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Sortir du dogme matérialiste et de la dualité corps / psyché. Par le Dr Chloé ALLARD.

Faire le lien symptôme émotion 6:47

Transcription

Bonjour, vous êtes sur la chaîne de Chloé Aard, ancien médecin rhumatologue et aujourd'hui spécialiste en décodage émotionnel des maladies. Cette chaîne est un véritable dictionnaire vidéo du décodage émotionnel des principaux symptômes et maladies que vous pourriez rencontrer.

Aujourd'hui, je voudrais parler de la pensée la plus répandue, qui est celle de la séparation entre le corps et l'esprit. Et en particulier, je voudrais aborder la génétique.

Lorsque j'aborde sur cette chaîne les éventuels traumas émotionnels à l'origine de telle ou telle maladie, comme je le fais habituellement, bien certaines personnes en commentaire me disent : "N'importe quoi, c'est génétique, c'est prouvé !" Ou encore, je me souviens de ce monsieur qui, à la fin d'une de mes conférences, m'avait dit avec beaucoup de véhémence : "Moi, je suis petit et gros, et chez nous, c'est comme ça, de génération en génération, c'est génétique et c'est tout."

Il faut sortir de la vision purement matérialiste du corps et de la maladie, et arrêter de brandir comme un étendard cette sacrosainte matière et science, en croyant qu'on a tout compris. J'ai compris moi-même, il n'y a pas si longtemps, que la médecine conventionnelle est descriptive. Elle décrit ce qu'elle observe au niveau du corps, des organes, des cellules. Mais ce n'est pas parce qu'on observe un dysfonctionnement qu'on en a compris la cause.

Par exemple, ces dernières années, on a découvert la bactérie Helicobacter pylori, dont les ulcères de l'estomac, et on a crié au Graal, au ra, on a dit : "On a trouvé, c'est à cause du germe." Mais on ne s'est pas posé la question de pourquoi ce germe se développe ou devient pathogène chez tel ou tel individu et pas chez les autres. Car en fait, elle rencontre un terrain énergétique et émotionnel qui entre en résonance avec elle. Ce n'est pas émotionnel ou infectieux, c'est émotionnel et infectieux.

Il faut sortir de la vision dualiste du corps ou de la psyché, du visible ou de l'invisible, de la matière ou de l'esprit. Ce n'est pas dans le corps ou dans la tête, ce n'est pas psychosomatique ou organique, c'est psycho-émotionnel et organique. Ce n'est pas parce qu'une chose n'est pas visible ou qu'on ne peut pas la prouver qu'elle n'existe pas. Et si on s'arrête à la cause uniquement matérielle, on passe à côté de la cause profonde du problème et on risque de ne résoudre que superficiellement et temporairement le problème.

C'est pareil pour ce qui concerne la génétique. En disant que c'est génétique, on croit avoir réfuté tout ce qui est de l'ordre des causes psycho-émotionnelles. Or, voilà comment je vois les choses : la génétique et l'inscription dans l'ADN des traumatismes psycho-émotionnels vécus par nos ancêtres, qui vont ensuite être transmis aux générations suivantes. Donc, c'est génétique et transgénérationnel.

Ce qu'on appelle transgénérationnel, ce sont les vécus, les ressentis émotionnels des traumatismes vécus par nos ancêtres, qui sont transmis à la descendance. Ceci est aujourd'hui largement soutenu par l'épigénétique, qui prouve que l'environnement et les traumatismes émotionnels modifient l'expression de l'ADN, et que ces modifications sont transmissibles à la descendance. Et je vous invite à voir tout de suite après ce documentaire de quelques minutes qui montre ça d'une manière magistrale.

Et oui, bien des choses qu'on pensait ou qu'on disait impossibles hier, ou il y a 10 ans, ou il y a 100 ans, se sont avérées possibles ou vraies aujourd'hui. Euh, on peut ne serait-ce que penser à l'exemple très célèbre de Galilée, qui fut jugé par l'Inquisition et désigné comme hérétique parce que il avait osé dire que la Terre était plate et que la Terre n'était pas le centre du monde, puisque il avait observé que la Terre tournait autour du Soleil. Ah oui, les petits êtres humains ne sont pas le centre de l'univers, et l'univers ne tourne pas autour de leur nombril. Mais c'est vrai qu'il est très inconfortable de remettre en cause ses croyances ou ce qu'on nous a fait croire.

Je serai ravie d'avoir vos réactions en commentaire, sauf pour ceux qui se contentent d'un débat aussi pauvre que "c'est n'importe quoi". Internet est grand, je pense que vous vous êtes perdu en arrivant sur ma chaîne, ou alors vous aviez sans doute un message à entendre. Donc, prenez un petit peu de temps pour réfléchir et remettre en question vos croyances.

Des chercheurs de l'Université de Genève ont prouvé que les abus subis laissent des séquelles psychiques chez les victimes. On apprend aujourd'hui qu'ils laissent également une trace biologique dans leur ADN, une trace que ces chercheurs sont même parvenus à mesurer. Les explications d'Ivan Ier.

Chantal Panatier : Maltraitance, viol, autant de traumatismes qui laissent des traces, et pas seulement psychiques. Certaines de ces victimes consultent en psychiatrie. Elles ont accepté de donner leur ADN pour analyse. On est allé chercher s'il y avait en quelque sorte des cicatrices sur l'ADN des événements vécus par ces personnes, qui pouvaient être des abus, de la maltraitance ou des circonstances de vie assez difficiles, plutôt dans l'enfance.

Dans l'ADN, les chercheurs isolent un gène, celui qui répond à un stress très fort résultant d'un traumatisme. Un traumatisme que les patients décrivent en répondant à un questionnaire. C'est incroyable, c'est qu'au niveau de l'ADN extrait du sang des patients, on a trouvé que proportionnellement à ce qu'ils avaient subi, on trouvait des modifications chimiques de leur ADN. Donc, vraiment que cette cicatrice était mesurable.

Le traumatisme s'inscrit donc dans notre génome, et sa trace survit à chaque division cellulaire chez les humains comme chez les souris. Elle se transmet jusqu'à trois générations au moins. Très récemment, on a eu cette situation : grand-mère, mère, fille. La grand-mère a un mari qui a violé la fille, et de là est issu une petite fille, donc le produit de l'inceste. On a fait une analyse de méthylation sur ces trois générations, et on observe que celle qui a la cicatrice la plus grande, c'est bien la petite fille, qui est donc le fruit de l'inceste. Le gène de la grand-mère, profondément choqué, est moins marqué que celui de la mère qui a subi le viol. Mais la petite fille, qui n'a jamais été violée, porte la plus grande cicatrice.

Mais il y a une bonne nouvelle : cette trace, on peut l'effacer par les médicaments et les thérapies. Encore une raison, s'il était nécessaire, de soigner les traumatismes pour les effacer dans notre tête et dans notre ADN.