Transcription
Je vous propose un passage d'un autre livre, Des cartes au lait, Nouvelle Terre, qui complète très bien Le pouvoir du moment présent. Le passage que je vais vous lire a un lien avec tout ce que j'ai dit sur le gluten et par rapport à la difficulté qu'ont les parents à laisser leurs enfants vivre leur vie.
À un moment donné de leur vie, la majorité des adultes se retrouvent à être parent, un des rôles les plus universels. La question prussienne est la suivante : êtes-vous capable de bien vous acquitter de cette fonction de parents sans vous identifier à elle, c'est-à-dire sans qu'elle devienne un rôle ?
La fonction de parents vous demande en partie de prendre soin des besoins de l'enfant, d'empêcher l'enfant de se mettre en danger, de lui dire de temps en temps ce qu'il faut faire et ne pas faire. Lorsque vous vous identifiez au rôle de parents, par contre, lorsque votre identité en dépend en grande partie ou en totalité, la fonction parentale devient exagérée, trop accentuée et prend le dessus.
Qui plus est, ce rôle devenu identité subsiste longtemps une fois que ses fonctions particulières ne sont plus nécessaires. Le parent ne peut s'empêcher d'être un parent, même quand l'enfant est devenu un adulte. Le parent ne peut renoncer aux besoins que l'enfant ait besoin de lui, même lorsque l'enfant est âgé de 40 ans. Le parent ne réussit pas à se débarrasser de l'idée qu'il sait mieux que l'enfant ce qui est mieux pour lui. Dans ces circonstances, le rôle de parents se joue encore de manière compulsive et la relation n'est pas authentique.
Le parent se définit par ce rôle et a inconsciemment peur d'une perte d'identité en cessant d'être parents. Une mère ou un père qui s'identifie à son rôle sera peut-être aussi d'atteindre plus de complétude personnelle par le biais de ses enfants. S'il est présomptions et motivations inconscientes à l'origine de la compulsion du parent à manipuler ses enfants était conscientisés et formulés à voix haute, elle ressemblerait à ceci : "Je veux que tu réussisses là où je n'ai jamais réussi. Je veux que tu sois quelqu'un aux yeux du monde pour que je puisse moi aussi être quelqu'un. Ne me déçois pas. Je me suis tellement sacrifiée pour toi. Ma désapprobation a pour but de te faire sentir tellement coupable et mal à l'aise que tu finiras par te conformer à ce que je veux. Et il va sans dire que je sais bien mieux que toi ce qui est le mieux pour toi. Je t'aime et je continuerai à t'aimer si tu fais ce que je sais être juste pour toi."
Soyez également conscient de vos propres présomptions et attentes inconscientes derrière vos réactions habituelles à vos parents : "Mes parents devraient approuver ce que je fais. Ils devraient me comprendre et m'accepter tel que je suis vraiment." Pourquoi le devraient-ils ? Le fait est qu'ils ne le font pas parce qu'ils ne le peuvent pas. Leur conscience n'a pas encore fait le saut quantique. Ils ne sont pas encore capables de se démarquer de leur rôle.
"Oui, mais je ne me sens pas bien ni à l'aise tel que je suis s'ils ne m'approuvent pas et ne me comprennent pas vraiment." Quelle différence leur approbation ou leur désapprobation peut faire à ce que vous êtes vraiment ? Toutes ces présomptions prises pour acquises engendrent beaucoup d'émotions négatives, beaucoup de misère non nécessaire.
Si vous pensez être vraiment illuminés, allez donc passer une semaine avec vos parents. C'est un excellent conseil. La relation avec vos parents et non seulement la relation première qui donne le temps à toutes vos relations suivantes, mais aussi un bon test pour vérifier votre degré de présence. Plus il y a de passer en commun, plus vous devez être présent, sinon vous serez sans éternellement forcé de revivre le passé.