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Table Ronde - Déficits hormonaux chez la femme en ménopause et péri-ménopause

OrthoDiet : Nutrithérapie & Nutrigénétique1:31:12

Transcription

Donc euh, bonjour tout le monde. Bienvenue à toutes et à tous. Bienvenue Stéphane. Euh, donc bienvenue dans cette table ronde sur les déficits hormonaux chez la femme en ménopause et en péréménopause.

Donc, cette table ronde va s'intéresser à ces déséquilibres hormonaux euh lors de la ménopause et de la péréménopause. C'est une table ronde qui euh s'inscrit donc dans les tables rondes et conférences préparatoires du Congrès international des sciences de la nutrition ICNS.

Donc euh, on avait déjà eu une conférence, mais c'était euh déjà début janvier, une conférence gratuite donc notamment sur le syndrome des ovaires polykystiques. Et donc il s'en suit cette nouvelle table ronde, toujours dans dans cette même lancée. Donc, il s'agit de la 4e édition du congrès international des sciences de la nutrition sur la thématique donc micronutrition et déséquilibres hormonaux. On va voir différentes sous-thématiques, notamment l'endocrinologie, la santé osseuse, l'anti-âge, la santé féminine. Et ça aura lieu, pour celles et ceux qui qui ne le savent pas encore, les 18 et 19 avril 2026 euh à l'hôtel DoubleTree by Hilton à Casablanca.

Donc, pour plus d'informations, vous pouvez euh consulter le site icns.ma ICNS.ma Ma et vous pouvez aussi contacter ce numéro de téléphone. Vous avez d'autres numéros de téléphone, mais prioritairement ce numéro de téléphone. Donc, donc Docteur Petit-Smaïli, qui est co-organisatrice du congrès et membre de la société marocaine de micronutrition et de nutrigénétique appliquée, pourra aussi vous renseigner et vous orienter. Petit-Smaïli, qui va nous euh qui va être avec nous à la fin de cette table ronde. Euh, voilà, donc c'est vous pouvez rester avec nous à la fin pour ceux qui sont intéressés. Il y a une offre spéciale pour l'inscription à ce congrès. Je vous en dirai un peu plus euh tout à l'heure. Donc, par rapport au congrès, par rapport aux intervenants, par rapport au programme et d'autres informations.

Et donc, bien entendu, le choix de cette thématique de de de cette table ronde, comme vous l'avez vu, donc c'est dans la grande thématique du congrès, les déficits hormonaux chez la femme en ménopause et en péréménopause. Pour cela, donc, on a euh le Docteur Stéphane Résim qui est avec nous. On va pouvoir discuter de ce sujet afin de définir certains concepts. Déjà, qu'est-ce que c'est que la ménopause et la péréménopause ? Euh, quels sont les déséquilibres hormonaux liés aux hormones sexuelles, soit notamment les œstrogènes, la progestérone, les androgènes ? Et puis ensuite, l'impact de ces déséquilibres hormonaux lors de la ménopause sur les autres hormones. Euh, l'impact aussi sur la santé, on va survoler cette partie-là aussi. Et puis à la fin, euh, si on a encore un peu de temps, on va parler donc un peu de microbiote intestinal et ménopause. Voilà un petit peu le programme de cette euh le programme de cette table ronde. Euh, voilà.

Donc, je vois qu'il y a pas de problème de son, j'imagine. Tout le monde nous entend très bien. Pour ceux qui n'ont pas de son, il faut activer le son ou il faut se déconnecter, se reconnecter. Voilà. OK, ça marche. Donc, Stéphane, merci pour euh t'être rendu disponible. Je sais que tu es toujours extrêmement pris, tu as beaucoup de choses à faire. Euh, donc merci d'être là. Euh, donc euh, alors, on va commencer par euh le commencement, c'est-à-dire définir un peu qu'est-ce que c'est que la ménopause et la péréménopause. [Rires]

Donc euh, alors moi je je vais juste introduire un peu le sujet par rapport sur toi à la péréménopause. On a des définitions un peu générales et et différentes de la péréménopause. Et je te laisserai ensuite la parole là pour pour parler aussi de ce sujet-là et de la ménopause aussi. Euh, la périménopause en fait, quand on regarde un petit peu les définitions, allez, on pourrait dire définitions les plus courantes pour pas dire des définitions officielles, euh, on parle plutôt de d'une phase qui vient juste avant la ménopause, c'est-à-dire 1 an avant la ménopause ou en tout cas, il y a ce qu'on appelle la préménopause qui est bien avant. Donc, selon ce qui est défini. Et puis entre la préménopause et la ménopause, on a ce qu'on appelle la péréménopause.

Alors, on a d'autres définitions un peu plus globales et que moi je considère un peu plus adaptées à ce terme-là, même si on est ici peut-être dans un débat terminologique, mais dans beaucoup de cas, la terminologie est importante. La péréménopause pourrait être considérée et ça c'est un concept fonctionnel qui qui je pense, on va dire une prémisse de raisonnement qui qui a qui a un impact pratique sur ensuite l'intervention. Euh, je pense que le mot péréménopause pourrait être utilisé dans un sens plus global, c'est-à-dire que lorsqu'on parle de préménopause, c'est-à-dire bien avant, même dans la trentaine, hein, euh, enfin de 35 ans plus ou moins, ou même parfois pour certaines femmes avant ou même après, et puis la période qui est juste avant la ménopause, et puis la ménopause, et puis le la post-ménopause, tout ça c'est c'est la même chose, c'est le même continuum. C'est le même continuum, même si dans ces phases-là, on peut avoir peut-être des fluctuations hormonales un peu différentes euh d'une phase à l'autre, mais il y a un continuum euh, c'est-à-dire il y a un début et puis il y a un continuum jusqu'à la ménopause véritable, voire même post-ménopause, ce qui correspond à quelques années après la après ce qu'on ce qu'on définit comme étant la ménopause. Et donc tout ce continuum, je pense qu'on gagnerait à le l'appeler péréménopause parce que je pense que c'est ce qui est le plus adapté. Périménopause, c'est autour de la ménopause. Qu'est-ce que tu en penses toi, Stéphane ?

Ben moi, je pense que la préménopause commence vers 30-35 ans tout simplement. Alors quand je dis ça, évidemment, ça fait parfois hurler les les collègues, mais c'est vrai qu'en fait, on considère que le déclin des hormones féminines commence vers 30-35 ans, tout comme le déclin des hormones masculines commence plutôt vers 35-40 ans. Et donc, personnellement, ma ma préménopause a commencé à 36 ans avec ma baisse de DHEA et puis ça a commencé à 37 ans avec ma baisse de testostérone. J'en ai 64, je suis bien traité donc je je me sens très bien physiquement à tout point de vue. Mais c'est vrai que si on ne prend pas en charge les les baisses hormonales liées à l'âge, en particulier les baisses hormonales liées à la femme, mais ça en suit des des pathologies. Ça suit des pathologies. Et personnellement, tu as tout à fait raison, Amine. Moi, je fais pas de différence, du point de vue prise en charge hormonale, d'une femme qu'elle ait 40 ans, 45 ans, 60 ou 70 ans. Pour moi, c'est elle a besoin à tout âge. Elles ont besoin, je vais pas dire d'autant d'hormones, mais d'un équilibre stratégique entre les diverses hormones, qu'elles soient œstrogènes, progestérone, mais également les hormones surrénaliennes et androgènes. Et à tout âge, un déséquilibre va impacter la la santé de la de de la patiente. Ça, c'est clair et net. Hm.

Et alors euh, je suis tout à fait d'accord. Alors, on va on va rentrer un peu plus dans les détails juste après, mais déjà pour encore être encore un peu plus précis, dans ces phases dont tu parles, tu dis par exemple que l'après-ménopause euh commence à 30-35 ans h chez chez la femme. Euh, dans cette phase-là, alors déjà avant toi, qu'est-ce que tu définis comme étant la ménopause ? Déjà, il y a une définition théorique. La définition théorique, je la connais même pas par cœur, pourtant je je suis baigné là-dedans depuis des années. C'est un arrêt des menstruations pendant, selon la définition, 3 mois, 6 mois, voire un an, selon certains. Euh, mais comme on le sait, on peut avoir ce qu'on appelle des sursauts ovariens. Donc, moi, j'ai des des dames qui arrivent qui ont une aménorrhée, une dysménorrhée des règles par exemple à 50, à 50 ans, et puis pendant 6 mois, non plus rien. Et puis euh, puis au bout de 6 mois, ça reprend pendant quelques mois, ça s'arrête, puis ça reprend, ça dure 2-3 ans. Donc, moi, j'appelle ça entre guillemets, c'est une invention de de, c'est une de mes inventions, des sursauts ovariens. Que les ovaires se remettent à sécréter un peu de de d'hormones féminines, et ça leur change la vie. Parce que entre zéro et puis des des ovaires qui refonctionnent un petit peu, ben leur état est complètement différent. Et donc, moi, je dirais, ça sert à rien de définir précisément une ménopause. Il faut pas attendre strictement 6 mois. Je dirais, allez, au jour près, 6 mois. Là, vous êtes ménopausée, madame, on va commencer à vous traiter. Pas du tout. La préménopause, la ménopause se traite 10 à 15 ans avant la ménopause, sinon on a affaire à des dégâts irréversibles.

Donc, en fait, une dame qui a des taux de de progestérone bas pendant 10-15 ans avec un syndrome prémenstruel par exemple, hein, donc avec des rétentions d'eau au niveau des seins, euh, des changements de caractère en fin en fin de de cycle avant les règles et cetera, ben elle va impacter son corps et son psychisme de façon durable et irréversible parfois. Donc, une préménopause se prend en charge dès que les premiers symptômes sont là. Et j'ai chaque année une ou deux patientes, parfois trois, mais c'est plus souvent une à deux, qui sont ménopausées à 26, 25, 26, 27, 28 ans. On appelle ça la ménopause précoce. Donc, on ne peut pas dire que la ménopause est entre 45 et 55 ans. Oui, très souvent, mais pas toujours. Mais la dame qui va souffrir pendant 15-20 ans de déficit hormonal parce que le médecin n'a pas les capacités, je dirais, n'a pas appris à gérer ça, que ce soit en phyto ou en hormono, hein, je suis je suis de et bien la malheureuse patiente va le payer parfois très cher. Elle va payer très cher, c'est un cancer du sein, un cancer de l'endomètre, c'est également un un divorce parce qu'elle a perdu sa libido, sa joie de vivre. C'est également une prise de poids de 5 à 10, 15 kg. Elle va donc, ce qui va impacter sa santé durablement. On va revenir sur ça.

Intéressant donc ce que tu dis sur les sursauts ovariens, mais moi je justement ce que je voulais euh aborder dans ce sens-là, c'était en fait justement les déséquilibres hormonaux qu'il y a avant la ménopause. Alors, on est d'accord que tu as tout à fait raison dans le sens où ces définitions dont on parle, c'est-à-dire l'arrêt des règles pendant 6 mois et cetera euh de de la ménopause, ce sont des définitions épidémiologiques. En réalité, ce sont des définitions qui servent à à faire des études épidémiologiques, à comprendre. C'est beaucoup moins des définitions cliniques. Et il y a toujours souvent euh ce que je dis toujours euh, c'est qu'il y a toujours souvent des des confusions entre ce qui est euh épidémiologique et où la vision est différente. Là, c'est c'est de la biostatistique. Et la clinique où là, tu es clinicien et tu tu as en face de toi un patient. Oui. Euh, voilà. La patiente, elle en a rien à faire de dire que elle elle rentre pas dans les clous de la définition. Elle est mal, elle est mal, elle prend du poids, elle a plus de libido, elle est très fatiguée, elle a mal au sein, elle a elle a plein de symptômes et elle veut elle veut pas attendre que la qu'on que qu'elle remplisse la définition euh théorique pour être prise en charge.

Et alors donc, si on veut commencer au tout début, au tout début euh, alors sans parler pour l'instant de symptômes parce qu'on reviendra dessus, mais au tout début dans la trentaine à peu près euh, quand commence cette ce qu'on pourrait appeler une préménopause, euh, on va commencer par avoir des déséquilibres d'hormones sexuelles. On va parler d'hormones sexuelles. Euh, et donc il y a une évolution de cela. Alors euh, dans ce qui est alors dans ce qui est mentionné dans un certain nombre d'études, c'est que la la progestérone qui va baisser et ça sera ça sera pas une baisse linéaire, mais ça sera une baisse quand même qui est assez régulière. Euh, et que quand on regarde un petit peu sur ce qui se passe au niveau des œstrogènes, on va voir plutôt une fluctuation de l'œstrogène, mais dans la tendance lourde, c'est-à-dire sur des années. On voit qu'il y a une baisse, mais parfois il y a une baisse, parfois une augmentation. Parfois une baisse, parfois une augmentation chez un certain nombre de femmes. Est-ce que toi, dans ce que tu observes cliniquement, est-ce que ça correspond cliniquement, je veux dire dans la biologie que tu fais et cetera, est-ce que ça est-ce que ça ça correspond bien à ce que tu observes ?

Oui, mais la biologie, c'est pas facile. Pourquoi ? Parce que déjà, si la patiente est sous contraception pilule avec des hormones de synthèse, voire stérilet ou autre, déjà la biologie, on sait pas, on n'y a pas accès, puisque les elle est perturbée. Si la la la patiente ne fait pas son sa prise de sang tip top à jour 7 post-ovulation, donc en faisant la détermination des cycles en parlant de la glaire cervicale ou méthode des températures ou autres, si elle n'est pas tip top au jour 7 post-ovulation, et bien les taux, les taux d'hormones peuvent être complètement aberrants. Donc, c'est vraiment, donc, c'est pas facile d'avoir une biologie qui qui donne de vraies informations quant au statut hormonal de la de de la patiente. Et et donc, on se base très très fort sur la clinique quand même, hein. Donc, j'ai pas besoin parfois d'avoir de prise de sang. Elle est sous pilule. OK. Ou elle a elle a elle a elle a fait sa prise à son n'importe quand pendant pendant son cycle. Mais j'ai parfois pas besoin d'avoir la biologie pour savoir ce que j'ai comme problème chez cette patiente.

Qu'est-ce que tu observes alors comme étant euh des symptômes euh des symptômes de début d'une préménopause ? Quel quel est le profil type ? Est-ce qu'il y a un profil type déjà ?

Ouais, c'est typiquement parce que ça devient hyper fréquent par rapport à ce boulot depuis plus de 40 ans et donc j'en ai vu passer des patientes dans mon cabinet et donc on voit que nettement depuis je dirais 15, 20 ans, 25 ans, on a énormément plus de syndrome prémenstruel qu'avant. Donc en gros, avant, je crois que j'avais passé une patiente sur trois qui avait des symptômes œstrogéniques, donc il y avait une prédominance œstrogénique en avant les règles. Donc ce sont des dames qui ont trop d'œstrogènes par rapport à la progestérone. Donc elles ont rétention d'eau, elles prennent du poids avant les règles, rétention dans les seins, mal au sein, elles changent de caractère puisqu'on sait que quand on a pas assez de progestérone, on a pas assez de GABA, on est énervé, stressé, on dort pas bien, on monte sur la tête de son conjoint, de son mari ou ou de de son entourage. Et donc, ces syndromes prémenstruels qui est défini par des problèmes psychologiques, des problèmes de rétention d'eau, des problèmes également parfois dépressifs, parfois un syndrome dysphorique qui s'ajoute à ça prémenstruel, et bien on voit que c'est une explosion. Alors pourquoi ? Simplement un, on vit plus longtemps qu'avant. Donc déjà le fait, moi j'ai fait une recherche sur ChatGPT il y a quelques jours, qu'une patiente qui est en face de moi et je lui disais, mais vous savez, madame, il y a deux siècles, on vivait jusqu'à 46 ans et maintenant on vit jusqu'à 80, 90 ans. Elle me dit, comment ça ? Je dis, oui, je suis allé bon, tiens, j'ai tapé sur ChatGPT, ça va très vite. Et en effet, la vers les années 1850, la durée de vie moyenne en Europe était de l'ordre de 40 et 40 à 45 ans. Donc, elle a donc en gros, maintenant, les pauvres dames, elles doivent encore vivre 40 ans avec sans sans leurs œstrogènes en fait. Voilà, donc sans leurs hormones. Donc, ça c'est comme si moi à 64 ans, j'ai plus ma testostérone et ma DHEA, mais je je voudrais pas imaginer dans quel état je serai. Et donc, ce syndrome prémenstruel a augmenté parce que on vit plus longtemps, mais aussi parce qu'on est pollué par des perturbateurs endocriniens qui sont là, savoir que la pollution, les plastiques entourent la nourriture, euh, les les pesticides, les herbicides, on est bourré de toutes ces crasses-là. Et je crois que dans les pays maghrébins, c'est pas c'est c'est aussi pire que chez nous, je dirais, même c'est pas du français. Euh, et parce que la pollution est est vraiment est omniprésente, on est bourré de perturbateurs endocriniens et bien ça s'ajoute à nos œstrogènes. Sauf qu'on sait pas le doser. Donc, on a parfois des dames, elles ont pas ont pas de contraception, on fait une prise au bon moment du cycle et on a des taux d'œstrogènes à 160, des taux de progestérone à à à 4, 5, 6, ce qui permet pas d'implanter un ovocyte fécondé, mais ce qui permet d'être viable et en raison de tous les symptômes d'un excès d'œstrogène, et bien ces excès d'œstrogènes, on les a pas dosés, ils viennent de ce qu'ils ajoutent à leurs œstrogènes naturels par la pollution et les substances qui qui imbibent leur corps.

Et et et donc là, en parlant de de préménopause plutôt euh, parce que là tu parles du syndrome prémenstruel et tu parles de tous ces symptômes-là qui correspondent en réalité à un déséquilibre œstrogène-progestérone, c'est-à-dire dans le sens, on sait que on s'est très difficilement distingué cliniquement un un excès d'œstrogène d'un déficit en progestérone. Euh, donc moi il y a que moyen de le distinguer. Il y a il y a il y a certains moyens, mais c'est c'est compliqué. Et et et et donc à la préménopause euh, il y aurait un excès d'œstrogène et un déficit et ou un déficit de progestérone. Ouais, c'est ce qu'on voit. C'est ce qu'on voit. La progestérone se casse la figure beaucoup plus tôt que les œstrogènes. C'est que les œstrogènes, c'est surtout les dernières années avant la ménopause, vers 40 ans, je dirais en moyenne, que là elle commence à diminuer sérieusement. On a les symptômes de sécheresse, de baisse de libido, de prise de poids et cetera.

Tout à fait. Donc, c'est une augmentation quantitative ou est-ce que c'est, je parle des œstrogènes, ou est-ce que c'est plutôt le fait que la progestérone baisse que ça produit les symptômes ? Exactement, c'est ça. La progestérone qui s'effondre beaucoup plus vite que les les œstrogènes. Maintenant, comme je dis, par la la pollution par les perturbateurs endocriniens, et bien on peut avoir un ajout d'œstrogènes. Donc, on a un grave problème tout simplement. C'est pour ça qu'on a des adolescents mâles qui ont des seins, des grosses prostates, ils ont pas d'érection, ils ont pas de libido, ben parce qu'ils sont imbibés de plein de perturbateurs endocriniens œstrogène-like qui qui empêchent leur leur sécrétion de testostérone, mais inhibent également leur euh leur leur testostérone. Désolé.

Ouais. Et et alors en fait, ce que tu dis est intéressant euh et même je pense exact, parce que euh quand euh je regardais, j'avais fait un travail euh, j'avais rédigé toute une étude là sur euh sur les la sensibilité euh aux polluants, dans les métaux lourds et dans des perturbateurs endocriniens en rapport avec le les hormones sexuelles, notamment les œstrogènes et les androgènes. Et en fait, tu te rends compte réellement que les les personnes qui sont plus jeunes sont un peu moins impactées du point de vue épidémiologique, sont un peu moins impactées par ces ces ces perturbateurs endocriniens et que en fait, plus on avance dans l'âge et plus on a un impact important. Et ça, ça se comprend par différentes choses, notamment les les perturbations hormonales qu'on a avec l'âge, le vieillissement, l'intestin qui qui qui qui se détériore avec l'âge euh, et puis l'impact de la sédentarité dans le temps. Et donc là, ce que tu dis est intéressant dans le sens où euh oui, c'est en fait la trentaine, la quarantaine, c'est le moment où la femme est sensible, encore beaucoup plus sensible qu'avant aux perturbateurs endocriniens, même si elle n'a pas changé d'environnement, même si elle vit toujours dans le même environnement. Exactement. C'est c'est l'accumulation et c'est toutes les perturbations qu'il y a au niveau intestinal et tout le reste qui qui font que effectivement. Donc, intéressant.

Et alors euh, on en on en parlant donc de de puisque on est maintenant enfin, on est en train de parler des déséquilibres euh des déséquilibres hormonaux. Alors, il y a aussi d'autres hormones sexuelles qui sont probablement souvent négligées, c'est chez la femme euh, notamment les androgènes. Ouais. Euh, j'avais parlé de des androgènes euh lors de la dernière conférence euh dans ce sens-là et c'était sur les ovaires polykystiques, le le lien entre résistance à l'insuline et hyperandrogénie. Donc ces androgènes-là aussi, potentiellement chez une partie des femmes dans ces périodes-là euh, vont augmenter parce que il y aurait notamment une répression progressive de l'aromatase et une augmentation de l'activité de la 5 alpha réductase. Oui. Oui.

Et ce qui se passe également, c'est que ben, je veux dire, il y a pas que, je dis toujours moi, une ménopause, c'est pas du tout des ovaires qui qui déclinent qui demeurent, c'est également des surrénales qui déclinent, des thyroïdes qui déclinent, voire des pancréas. Donc, il faut comprendre le vieillissement chez l'homme et chez la femme comme étant multi multi-glandulaire endocrine et ne prendre en charge que le le que l'aspect progestérone-œstrogène, c'est très très réducteur, trop réducteur. Il faut tenir compte également des androgènes. Maintenant, ce qui se passe, c'est que les androgènes évidemment, ils vont pas aller à zéro comme la la progestérone. Nous, souvent, à l'état détectable, ils vont ils vont se maintenir assez longtemps pendant la vie. Mais comme les œstrogènes commencent à se casser la figure vers la quarantaine, et bien la patiente va être en prédominance donc androgénique parce qu'elle aura encore sa DHEA qui va se convertir en partie en testo. Euh, elle pour ne finalement, c'est pour ça que de beaucoup de femmes qui arrivent à je sais pas 50, 55, 60 ans et bien elles ont plus d'œstrogènes, elles sont pas traitées par les néo-hormones, donc elles attrapent du poil au menton, elles perdent leurs cheveux euh et elles ont des symptômes d'hyperandrogénie, même si leurs androgènes sont bas, mais il y a tellement peu d'œstrogènes que la balance ne se fait plus. Hm.

Et et en plus euh, on peut ajouter à cela aussi le l'augmentation de la demande sur les surrénales puisque comme les ovaires ne produisent plus de de d'hormones sexuelles et notamment d'œstrogènes comme tu dis, euh les surrénales sont sursollicitées. C'est d'ailleurs pourquoi on a plus de production d'œstrogènes notamment par le par les surrénales euh les corticosurrénales. Et en plus de ça, on va avoir donc les androgènes puisque on a quand même une répression de l'aromatase et donc comme tu dis, c'est pour ça qu'on a il y a la DHEA et puis les androgènes et puis un peu les. Par contre, les surrénales, ils ont ils ont une capacité plus faible. Si vous public au public, c'est que la testo de la de de de donc la les œstrogènes de l'homme et de la femme. Alors, je viens d'avoir un cas aujourd'hui extraordinaire. Un jeune homme de 36 ans du fin fond de l'Espagne qui a une ostéoporose carabinée et en fait, il a une testo trop basse et il a un un œstrogène hyper bas. Et bien chez l'homme, l'homme qui n'a pas assez d'œstrogènes va faire l'ostéoporose euh comme les femmes, va faire également, il est hypofertile, il va avoir une perte de libido. Et donc ce qui se passe, c'est que le le fait d'avoir également au niveau surrénalien euh une baisse d'androgènes, on va on va sursolliciter les les aussi les surrénales pour pour toutes les autres hormones. Et bien, c'est pour ça que les personnes plus âgées, femmes plus âgées, vont être plus sensibles au burn-out qu'une plus jeune, puisque elle va consommer son précurseur, son cholestérol qui vient précurseur de la progestérone pour faire pas mal de cortisol en cas de stress, mais elle n'aura plus assez pour faire les androgènes donc également. Et et comme elle est sursollicitée cette surrénale pour pour des tas de raisons, et bien elle à un moment, elle arrivera plus à faire de cortisol non plus, donc elle rentre en burn-out. H. Oui, exactement, exactement.

Et tu vois, ça déjà on on parlera de ça tout à l'heure là, par rapport au cortisol, quand on arrivera à ces autres hormones. Et donc en fait, pour euh pour récapituler un petit peu ce qu'on ce qu'on est en train de dire ici, c'est que au tout début euh, c'est vraisemblablement autour de 30-35 ans commence cette euh périménopause qui est une sorte de déclin progressif euh hormonal chez chez la femme qui va conduire à terme à la ménopause. Et ça commence d'abord, comme tu dis, par la progestérone qui commence à se casser la figure et puis et comme il y a la progestérone qui baisse plus vite en rythme que l'œstrogène, même si parfois l'œstrogène peut avoir des sursauts mais courts, mais on va dire que l'œstrogène va se se va baisser, mais va baisser plus progressivement que la progestérone. Donc, on va avoir ce déséquilibre, cet écart qui se creuse entre progestérone et œstrogène. On va obtenir un tableau clinique d'hyperimprégnation œstrogénique. Hyperimprégnation œstrogénique. Dans le tableau clinique d'hyperimprégnation œstrogénique, on a dedans euh à la fois tout ce qui est niveau d'œstrogène, mais aussi niveau de progestérone. Ça aussi détermine le tableau d'hyperimprégnation œstrogénique. Et donc, il y a une progressivité dans l'évolution comme ça. Et puis arriver à l'âge de 40 ans ou plus ou moins en fonction des des situations cliniques des femmes, on va avoir donc une baisse rapide des œstrogènes qui viennent rejoindre la progestérone et puis à un moment donné, on aura un arrêt de production ovarienne des deux hormones. OK ? Avec avant cela, même une production peut-être un peu plus augmentée des androgènes, mais pas que. C'est-à-dire que le fait que ces hormones euh féminines baissent trop, notamment l'œstrogène, ça crée un écart aussi entre androgène et œstrogène et ça peut produire chez certaines dames, et peut-être les dames qui qui auront plus de résistance à l'insuline, peut-être que auront auront plus d'androgènes, mais pas que. Ça peut produire un tableau d'hyper d'hyper d'hyperandrogénie. Ouais.

Et et alors donc, à ce moment-là, avant de passer à à ce qui suit donc, post-ménopause avec les effets sur la santé durable et les complications, euh, on a dans tout ce processus là, dans tout ce continuum, on a aussi un impact sur les sur les autres hormones puisque comme tu viens de l'expliquer là, par rapport au cortisol, par rapport à nos hormones thyroïdiennes, euh, l'hormone de croissance euh, peut-être les hormones de l'appétit aussi. Oui. Qu'est-ce que toi tu observes en clinique ?

Mais c'est-à-dire que le problème, c'est qu'il faut quand même voir les glandes endocrines, on fait partie, le foie, les testicules, les surrénales, les thyroïdes, les hypophyses. Il faut voir ça comme un ensemble. On ne peut pas toucher une hormone sans être capable de toucher à l'autre. Et par exemple, concernant l'hormone de croissance qui fait qu'un adulte comme nous sommes va rester ferme, musclé, massue, masse sèche, pas de vergetures partout, pas de relâchement musculaire, et ben il faudra l'hormone de croissance. Elle est elle est stimulée par les œstrogènes, par la DHEA, la testo. Donc, le fait d'avoir des carences en en hormones par exemple surrénaliennes ou ou ou en œstrogènes pour la femme, en testostérone pour l'homme, va impacter l'hormone de croissance, être plus basse. Sur des patients qui vont des patients ou des patientes qui vont dire "gras de partout, la graisse met partout, fatigué, ils vont dormir 10, 12h, 14h par jour pour être enfin convenable, bien, ils vont avoir une perte de mémoire, enfin, il y a des tas de d'impacts. Et donc, c'est pour ça, l'hormone de croissance, moi, j'en ai encore eu trois aujourd'hui qui étaient trop basses, vraiment l'hormone de croissance libre calculée que l'IGF-1 sur MVP3 était altéré. Et bien, j'ai pas d'hormone de croissance, j'ai simplement réglé tous les cofacteurs qui vont la lui permettre de remonter. J'ai corrigé la B3, j'ai corrigé le fer, j'ai corrigé le le magnésium, le potassium, la DHEA, les œstrogènes, la testo, et j'ai dit au patient, on verra la prochaine prise de sang et on verra cliniquement comment vous êtes. Mais très souvent, 9 fois sur 10, 9 fois sur 10, ça monte tout seul sans que je ne doive en prescrire.

Et euh, et alors donc, dans le rapport entre la progestérone et l'œstrogène et par exemple, le les hormones thyroïdiennes, euh, qu'est-ce qui Ouais. Ouais, on sait que la conversion de la T4 inactive en T3 nécessite plein de nutriments. On connaît le sélénium, on connaît le manganèse, le molybdène, le magnésium, la B, on connaît tout ça. Mais il faut également de la progestérone. Et donc, le problème, c'est que si on ne traite pas ce manque de progestérone qui survient chez toutes les femmes virtuellement vers la 35, 40, 45 ans, et bien malheureusement, la pauvre dame, elle devient en plus hypothyroïdienne. Donc, donc elle va pas prendre 5 kg, 10 kg euh, ou 20 ou 30. Elle va être deux fois plus fatiguée parce qu'elle paye le double prix. Non seulement elle a plus ses hormones féminines, mais elle a plus sa T3 thyroïdienne. Et euh, et donc, c'est vraiment ne pas prendre en charge ce genre de de baisse liée à l'âge. Ça impacte tout, la thyroïde, l'hormone de croissance. Enfin, tout est impacté. Et aussi également, remarque à faire, comme j'ai affaire à des collègues médecins ici, ben vous savez que la synthèse des stéroïdes, stéroïdes, c'est euh cortisol, DHEA, testo euh au niveau mitochondrial des gonades ou des surrénales dépend de beaucoup de cofacteurs mitochondriaux dont fait partie la T3. Donc, s'il y a pas de T3, ben il y a moins de cortisol, il y a moins de de de DHEA, il y a moins d'hormones féminines. Et donc, le relancer les mitochondries en donnant en traitant convenablement une hypothyroïdie par T3 et T4, pas que la T4, hein. Donc, je sais que malheureusement, puis au Maghreb, j'ai vu ça en conférence, la la, ils n'ont que des T4 seules, donc l'Évotyrox, le thyroxine, le thyrox. Et donc, c'est un gros gros problème. Il faut vraiment toujours donner à son patient à la fois de la T4 et de la T3 parce que la T3 peut ne pas être ne pas exister parce qu'il y a pas de conversion possible de T4 en T3. Hm.

Oui, que que comme tu dis, alors le la synthèse des hormones stéroïdiennes dans l'ensemble, c'est elle est mitochondriale. Alors, c'est pas la totalité du de la séquence ou de la voie qui est mitochondriale, mais on a déjà le début de la voie avec la démolase du cholestérol vers la prénénolone qui est mitochondriale. On a aussi une partie euh la partie là de la conversion d'une progestérone ou la 17 hydroxyprogestérone en en en corticostéroïdes, aldostérone, cortisol qui est aussi mitochondrial. Ouais. Euh, donc c'est ces deux euh ces deux euh classes de réactions ici sont mitochondriales. Donc, oui. Et et puis il y a il y a euh la la exactement la T3 est un cofacteur majeur des mitochondries. Ouais. C'est ça. C'est euh c'est extrêmement important. Et c'est intéressant parce que dire ne pas traiter l'hypothyroïdie est très très fréquente. Maintenant, on est, j'en suis à 90 % de de mes patients ou 95 parfois qui sont en hypothyroïdie actuellement. La folie. Alors qu'avant, c'était quelques pour cent. Ne pas prendre en charge l'hypothyroïdie malheureusement, ça impactait les autres hormones également, ça impactait tout. Et en fait, là, quand quand juste pour préciser, quand Stéphane parle de 80 % ou 90 % de de ses patients qui sont en hypothyroïdie, euh, il faut comprendre deux choses. La première, c'est que Stéphane est euh parmi, on va dire, ses expertises, c'est la thyroïde. Donc, il y a beaucoup de gens qui viennent le voir qui ont des problèmes thyroïdiens, mais pas que. Parce que l'hypothyroïdie, elle est beaucoup plus fréquente puisque les critères de les critères de, on peut dire diagnostiques ou peu importe euh, de l'hypothyroïdie sont différents euh en médecine fonctionnelle que oui, que que les critères classiques et qui se basent sur la TSH qui augmente ou la TSH qui diminue. [Rires] Je dire la TSH, la TSH, je m'en fous complètement parce que je sais qu'à 7h du matin, elle va être à 2,5. À 7h4 du matin, elle va être 1,5 et puis elle va encore remonter à 8h, donc elle change tout le temps. Donc, se baser sur une TSH comme critère d'hypothyroïdie est une débilité, j'ose le dire, profonde. Et ce qui est bien plus important, c'est savoir si le patient a des symptômes, s'il est frileux, matin, rétention d'eau. Là, c'est on est bien intéressé pour diagnostiquer une hypothyroïdie. C'est purement clinique, c'est pas c'est pas biologique, même si la biologie aide. Évidemment, si je t'achète à comme tout à l'heure à 105 [Rires], je sais, je sais qu'un problème. Et un endocrinologue qui a vu cette patiente aussi en Espagne avait dit, tout va bien. Et si j'ai une T3 libre qui est à, je sais pas moi, à 2,4 picogrammes, nanogramme pardon, et le médecin traitant dit, tout va bien. Voilà, c'est c'est c'est là, c'est c'est évident que cette biologie là est hypothyroïdienne. Mais souvent, j'ai des taux qui sont à 1,8, 8, 2, 2,5 de T3 qui sont à 4,5 picomoles ou à 2,8, 8, 3 nanogrammes et on dit "Ah, vous êtes dans la norme, tout va bien." Et la patiente a 20 symptômes d'hypothyroïdie. Oui, effectivement. Donc, le [Rires] TSH là, c'est pas en fait, c'est pas il y a pas que toi qui le dis parce que je répète, c'est toujours ça parce que c'est quand même, c'est quand même intéressant. Le gars qui a inventé les le bilan thyroïdien qui qui est décédé maintenant il y a quelques années, dans c'est c'est John Midgley. Il est même passé au en audition au parlement écossais et moi j'ai j'ai discuté avec lui et tout ça et cetera. euh, il disait exactement ça, il disait la TSH ne sert à rien. Moi, j'ai pas inventé le bilan thyroïdien pour que les gens regardent sur la TSH uniquement, qu'il faut regarder sur tous les autres marqueurs et regarder aussi la clinique. C'est ce qu'il disait. Que moi, je me souviens d'une.

norme de TSH qui était il y a il y a peut-être 20, 25, 30 ans, qui était entre 0,3 et 1,1. Et puis on l'a fait passer brusquement entre 0,3 et 4,3. Et puis j'ai donc il y a il y a c'est un truc très rigolo.

Il y a une quinzaine d'années, j'envoie à à tous les chefs de services endocriniens, plus endocriniens en privé en Belgique, une trentaine de de de collègues que j'ai repéré par recherche donc dans dans au niveau des de boîte téléphone, enfin boîte un téléphone recherche. Et je renvoyé un petit mot en disant, bon, dites-moi un peu d'où vient ce critère de 0,3, 4,3 actuellement, qui a inventé ça et quelles sont les études qui montrent que c'est un critère correct ? Et bien, il y a personne qui m'a répondu parce que on ne sait pas d'où ça vient. On ne sait pas qui est le le gars ou la la la la dame qui un jour a inventé cette norme là. On sait pas. On sait pas. Enseignant l'UNIF. Voilà. C'est John Midclay et le critère est est un critère statistique parce que tu as tu sais qu'il y a il y a deux ou trois manières de déterminer les les normes les normes des des analyses biologiques. Tu as tu as le tu as la méthode clinique où là tu vas te focaliser sur quelque chose, une maladie, une indication, un peu comme ce qu'on avait fait pour la vitamine D. Risque fracturaire et la densité minérale osseuse. Et puis tu as le l'autre critère qui est statistique. Et le critère statistique, c'est tu prends euh une un échantillon soi-disant représentatif de la population euh censé être plus ou moins en bonne santé apparente. Après la définition de la bonne santé apparente est est extensible à l'infini. Euh et tu et tu mets euh moyenne, tu as une distribution statistique moyenne plus de écart-types, moins de 2 écart-types et tu obtiens limite inférieure, limite supérieure. Bon, c'est comme ça que c'est c'est fait, hein, les normes les normes de de des de c'est les normes des de soit la T4, la T3 ou de la TSH.

Alors pour revenir donc à notre sujet qui concerne donc justement la ménopause la et la pérénopause. Donc ça va dans les deux sens en réalité, ça va dans les deux sens, c'est-à-dire que afin d'amortir le choc de la ménopause, bah il faut prendre en charge la thyroïde comme tu dis très bien. Et en même temps, cette même ménopause va avoir un impact aussi sur la thyroïde puisque la baisse de la progestérone crée aussi une hypothyroïdie clinique, donc avec une mauvaise conversion T4 T3. D'ailleurs, la mauvaise conversion T4 T3 n'est pas uniquement dans le foie, puisque ça ça va produire aussi une hypothyroïdie cérébrale, puisque tu as la DO1 dans le foie et la DO2 dans le cerveau. Ouais. OK. Euh et tu obtiens avec ça, je pense, je sais pas si tu doses ça aussi, euh tu obtiens plus de de reverse T3. Oui. Alors je dois avouer que je la dose jamais. C'est comme les les variants génétiques d'IO2, je les dose jamais, même si je les enseigne dans mes cours, mais ça m'est pas utile parce que la clinique est tellement parlante en thyroïde que j'ai pas besoin de tout ça. Mais mais voilà, mais c'est vrai théoriquement, c'est bien de doser tout ça, mais voilà. Ouais.

Euh OK. Donc très bien. Ça c'était juste alors pour concernant alors il y a il y a encore quelque chose d'important qui concerne le le cortisol. Euh le cortisol. Donc euh alors le cortisol va avoir quel est parce que c'est un peu complexe le cortisol. Ça tout dépend de tout dépend de l'état initial des surrénales de la dame qui rentre dans ce continuum de ménopause ou de péréménopause. On est d'accord. Si une dame est déjà épuisée au niveau surrénalien, le cortisol va se casser juste la figure de plus en plus. Et euh et si euh et si la dame a encore des surrénales qui fonctionnent plus ou moins et qui arrivent à produire encore du cortisol, on sera dans un premier temps en hypercorticisme, burn in, ensuite de de moins en moins, ensuite on rentre dans le burn out euh et ainsi de suite. Euh et donc le le il y a il y a déjà un rapport cortisol hormone thyroïdienne. Tu tu pourras je je sais ce que enfin ce que tu penses du sujet, mais tu si tu peux expliquer. Et puis il y a un rapport euh progestérone cortisol, estrogène cortisol. Est-ce que tu peux détailler un petit peu ces ?

Alors en gros si tu veux ce que je alors comment alors tout d'abord je vous ai précisé un truc c'est que ne vous ne vous mettez pas tous à doser le cortisol pour voir si votre patient est en burnout, pré-burnout ou pas parce que vous risquez très fort de rien voir du tout dans les dosages du cortisol sanguin. Oubliez ça, ça n'a strictement sauf dans les cas de de d'hypercorticisme, maladie euh euh ou d'insuffisance surrénalienne profonde. Ce cortisol sanguin, il va rien vous amener. Le cortisol, les métabolites du cortisol sur 24 heures, ça peut être intéressant mais bof, c'est pas c'est pas très percutant. Par contre, le cortisol c'est l'hiver donc dosé plusieurs fois sur la journée avec un dosage une demi-heure après le le réveil avec le quart. Ça ça devient vachement intéressant mais on peut passer encore à côté de certaines choses et en fait on peut avoir dans le burnout ou le pré-burnout ce qu'on appelle un dysfonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, c'est-à-dire en cas de stress, on n'a pas de bouffée de cortisol, on prend pas le temps de gérer le stress et donc on a on se retrouve face qui sont parfaitement bons et le patient qui a 15, 20, 25, 30 symptômes, j'en ai vu 35 il y a quelques jours, symptômes de de manque de cortisol. Et donc les dosages biologiques de nouveau pour le cortisol bah c'est un peu comme la thyroïde, c'est très très décevant et on on doit pas se baser là-dessus vraiment, on doit se baser sur ce que le patient raconte. Euh donc voilà, donc les deux dosages biologiques, c'est génial, j'en demande tout plein mais ça c'est limite pour la thyroïde et le cortisol. Et euh voilà.

Donc le le le le le problème c'est que également ce ce comment le le cortisol, il y a quelqu'un qui est stressé, une dame qui est très stressée parce que son son chef de service l'harcèle, parce que son son mari à la maison, son conjoint est plutôt euh chiant, je dirais. Et bien cette pauvre dame, elle va devoir surproduire du cortisol pour tenir le coup et au détriment également d'autres hormones parce que la prégnénolone et toute la chaîne de synthèse du cortisol et bien on a ce qu'on appelle on appelle ça le vol de la de la prégnénolone parce que le cortisol va tout capter et ça les autres hormones vont vont pâtir. Donc il y a vraiment une relation de balance entre les autres hormones et le cortisol qui peut être surproduit en cas de stress intense. et et cette ce rapport cortisol thyroïdien. Ouais.

Mais alors voilà ce qui se passe, c'est que dans la conversion la alors le cortisol au niveau thyroïdien joue à deux niveaux. C'est-à-dire que c'est en cas de manque de cortisol, on a une conversion trop rapide de la T4 en T3. Donc on donne à un patient soit de la T4, les thyroxines, T4, ces machins là qui marchent très rarement pour traiter, j'en trouve que deux parents qui sont contents avec ces machins là, soit on donne de la des mélanges thyroïdiens comme le le thyral nouveau, thyrale T4 T3, soit des hormones des extraits thyroïdiens de porc ou de ou de des extraits glandulaires, extra-glandulaires comme l'hypothyroïde et l'armour thyroïde. Et si le patient ou la patiente n'a pas assez de cortisol, il va très mal supporter son traitement. Il va avoir tout de suite des effets secondaires par conversion trop rapide, trop de T3 tout de suite. Il va avoir des palpitations, nervosité, il va être il va sembler être en hyperthyroïdie alors qu'il a encore 20 symptômes d'hypothyroïdie derrière : frilosité, fatigue matinale, rétention d'eau. Et donc le cortisol peut voilà, en cas de manque, on peut avoir, on ne supporte pas le traitement thyroïdien en fait. Maintenant, également au niveau central, le fait d'avoir trop peu de cortisol, on va avoir euh une hausse de de la CTH et malheureusement et également juste avant la CTH, c'est le la la comment la Allez, la Tu parles de la CH, de la CHH et malheureusement la CHH va faire baisser la TSH. Donc on peut avoir une hypothyroïdie centrale, enfin d'origine centrale par excès de CHH, inhibition de synthèse de TSH et on peut avoir une mal tolérance, tolérance périphérique au traitement thyroïdien. Donc on est vraiment donc le cortisol est très très impacté dans le problème thyroïdien. Mais ce qu'il faut retenir, c'est que parfois on doit monter le cortisol pendant 4, 5 jours avant de pouvoir administrer un traitement thyroïdien substitutif qui fonctionne sans effet secondaire.

Et d'ailleurs à préciser aussi ce que tu expliques là euh les signes de de on pourrait appeler ça de l'intolérance en fait. au traitement thyroïdien. Euh tu les as aussi avec pas mal d'autres traitements euh et et et même avec des c dans certains cas des aliments, voir des des compléments alimentaires quand le cortisol est très bas. Euh ce qu'il faut retenir, c'est que quelqu'un qui a un cortisol très très bas, souvent il ne supporte rien. On lui file la phyto, il supporte pas le phyo. L'one, il supporte pas. On lui file la T3, il supporte, la T4, il supporte pas. Il vient même le verre d'eau à la limite, il va plus supporter tellement il devient intolérant à tout. Et ça c'est vraiment un signe typique, les gens qui vous disent je suis allergique à tout, je ne tolère rien, j'ai eu des effets secondaires avec tout, ce sont des patients qui en général ont pas assez de cortisol tout simplement.

Et ben super. Bon, ça c'était déjà euh intéressant. Donc pour rappel, toutes celles et ceux qui viennent nous rejoindre parce que je vois que maintenant notre le le le nombre par rapport au tout début, ça quadruplé ou même triplé ou je pense triplé euh cette conférence, c'est une conférence sur les déficits hormonaux chez la femme en ménopause et en péréménopause. Et c'est une conférence qui est organisée, une table ronde conférence qui est organisée dans dans le cadre de du congrès international des sciences de la nutrition dans sa 4e édition qui aura lieu euh à Casablanca les 18 et 19 avril prochain. Vous avez plus d'infos sur ics.ma pour celles et ceux qui sont intéressés. Vous pouvez aussi contacter docteur Tis Tjemiti qui est coorganisatrice du congrès aussi à ce numéro là. Et je vous en dirai un peu plus à la fin de cette de cette table ronde. Euh donc on a avec nous actuellement docteur Stéphane Résim et on est en train de discuter. On avait déjà abordé donc les définitions, les déséquilibres des hormones sexuelles, les impacts de la ménopause sur les autres hormones. Notamment ce qu'on ce qu'on vient de de de discuter ici, de débattre, c'est la les hormones thyroïdiennes et le cortisol. Et puis il nous reste deux parties euh par rapport aux impacts de la ménopause sur la santé et également euh la partie sur le microbiote intestinal qui je pense, on va pouvoir l'aborder puisqu'on a encore un petit peu de temps. Hm hm. Euh et donc euh intéressant.

Alors euh est-ce qu'on pourrait dire un petit mot par rapport au à l'hormone de croissance dans le contexte de ce continuum de péréménopause ? Ouais.

Alors, l'hormone de croissance donc dans dans c'est vraiment évident, ça fait grandir les gosses. Mais chez nous les adultes, on a besoin également, on a autant besoin de croissance que nos enfants, pas pour grandir mais pour réparer la la mécanique. Donc, on sait qu'on est une hormone de croissance qui physiologiquement monte le soir pendant la nuit et on a le cortisol par contre qui monte qui descend en fin de journée et on a une mélatonine qui monte également le soir. Et l'hormone de croissance s'il était déficitaire chez un adulte, ben moi je les vois tout de suite rentrer dans le cabinet, sont des adultes qui sont gras, ils ont ils sont mous, ils ont un relâchement musculaire, ils ont de de ils sont gras de partout, ils ont également un air vieilli prématurément également. Ils rapportent des symptômes qui sont typiques, souvent pas toujours. Ils ont des goûts pour la viande. Des gens qui viennent végétariens pas pour préserver les bestiaux mais simplement parce que ça les dégoûte la viande, les dégoûte mais pas toujours. Pas de signe avec ce signe qui n'est pas là et surtout c'est au niveau du sommeil que ça se voit sur des personnes qui disent ben moi maintenant je dois dormir beaucoup plus qu'avant, je je suis passé de de 6 à 8h et puis je vais passé à 10h et puis à 12h puis à 13h et quand je me lève, je suis pas encore frais, je dormirai encore bien 2h de plus. Donc c'est un sommeil qui est pas récupérateur, ils dorment mais c'est un sommeil qui est pas récupérateur en fait. Également sont des personnes qui manquent de zénitude. Les zénitudes, c'est le fait de pouvoir gérer un problème qu'on rencontre sereinement en réfléchissant calmement. Et bien, ils prennent tout dans la figure ces gens-là. Donc ils sont ils sont ils manquent de zénitude. Également, il y a des d'autres symptômes, c'est que on peut avoir également plus de risque de résistance à l'insuline. Enfin, il y a également il y a également de croissance assez étonnamment statistiquement plus de cancer. Ouais, c'est justement il y a il y a toujours ce débat autour de l'hormone de croissance et d'ailleurs ce même débat on l'a aussi avec les hormones les hormones sexuelles avec notamment l'œstrogène et aussi la progestérone. Bizarrement, un ami commun qui a dans un endroit quelque part qu'on connaît toi et moi a expliqué que la progestérone est plus pro-cancer que que les œstrogènes. Et je lui ai envoyé la littérature qui prouvait l'inverse. Il n'a jamais répondu et il a encore redit la même chose il y a pas longtemps, je le sais. Donc je sais pas dans quel langage il faut lui expliquer. Euh OK.

Et alors euh donc si si on veut récapituler tout ça en fait euh qu'est-ce que toi tu ferais pour une dame qui est en péréménopause ? Allez en pré-ménopause h OK. euh en pré-ménopause avec un profil euh comme on a dit tout à l'heure d'hyperimprégnation œstrogénique avec une hypothyroïdie euh et potentiellement des signes de d'hypocorticisme euh parce que c'est complexe et si maintenant je veux encore ajouter l'histoire de l'hormone de croissance et d'autres trucs, ça devient un peu complexe. Déjà avec cette cette triade là, euh ce qui m'intéresse en fait, c'est pas plus les solutions en tant que tel puisque ça on en parle tout le temps et on va en parler d'ailleurs lors du du congrès. Alors, tu peux parler des solutions, il y a pas de souci, mais c'est surtout la méthodologie de prise en charge, c'est qu'est-ce que tu fais ? Comment tu fais ?

Alors moi je suis désolé, je suis pour le tout à la fois. Je vais pas traiter une un biote et puis avoir le patient 3 mois après, traiter une surrénale et puis traiter une thyroïde et puis traiter un an après. Je fais tout en même temps euh parce que sinon on n'arrive à rien finalement. Il faut vraiment traiter à tout. Maintenant si un donc pour la surrénale ben le cortisol ben là ça ça je vais de la micronutrition, donc tout ce qu'il faut pour que une hor une surrénale sécrète du du cortisol. Donc il faut il faut la cliline, il faut du magnésium certainement, il faut du fer, il faut la vitamine C, il faut plein de trucs. Ça peut aller jusqu'au plantes adaptogènes, chizandra. Euh donc ça peut aller jusqu'à la rhodiola, la chizandra et puis dans des cas plus plus je peux mettre en plus des extraits surrénaliens en plus de de des extraits surrénaliens, il y en a plusieurs sur le marché et dans des cas extrêmes, c'est mon patient qui est en burnout devant moi, euh ben je je je traite par cortisol bioidentique, hydrocortisol. pour l'aspect fatigue et éventuellement méthylprednisolone ou prednisone pour l'aspect inflammatoire s'il le présente. Donc c'est vraiment il y a pas de de de guide standard, ça dépend de ce qu'on a devant soi, du patient évidemment. Évidemment, je n'ai jamais donné de cortisol à un patient, jamais en donner s'il y a pas assez d'androgènes. Donc je vais toujours équilibrer la la DHEA et la testo. Évidemment, la vitamine D et K2 à côté puisque la vitamine D c'est une hormone anabolique très proche de la testo, de la DHEA. À côté de ça, si j'ai une dame devant moi, et bien je vais devoir équilibrer à cause des androgènes ses œstrogènes, je vais devoir équilibrer sa progestérone. Donc en gros de je pars d'un burnout et finalement je vais toucher également à sa progestérone puisque de c'est la cascade hormonale qui doit être respectée. Euh donc voilà.

Donc au niveau thyroïdien, ben de nouveau, ça peut aller de la micronutrition. Peut-être que le patient manque de sélénium, manque d'iode, manque de de de B12 euh cause de non synthèse de la T4, mais ça peut je peux avoir besoin aussi d'extrait thyroïdien s'il faut. Et dans le cas extrême où j'ai 15, 20, 30 symptômes d'hypothyroïdie, je vais même pas essayer les extraits les extraits légers thyroïdiens. Je vais directement passer à des mélanges T3 T4 ou ou américains canadiens qui sont euh T1 T2 T3 T4. Donc de nouveau ça c'est au cas par cas et c'est ça qui fait la la difficulté. Euh maintenant, il y a des plantes de la phyto qui stimulent la thyroïde, qui stimulent la conversion de T4 en T3 mais on on les connaît. C'est c'est c'est la chizandra, c'est le kaempférol, c'est le gugul. Donc euh je donnerai facilement un complexe dans lequel il y a tout ça. Mais si j'ai un patient qui a 25 ces hypothyroïdies, je vais même pas passer par là parce que c'est une perte de temps. Je sais que ça marchera pas. Euh et à côté de ça, évidemment, si la dame à 45 ans a a encore un œstrogène acceptable, sans trop de sécheresse de peau, des yeux vaginaux, sans trop de poil au menton, et bien je vais régler sa progestérone et puis dans un deuxième temps, je vais régler ses œstrogènes. Mais je règle d'abord dans dans son prémenstruel, il faut d'abord équilibrer la progestérone et puis seulement passer aux œstrogènes après parce que le problème si je monte sa progestérone et je monte en masse œstrogène, je me retrouve encore en en présence œstrogénique. de d'avoir attend de voir l'effet de la progestérone d'autant plus que pas mal de femmes arrivent à convertir la progestérone naturelle en œstrogène surtout si elle elle elles sont un peu grasses, donc c'est très compliqué en fait.

Ou effectivement ou effectivement il y a ces cas alors il y a il y a deux cas alors de ce que tu as dit là donc c'est l'approche où bon de on se connaît on sait un peu comment tu fonctionnes c'est c'est l'approche globale où tu prends en charge tout en même temps euh et tout ça. Alors, tu as dit deux choses intéressantes par rapport au cortisol, notamment l'hydrocortisone. Donc tu tu ne donnerais pas l'hydrocortisone si euh s'il y a pas suffisamment d'androgènes parce que il y a certaines situations où quand on met de l'hydrocortisone, la personne va pas tolérer, va être complètement encore complètement effondrée, complètement épuisée et cetera. Est-ce que là il y a pas un rôle notamment des mitochondries ? Les personnes qui ont des mitochondries en très très mauvais état, tu vas pas aller leur donner de l'hydrocortisol directement ? Il y a aussi un un blocage ou peut-être plus ou moins le même blocage que par rapport aux androgènes. Tout à fait. Tout à fait. Ou c'est ça.

Et alors tu as tu as aussi parlé de cette fameuse conversion de la progestérone en œstrogène. Oui. Euh qui peut qui peut aussi qui peut aussi exister. Alors, il faut juste rappeler que la conversion progestérone œstrogène ne se fait pas directement. Ça se fait forcément à travers les androgènes. Vous avez cette voie de qui part de la progestérone vers l'androstènedione vers la testostérone qui elle-même avec l'androstènedione se convertit en œstrogène. Et donc si on peut avoir donc chez chez la femme, l'aromatase, elle fonctionne plus ou moins normalement. Donc, on va convertir une bonne partie des androgènes vers les œstrogènes. Mais à ce moment-là, cette voie là de progestérone vers les euh androgènes qui va donner donc ensuite les œstrogènes chez la femme, c'est une voie qui normalement chez une femme ne devrait pas fonctionner, du moins théoriquement. On a ça chez l'homme. C'est pour ça que chez l'homme on n'a pas beaucoup de progestérone. C'est en fait, il y a une partie qui part en corticostéroïde et l'autre partie de la progestérone en grande partie qui part vers les androgènes. Sauf que chez l'homme l'aromatase est censée être lente donc on obtient une grosse quantité de testostérone. Mais on peut obtenir ça chez la femme. Est-ce que toi tu as un profil type chez lequel tu as souvent tendance à observer cette situation où tu as la progestérone qui fait augmenter les œstrogènes comme tu dis ? Pour moi chez chez la femme, c'est imprévisible. Je sais jamais à l'avance ce que ça a donné. Donc j'ai pas repéré de de de profil type. Par contre chez chez chez chez l'homme et l'homme qui est gras qui est en surpoids, il va aromatiser beaucoup. Mais chez la femme, j'ai pas repéré de profil type. Toi, tu en vois de profil type ?

Non, je vois pas. Alors forcément que euh la seule chose que moi j'ai remarqué, c'est que ces dames qui peuvent avoir cette conversion vers les œstrogènes de la progestérone sont pas toujours mais souvent en hyperandrogénie. Tu tu vois euh tu vois une DHT élevée, un androstènediol et glucuronide élevé mais euh on on va dire en profil qui pourrait euh c'est-à-dire que quelqu'un une dame qui a une hyperandrogénie ne va pas nécessairement avoir cette cette histoire de conversion progestérone. Par contre, une dame qui convertit la progestérone en œstrogène, souvent elle est en hyperandrogénie. Donc euh c'est compliqué de c'est compliqué de de prédire si la progestérone va augmenter l'œstrogène ou pas.

Alors en gros, il y a un choix dans la progestérone, c'est-à-dire le choix est le suivant. Soit on prend de la progestérone naturelle, ça s'appelle du progestan, prog belle, progestan et cetera. Donc c'est la c'est la bioidentique, la même que les femmes de de des dames ou bien que les hommes. Moi je suis sous progestérone tous les soirs 100 mg parce que j'en ai besoin pour des raisons de d'aromatisation. Et bien donc on peut aussi choisir une progestérone bioidentique qui est la dydrogestérone, qui est un métabolite de la la progestérone et celle-là n'a pas la capacité de se convertir en œstrogène. En gros, si j'ai une dame qui a un syndrome prémenstruel, donc en gros à partir après l'ovulation, elle commence à avoir une rétention d'eau, mal au sein, manque de GABA et et que si je lui donne la progestérone naturelle, elle aggrave son problème, alors là, je sais que je dois passer à la dydrogestérone qui s'appelle dans au niveau spécialité, s'appelle du Duphaston. Mais on n'a pas l'effet GABA, on n'a pas l'effet cool, relax, apaisant de la progestérone et donc c'est souvent un tâtonnement qu'on y arrive en fait quand on voit qu'on a une mauvaise réponse et ben On on change au fusil d'épaule et voilà. Maintenant, si la patiente a d'emblée, elle n'a pas de symptôme de manque de GABA, elle est cool, relaxe, pas énervée, pas stressée, elle est cool, mais je pourrais commencer directement par le duphaston sans demander de la progestérone sans donner de la de l'ultrogestan, la progestérone naturelle. Hm.

Oui, ce que tu dis est intéressant parce que la dydrogestérone, elle est bioactive aussi sur les récepteurs sur le récepteur progestérone. Euh sauf que quand tu compares un peu la bioactivité de la dydrogestérone et de la progestérone naturelle, euh la dydrogestérone a moins de bioactivité là-dessus et en même temps tu as tu n'as pas comme tu dis cette conversion en alloprégnénolone. C'est ça qui donne en fait l'effet GABA. C'est ça puisque c'est c'est la progestérone qui donne ça et non pas son métabolite. Ouais. Intéressant.

Alors, on pourrait peut-être survoler aussi un petit peu comme on avait déjà alors il faut il faut quand même savoir que la conversion de la l'impact de la ménop. Ouais. OK. Ouais. Vas-y. Vas-y. Non non. Simplement parce qu'on a une patiente avec un syndrome dysphorique euh menstruel, on peut avoir justement cette cette enzyme qui est la 5 la 5 alpha réductase qui est trop active et on a on a un métabolite du GABA euh qui a l'effet inverse et donc en en éliminant cette cette enzyme, on peut avoir une une amélioration du du problème. Tu parles de la 5 de la 5 alpha réductase. C'est ça. Tout à fait. Ouais, c'est ça.

Euh alors euh maintenant, on a parlé un petit peu de tout ce qui est préménopause et ménopause. Ouais. Plus ou moins. Euh et puis cette ménopause là, alors bien entendu les impacts sur la santé, il y a déjà des impacts sur la santé qui sont en préménopause mais qui ne sont pas durables. C'est-à-dire ils sont allez, on va dire facilement ou plus facilement réversibles que en postménopause. Surtout si on si la dame qui est déjà en postménopause n'a pas été prise en charge en préménopause et que tous ces problèmes là se sont accumulés et ont enduré pendant des années et des années euh avant la ménopause et après. Donc on sait donc toutes les problématiques que tu as décrit qui sont en rapport avec le syndrome prémenstruel peuvent ensuite continuer et se transformer en trouble de l'humeur, en trouble parfois même neuropsychiatrique durable. euh des problèmes de mémoire, des des baisses de performances cognitives et tout le reste. Euh et puis euh et puis les dames qui ont en général encore plus de problèmes liés à la Dio2, donc qui vont avoir une hypothyroïdie cérébrale, voire des problèmes liés à l'histamine de récepteur H3 vont encore avoir c'est une aggravation plus importante de ces ces problématiques là. On connaît aussi les problématiques qui sont liées à au tissus, aux articulations et cetera avec la baisse d'œstrogène, l'ostéoporose et cetera. euh la baisse de la masse musculaire avec qui qui voilà qui est concordante ou concomitante avec tout avec le le l'accumulation de tissu adipeux blanc et la sarcopénie, l'obésité sarcopénique et tout ça. la fatigue, l'altération d'état général progressivement, le vieillissement accéléré aussi en terme de même en terme ce qui est important encore en tout cas si ce qui a une certaine importance l'aspect l'aspect de la peau euh aussi qui se détériore progressivement euh que les les troubles aussi qui sont liés à à la thermorégulation euh ainsi que le le risque cardiovasculaire et et le les troubles métaboliques.

Alors, qu'est-ce qui est parmi ces troubles là selon toi qui est le plus fréquent et le plus impactant, le plus handicapant ?

Alors, je vais dire quelque chose qui va peut-être choquer l'audience, les collègues, mais ne pas prendre en charge la préménopause, la ménopause, c'est criminel. On a en 2026, on a la science qui est là, les publications qui sont là, les études qui sont là, l'incidence de la non prise en charge de la ménopause sur les cancers du sein, l'incidence de la non prise en charge de la ménopause sur les problèmes d'AVC, d'infarctus, de de syndrome métabolique, de dépression, de suicide, d'ostéoporose, enfin tout tout. Donc je dirais ne pas prendre en charge la ménopause, c'est imposer à sa patiente un éventuel cancer, un AVC, un suicide, une dépression, un surpoids. Enfin, je veux dire, c'est c'est infini. Donc c'est un peu comme pour parler simplement, c'est un peu comme faire rouler votre belle bagnole sans huile, sans huile. Elle va elle va payer cher. Et donc il faut apprendre à enfin, il faut que les les collègues ici qui qui sont là se forment en hormonothérapie. On s'est passé, c'est fini le temps où on disait et bien c'est vos hormones madame et et tout va aller bien. C'est faux. Il faut vraiment prendre sa charge. Autant la nutrition est importante, autant la micronutrition est importante, autant l'hormonothérapie est tout aussi importante. Donc donc en gros amine, je dirais, il n'y a pas de de choses prioritaires, c'est c'est tout faire en même temps pour que la patiente vive longtemps et en bonne santé. H intéressant.

Donc là, alors je je vois une question intéressante, mais on reprendra les questions à la fin. La ménopause n'est-elle pas physiologique ? Alors oui, c'est une théorie, donc c'est une façon de voir les choses en se disant "Ben voilà, j'arrive à 45, 50 ans, je prends du poids, je suis fatigué, euh je déprime, euh je suis moins performant et et puis c'est la vie, c'est comme ça." Bah c'est une façon de voir les choses. Donc chacun a sa façon de voir les choses. Moi je vois plutôt les choses comme j'ai 64 ans. Tout à l'heure, j'ai fait 2 heures de sport. Je crois que j'étais assez performant et je suis très fier d'avoir fait peut-être mieux que les petits jeunes de 20, 25 ans euh avec les mêmes exercices et j'espère que ça va continuer longtemps. Donc voilà, c'est c'est c'est une façon de voir les choses mais mais je crois qu'actuellement quand même les moyens techniques de Alors, il y a un gars qui est génial, un gars, c'est un professeur de gynécologie, il est prof chef de service ici en Belgique, il s'appelle de Piper. Depipert écrit dans les grosses revues américaines cancéro gynéco, il est donc donc il dit ben voilà, le problème c'est que la durée de vie a brusquement augmenté en en très peu de temps mais par contre les ovaires n'ont pas suivi et je pourrais dire les testicules n'ont pas suivi non plus et il dit dans quelques millénaires probablement que les ovaires vivront jusqu'à 80, 90 ans mais pour l'instant ils vivent que jusqu'à en moyenne 50 ans. Et bien ces pauvres dames, il faut qu'elle les prenne, elle paye le prix cher à cette manque de à ce manque d'œstrogène et je dirais à côté de ça les hommes aussi hein. Faut pas croire qu'il y a que les femmes qui souffrent d'un manque hormonal. Et voilà. Donc je crois que et d'ailleurs ce gars-là, il a fait une belle étude. Il a pris les femmes de plus de 50 ans. Euh euh donc prise en charge hormonale ou pas pour la ménopause, il a vu qu'au niveau du travail, l'absentéisme était extraordinairement plus élevé chez les femmes non prises en charge. Donc elles sont plus malades, fatiguées, infectées par rapport aux femmes qui sont très hormonalement traitées. Voilà, ça ça dit tout. Et alors chose importante, ça a mis une étude géniale qui était faite il y a pas très longtemps, c'est que les femmes APOE4, APO c'est tout ce que c'est et des gens ils sont prédisposés à avoir un Alzheimer comme moi je suis APOE4, j'aurais pas d'Alzheimer parce que je suis un protocole bien précis. Et bien ces femmes APOE4 non traitées pour la ménopause hormonalement, je parle pas phyto, non traitées hormonalement font toutes un Alzheimer à 100 %. H oui, c'est pour dire l'impact qu'il a au niveau cérébral de la déplétion hormonale liée à l'âge. Oui. Si si elles vivent suffisamment longtemps à APOE4 surtout l'homozygote E4 E4 E4 E4 c'est un j'en parlais encore lors d'une d'une formation là ce weekend dernier euh par rapport à par rapport à ça. Le APOE4, le APOE4 est un réservoir à mercure. En fait, le cerveau, son cerveau, c'est un réservoir à mercure euh et puis le sans parler d'Alzheimer, sans parler d'hypercholestérolémie. Euh c'est voilà, c'est c'est un profil de l'épidémie bien connu. Euh bon, intéressant donc quand lorsqu'il s'agit des donc là, tu tu expliquais un petit peu en répondant à la question est-ce que la ménopause est physiologique ? Oui. Bon, la ménopause est physiologique dans le sens où arriver à un certain âge, la femme ne peut plus euh avoir de n'a plus les capacités physiologiques d'avoir une une grossesse et ça lui donne une deuxième vie. Parce que si si si elle continue avec ça, ça devient si elle continue avec des grossesses, elle devient dangereuse. Et donc il y a des changements hormonaux euh qui qui sont déterminés depuis très très longtemps, depuis par l'évolution depuis depuis très longtemps et qui font que une dame arrive à un certain âge où il doit y avoir cette restructuration cette restructuration hormonale euh qui qui fait qu'elle va pouvoir avoir une deuxième vie euh ensuite. et et donc jusque- là, on s'intéressait beaucoup moins à cette transition parce que depuis tout à l'heure, on est en train de parler d'une transition en fait, comment optimiser la transition euh hormonale chez la femme dans cette phase de péréménopause. On est d'accord ? Donc voilà. Euh alors, il y a dans ce dans ce contexte-là, il y a euh aussi un autre organe euh extrêmement important qui est d'ailleurs associé à tout type de de de de différentes modulations hormonales ou voir des équivalents hormonaux, c'est le fameux intestin. Exactement. L'intestin et le microbiote intestinal. Euh, on en parle, c'est important. Après, il y a de plus en plus de choses aussi, tu sais, sur le sur le microbiote buccal et la bouche. Mais ça peut-être qu'on en parlera dans une autre une autre table. Toucher un mot c'est que on sait par exemple si on concerne l'histaminose digestive qui est quand même on en tient de plus en plus compte, ça fait un peu le buzz depuis 3, 4 ans et du choc, il y a quand même pour quelque chose. Merci. Et bien alors on sait par exemple que pour l'histaminose et ça il faut le savoir qu'un excès d'œstrogène donc donne plus d'histaminose. Par contre la progestérone a un effet antihistaminique. Donc déjà cette pauvre dame qui sont maintenant 7 fois sur 10 je dirais au moins en imprégnation œstrogénique en préménopause à cause de de beaucoup de facteurs et bien malheureusement elles ont un risque d'histaminose digestive bien plus élevé et pour stabiliser l'histaminose, il est intéressant de donner de la progestérone mais également la T3 thyroïdienne a des effets parfois un peu enfin divers mais en gros la T3 thyroïdienne a un effet antihistaminique en gros à la louche je

Dirais, euh, également chez l'homme, la testostérone fait antihistaminos. Donc, les déficits hormonaux vont aggraver des pathologies digestives. Alors, on sait que l'histaminose peut venir sur sur suite à une simple dysbiose, mais c'est quand même important de le savoir aussi au niveau thyroïdien. Mais on se rend compte que autant l'hypothyroïdie va entraîner, via un manque de synthèse gastrique, manque de sécrétion par le pancréas, un manque de de libération de la bile, va entraîner une dysbiose par mal digestion des graisses, des protéines et des sucres, et bien autant le biote intestinal va pouvoir lui-même donner une hypothyroïdie. C'est le chaquisement à la queue. Donc, si on a un mauvais microbiote, malheureusement, on a le sucre antéroatque des antéroidiennes qui est perturbé, et on va devenir hypothyroïdien. Donc, on a intérêt à, quand on a un patient avec une divion, on doit traiter à la fois les hormones et à la fois le biote, sinon on va tourner en rond.

Euh, enfin, je pourrais en parler encore plus plus. Ouais. Oui, effectivement, là, tu parlais de la l'histamine, c'est intéressant. Tu as parlé dans un sens, c'est-à-dire que le manque de progestérone, voir l'excès d'œstrogène va créer une amplifier l'histaminose ou l'intolérance à l'histamine. Et alors, tu as aussi une relation dans l'autre sens où le l'excès d'histamine va augmenter l'œstrogène et diminuer la progestérone, va creuser cet écart. Donc, c'est comme tu dis, le chat qui se mord la queue. Et alors, il y a un autre truc intéressant, tu parlais donc de de de l'hypotidi, l'hypothyroïdie, à juste titre, hyperméabilité intestinale, dysbiose. Euh, il y a, tu sais qu'il y a un réservoir d'hormones thyroïdiennes dans le microbiote. Ouais, tout à fait. Et que et que le microbiote va déconjuguer euh systématiquement les hormones thyroïdiennes, les métabolites détoxifiés des hormones thyroïdiennes détoxifiés par le foie, éliminés dans la bile et ensuite dans l'intestin. Il y a une partie, une partie qui est qui est déconjuguée par le microbiote. Il y a une autre partie qui reste sous forme conjuguée. Conjuguée, c'est c'est la c'est la conjugaison, hein, au niveau euh et et et cette forme conjuguée là, euh, elle est en partie réabsorbée par ce que tu disais, le cycle entéro-hépatique. Ouais. Et ce qui et ça contribue, c'est une des voies qui peut expliquer aussi le, c'est pas la seule, mais qui peut expliquer l'hypothyroïdie, c'est que tu sais que ces ces hormones thyroïdiennes conjuguées, quand elles reviennent trop, c'est-à-dire en en trop grande quantité parce qu'il y a hyperméabilité et tout ça, euh, ce qui va arriver, c'est que ces hormones euh thyroïdiennes conjuguées vont aller au niveau de l'hypothalamus et au niveau de de l'hypophyse pour contribuer à la rétro-inhibition, le la rétro-inhibition. Alors, les hormones thyroïdiennes conjuguées n'ont pas d'impact, n'ont pas d'effet, n'ont pas d'effet, sont pas bioactives, voilà. Mais en même temps, tu obtiens une partie des hormones thyroïdiennes qui t'inhibent en fait le le la production de TSH, donc la production d'hormones thyroïdiennes, et donc tu peux avoir une une hypothyroïdie à cause de ça. Tu as aussi la RT3 qui fait ça. Tu as tu as tu as plein de choses. Et alors, tu as le fameux lien qui est connu, euh, très connu même, et très documenté, entre Hashimoto et l'hyperméabilité intestinale. Euh, le SIBO, le le l'AMO, le l'hyperméabilité intestinale et et le lien avec l'Hashimoto. Ouais. Sont sont impactés par l'hyperperméabilité, hein. Toutes, c'est clair. Ça fait partie des causes principales de de déclenchement de médiot une fois que euh, qu'elle est potentiellement là. Effectivement.

Alors, donc on avait discuté de tout ça euh au cours de cette table ronde. Euh, donc tout, j'espère que ça a été intéressant. Bien entendu, on ne peut pas tout aborder euh ici en détail et cetera. Donc, je rappelle que c'est une table ronde qui est organisée euh dans le cadre des conférences et tables rondes préparatrices au congrès international des sciences et nutrition qui aura lieu à Casablanca les 18 et 19 avril. Le congrès est en hybride, donc on peut y assister online entièrement. Euh, on peut poser des questions et cetera, comme d'habitude. Euh, et il est aussi en présentiel, en présentiel euh à Casablanca, donc euh euh à l'hôtel euh Oui. Ah oui, il y a Molly qui sera là. C'est génial, ça. Je rêvais de le rencontrer. Ouais. Et euh, justement, et donc, alors, je suis en train de chercher petit. Petit Sem, tu es où ? Il y a il y a une trentaine de petits Sem ici. [rires] Non, elle est là. Attends. Euh, donc qui aura lieu au à l'hôtel Double Tree à Casablanca. On aura euh des intervenants comme vous voyez, donc un panel très varié, des intervenants pour certains que vous connaissez, pour d'autres euh peut-être peut-être moins. Euh, alors, il y en a d'autres, hein, il y a, ce ne sont pas les seuls. Il y a deux petites surprises euh que vous aurez dans le le sur le site. Vous allez sur ics.macns.ma. Vous euh cliquez sur intervenant et vous allez voir, vous avez deux grandes surprises. Euh, notamment le docteur AR de Gré, qui est euh le pape de la médecine anti-âge dans le monde, qui euh qui va nous honorer aussi de d'une intervention euh et et puis un autre, je vous laisse découvrir. Euh, donc ça aura lieu encore une fois le 18 et 19 avril à l'hôtel Double Tree Hilton à Casablanca. Euh, le programme est sur le site. Euh, le programme est sur le site. Donc, vous avez, c'est un pré-programme, hein. C'est un pré-programme. Alors, dans les grandes lignes, c'est c'est plus ou moins ça, mais ça va peut-être évoluer légèrement. Euh, voilà. Donc, Petit Sem, tu es là ? Oui, je suis là. Bonsoir. Bonsoir Stéphane. Bonsoir à tous. Ben, euh, c'était super intéressant comme d'habitude. Merci. Euh, je remercie toutes les présents. On a eu quand même 1000 personnes inscrites pour cette conférence, donc c'est super intéressant, et 250 en direct, donc pour montrer quand même tout l'intérêt de tout le travail qui est fait dans ces approches de micronutrition. Merci. Merci Amine et Stéphane.

Alors, donc pour revenir au congrès, euh, on a donc dit Amine, donc là, le congrès évolue. Euh, on on vous prépare pas mal de surprises cette année euh toujours dans ces approches euh je dirais de micronutrition évolutive, mais aussi approche de technologie. Voilà, parce qu'on aujourd'hui, on est dans un monde connecté, donc il faut bien qu'on se mette aussi dans ces approches là. Euh, donc euh, pour les inscriptions, donc comme d'habitude, vous avez euh eu un tarif Early Bird, donc continue avec un tarif spécifique. Donc euh, Amine va partager le code promotion où vous avez un un tarif réduit euh valable donc pendant 10 jours encore. Voilà, pour pouvoir profiter de d'une offre spécifique. Puis bon, pour le programme, il va évoluer. Vous allez être, il sera mis à jour sur le site donc de manière assez régulière, mais on a déjà les grandes lignes, et puis puis Stef sera parmi nous, et donc c'est toujours un plaisir de le recevoir. Merci Stéphane, Stéphane, de de répondre toujours présent. Donc, voilà à peu près toutes les tout ce que j'ai à dire. Maintenant, n'hésitez pas. Vous avez mon numéro de téléphone, j'interagis très vite et je réponds pour vous accompagner, pour vous pour vos inscriptions, pour vous accompagner par rapport à vos questions. Donc, je suis euh assez interactive et pourrai répondre assez facilement à toutes vos demandes en fonction de votre besoin. En tout cas, je vous espère très nombreux. La famille Micronutrition s'agrandit, et on est très très fier de tout le travail et toute votre confiance que vous que vous nous donnez, et euh on espère toujours être à la hauteur pour pouvoir euh continuer ces interactions et puis l'évolution de la science et permettre d'être toujours dans cette mise à jour en permanence. Merci. Merci Petit Sem. Merci beaucoup donc pour tout le travail qui est fait, donc de la part de Petit Sem euh pour l'organisation de ce congrès, et puis pour toute l'équipe Somna euh par rapport à tout le travail qui est fait. Il y a vraiment un énorme travail. Euh, alors on vous prépare une surprise incroyable. Donc là, je je vous en dirai pas un peu plus si si une surprise. Mais pour celles et ceux euh alors juste un petit indice, venez en présentiel, [rires] il va y avoir une surprise incroyable. Donc on vous on vous en dira un peu plus euh dans dans les les prochains jours, les prochaines semaines, mais il y aura un truc inédit qui n'a jamais été fait, qui sera fait. Euh, donc voilà. Donc petit indice, venez en présentiel. [rires] Euh, sinon euh, voilà, donc le vous avez le code promo ICNS 2026, donc euh euh et vous avez là, soit euh, soit vous avez directement sur le site, soit vous avez le le QR code euh pour une inscription directement. Vous pouvez contacter donc aussi Petit Sem euh sur euh ce que je disais tout à l'heure, sur le le numéro de téléphone. Vous avez aussi les numéros de téléphone ici, bien entendu. Vous avez numéro de téléphone sur le site isns.ma. Donc, merci pour merci beaucoup Petit Sem pour cette présentation euh sur le sur le congrès. Et donc, on va essayer de prendre quelques questions parmi lesquelles, enfin, parce qu'il y a des questions auxquelles on a déjà répondu dans la présentation d'emblée. Euh, Stéphane. Donc, si euh, on a, je crois encore euh, ouais, que 5 minutes, une petite 5 minutes, on va essayer de répondre au maximum aux questions. Euh, ouais, donc les mauvais profils de conversion T4 T3, on avait déjà évoqué. Voilà, qui pas le combo, on avait parlé le combo qui T C4 T3 qui n'est pas disponible donc pour pour tout le monde dans tous les pays, mais après, il y a aussi des approches micronutritionnelles qui permettent d'optimiser ça et et tout ça. Euh, et puis euh, tu avais parlé déjà des des cofacteurs et tout, la mutation DIO2 notamment. La mutation DIO2 avec l'hypothyroïdie euh l'hypothyroïdie cérébrale. On va voir plutôt, j'ai rencontré quand même des collègues, genre d'une conférence, je sais plus c'était au Maroc ou en ou en Tunisie, qui me disaient qu'ils arrivent à se débrouiller pour avoir la T3, donc T3, Thybon ou autre. Donc, voilà, donc il y a il y a qu'un moyen de de de se débrouiller et de d'avoir ce qu'il faut pour ces patients. Ouais, effectivement. Euh, ouais, donc ouais, ben il y a une question, ben je pense qu'on a implicitement répondu, comment interpréter des analyses TSH normales, des T4 libres limite supérieure et cortisol limite basse. La réponse, et tu l'as donné tout à l'heure, on avait discuté, c'est qu'en fait, regarder la clinique, c'est ou la bonne vie la bonne vieille clinique. Ouais, c'est ça. Euh, OK. Malheureusement, la clinique n'est pas toujours bien considérée. Effectivement, euh, les médecins en France, quand on demande T3 et T4, ils disent que ça demande, ça se demande pas, que c'est inutile. C'est désespérant. J'ai payé de ma poche des analyses pour ma fille. Effectivement, bon, il y a aussi des médecins qui font de la médecine fonctionnelle de plus en plus d'ailleurs, qu'on forme de plus en plus en Europe, que ce soit Stéphane, moi-même, d'autres collègues aussi qui qui forment donc pour ces pour ces approches-là, euh, il y a il y a une évolution considérable, hein. Que quand on est dedans et qu'on regarde un petit peu la tendance et comment c'est en train d'évoluer à la fois euh en Europe, en tout cas de ce que moi je connais ou les endroits que je connais le plus, c'est euh, on va dire le monde francophone, l'Europe euh, l'Europe francophone et puis l'Afrique du Nord plus ou moins aussi, le Moyen-Orient, il y a une tendance générale vers les approches fonctionnelles et c'est en train d'évoluer. Et il y a encore 5 ans, c'était pas comme maintenant. Et dans 5 ans, ça sera pas comme maintenant. Donc, il y a une évolution considérable dans ce sens-là. Euh, grâce à tout le travail qu'on fait, grâce à surtout à vous et les gens qui sont impliqués et les gens qui changent, en fait, il faut être suffisamment nombreux pour induire un changement rapide. Euh, c'est d'où le tout le travail qu'on fait, que ce soit avec ces conférences, avec les congrès, avec les formations, avec tous les moyens de communication et cetera. Euh, OK. Je peux répondre à une question ? Il y en a bien sûr. Vas-y. Oui. Oui. Vas-y. Je une collègue s'appelle Kamala, Kamala. Pose une question. Avez-vous une solution pour la sécheresse vaginale ? Je la question. Donc, de nouveau, il faut traiter la cause, il faut toujours traiter la cause des problèmes. Donc, ce n'est pas en mettant de la vaseline euh de l'huile d'olive ou une huile, je sais pas moi, de de n'importe quoi qu'on va régler le problème. Oui, symptomatiquement, oui, ça va mieux glisser. Mais le problème, cette pauvre dame qui a une sécheresse vaginale, elle est certainement en manque d'œstrogène. Donc, de nouveau, le fait de d'appliquer transcutané des œstrogènes compensés par progestérone pour pouvoir régler le problème, mais on peut également mettre des œstrogènes localement, mais on a qu'un effet local, parce qu'il faut savoir que des muqueuses qui ne sont pas imbibées d'hormones, que ce soit androgène, DHEA, testostérone et œstrogène, elles vont s'atrophier. Donc, par une atrophie, une atrophie des muqueuses génitales externes spectaculaire, he, ça peut aller jusqu'à, on appelle ça le chrorosis vulvaire. Donc donc, il faut une imprégnation hormonale. Maintenant, on peut mettre localement, soit des œstrogènes. Il y a des comme la Cifemine, on peut mettre localement des ovules qui sont géniaux. Ça s'appelle Intrarosa, Intrarosa, et c'est la praster. Donc, c'est la la DHEA qu'on met localement en ovule, et cette DHEA se convertit en œstrogène progressivement. On a deux effets, l'effet lubrifiant, donc les muqueuses rodiennes, je sais pas comme tu dis, jeune fille de 20 ans, mais on peut on peut rêver, mais également, on a un effet comme des androgènes de tonification musculaire. Donc, c'est génial que le tonus vaginal et le tonus qui est intéressant également au niveau urinaire, parce qu'on on peut avoir des fuites urinaires par déficience hormonale, he, cette pauvre dame ménopausée non traitée, elles n'ont pas rigolé, elles n'ont pas toussé parce qu'elles font pipi dans leur culotte. Donc, c'est très important d'avoir un bon statut hormonal général, éventuellement que local. Euh, effectivement. Merci pour pour la réponse. Et et puis on a d'autres, alors il y a plusieurs commentaires intéressants, tout ça, et puis alors une question parce qu'on avait parlé de, on avait évoqué le sujet pour E4 homozygote, E4 homozygote, donc E4 E4. Donc, ce qu'on disait sur la peau, E4 en général, parce que là pour E4, il y a le l'hétérozygote, il y a deux de deux profils hétérozygotes, E4 E3 et euh E4 E2, euh, et puis il y a le E4 E4, E4 E4, c'est le pire, c'est le le c'est le pire. Et E4 E4 en fait, ce qu'on disait là, s'applique, ne s'applique pas que chez la femme, ça s'applique aussi chez l'homme de la même façon, tout ça. Donc, il y a il y a pas de différence de sexe dans le profil ApoE4. Donc, le cerveau qui devient un réservoir de mercure, que je dis réservoir de mercure, vous avez compris, c'est-à-dire, ça ne dépend pas nécessairement de l'exposition au mercure, mais c'est ce que la la moindre quantité de mercure à laquelle la personne est exposée va être stockée euh et surtout au niveau de au niveau cérébral, parce que c'est ces ces protéines là sont, je rappelle que c'est des protéines, c'est des apolipoprotéines qui sont impliquées, c'est c'est on les retrouve dans dans la surface des transporteurs, des lipides, les les VLDL, les LDL, les IDL et même les HDL, et sont impliqués notamment dans la clairance des métaux lourds et entre autres le mercure, et surtout le mercure. Donc, c'est la même chose pour les hommes aussi, hein. E4 E4. Euh, alors, il y a il y a plusieurs euh, alors cette solution, ça, tu tu avais déjà répondu là pour la sécheresse vaginale. Euh, non, que faire quand une femme, ouais, ouais, une question, est-ce que qu'est-ce qu'il du Lival pour prendre recherche la ménopause ? Le Lival, c'est la tibolone, qui a des effets progestatifs mais de synthèse. Il n'y a pas d'effet protecteur cancer du sein, pas d'effet sur le GABA. Donc, de nouveau, de nouveau, rester à du naturel. Donc, en fait, je crois que donc, quand un un thérapeute, un médecin fait de la médecine fonctionnelle ou naturopathe, moi j'ai rien contre, mais il faut savoir que les animaux et l'être humain ont des hormones depuis qu'ils existent sur terre. Il n'y a rien de plus naturel que ça. Le corps est parfaitement euh fait pour avoir les hormones naturelles. Donc, n'allons pas vers des hormones de synthèse qui ont tous des effets secondaires et restons avec du naturel, la progestérone naturelle, des œstrogènes naturels et équilibrons tout ça. Et donc, qu'on arrête de dire de croire que les hormones, c'est mauvais. Sans hormones, on ne serait pas en train de parler ici, on serait tous morts, on ne serait même pas né. Donc, voilà. Donc, les hormones, c'est génial, ça fait partie de la vie, et autant les préserver jusqu'au bout à des taux corrects physiologiques. Ouais. Effectivement. Euh, que que alors euh, ouais, que faire quand une femme en ménopause a des fibromes et polypes ? Alors, en gros, ce qu'on peut avoir, c'est lorsqu'on surdose par exemple les œstrogènes par rapport à la progestérone, on peut avoir une hyperplasie de la muqueuse utérine et avoir des saignements, et donc simplement, ben, on diminue les œstrogènes, on augmente la progestérone. Maintenant, parfois les polypes sont tellement gros que, on peut faire un curetage. Ça peut arriver. J'ai une patiente ou deux parents qui j'envoie en gynécologie pour faire un curetage. Ça se voit à l'échographie utérine. On a vraiment un utérus plein de polypes, ça saigne tout le temps. Et on fait un curetage, puis après, on repart sur une base hormonale modifiée, une balance modifiée. Maintenant, problème, les les fibromes, plein de patients ont ça, et c'est si fibromes pas mal positionnés, il n'y a aucun problème. Tout va bien. Il n'y a pas de saignement, il n'y a pas de douleur de rapport. Mais parfois que les fibromes sont gros, ça peut donner des rapports, ça peut même saigner après la ménopause parce que le fibrome distend la muqueuse de l'utérus et elle se déchire et ça saigne. Et donc, on peut saigner parce qu'on a trop d'œstrogènes, la muqueuse est hyperplasique, mais on peut saigner également parce qu'on a pas assez d'œstrogènes ou trop de progestérone, la muqueuse est trop fine et se déchire, et les fibromes favorisent ça. Les fibromes, il y en a certains qui sont embêtants, ils sont gros, on peut les élucider, on retire le fibrome sans toucher à l'utérus, mais c'est quand même assez rare. Et s'il faut faire une hystérectomie parce qu'il y a trop de fibromes, ça fait mal tout le temps, ça saigne tout le temps, parfois il faut y passer, mais il faut faire ce qu'on appelle une hystérectomie partielle, c'est qu'on laisse les ligaments suspenseurs de l'utérus, on ne touche pas à eux. Ce n'est pas ce qui se faisait il y a 30 ans, c'est assez nouveau comme technique, ça partielle, on retire en gros l'intérieur de l'utérus, on laisse tout ce qui est extérieur fibreux pour soutenir le périnée et peut avoir de prolapsus vaginal ou ou ou même rectal par la suite. Mais c'est il faut faire ça que ça soit fait par des des chirurgiens spécialisés qui font les nouvelles techniques. Pas une technique où on retirait tout et puis on on s'en foutait de ce qui passait après. Hm. Intéressant. Merci. Euh, donc il y a qu'est-ce qu'il y a d'autre là ? Euh, alors j'ai 50 ans. Le moment pour le moment, j'ai pas de sueurs nocturnes. Jamais de contraception, plus de règles depuis 4 mois. Autant mieux me traiter maintenant ou attendre encore un peu ? Moi, je pense qu'on a déjà euh, on on a déjà expliqué ce qu'il avait expliqué par rapport à ça. Bon, c'est c'est un cas clinique, c'est un peu compliqué ce euh OK. Alors qu'est-ce qu'il y a comme et moi E2 ? Alors, c'est du sport. Ouais. Alors si c'est E2 E2, c'est différent. E2 E2, c'est c'est c'est ce qu'on appelle la dysbétalipoprotéinémie, qui est qui est un profil de un profil de dyslipidémie. C'est je crois le type 2B classification de Fredrickson, le E2 E2. Alors le E2 E3, c'est différent. C'est Ouais. Alors arbre décisionnel. OK. Bon, ça, c'est des choses, enfin, qu'on ne peut pas aborder comme ça ici. Euh, que que pensez-vous du Wild Yam et du Vitex, Vitex Agnus-castus, j'imagine le gattilier, euh, pour harmoniser, équilibrer les hormones ? C'est génial de poser cette question-là parce qu'on n'a pas parlé assez, je trouve. Donc, en gros, on a deux deux façons de de d'améliorer le statut hormonal. Hm, c'est soit donner l'hormone qui manque, soit donner des plantes de la phyto qui va euh améliorer, qui a des effets œstrogène like ou progestérone like. Et le yam, le gattilier, l'alchémille ont toutes les trois des effets progestérone like, mais sans avoir, attention, je précise, l'effet protecteur cancer du sein. Donc, ce n'est pas parce que vous mettez votre patient sous yam, gattilier, alchémille et qu'elle va mieux, qu'elle va avoir moins de risque de cancer du sein. Donc, je précise, il n'y a pas d'études, je n'ai pas trouvé jusqu'à présent, mais j'attends toujours de voir d'études qui montrent un effet protecteur de phyto-progestérone au niveau cancer du sein. Par contre, au niveau, on sait très bien que les extraits de de soja par exemple, ou d'autres plantes œstrogène like ont des effets protecteurs cancer du sein. Euh, alors les hormones, les les les phyto, moi je suis à fond pour, puisque je donne des des conférences là-dessus avec Geneviève Abiguel et autres. Donc, il n'y a pas de souci, mais c'est très bien pour des déficits très modérés. En préménopause, mais en post-ménopause, ça ne suffit pas. La phyto ne suffit pas à régler tous les problèmes liés à la carence hormonale. C'est très bien avant la ménopause, c'est très bien quand il y a des déficits partiels. Mais oubliez la phyto quand on a une ménopause bien établie avec beaucoup de symptômes cliniques. OK. Euh, traiter 10 ans ou plus avant la ménopause, même les femmes asymptomatiques. Ça dépend de ce qu'on entend par asymptomatique. Si c'est asymptomatique, c'est les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, il n'y a pas que ça. On est d'accord. Exactement. Il y a la moitié des femmes qui n'ont pas de bouffées de chaleur. Ce n'est pas pour ça qu'elle va bien. Une bagnole peut manquer d'huile et d'eau. Ce n'est pas pour ça que le moteur fume. Et parfois, il fume. Oui, effectivement. Euh, OK. Donc, un cas ménopausé à 43 ans, va prendre cette dernière question. Est-ce que c'est possible de commencer un traitement hormonal après 4 ans ? Évidemment, madame, j'ai des patients qui ont dépassé les 70 ans chez qui je débute un traitement hormonal substitutif, et j'ai eu des cas spectaculaires de patientes euh plus âgées, après la la la après 70 ans, et qui avaient envie de voir des rapports sexuels avec le nouveau conjoint, euh, envie d'avoir une vie sexuelle de nouveau, et il n'y a pas de souci avec ça. Donc, la théorie comme quoi redonner un traitement hormonal va détacher des plaques et des thromboses, c'est de la c'est c'est débile, ça ne tient pas la route. C'est c'est c'est des voilà, on est d'accord. C'est On est d'accord. Et ben écoutez, merci beaucoup à toutes et à tous d'avoir été là et d'avoir donc participé avec toutes ces questions toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Donc, on a terminé avec cette table ronde euh qui euh qui, je trouve, était très intéressante avec avec Stéphane. Merci encore une fois. Merci beaucoup Stéphane. Euh, donc je, on se verra, on se verra euh la semaine prochaine et puis le [rires] voilà, et puis le pour celles et ceux qui veulent avoir encore une fois plus de détails pour le congrès ICNS. Le numéro de téléphone ici, Petit Sem, euh si vous avez des infos, si vous voulez vous inscrire, si et cetera. Euh, donc n'hésitez pas à regarder donc le site, vous avez deux invités surprises, et vous avez la surprise dont j'ai parlé tout à l'heure, c'est une autre, hein, ça n'a rien à voir avec les invités, c'est une autre surprise euh très différente d'ailleurs. Donc, c'est, je pense que vous aurez du mal à la deviner. Euh, comme je disais, indice, venez en présentiel. Euh, ICNS 2026, euh, tarif réduit euh jusqu'au 17 février. Vous pouvez vous inscrire directement, n'hésitez pas. Donc, merci pour votre attention, ça a été un grand plaisir.