuis l'expérience avortée par des femmes de l'Union des Femmes du Sénégal, l'UFS, c'est surtout le Conseil Sénégalais des Femmes qui a insufflé une nouvelle dynamique au mouvement en avant des Sénégalaises dans le domaine des conquêtes politiques. À ce titre, d'ailleurs, dans la conférence déjà évoquée, j'ai formalisé quelques points à surveiller à la veille des prochaines élections législatives de 1997. Je cite : "Le fait d'avoir porté une femme à la tête du gouvernement de la République conservera une haute portée symbolique. Il est irréversiblement démontré qu'une femme peut remplir les plus importantes fonctions dans la République. Les plus téméraires des détracteurs du mouvement en avant des femmes ne peuvent plus se payer le luxe de tenir certains discours dégradants de façon impunie." Je disais qu'avec la nomination de Major Boy, c'était tout un paradigme qui était clôturé et un autre paradigme naissant. L'accueil réservé à la nomination de Major Boy prouve que l'opinion publique sénégalaise est désormais mature pour reconnaître la capacité des femmes à faire valoir leurs compétences dans tous les secteurs de la vie nationale. Les femmes et les hommes de tous les milieux ont su apprécier le sens de ce signal. La décision exprimée par tous les khalifs généraux, les autorités des églises et des ordres coutumiers qui ont appelé le Président de la République pour le féliciter de sa décision prouve que désormais, il n'y a plus de mise à contester les femmes sur la simple base de leur statut social.

Depuis le retour des nombreux membres du COSF qui avaient participé à la conférence de Bingu, Aminata Mbeng, rappeler tout à l'heure, le conseil a, en effet, développé des stratégies pertinentes et mené une action continue pour aller à l'assaut du pouvoir politique. De 1995 à ce jour, les différentes présidentes qui se sont succédées, par leur constance dans la promotion du leadership des femmes, ont chacune marqué une ancre, une ancre indélébile, le paysage public du Sénégal. Ces 30 années ont rythmé, ont été rythmées par de grands moments sous chaque magistère. Vous avez vu le film tout à l'heure, mais la répétition est pédagogique. En toute modestie, je dois reconnaître que si, sous le mandat de votre modeste conférencière, qui, au soir d'une assemblée générale très mouvementée, avait hérité du bébé KF, délivré au forceps que les pionnières ont fait éclore et porté sur les fonts baptismaux, l'organisation alors balbutiante, avec engagement, le concept, le conseil s'est saisi de ce premier magistère pour consolider son orientation et affiner une approche. Lors des investitures de 1997, le KF a privilégié un dialogue franc avec les leaders des partis politiques qui ont engagé leur honneur pour relever le pari d'investir des femmes à des positions électives. Ce moment a été fondateur de la confiance de notre conseil, dont notre conseil jouit encore. Tout le monde avait ainsi compris que notre démarche dépasse de loin de simples dénonciations pour adresser ensemble, avec nos frères attentifs au combat des femmes, les conséquences de l'ordre patriarcal. Dès son élection en 1998, Aminata Fall a engagé le KOSF dans la campagne historique "Démocratie ou Étouffement", qui posait avec pertinence la question de la participation des femmes comme un gage de la démocratie. En 2001, le conseil a pris part, une part déterminante, dans la campagne citoyenne du G5 avec APAC, Forum Civil, Site Guilden et AGS pour le renforcement de la représentation des femmes au niveau national et de la gouvernance locale. Permettez-moi à ce niveau de renouveler notre éternelle reconnaissance envers la diva de la philosophie, la très distinguée Professeure Aminata Sow Fall. Si, alors secrétaire général du COSF, elle a été l'une des principales artisanes de la conceptualisation de notre action. Sa finesse d'analyse et sa force prospective restent notre boussole. Semble-t-il que les lingeries, elle a retrouvé là-bas, Aminata Sarr, Ndoye l'a retrouvé là-bas, et il semble que toutes ces lingeries qui ont adopté la cause des femmes comme leur ma et leur guignol, demeurent désormais dans un refuge, un refuge réservé aux moujahid de la justice sociale, des âmes firdaus, convaincus que leur esprit et leur âme nous accompagnent partout. Nous avons prié, mais nous refaisons obstinément de pleurer, parce que de l'égalité, je sais que vous êtes plus que jamais déterminés à combattre les patriarches, les irrédentistes phallocrates qui seraient tentés de fouler les règles de votre nouveau monde.

En 2005, Hawa prit la tête du peloton des combattantes. Et sous son magistère, que le KOSF s'est ouvertement jeté dans le combat pour la conquête de la parité. C'est d'abord à l'interne que nous devions d'abord nous convaincre de la maturité de cette revendication. Je dois dire ici que sociologue, il a fallu que soit convaincu par le discours des autres, que directement parité. Bravo le Kosf. La campagne pour la parité, qui a été ponctuée par plusieurs temps forts, comme la pétition révélatrice d'une adhésion populaire, jusqu'à la grande marche blanche des femmes pour appuyer le dépôt de la première mouture de la loi. C'était simplement sublime. En 2008, c'est sous la présidence de Fatou Kinop que cette bataille fut achevée avec l'adoption par l'Assemblée Nationale de la loi sur la parité. Au-delà de notre conseil, tous les regroupements ont participé. Fatou me rappelait tout à l'heure la part active que la JS avait pris à ce combat. Il y avait aussi beaucoup d'autres organisations de femmes et des organisations citoyennes, simplement. Mais je dois dire, et je le clame haut et fort, que la loi sur la parité est notre enfant. Au-delà de notre conseil, c'est l'accumulateur du mouvement en avant des femmes tout entier, depuis l'indépendance et avant l'indépendance. Awa sera précédée par Lucie, élue en 1900, en 2013. C'est à l'entame de sa mandature que le KF, conscient de ses nouvelles responsabilités, a mis tout son poids dans le renforcement des capacités institutionnelles. Le SU nous disait tout à l'heure dans le film qu'en plus d'avoir bataillé pour que nous ayons enfin un siège donné par l'État, vous voyez toutes les personnes qui sont passées dans les formations du KOSF. Le COSEF a ainsi mis en place le comité de suivi de la loi sur la parité. Au moment de l'élection de Riatou Gassama en 2018, le Kev avait déjà capitalisé une expérience de 23 ans, presque à l'horizon d'une génération entière, et le COSF avait pris conscience de sa grande notoriété. La jeune organisation devenue adulte, le conseil diversifia le portefeuille de ses partenaires, multiplia les projets d'envergure et s'engagea dans le projet, dans le programme structurant de la relève générationnelle. Tout le monde sait qu'avec Riatou, nous avons développé des partenariats multiples, le programme de la relation nationale et le nombre, la quantité de personnes qui avaient été formées pendant cette époque-là, montrant la continuité avec ce que Lucie faisait, donne quand même un label au COSF, un label de sororité dans la continuité stratégique depuis 2003. Ah, je ne peux pas passer ici sans rendre un hommage à Kinet Kamara, que Kinet Kamara, notre secrétaire général. Mais je voudrais aussi que nous saisissions ce moment pour renouveler les prières pour Abindou. Abi Batundo est professionnelle qui a été mon instructeur. Je lui disais toujours avec son élégance et son professionnalisme, mais je ne peux même plus revendiquer que tu as été maîtresse, parce que tu es toujours jeune d'esprit et toujours à l'avant. Depuis 2003, c'est le magistère de notre brillante présidente Bomba Gay, que le KF élargit son action. C'est Nebou. Que dois-je donc dire sans être en deçà du qualificatif requis ? Je me limite simplement à constater avec vous quelle est la tête pensante, l'ouvrière et la meneuse qui est à l'origine de cette célébration que nous vivons aujourd'hui. Nabou est jeune d'âge, très jeune comparé à mon âge respectable. Je suis jeune, quand même. Mais vous serez d'accord avec moi qu'elle a compris la mission de sa génération et est en train de l'assumer. Je réclame vivement un banc de l'assistance pour célébrer notre présidente qui célèbre notre naissance. Le mérite revient à toutes les pionnières du KF. Gabriel Col, Re, Mam Yassine Tamara, dont la fille m'a dit bonjour tout à l'heure, toutes, toutes les présidentes des antennes régionales m'ont salué tout à l'heure. Je lui ai demandé si Ngonek était là, nos sœurs de Casamance, notre sœur de Thiès, qui ne rate aucune réunion, Ramatou. Je reviendrai. Je ne perds rien à attendre. Ramatou, quand sera là, mais je dirai Ramatou, ce mérite revient à toutes. Albertine, je ne sais pas où tu es. Nous étions toutes là, toutes, toutes, toutes, toutes. Je devais enlever mes lunettes et vous interpeller une à une. Vous demander de vous tenir debout parce que vous méritez d'être vues.

Alors, distingués membres de l'auditoire, c'est au regard de la trajectoire du COSF que j'ai très partiellement effleuré dans cette leçon que je voudrais clairement marteler du haut de cette tribune que notre combat, sans aucun contexte, a été à la pointe de la conceptualisation, du portage, de la maturation et de l'enfantement de la loi structurante sur la parité. Cette vérité avérée, actée et documentée ne saurait souffrir d'aucune forme de remise en cause. Nul ne peut démentir notre maternité de cette loi que nous ne réclamons pas assez, du fait de notre trop grande humilité. Les femmes sont humbles, les femmes sont très humbles. Mais parfois, il faut aussi taper sa poitrine pour dire : "J'ai moi". L'adoption de la loi sur la parité a été un tournant décisif. Adoptée en 2010, la loi sur la parité est un puissant levier qui offre aux citoyennes une opportunité unique d'accès à la prise de décision et aux principes d'égalité. Bien au-delà de sa portée réelle symbolique, la loi a permis d'enregistrer des avancées assez significatives. Les rapports de l'ENP qui, depuis 2007, incluent le suivi et l'analyse de la participation des femmes dans les champs de connaissance autres que leur présence sur les listes d'investiture à l'Assemblée Nationale est très illustratif. Le simple fait qu'au cours des dernières décennies, des femmes ont occupé des postes clés et avec beaucoup de compétences et beaucoup d'autorité est très important dans les fonctions politiques. Aminata Touré, en tant que Premier Ministre, puis Présidente du Conseil Économique, Social et Environnemental, déjà présidé par Aminata Touré, a apporté une double consolidation de notre leadership et de nos acquis. Aminata Mbeng sera à la fois portée à la tête du Haut Conseil de la République et de l'emblématique Parti Socialiste. Tal et Yassine Fall se sont succédés à la tête de notre prestigieuse diplomatie à un moment historique marqué par la 3e alternance politique du pays. Malgré ces acquis, nous devons, hélas, répéter que le patriarcat a la peau très dure. Avec le processus et les résultats des élections présidentielles de 2024, nous pouvons confirmer que les règles du jeu érigées par les hommes et pour les hommes imposent encore, malgré notre combat, des barrières à l'entrée que les femmes peinent à lever. L'exigence de parrainage appelle un capital à la fois social et économique que la quasi-totalité des 19 candidats partiellement déclarés ne pouvait mobiliser. Tout aussi deb pourrait témoigner Mar Lee, qui a été la première à déclarer une candidature à la présidentielle et qui a dû renoncer avant la présidentielle, mais bien d'autres, et bien d'autres. Une seule candidate a pu se présenter à cette élection, dans un pays où les femmes constituent plus de 50 % des électeurs. Le duo Sonko-Diomaye en raflant le pari face à Ante Baba Karam, qui garde le mérite de l'excellente campagne électorale qu'elle a menée. Donc, le duo Sonko-Djomai a raflé la mise. Toutefois, les rapports tragiques unissent les femmes et le pouvoir politique ne semblent pas avoir respiré la brise enivrante de la nouvelle alternance, arrosée par les larmes d'angoisse des mères éplorées et le sang âcre de leur enfant martyr. 3e alternance, la constance et le rôle des femmes dans le combat, mais 3e alternance arrosée. 3e alternance, mais les premiers actes posés par le Président Bassirou Maf et son Premier Ministre Ousmane Sonko, à travers l'annonce du décret du 5 avril 2024 portant nomination des ministres et secrétaires d'État, ont soulevé une vague d'indignation et de protestation dans tout le Sénégal. Avec les 25 ministres et cinq secrétaires d'État, 34 portefeuilles étaient concernés, avec l'ajout du cabinet du chef de l'État. Mais sur 34 postes, il y a eu seulement quatre femmes, sans compter les membres du cabinet du Premier Ministre. Les femmes n'ont pas été les seules à considérer cette situation comme un affront, doublé de la trahison des promesses électorales du duo Sonko-Agomai, qui avait inclus, inclus dans son programme électoral, une forte proposition sur l'autonomisation et la promotion des femmes pour une société inclusive et prospère. La réponse citoyenne a été portée par les femmes, mais également par les citoyens de tous les bords, qui ont tenu à rappeler la contribution significative et constante des femmes au combat pour la victoire de l'opposition. Des organisations féminines et des femmes d'obédience idéologique et politique différentes ont signé, mis en place une coordination des femmes pour coordonner la réponse. La très argumentée et percutante déclaration qui a été rédigée a été signée dès sa diffusion, dans un élan de soutien et de solidarité, par un premier groupe de 255 personnalités indépendantes, citoyennes et près de 30 organisations de la société civile. Aujourd'hui encore, la coordination organise la réflexion sur les nominations et prend en charge avec diligence cette problématique qui continue encore de nous interpeller. La plupart d'entre nous sommes engagés en son sein. Brkidembrek, Sonko Mo, Sonko Jom Moï ont nommé les personnalités membres de l'OFNAC. Allez regarder vous-même le nombre de femmes. Vous allez me dire que le syndrome du Saint-Léton non seulement a été ressuscité, mais est en train de s'implanter dans ce pays, et cela nous interpelle.

Maintenant, je devais examiner rapidement les défis structurels, mais Nabou l'a déjà suffisamment fait. J'avais cité les défis culturels et normatifs. Vous comprenez tous que les enfants naissent, construisent féminité, masculinité, genre, stéréotypes. C'est le premier défi qui concerne les normes culturelles et les normes sociales. Le deuxième défi que j'avais identifié, c'était les défis économiques, les défis liés à l'accès aux ressources, l'accès à la terre, mais l'accès à tout le facteur de production, mais le crédit, mais l'éducatif et la formation. Éducation, formation. Alors, les inégalités d'accès, inaccessibilité à l'éducation, parce que j'ai aussi qu'il y a politique et institutionnelle, parce que les stéréotypes culturels, les normes sociales, comme les inégalités économiques et éducationnelles, sont autant de facteurs explicatifs de la sous-représentation des femmes dans l'espace décisionnel. La mise en œuvre incomplète ou insuffisante de la loi et des mécanismes d'égalité de la loi sur la parité et des mécanismes d'égalité à caractère partiel. Le manque de soutien mutuel entre les femmes et de mentorat, notamment pour les plus jeunes et les plus faibles, et aussi un problème préoccupant. La sous-représentation médiatique des femmes qui, sous un rapport direct avec leur déficience d'accès, à la déficience d'accès à la décision, le harcèlement politique et les intimidations, et cetera, et cetera.

Les leçons et perspectives d'action pour stimuler le leadership féminin. L'analyse diachronique de l'évolution du COSF nous enseigne d'importantes leçons de leadership dont, en sus du mouvement en avant des femmes, notre pays entier pourrait s'inspirer, même et même au-delà. Nous commençons d'abord par l'identification de quelques leçons qui nous semblent importantes. La première leçon que je voudrais que nous retenions, c'est que la pluralité et l'identité, la force est la principale source d'inspiration de l'action du COSF, mais du mouvement social en avant des femmes de façon générale, pluralité. Cette pluralité est d'une part politique, concernant le KF, du fait qu'il transcende les obéissances partisanes et idéologiques propres aux partis politiques d'appartenance de certaines de ses membres. Mais cette pluralité, elle est aussi sociologique, car notre conseil, depuis les germes de sa gestation, transcende les différences sociales intellectuelles. À l'assemblée générale constitutive du KF, les percutantes interventions de notre sœur Ramouan, ici présente, alors ouvrière et présidente des femmes du PAI, nous avaient toutes séduites. Chambre de commerce, mais ouvrez. Allô, allô. Votre conseil a développé une architecture institutionnelle complexe, en intégrant des antennes régionales et des mécanismes dans la coordination de coordination multiniveau. Mais au niveau central comme dans nos décentralisées, les principes sont uniformes. Même principe. La diversité originelle du COSF, comme je l'ai montré au début de cette leçon, plonge ses racines dans les entrailles mêmes qui l'ont fait naître. La double pluralité politique et sociologique est consubstantielle et intrinsèque au COSF. Cette approche transcendantale et non partisane a été le moteur de notre combat stratégique pour l'égalité politique. Aujourd'hui, nous pouvons affirmer en toute humilité que même si les femmes ne sont pas encore emparées, ne se sont pas encore emparées de tout le pouvoir, la forte capacité d'influence de notre conseil est désormais incontestable. Avant même l'entrée de notre enfant dans la pleine adolescence, après quinze ans d'engagement sans faille, l'action conjuguée des femmes a rencontré la volonté politique du Président Abdoulaye Wade, qui voulait aussi laisser quelque chose à la postérité, compte tenu de son âge et de son accès tardif à la magistrature suprême. La loi sur la parité, je le répète, est un maqu. Devons plébisciter. J'exhorte donc notre engagement à toujours veiller à sauvegarder notre pluralité. C'est un état long gagnant qui constitue l'ADN et la principale richesse du COSF. Taculen Bob.

Alors, le deuxième enseignement, et c'est là que je retirerai le deuxième enseignement que je voudrais souligner, est la leçon de démocratie dont les femmes sont porteuses à travers leur lutte pour exercer les influences, acquérir les droits et faire avancer les positions de leadership des femmes, d'égalité dans toutes les sphères publiques comme privées. Le KF a forgé un mode opératoire d'exercice d'un leadership collégial transformationnel qui peut, sans doute, servir de leçon à tous ceux qui veulent instaurer une démocratie participative. Je prends l'exemple du COSF, comme j'aurais pu prendre celui de l'AGS, une quelconque autre organisation féminine nationale. Combien d'alternances, grande sœur Georgette Falsau, a connu l'AGS entre sa première présidente et notre sœur Aminata Fall, aujourd'hui à l'épreuve ? Alternance AGS au KOSF, nous en avons connu huit. J'inclus délibérément notre présidente d'honneur, Aminata Safal, qui avait conduit avec panache le comité d'initiative. Je rends encore hommage à cette grammaire de la plume pour son éthique, son humilité, sa générosité et sa légendaire sobriété. Par silence mythique, elle nous a enseigné que ce ne sont pas les projecteurs qui distillent la lumière de la notoriété. Loin de cette autoproclamée présidente fondatrice, elle a tenté de faire de notre conseil un Gondwana potentiel. Elle s'est effacée sans vague dès que son fardeau a pris forme, la forme d'une gamarre adolescente convoitée. Le COSF a très vite revêtu les habits futés, les habits encore d'une femme futée et encore en devenir. Comme le disait le professeur Major Diop lors de notre première rencontre pendant le dialogue avec les dirigeants des partis politiques, KF, bouar, c'est sans doute grâce au fondement éthique, altruiste et responsable imprimé par Aminata Saopal. Aucune d'entre nous qui avons porté les sept autres magistères n'a eu la velléité de faire autrement que de s'assurer de l'essort du conseil, de la bonne gestion de ses ressources et de lui rendre encore, de le rendre encore plus fort avant de le transmettre à l'assemblée des membres qui en élit un, une autre. N'est-ce pas là, Docteur Foden, président de Selmad, et Kumba Gado, présidente de Auline, une leçon de leadership transformationnel alliée à un management sain que nous adressons à l'ensemble des dirigeants de notre continent ? La troublante expérience actuellement en cours en Tanzanie, sous la conduite de l'une de nos sœurs, nous oblige, en effet, à étendre cette belle leçon à toutes les femmes aux commandes. Nous devons construire un modèle de leadership qui soit décomplexé de tous les schémas de la folclore. Je pense que je peux m'arrêter là en disant simplement qu'il nous incombe d'accélérer la représentation politique et institutionnelle. Il nous incombe de renforcer l'éducation et la formation au leadership. Il nous incombe de soutenir l'autorisation économique des femmes, de promouvoir les synergies d'action contre les violences multiformes et de promouvoir surtout l'alliance impliquant les hommes et les leaderships. Je crois que c'est Nebumba qui a parlé ici, nous a déjà dit que demain nous aurons beaucoup d'informations sur l'alliance qu'il est en train de faire constituer. KF, merci beaucoup. B. Mar, merci infiniment. Merci Ben Marema. On va applaudir fort pour elle, et je vous prie, je vous prie pour applaudir. Je vous prie d'applaudir le KF et de vous lever si vous le pouvez pour applaudir KF. Est-ce que KF, est-ce Saluez le son inaugural. Saluez également la présidence de Madame le Premier Ministre Pinouré. Merci infiniment. Merci d'être là, présente parmi nous aujourd'hui. C'est également un exercice pour nous permettre de nous dégourdir les jambes un peu. Vous pouvez vous rasseoir. Merci. Au revoir Nina Pende. Oui, c'est vrai. On la permission de Madame la Présidente, bien sûr. Et je voudrais, avant de rendre l'antenne, dire à notre sœur Aminata Touré que nous avons parlé d'elle en long et en large dans cette leçon inaugurale, parce qu'elle n'est pas seulement.

Parmi nous, elle est de nous. Elle est une membre du COSF, qui n'a pas attendu notre âge adulte pour le revendiquer. J'avais rendu hommage tout à l'heure à Aminou, et cela nous a fait pleurer. Je dirais que l'étude qui a été à la base de notre campagne "Démocratie, où es-tu ?" Je ne sais pas si tu t'en souviens, Aminour Mimi, c'était une femme éthique et politique. Tu en étais l'auteur avec Aminado. Jamur, merci beaucoup Marem. Nos hommages également à Madame Aminat Touré. Merci infiniment d'être avec nous. Nous avions entamé les témoignages à l'endroit de nos pionnières, et la famille de la présidente d'honneur du COSF, Madame Aminatfal, sa famille avait déjà pris la parole. Je vais donner la parole à Marie-Pierre pour une minute, et ensuite je donne la parole à Madame Aminata Faassé pour notre panel autour du thème sur le leadership féminin et gouvernance inclusive : défis et perspectives. Et dans ce panel, nous avions la participation et l'intervention du professeur Amsatus Sidibé, qui a d'autres engagements, et on va y aller très vite pour lui permettre de prendre la parole. Et ensuite, merci Lina. Comme Amsetou était avec nous, nous allons lui permettre, et Mimi va, et Madame Amenette Touré, euh, va l'attendre de dire son mot avant que Madame Amtouré, qui a quitté une réunion pour venir, puisse prendre sa parole. Et on continuera avec Marie Pierre, qui passera. Et demain, bien, professeur aussi, merci infiniment. Merci beaucoup. Allô, wabarakatuh. Plus jeune. F pour Madame le Ministre. Sénégal donne confid BG appartement Sénégal au Sénégal. Mais Madame la Représentante du Parlement, Madame la Vice-Présidente du Parlement, Bobaba. Excellence Commission Nationale des Droits de l'Homme. Madame le Ministre, Présidente. Bou, féliciter communication, communication. Génération. Machallah, c'est ma sœur Marie-Pierre Sar. C'est mon collègue Marie Pierre Sar. Ensemble que faculté de droit. Collègue. Machallah. Parce que Sénégal. Machallah. Alors, quel est le problème ? Quel est le problème pour vous ? Indépendance de commerce. 2, 3. Ça fait 30 ans. Machallah. Toujours particip. Alors, leadership féminin, gouvernance inclusive, défis et perspectives. Toujours approche traiter genre. Question leadership féminin. D'abord, leadership. Définir leadership. C'est vrai. Leadership féminin. Après, alors de l'homme. Toujours de me rappeler prince. Gouvernance inclusive, défis, perspective. Principalité des droits humains. Afrique, Europe, Amérique. Parce que l'univers. Deuxième principe, droit de l'homme. Insister le principe de non-discrimination. Non-discrimination. Famille évolue. Famille de la gag. Mais parce que le cré de femmes et déclaration internationale. Lui rappeler. C'est des droits universels. Principe d'abord, universalité. Non-discrimination. Parce que troisième principe, l'indivisibilité des droits. Société. Parce que wou, l'école évoluer. Principe de l'indivisibilité. C'est ça l'indivisibilité. 3, 4e principe, le principe de l'interdépendance. Interdépendance entre les droits humains, la démocratie, le développement et la paix. Démocratie, démocratie, où es-tu, n'est-ce pas ? On y reviendra. C'était une belle formule. Démocratie, de développement, développement et la paix. Principe de l'interdépendance. Par rapport au sujet, il est extrêmement important que les droits des femmes soient respectés dans la mesure où si la femme n'est pas impliquée, la démocratie est remise en cause, de même que l'état de droit, le développement, la paix. Dans la gestion de la cité, la femme, en sa qualité de membre à part entière et non entièrement à part, a son mot à dire. Alors donc, euh, c'était un rappel qui m'a semblé important. Mais je veux en venir à la situation actuelle pour voir rapidement les défis et les perspectives. Bon, on sait que pour ce qui est de la participation, on a la loi sur la parité qui est d'une importance capitale au Sénégal. Alors, je voudrais revendiquer ma part de membre du KEF à cet égard. Ah oui, de membres du KOSF. "Démocratie, où es-tu ?" Je me souviens du jour où Madame Aminata Pa cassé m'a offert le petit ouvrage pour que je le recherche. "Démocratie, où es-tu ?" C'était un cri de cœur, et le KOSF avait marqué un grand coup avec ce document. "Démocratie, où es-tu ?" À partir de ce moment-là, parce que dans cet ouvrage, on disait : mais pourquoi est-ce que les femmes ne participent pas valablement à la vie de la cité ? Cri de cœur, sensibilisation, on en parlait partout. Alors, je veux rendre hommage aujourd'hui à une dame qu'on ne cite pas souvent, qui a fait beaucoup pour la parité. C'est Madame Fatou qui n'est Camara. Moi, je vous dis, hein, à mon âge, je ne dis que ce qui me permettra d'aller au paradis bientôt, n'est-ce pas ? Madame Fat Camara est venue me voir à mon bureau à l'Institut des Droits de l'Homme et de la Paix. Bon, "Démocratie, où es-tu ?" était en vogue, hein. Donc, on éprouvait le besoin de donner plus de droits aux femmes pour participer à la vie de la cité. Ça, c'était une évidence. Elle vient me voir un matin et me dit : "Où, moi, j'ai des problèmes. Je pense qu'il nous faut une loi sur la parité." Je lui dis : "Ah bon ?" Elle me dit : "Mais on croit que ce n'est pas dans l'ordre du faisable et que peut-être, bon, je suis en train de rêver ou je ne sais quoi." Je dis : "Mais non, assieds-toi." Elle s'est assise. Je lui ai dit : "Démocratie, où es-tu ? Il nous faut la loi sur la parité." Point barre. Il nous faut ça. Et on a pris des feuilles. J'ai signé un document adressé au professeur Ismaël Majorfal, qui était le directeur du Crédila, ensuite à la fondation Ebert et à d'autres organisations pour dire qu'il faut un appui pour qu'il y ait une loi sur la parité. Oui. Donc, c'est parti de "Démocratie, où es-tu ?" Ensuite, de ce que Fatou Camara a dit dans mon bureau, de ces signatures que j'ai pu faire, et c'est de là qu'est partie la loi sur la parité. Alors, qu'est-ce que j'ai fait avec Ismaël Madorfal, avec professeur ElH Mot, avec professeur Noujouf ? On s'est assis dans un petit bureau de l'IDHP, la petite bibliothèque. Il y avait une petite bibliothèque, et on a travaillé sur le premier avant, avant, avant projet de loi portant sur la parité. On l'a fait, et on l'a soumis à une première rencontre où il y avait beaucoup d'acteurs. Il y avait même le professeur, Madame Recteur, même lui, beaucoup de... Il y avait aussi, euh, Rahma K, je pense, c'est prenant Biki. Beaucoup de personnes qui sont venues. On a invité la société civile. Bon, il y avait le COSF. Nous étions déjà nous du COSF, de toute façon, et on a travaillé sur le document qui, aujourd'hui, corrigé, modifié, corrigé, modifié, est la loi qui porte parité au Sénégal. Donc, je crois que ça, le rappeler, ce n'est peut-être pas une mauvaise chose. En tout cas, toutes mes félicitations, je le dis très sincèrement, à Fatou Kamara. N'eût été elle, peut-être que on n'aurait pas eu cette loi sur la parité. En tout cas, pour ce qui est de la participation, évidemment, avec la loi, surtout sur la parité, on voit de que de plus en plus les femmes participent à un haut niveau dans la vie de la société, n'est-ce pas ? L'Assemblée nationale, tout à l'heure, je ne vais pas revenir sur ça pour ne pas qu'on perde du temps. Au niveau de l'Assemblée nationale, nous n'avons pas la parité absolue, parce que parité absolue, c'est 50 % 50 %, mais on a au moins 44 %, je pense, de femmes, hein. Donc, ça a diminué. Il faut revoir le système électoral. Le système électoral, il faut le revoir. Là où on dit que c'est petit, il faut un seul député, il faut revoir ça. Même quand c'est petit, il faut deux députés. Alors, parce que la parité, elle, elle est aujourd'hui incontournable si on veut être vraiment dans les principes, dans nos engagements internationaux. En tout cas, même quand il y a des avancées concernant la participation des femmes, il y a des avancées, il y a des limites. Bien entendu, tout à l'heure, vous avez parlé du nombre de femmes au gouvernement. Ça, moi-même, j'ai interpellé Monsieur le Premier Ministre dès le premier gouvernement de la 3e alternance en public pour lui dire : "Ah, il n'y a que quatre ou cinq femmes sur je ne sais combien de ministres, n'est-ce pas ?" Donc, ça, on devrait le revoir. Mais les défis, il y en a beaucoup, hein. Défi dans l'application de la loi sur la parité. Je ne sais pas si Pat Kined du, euh, l'ancienne présidente du de l'ONP, est dans la salle. Mais, euh, moi-même, je suis membre du conseil Mambousbre et membre du conseil. Il y a sans doute d'autres membres du conseil. Nous travaillons d'arrache-pied sur le suivi et l'évaluation de la loi sur la parité. Il y a encore des contraintes, hein, parce qu'il y a des résistances, il y a des autorités qui pensent que la parité là, il faut attention, on ne peut pas avoir ça. Mais avec autant de femmes de qualité, qu'on nous dise que vous ne pouvez pas avoir la parité absolue, c'est se moquer de nous quand même, n'est-ce pas ? Donc, il y a cette affaire de suivi et évaluation. Il nous faut arriver à la parité absolue, 50 % 50 %, et s'il y a plus de femmes, pensez demain à ce qu'il y ait plus de femmes que d'hommes, pourquoi pas, hein. Alors, les violences et le harcèlement politique, Madame Mimour, elle, elle n'est pas là. Elle peut en parler. Le harcèlement politique. Moi-même, j'ai été victime de harcèlement politique parce que j'ai fait preuve d'audace en 2012 en me présentant à l'élection présidentielle avec ma sœur du dernièrement. J'ai voulu me présenter à la dernière élection, mais il y a un un religieux qui m'a dit : "Bson président de la République, parce que président de la République, général pouram." Alors, ça m'avait choqué vis-à-vis de cette autorité religieuse. D'abord, un khalif général, on pense comme ça concernant un khalif général. Les khalifes généraux ont le sens de la responsabilité, quand même. Et vis-à-vis de moi aussi, j'ai dit : "Mais les femmes sont traitées de la sorte dans notre pays ? On croit que ce sont des frivoles qui et cetera." Donc, ça, c'est une réalité, hein, les violences et harcèlement, euh, politique. Il y a d'autres défis. L'éducation, la question de l'éducation, de la formation, de l'information des femmes, et il y a, et surtout, les obstacles d'ordre socioculturel et le manque de culture des droits des femmes. Faut qu'on souligne ce manque de culture des droits des femmes. Pourquoi est-ce qu'on manque autant de culture des droits de femmes ? Mais c'est parce que on a, et et Marie Metouré, d'ailleurs, devrait peut-être mener, elle l'a sans doute fait, mais faire des exposés sur ce qui se passe, n'est-ce pas ? Par rapport, elle a dit, au vécu de nos ancêtres. C'est important qu'on en parle, le vécu de nos ancêtres. Cherant en a parlé avec le système matriarcal qui a été bouleversé par la suite par deux chocs historiques. Le premier choc historique, c'est un islam mal interprété. Je répète toujours que Ah, j'ai quand même 5 minutes. Mais c'est toi qui nous a pris tout notre temps, mais dites s'il vous plaît à que j'ai été commise pour faire la leçon inaugurale, mais elle pas pour en faire une autre. Je vais passer directement aux perspectives. Les pers, vous. Bon, alors les perspectives, je crois que cette notion de leadership là, il faudrait que nous essayons nous-mêmes de nous l'inculquer et de l'inculquer aux générations plus jeunes et aux générations, évidemment, après, futures. Parce qu'il faut toujours qu'on rappelle les trois éléments du leadership : le savoir, jusqu'en Chine. Je ne vais pas faire de développement sur ça. Partout où on peut avoir le savoir, il faut le chercher. Le savoir-faire, faire les choses bien, de de bien, et le savoir-être, les valeurs, ça me semble extrêmement important. Et dans le savoir-être, justement, ce qui est peut-être souhaitable, c'est qu'on revisite le passé. Nous, d'où venons-nous ? On a parlé tout à l'heure du Wallo et et cetera. Moi, souvent, je me dis : mais mes mes mes défauts, peut-être mon caractère, je le je le tiens de mes parents. J'ai une mère. Wo, c'est une de Wallo. On a, on a, pour nous, il n'y a pas de complexe. Les femmes doivent occuper des positions dans la société. Et pratiquement toutes les femmes sénégalaises. Famille, non, on parle souvent de Walo, de la Casamance, et cetera, mais c'est tout le monde, n'est-ce pas ? C'est dans l'âme de l'Africain, et c'est dans l'âme du Sénégalais et de la Sénégalaise. Donc, je pense que c'est un point qu'il faut régulièrement rappeler. Pourquoi ? Parce que ce que ça nous permet d'avoir, et qui est extrêmement important, c'est que c'est la conscience de nos valeurs intrinsèques. La conscience de nos valeurs intrinsèques. Alors, j'ai donné l'exemple de cette fille qui est venue me voir une fois. Elle venait des États-Unis. Elle faisait sa thèse sur la parité. Elle est venue me rendre visite en disant que c'était son professeur qui lui avait demandé de me de me rencontrer parce que le professeur est étonné de savoir que dans un pays comme le Sénégal, il y a la loi sur la parité. Je lui ai dit : "Mais nos ancêtres connaissaient ça." Donc, on n'a pas copié sur autrui. On a fait que vivre ce que nos aïes, nos aïes avaient vécu. Donc, je crois que ça, c'est d'une importance capitale. Cette prise de conscience de nos valeurs. C'est ça qui va nous donner la confiance. C'est ça le leadership. Ça induit la confiance en soi parce qu'on sait qui on est. Quand on sait qui on est, on sait où on va. Et donc, ça, ça me semble important. Et ça induit l'engagement, ça induit l'audace. Mais l'audace bien placée, évidemment, quand on parle des des candidatures des femmes qui osent candidater pour les législatives, présidentielle, local, et cetera, et cetera, ou dans d'autres domaines. C'est cette audace là qu'il faut aux femmes. Ça me semble important. Ensuite, comme euh perspective, il me semble essentiel qu'il y ait, que nous menions, c'est un groupe extrêmement important. Le COSF doit participer à ce dialogue avec les mouvements antidroits. Les mouvements antidroits sont en train de progresser. Les yeux bandés ne regardent rien. Ils ne voient que le but. Pousser, euh, peut-être instrumentaliser, mais qui peuvent être un danger pour tout ce que nous avons fait durant notre vie. On s'est fatigué pour que les femmes aient plus de droits. Si maintenant, il y a des groupes hommes-femmes qui se disent "mouvement antidroit" qui refusent qu'il y ait une réforme du code de la famille favorable aux femmes, qui refusent qu'il y ait un code de l'enfant, et bien ça, on doit se lever, se donner la main et puis avancer, hein, parce que ce n'est pas possible. Et enfin, je vais peut-être en terminer par là. Il nous faut la volonté politique. Elle est là, mais je crois qu'elle n'est pas agressive. Nous devons voir de visu qu'il y a cette volonté politique. Je voudrais par exemple constater que le code de la famille ne pose pas de problème pour sa réforme. Je pense aujourd'hui à ce que Senghor avait fait au moment de l'élaboration du code de la famille. Les chefs religieux se sont levés, allés dans les mosquées pour dire : "Pas de code de la famille." Il leur a dit : "Je passe outre." Et on a un code de la famille qu'il faut maintenant améliorer parce que peut-être qu'il y a des choses à y voir. Et enfin, je voudrais dire que le mot solidarité, à l'exemple du COSF, et bien le COSEF doit être une référence en matière de solidarité. Plus de solidarité entre les femmes, je crois que ce ne serait pas mauvais. Mais plus de solidarité des hommes vis-à-vis des femmes, je crois que ce ne serait pas une mauvaise chose. Et ce n'est que dans ces conditions, évidemment, qu'on aura cette culture des droits humains, que les femmes seront plus épanouies, qu'on aura le développement, qu'on aura la démocratie et qu'on aura la paix. Je vous remercie de votre aimable attention. Merci. Alors, m'excuser, je devais travailler avec un jury dans mon bureau depuis ce matin, mais je ne pouvais pas ne pas venir. Maintenant, vous allez me donner la possibilité de retourner au bureau. Voilà. Merci beaucoup. Merci professeur. Merci beaucoup. Merci infiniment. Je rappelle que l'intervention du professeur Hamsatoo Sidibé est intégrée dans le panel leadership féminin et gouvernance inclusive : défis et perspectives. Et ce panel doit être modéré par Madame Aminata Faikassé, 2e présidente du COSF. Et comme panéliste, nous avons Madame Aminat Bengjai, professeur Ansat Sidibé qui vient de délivrer son message, ainsi que Diatouissé et Fatou Diouf. Ce que nous allons faire. Je vous propose de donner la parole, et je vais donner la parole à Madame Amina Tatouré afin qu'elle puisse dire un mot, et ensuite nous allons marquer la pause déjeuner. Nous reviendrons en salle pour terminer et cumuler les deux panels. Donc le panel sur le leadership féminin et gouvernance inclusive, et ensuite le panel sur l'échange concernant le mentorat intergénérationnel : valoriser et capitaliser l'héritage des pionnières. Et dans ce panel, nous avons comme modératrice Madame Rokia Tugasama, 6e présidente du COSF, et comme panélistes, nous aurons Madame Mariam Wanli, Madame Dailcissé, Madame Adjà Rafal, Madame Ramatoufal. Voilà ce que je vous propose pour la suite de notre programme. Je donne la parole à Madame Aminat Touré. J'aimerais qu'on applaudisse très fort pour elle, puisque dans la leçon inaugurale de Docteur Mariam Matoura, elle l'a citée plus d'une fois pour justement parler de son poste de Premier Ministre, mais également de Ministre de la Justice, Garde des Sceaux du Sénégal. Madame, Madame Aminat Touré, PM, comme je l'appelle affectueusement, nous vous donnons la parole. J'aimerais également qu'on applaudisse très fort pour nos prochains panélistes qui vont arriver dans un instant. Merci. Merci beaucoup le présidium, le ministre. Toujours un plaisir de vous retrouver. Professeur à le privilège maintenant de l'occuper. Euh, professeur aussi, enfin, Docteur Mariama et professeur Amsatou, et les dames que j'ai au bout de la table, Mary Lendy Nobar. Euh, je voudrais vraiment m'excuser de ne pas avoir été là dès le début, mais je tenais à venir. Je sors d'une réunion euh en tant que membre fondatrice aussi du COSF. Ça s'est bien tenu à l'hôtel Indépendance, cette période-là, dans avec qui j'ai eu le plaisir effectivement d'écrire l'ouvrage sur femme politique à l'époque, les documents du duf qui était naissant. Alors moi, ce que je voudrais dire, euh, je crois que à l'image de la communication de Docteur Mariam Matouré et de professeur Amsatou, c'est qu'effectivement, nous avons fait un long chemin, ça, incontestablement, même si on observe dangereusement une baisse dans certains de nos acquis. Nous étions, je crois, à 48 % euh de présence des femmes à la dernière Assemblée Nationale, et là, nous sommes passés à 44. Et ça, il faut le constater. Mais ce n'est pas le seul, la seule préoccupation qui devrait, disons, nous concerner. Avec les harcèlements, ce n'est pas nouveau. Mais bon, les mêmes harcèlements d'ailleurs du temps de, voilà, de de Macky Sall, he, contre le 3e mandat et autres. Mais évidemment, je crois que nous secouons les, voilà, le le patriarcat quand c'est une femme qui s'oppose, et qui s'oppose de manière, entre parenthèses, virile, parce qu'il voit ça comme de la virilité, alors que Jumber a dat, voilà. Mais ce qu'on observe pas seulement au Sénégal, mais dans le monde entier, c'est une virilisation agressive de la vie publique, et on voit le type de modèle de leadership qui arrive au pouvoir dans certains pays. Une étude en Europe a montré que plus de 40 % des hommes disaient qu'il faudrait peut-être une dictature en Europe. Pourtant, l'Europe, c'est quand même le berceau des droits de l'homme, voilà, de la démocratie et cetera. Et c'est également le cas chez nous, il faut, il faut l'accepter. Dans le cadre des perspectives, je pense qu'il est important d'analyser le contexte d'agressivité masculine qui s'est emparé de l'espace public et qui s'est emparé de la politique. Ça, c'est une réalité. Et si nous voulons engager la nouvelle génération de femmes ou les femmes tout court, nous devons travailler à changer ce postulat. Je discutais avec une amie, je lui disais : "Mais je suis un peu étonnée de l'apathie des intellectuels sur les questions de l'heure." Donc, quelque part, on cède à une espèce de terrorisme verbal qui ne dit pas son nom, et qu'il faut dénoncer. Il faut le dénoncer avec les hommes. Je considère que c'est une stratégie extrêmement importante. Euh, vous en avez parlé, professeur Amsatou. Euh, il nous faut une alliance stratégique avec deux groupes. C'est le groupe des hommes, mais des hommes positifs et progressistes. Et ils sont dans le pays, ils sont dans tous les secteurs, parce que au fond, les, voilà, c'est leurs filles qui réussissent. Donc, ça change le regard même qu'il porte sur les femmes, parce que le succès des filles à l'école, à l'université, dans des secteurs euh où elle n'était pas avant, ça a quand même aussi induit un changement de regard en direction des des femmes. Et beaucoup de pères de famille euh aujourd'hui sont entretenus par leurs filles, et ça change le le regard qu'il porte. Donc, ces hommes-là, on doit les amener dans le combat que nous menons pour que on puisse avoir une contre-offensive contre cette agressivité, cette masculinité négative qui s'est emparé de la politique et de l'espace public. Quoi que c'est une tâche qu'on doit faire, parce que partout où il y a de la violence, les femmes ont tendance à se retirer, et c'est une stratégie pour les évincer de la scène publique. Moi, je le vis tous les jours, mais au contraire, moi, euh, plus ça se fait, et plus je suis déterminée. Donc, au fond, ceux qui m'attaquent ou harcèlent ne font que me rendre service, parce que bien évidemment, on a tous, hein, des souches de Khad et cetera. Au contraire, voilà. Et il nous faut inculquer ça à nos filles. Il faut inculquer ça à nos, il faut leur dire qu'on a des hommes à nos côtés, des hommes qui sont pour la justice, des hommes qui sont pour la paix, des hommes qui sont pour la stabilité du pays. Ça, ce sont nos tâches. Ce sont nos tâches, parce que autrement, les femmes vont se détourner de la politique, parce que évidemment, bon, elles ne veulent pas, comme on dit, se faire agresser. Et de plus en plus, on va avoir cette baisse tendancielle, malgré une loi sur la parité, parce qu'on passe de 48 à 44, et après, quand vous aurez cette segmentation, cet émiettement politique auquel on assiste, vous allez avoir de plus en plus d'hommes qui vont arriver comme seul député de leur liste, et pas de femmes, et pas. C'est comme ça que, voilà, la régression va se faire, et un jour, quelqu'un dira : "Au fond, la loi sur la parité ne sert à rien", et une majorité d'hommes vont voter pour la supprimer. Je pense qu'il faut qu'on ait, qu'on soit d'une extrême vigilance. La, le deuxième, les deuxièmes alliés que nous devons avoir, c'est la presse. La presse qui est un véhicule important, et qui colporte plus que jamais, parce qu'on est dans une société de consommation, à outrance, des types et des modèles, mais qui sont anti, anti, antiféminin, quasiment. La femme est, voilà, mise en scène dans une position vraiment suggestive, et cetera, et rabaissante, des positions aussi rabaissantes, au fond, et ce qui finit par compter, c'est l'apparence extrême, c'est, et cetera, mais à quel prix ? Peut tout être très joli, hein, nous le sommes tout d'ailleurs. Bravo. Mais également, cela vient avec un certain coût, parce qu'on réduit la valeur de la femme certainement à son apparence. Et ça affecte beaucoup de jeunes filles, énormément de jeunes filles. Donc, travailler sur le self-esteem des jeunes filles, ça, c'est du travail aussi. Ça fait partie de notre travail à faire. Voilà, vous n'avez pas à ressembler à tout le monde. Voilà, vous avez le droit d'avoir votre propre style, et vous avez le droit d'exister, voilà, comme vous souhaitez le faire. De doubler d'arrêter sa valeur à ce fou, à sa faida. La presse est un allié, et doit être un allié extrêmement important. Les chefs religieux, nous l'avions fait à l'époque, même du temps du KCEF, sur la planification familiale, euh, et cetera, il nous avait beaucoup aidé. Nous avons un peu lâché ça. Donc, il nous faut aller vraiment à la découverte de nouveaux talents qui viendraient également dans les médias expliquer la véritable version de l'islam, qui est une version avant-gardiste et progressiste, parce que le combat se mène aussi là-bas. Les Fatima, Bernici sont là, ont fait un travail extraordinaire pour montrer que la religion de l'islam, en tout cas, est une religion extrêmement progressiste pour les femmes. Je discutais avec un ami qui est un spécialiste de l'héritage en islam, et il me disait, je le challengeais, je lui dis : "Oui, mais il y a quand même des inégalités quand même évidentes sur l'héritage, parce que une part un homme, deux parts euh une part euh une, voilà, une part pour une femme, deux parts pour un homme." Il me dit : "Non, c'est qu'on tronque la vérité. Quand on donne deux parts à l'homme, et qu'il l'accepte, il a obligation d'entretenir ça, ceux qui a une part. Mais qui en parle ? Personne n'en parle." Et il me dit : "Au fond, ce qu'on ne dit pas non plus, c'est que l'héritage, il est consensuel. Si une famille décide que la part d'un homme et la part d'une femme, c'est la même chose, mais on doit entériner." Mais c'est pas ce qu'on nous dit nous. Quand des familles s'entendent, on dit : "Non, c'est anti-islamique." Donc, il nous faut vraiment avoir des partenariats constructifs avec ces religieux progressistes, et ils sont là. Je voudrais pas être long, long, je le suis déjà, mais je considère que cette question de travailler autour de la construction d'une masculinité progressiste est extrêmement importante. Aussi, identifier tous les leadership féminin. Elles sont toutes là. Allons les voir dans les coins, dans les recoins, dans les marchés. Elles tiennent et soutiennent les familles à bout de bras, et les inciter à occuper des positions décisives. Donc, il faut qu'on ait cartographie, positionner les, voilà, former l'ine si nécessaire. Je pense qu'il faut vraiment ce travail-là, et je tenais effectivement à venir dire que, en tout cas, moi, je me reconnais dans ce mouvement progressiste féministe que j'assume, et qui est en droite ligne de notre culture les Sénégalaises, dans l'histoire du Sénégal. De monsieur, monsieur, nous donne harcèlement, nous donne terrorisme digital. Bien au contraire, il va falloir qu'on apprenne aux gens à vivre dans cette adversité qu'on veut nous imposer, et à la battre dans les 30 prochaines années. Bon, on viendra avec nos cannes. Merci beaucoup. Merci, merci beaucoup Madame Touré. Merci infiniment. Je vais donner la parole à Madame Marie Pierre pour 2 minutes, 3 minutes, et ensuite nous allons en pause déjeuner, et nous reviendrons pour poursuivre les panels. Marie-Pierre, vous avez la parole. Je vous prie, s'il vous plaît, de lui accorder toute votre attention puisqu'elle va parler au nom de la famille de la doyenne Aminatar, première femme inspectrice de l'éducation. Merci Marie Pierre, vous avez la parole. Merci Nina. Assalam alour, parce que en tout cas, rencontre, s'il vous plaît, c'est anniversaire, plus précisément 2 minutes, 3 pour voir, ça permettrait, hein, demande, je ne vais pas en abuser, hein, je ne vais pas en abuser, mais voir am, mais parce que W polique, syndicat, association de famille, avant alcool, université, à l'époque, école normale supérieure, préparateur, inspecteur, mais comme chaque weekend, parce que école normale supérieure, éthique, générosité, même politique. Papa, cette tolérance. Voilà, parce que c'est une structure transpartisan, association, elles sont transpartisan, il y a toutes les. Voilà. Vraiment bien. Donc, je disais, c'est vrai que politique, syndicalisme, également association de femmes, politique, parce que syndicat, travailleur, et alors que politique, retraite, wou, és, ags, on n'a pas tellement insisté sur ça, mais la volonté politique est fondamentale. Sur la parité, pouvoir politique, la rencontre de deux volontés. Il a fallu la volonté des femmes, mais également la volonté politique. Sur ça, politique, parce que tout se décide là-bas, tout tourne autour de la politique. Politique en charge les droits des femmes, à ce moment-là, véritablement parler d'égalité entre les hommes et les femmes. C'est important. Parole, nous avons les mêmes problèmes. Mon, c'était important d'ailleurs, le comprendront, il s'est rendu compte que il, il fallait vraiment véritablement rassembler toutes ces femmes-là, venant d'horizons divers, hein, des femmes ne faisant pas de politique, des femmes de la société civile, sans exception. Moi, et la promotion de la femme, l'amélioration des droits des femmes. Madame la Ministre, la Vice-Présidente, la Présidente du CF, hein, qui est une jeune génération très dynamique, vraiment qui fait du beau travail, ça, faut le dire, hein. Félicitations famille am, parce que est-ce que je crois que c'est de familles très, très liées. Elles sont de Saint toutes les deux, hein, parce que mais elle est originaire de Saint-Louis, comme peut-être parce que. Voilà. Voilà. Donc, vraiment, pour comprendre que pour remercier encore une fois contre, et puis dire vive le CF, que la fête soit belle. Bon anniversaire. Merci. Merci Marie Pierre. Biologiquement, mais syouch gouvernance, gouvernance, gouverne, gouverneur, rendre compte, volonté politique, Sénégal, de la famille, Sénégal, groupement de promotion féminine, histoire, promotion des femmes, participation des femmes au Sénégal, histoire, mais histoire, leadership politique Sénégal. Bureau, maman, quand. Donc, tout le premier étage. Merci beaucoup. Merci Marie. Merci. On se retrouve plus tard à 16h pour poursuivre et enchaîner avec les deux panels, en espérant sortir de la salle à 18h, plus tard. Bon appétit à tout le monde. Merci. Allô hô.