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1er mai : le discours de Marine Le Pen

Marine Le Pen36:28

Transcription

[Applaudissements] Chers amis, cher Louis, cher Jordane, cher Frédéric, cher Chers élus du Rassemblement national, je voudrais d'abord commencer par vous dire ma fierté de vous voir si nombreux, si nombreux aujourd'hui à [Musique] Narbon et la grande mobilisation populaire que vous incarnez en ce 1er mai, c'est la plus belle qui soit et c'est sans doute la plus précieuse pour notre démocratie.

Chers amis, le 1er mai est traditionnellement le jour où nous rendons hommage au miracle de la volonté et de la foi en notre nation incarné par Saintjan Jeanne Dark, patronne de la France dont la vie et l'œuvre est une des pages les plus extraordinaires de notre histoire nationale. Mais si cette date est si importante, c'est aussi parce que le 1er mai, elle a fait du travail et qu'elle témoigne de l'hommage que nous voulons rendre aux travailleurs de ce pays, à ses forces vives. Ce n'est pas une fête où nous limitons à célébrer les conquêtes sociales des travailleurs souvent obtenus lors de douloureux conflits où ont été perdus de nombreuses vies humaines. C'est aussi l'occasion de célébrer le travail et l'effort eux-même, en tant que levier d'émancipation individuelle et d'ascension sociale.

Voilà pourquoi, mes chers amis, chers militants, je suis heureuse de vivre ce 1er mai avec vous parce [Musique] que parce qu'à travers Marci [Applaudissements] parce qu'à travers le le travail disait c'est la nation elle-même en fait que nous célébrons aujourd'hui et puis la solidarité des citoyens qui la composent entre eux. Mais il faut le reconnaître ce pacte, ce contrat social sont aujourd'hui plus fragiles que jamais, après des décennies de désindustrialisation et donc d'apauvrissement collectif. Et je vous dis cela avec une gravité particulière alors que la France fait face, vous le savez, à une nouvelle vague malheureusement prévisible de fermeture d'usine et d'entreprise. C'est une véritable saignée sociale. Une saignée sociale qui s'abat aujourd'hui sur des millions de Français frappés par l'insécurité économique et la précarité.

Malgré cela, nous entendons chaque jour se le relayer dans les médias les ministres de monsieur Bairou et Macron en direct d'un monde parallèle pour expliquer, sourire autosatisfait vissé aux lèvres que la France est en train de gagner la bataille de la réindustrialisation. Mais ce n'est même plus un mensonge d'État, c'est une énormité. C'est une véritable forfaiture. En effet, c'est aujourd'hui l'inverse qui se passe. La France est en train d'accélérer sa désertification industrielle. L'industrie manufacturière pèse désormais moins de 10 % de notre produit intérieur brut à niveau comparable à celui de la Grèce. La patrie des lumières, la patrie du positivisme, la patrie de l'excellence scientifique, notre patrie est devenue un désert productif. Et cela se voit dans l'effondrement de notre balance commerciale, c'est-à-dire la différence, vous savez, entre les richesses que nous exportons et la production que nous importons en 20 ans. En 20 ans seulement, notre déficit est passé de 14 à près de 100 milliards d'euros.

Cet effondrement productif n'est pas qu'un phénomène économique, c'est d'abord un drame social et humain. Car l'industrie est l'un des secteurs les plus rémunérateurs de toute économie développée et la France évidemment n'échappe pas à cette règle. Les emplois qu'on y détruit et bien ils sont remplacés massivement depuis 2017 en particulier par des emplois de services à faible valeur ajoutée, mal payés, avec un faible niveau de protection sociale. Pour résumer, on ne construit [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] pas la gauche. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] La gauche n'est pas un paradoxe prêt parce qu'en l'occurrence, ils auraient dû applaudir mon propos mais je pense qu'ils écoutent pas en fait. [Applaudissements] Pour résumer, on ne construit pas la richesse d'un pays et la hausse des salaires en multipliant les chauffeurs et les livreurs uberes. Dout le terme d'ubérisation, ce phénomène que nous dénonçons avec tant de force et que chérit tant Emmanuel Macron puisqu'elle lui permet bien commodément d'ailleurs de manipuler les chiffres du chômage en multipliant les mini jobs, ce nom élégant qui est aujourd'hui donné à la précarité salariée. Parce que on va pas se tromper hein, ces mini jobs, ils engendrent des mini salaires, un mini pouvoir d'achat et une mini retraite et il contribue au passage largement de l'effondrement de la productivité du travail.

Ensuite, c'est un drame géopolitique. Lorsque notre capacité de production s'affaiblit, c'est la souveraineté nationale elle-même qui est menacée dans ses fondements. Nous avons tous encore à l'esprit l'humiliation de la pandémie du Covid lorsque des masques chinois nous étaient livrés par avion alors qu'aucune entreprise française n'était en mesure d'en produire, pas plus d'ailleurs qu'un vaccin efficace. Aujourd'hui, c'est la reconquête de notre souveraineté en matière de défense, d'énergie ou de nouvelles technologie à commencer d'ailleurs par l'intelligence artificielle qui est rendu impossible par la disparition de notre tissu industriel.

Et enfin, je voudrais insister sur ce point car nous entendons chaque jour tant de mensonges sur cette question. Cette perte industrielle est un désastre écologique. Voyez, vous auriez dû rester. La moitié de l'empreinte carbone des Français est dû aux importations. Sils étaient un temps soit peu cohérent, les verres devraient d'ailleurs réclamer les relocalisations matin, midi et soir plutôt que de manifester en faveur de Gaza et de jeter des tomates sur les patrons de société industrielle. Nous nous faisons venir de l'autre bout du monde des produits que nous nous sommes rendus incapables de produire en France. Et dans le meilleur des cas, comme une économie de pays faiblement développée, dirais-je, nous exportons de la matière première comme le bois que nous réimportons transformer dans le cas d'espèce sous forme de meuble. C'est pire que le reflet d'un logiciel daté, celui vous vous souvenez, de la mondialisation heureuse et du doux commerce des années 90. C'est une régression majeure partout dans le monde, des États-Unis à la Chine, ce logiciel a été remplacé, balayé par des politiques nationales de puissance et de souveraineté industrielle. Mais dans cette galaxie parallèle, celle de la Commission européenne, celle d'Emmanuel Macron, cette nouvelle donne n'a manifestement pas encore été intégrée. Leur politique sans la naftaline, elle est ringarde, vieillote, usée, au point d'en devenir toxique pour nos pays. Le problème, c'est que c'est ce décalage impardonnable que nos entreprises et leurs salariés sont en train de payer par des plans sociaux qui sont autant de drames vécus dans leur chair par des milliers de familles. Les parents que nous sommes, voyons bien nos enfants, ne plus savoir vers quel secteur se tourner pour envisager sereinement leur avenir.

Il faut le répéter inlassablement. Le tableau que je viens de vous décrire n'est pas le fruit du hasard. Il n'est pas non plus un phénomène surnaturel. Il est le résultat de choix politiques, normatifs, fiscaux, environnementaux qui sont à la fois antitravail, antiproduction, anti-industrie et antinational. [Applaudissements]

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, mais enfin hier, on a déjà sacrifié à ce petit jeu entre autres notre industrie métallurgique et notre capacité de production minière. Demain, grâce à la folie libre échangiste de l'Union européenne, ce sont les voitures électriques chinoises gavées de subvention publique qui évidemment achèveront de tuer notre industrie automobile. C'est en effet, vous souvenez la commission qui a décidé avec la bénédiction d'Emmanuel Macron d'interdire la vente de voitures thermiques neuves à partir de 2035 dans le cadre du si mal nommé Green Deal, véritable manifeste de l'écologie punitive incarnée par la technocratie bruxelloise. Je vous rappelle que avant cette décision, il n'y a eu aucune étude d'impact, rien, nada. Ce que je vous dis là d'ailleurs s'applique à d'autres secteurs, vous le savez bien et j'en veux pour preuve la honteuse signature par madame Vleyenne du [Musique] [Applaudissements] Mercosur malgré l'opposition de la représentation nationale. Donc à cause de la folie normative et libre échangiste, notre agriculture aussi est en voie de désintégration.

Mais il faut être honnête, c'est aussi à Paris que se sont construites ces politiques toxiques pour notre tissu économique. Plusieurs analyses indépendantes indiquent que l'ensemble des surtranspositions de directives européennes ou d'ailleurs de normes franco-françaises ou trancières entraînent une perte de PIB comprise entre 3 et 4 points, soit plus de 100 milliards d'euros de richesse que nous nous interdisons de créer. à ce petit jeu, c'est vrai que la technocratie française est sans doute championne du monde. Et tant pis si le supplice réglementaire que nous faisons subir à nos acteurs économique, agriculteurs, industriel, artisans, commerçants se traduit par un appauvrissement collectif, par l'effondrement du pouvoir d'achat, par l'explosion de la dette publique et par voie de conséquence la disparition progressive des services publics et l'explosion des impôts et des taxes. Voilà la situation de ceux qui travaillent, de ceux qui entreprennent aujourd'hui en France. Je n'hésite pas à le dire, c'est héros du quotidien qui ne subissent pas seulement l'absurdité des contraintes imposées, mais de surcroit le mépris ou la haine d'une partie de notre classe politique.

Or, le 1er mai, à mes yeux est par excellence la fête de l'unité nationale. Et donc une occasion de rappeler cette vérité simple, il ne peut exister de justice sociale sans justice économique. Ces deux justices ne sont pas antagonistes, elles sont indissolublement liées l'une à l'autre. Elles sont sœurs. La vision que je porte, cher ami, repose sur l'unité des forces productives et non leur opposition stérile. La justice sociale n'est pas une entrave au développement économique. Elle est l'une de ces conditions essentielles. C'est une vision profondément française et profondément golienne que je viens d'exprimer. C'est le génie de la France, terre de raison, de mesures et de bon sens qui a permis de créer cet équilibre qui est notre identité économique.

Pour l'extrême centre, tout droit social est une menace en soi pour la compétitivité économique. Pour l'extrême gauche, toute entreprise est par nature prédatrice et ne mérite que la punition par la fiscalité et les normes. Mais nous ne sommes pas condamnés à entrer dans ce schéma grossier, négation profonde de ce qu'est la France. Au sein d'une nation bien gouvernée, développement entrepreneurial et protection sociale sont lié. En effet, lorsqu'un état mal gouverné fait le choix de taxer la production industrielle deux fois plus que ses voisins au sein du marché unique européen, ce sont pas seulement les entreprises qui l'étouffent, ce sont aussi les salaires que pourront verser ces entreprises à leurs travailleurs qui sont bloqués. Lorsqu'un état mal gouverné fait le choix de sacrifier son parc nucléaire pour implanter des énergies intermittentes ruineuses qui défigurent nos paysages et saccagent notre balance commerciale parce qu'elles viennent massivement de Chine, ce sont pas seulement les entreprises qu'il ruinent, ce sont aussi les ménages français qui voi exploser leurs factures énergétiques et s'effondrer leur niveau de vie. Et cela, je vous le signale, le gouvernement s'apprêtait à l'aggraver. En passant par décret, 300 milliards d'euros de subvention aux énergies éoliennes et solaires pour les 10 prochaines années. Envisageons, ils vont toujours dans le mauvais sens, hein. Quand vous regardez ce que ce qu'ils font, vous vous dites il faut faire exactement l'inverse. Envisageant donc la baisse du nucléaire dans le mix énergétique, la multiplication par 4 du solaire et par 35 de l'éolien en mer. Rien que ça. Alors que le prix de l'électricité a déjà augmenté de 120 % ces 10 dernières années.

Alors, je le dis avec une très grande fermeté et un grand calme. Nous ne laisserons pas ça arriver. [Applaudissements] Mais c'est uniquement grâce au RN hein que ce décret n'a pas été signé et qu'une loi va être finalement débattue à l'Assemblée où nous pourrons vous défendre. Il a fallu menacer presque hein pour que ça arrive. [Applaudissements]

Lorsqu'un état mal gouverné fait le choix de laisser venir chaque année des centaines de milliers d'immigrés peu qualifiés dont une partie importante deviendront le lendemain des travailleurs clandestins souspayés ou des chômeurs. Ce ne sont pas non plus là aussi les salariés qui sont les seules victimes de cette pression à la baisse sur les salaires. Ce sont aussi les entreprises enfermées dans le cercle vicieux de la course au bas salaire qui les empêchera demain de trouver de nouvelles recrues et puis elles viendront alors grossir les rangs des secteurs en tension. Et puis ce sont surtout les contribuables au passage auxquels on laissera le soin bien sûr de payer à fond perdu la charge budgétaire que représente par leur faible taux d'activité ces centaines de milliers de personnes arrivant chaque année et qu'il faudra loger, soigner, former et cetera et cetera. Au-delà des problèmes sécuritaires, identitaires, culturels, par son importance numérique, cette immigration massive fait véritablement chavirer notre système de protection sociale. Comprenez bien qu'avec cette immigration massive, en réalité, il déstabilise le marché du travail qui est un marché. C'est un marché fondé sur l'offre et la demande. Lorsqu'on fait artificiellement augmenter le nombre de gens qui cherchent un travail, bah mécaniquement, on fait baisser les salaires. À contrario, souvenez-vous pendant le Covid en Australie, puisqu'ils ont fermé durant, je crois 24 mois leur frontière, mais que s'est-il passé ? Et bien, immédiatement les salaires ont considérablement augmenté.

Mais revenons quand même à l'exemple des métiers en tension parce que parfois on perd son calme. Ça fait 50 ans qu'on nous explique que les Français ne veulent plus rien faire, qui sont feignants, qui veulent pas venir travailler dans un certain nombre de secteurs et cetera. Ça fait 50 ans que l'on fait venir des millions d'immigrés pour exercer ces emplois et ça fait 50 ans qu'on observe une aggravation des difficultés à pourvoir ces mêmes emplois. Chercher l'erreur. La réalité, elle est bien plus simple. Si ces métiers sont en tension, c'est pas seulement à cause de la faiblesse des salaires. Ça l'est mais pas seulement. C'est à cause de la difficulté à trouver un logement quand on souhaite changer de région. C'est la difficulté à trouver une crèche pour faire garder ses enfants à un prix abordable. C'est la difficulté à trouver un emploi pour son conjoint dans cette nouvelle région, à payer le transport quand il est individuel ou à assurer sa sécurité lorsqu'il est collectif. Voilà pourquoi la priorité nationale d'accès aux prestations social, au logement social, à l'emploi constitue un levier efficace de lutte contre la falsification du marché du travail qui a été mise en place dans les 50 dernières [Applaudissements] années. Je sais que ça écorche les oreilles de nos adversaires politiques. Je vais le dire quand même. Allez, l'appartenance à la communauté nationale ne peut pas seulement être un critère, elle doit être un critère. C'est la nation qui donne un sens à la solidarité et donc au sacrifice que nous sommes prêts à consentir pour elle. Rien de tout cela ne peut exister sans le sentiment de notre appartenance commune. Voilà pourquoi l'ouverture de notre système de protection sociale au monde entier a entraîné son lente effondrement que nous observons aujourd'hui. Et cet effondrement, il voudrait maintenant le faire payer à tous les citoyens en déremboursant des médicaments ou des pansements plutôt que de revenir sur l'aide médicale d'État ou sur le RSA pour les étrangers inactifs.

Alors, je veux vous rappeler avec force, chers amis, pourquoi nous nous battons. Nous nous battons pour le retour d'un état capable par sa vision stratégique d'utiliser les leviers de protection économique doués normatif permettant de rétablir une concurrence internationale juste et loyale et de faire de la France un creuset où les bâtisseurs et les ambitieux pourront créer les richesses qui feront notre prospérité collective. Nous nous battons pour mettre un terme à des décennies d'érance qui ont revu les responsables politiques français sacrifiés par aveuglement dans le meilleur des cas par aveuglement nos agriculteurs, nos patrons, nos usines et nos travailleurs. Nous nous battons pour que notre pays redevienne ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être, une nation qui assume de défendre ses intérêts, qui sont également en démocratie. Je me permets de le rappeler cartains semblent l'avoir oublié depuis tant d'années, les intérêts de son peuple. Or, tous les Français sont aujourd'hui victimes de la terrible injustice qui leur est faite depuis 50 ans. Cette injustice, c'est la destruction méthodique par l'immigration de masse, par la fédéralisation européenne, par l'effondrement assumé de notre potentiel productif, industriel, énergétique, par l'abandon de l'école de la République, la destruction méthodique de notre contrat social. La cause première de cette injustice subie par tous, c'est la faillite collective des gouvernements qui ont successivement exercé le pouvoir en France depuis 50 ans. Une construction multiséculaire dévastée en 50 petites années. Voilà leur bilan. Malgré cela, aucun examen de conscience, je vous rassure, n'a été fait par ce personnel politique de l'invraissemblable succession d'erreurs stratégiques qui ont placé notre pays dans la situation dramatique qu'il connaît.

Mais vous le savez, mes chers compatriotes, la résignation et le fatalisme n'ont jamais fait partie de mon paysage mental. Je suis convaincu que l'œuvre de notre génération, celle dans laquelle je me suis engagé si passionnément à vos côtés depuis tant d'années, reste à mener. Cette œuvre, c'est le grand redressement de la souveraineté, de l'économie et de la cohésion sociale du plus beau pays du monde, la France. [Applaudissements]

Paradoxalement, le peuple de France a ce site de particulier qui est jamais si fort, si pugnas, si audacieux que dans l'adversité. Le redressement productif de notre grande nation fait partie des défis que nous relèverons. Nous aurons pour besoin pour cela de l'implication de tous les Français, de leur talent, de leur créativité, de leur audace. La première de nos priorités sera le rétablissement de notre modèle énergétique fondé avant tout sur une électricité abondante, décarbonnée, la moins chère et la moins polluante de tout le continent européen. Ça tombe bien, c'est le choix qui avait été fait et qui a depuis été abandonné. C'est cela qui nous permettra de retrouver notre rang de grande puissance industrielle, d'être la première puissance européenne en matière d'intelligence artificielle et de répondre au défis des siècles à venir. Nous le ferons. La deuxième de notre de nos priorités sera l'abrogation immédiate par une loi spéciale de l'ensemble des surtranspositions normes européennes mais aussi des normes nationales absurdes qui rendent aujourd'hui quasi impossible la création de richesse sur notre sol. Nous le ferons. La troisième grande priorité, ce sera la remise en ordre de notre système fiscal. Nous devrons engager en quelques mois le passage d'une fiscalité antitravail et anti-industrie à une fiscalité toujours plus favorable à l'investissement et à la juste rémunération de l'effort, à la digne récompense de l'ambition et de l'audace en ayant préalablement fait la chasse aux dépenses toxiques ou inutiles qui s'accumulent depuis des décennies. Nous le [Applaudissements] ferons.

Mais il y a une 4è priorité sans lesquelles les trois premières seront difficiles à mettre en œuvre. C'est la remise à flot de notre système d'éducation et de formation, fragilisé par 5 décennies de règne du nivellement par le bas, de perte d'ambition en matière scientifique, de promotion du relativisme en lieu et place de la quête de l'excellence. Il nous faudra pour cela maîtriser drastiquement l'immigration, mieux rémunérer les professeurs, remonter notre niveau d'exigence et relier bien plus directement le monde de l'entreprise à nos établissements scolaires. Nous le ferons. Ce chemin, ce chemin, mes chers compatriotes, ce sera notre aventure collective pour que renaisse le contrat social gaulien auquel nous sommes tous en tant que français, si viccéralement attaché. C'est à cette condition que nous pourrons projeter avec confiance la France, ses entrepreneurs, ses ouvriers, ses employés, ses artisans, ces agriculteurs dans les siècles qui viennent.

Vous savez chers amis, je n'ai jamais compté mes efforts pour porter votre voix et vos espoirs dans le débat public national. [Applaudissements] créant d'ailleurs avec vous un lien qui est à la fois mon armure et mon réconfort. Il est la source de ma combativité autant que de mon espoir. Je vous ai parlé aujourd'hui de l'injustice que constituait depuis 50 ans la destruction méthodique des piliers de notre souveraineté, de notre cohésion nationale et de notre prospérité. Depuis bientôt 30 ans, je lutte chaque jour sans compter mes efforts pour vous rendre justice. [Musique] [Applaudissements] depuis depuis 30 jours, c'est pour mon honneur et pour mon innocence que j'ai dû m'engager dans une nouvelle bataille avec pour seul horizon la possibilité de vous représenter dans 2 ans à la prochaine élection présidentielle. ce [Applaudissements] combat ce combat pour la justice, ce combat pour la démonstration de notre innocence, vous pouvez être certain d'une chose, je vais le mener avec toute l'énergie que vous me connaissez. Je vais le mener avec le soutien de Jordan Bardella, de tous nos élus nationaux et locaux et par-dessus tout, je vais le mener avec vous législatives de 2024. Ils vous ont volé la victoire. Aujourd'hui, ils veulent vous voler celle de 2027. Mais ils n'y arriveront pas. [Applaudissements]

Et pour cela on [Applaudissements] va on [Applaudissements] pour cela, j'ai besoin de vous. J'ai besoin de vous maintenant. Parce que il y a quand même une chose qu'il semble ignorer, c'est qu'une élection nous sépare de 2027. Dans un an, en 2026, ce sont les élections municipales. Ce sont elles qui vous donneront l'occasion de vous lever contre leur entreprise de confiscation de la démocratie pour la reprendre en main au plus près de chez vous. Rien ne les effraie plus, écoutez-moi bien, que le fait que vous, peuple de France, fassiez de la politique, car notre peuple a ceci de particulier qu'il a souvent su dans son histoire reprendre son destin en main lorsqu'on tentait de le lui confisquer. Je vous appelle à le faire dès maintenant car si le système veut m'empêcher d'être candidate à l'élection présidentielle après avoir voulu empêcher Jordan Bardella d'être premier ministre, il ne pourra pas empêcher des milliers de Français partout dans notre pays d'agir, de s'engager, de prendre des responsabilités. Nous [Applaudissements] allons nous [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] allons précisément faire ce qu'il n'avait pas prévu. Non pas attendre mais construire non pas nous résigner mais nous organiser. Non pas protester mais agir partout où nous pouvons le faire, c'est-à-dire partout. Redresser notre pays est une mission qui ne commence pas aux portes de l'Élysée, de Matignon ou de l'Assemblée. Elle commence à l'échelle la plus proche des Français, celle de leur commune. Les écoles, le respect de nos paysages, de notre patrimoine, le respect des Français et de leur argent, la lutte contre le communautarisme passe aussi par vos villes et vos villages. Voilà ce que nous allons faire, construire un mouvement d'élus, de citoyens, d'hommes et de femmes de bon sens qui veulent une chose simple, changer la vie autour d'eux. Cette ambition, nous allons la porter ensemble, commune par commune. Regardez ce que nous avons déjà accompli à Éin Bonbon, à Beauer, à Perpignan, à Haange. À chaque fois les mêmes résultats, des finances redressées, une sécurité retrouvée, une identité assumée, des services publics renforcés, une vie locale dynamisée. Et bien, fort de cette expérience, c'est à vous de porter ce modèle dans des centaines de communes. Le Rassemblement national, vous savez, a beau a beau être aujourd'hui la première force politique du pays dans les urnes, il ne gagnera la bataille des communes qu'avec un élan populaire. Cet élan, c'est vous qui pouvez le créer. Le pouvoir dont il cherche à nous priver à Paris, c'est à vous de l'obtenir chez vous par les urnes. Je serai pour cela à vos côtés, car je suis plus que jamais avec vous. [Applaudissements] Où que vous soyez, prenez votre destin en main et ensemble partout, nous préserverons et nous rebattâtirons la France que nous aimons.

Chers amis, vous êtes venus aujourd'hui en ce 1er mai si nombreux que je voudrais m'arrêter en conclusion sur ce miracle de l'engagement politique. Qu'est-ce qui pousse des hommes et des femmes à distribuer des tractes, à sacrifier des moments de loisir pour aller porte après porte convaincre à coller des affiches par tous les temps plutôt que d'aller faire une partie de pêche, un apéro avec les copains, tout de profiter de leurs enfants ou de leurs petits enfants s'adonner à leur sport ou à leur loisirs préférés. Qu'est-ce qui vous pousse par une si belle journée à être là plutôt que de bouquiner dans votre jardin ou d'aller à la plage ou en forêt vous promener. Qu'est-ce qui pousse les hommes et les femmes à se présenter aux élections en sachant qu'ils seront souvent diffamés, malmenés, brutalise, au mieux dans leur honneur et leur considération par une extrême gauche de plus en plus harneuse soutenue par un système aux abois. C'est d'abord c'est d'abord, je le crois votre profonde aspiration à la justice. Tant l'injustice crée de souffrance dans une âme bien faite, c'est aussi la générosité qui vous contraint à ne pas espérer et vouloir produire le meilleur que pour vous-même et les vôtres, mais pour le pays tout entier. parce que la souffrance des Français vous est insupportable et que vous partagez sûrement cette conviction avec moi qu'en tant que patriote, on ne peut se contenter d'être heureux tout seul. C'est donc aussi l'amour, l'amour que vous portez au peuple dont vous faites partie et au pays qui est le vôtre qui vous motive. C'est enfin l'espérance, le refus de la fatalité, la conscience profonde que ce gâ gigantesque ne peut pas être notre horizon, que l'absurdité ne peut pas être notre boussole, que le bon sens doit être victorieux du mauvais sens, qu'il n'y a d'ailleurs de sens de l'histoire que celui que les hommes veulent bien lui donner.

Je suis comme vous. Je suis comme vous. Je trouve parfois que le fardeau est lourd, mais une force irrépressible me redresse dans ces moments-là et me remet en mouvement parce que fondamentalement, je suis imprégné de l'idée que notre pays mérite mieux, que vous méritez mieux, que nous méritons mieux que cette lampe descente aux enfers. Nous méritons mieux que ce sacage des réalisations de ceux qui nous ont précédé. Nous méritons mieux que la spoliation culturelle et patrimoniale de ceux qui vont nous suivre. Nous méritons mieux que cet affaissement moral où le cynisme, l'orgueil, la négligence, la défense de l'intérêt strictement personnel, le mensonge assumé, le mépris serait brutalement devenu des qualités dans la direction de la cité. Vous savez, je suis pas particulièrement une adepte du c'était mieux avant. J'ai au contraire la faiblesse de penser que nous pouvons faire mieux qu'avant, que c'est à la renaissance de la France que nous œuvrons, que la direction que nous devons prendre n'est pas vers l'arrière et pas seulement non plus vers l'avant mais vers le haut. Cette direction, nous devons la montrer à nos compatriotes qui bien souvent n'y croit pas ou n'y croit plus, qui pour certains rêvent même de l'immobilisme en se disant que tout s'aggravant jour après jour, l'immobilisme pourrait être som tout un moindre mal. C'est cette espérance, mes amis, cette espérance du plus grand, du juste, du plus puissant, du plus uni, du plus beau que nous devons porter pour réussir à convaincre des dizaines de millions de Français de participer à cette merveilleuse mission. Iserz notre pays plus haut. Vive la République et vive la France. [Applaudissements] ami ami [Applaudissements] o