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Elle vit à SYDNEY depuis 3 ans, voici son TÉMOIGNAGE

Bruno Maltor28:23

Transcription

S'il y a bien un endroit qui fait rêver les Français, c'est Sydney. Soleil toute l'année, plage mythique, surf, coffee shop. À tous les coins de rues, ici, on passe son temps dehors. On commence la journée tôt et on organise son quotidien autour du sport et du bien-être. Du moins, ça, c'est l'image qu'on a de la vie là-bas. Mais est-ce que c'est proche de la réalité ? Est-ce que Sydney est aussi parfaite qu'elle en a l'air ? Pour le savoir, j'ai posé la question directement à Shannon, une Française qui a décidé de tout plaquer pour s'installer ici. Elle n'est pas venue pour un voyage de quelques mois, mais pour y construire son futur. Elle m'a montré son quotidien et la vraie vie à l'australienne. Tu vois, c'est ça aussi la vie à Sydney, c'est la vie au bord de l'océan. Mais est-ce qu'on est vraiment plus heureux ici ? Et ça, c'est ce que j'ai préféré pendant mon working holiday visa. C'est ce qu'on va essayer de comprendre dans cette vidéo. Bienvenue chez Shannon.

Shannon. Hello ! Salut ! Salut ! Quel endroit pour se retrouver ? Bienvenue à Sydney. Bienvenue chez toi. Ouais, pas vraiment, c'est ce que j'allais dire. Est-ce que tu peux te présenter rapidement pour les gens qui ne te connaissent pas encore ? Ben, Shannon, j'ai bientôt 27 ans. Je vis à Sydney depuis près de 3 ans maintenant, après avoir tout quitté en France. Bah, je vais t'emmener faire découvrir mon quotidien. Ton quotidien, pourquoi tu t'es installée ici et cetera et cetera. Exactement.

Et d'ailleurs, tu es venue dans quel cadre à la base ? Ben, du coup, moi, je viens de région Centre. J'ai habité Paris pendant 3 ans, j'étais consultante et puis j'avais vraiment ce truc, après un an de CDI, de pas vraiment me reconnaître dans cette vie que j'étais en train de construire. J'ai eu des envies d'ailleurs. Et puis l'Australie est arrivée un peu avec beaucoup d'évidence au final, pour la langue, le cadre de vie. Bah, du coup, il y a ce visa, le working holiday visa, qui m'a permis de venir assez facilement et que j'ai pu faire pendant 2 ans. Ah, incroyable. Avec ce visa, on peut s'installer partout en Australie ? Ouais.

Pourquoi tu as choisi Sydney et nulle part ailleurs ? Sydney, pour moi, c'était vraiment la ville qui cochait un peu toutes les cases, du climat, mais aussi surtout du lifestyle. C'est vraiment le meilleur des deux mondes entre la nature et la ville. Tu as vraiment une diversité de quartiers, de paysages. Je me suis dit que ça me plairait certainement, et notamment le lien avec l'océan que je vais te faire découvrir aujourd'hui. Ah ouais, ça a l'air assez fou.

Et ce qui a l'air assez fou aussi, si je peux me permettre, c'est que là, il est 6h du mat à peine et qu'il y a tout le monde dehors en train de courir et cetera. Est-ce que ça, c'est normal ? Ouais, complètement. C'est pas des acteurs pour la vidéo, pour le coup. Ça ferait beaucoup d'acteurs, vous payez après, messieurs dames, hein. Et je vais te montrer que Sydney, ce n'est pas que l'Opéra. Je vais t'emmener là où je vis, à Bondi, qui est peut-être l'un des quartiers les plus connus et aussi peut-être un peu cliché de Sydney. Et on va aller découvrir si ces clichés sont réels. C'est c'est vrai que Bondi, pour moi, ça peut correspondre un peu à surf, skate, café. Ouais, on va en faire deux sur trois. On va en faire deux sur trois. J'espère qu'il y a pas le skate dedans.

Où est-ce qu'on est actuellement ? Ben, on vient d'arriver à Bondi, sur la plage, pour aller surfer. Ça va surfer ? Yes. Je vais perdre ma crème solaire, c'est énorme. À quel point ? Parce que là, rendez-vous compte, il est 6h du matin, il y a des gens de partout autour de nous. Vraiment, il y a déjà beaucoup de surfeurs et cetera. Le quotidien, c'est normal ou c'est un jour spécial en Australie, là ? Non, non, c'est vraiment tous les jours comme ça. Il y a vraiment une vie le matin avant 9h, avant d'aller bosser. OK. Et c'est vraiment partie prenante, tu vois, de la culture australienne, la culture à Bondi notamment. Le sport prend une place vraiment très importante. Toi, tu dirais que par exemple, depuis que tu habites en Australie, sur ce point-là, ça a changé ton quotidien ou tu étais déjà le type sportif ? Pas du tout. En France, moi, j'étais vraiment pas du tout réputée pour l'inverse. Ah ouais, vraiment. OK. Et ici, bah, du coup, ça a complètement changé. Je me lève entre 5h et 6h le matin. En fait, tu loupes vraiment quelque chose si tu vis pas cette vie un peu, tu vois, de la morning routine à l'australienne. Quand tu vois toute cette énergie qui se passe le matin, tu dis que tu peux pas vraiment louper ça, quoi. C'est un rendez-vous régulier avec mes copines de se dire "On va voir le lever de soleil demain, on prend un petit café, un petit déj et on se retrouve à 5h30, 6h pour faire notre morning routine, quoi." Ouais, j'ai rarement entendu ça ailleurs, alors que j'ai souvent fait ce format de vidéo, quand même.

Je vois une école de surf. C'est ça. Go ! Ah là là là là, j'ai l'impression d'être dans une série, là. Donc là, on va faire du surf à 6h du mat et ça a l'air de choquer personne. Ça a l'air d'être la vraie vie à Sydney. Voilà, professionnel, c'est ça ta vie, quand même. Normalement, on est stylé quand on fait du surf, mais en réalité, c'est que les pros, non ? Ouais. Ouais. Ça pas du tout être si stylé que ça. Me suggérer de filmer d'autres gens qui réussissent par. Voilà, on va filmer des pros, on va faire genre c'est nous. Est-ce que c'est tout le monde à Sydney qui fait du sport ? J'irais rarement vu une ville avec autant de gens en mouvement, là. Ouais, moi, j'en j'en avais jamais vu ça avant non plus, et même moi, du coup, j'ai grave pris la vibe. Bon, bah déjà, je suis devenue prof de yoga. On en a pas encore parlé, mais c'est quand même un gros changement de vie. Et en effet, je pense que tout le monde fit un peu dans ce truc de se mettre à un sport, que ce soit courir, surfer, faire du pilâtes, du yoga, du crossfit. L'énergie te porte et c'est vrai qu'il y a il y a une culture du wellness, tu vois, du bien-être, qui est hyper forte ici. Tu expérimentes, tu découvres plein de trucs et je me rends compte que cette vie que j'avais jamais imaginé me correspond vachement plus que celle que j'avais avant, par laquelle je suis née au final. L'océan, je c'est devenu mon élément, quoi. Et je me verrais plus du tout aujourd'hui vivre ailleurs qu'au bord de l'eau. L'eau est assez bonne. Finalement, l'eau est assez bonne parce qu'on vient de prendre l'eau en pleine gueule, sachez-le. Nice rolling white waves sport. I've seen a lot of souls of feet. Thanks for watching.

Où est-ce qu'on est actuellement ? On est sur le chemin Bondi to Coogee, la walk qui est l'une des plus célèbres à Sydney. Une trop belle balade piétonne où les gens courent, marchent. Tu viens souvent, du coup ? En vrai, ouais, je la fais hyper souvent. Des fois, que en partie sur 1 ou 2 km où je m'arrête à une plage. Des fois, c'est, tu vois, le week-end avec mes copines, on se dit "Bah, on fait la Bondi to Coogee et on va prendre un petit déj en arrivant à Coogee." Et c'est des vues magnifiques comme ça sur euh sur l'océan, les surfeurs.

Est-ce qu'il y a un truc, tu vois, ça fait quand même bientôt 3 ans que tu es là, il y a un truc qui quand même a vraiment changé ton quotidien ? Dis-moi. Je dirais que c'est cet équilibre de vie où on replace vraiment le bien-être personnel et du coup, ça inclut le sport, mais pas que. C'est c'est aussi au-delà du sport, tu vois, d'une mentalité, un état d'esprit vraiment où on place ton épanouissement, ta santé avant tout et le taf, tu vois, typiquement la culture travail, elle est un peu en en extra. Ça doit être vu comme un plus et pas comme fondamental. Ouais, c'est ça. Est-ce que c'est un peu parce que des fois en France, certaines personnes, je dis pas que c'est le cas de tout le monde, voit un peu le travail comme une tarte, comme "il faut que je travaille". Est-ce que ça, c'est une vision différente ici ou pas du tout ? Je sais pas. En fait, le travail ici est au service de ton lifestyle et de ta vie, de famille et cetera, et les gens ici sont super compatissants. Si tu dois aller chercher tes enfants à l'école, même ce que je disais, enfin, tout à l'heure, il y a une anecdote qui m'a marquée quand je suis arrivée, quelqu'un qui m'a raconté qu'une fois en entreprise, une réunion avait été annulée parce que les vagues étaient trop belles pour pas être surfées, quoi. Et c'est ouf. Imaginez ça à Paname. Bah, écoutez, là, je viens de regarder la scène, elle est sublime. Monsieur, il y a pas de vague et vous venez de perdre votre emploi.

J'ai un sujet important à aborder avec toi, c'est l'anglais. Ahah. Quand on vient en working holiday visa, c'est quand même aussi pour travailler, pour vivre plein d'expériences, mais aussi quand même pour échanger, faire des rencontres. Or en Australie, évidemment, on parle anglais. À quel point tu étais forte en anglais avant de venir ici et à quel point tu estimes qu'il faut être chaud en anglais pour venir ici ? Bah moi, me concernant, je pense que j'étais quand même dans la moyenne, un peu haute, en terme de niveau d'anglais, tu vois, euh français. Donc je suis arrivée quand même en ayant des bonnes bases, mais j'étais pas du tout euh fluente, tu vois. Et j'ai vraiment très vite progressé parce que tu es mis dans le bain, en fait, et l'immersion, il y a rien de mieux pour vraiment t'imprégner, progresser. Surtout que les Australiens, ils ont quand même un accent assez fort. Après, j'ai rencontré euh des gens qui sont arrivés en Australie et qui avaient vraiment un niveau d'anglais proche de zéro et et c'est dur, on va pas se leurer, de pas du tout bien parler anglais, mais tu peux toujours quand même réussir à te débrouiller, à trouver du travail et ce n'est pas impossible. Ça peut, pour moi, ce n'est pas un frein réel.

Et est-ce que du coup, c'est l'endroit idéal pour progresser en anglais aussi ? Parce que moi, ce que j'ai tendance à me dire, c'est que tu es quand même dans un pays d'immigration. Ouais. Il y a à Sydney, je crois que c'est environ 40 % des gens qui vivent à Sydney qui sont immigrés. Donc je pense qu'il y a des accents de partout et il y a peut-être plus d'empathie et plus d'envie de t'aider. Est-ce que je dis n'importe quoi ? Non, non, c'est vraiment ça. Ouais. Et les Australiens sont hyper compatissants et on te donne ta chance, on te donne du travail, enfin vraiment là-dessus, trop chouette parce que tu te sens pas jugé, où les gens sont sont contents, tu vois, d'avoir des des backpackers qui viennent en working holiday, et franchement, ils sont hyper soutenants, hyper encourageants et moi, ça, je n'ai jamais trouvé que c'était un frein, quoi.

Donc tu dirais que même si on n'est pas très bon en anglais en arrivant, on peut quand même trouver un taf à partir du moment où on est vraiment volontaire et qu'on montre que Exactement. Les limites, on se les met surtout à soi-même et c'est sûr que si tu attends que ça tombe tout cuit, ça viendra pas. Si tu veux vraiment trouver du taf et cetera, tu donnes les moyens que tu cherches, tu abandonnes pas, tout le monde trouve. Tout ton entourage a trouvé un taf. OK. Ouais. Ouais.

On va parler du travail un petit peu après, quand même. C'est hyper intéressant aussi. Il me semble que tu as travaillé dans un café, d'ailleurs. Ouais. Est-ce qu'on irait pas voir le café dans lequel tu as été barista ? Bah, on va aller tout à fait voir là où bah j'ai vraiment appris. J'ai travaillé dans ce café. J'étais la barista principale. C'est une expérience trop cool parce que le café est une place hyper importante ici. Là, on est toujours à Bondi et on va se rendre dans le café où j'ai eu bah ma plus grande expérience à Sydney, où j'ai appris à vraiment devenir barista. Ah ouais, c'est ciao Bella. Tu es vraiment très mignon en plus, hein. Waouh ! Allez, je te suis. Ciao Nico. Ciao. Bella. Hello. Nice to meet you. How are you? Good. You're Italian? I'm Italian. It's your coffee or how many working holiday visa do you hire for helping you? Couple. We go probably three or four from everywhere on the world. French, Italian, French, Italy, Spain. French is favorite. French is my favorite country. Always French people. Really? Why? Because after us we are the best. When did you in Australia? 15 years straight from Italy. Yes. Did you know English or zero? Nothing. Zero. I came here with zero English. Yeah. Start to work as a dishwasher and then lol away know I make my way up to, you know, to where I am today. Wow. Crazy. So everyone can make it, you know. Everyone can do it in Australia. Australia. Yes. Definitely. If you're willing to work hard and you know hard and you dreams and you have a plan. Yes. Definitely. So what makes this uh coffee special? What do you what do you do here? I would say it's yeah the energy and the effort we put into connecting with people we know everyone they arrive and they feel home and I think it's really specific to this place in in Bondi very community community it's a community place yeah and it's a country that drinks a lot of coffee is there something special about the way they drink coffee in Australia I don't know coffee in Australia is a big culture. A big culture. Yeah. Because Italy is famous too for coffee. Right. Go back.

Tu vas faire quoi ? Tu vas faire quoi ? Tu vois quoi ? Je vais prendre un latte à l'avoine. Un latte à l'avoine. Du coup, tu as appris sur le tas. Voilà, j'ai commencé dans un café quand je suis arrivée. C'était mon premier job, mais j'étais ce qu'ils appellent ici all-rounder. Donc en fait, je prenais des commandes, je servais les gens et tout et en fait, au fur et à mesure, ils ont eu besoin de barista et du coup, ils m'ont offert la formation pour devenir. Puis j'ai pu expérimenter comme ça et ouais, je suis arrivée ici et Nico m'a m'a donné ma chance. Mais est-ce que c'est pas ça la magie de faire un working holiday visa ? C'est de, tu sais, genre, je finis barista, ce que tu n'aurais pas pensé faire dans ta vie. Consultante. Ça n'a rien à voir être consultant et barista. Et c'est ça qui est ouf, c'est qu'en fait, tu peux presque tout être, tout devenir, en fait. Ici, tu peux apprendre un métier from scratch, tu peux vraiment te réinventer une nouvelle vie. C'est dur. Ouais, c'est pas facile et ce n'est pas impossible. Hyper génial, l'impression. Et voilà.

Eh madame, on est arrivé à Paddington, qui est un autre quartier que j'adore à Sydney, qui est beaucoup plus résidentiel, qui met vraiment, bah, en avant, tu vois, que Sydney pour moi, c'est pas que Sydney, c'est vraiment plein de petites villes en une, en fait. Les gens vivent vraiment par quartier. Et d'ailleurs, tu dis souvent, tu dis pas "J'habite à Sydney", tu dis "J'habite à Bondi, j'habite à Paddington, j'habite à Potts Point". Et là, tu vois, dans un quartier beaucoup plus résidentiel avec une architecture un peu plus travaillée et uniforme aussi. Oui. Ah oui, c'est sûr que là, ça n'a rien à voir avec Bondi. C'est vrai que je pense que la plupart des gens ne se rendent pas compte à quel point Sydney, en fait, c'est immense. Et donc, pour choisir son quartier, il faut prendre le temps un peu de se perdre un petit peu de Ouais, clairement.

Comment ça marche quand tu arrives au bout du monde dans une ville que tu connais pas du tout ? Tu sais pour identifier le bon quartier ? Comment tu as fait toi ? Je m'étais quand même renseignée avant de venir et c'est vrai que Bondi, ça c'est un peu, je pense, l'imaginaire, tu vois, qu'on se fait de Sydney, le côté plage, surf et cetera. Moi, j'avais vraiment envie, en quittant la France, de vivre ce côté-là. Donc j'avais pris un logement pendant quelques une semaine quand je suis arrivée sur Bondi. Et en fait, après ça, bah, on a commencé à chercher un logement. Et on va pas se mentir, au début, je pense, quand tu arrives, tu prends un peu ce que tu trouves. Tu stresses aussi de pas trouver un logement rapidement. C'était qu'en fait, on a trouvé en même pas une semaine staff et logement. D'ailleurs, comment on trouve un logement à Sydney ? Facebook Place Market. Oui, on trouve vraiment via Facebook, clairement, à la fois les groupes de Français, mais aussi les groupes de backpackers, Marketplace, il y a des groupes aussi communautés, tu vois, Bondi, des communautés Paddington, et en fait, vraiment tout passe par là, quoi. Donc c'est sur Facebook qu'on trouvera en priorité. Ouais. Taf aussi. Là où tu as le plus de chance de trouver du taf, c'est clairement en imprimant tes CV et en allant en allant les déposer à l'ancienne. Un peu le cliché, quoi. Genre "Bonjour, je cherche du travail, je vous recrute. Merci. Au revoir."

Mais donc du coup, Sydney, ville verte pour toi ? Ouais, c'est une ville hyper verte. Elle est trop agréable à vivre. Il y a des arbres partout, c'est super fleuri et surtout, il y a des parcs vraiment partout dans Sydney. Mais j'aime aussi ce côté proche de la nature où tu peux partir en excursion 2h de route et tu te retrouves au milieu des montagnes. Il y a quoi, par exemple, aux alentours de Sydney qui mérite le détour pour toi ? Les Blue Mountains, c'est 2h de Sydney vers l'intérieur. C'est c'est magnifique. Tu es au milieu, voilà, de de la forêt luxuriante, des montagnes. C'est accessible en train depuis Sydney, donc c'est génial si tu as pas de voiture. Et tu as des parcs nationaux dans Sydney. Euh, tu as l'une des plus belles balades pour moi, c'est l'Hermitage Foreshore Walk qui part de Rose Bay jusqu'à Watson Bay et c'est l'une des plus belles balades pour moi que tu peux faire à Sydney. Tu as des plages vraiment avec l'eau, elle est transparente, tu es isolé, il y a pas de bruit, c'est fou. Et tu es en pleine ville, quoi. Encore une fois, c'est vraiment assez incroyable. Et le deuxième truc que je recommanderais en dehors de Sydney, c'est Jervis Bay. C'est dans le sud cette fois, en allant en direction de Canberra. Il y a en 3h de route à peu près. Et pareil, c'est une baie, du coup. Donc tu es à l'intérieur, tu as des plages de sable blanc. Il y a Hyams Beach qui a été élue la plage de sable le plus blanc au monde. Voilà, pour l'anecdote. C'est c'est scandaleux à force. Il va falloir en laisser aux autres.

S'il né, pas parler des baleines, des dauphins. Pas besoin. Non, ça m'a saoulé. C'est trop, c'est trop pour une seule ville. Et toi, du coup, tu habites à Bondi ? Tu habites toute seule ? Tu habites comment ça se passe ? J'habite en coloc. Pour la première fois de ma vie, euh, j'ai commencé la coloc en arrivant en Australie et en fait, c'est c'est un tellement bon moyen de vraiment s'immerger et de rencontrer des gens de des tas de nationalités différentes. Du coup, j'ai vécu avec des Anglais, j'ai vécu avec euh une Suisse, je vis en ce moment avec un Australien et une Brésilienne. Est-ce que c'était dans ton bingo de ta vie de faire une coloc avec une Brésilienne et un Australien ? C'est quand même incroyable quand on y pense. Ouais, je l'aurais jamais imaginé. J'aurais jamais cru dans ma vie pouvoir déjà rencontrer et côtoyer quotidiennement, tu vois, des gens du bout du monde comme ça et encore moins vivre avec eux. Et tu apprends vraiment à vivre, tu vois, avec la culture, la vision, les croyances de chacun. Ça te permet de développer tellement, tu vois, de tolérance, de respect de l'autre et tu vois, espèce aussi de truc d'entraide. On est loin de chez nous, on n'a pas nos familles auprès de nous et cetera. Donc on se soutient un peu les uns les autres et tu te recrées ce qu'on dit aussi un peu tout à l'heure avec tes amis, mais une petite famille loin, quoi. En tout cas, Paddington, ouais, on adore. On adore. On valide fort. On valide fort. Bon, là, je vais t'emmener dans un petit café brunch plein de Paddington, dans un petit truc caché. Un petit spot un peu secret. Let's go. Ouais. Trop bien.

Est-ce qu'on mange bien à Sydney ? Gros sujet, tant que Français. Euh, je dirais qu'on trouve de tout. Moi, je suis végétarienne, donc ça peut être un challenge supplémentaire et à Sydney, c'est vraiment trop facile. Après, je vais pas mentir, la gastronomie française me manque un peu des fois, le raffinement à la française. Ils ont quand même cette culture, tu as du café, mais aussi du café en tant que lieu où tu manges des brunchs. Ils mangent beaucoup d'œufs brouillés et cetera. Des avocats. Je pense qu'on est sur le temple de l'avocat en Australie, tu vois. Je pensais que j'allais plus souffrir, tu vois, de la bouffe, par exemple, le pain. En fait, tu trouves du pain correct, tu trouves des boulangeries avec des viennoiseries.

Toi, tu es arrivé avec un working holiday visa, c'est ça ? Ouais. Ouais. Comment ça marche exactement ? Ouais, honnêtement, c'est un peu l'un des visas les plus faciles avec lesquels venir en Australie. Vraiment, c'est une application en ligne et tu as quasiment pas de chance de pas être pris et de pas être accepté. Faut juste que tu payes ton visa, en fait. Il me semble que c'est dans les 400 € aujourd'hui. Surtout le working holiday visa, on peut le faire jusqu'à 35 ans. Et ce qui est trop cool, c'est que du coup, le working holiday visa, on peut le renouveler deux fois, qu'il faut faire ce qui est communément appelé nos "fermes". C'est juste une manière un peu vulgaire de dire qu'on doit faire un job spécifique et reconnu par le gouvernement, soit par sa localisation sur le territoire, soit par le type d'activité que c'est. C'est 88 jours pour renouveler une première fois ton visa et c'est 6 mois pour renouveler une deuxième fois, du coup, ton working holiday. Donc tu as jusqu'à 3 ans de working holiday au final, en fait. Tout se fait en ligne, ouais, en quelques clics et tu débarques et c'est bon, quoi. Ouais, ça a l'air hyper simple comme ça. Un visa demandé en ligne que tu es sûr d'avoir quasiment. Et tu as dans le working holiday visa, tu as la partie working et tu as la partie holiday. Donc ça veut dire que tu peux explorer, te balader sans aucun problème. En fait, justement, le gouvernement a mis en place ce visa pour qu'il y ait les deux parties, l'aspect travail mais l'aspect vacances aussi. Il te pousse vraiment à découvrir l'Australie, à voyager et cetera et donc tu peux vraiment facilement jongler de l'un à l'autre. Comme c'est assez quand même facile et rapide, surtout, de trouver du travail. Ouais. Vraiment profiter de tout ce que l'Australie a à offrir aussi, quoi. Et est-ce que tu dirais au final que c'est le visa le plus simple ? Cas entre 18 et 35 ans et que tu veux partir en Australie. Ouais, clairement.

Où est-ce qu'on est actuellement ? Écoute, on est en plein cœur de Sydney, de la City, du CBD, à Town Hall, où vraiment, bah, on a le mélange des buildings à la New York, tall justice, une église et puis le Queen Victoria Building. Fait partie un peu des jolis monuments, tu vois, qu'on peut trouver à Sydney. Mais ça a rien à voir avec l'autre Sydney que tu me montrais euh juste avant, quoi. Non, c'est c'est encore une facette de Sydney. C'est une des premières qu'on je découvre en général, Paris, que du coup, on va doucement se rapprocher vers l'Opéra. C'est c'est le côté, ouais, un peu fascinant et puis la hauteur des buildings où tout le monde est tout petit.

Et Shannon, tu m'as pas dit encore ce que tu fais vraiment dans la vie aujourd'hui. Alors, tu as un quart d'heure ou pas ? Non. Être en Australie, ça m'a vraiment ouvert à d'autres possibilités, tu vois. Barista, ça a été trop cool, c'était une chouette expérience, mais j'avais envie de faire quelque chose qui me rapprochait encore plus de ce que je suis vraiment. Moi, mon truc, c'est vraiment de partager, de guider, d'accompagner les gens. Et en fait, j'ai énormément reconnecté avec le yoga en étant ici. Et donc, je suis devenue prof de yoga. Parti au Népal l'année dernière pour me faire former. Ça a été un voyage qui a énormément, bah, changé quand même ma vie. Ce n'est pas du tout un job que je fais à plein temps. À côté, je suis aussi toujours consultante en freelance et j'ai aussi des activités perso. J'ai un podcast, j'essaie de de partager mon aventure en Australie sur les réseaux. Voilà, tout ça, ça fait un gros mélange qui fait que je ne sais pas du tout me définir.

Mais est-ce qu'au final, c'est pas ça aussi l'aventure en Australie, notamment quand tu fais un working holiday visa ? C'est pas, tu vois, 1000 expériences, avoir des jobs, parfois d'autres jobs même à côté. Comment ça fonctionne là-dessous ? C'est c'est parfois un peu chronophage et long parce que tu essaies vraiment de reconstruire quelque chose from scratch, mais l'Australie est un super terrain pour le faire. C'est marrant parce que je travaille plus qu'avant, mais j'ai l'impression d'avoir un meilleur équilibre de vie pro perso. Donc euh, ce qui est intéressant, c'est que du coup, tu dis que tu kiffes quand même plus ta vie. Tu as quand même plus de plaisir, alors que tu travailles visiblement pas mal. D'ailleurs, autre question. Est-ce que travailler avec les Australiens, c'est agréable, par exemple ? Bah, du coup, j'ai pas travaillé avec tant d'Australiens que ça, au final. Un petit peu dans certains cafés. Ils sont vraiment dans cette mentalité de "on accepte, on accueille les gens tels qu'ils sont". Il y a des visas, enfin, tout le monde sait ce que c'est en Australie. Du coup, ils sont vraiment curieux d'apprendre à te connaître et cetera et de te donner ta chance. Ça, ça fait du bien, tu vois, d'arriver le matin et de voir les gens sourire.

Bon, on a déjà fait un petit tour de ton quotidien à Sydney et moi, j'aimerais quand même bien qu'on parle des challenges que tu as pu avoir via ton expérience de working holiday visa, que ça soit à Sydney ou même ailleurs. Qu'est-ce qui a été Ouais. challengeant pour toi au quotidien sur ces bientôt 3 ans d'expérience ici, c'est quand même pas rien. C'est parti. Premier challenge, écoute. Premier challenge, euh, la distance. Ouais. Sans surprise, on est à plus de 16 000 km ici et c'est vrai qu'au quotidien, c'est quand même dur à gérer. Il y a 10h de décalage l'été, 8h l'hiver. Des fois, on peut se sentir vraiment seul. Surtout au début, ça met un peu de temps à s'installer et à accepter cette distance. Ça reste pour moi le plus grand challenge auquel j'ai fait face, gérer le manque. Mais c'est aussi peut-être un peu ce qu'on cherche quand on vient au bout du monde, c'est de se dire "Effectivement, je vais grandir avec cette expérience et je serai loin de tout." Avec moi-même, non, clairement. Je pense que du coup, ça fait aussi partie des des avantages et ça, je pense qu'on peut, c'est l'Australie, le PVT, mais c'est partir ailleurs, découvrir autre chose qui va nous nourrir et nous faire grandir. Et pour le coup, en effet, je pense que de de partir loin de ses proches, ça nous fait sortir de fait de notre zone de confort. Après, moi, la distance, j'ai essayé d'en faire une force aussi, tu vois. Et typiquement, moi, ça m'a énormément rapproché de mes parents parce qu'on communique beaucoup. De de fait, il faut se forcer en fait à communiquer. Il faut instaurer quelque chose, il faut mettre en place des rituels et on a appris à se redécouvrir et à se connaître différemment.

Donc tu dirais que tu es plus proche de tes parents aujourd'hui à 16 000 et quelques kilomètres de la France que il y a quelques années quand tu habitais Paris ? Il y a 4 ans quand j'habitais Paris et que en fait ce que je faisais était un peu déconnecté de leur réalité, tu vois, et et c'était juste bah, en fait, on est dans le quotidien, on continue. Et là, le fait d'être parti, tu crées un changement qui fait que les gens, bah, s'intéressent aussi vraiment beaucoup plus à ce que tu fais, à ce que tu vis. Et euh, je pense qu'on se comprend beaucoup mieux aujourd'hui. Hyper intéressant. Ouais. Et c'est trop beau et ça, c'est j'en suis trop fière d'avoir réussi à tourner le plus gros challenge de l'expatriation en une force, en fait.

Est-ce que du coup, il y a d'autres challenges que tu aurais en tête là sur euh ces 3 ans qui t'ont fait grandir mais qu'au début, c'était un peu compliqué ? Ouais. Bah, je dirais quand même que là, assez spécifique au PVT en Australie, c'est gérer la partie travail argent qui reste quand même compliqué parce que tu es très libre en Australie et tu peux changer de travail, bouger hyper facilement. Mais qui dit que toi, tu as cette liberté de partir aussi facilement, dit que à l'inverse, les employeurs ont aussi la liberté de se séparer de toi très facilement. Ça peut être très stressant et ça, je sais que moi, l'argent, ça a été un gros sujet quand même, un gros stress à tout le temps vouloir, bah, gérer et être sûr que je ne veux pas être en manque et je ne vais pas devoir appeler mes parents et leur dire "Écoutez, là, je suis en galère", ce qui m'est jamais arrivé et j'espère pas que ça m'arrivera. Tu as un autre truc qui te vient en tête ? Bah, je pense que c'est cool de parler des 88 jours, ces fameux jours de ferme, comme on les appelle aussi bien dans le langage PVTiste. C'est une trop belle opportunité de découvrir un nouveau job qu'on aurait pas forcément fait en France et en même temps, pour beaucoup de gens, et ça a été le cas pour moi, c'est quand même un gros challenge parce que moi qui suis quand même quelqu'un, tu vois, qui suis bien en ville, qui a besoin de pouvoir me déplacer facilement par moi-même avec les transports en commun, bah, je me suis retrouvé dans un domaine viticole au milieu de nulle part. C'était une trop chouette expérience. J'ai appris énormément sur moi et sur ce que je voulais, ce que je ne voulais pas dans la vie.

Et maintenant, on va plus parler du positif, parce que j'imagine que si tu es là depuis bientôt 3 ans, c'est que tu es comblée. Quels sont les nombreux points qui te font te dire "Là, je suis vraiment au meilleur endroit sur cette planète pour moi" ? Le lifestyle, clairement, la manière de vivre, l'équilibre qu'on a ici entre le travail et le perso, l'importance qu'on accorde au bien-être, à la santé. Euh, pour moi, c'est vraiment euh le meilleur des deux mondes. De Sydney, c'est la connexion avec la nature, mais l'opportunité d'être en ville, le lien à l'océan et le fait qu'en fait, on peut avoir cet équilibre là qui moi m'est devenu hyper cher et qui me permet de trouver vraiment un épanouissement. Donc je dirais que ça, c'est vraiment le gros plus, tu vois. On a quand même beau temps la majeure partie du temps. C'est une ville ensoleillée avec des saisons, toujours. Donc le dépaysement, il n'est pas extrême, en fait, je trouve. Et j'ai tendance à dire que si Sydney était en Europe, tout le monde vivrait à Sydney, quoi. Tu vois.

Est-ce qu'il y a un autre truc qui vient en tête, le côté tu grandis d'un point de vue taf et cetera ? Ouais, clairement. Je pense que et ça, ce n'est pas forcément lié que au working holiday visa, mais plus à le fait de partir de manière générale, de sortir de sa zone de confort, d'oser explorer autre chose. Et en fait, je trouve qu'on apprend tellement de ça sur soi en 3 ans. Enfin, ma vie, elle a complètement changé. Je pense que je ne suis plus la même personne d'une certaine manière. Cette autonomie, cette indépendance, cette capacité d'adaptation aussi, la polyvalence que tu développes, bah, c'est des trucs que tu vas emmener avec toi tout le reste de ta vie, quoi. Après, incroyable.

Je vais me mettre derrière la caméra et je vais te poser une question simple. Qu'est-ce que tu dirais à la Shannon d'il y a bientôt 3 ans qui allait partir à l'aventure, qui avait peut-être un peu peur de se lancer et qui allait vivre un working holiday visa ? Je dirais à cette Shannon qu'il faut pas qu'elle ait peur et que c'est parce que tu as peur qu'il faut y aller. Je crois que c'est la phrase qui me guide maintenant depuis des années, c'est qu'à chaque fois que j'ai des craintes, je me dis que c'est pour une raison et que c'est justement là qu'il faut que je fonce. Qu'en fait, oser, c'est la plus belle chose qui soit pour soi, pour grandir, pour évoluer, pour avancer. Et ce truc de sortir de sa zone de confort, c'est un peu galvaudé aujourd'hui. Mais en fait, je trouve que c'est réel. Il y a il y a pas de meilleur moment pour apprendre sur soi que quand on fait un pas en dehors de la case dans laquelle on est.

Est-ce que tu peux mettre la main sur la caméra, s'il te plaît ? Bon, je pense que vous l'avez compris, Shannon, elle vit sa meilleure vie à Sydney. Mais j'ai envie de vous dire que même si Sydney est incroyable, il n'y a pas que Sydney en Australie, tout comme il n'y a pas que Paris en France. Alors, bonne nouvelle pour tous les gens un peu curieux. Je vais sortir prochainement un autre témoignage avec Myriam, qui a tout plaqué il y a plus de 10 ans aussi en working holiday visa à la base, afin de s'installer tout à l'ouest de l'Australie, où je viens d'arriver. On est vraiment sur un endroit qui est totalement différent, qui n'a rien à voir avec Sydney. Vous voulez pas manquer ça ? Ça va être hyper intéressant. Donc, abonnez-vous sous cette vidéo si ce n'est pas encore fait. C'est totalement gratuit et surtout, n'oubliez pas de voyager. Peace !