Transcription
Hey K, hey Salah, hey alle samen. Alors, bon, oui, peut-être vous avez pas compris, c'est pas grave. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on continue notre tour du monde. Voilà, on a fait plein de pays, dont l'Australie, la Pologne, la Russie, le Japon, et cetera. Et aujourd'hui, on va en Scandinavie. Mais pas pour parler de jolies petites choses, comme vous l'avez vu dans le titre. Façon, on va pas parler de fjords ou d'aurores boréales, mais de choses un peu plus glauques.
Rapprochez-vous, vous êtes sur Compte Fécond, et on va parler aujourd'hui d'expériences désagréables, peut-être traumatisantes, ou franchement dangereuses, à travers des témoignages authentiques qu'on a chopé sur Reddit et auxquels on a jeté des voix avec mon équipe pour que ce soit plus immersif. Vous connaissez la recette. Et au programme du jour, nous allons voir une rencontre effrayante en pleine nuit, au milieu de nulle part, en Finlande. Ensuite, une aventure au fin fond de la Suède qui tourne au vinaigre. Et enfin, une Mexicaine qui, une fois en Norvège, va connaître l'enfer.
Alors, on commence notre histoire avec Bepsi Patrol, voilà, qu'on a renommé Haiki. Et là, bah, direction la Finlande, comme vous le savez, du coup. Et le pays, en entre, bah, l'Europe et la Russie. Alors, on n'a pas plus d'infos sur le coin précis du pays, mais bon, à l'époque, Haiki, il vient d'avoir 15 ans, ce qui est un âge important dans le pays, vu que c'est à ce moment-là que les ados peuvent avoir leur mobylette. Et la mobylette, c'est un véhicule très important dans la culture des jeunes, notamment si on se fit au témoignage de notre jeune Finlandais. Donc, bon, vous l'avez compris, il vient d'avoir son permis et sa mobylette. Et là, il a de quoi s'offrir une toute nouvelle forme de liberté. Et là, quoi de mieux que de l'inaugurer, donc, que de se rendre à la soirée de l'un de ses amis. Et cet ami, c'est un gars qui vit dans une famille très riche et qui possède un immense terrain, principalement constitué de forêt, de lacs, rien que ça. Et sa baraque, elle se trouve au milieu de cet énorme terrain, et c'est du coup un endroit très isolé, entouré de bas d'arbre. Sachant que le village le plus proche, il se trouve à à peu près 30 bornes. Bref, là, bien que ce soit assez loin de chez Haiki, il a insisté pour y aller seul en mobylette. Et même si ses parents, de base, ils étaient pas du tout chauds de le laisser aller en mobylette dans ce coin paumé, au bout d'un moment, ils ont fini par céder et lui dire : "Allez, vas-y, vas-y."
La fête a duré toute la journée, et vers 2h du matin, j'ai dû partir. Bien que la famille de mon pote soit riche, la seule route qui relie la maison à la grande route principale est une longue route pavée, mal entretenue, étroite, entourée de forêt. Vraiment, ça donne pas envie de l'emprunter, surtout la nuit. Et en plus de ça, il y a aucune foutue lumière. J'avais un jour demandé aux parents pourquoi ils s'occupaient pas de la route, et ils m'ont simplement répondu qu'ils avaient pas envie de casquer pour faire refaire le revêtement toute la route et remplacer les lampadaires. À ce moment-là, tout ce qui éclaire cette route, c'est le petit phare avant de ma mobylette.
Bon, après environ 10 minutes de trajet, et environ 5 minutes de la route principale, et comme vous le savez, il fait nuit noire. Et du coup, à part l'ambiance creepy, bah, rien ne sort de l'ordinaire. Jusqu'à ce que l'ado, quand même, il aperçoive un mouvement du coin de l'œil. En fait, Haiki, il voit une silhouette sortir en courant de la forêt et s'effondrer au milieu de la route, à quelques mètres devant lui. Et avec des feuilles, et puis des des des branches qui volent tout autour d'elle. Là, bah, Haiki, il freine in extremis pour ne pas rentrer dans dans cette silhouette. Par contre, il se trouve que son frein arrière s'est bloqué. Il finit par tomber et glisser sur la route. Bon, du coup, il glisse, glisse, et quand ça s'arrête, enfin, il se relève rapidement avec quelques égratignures. Et là, en se relevant, il fixe la silhouette. Au début, il pense bêtement qu'il s'agit d'un d'un animal, peut-être un élan ou un cerf, quoi. Mais rapidement, il comprend que ce n'est pas le cas. En fait, il s'agit bien d'une personne, un adulte, sans doute. Et ça ressemble à la silhouette d'un homme.
Là, bah, justement, l'homme en question se lève, et il y a seulement 3 mètres qui le sépare de Haiki. Là, les deux se regardent alors fixement, et Haiki nous le dit, il n'a jamais eu aussi peur de sa life. Ce qui est encore plus troublant, c'est que cet homme semble avoir plus peur de moi que j'ai peur de lui. Il doit avoir environ 20, 30 ans. Il est assez petit, très mince. Son visage est pâle, ses yeux sont enfoncés dans leur orbite. Si vous savez à quoi ressemble le visage d'une personne qui souffre de malnutrition, vous voyez à peu près à quoi son visage ressemblait. Il porte un espèce de pull à capuche turquoise crade et un short de basket. Bien qu'il fasse moins de 5 degrés à l'extérieur, il a des cheveux blonds très mal entretenus, plein de branches et de feuilles dedans. Et surtout, il a pas de chaussures, seulement des chaussettes qui doivent être trempées.
Bon, à ce moment-là, l'homme en face d'Haiki tremble et ne cesse de regarder dans la direction où il était sorti quelques secondes avant, donc dans la forêt. Il a l'air vraiment inquiet, quoi. En fait, il donne l'impression d'être poursuivi par quelque chose de dangereux. Là, bon, Haiki, il essaie de lui parler, mais il y arrive pas. Il arrive pas à parler, en fait. Rien ne sort de sa bouche. Et à un moment, bah, l'homme qui le fixe toujours dans les yeux ouvre la bouche, mais il ne dit rien du tout. Et rapidement, en fait, il se met à reculer et il se précipite alors dans la forêt de là où il venait. Mais voilà, sans lampe de poche, ni même aucune source de lumière, il disparaît comme il était venu.
Et là, Haiki, il reste là, seul, pendant quelques secondes, avant de courir vers sa mobylette, la relever et brûler aussi vite que possible jusqu'à la route principale. Alors, la mobylette, en tombant, elle a eu quelques bosses. Le pot d'échappement est endommagé, il y a quelques petits pets à droite à gauche, mais bon, il peut encore rouler avec, quoi. Là, il arrive chez lui, il réveille directement ses parents pour leur expliquer tout ce qui s'est passé. Alors qu'il est en train de de trembler, toujours sous le choc, évidemment, ses parents sont furieux qu'il a explosé sa mobylette et surtout, bah, il ne croit pas du tout à son histoire. Pour ses parents, il a juste fait le con et puis il a fini par faire un accident tout seul. Et donc, bah, ils lui disent que non, en fait, ton excuse, ton alibi, il est bidon, quoi. Et donc, il lui a interdit de rouler la nuit à l'avenir. Mais en vrai, Haiki, il était bien content, parce qu'il avait vraiment plus envie de se balader la nuit avec sa mobylette et croiser ce genre de type.
En tout cas, les jours suivants, il a demandé à tous ceux qui étaient présents à la fête s'ils n'avaient pas vu quelque chose d'inhabituel, pas un type bizarre, mais non, rien à signaler. Et puis, bah, il a aussi regardé les news pour voir si quelque chose de grave s'était produit dans les environs cette nuit-là. C'était échappé, rien. Bref, il termine son témoignage en disant qu'il lui arrive encore de se demander, des années plus tard, qui était ce type et ce qu'il faisait dans la forêt sans lumière et au milieu de la nuit. En tout cas, avec le temps, il a même relativisé et d'ailleurs, il regrette de ne pas l'avoir aidé à l'époque. En vrai, bah, ce type, il allait vraiment pas bien. Mais en vrai, qu'est-ce qu'il était ? Est-ce qu'il était ivre ? Il était défoncé ? Il faisait un bad trip ? Est-ce qu'il avait une maladie mentale ? Est-ce qu'il s'échappait d'une secte ? Peut-être, il y avait quelqu'un qui le poursuivait dans cette forêt. Bon, en tout cas, manifestement, on n'aura pas de réponse à tout ça.
Bon, à présent, on va changer de pays, du coup, toujours en Scandinavie, pour s'attaquer à la Suède, et où là, deux amies, à des centaines de kilomètres de chez elle, vont avoir la peur de leur vie. Alors, pour cette deuxième histoire, comme je l'ai dit, on file en Suède, et là, on remonte à l'année 2012, pour parler de l'expérience de Story of Vitara. Et bah, voilà, on connaît pas le prénom, mais en tout cas, on va l'appeler Freya. Ça, c'est un nom très commun là-bas, voilà. Et là, bah, vous allez rapidement comprendre pourquoi elle a pris ce pseudo Story of Vitara. Et d'ailleurs, bah, en l'occurrence, elle a créé un compte Reddit juste pour partager cette histoire, et elle n'a rien publié d'autre ensuite.
Bon, à l'époque, sa meilleure amie, Anna, donc, voilà, avec un H au début, à la fin, là, c'est le vrai prénom, et bien, elle l'a convaincue d'aller passer un week-end au fin fond de la Suède, pour une raison précise : récupérer la voiture de ses rêves, une Suzuki Vitara. Donc, on y vient, on y vient, à ce Vitara. Bon, là, aux yeux de Freya, la voiture n'a rien de spécial, une trois portes violette, pour laquelle il fallait faire 900 bornes. Mais bon, de ses mots, quand même, Anna est un peu comme une sœur pour elle, donc bah, elle s'est laissée embarquer. Et elle nous précise qu'elle parcourait le monde avec Anna depuis quelques années, et qu'à cet instant, elle revenait tout juste d'un voyage en Asie. Bref, le propriétaire de la voiture avait accepté de faire la transaction au petit aéroport. Doué, le parking était alors presque vide. Et lorsque Freya voit l'homme devant la voiture, elle ressent quand même une sorte de malaise. Pourtant, bah, il a rien de spécial, il doit faire 1,75 m, il a les cheveux blonds foncés, il est barbu, habillé un peu comme un chasseur, en fait, comme beaucoup de gens dans la région, quoi. Mais voilà, en fait, Freya, elle sent qu'il y a un truc qui cloche, mais elle sait pas l'expliquer.
Bon, là, l'homme en question, il la salue, avant de rapidement faire le tour de la bagnole pour montrer les quelques défauts, détailler toutes les réparations récentes, quoi. Mais en fait, il donne l'impression d'être un peu trop honnête. À Freya, c'est pas bizarre, mais il y a un truc qu'elle comprend pas. Sachant qu'en plus, à ce moment-là, là, bah, le froid et la neige commencent à s'intensifier. Et l'homme dit alors aux jeunes filles : "Bon, j'ai les papiers à la maison, concluons la affaire autour d'un café." Je me retrouve donc à grimper dans la voiture, juste après Anna, et on se retrouve toutes les deux sur la banquette arrière. J'ai aucune raison de me sentir menacé par cet homme, mais encore une fois, je ressens un truc bizarre.
Le trajet commence, et le mec n'arrête pas de parler, ce qui est amusant, car les habitants du nord de la Scandinavie sont réputés pour être assez silencieux. Il parle de la voiture, des endroits qu'on traverse, de la faune, de la flore. Il n'y a pas eu un seul moment de silence. Au bout de 20 minutes de trajet, genre, marque par contre, qu'on s'éloigne du peu de civilisation qu'il y avait pour se diriger vers de vastes étendues sauvages. Bon, je sais pas si vous vous en rappelez, mais tout à l'heure, j'avais bien précisé qu'il s'agissait d'une Suzuki Vitara trois portes, ce qui fait donc que Freya et Anna sont bloquées à l'arrière, parce que trois portes, ça veut dire les deux portes avant et le coffre. Bah, donc, elles doivent passer par le gars si elles veulent se barrer, quoi. Cependant, faut quand même le dire, mais les deux amies, elles sont pas du tout dans le même mood, parce que Anna, donc, son amie, elle, elle écoute toutes les histoires du gars premier degré, elle aime bien, quoi. Tandis que Freya, elle, elle se demande si elle est juste pas un peu parano, parce qu'en fait, il y a rien de spécial là-dedans, juste, c'est vrai qu'il parle beaucoup quand même pour un mec de Suède, quoi.
Et bon, après un petit trajet, la voiture est finalement arrêtée devant un petit chalet en bois, sans maison voisine. En fait, la dernière cabane qui a été croisée remonte à plusieurs centaines de mètres, légèrement isolée, quoi. Bref, le petit groupe, ils sont trois, voilà, ils rentrent dans la maison, voilà, tout simplement pour finaliser la vente. Et Anna continue de poser des questions sur la sur la voiture, voilà, son état, et cetera. Mais là, Freya, elle sent quand même que la voix de sa pote Anna, elle a un peu changé. Le ton n'est plus plus le même, elle est pas aussi joyeuse. Bon, à ce moment-là, l'homme va mettre de l'eau à chauffer pour le café, mais en passant à côté d'Anna, il lui effleure les cheveux et affiche un espèce d'air suffisant. Et là, pour Freya, c'est un énorme red flag. Ça devient tactile, c'est pas du tout bon. Et ce qui fait que cette dernière demande si elle peut utiliser les toilettes, et elle va alors se diriger vers la porte avec un petit cœur rouge dessus. C'est vraiment mignon.
La Freya, alors, se lave les mains, et elle aperçoit quelque chose qui semble caché derrière le ballon d'eau chaude. Bon, elle y regarde un petit peu de plus près, elle voit alors une chemise en plastique avec plusieurs trucs dedans. Et là, elle prend la chemise, elle commence à feuilleter les pages, et son sang se glace directement. Je vois des images pornographiques très violentes qui semblent avoir été découpées dans des magazines et qui sont collées sur des feuilles de papier. Autour des images, on peut voir des morceaux de texte découpés également, et le tout forme une histoire morbide sur la façon dont une femme a été attirée dans une voiture avec la promesse de pouvoir l'acheter à bas prix, et qui s'est rapidement transformé en histoire d'horreur. Je sais que ça peut paraître stupide, mais quand on voyage avec Anna, on a une sorte de mot code au cas où quelque chose merde et qu'on peut donc employer discrètement. Jusqu'à présent, on avait jamais eu besoin de l'utiliser, et on rigolait à propos de ça, mais aujourd'hui, ça allait s'avérer plus qu'utile.
Je sors alors des toilettes, je fixe Anna et je lui lance : "Des pommes de terre ! On a oublié d'acheter des pommes de terre, et c'est dommage, parce que bon Dieu, on en a besoin." Bon, forcément, quand Anna entend ça, elle comprend rapidement, surtout vu la tête que Freya a tirée. C'est pas une blague, il y a vraiment un truc très, très louche et dangereux là. Et là, elle lui répond : "Ah, ok, bah, faut, bah, faut qu'on aille en acheter le le plus tôt possible, j'imagine." Ce à quoi Freya lui dit : "Oui, oui, oui, il faut vraiment aller en acheter." Bon, jusqu'ici, Anna, comme je vous l'ai dit, elle avait montré aucun signe d'inquiétude. Là, à ce moment-là, Anna prend les choses en main. Elle se lève, elle va vers l'homme qui est dans la cuisine, elle lui tapote alors l'épaule, elle lui demande si elle peut jeter un œil à la courroie de transmission sur la voiture. Là, le type, il ronchonne, il dit qu'elle est en bon état, mais bon, il donne quand même les clés de la caisse à Anna.
Bon, là, c'est une occasion en or pour les deux copines qui se précipitent directement dans la voiture, la démarrent avec les clés, donc, et se barre. À ce moment-là, prennent quand même beaucoup de risques, et surtout, elle roule très vite. Vu le temps qu'il fait, voilà, il neige, le temps n'est pas bon, mais bon, en même temps, faut s'éloigner le plus vite de la maison de ce type. Et pour elle, la direction, l'aéroport, où elle laisse la voiture, en espérant à ce moment-là n'avoir fait aucune connerie, parce que bon, elles se disent : "Ok, mais si le proprio, donc ce type, il déclare la voiture volée, elle risquerait peut-être, bah, les deux filles d'avoir des des complications avec la police." Et bon, en tout cas, finalement, elle laisse la voiture sur place, et elles ne vont pas rentrer chez elle avec.
Là, Anna et Freya décident de prendre un train à proximité, vu qu'elles n'avaient pas pris de billet d'avion, parce que elles veulent juste se barrer de cet endroit rapidement, au cas où le mec viendrait les chercher. Bon, en tout cas, Freya a expliqué à Anna ce qui lui avait poussé à prononcer le fameux code avec les pommes de terre. Et donc, bah, Freya, elle sait qu'elle avait trouvé dans cette fameuse pochette dans les toilettes. C'était peut-être juste un fantasme, peut-être un jeu malsain, un kink, on ne sait pas trop. Et que peut-être que ce mec ne leur aurait peut-être jamais rien fait, mais bon, en tout cas, au moment où elle l'a découvert, elle avait vraiment eu l'impression que c'était peut-être la fin pour elle si elle ne sortait pas de là. Et puis, rappelez-vous, elle avait quand même eu un petit pressentiment pas ouf tout le long. Et d'ailleurs, elle termine en disant qu'elle est contente qu'Anna n'est pas cherché à comprendre et qu'elle ait juste fait en sorte qu'elle se barre le plus vite possible.
En tout cas, ce qui est quand même utile suite à ça, c'est que bah, sous les commentaires, en fait, de son post Reddit, et bien d'autres personnes se sont dit : "Putain, c'est une bonne idée quand même ce mot de code, c'est un peu ce safe world, en fait, pour savoir qu'en fait, là, c'est aller trop loin, ou alors que ça va trop loin et qu'il faut se barrer." En tout cas, pour notre dernière histoire, là, il sera question d'une personne qui a traversé le monde et qui espère profiter des bienfaits de l'Europe, on va dire, mais avant que cela ne tourne finalement au cauchemar.
Alors, bon, donc, du coup, pour cette histoire, je vais vous parler de Mara, qui est une Mexicaine qui a longtemps vécu au Canada, avant de retourner chez elle, pour finalement, terminer en beauté en Norvège. Et c'est peu dire, en fait. À l'époque, en 2015, c'est le chaos dans sa vie. Elle a 33 piges, elle a plus de taf, elle a plus d'argent, en fait, elle est un peu au fond du trou. Donc, et ben, elle décide de passer un mois en Norvège, dans la ferme d'un pote qu'elle a rencontré en ligne. Là, elle quitte donc le Mexique, direction la ville de Stavanger, en Norvège. Voyez, c'est juste là. Sachant que la Norvège, c'est du coup le pays le plus à gauche, en fait, de la Scandinavie. Mais bon, faut quand même le dire, mais son son séjour, il commence mal, car sa valise a décidé de finir en Thaïlande. Et du coup, après plus d'une heure de paperasse, elle sort de l'aéroport, elle rejoint donc son ami Harold, qui est venu la chercher. Et là, bah, il passe la soirée chez des amis à lui, dans un appartement au bord de la mer, dans un quartier tranquille de Stavanger. Bon, bord de la mer, mer scandinave, donc, c'est froid, quoi.
Et là, le lendemain, direction la grande ferme d'Harold, qui est situé environ à 1 heure au sud de Stavanger, dans un patelin du nom de Hegra, c'est ça, là. Donc, c'est très mignon, vous voyez. Et là, bah, le deal, il est simple. Entre Harold et Mara, elle lui file un coup de main à la ferme, et ce qui fait qu'il peut la loger et lui donner à manger gratuitement en échange. Et là, selon les dires de Martha, le terrain qu'Harold possède est immense et magnifique, avec une maison sympathique au sommet d'une colline, et avec une énorme grange à côté. Alors, Harold vit seul, mais il y a un locataire au sous-sol. Dès que j'ai jeté un coup d'œil au sous-sol, j'ai éprouvé un sentiment étrange de crainte. Il y avait une webcam qui faisait face à l'allée, mais j'en ai pas parlé à Harold, qui semblait s'en moquer. Je me suis juste dit que ce locataire était très précautionneux, étant donné qu'on est globalement au milieu de nulle part, avec les maisons voisines séparées par de grands champs. J'essaie alors de pas trop y penser, et je me concentre juste sur le fait d'être en Norvège.
Et donc, dans la foulée, Mara apprend que le mariage du fils d'Harold est prévu dans la semaine à venir, et que toute la famille va débarquer dans la maison, ce qui ne la dérange pas, en fait, vu qu'il y aura de l'animation. Là, bon, voilà, tout se passe bien. Et lors de la deuxième nuit avec les invités, alors que tout le monde dort, elle parle un petit peu avec Harold, et elle fait la connaissance du fameux locataire du sous-sol, Olaf. En fait, Harold lui dit que c'est quand même pratique, puisque Olaf, il bidouille pas mal d'appareils électroniques, et que toujours Harold doit aller lui rendre visite pour un problème de téléphone. Là, arrivé au sous-sol, dans l'appartement d'Olaf, l'ambiance est quand même bizarre pour Martha. En fait, tout est sombre, les fenêtres sont couvertes, la chambre à coucher est pleine de pièces d'ordinateur. En plus, il y a une chiée d'appareils électroniques qui clignotent et qui font des bips. On a l'impression d'être dans l'appartement d'un hacker. En plus, Olaf, il a la quarantaine, mais il fait beaucoup plus. En fait, il a le crâne rasé, il est maigre, il a les yeux très marqués. Bref, pour Martha, c'est clairement un toxicomane. Et en plus, c'est pas un pronostic au pif qu'elle fait, parce que elle a quand même bossé dans un centre de désintoxication quand elle était au Canada, et elle le sait, parce que les patients qui souffraient de graves dépendances avaient des visages similaires.
Bref, en tout cas, Olaf répare le téléphone d'Harold, avant de se tourner vers Mara en lui demandant si elle désire regarder un porno. Alors, évidemment, Martha refuse. Elle se dit : "Non, mais je vais juste partir, enfin, je vais remonter là, voilà, voilà, c'est, je vais, je vais partir." Mais bon, juste avant de partir, Olaf il précise quand même, parce que du coup, il veut pas qu'il y ait de malentendu, lui, il aime juste voir les gens se faire introduire dans ses vidéos. Et voilà, c'est dit tel quel. Du coup, on ne sait pas qu'est-ce que c'est le mot "introduire" à ce moment-là. Bon, on a une petite idée, mais on n'est pas sûr, quoi. Et du coup, bah, Martha n'est pas sûr non plus de ce qu'il veut dire. Bref, elle remonte.
Et de retour au rez-de-chaussée, elle demande à Harold s'il a quand même confiance en son ami. Ce à quoi Harold lui dit que ce n'est pas du tout son ami. Mais Harold précise cependant qu'Olaf est bel et bien un toxicomane en rémission, et dont le gouvernement paye le loyer à Harold. Et en plus de ça, il y a une infirmière qui vient deux fois par semaine. Dans les jours suivant, j'ai eu plusieurs interactions avec Olaf, qui débarquait à l'improviste dans la maison quand il y avait personne d'autre, et il me disait de ne surtout pas le dire à Harold. Mais à un moment, je le vois débarquer, saignant du nez, et en me regardant fixement. J'ai sursauté et j'ai laissé tomber mon petit déjeuner. Olaf a commencé à bafouiller de façon incohérente, tout en levant les yeux au plafond. J'étais pétrifiée et je passais en revue toutes les actions à ne surtout pas faire pour ne pas le faire sortir de ses gonds. Et finalement, il est sorti tranquillement de la maison. À partir de ce moment, j'ai commencé à fermer la porte à clé à chaque fois que j'étais seule dans cette maison, et surtout, bah, je l'ai dit à Harold, qui a pété un plomb et qui est allé engueuler Olaf.
Bon, Martin, on apprend un peu plus sur le pourquoi du comment Olaf est ici, et ce serait visiblement une demande de la sœur d'Harold, alors que lui, il était contre. Et que en plus de ça, bah, il n'était vraiment pas en rémission, alors que c'était la promesse de base, aussi. Et surtout, à partir de ce jour-là, et bien, sans surprise, Olaf n'est plus du tout aimable avec Martha. Tu m'étonnes. Bref, l'ambiance générale se gâte. Et un jour, alors que Martha bosse dans la grange et qu'elle parle avec deux amis d'Harold, et bien Olaf débarque et s'incruste dans la discussion, en expliquant qu'il savait comment pirater des réseaux WiFi, alors que tout le monde s'en fout. Vraiment, le hacker, comme je vous ai dit. Et puis, d'ailleurs, il finit par jeter un regard méchant à Mara avant de partir. Interaction inutile. Là, bah, Martha, elle dit aux deux gars avec qui elle discute qu'elle commence vraiment avoir peur de ce ce Olaf là. Et les gars, ils comprennent, parce qu'ils disent : "Wouah, il est chelou." Et en plus, elle a le sentiment qu'un jour, bah, il va se passer quelque chose de grave si elle continue à rester là.
Les jours suivants, les choses continuent de dégénérer, mais cette fois-ci, avec Harold, notamment. Quand Mara émis le souhait de faire un crochet en Allemagne pour rendre visite à celui qui est désormais son mari. En fait, visiblement, Harold, lui, il espérait plus qu'une simple amitié avec Martha, sachant qu'en plus, il ne fait que les bergers. Mais bon, jusqu'ici, il ne l'avait jamais vraiment manifesté. Et puis, aussi et surtout, bah, Mara s'est rendu compte qu'il souffrait d'un grave alcoolisme, qu'elle ne lui soupçonnait pas. Et là, je ne parle pas d'Olaf, mais d'Harold, le propriétaire, parce que bon, en effet, après avoir passé quand même plusieurs semaines ici, Mara voyait bien qu'il picolait tous les soirs. Bref, pour résumer, la situation générale est de pire en pire, et Martha veut partir. Et d'ailleurs, bah, la nuit où elle décide d'organiser son vol pour l'Allemagne depuis la Norvège, Harold sort se saouler et ne revient que le lendemain matin.
Là, bon, la nuit passe, et Mara, au petit matin, entend un gros bruit, puis elle voit par la fenêtre Harold se diriger vers la grange avec le chien et un pack de bière. Bon, là, elle veut lui envoyer directement un message, bah, pour voilà, savoir qu'est-ce qui va et qu'est-ce qui va pas, mais elle remarque quand même qu'il y a plus internet, donc ça ne le message ne s'envoie pas. Et ce qui est quand même bizarre, d'ailleurs, qu'il y ait plus internet à ce moment-là, mais bon, tant pis. Je décide de descendre dans la salle de bain pour me doucher, mais après seulement quelques minutes, j'entends un grand coup dans la porte. Je me dis : "Harold est ivre et en colère." Et j'ai soupiré en sortant de la douche, m'attendant à une sorte de dispute. Sauf que quand j'ouvre la porte, je vois à ma grande horreur que c'est en fait Olaf qui se dirige vers moi avec une expression très bizarre sur le visage, et surtout, il avait un énorme couteau dans la main.
Pendant quelques secondes, je n'ai pas pu penser ou me concentrer sur autre chose que le couteau dans sa main, et le fait que j'étais nue, à moitié trempée. En plus de ça, j'étais coincée dans une petite salle de bain, au milieu de nulle part, en Norvège. En fait, Mara est paralysée. Sa plus grande peur est en train de se réaliser, et elle ne peut ni crier, ni bouger. En fait, la seule chose qu'elle arrive à faire, c'est fixer cet énorme couteau. Et là, en même temps, elle est en train de se souvenir, en fait, de ce qu'il lui avait dit quand il lui avait proposé de regarder un porno, et que lui, ce qu'il aimait, c'était juste introduire. Donc, est-ce qu'il s'agissait d'un couteau ? Là, elle en peut plus, elle sait pas si elle va s'évanouir. En plus de ça, Olaf est en train de gueuler, en fait, il lui gueule dessus, il l'accuse de jouer avec les sentiments d'Harold, il la traite de menteuse, de sale Mexicaine, et il la menace grosso modo de l'ouvrir en deux et de la violer dans ce sens-là.
Et malgré le chaos et le fou face à elle, elle arrive à faire preuve de rationalité. Elle repense quand même à la période où elle bossait dans ce centre de désintox, et elle se souvient des règles à suivre : établir un contact visuel, garder les mains baissées pour ne pas effrayer, ou encore parler d'une voix calme mais sûre. Du coup, voilà, elle y repense, et même si elle est terrifiée et qu'elle a peur de se faire poignarder, elle regarde Olaf dans les yeux et elle lui dit que non, c'est lui le voleur, en prenant notamment l'exemple que c'est lui qui a volé l'argenterie d'Harold. Bref, contre toute attente, le discours semble fonctionner, car bah, là, il a l'air d'être un petit peu perplexe, un peu déconcerté, et il fait un pas en arrière. Mais c'est une fausse alerte, puisque après avoir fait ce pas en arrière, là, il se rue sur elle, il brandit son couteau, et il le pose directement sur sa poitrine et sur son cou. Là, Mara reprend son courage à deux mains, elle ne bronche pas, elle reprend son discours, elle répète les mêmes paroles, et elle tient bon. Elle essaie d'être beaucoup plus calme que lui, et petit à petit, Olaf recule. Et au moment où il est sur le pas de la porte, et bien Martha la claque et ferme la porte à clé.
Bon, là, Olaf, il n'est pas content qu'on lui a claqué la porte au nez, et il se met alors à donner des coups de poing, des coups de pieds dessus, tout en hurlant. Mais la porte tient, et après ce qui a semblé être une éternité, Olaf finit par sortir de la maison. Et Mara, elle, elle va rester là, sur place, pendant encore 20 minutes, incapable de respirer ou de penser à autre chose qu'à garder la porte fermée. Bon, elle décide au final de quitter la salle de bain à un moment, quand même, pour rejoindre sa chambre, avant de sortir de la maison par la fenêtre donnant sur le jardin, pour se rendre dans la grange où Harold est là. Martha donne des grands coups de pieds sur la porte fermée, elle hurle à Harold de la laisser entrer, mais en vain. En fait, elle a couru jusqu'à la maison voisine, où vivait sa sœur, et qui ne parle pas un mot d'anglais. Donc, bah, elle galère un petit peu à se faire comprendre, quoi. Évidemment, mais bon, finalement, la sœur d'Harold et le mari de la sœur l'accompagnent à la grange, et là, Harold ouvre enfin. Je lui explique tout, et lui ordonne d'aller voir Olaf au sous-sol, ce qui semble le faire dessouler d'un coup. Olaf est finalement escorté hors du sous-sol par le beau-frère d'Harold, avant d'être emmené en voiture, je ne sais où.
La suite, boire tout simplement. Je me suis enfilé, je sais pas combien de bières, sans arriver à être bourrée. Je voulais me saouler, je voulais oublier, mais j'y arrivais pas. La nuit suivante, j'ai dormi dans la maison, pendant qu'Harold montait la garde, mais j'avais quelques objets avec moi pour me défendre, dans le doute. Bref, c'était une nuit horrible. Le lendemain matin, direction la police pour porter plainte. Alors, bon, les flics sont un peu perdus, ils arrivent pas à croire qu'une telle chose puisse se produire dans dans leur petite communauté, toute paisible, si parfaite. Mais bon, ils ont quand même cru Martha, ils ont pris sa déposition. Bref, le dernier jour sur place, Mara a à peine parlé à Harold, mais elle apprend par contre que lui et Olaf avaient parlé, et que Harold lui avait dit que Mara allait partir, et que c'est sans doute ça qu'il l'a fait un peu dégoupiller le lendemain quand il a débarqué, vous savez, dans la salle de bain pour la taillader.
En tout cas, Mara a finalement quitté la Norvège sans plus d'explication avec Harold. D'ailleurs, concernant l'affaire, la police lui a dit qu'elle pouvait témoigner via Skype quand le procès commencera. Sauf que il n'y a jamais eu de procès. Finalement, au bout d'un moment, elle a fini par avoir des infos par Harold, qui lui a dit que la police avait abandonné l'affaire faute de preuves, et qu'Olaf était d'ailleurs retourné dans la C d'Old. Bon, en tout cas, si pendant longtemps Martha a été en colère, on peut le comprendre, ce sentiment l'a quand même petit à petit quitté. Par contre, la peur est encore et toujours présente chez elle, et elle continue toujours de regarder toujours par-dessus son épaule au cas où. Et à chaque fois qu'elle prend une douche, surtout à la salle de sport, où elle est un peu plus vulnérable, et ben, ça a tendance quand même à la stresser. Alors, bien sûr, elle repense souvent à cette journée où, dans un autre contexte, elle aurait peut-être pu finir par se faire taillader et juste mourir seule dans cette salle de bain, au fin fond de ce petit patelin de Norvège.
Et bien voilà pour ces trois histoires du jour. Bien sûr, si vous vous êtes déjà allé en Scandinavie, n'hésitez pas à en parler. Alors, généralement, c'est plus pour voir les aurores boréales et ce genre de choses. Et voilà, écoutez, je n'ai pas grand chose à dire de plus, parce que moi, je ne suis jamais allé, du coup, dans le nord de l'Europe. Le plus haut, c'était les Pays-Bas, voilà. Bon, abonnez-vous si si ce n'est pas déjà fait, et puis on se dit à la prochaine vidéo. Alors, bonne nuit, bye bye. Plus à dire quoi, en fait, tout simplement quoi. C'était ça peut arriver, ça peut arriver quoi. C'est la faute, pas de chance, quoi. Comme dit, pas de chance.