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Etat d'urgence dans le métro : la police frappe fort

SPICA LIFE1:22:57

Transcription

18h en plein centre de Paris. Nous sommes à l'URI, le service d'investigation chargé des enquêtes les plus sensibles se déroulant dans le métro.

Depuis hier soir, une affaire grave mobilise Quentin et ses collègues. Une agression à l'arme blanche. Les faits se sont déroulés dans cette station du centre de Paris. Sur ce tapis roulant, un homme arrive à hauteur d'un groupe de jeunes et tente de les dépasser. Pour des raisons encore inexpliquées, les jeunes vont s'en prendre à lui. Mousculade, insulte, plusieurs d'entre eux se mettent à le frapper violemment une première fois.

La victime, la voici. C'est un jeune homme, il est en sang. Quelques secondes plus tard, alors qu'il tente de répliquer, ils se mettent à le frapper de nouveau. Un témoin de la scène, qui tente de le défendre, est agressé à son tour. Alors que la première victime est rouée de coups, l'un de ses agresseurs, habillé en blanc sur les images, se jette sur lui. Armé d'un couteau, il le frappe à neuf reprises. Neuf coups de couteau au cou et dans le dos.

Alors que l'homme est à terre, d'autres jeunes le frappent de nouveau. Scène de panique dans le métro. Certains passagers se mettent à fuir le tapis roulant par tous les moyens. En quelques secondes, les agresseurs prennent la fuite. La victime sera envoyée aux urgences. L'agression aura duré moins d'une minute. Une minute de violence inouïe, filmée par les caméras du réseau.

Pour les enquêteurs chargés de l'affaire, il faut aller vite. Première étape, visionner une centaine de fois la vidéo. À force de scruter les images, les enquêteurs parviennent à déterminer que huit individus, six garçons et deux filles, ont participé plus ou moins activement à l'agression. Pour l'instant, ils ne sont identifiés que par des lettres de l'alphabet. L'individu A, qui est en train de porter des coups à la victime, ainsi que ses complices qui sont tout autour et qui le frappent. On essaie de décortiquer les moindres faits et gestes des individus et pour pouvoir déterminer leur rôle, leur degré d'implication dans l'agression et expliquer aussi un petit peu les éventuellement les traces, les blessures subies par la victime. Si la victime reçoit des blessures au niveau de l'épaule, en détaillant bien les agissements de chacun, on pourra peut-être déterminer qui a porté tel coup.

Parmi les policiers saisis de cette affaire, Quentin, 29 ans. C'est la première fois qu'il est confronté à une tentative d'homicide. Pour démarrer son enquête, il ne dispose que de ses photos prises à partir de l'enregistrement vidéo. Ça nous permet de voir le visage de chaque mise en cause sous plusieurs angles pour la reconnaissance. C'est beaucoup plus facile. Là, on a une très belle qualité d'image. On peut le voir de trois-quarts, on peut le voir de profil, de face. Ça, c'est l'auteur principal, on le voit sous plusieurs angles et puis là, on a sa tenue vestimentaire. Ce qui permet aussi pour ceux qui sont sur le terrain, notamment la BAC, de flasher directement quand ils voient les individus qui sont habillés en plus de la même manière. C'est beaucoup plus facile.

Ces photos sont envoyées aussitôt à tous les commissariats de la ville dans l'espoir de les identifier. Cette tentative d'homicide, c'est devenue la priorité pour ces détectives du métro. Nous suivrons pas à pas l'avancée de l'enquête.

Ah, ça c'est une merde. C'est une grosse merde dans laquelle toi tu es mêlé de loin. Il n'y a pas de raison que tu bouffes pour eux. Je sais, mais je ne vais pas bouffer pour moi. Je ne vais pas présenter cette agression sur un quai de métro.

Une bande s'en prend à deux jeunes voyageurs. Présent au moment des faits, un policier en civil va devoir intervenir tout seul. Un dimanche ensoleillé dans les beaux quartiers de la capitale. Cinq jeunes viennent de descendre dans le métro. Un groupe alors surveillé par des policiers en civil. Parmi eux, cet homme au téléphone au fond de l'image. Il s'appelle Claude. Il est lieutenant à la BAC du 16e arrondissement et on suivait un groupe de cinq jeunes qui apparemment n'étaient pas du quartier. On se posait la question, qu'est-ce qu'il faisait là, sur le 16e arrondissement, dans les rues à déambuler. Après quelques instants d'observation, on s'est rendu compte qu'il s'intéressait aux portables des jeunes, en particulier des jeunes filles et autres. Et ensuite, notre filature nous amène au métro.

À cet instant, Claude est seul en filature. Il ne sait pas encore que la situation va très vite s'envenimer. Le groupe se met à encercler deux passagers assis sur le quai. Deux jeunes âgés de 15 et 17 ans. On voit bien qu'ils se positionnent petit à petit autour. Moi, je suis ici, assis un peu plus loin là, sur le quai et je ne vois pas les victimes. Je vois les jeunes là qui déambulent, mais les autres jeunes, je ne vois pas. Il y a le parapet ici, plus un distributeur de boisson ici. Donc, je ne les vois pas.

Quelques secondes plus tard, le groupe agresse les deux jeunes. Là, on voit ça va partir. Lui, il a bien regardé en fait, le meneur de la bande, c'est celui-là. C'est un majeur. C'est un majeur. Il y a des mots. La victime ne se laisse pas faire. Bousculade, bousculade, ça part en vrille. Sur le quai de ce métro, les cinq jeunes rouent de coups des passagers. Bien que tout seul, Claude doit intervenir. Dans le feu de l'action, il n'hésite pas à sortir son arme de service.

Et là, je suis obligé d'intervenir. Il faut, il faut vraiment les figer sur place, quoi. De toute façon, ils sont cinq, hein. Moi, je suis tout seul. Ils sont cinq. Même s'ils sont jeunes, c'est pas grave, quoi. Ils sont capables de tout, hein. Il faut de suite s'imposer, hein. Sinon, c'est foutu, hein. Il est évident que je ne vais pas ouvrir le feu sur des gamins et cetera. Si le fait de sortir mon arme n'avait eu aucun effet, bon, j'aurais remis mon arme à l'étui et puis je serai allé au carton, ben tout seul, quoi. Comme ça, j'en aurais moins chopé un ou deux, quoi. Je savais que mes collègues étaient pas loin, que ça 15 secondes après, ils étaient là.

Donc, à l'arrivée de ses collègues, Claude va ranger son arme. Les cinq individus sont maîtrisés et menottés. Choqués et légèrement blessés, les deux jeunes agressés déposeront une plainte au commissariat. Grâce à l'intervention de Claude, ils s'en sortent plutôt bien. Une scène incroyable de western dans le métro parisien, à la stupeur des autres passagers. Et là, on explique aux gens pourquoi il ne voit que la fin de l'interpellation. Donc voilà, ils cherchent à savoir ce qui s'est passé et cetera. Souvent, il y en a qui nous critiquent parce que c'est violent quand même pour quelqu'un qui n'est pas habitué à ça. Donc nous, on est obligé de presque nous justifier, quoi, de dire bon, il y a eu agression et cetera et cetera pour que les gens l'acceptent.

Les cinq jeunes sont placés en garde à vue. Parmi eux, deux récidivistes seront déférés au parquet pour tentative de vol avec violence.

Retour à l'unité de recherche et d'investigation, les détectives du métro. Une dizaine de jours après la tentative d'homicide au couteau, l'enquête de Quentin a fait une avancée déterminante. Grâce aux photos diffusées dans tous les commissariats, certains jeunes ont été arrêtés et placés en garde à vue dans ses locaux. Pour Quentin et ses collègues, en comparant leur visage avec les images de l'agression, il s'agit maintenant de déterminer les responsabilités de chacun.

Qu'est-ce que tu en penses ? Non. Non, je pensais alors écoute moi par rapport aux oreilles décollées, aux lèvres assez épaisses, je trouvais que ça ressemblait pas mal à celui-là. Quoi qu'il est peut-être un peu foncé de peau effectivement, je ne verrai pas lui du tout. Tu verras l'autre, plus l'autre. Ouais, en fait, c'est sur une tâche épineuse.

La plupart des jeunes interpellés refusent pour l'instant de se reconnaître sur les images de la vidéo. Il y a que, il y a que ça qui reconnaît sa présence, pas sa participation. Elle n'a rien fait, mais elle reconnaît que ceux qui sont en garde à vue avec elle étaient présents sur les lieux. Alors que l'auteur, lui, niait catégoriquement sa présence sur les lieux. Il disait que c'était pas lui du tout, qu'il ne connaissait même pas les autres. Actuellement, ils sont sept à être auditionnés. Parmi eux, cet homme en t-shirt blanc. Lui, se reconnaît sur les images de l'agression, mais il nie y avoir participé.

Donc là, OK. OK, c'est toi, on est d'accord et comme tu m'as dit tout à l'heure, vous êtes devant. OK, je vais marquer. Ça, c'est important de toi. Là, ça, c'est une merde. C'est une grosse merde dans laquelle toi tu es mêlé de loin parce que comme tu disais tout à l'heure, je sais que c'est vrai parce que j'ai vu la vidéo, tu étais devant quand eux ils sont partis en. Et c'est pour ça que c'est important que tu me donnes des détails sur les autres parce que les autres, c'est la, il n'y a pas de raison que tu bouffes pour eux. Je sais, mais je ne vais pas bouffer pour eux. Ah, moi, je ne vais pas, moi, ça marche. Est-ce que tu peux me dire qui a fait quoi ? Je pense dans tout ça, le plus, je pense, c'est une fois. Tu m'as dit, lui, il a fait, il a fait quoi plutôt ? Don, il a donné des coups. Je crois, c'est lui qui a donné des coups. Je crois, c'est des coups. Ouais, avec le reste que les autres. Tu veux dire, je sais pas moi, j'ai entendu couteau. Couteau. Après les premières heures d'audition, les enquêteurs vont très vite s'intéresser à l'un des interpellés, ce jeune au t-shirt marron. Quentin le soupçonne d'être l'homme en blanc, l'auteur des coups de couteau.

C'est sûr que tu ne connais pas les personnes avec qui tu as été interpellé hier ? à mes collègues que c'était bien toi qui t'as vu tout en bien, moi. Voilà, et je peux avoir une confirmation avec eux qui s'en rappelaient de cette scène, hein, et qui s'en rappelaient de ce qui s'est passé vendredi 28. Toi, tu te rappelles pas ? Non, mais tu dis [ __ ] mais moi aussi je peux dire [ __ ] dans ces cas-là, mais vas-y, je sais parler hier. Non, tu m'as rien dit hier. Hier, vas-y. Et bon, on arrête là. C'est bon, je vais voir l'avocat. Il, c'est tout fini. Le docteur, tu l'as déjà eu l'avocat ? Comment ça là là ? Eh, si vous poursuivez ma garde à vue, je dois rien, non. Il dit qu'elle t'a rencontrée sur Facebook Netlog environ 3 semaines. Facebook ? Ouais. Tu veux qu'on aille chez moi pour internet chez moi. D'accord.

Jusqu'à présent, le jeune homme jure n'avoir rien à voir avec cette affaire. En l'interpellant, les enquêteurs ont pourtant trouvé sur lui un élément à charge. Un couteau de type papillon qui pourrait correspondre à celui utilisé lors de l'agression. Il essayait de s'en débarrasser quand il était menotté au banc du poste de police de l'Esco. Dans l'espèce, il essayait de le filer à sa, à sa complice. Comment légitimer le port d'une arme de 6e catégorie sur soi, quand on n'est pas autorisé à l'avoir, quoi. Surtout quand on est en garde à vue pour une tentative d'homicide et de violence avec arme par arme blanche, surtout. C'est ça le principal.

L'arme est expédiée au laboratoire de la police scientifique pour détecter la présence d'éventuelles traces ADN de la victime. Mais en attendant les résultats, Quentin a d'autres atouts à jouer. Dans la salle d'à côté, trois hommes attendent d'être auditionnés. Parmi eux, Arthur, la victime. Il a passé une semaine à l'hôpital. Pour les médecins, c'est un miraculé. Frappé à plusieurs reprises au cou et dans le dos, il ne comprend toujours pas ce qui a pu entraîner cet enchaînement de violence ce jour-là.

J'ai retourné de travail, je partais chez moi. Voilà, comme ça, ils m'ont agressé, je voulais passer, voilà, il m'a dit "Tu passes pas." Il m'a insulté et voilà, c'est parti. Je suis en colère un peu, mais ça va, déjà, on ne peut rien faire. De toute façon, ils vont prendre pas mal, ils vont partir en prison. De toute façon, si Arthur a eu la vie sauve, c'est en partie grâce à Kevin. Ce jeune provincial de passage à Paris a été l'un des seuls à lui porter assistance.

J'ai entendu des cris et donc j'ai un peu accéléré le pas. J'ai vu les agresseurs s'enfuir par l'escalator et j'ai vu bah Arthur plein de sang et puis bah personne qui l'aidait, quoi. Les gens passaient, continuaient à leur chemin autour et ça, ah ça, ça m'est resté en travers de la gorge. Les gens, ils ont des œillères et ils passent et ils pourraient laisser, je vais utiliser le terme, ils pourraient laisser crever quelqu'un, quoi. Et ça, bah, j'ai pas pu, quoi. J'ai pas pu le laisser comme ça. Je me suis occupé de lui et puis j'ai appelé les pompiers, je l'ai assis, j'ai fait les points de compression et puis j'ai attendu tout simplement.

Pour Arthur, c'est l'heure de l'identification. À travers une vitre sans tain, dissimulée derrière ce plan de métro, il est confronté à ses agresseurs présumés. Vous reconnaissez plus ? C'est le 2 et le 6. Le 2 et le 6. Le 2, comme si c'était lui qui a donné les coups de couteau. Le numéro 2, c'est l'homme au t-shirt marron, suspecté depuis le début par Quentin d'être l'auteur des coups de couteau. Blanc, out. Donc, pour vous, qui c'est qui est habillé en blanc ? Blanc ? C'était le 2, c'était le 2. D'accord.

Après Arthur, d'autres témoins de l'agression se succèdent derrière la vitre. Plusieurs d'entre eux semblent désigner le même homme, le numéro 2. Ils ont reconnu l'individu numéro 2, qui correspond pour nous, celui qui est tout en blanc sur la vidéo, l'auteur principal. Et ils le reconnaissent comme étant l'auteur principal. Cependant, ils ne sont pas formels, donc on va compléter au niveau des auditions pour voir, pour confirmer le rôle qu'ils avaient.

Quentin reprend aussitôt son interrogatoire, mais le jeune homme reste campé sur ses positions. Après 24 heures de garde à vue, il refuse toujours obstinément de reconnaître sa participation à l'agression. Pourtant, pour sa première enquête sur une tentative d'homicide, Quentin est persuadé de tenir le coupable. Il donne le numéro d'une nana aussi avec qui il était censé être au moment des faits, un barbecue. C'est son alibi. Il s'enfonce un petit peu. Je lui ai demandé à quelle heure il était là-bas, ce barbecue. Ouais, il m'a dit d'abord à 19h et puis ensuite, on a refait le trajet. C'est, c'est pour ça que ça nous a pris beaucoup de temps. On a refait tout son trajet et finalement, il termine par dire que s'il y était, c'était pas avant 23h, 23h30. Voilà. Et je lui ai demandé où est-ce qu'il était avant. Il était à Châtelet. Donc, il reconnaît effectivement sa présence à Châtelet, mais il ne se reconnaît pas sur la vidéo. Il ne se reconnaît pas. Il dit qu'il n'a pas de plus blanc. Enfin, bref, il ne reconnaît pas les autres. Il ne donne rien, quoi.

Dès demain matin, Quentin reprendra son interrogatoire, en espérant cette fois recueillir les aveux du suspect et mettre un terme à cette affaire.

Au même moment, à l'autre bout de Paris, au milieu des usagers, un passager pas comme les autres. Laurent est policier dans les trains de banlieue et tous les jours, c'est par les transports en commun qu'il se rend à son travail. Âgé de 36 ans, ce fils de policier n'a jamais hésité quant à sa vocation. Cela fait maintenant 14 ans qu'il travaille dans la brigade des réseaux ferrés parisiens. C'était un choix sortie d'école. C'était un choix, un choix au hasard, en fait. C'était, pourquoi pas les réseaux ferrés. La tenue, la tenue en kaki me plaisait. Ça évitait la cravate, la chemise, ça me plaisait au départ et après, j'ai pris goût, quoi.

La brigade où travaille Laurent, la voici. Nous sommes à l'UAR, l'unité d'appui du réseau. C'est parti. Il est 21h, briefing de la nuit. Bonjour à tous. Repos. Différents points, vous avez pu vous apercevoir que nous ne sommes plus engagés sur la porte dorée, ce qui est plutôt une bonne chose. Cette unité est spécialisée dans le maintien de l'ordre. En civil ou en tenue, ces policiers patrouillent jour et nuit dans le métro, le RER et les trains de banlieue avec une mission prioritaire, la lutte contre les bandes. Il va falloir être très vigilant sur le secteur de la Gare du Nord, sur le secteur de Châtelet. C'est pour ça qu'on a demandé à trois équipes en tenue sur Châtelet, trois équipes sur Gare du Nord, positionner afin d'être vigilant sur ce qui pouvait, pourrait arriver sur ce secteur. Des questions par rapport à ça ? Bon, prend l'ensemble, faire le rembarrage.

Cette nuit, par groupes de quatre ou cinq, ils vont se déployer dans les endroits sensibles de la capitale. Gare du Nord, il est 22h. Parmi les hommes en tenue, nous retrouvons Laurent, déjà en intervention. Un jeune homme est actuellement contrôlé par son équipe. Son délit, être en possession d'une béquille. Anodin, sauf qu'il ne boite pas et que l'objet peut s'avérer être une arme durant une bagarre. Après un rapide contrôle, le jeune homme peut repartir, mais sans sa béquille. C'est courant qu'ils débarquent, ça fait très, très, très mal. Donc, le jeune homme, on lui a demandé s'il avait un certificat médical ou une ordonnance pour avoir le port de cet équipement. Il a dit non. Donc, on va, on va laisser la, la béquille à notre poste Nord et si demain, il a une ordonnance, il viendra récupérer sa béquille sans problème. Donc, les collègues sont partis ramener la béquille au poste Nord.

Toute la soirée jusqu'à la fermeture des stations, Laurent et ses hommes patrouillent sur le réseau et rapidement, ce soir, une nouvelle alerte. Vous avez voulu faire les cowboys, alors rien fait. Un vol à l'arraché avec violence a été commis par une bande de jeunes sur le quai du métro. Sept individus suspects viennent d'être arrêtés. La situation est tendue. Laurent et ses hommes sont appelés en renfort. À la demande des policiers, pour ne pas envenimer la situation, nous filmons la scène en caméra cachée sur le quai. Les sept individus sont allongés sur le sol. Un qui est relativement énervé, donc obligé de le mettre. Pour vous, pour vous, la vie de ma mère, les jeunes sont énervés, ils nient avoir commis le moindre délit. Pour le moment, rien ne prouve aux policiers que le groupe interpellé est bien celui qui a commis le vol. Pour en avoir le cœur net, ils n'ont qu'une solution.

Allez, vous les mettez debout. Ils vont organiser ici même, au milieu des autres passagers, une confrontation avec les victimes. Deux jeunes filles frappées par leurs agresseurs, qu'ils font venir dans cette station. Le vol a eu lieu il y a une vingtaine de minutes. Elles sont encore sous le choc. De la moi, je me suis pris un point, un point dans la, dans la figure, elle, un point dans le ventre pour me faire un merci, parler tout le monde. Mon sac a été balancé dans le métro. Heureusement pour moi, enfin, Dieu m'a gardé, tout a été récupéré et donc voilà. Donc, c'est désespérant, enfin, je vous explique, nous, on a interpellé sept individus, d'accord ? Déjà, on a le même nom, d'accord ? Ils sont là, donc discrètement, on va passer. Vous pouvez en reconnaître ? Moi, je sais pas si je suis capable. Mais on va essayer. En tout cas, moi, je suis tellement énervée pour recevoir d'individus que je serais capable de faire parce que là, on en a. Tu me, tu me les tournes, tu me les mets de face et je vais passer avec la, avec la demoiselle, avec les demoiselles. Là, on est dans la pénombre, donc on va passer, vous allez passer, on va passer ensemble et vous regardez. Et ils ne vont pas nous reconnaître, ils vont vous voir, mais pas vous reconnaître. D'accord. Parce que j'ai pas envie d'avoir un point ici maintenant. C'est bon quoi. On n'a pas le choix, là. On n'a pas le choix parce que là, on ne sait même pas si c'est le bon groupe. Donc, on va passer tranquillement.

Pour les jeunes filles, l'épreuve est redoutable. Malgré la présence policière, elles ont peur de se retrouver face à leurs agresseurs. Et au bout de quelques secondes, plus aucun doute. Agressé, il y a une là. Viens là. Il n'y a pas de problème. Et tu vas nous cacher, il n'y a aucun problème. C'est eux, tous eux. Je ne sais pas si c'est tous eux, mais la majorité, c'est eux. OK. OK. Tranquille. Tranquille. Venez. On va monter tranquillement. C'est ça le problème. Ils ne vous voient pas, on est tranquille. Désolé tous, vous.

Face à ses agresseurs, l'une des deux jeunes filles craque. Ce groupe-là. C'est ce groupe-là. Après, je ne peux pas vous dire s'il y en a un qui n'est pas là. Je peux vous dire que en gros, la majorité, je dirais que des policiers, pas de problème, il n'y a pas de problème. Il y a des policiers partout, il n'y a pas de problème. Chez moi, j'ai travaillé pour, comme ça, calmez-vous madame, calmez-vous.

Les sept jeunes sont immédiatement transférés au commissariat de police de la gare. La violence des bandes dans les transports en commun. Une préoccupation de plus en plus grande pour les forces de police. Des bandes souvent responsables d'agressions, de vols avec violence, mais aussi dans certains cas de tentatives d'homicide, comme l'affaire qui monopolise l'attention des enquêteurs de l'URI.

C'est le dernier jour de garde à vue pour les interpellés, dont le jeune homme suspecté d'être l'auteur des coups de couteau. Et ce matin, Quentin dispose d'un nouvel élément. Lors d'une perquisition faite à son domicile à l'aube, les enquêteurs ont découvert une casquette blanche. Sur la visière, ce qui pourrait être une tache de sang. Une casquette identique à celle de la vidéo. Une preuve à charge qui peut s'avérer déterminante pour le jeune homme mis en cause.

Sur cette perquisition qu'on a fait ce matin, on a trouvé une casquette qui ressemble fortement à celle que tu portes au moment des faits. Elle t'appartient, c'est la tienne. Pourquoi tu ne l'as pas jetée, la casquette ? Bon, je me suis dit, bon, j'allais la laver et tout. Voilà. Tu l'as lavée depuis dans la casquette ? Ouais. T-shirt que tu portais et le sweat à capuche blanc avec l'inscription. Je... Tu les as achetés ? Pourquoi tu t'en es débarrassé ?

Le jeune homme n'a plus le choix. Il avoue être l'homme en blanc de la vidéo. Quentin va maintenant tenter de comprendre les raisons qui l'ont poussé à commettre ce geste.

Pendant le combat, voilà, j'ai commencé à donner des pêches et du coup, au moment, j'ai, j'ai repéré ma casquette, j'ai retiré, j'ai retiré le papillon et voilà, j'ai porté des coups à la victime. Je pouvais le tuer là. Bah ouais, si tu pouvais le tuer. Bon, je suis concerné. Bon, voilà. C'était quoi ton sentiment ? Un sentiment, c'est quoi le sentiment ? Est-ce que j'avais la haine et truc comme ça ? Non. Ouais. Non, je pense pas. J'avais la haine. Pas du tout. Tu avais quoi comme sentiment là ? Ouais, juste voilà. Normal, mais un peu ivre. Voilà. Non, ivre, ivresse, ce n'est pas un sentiment. Le sentiment ? Comment, comment je peux pas, je peux pas vraiment t'expliquer. Ouais, c'est bon, c'est parti. Bon, voilà, tout de suite. Voilà, j'ai porté des coups, pop, j'ai retiré le coup. J'ai porté des coups, voilà, et sans intention de, voilà, de tuer la victime, quoi. Voilà, je réponds pas à ma question vraiment là. Tu paraissais vachement déterminé en exécutant ces gestes. Tu trouves pas ? Ouais. Tu avais l'air très déterminé même en portant les coups de couteau. Va au bout. Ouais, mais chef, tu es lancé. Voilà, maintenant, il faut aller jusqu'au bout. Ouais, mais chef, que je dis au moins. Tu ne peux pas t'arrêter là. Faut que tu ailles jusqu'au bout. Voilà. Mais moi, je te dis chef, moi, je t'explique comment. Voilà. Bon, j'ai porté des coups.

Pour Quentin, les heures défilent. Le jeune homme reconnaît avoir agi sous l'influence de l'alcool, mais jusqu'à présent, il nie toute tentative d'homicide. Mais tu disais tout à l'heure que tu aurais pu le tuer. Mais c'est que je te disais, tu imagines, justement, imagine qu'il serait mort. Tu es d'accord que c'est possible, sachant que tu mets trois coups de couteau dans le cou. Je suis d'accord. C'est possible. Dans le thorax, cinq dans le dos. Tu te rends compte ? Et tu me dis que tu voulais juste faire le boss. Non, pas question que tu avais pas l'intention de le tuer. Pas question de faire le boss. Chef, tu lui as mis, je sais pas moi, un coup de couteau dans la cuisse, on ne peut pas dire que tu avais l'intention de le tuer. Mais là, tu lui en mets trois dans le cou, cinq dans le dos, un dans le thorax. Oh, tu n'avais pas l'intention de le tuer avec tous ces coups de couteau ? Non, je te jure. C'est quoi cette explication ? Je sais pas, chef. Je te jure, chef. D'accord. Tu voulais faire le boss devant tes potes, question le boss. Tu lui as mis neuf coups de couteau, mais ce n'était pas que pour faire le boss devant tes potes. C'était pour lui faire du mal. C'était pour qu'il ne se relève pas. C'était pour le tuer. Non, mais j'avais pas l'intention de le tuer. Parce que tu n'es pas un meurtrier dans ton âme. Tu ne vas pas dire, je suis un meurtrier. Non. Et pourtant, là, au moment présent, sur la vidéo qu'on voit, c'est filmé à ce moment-là, tu avais l'intention de tuer quand même. Et ben ouais. Coutu quand même. C'est énorme. Ah, c'est énorme.

Pour Quentin, les aveux sont complets. Le jeune homme reconnaît la tentative d'homicide. Moment où il a signé, gros soulagement quand même parce qu'il a signé. Ouais, c'est comme disait le chef, c'est un aboutissement, un aboutissement d'une enquête de 15 jours, de pratiquement 48 heures de garde à vue. On arrive au résultat escompté, c'est-à-dire qu'enfin, il reconnaît les faits. C'est rare, c'est rare que ça arrive. Enfin, pour moi, en tout cas, c'est la première affaire de tentative d'homicide. Mais [ __ ] c'est bon.

Satisfaction pour Quentin. Cinq des sept jeunes interpellés seront finalement écroués et placés en détention provisoire. S'il est reconnu coupable de tentative d'homicide, l'auteur des coups de couteau risque jusqu'à 10 ans de prison. Le prix à payer pour son geste fou commis sous l'emprise de l'alcool, un soir dans le métro parisien.

Le lendemain matin à 8h, en plein centre de Paris, nous sommes dans les locaux de la BAC Métro, une unité de la brigade anticriminalité spécialisée dans le réseau ferré parisien. Ces policiers ne travaillent qu'en civil. Leur rayon d'action, l'ensemble des couloirs et des stations de la capitale. Et depuis quelques jours, une affaire requiert l'attention de Didier et de ses hommes.

Donc, les [ __ ], c'est ce qu'on fait aujourd'hui. On part sur nos petits arracheurs là qui ont plusieurs faits. Donc, on va se mettre en place rapidement. Kevin, tu te mets Franklin la bo, et nous, on va faire des tours de neuf. Si les autres veulent tourner aussi, tu te mets avec nous. Et voilà, vous avez tous vu les photos là, c'est bon. Vous avez tous des feuilles. Bon, ben alors, on y va direct. Allez.

Pour ces policiers de la brigade anticriminalité, il s'agit de se déployer sur certaines lignes pour prendre en flagrant délit une bande de voleurs de téléphone portable qui sévit depuis plusieurs jours. On va faire un dispositif là sur un groupe de cinq individus qui tapent depuis une semaine là. Ils en sont au moins une bonne dizaine de faits que des vols violents, des vols arrachés essentiellement des iPhones sur des personnes âgées, des jeunes, des filles. Voilà, ils n'ont pas de scrupules et les gens, ils sont en possession de téléphones portables qui valent super cher sur le marché. Donc, voilà, ça attise les tentations et voilà, il y a de plus en plus de vols. Donc, on les a ratés de peu hier. Donc, là, on va essayer de se mettre sur les endroits sensibles. On va essayer de les interpeller aujourd'hui.

Cette bande, la voici, filmée par les caméras du métro parisien. À chaque fois, les voleurs utilisent le même mode opératoire, comme ici, station Miroménil. Il est midi, le métro est bondé. Au fond de cette image, on distingue l'un des voleurs. Il se tient debout à l'entrée d'un wagon. Au moment de la fermeture des portes, il arrache un téléphone des mains de son propriétaire et prend la fuite. Pour les victimes, il est souvent trop tard. Un passager en blouson de cuir a assisté à toute la scène. Il tente de rattraper le voleur, mais dans les couloirs du métro, il finit par perdre sa trace.

On retrouve la même bande quelques jours plus tard dans cette station. Cette fois, il est 10h du matin. Debout dans l'encadrement d'une porte, l'un des voleurs a repéré sa proie. Juste après le vol, un passager tente de s'interposer. Il est violemment frappé par l'un des complices restés en retrait. L'homme tente malgré tout de rattraper les voleurs, sans succès. Les trois jeunes se dispersent, ils parviennent à quitter la station. Mais grâce à ces enregistrements vidéos, les policiers de la BAC disposent de leur signalement et de leur visage. En patrouillant sur les lignes où cette bande a l'habitude d'opérer, ils espèrent les prendre sur le fait. Aujourd'hui, ils sont une dizaine en civil en mission de surveillance. À leur demande, pour ne pas attirer l'attention, nous les suivons en caméra cachée.

Après plusieurs heures de patrouille, aucune trace de la bande des téléphones portables. Mais arrivé à une station, un des enquêteurs repère deux individus au comportement suspect dans la rame voisine et décide d'intervenir. Deux hommes sont aussitôt interpellés et menottés. [ __ ] ! Oui. Tu m'as vu, quoi ? Tu m'as fait quoi ? Tu m'as, m'a... Pour les policiers, ce jeune homme en polo était sur le point de commettre un vol dans le sac de cette jeune femme.

Voilà. Donc là-dessus, en fait, je précise que vous n'êtes pas blessé, qu'il vous manque rien. Vous avez vérifié théoriquement qu'il vous manque rien. Si jamais on retrouve quelque chose sur vous au commissariat, j'ai vos coordonnées, donc je peux prendre contact avec vous et vous appeler. Apparemment, il n'y a pas de souci. Ah, on n'a rien fait. On n'a rien volé. N'a pas des vols, on n'a pas volé. Vas-y, fouille-nous. S'il y a quelque chose, prends-nous. S'il y a une dame aussi, vas-y, je viens. OK. Donc, commence pas à me dire "J'ai rien fait à la montée. Tu travailles avec ta veste." Non, j'ai rien fait, mais sur moi.

Malgré les protestations du jeune homme, le policier est formel. Il a déjà eu affaire à ce pickpocket et connaît ses méthodes. C'est des individus qu'on connaît, donc je les repère à la montée. Après, le plus petit là, et ben, il part, il met sa veste au bras pour cacher ce qu'il fait. Le deuxième, il enquiquine, ça part derrière deux jeunes filles à la montée. Il colle sa veste, il essaie de prendre dans le sac. Ils ont l'habitude, hein, ils vont vite, ils repèrent et puis après, ça va, ça va très vite. Moi, j'ai vu ce que tu as fait. Moi, j'ai rien fait. Il y a, il y a une victime. Il y a une victime. J'ai volé quelque chose. J'ai volé quelque chose. Non, j'ai pas essayé de voler. J'ai pas essayé de voler. Arrête. C'est bon. Non, toi, tous les jours, tu me dis comme ça. C'est bon, tu as dépassé les limites. On est d'accord. Chacun son chacun le jeu. OK. Tu travailles, tu te fais prendre, c'est comme ça. Non, mais j'ai rien fait. J'ai rien fait. Montre-moi quelque chose. Montre-moi. Montre-moi. Il y a, il y a pas eu le temps de prendre. Tu aurais eu le temps de prendre. Ce serait fait.

Le jeune homme est énervé. Dans ces cas-là, pour ne pas prendre le risque de le transporter dans le métro au milieu des passagers, c'est en fourgon que les deux hommes sont conduits auprès de l'officier de police judiciaire qui va les auditionner. Pour les hommes de la BAC, la journée se termine par un flagrant délit. Dès demain, ils seront de retour dans le métro avec le même objectif que ces derniers jours, retrouver la trace de la bande des arracheurs de téléphone portable.

4 millions de voyageurs par jour, 300 stations, plusieurs centaines de kilomètres de tunnel et de couloirs. Pour surveiller cette ville souterraine, les policiers du métro disposent d'une arme particulièrement efficace, la caméra. Rien que pour les lignes circulant à l'intérieur de Paris, elles sont près de 10 000 à filmer jour et nuit les quais et les stations. Et c'est ici, dans cette salle secrète, que toutes ces images atterrissent. Nous sommes au TN Réseau, le centre névralgique de la surveillance du métro parisien. Toute la journée, les membres de cette équipe observent et analysent en temps réel toutes les images qui leur parviennent. Au moindre incident, ils peuvent intervenir. Tony Chen, 32 ans, est brigadier chef. C'est l'œil du métro parisien. De son poste d'observation privilégié, il guide les équipes qui patrouillent sur le terrain.

Donc là, on en a repéré là qui sont actuellement à [ __ ] les mineurs de l'Est qui commettent des vols à la tire sont interpellés par les effectifs BAC parce que c'est un outil qui s'est révélé efficace pour surtout pour constater les infractions qui se commettent dans le réseau. Les pickpockets originaires des pays de l'Est, c'est la priorité actuelle des patrouilles sur le terrain. Plusieurs bandes de mineurs, généralement des filles, détroussent les voyageurs. Reliés en permanence avec Tony, Alexandro et ses hommes attendent les ordres. Ils se tiennent prêts à intervenir à tout moment. Ouais. Ouais, finalement, on va Tony, à la limite, on va se positionner sur la 8 au niveau des escaliers.

Ce matin, l'équipe se rend dans l'une des stations les plus fréquentées par les touristes, en bas des Champs-Élysées. Et on va, on va se planquer un petit peu et puis de là, on attendra les instructions de ben de Tony en vidéo et on va essayer de faire un flag, quoi. Voilà, on va voir. Station Concorde, 11h du matin. Pour Alexandro et ses collègues, l'attente commence. À quelques kilomètres devant les nombreux écrans vidéos, la tâche de...

Tony est difficile. Décelé parmi le flot des voyageurs, les comportements suspects. Mais au bout d'une vingtaine de minutes, un jeune homme attire son attention. On en a vu un, un garçon avec un sac à dos. Ouais. Donc il il était sur il arrive bah la rame, elle va arriver à à Concordion château de Vincen en milieu milieu queu milieu queue. On en a vu un mais peut-être qu'il est pas le seul. Donc c'est à toi de voir à peu près ce que tu verras dans dans la rame. OK. Attends attends.

Dès l'arrivée de la rame sur le quai, les policiers bloquent le métro. Le pic pocket présumé serait dans l'un de ces wagons, mais les informations dont il dispose restent vagues. Je vais appeler l'équipe pour savoir s'il en est. Est-ce qu'ils ont trouvé ? Ça s'est passé vite hein. Gilet bleu marine. Ouais. Cheveux court. Il doit faire à peu près 1,60. 1,60 65. Ouais. Ouais. C'est un jeune. Ouais. Ouais. Non. Petit brin, petit brin juste devant toi.

Finalement, un jeune garçon est repéré, le seul dans ce wagon qui tourne le dos au policier. Petit petit. Ouais, petit avec un sac à dos. Il a un sac à dos. C'est bon là, c'est bon. Bon, il est tout seul. Alors, regarde là, il y en a pas d'autres à l'intérieur. Donne-moi ton sac. Donne-moi ton sac. Ouais. Tout seul. Demande demande si la personne qui se fait voler. Demande. Tu as réussi à prendre ou pas ? Hein ? Tu as réussi à prendre ou pas ? Comment ça ? Ouais. Garde-le, garde-le. Garde, je vais voir. Apparemment, il est monté. C'est ça en milieu. Monsieur Dames, regardez vos portefeuilles. Pocket. A priori, aucun vol n'est signalé sur cette rame. Les policiers sont persuadés d'être intervenus à temps.

Le jeune a commis aucun délit. Donc ça va finir en vérification d'identité. Pour ce jeune garçon, un simple contrôle et un rappel à l'ordre. Mais à quelques stations de là, des voleuses à la tir viennent également d'être repéré. Allô ! Est-ce que tu peux te diriger sur la 8 à Concord parce qu'il y en a quatre qui viennent de monter à Opéra là sur la 8 direction Balard. Allez allez on part sur la H8. On part sur la qui pas le choix pour la patrouille se séparer et sprinter pour intercepter le métro à temp. Guidé en temps réel par les instructions de Tony. Non, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon. Non non, tu vas trop loin là. Tu vas trop loin. C'est en queue je t'ai dis je te dis en queue en queue. Donc ça sera la dernière voiture et l'avant-dernière voiture. Tu vérifies qu'il y a bien quatre jeunes filles. Dernière avant dernière. C'est là. C'est là. C'est là. C'est là. C'est là. C'est là. Les filles, les filles, on descend. Allez, descends. Descends. Donne-moi le sac. Le sac. Allez. Sac. Sac. Allez, descends. J'ai un portefeuille. J'ai un portefeuille là. Portefeuille là, il a caché comme tu v avec nous. Il y a quelqu'un qui s'est dévoé porte monsieur monsieur c'est sûr qu'il est descendu après vérification le propriétaire du portefeuille n'est plus dans la rame. Là encore c'est grâce aux caméras du réseau qu'il va être repéré. Écoute-moi, la victime, elle est elle est descendue à Madeleine mais elle a vérifié son sac. Bon la caméra est pas terrible mais j'en déduis qu'elle était en train de vérifier son sac. Peut-être que la victime elle peut très bien monter en Ram et venir vers toi. Ouais d'accord. D'accord. OK. Par contre, quand tu tu menotes quel jeune, on est en flag. D'accord. Vous avez rien les filles. Vous avez rien sur vous. On n'est pas ensemble avec elle. Non, vous êtes pas ensemble. Vous êtes sérieuse ? Vous avez quelque chose. Moi tes poches. Mez-moi vos poches. C'est tout ce que vous avez ? Oui, je mets argent. Combien de alors ? 70 €. Je vais acheter le portable.

Quelques minutes plus tard, les victimes du vol rejoignent la station. Deux touristes indiens visiblement soulagés de croiser cette patrouille de police. Oui, c'est ça. Bah c'est bon. Ah bah c'est bon, ils ont la victime. Bah voilà, donc l'affaire est carré dans le sac. Donc là, on a les auteurs et on a la la victime. Voilà. Donc vous voyez, les victimes, ils sont contents de pouvoir retrouver leur leur portefeuille et nous bah nous aussi on est on est très satisfait quoi. Come, come sure with me. Stay with me. We have to you have to do declaration here. Okay. 10 minutes. It was very crowded. I was just going in. It was in this pocket. I felt someone picking a so I asked in the train since I don't know frch I couldn't ask much so I get down in the previous station it was having only less but all my docum to travel back to India was in grateful pour les touristes.

Il s'agit maintenant d'aller déposer plainte au commissariat à l'extérieur un fourgon attend les jeunes p pocket de trop on conduit les interpeller l'Utgord qui se trouve pas loin de la guerre du Nord. Voilà. Après ça va être au main des OPJ. Les jeunes interpellés aujourd'hui sont déjà connus des services de police. Mineurs, ils seront libérés quelques heures plus tard.

Qui c'est qui court ? Bon alors qui a volé ? Voilà. Et donc il te faut quoi ? Il faut qu'on tire encore les vers du nez. Alors maintenant on arrête les conneries et on raconte tout. Tu as compris ? Caplève ça tout ça t'enlève. Dépêche-toi. On essaie de se défendre tout seul. Vous savez pas qu'est-ce que c'est que vous tous les jours vous sortez de chez vous, vous faites taper. C'est ça.

Retour dans le métro parisien. Pour les policiers de la BAC, le même objectif depuis plusieurs jours. La bande de voleurs de téléphone portable qui sévit sur certaines lignes. Positionné dans des stations clés, ils espèrent les surprendre en flagrant d'élit et ce matin, ils vont avoir beaucoup de chance. Métro Liège, il est 10h. Les trois mêmes jeunes viennent de procéder à un nouveau vol. Mais ce que les voleurs ignorent, c'est qu'à ce moment précis, ils ont déjà été repérés par trois policiers de la BAC. Ce jour-là, François était posté avec deux de ses collègues à la station précédente. Tout à fait. Nous étions nous étions répartis sur tout euh sur tout le quai et euh nous attendions, on regardait sur les sur les rames qui venaient donc direction Châtillon et également celle de la direction à Saint-Denis. Donc après plusieurs heures d'attente, nous avons aperçu les individus qui se trouvaient sur l'autre arame en face. Les policiers identifient aussitôt les voleurs d'après leur signalement. Pas de temps à perdre, ils se précipitent sur le quai d'en face pour prendre le métro suivant. Après plusieurs jours de filature, ils sont peut-être enfin sur le point de les arrêter. Il y a une certaine adrénaline et une certaine certaines joie, mais bon, rien n'est encore fait. Donc on se demande si on va les avoir ou pas. Mais à la station suivante, ils finissent par les repérer et là je les vois, ils sont en milieu de quai.

Quelques minutes après leur délit, les trois jeunes sont en effet revenus sur le même quai pour prendre le métro suivant. Dans la rame qui s'arrête à leur hauteur, François et ses collègues sont prêts à intervenir. En quelques secondes, deux jeunes sont interpellés. Le troisième a eu le temps de rentrer dans le wagon suivant. Deux enquêteurs dont François se lancent aussitôt à sa recherche. Au bout de quelques minutes, il est lui aussi interpellé. Malgré une dernière tentative pour se dégager, les trois hommes sont rapidement maîtrisés. Une belle prise pour la BAC Métro.

Depuis leur arrestation, les trois hommes sont retenus. Ici à l'URI, l'unité de recherche et d'investigation. Chacun dans une salle, ils sont auditionnés par des officiers de police judiciaire. Toute la journée, on va rester ensemble et toute la journée, on va je vais te poser les questions, tu vas me répondre, je vais te montrer aux victimes et j'espère que cette fois-ci tu vas pas tu vas pas me mentir, d'accord ? Ah non, tu vas pas sortir père, tu vas rester encore avec nous. On va te poser plein de questions après et après tu vas sûrement être déféré au jeu. Concernant un autre famille Roménil le lendemain. Qu'est-ce que tu avais dit sur celui-là ? Que c'était pas toi qui avais arraché ? Ouais, c'était pas moi. J'avais arraché. Ouais, c'était qui est devenu qui après devenu un et qui maintenant Donc tu veux t'expliquer sur ça ? Non. Non. D'accord. Mais pourquoi ? Parce que depuis hier, tu me dis pas que ton frère qui est ton frère, c'est ton frère jumeau qui se cache derrière. Tu me prends pour un comp depuis hier soir. Pourquoi ? Parce que vous avez arraché plus de 15 fois sur sur 10 jours. Et pourquoi ? Parce que tu es majeur, bonhomme. Tu comprends ça ? Voilà. Pourquoi ? Attends, ça je' je t'ai prévenu combien de fois il y a ? Regarde-moi combien combien de fois je t'ai prévenu ? Assez pour que tu saches. Arrête de jouer le le surpris de service là en me disant pourquoi je vais te déférer ? Tuas un avocat particulier ?

Pour l'instant les interpellés se murent dans le silence mais les policiers disposent d'un atout négligeable gravé sur ces CD. vidéosurveillance de chaque station et qui permet de confondre les individus de moins de vraiment visualiser soit l'effet de soit de visualiser leur présence sur les lieux au moment des faits et ce qui nous permet aussi d'avoir une reconnaissance par la victime de l'auteur de leur régression. Les trois jeunes arrêtés dans le métro sont jusqu'ici totalement inconnus des services de police mais les enquêteurs sont persuadés d'avoir affaire à un groupe en pleine expansion. Au départ, on avait un fait, deux faits à peu près isolés et au fur et à mesure que ça avance, ils en font tr qu par jour et voilà il voilà, ils prennent confiance en eux donc il limiteraient, il viendrai de plus en plus violent. On a jusqu'à présent c'était des vols à l'arracher. Vers la fin, on a quand même une personne qui s'est défendue et qui a pris un coup de point quoi. En plus, c'est essentiellement des jeunes femmes enfin enfin bon. Voilà.

En les confrontant à ces enregistrements vidéos, les enquêteurs espèrent leur faire avouer les faits et les pousser à donner le nom de leur complice. On va mettre pause. On va écrire ça parce que franchement attention, tu vois, il y a le premier qui descend, tu vois pas courir, hein. Donc il a rien dans les mains. Qui c'est qui court ? Bon, alors qui a volé ? Voilà. Et donc, il te faut quoi ? Il te faut qu'on te tire encore les vers du nez. Non, là c'est là je vois que c'est moi ça fait le vol. Et tu te souviens pas avec qui tu étais ? Non. Tu crois que le magistrat il va le prendre en considération ? Il va pas croire que tu passes Mais sérieusement, je je me souviens pas avec qui j'étais. Fredi, c'est énorme quand même. Va falloir que tu t'en souviennes mon cocou parce qu'en attendant il y a que toi. L'autre tu veux pas nous dire ce qui c'est. Il le savait c'est qui. Oui, mais moi je veux l'entendre dire de ta bouche, d'accord ? Parce qu'effectivement j'ai fait les recherches et je sais très bien. Heureusement que j'ai pas compté sur toi pour avoir l'identité de cet individu. D'accord parce que toi depuis hier tu nous mets en bateau. Sauf que moi aujourd'hui, je te donne une chance et là tu as la possibilité de le dire ouvertement à au magistrat, je te demande comment il s'appelle. D'accord. Et il est qui exactement vis-à-vis de son frère jumeau. Voilà. Et pourquoi tu n'as pas voulu nous le dire hier ? Parce que je voulais pas le balancer, c'est tout. Il voulait pas le balancer. Maintenant, tu sais que ton frère il est fait donc ça sert à rien de le cacher. Donc voilà. Alors maintenant, on arrête les conneries et on raconte tout. Tu as compris ? Oui.

Finalement après plusieurs heures d'audition, il passe aux aveux. toujours 17 ans. Donc je vois que je suis en train d'arracher le téléphone et après un individu il y a un juste ici, il a voulu me bloquer et mon ami il est venu, il est venu me mettre un coup. Donc le monsieur là, ton justicier comme tu l'appelles, c'est un avocat. D'accord. Aïe aïe aïe, ça fait mal. L'homme qui est intervenu sur le quai, le voici sur demande des hommes de l'URI, il est venu identifier les interpeller. Ce qui m'énerve, c'est que ces gens-là se permettent de faire ça à 10h15, un vendredi dans une rame bondée sur un bondé et personne ne bouge. À travers une fente discrète dans un plan de métro, il reconnaît l'un de ses agresseurs. Ouais, c'est le 10. Ouais, je le 10. Mais OK. Un élément à charge de plus contre les trois jeunes. Dès demain, ils seront déférés au parquet. Deux d'entre eux sont majeurs. S'ils sont reconnus coupables de vol en réunion, ils risquent la prison ferme.

Les vols à la tire, c'est l'infraction la plus fréquente constatée dans les transports en commun, près de neuf plaintes sur 10. Mais les caméras du réseau observent parfois des délits bien plus graves, notamment les agressions sexuelles. Comme ce matin à proximité des Champsélysées, un attroupement autour d'une jeune femme alerte les policiers chargés de la surveillance. La femme à moitié des dévêtue vient d'échapper au pire. Ce jour-là, au même moment, un homme en parc à prend la fuite. En éplhant les enregistrements vidéos, les enquêteurs vont retracer son parcours. 2 heures plus tôt, à l'autre bout de Paris, l'homme en parc à le voici descendant dans le métro. Il se fait remarquer une première fois dans cet escalator. Sans raison apparente, il bouscule violemment une passagère puis continue son chemin. Quelques minutes plus tard, il en bouscule une deuxième et monte dans une rame. Pendant une heure, les enregistrements vont perdre sa trace. On le retrouve ici dans une station desservant les Champs-Élysées. Là sur le quai, au milieu des autres passagers, il agresse sexuellement une femme et sa traque perverse ne va pas s'arrêter là. Il air dans les couloirs de la station pendant de longues minutes. Il semble chercher sa proie. À plusieurs reprises, on le voit suivre différentes femmes avant de rebrousser chemin. Il en agresse certaines. Finalement, dans ce couloir, il repère une jeune femme seule. Il finit par la coincer contre les portes automatiques et là tente de la violer. La lutte dure plusieurs secondes. La femme se débat et parvient à se libérer. Grâce à son signalement, l'homme en parc à verte sera arrêté le lendemain. Il est depuis interné dans une unité pour malades difficiles.

Parmi les missions de la police des transports de la capitale, un point sensible, la sécurité dans les gares. Surveillance, patrouille, intervention, c'est le travail au quotidien de l'UPG, l'unité de police des gares. À la gare de Lyon, le responsable de la sécurité, c'est lui, le lieutenant Moussa. Et ce matin, il est dans ses petits souliers. Une commémoration d'anciens combattants doit avoir lieu dans l'enceinte même de la gare dans quelques minutes. Du travail en plus pour les policiers de la gare de Lyon. On a pour mission aujourd'hui de sécuriser la gare le temps de la cérémonie pour éviter que des indésirables viennent troubler le bon déroulement de bah de la cérémonie elle-même. Pour le moment, on va prendre plus ou moins la température sur le terrain. En fonction des événements, on se déploie. Il y a des questions ? Pour ces policiers, la principale difficulté est d'assurer le bon déroulement de la cérémonie sans trop perturber le fonctionnement de la gare. Plusieurs euts responsables de la SNCF et de la police sont attendus pour l'occasion. Alors, le lieutenant veille, tout doit se dérouler parfaitement. Sur le parvis, quelques SDF semblent agité et alcooliser. Viens nous aider là. Ouais. On nous a tiens, on les dégage, on on les pousse un peu plus loin. C'est ces poiltr face aux insultes. Pas question de prendre le moindre risque de troubler la cérémonie. Vous entendez ce que je vous dis ? Allez, reculez-vous un peu plus loin. Pousse pas comme ça. Comme ça. Tiens, vous voulez poussez un peu plus loin. On s'en occupe. Certains refusent d'obéir. Ils sont menotés et conduits au poste pour la matinée. Directeur, bonjour. Très bien ? Très bien. Bonjour. À l'intérieur de la gare, arrivé des officiels. Parmi eux, en uniforme de cérémonie, le sous-directeur de la police des transports. Donc, on aura un autre dispositif si vous avez pas d'inconvénient qui sera un peu en retrait au niveau du monument, on sait jamais. Et puis et puis il y aura les collègues-l qui suivront de très loin. La cérémonie est sur le point de débuter. Le défilé d'une cinquantaine d'anciens combattants venus rendre hommage au chemin mort pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais pour le lieutenant, tout ne va pas se dérouler comme prévu. Au téléphone, une nouvelle dont il se serait bien passé. Oui, c'est suivi. Mais est-ce que vous pouvez me donner une description précise du colis suspect ? Un paquet abandonné repéré dans les sous-sols de la gare juste en dessous du passage du défilé. Bon, il va falloir qu'on évacue tout vers le fond. Il est où le colis ? Le colis, il est juste à la plombe. Oui, c'est bien pris. Donc, nous faisons le nécessaire pour faire respecter le périmètre en surface reçu. On est dans le périmètre de du On est dans le périmètre de du colis suspect. Ils veulent procéder à un repli au moins des personnalités qui sont ici. Mesure d'urgence euh c'est une mesure classique, c'est le jusqu'à la levée du doute par le labo. On est obligé de procéder par le respect d'un périmètre de sécurité. Pas le choix. En pleine journée, il doit faire évacuer la gare. Ceux qui sont dans la gare, ils vont tous sur le parvis. OK. Tu les fais sortir avec tu prends des gars tout le monde là, ils vont sur le parvis. Il faut qu'il sortent sur le parvis tous. Monsieur Dame voyageur et ancien combattant, tout le monde doit quitter le bâtiment. Et alors qu'il procède à l'évacuation, nouvel appel pour le lieutenant. Une valise vide. Oui, c'est pris en direct pour T63. Donc il s'agit d'une valise vide donc neutralisée et reçue. Donc c'est bon, une fausse alerte. La cérémonie peut commencer au grand soulagement du lieutenant Moussa.

Dans les gares parisiennes, il y aurait de deux à trois alertes au colis suspect par semaine. En général, des bagages oubliés.

Sarcelle, dans la banlieue nord de Paris, au bord de la gare RER. Des policiers ont été appelés en urgence pour interpeller une bande de jeunes. Monsieur, vous nous avez fait peur. Une dizaine de collégiennes d'à peine 13 ou 14 ans équipé de manière plutôt étonnante. Barre de fer la ceinture béquille ceinturon un véritable arsenal. C'est une bande de filles qu'ils allaient je pense rejoindre de F pour se pour se taper dessus tout simplement. Ils étaient tous armés de barres de fer et de bateau. On dit pas tous s'il vous plaît. Si vous y ét défi encore dans la rue d'à côté, d'autres filles sont également arrêtées. Celles-ci tentaient de fuir. Elles aussi étaient armées. Elles avaient une barre de fer en fait donc elles s sont débarrassé pour deux stations comme ça aussi nombreuses avec cet équipement là. C'est pas pour les loisirs de l'après-midi. Bon maintenant je vais faire preuve de votre honnêteté qui avait le bâton. On sait qui il y a les vidéos maintenant celle qui voilà. Non non non, tu l'avais depuis tout à l'heure depuis un moment. D'accord. Le cinturon, je sais qui c'est. Elle me le dit pas. Ceinturon, c'est pas grave. D'accord. Quel identité pour tout le monde ? Une interpellation dans un quartier sensible. D'autres jeunes se sont regroupés à proximité. Très vite, les esprits s'échauffent, des insultes fusent. Les policiers doivent rapidement faire preuve d'autorité. Contrôle une fois. Vous reculez sinc pour les policiers, il s'agit de comprendre pourquoi ces collégiennes étaient armées. Madame, mettez-vous sur côté, s'il vous plaît. Voilà. Mo je vous je pose la question à vous. Vous avez une ceinture ? Vous vous faites quoi ? Vous allez avoir une copine comme ça ? J'ai rien fait. Mais vous voulez faire quoi avec la ceinture ? Vous bladez comme ça avec des ceintures ? On sait jamais maintenant a des g qui ve on sait jamais s'ils veulent nous frapper on est une copine qui voulait vous frapper ? Personne on a dit si on veut nous frapper on est là. Qui veut qui veut vous frapper ? Ben je sais pas il y a des gens qui nous aiment pas peut-être de vous promener avec une ceinture non pas tous les jours. Ah bon ? Nous nous on nous avait prévenu qu'il y avait des gens qui voulaient nous frapper. Nous on a rien fait. Qui voulait vous frapper ? Mais on sait pas on sait pas.

Les affrontements entre groupe de filles sont de plus en plus fréquents et ça démarre souvent sur internet. Si vous voulez, je vous lance mon blog. Vous allez voir si ils m'ont dit "Si je vous trouve à la gare, je vous morte." Sur leur blog, c'est devenu une habitude. Certaines bandes se défient. Provocation, insultes, menaent. Parfois, elles se donnent rendez-vous sur le terrain pour se combattre. Aujourd'hui, selon ses filles, il était uniquement question de se défendre d'une bande rivale d'un autre collège. Elles affirment avoir déjà été attaquées quelques jours auparavant. sur leur visage des traces de blessures. Attz, on vous on vous tape à 50. Vous allez avoir peur. Moi je dire toute la vérité. C'est un autre collège qui aime qui aime pas notre collège. Donc ils sont venus nous frapper parce qu'il nous aiment pas. Et lundi quand sont venus, ils ont venu nous frapper, on était que deux. Ils ont dit ils vont revenir. On essaie tous les moyens. Ben le seul moyen maintenant c'est d'essayer de se défendre tout seul. On a aucune autre solution monsieur. Ça fait des années qu'on qu'on souffre comme ça. Tout le monde est en train de nous taper. On parvient à tout on porte plainte. Ils disent je sais pas c'est la ma courotte. Ma courotte. Mais nous on en a marre, on essaie de se défendre tout seul. Vous savez pas qu'est-ce que c'est que vous tous les jours vous sortez de chez vous, vous faites taper. C'est ça. Vous aurez pas tapé de contrôle, vous serez parti, vous aurez fait quoi ? Vous avez rencontrer ces filles là, vous aurez fait quoi ? Vous aurez porté un coup sur la tête de quelqu'un. Moi je la personne elle serait morte, ce serait dommage. 14 ans. Je pense pas que c'est la solution. Il y a d'autres solutions. Faut pas répondre par la violence, c'est pas bon.

Aujourd'hui, ces filles se posent en victime mais les policiers ne sont pas dupes. On fait quoi quand vous voyez tout ça vous ? De toute façon là depuis quelques temps, ça arrête pas les bandes que ça soit les mecs ou les filles. Maintenant, c'est c'est les filles qui prennent exemple sur les mecs, ça se tape, c'est des bandes qui arrêtent pas, ça change plus. Il a 17 personnes. Apparemment, ça c'est des tes des armes qu'on trouve régulièrement, des ceintures, des bâtons. Un bâton, vous trouvez ça partout. Une barre de fer vous trouvez ça partout. sur le sur le réseau, il y a plein de déchets le long des voix trouver votre bonheur si elles ont envie d'en découdre réellement maintenant les filles veulent faire pareil que les que les garçon donc le résultat maintenant de aussi violente voir pire par moment voir pire ouais parce que elles ont pas vraiment de limite et puis elles ont vraiment une haine. Donc bah moi je préfère mettre fin au bout d'un moment faire un contrôle et puis comme ça il y a pas de blessé. mal cet après-midi, les policiers sont satisfaits. Ils sont intervenus avant la moindre violence. Les adolescentes sont emmené au commissariat de la ville. Un contrôle d'identité et une garde à vue de 24 heures en guise d'avertissement. Elles ne ressortiront que le lendemain.

Lutter contre les bandes, c'est l'une des missions traditionnelles de la police des transports de banlieu parisienne. Mais depuis peu, ils sont amenés à effectuer de nouvelles tâches. À quelques kilomètres de là, prise de service d'une unité spéciale. Dans cette camionnette, quatre fonctionnaires de police chargés d'une mission d'escorte. leur cible. Ce bus qui traverse plusieurs quartiers sensibles de la scène Saint-Denis. Vous accompagn euh pour votre ciconisation. Donc donc voilà. Euh donc on vous pardon ? Ouais ouais tout à fait. Donc on vous suit aucun problème. Si vous avez le si vous avez un problème dans le bus, vous mettez les warnings de détresse. Ça marche ? Ce bus n'a pas été choisi au hasard. Nous sommes à Hness sous Bois à une quinzaine de kilomètres de Paris. Au printemps dernier, cette ville a fait la une de toute la presse. À l'époque, plusieurs bus du département sont la cible d'attaque répété. Jet de pierre, véhicule incendié jusqu'au drame DOnetis sous- Boois en mai dernier. L'agression d'une conductrice sortie de force est passée à tabac. Pour endiguer cette flambée de violence, les services de police ont mis au point ce système d'escorte. On a récupéré en fait la sécurisation des bus par rapport au caillassage qu'ils ont subi ces derniers temps. Donc il faut essayer de s'adapter. On prend contact avec les bus pour savoir avec le conducteur pour savoir s'il y a pas eu des caillassages pour savoir si le secteur est calme et puis et puis voilà. Dans certains quartiers, les policiers sont particulièrement attentifs comme ici à proximité de l'endroit où la conductrice de bus a été agressée. Quand on passe dans les quartiers comme ça, en fait avec les bâtiments, les immeubles, donc on est obligé de jeter un coup d'œil sur la droite, un coup d'œil sur la gauche pour voir s'il y a pas des petits groupes ou si on nous jette pas en fait s'il y a pas des jets de pierre ou on sait pas où.

Depuis qu'elle a été mise en place, l'escorte policière semble avoir porté ses fruits. Mais pour certains conducteurs de bus, le retour au calme est encore fragile. Personne n'a oublié l'agression dont a été victime leur collègue. Ahed conduit des bus à Holnet depuis 3 ans. En quelques mois, il a vu la situation se dégrader. Les jets de pierre, les agressions. Ahed les vite au quotidien. On est passé d'un caillassage classique et on est monté d'un cran quoi. Après c'est le cocktail molotov. Après c'est l'arme à feu qui transperce les carreaux. Et maintenant on arrive à même à à tabasser ma collègue Josette et la traîner à l'extérieur de du compartiment conducteur par des jeunes filles, trois jeunes filles adolescentes. Vous vous rendez compte ? C'est terrible he C'est c'est vraiment terrible. L'agression de cette conductrice de bus en mai dernier a choqué toute la profession. C'était un dimanche en début de soirée. Trois jeunes filles montent à un arrêt. Elles demandent à Josette de s'arrêter à une station non desservie par cette ligne. La conductrice refuse. Les trois passagères vont s'en prendre à elle. Insulte crachat. Puis l'une des jeunes filles âgées de 18 ans en vient aux mains. Coup de point, coup de pied. Elle la traîne en dehors du bus et continue de la frapper sous les yeux des passagers et surtout de sa propre fille de 15 ans présente dans ce bus. Pour Josette traumatisée, une incapacité totale de travail de 8 jours. Interpellé dès le lendemain, la jeune fille a été jugée un mois plus tard. condamné à 7 mois de prison avec surcis et 2 ans de mise à l'épreuve.

Depuis l'agression, Ahmed, comme la plupart des conducteurs de bus de la ville redoutent d'aller travailler. On prend notre service et on part sur la ligne. On est sur en permanence sur nos gardes, on sait pas sur quoi on va tomber. Donc il y a une espèce de mafiance. De toute façon, euh chaque jeune qui rentre dans le bus représente un danger potentiel pour nous. Ça peut ça peut basculer euh d'un calme total à une situation extrême. Il y a des moments où on se dit qu'est-ce qui va m'arriver si je si je traverse par là ? Est-ce que je vais pas appeler le PC radio pour demander une déviation ? parce que il y a une zone non éclairée à ce point, une zone, il y a des lampadaires, ça arrive une ampoule grillée ou et ben on est devenu euh voilà, même si à la base c'est pas volontaire hein, c'est juste des ampoules qui sont à chass. On on se fait des dessins, c'est ça veut dire vous avez peur à ce moment-là ? Mais bien sûr, vous dire le contraire, c'est vous mentir, hein. Moi je dis tel que je ressens les choses, hein. C'est devenu presque un métier dangereux, hein. J'allais dire il y a très très peu de candidats maintenant qui postulent.

Face à la montée de cette violence, le personnel des transports en commun d'Île-de-France est en première ligne. Un climat hostile sur l'ensemble du réseau qui n'est pas sans conséquence. À la RATP, on est conscient du problème. Dans cet immeuble du centre de Paris, une cellule d'aide psychologique a été créée il y a 10 ans. Franck Turmeau est psychologue. Son rôle ? aider les témoins ou victimes d'agression à surmonter leurs angoisses. Lorsqu'on était victime, je dirais, ou qu'on a été témoin impliqué dans un événement grave, et bien parfois les gens vont découvrir que des aspects de leur personnalité qu' qu'il ne doutaient pas, des peurs, des peurs diffuses, de l'angoisse, des troupes du sommeil qui apparaissent. Alors bien sûr, suivant les secteurs, suivant les euh les milieux, suivant le degré de connaissance des gens, et bien on assiste à des différence. Il y a certains secteurs où ça va venir spontanément, d'autres où les gens sont pas encore tout à fait convaincus, hein, parce que euh parler à un psychologue quand on n'a pas été blessé physiquement, quand on s'est fait juste cracher sur au visage, pour beaucoup ça peut être sans sans incidence, mais pour un certain nombre de personnes, parfois c'est la goutte qui va faire déborder le vase et qui va être, je dirais, l'événement qui fragilise la personne et qui euh qui qui la qui l'effondre.

Ils sont dans la gare. Allez circulez s'il vous plaît, il y a rien à voir. Prenez votre je pas la vidéo. On voit bien on voit la rose, on voit que tuentour le jeune avec ton pote. Je te montre à toi aussi.

Robert est chauffeur de métro depuis près de 30 ans. Il n'a jamais été la victime d'une agression mais il a traversé une toute autre épreuve. Le cauchemar de tout conducteur de rame, la mort d'un passager sous ses yeux. C'était il y a 2 ans en entrant dans une station. Un homme se trouve alors sur la voie. Là, il était au bout là ici là et je l'ai vu au dernier moment, j'ai freiné mais je l'ai pris entre le quai et la rame. Et donc malheureusement personne est décédé. L'homme percuté par le métro est un SDF. Il était descendu sur les voies pour tenter de récupérer une bouteille de vin. Il n'a pas entendu la rame arriver. Sur le coup, Robert ne mesure pas ce qui vient de se passer. Il applique les consignes de sécurité, coupe le courant et fait évacuer les voyageurs. On pense pas tout de suite à la victime. C'est vrai. On pense qu'après à la victime à se jeter à peu près ici là. Et la victime, Robert va avoir du mal à l'oublier. Aujourd'hui, encore 2 ans après le drame, il se souvient de chaque seconde avec précision. J'ai encore du mal à en parler hein parce que je revois encore ces ces ces images, hein. C'est je dis c'est ancré dans ma mémoire. Je revois encore ces images très précis. euh de la victime très précis des quelques secondes qui ont précédé avant le choc et c'est ces choses qu'on qu'on peut pas oublier. Le voyageur qui se trouvait à l'endroit où il devait pas être, je savais déjà à l'avance qu'il allait mourir et pendant ces quelques secondes, ça a été terrible. Une fois que les pompiers sont arrivés, c'est là à ce moment-là, je me suis rendu compte que c'était extrêmement euh c'était ça commençait à être très compliqué. J'ai commencé à avoir des des flash. Je me je sentais un petit peu coupable ce qui s'est passé. J'avais une culpabilité puisque je me suis je me je me posais des questions. Pourquoi moi hein ? Je me suis dit je suis fort, je suis un homme, je sais que on est formé pour ça, qu'on Mais en définitive devant ces ces faits douloureux et graves, on est on est rien du tout. On est on est tout petit, hein.

15h, une ligne de RER en banlieu nord de Paris. Parmi les voyageurs, nous retrouvons Laurent, lieutenant à la brigade des réseaux ferrés. Aujourd'hui, avec plusieurs de ses collègues, c'est en civil qu'il patrouille sur les lignes du réseau. Toute la journée, il se mêle aux autres passagers. Son rôle ? Repérer les agissements suspects et tenter d'intervenir en flagrant d'élit. Je vous vois souvent en train de regarder et de ouvrir les portes. Ah c'est c'est beaucoup d'observations. C'est il faut faut regarder, il faut être curieux quoi. Faut être très curieux, s'occuper de tout ce qui est tout ce qui est pas normal quoi. Pas copain si si tous les gens regardent dans une direction, faut aller voir s regarde. Il y a peut-être une bagarre, des vols ou tout simplement un accident, faut faut être curieux. Donc voilà, je pense que c'est les yeux le sens qui nous sert le plus en fait. Quand vous remarquez des jeunes qui vont éventuellement faire une bêtise, il y a une il y a une attitude une soit soit on les connaît donc on fait soit c'est une attitude quoi. Il remontent les trains, ils sont très mobiles, très agités, très nerveux. Des fois, il y a des beaux groupes, ils sont assis, ils écoutent de la musique. Bon, c'est des groupes calmes, c'est un bon groupe mais calm, mais un bon groupe agité, ça remonte les quai, ça reste pas en place, ça ouvre les portes, ça va en haut, en bas. Voilà. Donc ça c'est c'est les groupes pour lesquels on va prêter une grande.

Attention. À quelques kilomètres de là, dans une gare RER, une bande d'une vingtaine de jeunes vient justement d'être repérée par les écrans de contrôle. Laurent et ses hommes reçoivent l'ordre de s'y rendre immédiatement. À sa demande, nous le suivons en caméra cachée.

Dans la gare, les policiers en civil se déploient aussitôt, mais pas de trace des jeunes. Il semble s'être volatilisé. IP là-bas grillé. Vérification à l'extérieur de la gare. Personne. A priori, c'est une fausse alerte pour les policiers. Mais au moment où Laurent remonte vers le quai, un de ses collègues est le témoin d'un vol à l'arracher. Devant notre caméra, les voleurs tentent de prendre la fuite. Aussitôt prise en chasse par les policiers en civil, deux jeunes sont finalement interpellés.

"Ouais, va le chercher." "Non non non non non. Lève debout."

Une intervention sensible au milieu du flot des voyageurs. "Allez, on dégage de là. On dégage de là. On avance. On dégage, on dégage." Pour éviter que la situation ne dégénère, Laurent décide d'évacuer tout le monde au plus vite. Direction un local sécurisé de la gare.

"Fait, j'ai pas le temps de te dire." Mais au moment où il se croit à l'abri, nouveau problème. Son collègue resté seul avec la victime du vol se sent menacé par d'autres jeunes. "Allez circulez s'il vous plaît, il y a rien à voir. Prenez votre train. Merci."

La porte déposée tant qu' camarade devant des agents d'accueil. "D'accord. Et euh donc on interpellé la victime, c'est cet adolescent en souhaite bleu." Autour de lui, un groupe de jeunes s'est formé comme pour l'intimider. Résultat, le jeune homme ni avoir été victime du moindre vol. "Ils sont partis. Pourquoi ils sont partis en courant ? J'en sais rien du tout. Pas non mais j'ai tout vu moi. Bon viens avec moi. Viens avec moi. Jeun jeune viens avec moi."

Pour tirer à l'affaire au clair Laurent décide de l'interroger un peu plus loin. "Il a vu je peux faire dépouiller mais il veut pas déposer plein. Il dit qu'il lui manque rien donc il lui manque les écouteurs tu vois. Déjà, on va le mettre au calme un peu parce qu'il a peur de toute la clique. Ils sont une bonne il une bonne quinzaine là. Donc il a un peu ça le stresse. Il entoure autre. Donc on va on va être tranquille, discuter, se figer, on va discuter avec lui. Le le collègue lui, il a constaté quelque chose, tu vois, il est à côté de toi, il a vu il a vu des choses, tu vois. On n'est pas en civil pour pour faire donc ce qu'il a vu et ce que tu dis, ça correspond pas. On est d'accord. Oua c'est facile de je sais pas combien ils étaient. Là je 5."

La méthode porte ses fruits. À l'abri des regards, le jeune homme devient plus locass. "Charles je le gère c'est mon ami. Voilà, il s'est fait voler un po de nano. Donc ilait pas le dire. Donc je sais pas s'il dans le groupe alors toi tu peux me confirmer." Pour le moment l'objet volé n'a pas été retrouvé et les deux jeunes interpellés ni leur implication. "D'accord. Vous connaissez monsieur ? Non mais de toute façon c'est pas grave hein. Je veux dire je vous dis simplement comment ça va se passer."

Mais à la déposition de l'adolescent s'ajoute le témoignage du policier qui a assisté à la scène. "C'est euh OK. OK. Je je te gère ça. Je te gère ça. par là par là. Ouais. Non, je présent." Et lors de leur transfert, nouvel élément à charge. Laurent reçoit sur son téléphone des images du vol enregistrées par une caméra de surveillance de la gare.

"Comment ? C'est pas toi ça, c'est moi. Bah voilà, tu peux revoir. Hop, tu peux leevir tant que tu veux. Tu veux moi je suis un petit malin, je te montre que ça. Donc après tu dis ce que tu veux. La vidéo, tu vois bien. Je te mens pas. La vidéo, on voit bien, on voit la rose, on voit que tu entoures le jeune avec ton pote. Je te montre à toi aussi. Imagine la photo. Moi la vidéo, ce que je vois pardon, c'est imagine. En plus, j'ai un super ton pote avec c lacérose il est là et ce qu'on cherche c'est le mec en blanc qui l'a. On le voit bien. C'est votre troisième qui a qui a t le truc. Donc les gars, après c'est vous qui voyez. C'est vous qui voyez. Moi je te présente à l'OPJ. Tu dis ce que tu as fait. Tu dis pas je lui montre. Ça me pose pas de problème. Toi c'est pareil. On va à l'OPJ, tu dis ce qui s'est passé. Si ça te pose un problème, moi je montre. J'ai Voilà. OK, on a la suite. Voilà. Et c'est le troisème qui a le qui a le qui a le iPod."

Attention. [musique] Cet après-midi, la mission des hommes du réseau ferré s'achève ici. C'est le commissariat de la ville qui va s'occuper des suites à donner à cette affaire de vol. Les deux interpellés sont placés en garde à vue. Pour Laurent, [musique] il est temps de rentrer à la base. Une affaire de flag comme celle-ci, le sentiment du devoir accompli.

"Quand quand on fait une belle affaire, comme je le disais, c'est la [musique] victime nous remercie. Donc là déjà c'est le meilleur des choses. Merci monsieur. Heureusement que vous étiez là. On met çain des violences. On récupère des objets volés. Donc tout ça c'est voilà tout ça c'est le chill quand même à faire. et au quotidien B on est là, on est présent dans les trains, on essaie d'intervenir dès qu'on voit quelque chose. Donc on est là pour même si on est en civile, on est là pour la sécurité des personnes. Dès demain, Laurent et ses collègues seront de retour sur le réseau pour tenter, comme beaucoup d'autres, d'assurer la sécurité des voyageur."