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Comment REUSSIR dans l’entrepreneuriat ?

Sans Permission 1:08:46

Transcription

Alors, j'espère que le bestof de la semaine dernière vous a plu. Cette semaine, on a un bestof sur un sujet que vous adorez, entrepreneuriat et mindset, parce que ça se passe dans la tête. Restez avec nous et on se retrouve à la rentrée pour une nouvelle saison de sans permission. Enjoy !

Sans permission, sans permission. >> Sans permission, sans permission. >> Avec sans permission. >> Au sans permission, sans permission. >> Tu as des potes avec qui tu fais pas du business, toi ? >> En fait, c'est plus dans l'autre sens, c'est genre je deviens pote et après on lance des business ensemble. Genre, quand tu es pas du tout dans du business avec lui, il a trois avec moi. >> Ouais. >> Après, ça prend une part importante dans ta vie. Donc euh, si il y a pas ce centre d'intérêt là commun, c'est difficile de créer du lien, je pense. >> Ouais, ça se crée moins, moins facilement. Tu as moins d'interaction en fait. >> Ouais, à fond. >> Tu as déjà fait du biz avec des potes, toi ? Euh, que moi, j'ai jamais fait du biz avec pas des potes en fait. Je sais pas comment ils font les gens pour faire du biz avec des à The Family, il y avait un, il y avait deux mecs, ils avaient cofondé une boîte ensemble pendant 6 ans. Il ça cartonnait, super relation et tout. Et un jour, on organise un weekend de vacances tous ensemble et tout et puis tu vois, je connaissais les deux séparément en Zoom et tout et je les vois et il y a un mec qui regarde l'autre et qui dit "Tiens, c'est marrant, je t'imaginais pas aussi grand." Et euh, et je les regarde comme ça, je fais "C'est c'est une blague." Dis "Non, c'est la première fois qu'on se rencontre en vrai." >> Énorme. >> Ça faisait 6 ans qu'ils avaient créé une boîte ensemble. >> En remote. >> Mais tu sais que moi mon CE, ça fait, ça fait 2 ans et quel que je travaille avec et je l'ai vu une fois. >> En vrai. >> Ouais, je sais pas comment tu fais. >> Mais ouais, c'est c'est dingue le remote, hein. >> H. Tu as déjà eu toi Antoine une idée de business ? Non, jamais un truc non. J. >> Jamais eu une idée de business. >> Si, si. Euh, si, si. Là, de tête, je sais pas, mais je pense que Uber en France, c'était si. Tu moi, je me rappelle, j'avais voyagé à New York quand j'avais 10 ans pour la première fois et c'était super simple de commander des taxis à New York là où en France, c'était une galère pas possible et j'étais sûr qu'il allait avoir un truc qui allait sortir pour s'empêcher le truc. H. >> Le gap, c'est pas c'est pas tant les idées. Tout le monde peut avoir de bonnes idées. Je pense, c'est l'exécution. À quel point est-ce que tu as les ressources ? Parce que déjà, si tu veux construire une app, faut faut des ressources. >> Ouais. >> Euh, moi tant. Tu fais du no code, va. >> On a l'expert là. >> Pas expert. >> Comment lancer un business avec moins de 500 € ? Moins de 550. >> Moins de 550 ? >> Ouais. Je sais pas à quel point c'est facile le no code ou. >> Non, après, il y a des limites en fait. Tu peux pas faire, tu peux faire une app en, tu peux pas faire TikTok en no code. >> Tu peux faire TikTok en no code. >> Je te jure que c'est c'est possible. >> Ça va être éclaté, mais. >> Oui, bah ça va être éclaté. >> Oui, mais ça suffit largement. >> Tu fais un truc moins compliqué que TikTok, toi. >> Ouais. >> Mais justement, le but, c'est de faire TikTok. >> De toute façon, de toute façon, aujourd'hui, je pense que là avec l'IA, de toute façon, tu si tu es vraiment deter, tu fais un TikTok en 3 mois quoi. Tu en en étant vraiment. >> Et ça, ça pose une vraie question sur euh le business model du SAS. >> Bah, je je. >> C'est un peu le king des dernières des cinq dernières années, mais est-ce que ça va continuer ? Là, on est rentré dans l'air des micro-SAS sur Twitter aux US, entrepreneur qui t'explique qu'il a fait d'ailleurs Théo a fait une très bonne vidéo là-dessus, euh, mais tous les jours, il y a un mec qui t'explique qu'il a fait un SAS à 20000, 300 de MRR. >> En fait, moi, je pense ça. Moi, je le vois comme une concurrence qui va venir [ __ ] les grossasses et donc en fait, tu vois l'idée que. >> C'est pas les mêmes, je crois pas, parce que c'est pas les mêmes segments de marché. En fait, ce qui s'est passé, c'est que tous les SAS sont montés en pricing Enterprise. Euh, tu vois, par exemple, Upspot, euh, ils ont bundle. Donc, en fait, dans dans les start-ups, tu as deux mouvements. Tu as le bundling et l'un bundling. >> Toute start-up démarre avec une feature successful. Tu peux pas démarrer avec plein de choses. >> Et quand tu démarres avec ta feature successful, en général, tu as deux choix. Soit tu restes sur ta feature et tu augmentes ta marge de marché. Donc tu essaies de vraiment être très focus sur tes features et d'avoir juste de plus en plus de clients. Soit tu bundles des nouvelles features pour attirer vers toi des clients de plus en plus gros et tu te débarrasses des petits et ce qui fait que tu as des en fait, tu peux voir les il y a il y a une matrice très très simple que pour construire une boîte qui vaut 1 milliard en SAS, il suffit de faire 100 millions de chiffres d'affaires. >> Par an. >> OK. Par an. Ouais, grosso modo, tu es à 10x en moyenne. >> Ça va, c'est facile en fait. Donc. >> Le mec, il disent "Il suffit de". En vrai, j'ai une idée les gars, j'ai une idée. Pourquoi je ferais pas un SAS qui fait 100 millions de chiffres d'affaires euh annuel ? Ça, je suis milliardaire facile. Regarde. Voilà. >> Pourquoi tu fais pas ça ? Tu pourrais payer les avocats. >> Tu seras pas milliardaire, frère, parce que tu auras que 10 % de la boîte après les VC. Je peux te dire que pour gagner 1 milliard en perso en SAS, tu peux y aller. >> Mais si tu commences avec de l'argent, est-ce que vraiment tu as besoin de ces VC ? Bah, en SAS, tu as une courbe euh toute bête, c'est que ton ton comme ton revenu par mois est inférieur à ton coût d'acquisition. >> Hm. >> Plus tu as d'utilisateurs, plus tu burnes d'argent. >> Hm. >> Forcément. Donc euh, c'est très très dur de faire un SAS sans sans lever, mais ça, c'est encore un autre sujet. Donc, c'est assez facile de faire une boîte qui vaut un milliard si tu as 100 millions de revenus parce que tous les SAS finissent par être valorisés 100 fois leur ARR annuel récurrent revenue et donc si tu réfléchis. >> 100 fois. >> 10 fois. >> Ah, 100 fois, pardon. >> Euh, je voulais dire 100 million. Euh, et donc ta matrice, elle est très simple, nombre d'utilisateurs multipliés par prix. Donc tu peux vendre un SAS 10 dollars, 100 dollars, 1000 dollars, 10000 dollars et 100000 dollars. Si tu vends à des baleines, il te suffit de 100 baleines à 100000 dollars pour faire 100 millions ou 1000 à 100 ou 10000 à machin. Tu tu vois la matrice ? >> Et donc en fait, ça donne la ligne de tout ce que tu peux faire. Donc soit tu fais des baleines, soit tu fais des dauphins, soit tu fais des des bébés, >> soit tu fais des petites souris, des petits lapins. >> Vous connaissez la citation de Pablo Picasso ? >> Ouais. "Les grands artistes copient, les génies créent." >> Ouais. >> J'ai mis beaucoup de temps à la comprendre. Tu l'as compris cette citation ? >> Ben, je pense que il veut dire que tout est un recyclage constant d'idées. >> Tu nous l'as expliqué dans le podcast ? >> Ouais, c'est pour voir s'il suivait. >> C'était un des premiers épisodes. >> Et dans cet épisode-là qu'on a qu'on a tourné chez Ousama. >> Ouais. >> Euh, il y a une séquence de Antoine qui dit "Ouais, moi si je gagnais 30000 € par mois, franchement tous mes problèmes seraient réglés, ma vie serait incroyable, j'aurais pas besoin de plus." >> Et là, tu le vois maintenant, le mec il gagne 10 fois plus, il est là "Oh [ __ ] j'ai besoin d'encore plus là, ça va pas, je suis stressé, j'ai besoin de plus d'argent." Et il y a nous deux, nous deux, on lui dit "Non mais mec, quand tu auras 30000, tu voudras beaucoup plus." C'est là, je sais pas. >> J'ai chopé le syndrome. >> Ouais. Toi, il te faut combien pour être heureux ? >> Un million par mois. >> Parce que il faut pas oublier que Théo il a pris un tout pour devenir riche. >> Je prends un tout pour devenir riche. Tu te souviens ? >> C'était sa première vidéo. >> C'était quoi ? C'était quoi ? Attends, c'est. >> Oui, mais c'était contre tes valeurs contre. >> Ah. >> Ah oui. >> C'était quoi déjà ? >> Ah oui. >> Euh, tu veux raconter en en accord avec tes ta mère, elle t'a dit quoi ? >> Ouais. Ouais. Ma mère, elle m'a dit "Oui, Théo, ta vidéo, elle est bien, mais quand tu dis je suis prêt à tout pour devenir riche, moi avec ton père, quand on a regardé cette vidéo, on s'est dit mais il serait peut-être prêt à tuer des gens ou je ne sais pas." Et donc, elle me disait "Ma mère, elle a fait beaucoup de développement personnel, de médiation, psychologie et cetera." Donc elle me disait, il faut que tu fasses comprendre aux gens que tu es prêt à tout pour devenir riche, certes, mais dans le respect de tes valeurs, de tes limites et euh quoi d'autre ? >> Face à moi-même et mes accomplissements. Je sais plus ce que c'était. >> Je t'ai envoyé un vocal. Face à moi-même et mes. >> Je suis prêt à tout pour riche à moi-même et à mes. >> Accomplissements, mais à mes à mes besoins. >> Tu imagines si on devait faire si Théo il devait faire son short en 60 secondes ? Je vais vous expliquer en 60 secondes comment devenir riche face à vous-même et à vos besoins et en accord avec vos valeurs et la société actuelle. >> Respectez. Respectez les autres. Respectez vous-même d'abord. Je suis prêt à tout pour devenir riche face à moi-même et mes accomplissements. >> Et mes accomplissements. >> Énorme. >> Oh [ __ ]. >> C'est quoi selon toi les prochaines grosses tendances dans le business ? Parce qu'on parle beaucoup, on parle beaucoup du fait que voilà, les tendances, c'est ça qui permet de gagner beaucoup d'argent. >> Ouais. >> Euh, on a vu deux grosses tendances sur les trois dernières années. Je dirais trois peut-être. Et la tendance du marketing digital. >> Ouais. >> Qui a créé beaucoup de business en ligne, type agence, euh e-commerce, euh génération de lead, vente de formation, coaching, euh et cetera. Il y a euh la tendance du Web 3 et des cryptos. Hm. >> Hm. >> Euh, notamment dans l'investissement et aussi dans le business qui a créé beaucoup d'opportunités. Plus récemment, on a eu l'IA. >> Ouais. >> Est-ce que toi tu vois de prochaines grosses tendances sur lesquelles il faudrait se former ? Se positionner ou. >> Je pense que c'est toutes ces choses-là qui vont fusionner et qui vont créer les nouvelles opportunités. Je vois pas de nouvelles choses arriver, de nouvelles vagues à faire euh parce qu'il y a déjà beaucoup à faire juste avec les nouvelles tendances des dernières dernières années, crypto et euh la décentralisation plus euh le leverage qu'on peut utiliser avec IA, ça va créer plein plein d'opportunités déjà. Euh, donc ouais, je verrai plus une forme de fusion de ces trois choses-là qu'un nouveau truc. Et toi ? >> Ouais. Après, c'est toujours très dur de savoir quel est le prochain nouveau truc et si on le savait, on serait on serait déjà. >> Euh, je pense que moi, je pense que je je suis je suis je suis d'accord avec toi dans le sens où je pense que les tendances actuelles vont encore continuer pendant un long moment et vont changer. >> Ouais. Donc je pense que euh typiquement les réseaux sociaux euh c'est là pour durer et euh typiquement TikTok et YouTube, bon tout le monde sait que c'est des opportunités et que c'est en croissance. Mais moi, je m'imagine vraiment et c'est pour ça que je continue à créer autant de contenu, j'imagine vraiment dans 10 ans où euh YouTube c'est vraiment euh genre la source d'information numéro 1, si ce n'est pas déjà le cas, hein. Mais ça remplace vraiment 80 % de la télé. >> Euh, et que donc les plus gros YouTubers sont des chaînes télévisions à eux tout seul. Ça, je pense que ça a une énorme valeur. Donc, je pense que voilà, se lancer sur YouTube ou avoir un business en rapport avec les réseaux sociaux, c'est toujours et ça restera une grosse opportunité pour les prochaines années. Euh, typiquement, ce qu'il faut faire pour voir les tendances souvent, c'est d'observer les gens qui sont plus jeunes et le métier le plus envié de la part des plus jeunes, c'est devenir YouTuber. C'est. >> Vrai. >> Donc et et tu as beaucoup de jeunes aujourd'hui genre dans les moins de 12 ans qui vont connaître des centaines de YouTubers mais connaissent pas genre Leonardo DiCaprio, genre ça, genre vraiment. >> Si tu te rends compte. >> Donc ça, c'est une grosse tendance, je pense qui va continuer. Ensuite, là par rapport à tout ce qui est crypto, Web 3 et cetera, on est dans un gros creux. J'ai l'impression qu'on arrive dans la phase où personne en parle et il faut vraiment commencer à investir euh ou en tout cas le risque reward, donc le le ratio récompense risque euh dans l'investissement crypto Web 3 euh est très bon. On sait jamais de quoi le futur est fait, on sait jamais si ça va monter ou descendre, mais en terme de probabilité de perte et de gain, c'est quand même c'est quand même assez positif. Après, tu peux partir du principe que vu qu'il y a des taux d'intérêt qui sont élevés, tu as une réduction de la masse monétaire de de par les banques centrales. C'est pas un environnement qui est vraiment propice à l'investissement. Mais le truc, c'est qu'en fait les banques centrales, dès le moment où elles vont baisser les taux d'intérêt et dès le moment où on aura un environnement macro propice à l'investissement, bah en fait les les cryptos, le Web 3, ça aura déjà augmenté. Donc la seule manière d'investir est vraiment d'avoir des des des returns, d'avoir des retours sur investissement qui sont vraiment bons, c'est d'investir quand ça pue un peu. >> Et là, ça pue un peu. Donc. >> Je pense que potentiellement ça de nouveau, j'ai pas de j'ai pas de boule de cristal. Si ça se trouve, les gouvernements vont péter un cap contre la crypto, ça va être banni de nulle part, tout va aller à zéro. Donc je donne pas de conseil en investissement, mais en terme d'analyse, le ratio retour sur investissement risque est meilleur en tout cas qu'il y a 2 ans. >> Comment tu fais pour trouver une idée de business ? >> Ah, ça c'est une bonne question. Je crois que l'erreur que la plupart des gens font par rapport à ça, c'est qu'ils réfléchissent à ce qu'ils aiment et ils cherchent leur passion, leur centre d'intérêt. Ils essaient de les monétiser alors que c'est beaucoup plus simple de canaliser la demande, d'identifier où est-ce qu'il y a un marché qui marche déjà, regarder quels sont les concurrents qui font le plus d'argent et chercher justement à se positionner légèrement différemment. Par exemple, comme Shopify a fait dans le e-commerce par rapport à Amazon ou dans le e-commerce par rapport à Amazon. Mais euh, pas chercher. Moi, c'est la discussion que j'ai tout le temps avec mon père qui lui maintenant veut entreprendre depuis qu'il a vu que ça m'avait changé la vie, c'est qu'il réfléchit trop en mode "Qu'est-ce que je pourrais faire de novateur que personne ne fait ?" tu vois ? Et ça me tend à chaque fois. Je lui dis "Mais papa, arrête d'avoir peur de la concurrence. Genre, c'est bon, s'il y a de la demande, ça veut dire que tu peux trouver un moyen de prospecter, de rentrer en contact avec ces gens-là et de leur vendre une offre similaire." Et ouais. Donc je pense, je pense que ouais, juste trouver la demande et la canaliser vers une offre irrésistible. Peut-être te différencier sur l'offre. >> Ouais. En vrai, je pense que tu as plusieurs stratégies et que en fonction de tes objectifs et de qui tu es, faut que tu t'orientes vers différentes stratégies. Je pense que en en en effet, la manière la plus simple avec le plus haut taux de réussite d'avoir une idée de business qui fonctionne, c'est clairement le copier et j'améliore. Donc tu regardes un truc qui fonctionne déjà pour d'autres personnes et tu le fais mieux ou légèrement différemment. >> Ouais. >> Typiquement, tu tu vois que bah, il y a des gens qui gagnent de l'argent en faisant des vidéos sur YouTube. Tu fais des vidéos YouTube, tu les fais mieux ou dans une niche légèrement différente ou de manière différente ou tu vois qu'il y a des gens qui font de l'argent e-commerce. Tu fais une marque e-commerce, tu fais pas exactement le même produit ou tu vends le même produit, tu le changes légèrement ou tu améliores le marketing et cetera ou voilà, tu peux faire ça pour tous les business existants en partant du petit business en ligne à la start-up qui veut changer le monde, hein. La start-up aussi, tu vas tu regardes quelles sont les start-ups qui ont vraiment décalé, qui qui ont décollé, qui ont levé beaucoup d'argent au cours des des dernières années et tu regardes, est-ce qu'il y a un truc un petit peu similaire que je peux faire ou même ça, c'est un truc. Vraiment moi, je genre quand je réfléchis à lancer une start-up, tu sais ce que tu fais ? Tu vas regarder les batchs des incubateurs, tu regardes les start-ups, tu prends l'idée qui est la meilleure. Sérieusement, tu prends l'idée qui est la meilleure. Quelles sont les probabilités pour que les gars qui ont eu une très bonne idée, ce soit aussi des bruts en exécution ? Elle est pas si élevée que ça. >> Ouais. Et donc si toi, tu sais que tu es une brute en exécution, si toi, tu as déjà de l'expérience en business et tout, bah en fait, tu fais la même chose qu'une idée qui fonctionne bien, puis voilà, enfin, tu changes un peu légèrement comme ça, c'est pas tu copies pas euh et puis ben juste exécutes mieux que en plus, ils viennent de lancer, tu vas plus vite qu'eux, tu les dépasses. >> Et là, tu as ton idée de business. Donc ça, c'est vraiment la manière la plus basique. Et après, tu as deux autres fonctions, deux autres manières de réfléchir qui sont peut-être tu as peut-être un peu moins de chance de réussite, mais je pense pas qu'il faut les laisser de côté non plus. Ta celle où tu vas euh penser à ce que tu kiffes. Comme tu l'as dit, je pense que là où je suis d'accord avec toi par rapport à ton père, faut pas essayer d'éviter la concurrence, mais de se dire "Je fais un truc que je kiffe, je pense que ça a aussi quand même pas mal d'avantages parce que quand tu fais un truc que tu kiffes, tu peux le faire pendant beaucoup plus longtemps que les autres. Tu vas beaucoup mieux le faire que les autres et au final, si ça marche pas si bien que ça, c'est pas si grave parce que tu kiffes quand même le faire." Et quand on regarde, en général, quand même, tu as beaucoup d'entrepreneurs qui sont qui réussissent bien, qui font quelque chose qu'ils adorent. Euh, tu as aussi beaucoup d'entrepreneurs qui adorent le business, >> qui adorent voilà, l'argent et le business et qui peu importe le business qu'ils font, ils kiffent parce que c'est juste qu'ils sont amoureux du business. Mais tu as aussi beaucoup de personnes qui, par exemple, les meilleurs restaurateurs, c'est des gens qui qui adorent la restauration. >> Ouais. >> Euh, les meilleurs YouTubers, c'est des gens qui adorent faire des vidéos. Moi, si aujourd'hui mon business de formation, il marche aussi bien, c'est parce que j'aime former et partager mon mon savoir. Et donc quand je le fais, ben je peux donner plus de de d'énergie que un mec qui détesterait faire ça. Donc je pense que c'est pas si une mauvaise idée que ça. Donc en fait, si si je pars de zéro, ce que je ferais, c'est je me poserai la question "Qu'est-ce que j'aime faire ?" Et tu listes tout. Et après, à partir de là, tu fais pas juste le truc que tu aimes. Tu fais le truc que tu aimes mais où tu vois aussi une direction, où tu vois aussi un marché. >> Hm. >> Et si tu arrives à combiner les les deux, ben c'est parfait. C'est la meilleure idée de business. Si il y a aucune intersection, il y a aucun truc que tu aimes ou dans lequel tu es doué où il y a une opportunité de marché, là tu pars sur "Je prends quelque chose qui marche bien et je et je je l'améliore." Et après, tu as vraiment la stratégie un peu plus game bling. où euh ben tu as moins de chance que ça réussisse, mais si ça réussit, tu peux réussir très très gros. Et là, c'est d'aller essayer de faire des trucs qui sont nouveaux. Et en général, si tu veux faire des trucs qui sont nouveaux, ben c'est soit tu étudies les justement les trends qui vont arriver, donc tu essaies de d'anticiper là où le marché va aller et tu te positionnes dessus. Soit euh tu penses à tous les problèmes que tu as dans ta vie, tous les désirs que tu as dans ta vie et tu essaies d'y apporter une nouvelle solution ou alors tu vas demander à d'autres personnes quels sont leurs désirs et quels sont leurs problèmes et tu essaies d'y apporter une solution. Et >> avec ça, tu as de quoi créer des idées de business. >> Au niveau du mindset, tu sais, le mindset, on en parle beaucoup, c'est un topic qui est assez vaste, qui est assez flou pour beaucoup de personnes. H. >> Selon toi, qu'est-ce que c'est avoir un bon mindset ? Parce que c'est, tu vois, ça veut tout et rien dire. Par contre, ouais, ça veut tout rien dire. Pour moi, le mindset, c'est avant tout des croyances. C'est avant tout des croyances. C'est c'est très complet comme comme sujet comme tu l'as dit, mais je pense que la partie la plus importante, c'est les croyances euh qui nous poussent à prendre des décisions. En fait, explique ce sujet des croyances parce que tu vois, moi quand j'ai démarré, je le voyais partout. Croyance limitante, blé. >> Croyance limitante, c'est bon, dégagé, j'en ai assez entendu, mais. >> C'est que récemment que j'ai réalisé à quel point les croyances, ce mot croyance. >> A un impact sur énormément de choses dans notre vie en fait. Toutes toutes tes décisions sont faites sur des croyances. >> La base de toute décision, c'est une croyance. Si tu quittes ton travail pour lancer un business, c'est parce que tu crois, croyance que ça va être mieux pour ta vie. Donc il y a des croyances par rapport à ton futur. Mais il y a des croyances aussi par rapport à comment est-ce que tu réfléchis. Euh, et ces croyances-là, des fois, elles sont explicitées, donc euh, tu les dis, tu les penses, mais des fois, elles sont inconscientes. Et c'est là en fait où c'est le plus euh dangereux, c'est quand tu as une croyance au fond de toi que tu sais pas réellement que tu penses et qu'en fait, cette croyance-là, elle te pousse à faire des choix qui euh t'emmènent vers la mauvaise direction. La croyance la plus connue et la base du mindset que tu vas entendre plein de fois, c'est la différence entre le mindset de croissance et le mindset fixe. Et ça, bah typiquement, l'a jamais explicité. Si tu as la malchance d'avoir été éduqué avec un état d'esprit fixe, un mindset, un fixed mindset, et ben tu peux tu peux être sûr que ta vie sera de manière significative, moins bonne, que tu auras tu atteindras moins tes objectifs, tu seras plus malheureux et et tu avanceras moins bien. Euh, et et quelle est la différence entre ce fixed mindset et ce growth mindset ? En gros, quand tu tu es en fixed mindset, tu penses que tes compétences, tes traits de personnalité sont fixes. Donc je suis né intelligent ou pas intelligent et je peux rien y faire. Je suis fort ou pas fort en prise de parole ? Je suis fort ou pas fort en maths ? Je suis fort ou pas fort en entrepreneuriat ? Je suis fort ou pas fort en langue. Et quand tu as ça dans ta tête, il y a deux choses qui se passent. Premièrement, bah tu vas pas faire d'effort pour progresser parce que tu penses que ta marge de progression est faible. Et là, je caricature, en général, on est tous, c'est un spectre, on est plus ou moins fixed mindset ou plus ou moins growth mindset. Il y a personne qui pense vraiment que genre ma capacité à parler à l'oral, elle est gravée dans le marbre et je peux rien changer. Mais il y a des gens qui pensent que tu peux améliorer mais un petit peu, tu vois. Et il y a d'autres gens qui pensent que tu peux passer de "Je bégaye" à "le meilleur orateur de tous les temps" et à tout le monde qui se distribue entre les deux. En fait, si tu es plus du côté fixed mindset et que tu penses que tu peux pas trop progresser, par exemple ta prise de parole orale, ben tu vas pas te former. Tu vas pas te former, tu vas pas faire d'effort pour essayer de t'améliorer parce que tu penses que ta marge de progression, elle est rikiké. Euh, et en plus de ça, il y a un effet encore plus pervers. Euh, tu vas éviter toute situation où tu vas être confronté à la prise de parole parce que tu as peur de te faire griller. Et ça, je me souviens quand j'étais plus jeune, je l'avais où euh par exemple, il y avait un sport où je m'étais pas très entraîné. Je sais pas, imaginons, on va faire du tir à l'arc. Ouais. Voilà. Par exemple, tir à l'arc. Ça s'est passé quand j'étais plus jeune, on avait euh un truc quand on était à l'école qui s'appelait pas sport vacances où pendant les vacances, on pouvait aller essayer des activités, tu vois. Et il y avait tir à l'arc et moi j'avais bien envie d'essayer tir à l'arc mais je sais pas prendre tir à l'arc parce que un des potes avec qui j'allais faire le tir à l'arc, j'étais un petit peu en enfin avec qui j'allais faire le passeport vacances, c'était un mec, on joue au foot un petit peu ensemble. J'étais un peu en compétition avec lui et euh en fait, je crois qu'il avait déjà fait du tir à l'arc et qu'il était bon. Et en fait, j'avais peur d'aller faire du tir à l'arc avec lui parce que j'allais me faire griller que j'étais pas bon en tir à l'arc parce que moi je suis pas très bon pour les trucs de précision, tu vois. >> Et donc euh et donc du coup, je je ne me mets pas dans une situation où en fait, je pourrais progresser parce que je vois le fait de faire de la merde comme un truc qui me définit. C'est genre si je fais de la mer la merde à tir à l'arc, c'est tout le monde va le voir et je vais le voir moi-même que en fait, je suis pas bon en tir à l'arc. Même chose à l'école, tu vois ? Genre tu veux pas faire de maths, tu veux jamais vraiment te donner en maths parce que si tu te donnes à 100 % en maths et que tu as une note de merde, ça prouve que tu es nul en maths et tu pourras jamais changer ça vu que c'est un truc qui est fixe. Donc en fait, tu tu tu as le monde qui te renvoie que tu es nul. Donc en fait, tu essayes d'éviter ces situations et tu as plein de gens qui vont jamais vraiment essayer de se donner à fond dans leur dans en maths parce qu'ils pourront toujours se dire "Ah ouais, mais j'ai pas vraiment essayé", tu vois ? et pourront garder dans leur tête que peut-être ils sont pas si nuls en maths que ça. À l'inverse, si tu es dans un growth mindset, en fait, tu vois une situation challengeante comme une possibilité d'apprendre et donc tu te dis "Ouais, je vais aller faire du tir à l'arc avec mon pote qui est meilleur que moi, il va me montrer et cetera, je vais progresser puis après je serai meilleur que lui." En fait, tu te dis que tu peux progresser et donc tu vas te confronter à des situations, tu vas essayer d'apprendre et donc euh ben tu vas progresser, quoi. Et et ça, c'est le cas, peu importe notre vision du monde en fait. C'est ça qui est dingue, c'est même dans le cas de figure où la marge de progression, elle est toute petite et que les gens qui ont un fixed mindset, ils ont raison, tu deviendras quand même meilleur si tu as un growth mindset, tu vois. Donc c'est pour ça que c'est toujours important d'avoir ce d'avoir ce ce mindset de croissance. Donc ça, c'est juste un exemple de croyances qui t'ont été inculquées pendant ton enfance avec ton éducation sans que tu mot à dire, sans que tu saches pourquoi, sans que ce soit voulu. C'est là dans ton cerveau et ça guide toutes tes choix et ta manière de vivre. >> La réalisation que j'ai eu, c'était que l'émotion que je ressentais sur l'instant, c'était la même que j'avais au début du podcast. >> Tu te souviens, les premiers épisodes du podcast, j'étais vraiment pas à l'aise. Je me sentais pas mal. Ça se voyait. Moi en tout cas, j'ai pas trop vu. >> Tu l'as pas senti ? Oh mec, à l'intérieur de moi, c'était une bombe atomique. >> Mais c'est un truc que j'ai remarqué l'autre jour et que je trouve pas passionnant, c'est à quel point d'un côté certaines émotions qu'on a à l'intérieur de nous, on a on a l'impression que les autres les voient et les autres ne les voient pas du tout. >> Ouais. Et de l'autre côté, certaines émotions qu'on pense cacher parfaitement, elles sont ultra grillées. Tu sais, je me suis fait la réflexion la dernière fois. Tu vois, à chaque fois que par exemple, tu dis quelque chose à quelqu'un et tu vois qu'il est vexé ou tu vois que quelqu'un il est de mauvaise humeur ou quelqu'un il rigole un peu trop à une blague. Tu vois tous ces trucs-là, moi je le remarque sur tout le monde autour de moi et je me suis toujours dit "Ah le mec, tu vois, il s'est pas trop caché ses émotions, tu vois." Mais en fait, les autres, ils voient ça sur moi aussi. >> Ouais. Et je me suis fait la réflexion. J'étais là. En fait, ça veut dire qu'il y a plein de mes états émotionnels qui sont fucking grillés, mais moi j'ai l'impression que je les cache et en fait pas du tout parce que jamais personne va te dire "Imagine, tu fais une blague, le gars il se vexe, ah tu es vexé." Tu vois, il y a très peu de personnes qui vont le dire et même si tu dis "Ah tu es vexé" et que la personne elle fait "Non, non, pas du tout." Tu fais "Ah, OK." Euh, tu vas pas dire "Non, non, je vois que tu es vexé." Tu vois ? Donc en fait, on n'a pas le feedback que de savoir si les autres personnes voient nos émotions. >> H. >> Et donc je pense qu'on sous-estime de ouf quand on est grillé. Et à l'inverse, des fois, on s'obsède. Moi, je sais que ça m'est arrivé pas mal de fois où ah, je suis méga grillé, ça se voit que je suis nerveux et en fait, de l'extérieur, tu as pas l'air nerveux. Je le vois sûrement sur les vidéos aussi en vlog ou quoi. Des fois, des séquences où j'ai l'impression que je dis que de la merde ou que je suis pas bien et tout et en fait, je vois la séquence et genre "Ah [ __ ], tu gères en fait. Tu vois. >> Ça me le fait aussi. Ça fait. >> Ouais, c'est abusé ça. C'est dingue. >> Et tu sais Joe Dispenza, il a une théorie par rapport à ça ? >> Ouais. Je sais que toi aussi tu commences à t'en intéresser. Il dit que alors, tu vois, il y a les deux cas de figure. Tu as parlé du fait que c'était possible de voir les émotions chez certaines personnes et il explique que c'est chez tout le monde, franchement. >> Chez chez tout le monde. Il explique que c'est en partie dû au fait que chaque émotion permet à notre corps de changer son champ électromagnétique. >> Tu vois, notre corps est entouré d'un champ électromagnétique qui peut se mesurer sur une fréquence. >> Qui ne se voit pas à l'œil nu, mais qui peut vraiment se mesurer sur une fréquence. OK. >> Et selon les émotions que tu ressens, >> Ouais. >> la fréquence de de ce champ électromagnétique est différent. >> H. >> Et on a tous ancré dans notre cerveau, je sais plus exactement le nom de la glande, mais une glande qui nous permet d'interpréter ce champ électromagnétique et donc inconsciemment, on arrive à sentir même sans voir, tu vois, qu'un mec est triste ou on arrive à sentir une énergie. Tu sais, quand quelqu'un entre dans une pièce et qu'il est en colère, des fois tu le sens.

Au fond de toi-même. Tu le mec parle pas, mais tu le sens qu'il y a un truc chelou. Et et c'est et c'est en partie pour pour ça en fait.

>> Ouais. Mais ça, c'est scientifique, ça ?

>> Ouais, c'est scientifique. Tu sais, il y a moi aussi, j'avais grave du mal à y croire, et il y a plein de trucs qu'on ne peut pas avoir à l'œil nu, mais dont on ne peut pas nier la réalité.

>> Je te donne un exemple tout bête, le wifi, le Bluetooth. Tu tu vois pas les ondes Wii, ou tu vois pas les ondes Bluetooth. Pourtant, on peut pas nier leur efficacité, leur réalité. Pareil pour la radio.

>> Ouais. Et donc, de plus en plus, moi j'essaie de m'ouvrir à ces théories-là d'énergie, de d'onde, de fréquence.

>> Hm.

>> Parce que je me dis que si ça marche concrètement et qu'on en a une utilisation réelle, c'est forcément que...

>> Non.

>> Non, c'est vrai, c'est pas décollant de de penser ça. Euh, c'est vrai que j'ai jamais pensé comme ça.

>> Tu penses que si tu avais pas été entrepreneur et que c'était pas tombé sur les informations que tu as consommé en étant jeune et qui t'ont orienté vers cette voie-là, tu aurais fait quoi d'autre de ta vie ?

>> Ah, moi j'étais grave parti pour faire euh investment banking, hein.

>> Ah ouais ?

>> Ouais.

>> Qu'est-ce qui te... c'était la classe ou tu avais un truc qui était...

>> Investment banking ? En fait, c'est le c'est la plus grosse arnaque de tous les temps, je pense.

>> Pourquoi ?

>> Je vois déjà le short. Ben parce que non, c'est pas la plus grosse arnaque de tous les temps en fait. C'est une énorme arnaque si tu es quelqu'un qui est capable de supporter de faire face au risques.

>> Hm.

>> Faire de l'investment banking, si tu es quelqu'un qui est capable de faire face aux risques, c'est la plus grosse arnaque de tous les temps. Parce que toutes les personnes qui font investment banking à un gros niveau, c'est des personnes qui sont extrêmement intelligentes, qui sont extrêmement disciplinées, qui ont une capacité cognitive de travail de malade parce qu'au final, c'est les personnes qui sortent des meilleures écoles et qui ensuite vont dans une banque où ils vont le faire travailler 18h par jour. Donc tu es super smart, tu es capable de te sortir de situations euh difficiles parce que pour pour travailler avec autant de pression, tu dois avoir euh tu dois en avoir, et puis euh tu tu as une capacité de travail de ouf. Ça, c'est ces trucs-là, tu les mets dans le business, mais c'est sûr qu'il gagne de l'argent. C'est des profils qui sont à moins d'être extrêmement, d'avoir un gros problème de personnalité quelque part, c'est des profils qui sont voués à très bien fonctionner dans le monde du business. Et 99 % de ces profils, ils sont en investment banking et ils sont pas dans le business. La seule raison pour laquelle c'est plus intéressant de prendre investment banking, je pense pour ces ch ces personnes-là, c'est qu'il y a aucun risque. C'est tu travailles, tu travailles, tu attends et tu vas être multimillionnaire. Quand tu as 40 ans, tu es multimillionnaire. Ah, parce que tu tu vas step by step, tu gagnes de plus en plus, tu as tes bonus, machin, tes stock options et et tu finis par tricher. Mais si tu as si tu avais lancé un business, tu serais devenu meilleur beaucoup plus tôt euh dans la plupart des cas. Mais il y a du risque. Tu peux très bien travailler 2 ans, rien voir, peut-être même ça met 10 ans. Donc il y a cette composante là. Mais ce qui est dommage, c'est que tu as beaucoup de gens qui font investment banking comme moi, j'allais le faire, parce que en fait, ils se rendent pas compte du potentiel qu'ils ont s'ils lancent un business. Ils pensent que lancer un business, c'est beaucoup plus compliqué, qu'il y a beaucoup plus de chance que que ce qu'il y a en réalité. Et et moi, ça me fait marrer quand j'étais à Harvard, parce que Harvard, si tu tu vois les les grandes les grandes universités comme ça, c'est le berceau des gens qui vont finir en en investment banking. En fait, quand tu vas à Harvard, quand tu vas à HEC Paris, quand tu vas voilà, dans n'importe quelle grande grande université, tu finis soit dans le consulting, soit dans l'investment banking. Genre 90 % des gens. Investment banking, c'est genre Goldman Sachs et cetera. Tu vas gérer l'argent, tu vas vendre des investissements aux gens et cetera. Et puis consulting, c'est tu vas intervenir sur des grandes entreprises et euh leur leur aider à les aider à prendre une décision ou à mettre en place un truc. Et ces deux profils-là, en fait, ils gagnent beaucoup d'argent, mais ils gagnent pas autant qu'il gagneraient s'ils étaient dans un business. Euh et c'est juste parce qu'ils prennent le choix de la sécurité et que en fait, il ils s'imaginent plein de choses sur le monde du business qui sont fausses parce que ces personnes-là, tu les fais créer une agence. Genre le business réplicable à l'infini, où tu les fais gérer, je sais pas, un salon de coiffure, vraiment la l'extrême majorité, il finissent par avoir des business qui fonctionnent extrêmement bien.

>> Et et et et à Harvard justement, je les voyais tous mes potes là qui allaient faire investment banker et j'étais là, mais vous vous rendez compte les gars que si vous faisiez le même business que moi, vous il y en a certains vous êtes plus intelligents que moi, vous travaillez plus que moi, vous pourriez gagner énormément d'argent. Et ils étaient genre en mode "Non, machin, les trucs de business en ligne, ça marche pas, moi je vais faire investment banker et cetera." Et en fait, c'est juste de la manipulation parce que le marketing de Goldman et de BCG, de McKinsey, en fait, il leur rend tellement monté la tête que ils vont les... En fait, tu sais, quand tu es dans le business, un des trucs que tu dois faire, c'est euh engager des personnes. Quand tu engages une personne, tu dois forcément la payer moins qu'elle te rapporte, sinon c'est pas intéressant pour toi de l'engager. Tu vois ? Donc plus tu arrives à trouver des personnes qui te rapportent beaucoup et qui selon les lois du marché doivent être payées à un montant qui du coup est où il y a une grosse différence avec ce que tu peux gagner par rapport à ce qu'elles produisent, plus c'est intéressant pour toi, tu vois.

>> Donc en fait, en tant qu'entreprise, ton but, c'est d'avoir le plus d'employés que tu peux payer pas trop cher mais qui te rapportent énormément d'argent. Est-ce que McKinsey, Goldman et ce genre d'entreprise ont fait ? Moi, je pense, c'est réussir à convaincre des gens qui ont une capacité de gain dans le monde du business, genre je sais pas, de 1 million par an, et les payer 100 000 balles par an, tu vois.

>> Et ils font ça avec leur marketing et cetera. Donc donc voilà. Après, comme je t'ai dit, c'est très important de prendre en compte la la notion de risque parce qu'il y a énormément de personnes qui mine de rien préfèrent avoir de l'argent qui gagne qui monte d'année en année où tu prends aucun risque et voilà. euh tu es certain euh et qui sont prêts du coup à gagner moins euh que ce qu'elles devraient gagner au bout de plusieurs années dans le business. Parce que un truc qu'il faut comprendre, c'est que le le la difficulté numéro 1 du business, le prix de la réussite dans le business, c'est l'incertitude.

>> Marc Andreessen a publié un truc assez marrant euh assez marrant. Je l'ai envoyé à qui je l'ai envoyé ? Ah oui, j'ai envoyé euh euh donc il y a une étude statistique qui est sortie là aux US. Donc si tu prends trois traits de caractères à distribution rare qui sont euh euh l'intelligence, l'autoconscience et la la stabilité émotionnelle. Et c'est les trois facteurs qui ont le plus d'impact sur la réussite à long terme. OK. La combinaison des trois facteurs ne se révèle que chez 85 personnes, tous les 1 million de personnes. Donc le le fait d'être vraiment talentueux est beaucoup plus rare que ce qu'on imagine parce qu'on imagine toujours que le 1 % de gens et là, on n'est pas à 1 %.

>> 85 sur 1 million.

>> Ouais, on est à 0,1 %.

>> Ouais, 0 point même.

>> 0,01.

>> 01. Ouais.

>> Et c'est c'est on c'est dur de se dire qu'en fait euh c'est-à-dire que si tu veux un bon candidat en terme de recrutement, ça veut dire qu'il faut que tu euh passes euh bah un candidat donc...

>> Un 10 000. Ouais ouais, c'est ça.

>> Ouais, ici quoi.

>> Non non non.

>> Même c'est 1 %, tu vois.

>> Tous les sens.

>> Mais d'une population déjà.

>> Ouais, en plus.

>> Ouais.

>> Ouais, non, c'est vrai que ça, j'avais pas vu les choses comme ça.

>> Donc si ça se trouve, les managers, ils ont un vrai pouvoir en fait de prendre les 10 % et les amener.

>> Mais est-ce que c'est binaire ou est-ce que c'est un gradient ? Parce que là, tu le présentes comme tu vois, tu as ces trois caractéristiques où tu les as pas. Donc soit tu es dans le truc, soit tu l'es pas, mais il y a des gens qui le sont plus ou moins.

>> Ouais. Ouais, je pense.

>> Et du coup, c'est pas aussi difficile que ça de trouver des gens qui sont assez talentueux.

>> Ouais, mais donc ça veut dire quoi ? C'est dire que tu passes de 85 sur 1 million à peut-être 100 sur 1 million, 200 sur 1 million, 300 sur 1 million.

>> Hmmm. Ça dépend. Ça reste ça reste des...

>> Ça reste des proportions. On n'est pas de 1 % quoi.

>> Hmmm.

>> Moi, j'étais je disais toujours aux gens que les gens les plus talent, c'est top 1 %.

>> Mais si c'est les tops 1 sur 1 million, c'est pas...

>> Ça devient une autre histoire quand même.

>> Les fameux players, pas si facile que ça à trouver.

>> Le process de recrutement, qu'il soit efficace. Bah, regarde Apple, pendant longtemps, ça a changé avec la disparition de Steve Jobs, ils avaient une équipe de 12 designers pour faire 100 % d'Apple. Quand Sony avait genre 3000 designers, et ces 12 designers, il y avait ils avaient créé une équipe de 30 personnes pour les recruter. Donc pour recruter ces 12 personnes, il y avait 30 personnes et ils avaient interviewé plus de 20 000 personnes.

>> Hm.

>> Ouais, ça va dans le sens de ce que tu dis. Ouais. Et à 12, il faisait mieux que tout. Mais et Steve Jobs est parti, Jony est parti, et maintenant chez Apple, ils sont 1500 designers et tu regardes l'update de la photo de l'app.

>> Hmmm.

>> Sur la dernière version.

>> Sur la dernière version, et tu comprends ce qui s'est passé quoi. Ça ressemble vraiment à une app en communauté, hein. Moi, je suis sûr qu'il y a un comité de design maintenant chez Apple. Il y a plus un génie de l'interface. Il y a un il y a il y a 20 mecs autour de la salle. Ils ont chacun mis leur petite feature et ils ont eu leur bons points. Enfin.

>> Ouais, tout le monde veut tout le monde veut insérer sa feature, c'est des trucs comme ça.

>> Hmmm.

>> Moi, je crois beaucoup à ça. Je pense que le le top 1 pour 1 million a un rapport disproportionné au résultat. Ouais, c'est la théorie, c'est un peu ce qui se passe dans les startups, hein. C'est au final, on coche beaucoup sur le tu sais, les schémas très hiérarchiques où tu as du top down, mais au final, on se rend compte les startups sont l'exemple parfait que c'est là que ça marche le mieux.

>> Parce que c'est là que tu avances le plus vite et que en fait, tu as quelques personnes uniquement, voir très peu, voir que les fondateurs qui peuvent avoir la vision et le et les insights pour exécuter le bon plan quoi. Et qu'en fait, si tu démocratises trop le truc et que tout le monde a son mot à dire, enfin, je je caricature, hein, euh mais euh mais qu'en fait, tu avances pas et tu te retrouves avec un truc...

>> Bah, c'est comme c'est comme de la finance, hein. Tu prends ton portefeuille, si tu si tu diversifies trop, tu as des rendements moyens. Ça moi...

>> Si tu veux avoir le meilleur rendement, tu es obligé d'avoir les seuls trucs.

>> Un des trucs que j'ai vraiment appris cette année, c'est de se faire coacher. Euh, là, je suis vraiment à vide de ça. Genre, tous mes problèmes, mon réflexe, c'est "Est-ce que je peux trouver un coach pour le régler ?" Je prends tous les trucs de ma vie. En fait, j'ai eu plusieurs réalisations. Au début, tu essaies de tout faire par toi-même. Ensuite, tu comprends que tu peux apprendre dans les livres. Ensuite, tu comprends que tu peux apprendre avec les formations. Euh et maintenant, je viens de comprendre que je peux apprendre avec des coachs. Et euh de base, j'aimais pas trop les coachs. J'avais un peu un avis, un a priori négatif parce que ah, à l'école et cetera, tu as un prof qui vient, il t'explique un truc et cetera. J'ai toujours trouvé ça assez lent et donc j'adorais le fait de pouvoir apprendre par moi-même à mon rythme en autodidacte. C'est pour ça que je me suis vraiment euh focalisé sur les formations, les livres et cetera. Et je voyais aussi en parallèle, moi j'ai euh depuis plusieurs années une formation sur le e-commerce, je voyais aussi pas mal de coachs e-commerce qui faisaient du coaching et bah en fait, les les les coachings qu'il faisaient, il répétait juste ce qu'il y avait dans ma formation en moins clair et il faisait payer genre 1000 balles de l'heure alors que ma formation elle coûte 1000 balles et elle est elle tu apprends genre 100 fois plus que avec une heure de coaching. Donc je trouvais ça assez limité comme manière d'apprendre. Mais si tu as les moyens, parce que ça coûte cher, si tu as les moyens de prendre les meilleurs et de prendre du coaching en one-on-one, tu apprends déjà tellement plus vite, tu arrives à avoir des infos qui sont pas dans les livres, qui sont pas dans les formations et qui sont adaptées à toi. Et finalement, le gros avantage du coaching, c'est que le coach, il voit exactement là où tu foires. Est-ce que ce que tu sais pas encore et il voit à travers tes croyances limitantes.

>> Alors que c'est beaucoup plus dur à faire par soi-même. Imaginons ton gros problème dans ton business aujourd'hui, c'est que tu sais pas comment déléguer. Tu vas acheter une formation sur le business. Déjà, la formation déléguée, c'est seulement un chapitre parmi les 10. Donc tu vas pas forcément le regarder en premier et cetera. Donc tu vas devoir regarder tout le reste pour arriver sur le truc vraiment qui va changer ton business. Et tu arrives dessus, ça se trouve tu es pas vraiment attentif parce que bah tu es en train de regarder toute la formation. Tu prends des notes, tu écoutes, mais peut-être que tu remets pas en question ce que tu es en train de faire. Et puis on a ce gros problème de biais de confirmation qui rend extrêmement difficile le fait de voir ses propres euh ses propres blind spots, c'est ses ses angles morts comme dirait Cédric Doumbé. Et donc imagine, imaginons que tu délègues mal, tu regardes la formation, on te dit "C'est super important de bien déléguer, il faut déléguer comme ça." Et toi, tu vas 9 fois sur 10 te dire "Ah ouais, je sais pas, pas forcément." Ou ouais, ça, je fais déjà. Ou ouais, moi j'ai déjà essayé de déléguer, ça a pas fonctionné. De toute façon, déléguer, ça sert à rien. Et tu sautes le chapitre.

>> Hmmm.

>> Alors que le coach, il va être là, tu vas il va te poser des questions. Ah ouais, tu délègues et tout, tu vas faire "Ouais, non, mais c'est pas trop important". Il va faire quoi ? Et là, il va pouvoir te rentrer dedans et te convaincre. Et vu que tu as une personne en face, tu même si tu es pas convaincu, mais bon, allez, j'essaie.

>> Tu vas aller essayer, il va la fois d'après où tu parles au coach, tu as délégué. Euh, ouais, j'ai j'ai essayé. Ouais, non, tu as pas fait. Cette fois, tu le fais. Sinon, l'appel d'après, je viens même pas. Il te force, tu vas le faire, peut-être que ça foire, il va faire "Ah, ça a foiré. Pourquoi ?" Régler le problème et ensuite, bam, là, tu as le résultat. Alors qu'avec la formation, tu l'aurais peut-être pas eu.

>> Ouais. Mais mais ça coûte beaucoup plus cher.

>> Ouais. Donc tu as comme un audit en fait, où le mec te fait des personnes des conseils personnalisés par rapport à là où tu en es, là où tu vas aller et derrière, tu as la accountability avec est-ce que tu le fais véritablement ? Est-ce que tu le mets en place ?

>> Et du coup, ça te permet de progresser beaucoup plus rapidement parce que tu as plus de pression externe. C'est ça ?

>> Plus de pression externe, euh plus rapide parce que le coach te donne directement les trucs qui vont t'aider le plus. Tu as pas besoin de regarder tout le contenu, tout le savoir de la personne. Imaginons, tu vois le le Gary là, par exemple, imaginons, il avait une formation.

>> Là, on parle de santé, donc c'est encore plus clair. Moi, j'ai un problème peut-être spécifique de santé, mais lui, il connaît des milliers de de problèmes de santé différents. Donc, tu vas pas regarder une formation et regarder tous les problèmes de santé. Non. Là, tu vois, il te pose quelques questions et direct, il te donne bam, les meilleurs conseils pour toi.

>> Et il y a il y a cet aspect confrontation, quoi, vraiment genre, il te dit un truc, tu es pas d'accord, tu vas dire pourquoi tu es pas d'accord ? Et là, le mec, il peut te contrer et te faire changer d'avis. C'est comme il y a beaucoup de gens, l'exemple typique, c'est les douches froides. Euh, il y a plein de vidéos de moi qui dit "Prenez des douches froides et cetera." Sur Twitter, il y a des gens, ils sont...

>> Coach en douche froide.

>> Ouais. Genre, c'est il y a il y a un espèce il y avait un espèce de mime à un moment sur Twitter euh en mode "Ouais, vas-y, quelqu'un veut réussir un business et du coup les gens répondaient prends une douche froide". Tu vois ? Parce que moi, j'ai tellement donné ce conseil et du coup, il y a plein de gens qui me voient donner le conseil de prendre une douche froide et dans leur tête, ils se disent "Ça sert à rien, c'est pas prendre une douche froide qui va me faire devenir riche" et donc ils s'arrêtent là. Alors que si le mec, je l'avais en face de moi et que je lui dis "Prends une douche froide" et il me dit "Non mais tu penses pas quand même que ça sert à rien de prendre une douche froide pour gérer mon business là ?" Je peux répondre et je peux lui dire "Oui, c'est pas l'eau froide qui va te rendre riche, c'est pas l'eau froide qui touche ta peau qui va faire exploser ton business. Je suis pas con, c'est pas ce que je suis en train de dire, mais c'est le fait de mettre en place des habitudes positives, le fait d'aller contre de sortir de ta zone de confort, de faire des choses que tu as pas envie, le fait aussi d'augmenter la dopamine qu'il y a dans ton corps, ton esprit, ton cerveau en début de journée qui va te rendre rendre plus facile le fait de passer à l'action et de faire des choses difficiles. Toutes ces choses-là, sur une longue période de temps, ça augmente de manière quand même très conséquente le fait que tu atteignes tes objectifs." Et d'ailleurs, c'est drôle, une douche froide, on peut on peut dire tout ce qu'on veut. Genre, je te donne vraiment le challenge et toutes les personnes qui regardent cette vidéo, je vous donne le challenge de se réveiller le matin. OK ? Imaginons, tu veux te réveiller à 8h, tu te réveilles à 8h, tu vas prendre une douche froide et après tu essaies de rien foutre de ta journée et tu vas voir à quel point c'est plus difficile de rien foutre de sa journée après avoir pris une douche froide le matin que si tu l'as pas fait.

>> Et tu penses quoi du fait de faire du business avec sa famille ? C'est conflictuel ? Moi, j'ai essayé avec mes frères.

>> Ouais.

>> C'est galère. En fait, ce qu'il faut ce qu'il faut faire par rapport à ça euh, c'est oublier que c'est une personne de ta famille.

>> Si tu faisais du business non, mais quand tu fais le choix de quand tu fais le choix de travailler avec si tu travaillerais avec cette personne-là, même si elle n'était pas ta famille.

>> OK.

>> Fais-le. C'est le meilleur truc que tu peux faire. Si tu ne travaillerais pas avec cette personne-là, si elle faisait pas partie de ta famille, travaille pas avec. Parce que là, c'est le pire, tu vois ? Tu vas prendre une personne avec qui tu aurais pas travaillé parce que c'est ta famille et en plus, ça va ça va créer des problèmes encore beaucoup plus gros que si la personne tu avais pas un lien particulier avec. Mais ça flip si la personne tu travaillerais avec si c'était pas quelqu'un de ta famille et que c'est quelqu'un de ta famille, par expérience, en général, ça se passe encore mieux parce que c'est dire tu connais bien la personne, tu vois, genre si tu penses que c'est une bonne idée de travailler avec elle et que c'est une personne de ta famille, c'est probablement une bonne idée de travailler avec elle, à moins que tu sois vraiment nul pour juger les gens parce que tu connais les personnes de ta famille beaucoup mieux que que n'importe quelle personne que tu que tu recruterais, tu vois.

>> Houais 100 %. Moi, j'avais essayé vite fait de prendre, j'avais fait mon petit frère au closing, ça avait bien marché, il avait bien marché sur ça. Mais après, tu sais, tu vois les déficiences par exemple, lui, il est pas du tout organisé.

>> Ouais.

>> Et moi, j'ai besoin, tu vois, que les trucs soient carrés et tout. Et du coup, ça me des fois ça me tendait et je voyais que si on continuait à aller plus loin ensemble, genre sur le long terme, ça aurait pas marché. Tu vois, et ça aurait pu foutre la merde. Et mon grand frère pareil, j'ai essayé de l'aider, tu vois, de le mettre au closing et tout, et il y a plein de déficiences, surtout au niveau mindset et tout, tu vois, qui me qui me tendaient et j'avais peur que ça fasse capoter la relation sur le plan perso. Donc je me suis dit ça vaut pas le coup en vrai.

>> Ouais, ça ça c'est vraiment au cas par cas. Et euh en fait, le fait de il faut il faut différencier deux choses. Si tu recrutes quelqu'un de ta famille parce que c'est la personne, tu dis "Ah, c'est une personne de confiance et cetera et c'est ce qui est important pour..."

>> Ouais, c'était ça la... ouais, c'est pas un bon raisonnement.

>> Euh, le enfin, déjà, faut se rendre compte que dans le business, enfin, ça dépend du poste, mais en réalité, les employés, tu as besoin que ce soit pas des énormes connards, mais tu as pas non plus besoin que tu leur fasses confiance avec ta vie, tu vois, enfin, c'est c'est comme un gars qui joue dans ton équipe de foot, enfin, tu as pas besoin, tu tu vois, il il va faire quoi ? Tu lui donnes pas accès à tes comptes bancaires. Au pire, tu te rends compte que le mec, il il parle mal de ton entreprise derrière ton dos et puis voilà, tu le vires et c'est pas c'est fini, enfin, il a pas un pouvoir, il a pas le pouvoir de détruire ton business.

>> Enfin, ça dépend du poste encore une fois, mais en général, donc la confiance, c'est bien,

>> mais c'est pas le truc le plus important. Et des personnes qui sont pas des énormes fils de pute, il y en a quand même pas mal. Donc c'est pas méga dur à trouver. En fait, cette erreur-là, qui est une erreur que j'ai faite et qu'énormément d'entrepreneurs font, c'est une erreur de "je ne sais pas recruter".

>> Ouais.

>> Donc, c'est une erreur de je me dis que la personne que je recrute, c'est une personne que je connais, en qui je fais confiance. C'est pas comme ça qu'il faut recruter. Pas du tout. C'est c'est un mythe. C'est c'est une énorme erreur. Le recrutement, et j'en ai parlé plein de fois, c'est tu prends plein de gens, tu compares tous ces gens-là et tu prends le meilleur. Et comme ça, tu arriveras à un recrutement qui est infiniment meilleur qu'en en regardant les personnes que tu connais et cetera. Et personnellement, c'est aussi une erreur que j'ai faite plein de fois, c'est "Ah, j'ai besoin d'une personne pour aider. Ah, attends, qui qui je connais ? Qui pourrait m'aider ?"

>> La facilité.

>> Foutre le chemin de la facilité dans n'importe quel domaine, ça jamais ça amène jamais ce que...

>> J'ai besoin d'une personne pour m'aider. Comment je fais pour qu'il y ait 50 inconnus

>> Ouais.

>> qui sont intéressés par le même truc, qui essaient de se faire recruter et je prends le meilleur de ces 55 connards.

>> Et pour compléter avec ce que tu avais dit l'autre fois, c'est que tu prends pas seulement le meilleur, tu prends celui qui fit le plus avec l'avatar que tu avais établi au préalable. Et genre ça, je pense que c'est un truc que je faisais pas personnellement, mais prendre le temps de te dire vraiment comme un avatar client, mon avatar employé idéal sur ce poste, quels sont ses traits de caractère, quelles sont ses compétences ? Qu'est-ce qu'il fait de ses journées ? Qu'est-ce qu'il a fait plus jeune ? Est-ce qu'il a fait des compétitions de sport ? Lesquelles et cetera et vraiment matcher ça quand tu as les candidatures sous les yeux. Ben moi, je l'ai implémenté vraiment tout récemment parce que j'ai fait un recrutement récemment.

>> Et c'est un game changer.

>> Parce que quand tu lis les candidatures des mecs, tu sais qui tu recherches.

>> Tu as un filtre.

>> Ouais, tu as un filtre dans ta tête. VS, je cherche le meilleur. OK, mais selon quel critère en fait ? C'est quoi le meilleur ? Parce que ça dépend des postes, tu vois. On a une audience qui est euh majoritairement intéressée par euh le business en règle générale. Euh pourquoi est-ce que selon toi, il y a une telle opposition entre les artistes de manière générale et euh le fait de faire de l'argent ? Et euh j'ai l'impression, alors c'est peut-être une croyance limitante que j'ai, mais j'ai l'impression.

>> Ouais.

>> J'ai l'impression que c'est souvent que les grands les grands artistes sont des grands commerçants.

>> Très grands artistes, pas tous, mais tu connais un grand artiste qui était pas un grand commerçant de son vivant, de son vivant, de son vivant ?

>> Il y a des mecs qui ont été commerçants après comme Van Gogh, mais...

>> Ouais.

>> Mais quand ils ont eu des codes de leur vivant.

>> C'est un peu le cliché de l'artiste qui fait ça pour l'art et pas pour l'argent, mais c'est fou.

>> Hein ? Est-ce que c'est...

>> D'accord ou pas ?

>> C'est une bonne question. Moi, je pense que tout grand artiste, un moment, quand quand ça marche vraiment bien, évidemment, il vend et et ça vend des millions. Et après, ouais, je suis d'accord avec toi, en fait, il y a un moment où il faut que ça vende et ça vend, c'est c'est bien, ils sont contents. Après, souvent, je sais pas comment expliquer vraiment, mais tu as tu as énormément énormément énormément d'artistes qui n'ont pas une très grande cote et du coup qui aussi bon bah voilà, le c'est d'ailleurs une limitation de leur capacité artistique.

>> Exactement. Et donc tout là, quand on parle vraiment des très très grands artistes, c'est tellement des très grands artistes qu'ils font ça et un moment, ils font ça et si ça marche, bah ça ça marche. Moi, je trouve qu'il y a trois dimensions à ce problème. La première dimension, c'est que historiquement, l'art, c'est du business. Euh, un exemple que j'adore citer moi, c'est les opéras. 100 % des opéras, le premier acte finit bien parce que le business model de l'opéra, c'est l'opéra bouffe. C'est le fait de servir un repas. Le repas est servi à la fin de l'acte 1. Et donc pour maximiser les ventes de vin, de repas et cetera, il fallait amener les gens à un pic d'émotion à la fin de l'acte 1. Et l'un des artistes qui a eu le plus de succès à l'opéra, c'est Mozart. Si je regarde tous les opéras de Mozart, la fin de l'acte 1, c'est des trucs grandioses parce qu'il avait tellement besoin d'argent, il aimait tellement l'argent qu'il était obsédé par faire des performances comme un mec en webinaire qui qui sait exactement le mot à dire pour que le type achète. Et ben Mozart, il se disait "Cette note là, cette fréquence là, les mecs, ils vont plus picoler." Et je pense pas qu'on se dise que Mozart n'est pas un grand artiste alors que sa musique perdure jusqu'à aujourd'hui, il va perdurer des milliers d'années, alors que c'était un un web marketeur, tu vois.

>> Hm.

>> Euh, la la la et la deuxième dimension à ça, c'est qu'à un moment, tout acte d'art est un acte de vente.

>> Et les artistes qui euh sous-traitent leur acte de vente à des gens sans comprendre, sans machin, soit leur cote est à posteriori de leur mort et ils en profitent pas et donc ils ont le syndrome de l'artiste maudit et cetera, ça arrive. Mais mais finalement, leurs œuvres, soit ils le font de leurs vivants et c'est des et ils sont terribles. Par exemple, Andy Warhol, très bon exemple de...

>> D'homme d'affaires terrible.

>> Picasso, tu connais l'histoire de Picasso et du restaurant ? Picasso, il mange dans un restaurant, le chef, il vient à la fin du repas, il dit "Monsieur Picasso, je vraiment, je suis grand fan. Est-ce que vous pouvez signer la nappe et le repas est pour moi ? Vous et vous 10 invités, c'est pour moi." Picasso, il fait une colombe sur la nappe et le mec il regarde "Monsieur Pixou, vous l'avez pas signé ?" Il dit "Bah, attendez, j'achète le repas, pas le restaurant." Mais moi, ma théorie par rapport à ça, c'est tu le vois dans le business, il y a énormément d'entrepreneurs qui vont jamais dire qu'ils font ça pour l'argent. Imagine-toi dans le business. Donc ils vont te dire "Oui, je fais ça pour avoir un impact, pour la mission et cetera." Ce qui est le cas, souvent, il y a ça, mais souvent, il y a aussi quand même l'envie de devenir riche, l'envie de gagner de l'argent, l'envie aussi de de gagner en statut de par le fait que bah tu as réussi à créer un business qui fait un certain chiffre d'affaires et cetera. Et bah, ils le font pourquoi ? Parce que bah, il y a en tout cas une partie des personnes qui vont regarder en interview par exemple, qui vont se dire "Ah, s'il fait ça pour l'argent, c'est pas bien" et cetera. Donc, ils vont ils vont se faire juger d'une d'une certaine manière. Et en fait, dans le business, une grande partie est euh est jouée par les chiffres. C'est les chiffres. Et tu as aussi une partie qui est jouée par la perception, le storytelling, le marketing, la perception.

>> Branding.

>> Et le branding. Bah, si tu prends en compte ça et que tu dis dans le business, il y a que peut-être 20 % qui est qui est la perception, mais quand même les gens osent pas trop dire qu'ils font ça pour l'argent et cetera. Maintenant, tu fais le parallèle et tu regardes l'art où la perception, c'est 90 % du truc. En fait, le branding, l'histoire, c'est c'est le truc le plus important. Tu dis qu'il y a quand même un grand intérêt pour un artiste de d'avoir une histoire où ben l'histoire, c'est que il fait ça à 100 % pour l'art et que lui l'argent, c'est pas important pour lui parce qu'il sait que d'avoir en fait cette histoire-là, ça va le permettre d'être plus reconnu en tant qu'artiste. Il a un grand intérêt financier en fait à dire qu'il n'aime pas l'argent.

>> Bien sûr, mais après, il y en a qui aussi par sens et leur but, c'est de c'est de créer et ils sont tellement dans d'autres planètes, tu vois.

>> Que c'est vraiment des artistes, tu vois. Ils sont pas du tout...

>> Ils ont pas du tout le cerveau qui est...

>> À 100 %. Ah oui, je pense que c'est aussi le cas à 100 %.

>> Il y en a plein pour eux l'argent, c'est totalement ailleurs. Ouais. Et donc en fait, tu vois, je pense qu'il y a autant d'artistes différents qu'il y a de, tu vois, il y a des artistes qui sont hyper businessman.

>> Ouais.

>> Mais vraiment qui sont qui leur leur leur art, c'est une entreprise, vraiment. Couns, par exemple, il a il délègue tout à dire mes pensées. Je sais pas pour ça.

>> Bah, et il y en a certains d'autres qui sont mais totalement perchés et mais ça marche, tu vois. Euh, il y en a en fait, voilà, ça dépend, il y a vraiment différentes mindset et différents comme différents artistes, mais ouais, il y en a certains, c'est des très grands entrepreneurs et et ça cartonne aussi pour ça. Euh.

>> Monopoly.

Euh, avec le chapeau, lui, il est, il est, il est chaud en business. Alex Monopoli.

Ouais.

Qui ça ?

Alex Monopoly.

Ah oui, je sais pas. Tu vois qui c'est ?

Ouais. Il a un gros, gros côte sur les réseaux sociaux et je pense, il s'est bien, il a bien réussi à la fois combiner son talent et à la fois le monétiser en business.

GR par exemple aussi. Pourtant, il fait beaucoup de choses, il est, il est présent sur plein de choses et il arrive à, à faire en sorte que son art, au-delà d'être présent de un peu partout et cetera, euh, commence à coûter. Mais euh, mais je pense que tous les grands, il y a un moment de toute façon, ça, ça vaut de l'argent.

Et moi, moi, un truc qui m'a toujours intrigué sur les business plus hardware, c'est comment tu t'y prends en fait ? Parce que tu as ton idée et ensuite, pour que, pour créer toute la mécanique derrière, l'ingénierie. Enfin, moi, ça me passionne les ingénieurs, ce qu'ils arrivent à faire. Genre, c'est quoi le process en fait ? Parce que toi, du coup, tu es, tu es pas du tout ingénieur. Donc, tu fais quoi ? Tu prends un ingénieur, tu dis "OK, donc moi, je vais faire des micro-lanceurs, fais-moi un design." Et le mec, il part de rien et il sort un design. C'est, c'est aussi bête que ça ?

Ouais. En fait, en fait, si tu veux, c'est, c'est, c'est bête, mais c'est un peu un iceberg. C'est-à-dire que tu peux, tu peux très rapidement avoir un design, mais pour, mais passer entre un design préliminaire et un, et et qui en fait, où tu vas venir estimer très rapidement la taille du bazar et un design final, tu as des années. Parce qu'en fait, tu dois aller. Donc oui, enfin, pour répondre à tes questions, comment est-ce que tu fais ça ? Tu recrutes beaucoup d'ingénieurs et idéalement les plus brillants de la planète. Euh, c'est ce qu'on fait nous. Et donc, euh, ça prend des années et des années en fait. Tu as des boucles d'itération parce que tu as plein de trucs que tu sais pas en fait, surtout quand tu fais un petit lanceur, c'est super dur de faire des petites fusées. Une petite fusée est beaucoup moins performante qu'une grosse fusée parce que là, typiquement, l'épaisseur des réservoirs reste la même sur les deux fusées pour maintenir la même pression. Le problème, c'est que à l'échelle d'un petit réservoir, tu as plus de ce qu'on appelle de rapport entre la masse sèche et la masse mouillée. Masse mouillée, c'est quand tu es tout, tout est rempli par rapport à un gros, à une grosse fusée. Et ça, ça t'handicap énormément dans la performance. Quand je dis énormément, c'est qu'on a la limite de ce qui est possible d'être envoyé dans l'espace. Euh, et au début, notre fusée, on prévoyait sur, c'était, c'était 12 mètres de haut, 1,2 mètre de diamètre. Maintenant, on est à 20 mètres de haut, 1,5 mètre de diamètre. On a quasiment pas loin d'avoir triplé la poussée au décollage. Euh, parce que en fait, bon, plusieurs choses, on a pris des marges, on a augmenté la performance au fur et à mesure, mais mais surtout tu apprends sur le véhicule, tu commences à vraiment fabriquer toi-même tes réservoirs, fabriquer toi-même tes moteurs. Donc tu sais combien est-ce qu'il pèse, tu connais exactement leur performance. Euh, voilà.

Et est-ce qu'il, donc par exemple sur ton projet, est-ce que les ingénieurs, ils font tout en principe premier, genre en partant de la base, ou est-ce qu'il y a genre un espèce de, je sais pas, de d'open source de de projets et d'informations par rapport à comment créer une fusée qui existe sur internet ou des livres, genre, comment ça se passe ?

Ouais. Tu as, tu as beaucoup, tu as beaucoup de données open source. Tu as énormément de données open source de la NASA, quelques documents soviétiques aussi, français également. Euh, en fait, c'est trois, trois points. Tu as tout ce qui est open source, qu'on utilise massivement et même on est à des points où typiquement notre turbo-pompe, on l'a fabriquée en prenant plein de documents open source qu'on a pu trouver, en faisant un modèle de machine learning plus ou moins pour derrière nous aider à sortir des designs. Donc on va jusqu'à ce point-là pour utiliser l'open source. Deuxième point, c'est first principle thinking. Donc c'est vraiment qu'est-ce que la limite, qu'est-ce que la physique limite nous impose, tu vois ? Et aussi qu'est-ce que, enfin, et qu'est-ce qui est con dans la limite physique ? Typiquement, on n'a pas besoin d'être précis au millibar sur des sujets, alors que c'est des trucs qu'on apprend à l'école, ce qui est une connerie. Bref. Et le troisième point, c'est ce que nous, enfin, c'est ce qu'on appelle le bon sens paysan. Euh, le bon sens paysan, c'est justement utiliser des trucs qui fonctionnent. Donc tu vois, tu as plein de trucs qui fonctionnent et il faut pas réinventer la roue. Quand tu fais des business comme les nôtres, réinventer la roue, ça prend beaucoup plus de temps, ça coûte beaucoup plus cher et généralement, c'est encore plus cher à l'exploitation.

Hello, le business en ligne, c'est génial. Mais si c'était plus possible, qu'est-ce que vous feriez comme business matériel ?

Je vais ouvrir une boîte de détective privé.

Ce serait intéressant de faire l'exercice, filature, surveillance, observation.

Moi, moi, je fais la filature.

Ouais, ouais, ouais.

Où tu, où tu me l'as fait ?

On, on pratique ensemble. Je te montre comment faire parce que même si tu es grand, ce qui est pas un avantage parce que tu dépasses un peu, il y a des moyens de te rendre gris, c'est-à-dire invisible contre les murs, puis ça saute dans le regard et cetera. C'est moi, je trouve intéressant, je trouve ça intéressant une formation pratico-pratique dans la rue, filature, observation. Ouais, ouais, ouais.

Ça doit combien de temps à Dubaï ?

Jusqu'au 4 mai.

Jusqu'au 4 mai. Ouais.

Possible de faire un truc. Euh, tu as une réponse toi ? Business physique ?

Euh, ouais. Ouais. Bon, je, je fais un hôtel. Pas, j'adorais faire un, bon, je fais une boîte de nuit.

Boîte de nuit, c'est vrai que tu es en train de travailler dessus. J'ai même pas anticipé la question, je me retrouve. Tu rigoles là, c'est toi qui nous la donne. Sais, j'amuse.

Euh, non, le premier truc qui me viendrait en tête, moi, ce serait une salle de sport. Ouais, je pense, mais une vraie, genre la meilleure, tu vois, meilleure du monde, ultimate Antoine Jun.

Ouais.

Connu mondialement. Ouais.

Salle de sport, mais en même temps, tu vois, côté mindset et def perso dedans.

On en parle d'ailleurs de la leçon de marketing qu'ils font quand même Logan Paul et KSI avec Prime, là ?

Qu'est-ce qu'ils font ? C'est trop smart. Ils ont répliqué le modèle de Supreme sur des boissons.

Tu connais la marque de skateboard Supreme ? En fait, ce qu'ils font, c'est qu'ils vendent des produits à prix normaux, mais en quantité extrêmement limitée. Donc, ils vont te faire la quantité que fait Gucci, voir même moins, mais au prix d'un bon t-shirt sans marque, tu vois. Donc, ils vont vendre leur t-shirt à 40 balles. Et en fait, du coup, ben ça crée un énorme engouement parce que tu as une disparité tellement grande entre la valeur du produit de par sa rareté et son prix, que les gens font la queue et cetera, et ça, c'est un énorme marketing.

On en parle un peu moins maintenant, mais il y a quelques années, c'était Supreme.

Ouais. Bah, ils sont en faire acheter combien ?

Ouais. Par quoi ? Le William. Et euh.

En fait, ils font ça. Logan Paul et KSI, ils limitent artificiellement la quantité de leur boisson. Comme ça, c'est tout le temps sold out. Ça renvoie le signal de "Ah, putain, tout le monde en veut, tout le monde s'arrache, ça doit être un truc de ouf." Tout le monde en parle et maintenant, il y a carrément le même système de revente qui se crée avec les t-shirts Supreme où la moitié des gens, enfin même 99% des gens qui vont faire la queue, en fait, ils l'achètent et ils le revendent derrière. Et ben là, il y a la même chose qui se fait sur Prime où typiquement à Dubaï, tu payes, j'ai, je vais dire une connerie, mais je pense l'équivalent de 5, 6 euros la bouteille comme ça de Prime, parce que typiquement moi, j'achète dans une pharmacie, les mecs vont les racheter dans un centre commercial normal et les revendent cinq fois plus cher.

Je t'ai vu que tu en avais une dans une story.

Ouais, trop fort. C'est ouf parce que en fait, le besoin de boire, il a réussi à le transformer genre limite en symbole de statut. Euh, ça, ça a plus du tout une, c'est plus du tout utilitaire, genre le fait de de boire maintenant, c'est.

C'est depuis les Romains, ça.

Ah ouais.

L'apparition du vin, c'était un, euh.

Ah ouais.

C'était un exercice d'abord de de d'invitation et de soumission politique en fait.

Fermenter une boisson pendant des mois, machin, les mélanger, mettre du miel, tout ça pour boire. Ouais.

Non, non, la boisson, c'est un truc de fou.

Mais idéalement. Du coup, je me demande pourquoi il n'existe pas une boisson qui a un vraiment un positionnement vraiment luxe, tu vois ? Genre pas de l'eau parce que l'eau, il y a déjà eu beaucoup de play marketing dessus, mais tu fais une boisson un petit peu flavored et tu l'as fait genre 6 balles et tu fais genre une bouteille ultra design et tu l'as fait mettre en avant que par des, des vraies stars, genre des tennismen. Tu reprends les les mêmes gens qui qui mettent en avant Richard Mille par exemple, tu vois ? Mais tu fais une bouteille à 7 balles.

C'est un créneau de ouf.

C'est une bonne idée, hein.

Ça m'a l'air pas tomber dans l'oreille, bien sûr. En plus, j'ai le nom, Océan D apostrophe O U2 S.

Ah ouais.

Un truc à faire.

Tu en as comme ça toi de de trucs que tu as passé et qui sont devenus traumatisants ?

C'est quoi le plus traumatisant ?

C'est Uber.

Waouh !

Ouais, Uber premier tour.

Et tu leur as dit, "Qui veut monter dans les voitures dans inconnu ?" C'est pire, c'est pire que ça. Euh, en fait, Uber n'a pas été fondé par Travis.

Ouais.

Fondé par un mec qui s'appelle Garrett Camp et qui va devenir l'inspiration de. Vous l'avez vu la série Startup, HBO, Silicon Valley sur HBO ?

Oui, mais c'est, c'est un truc marrant quoi.

Oui, mais en fait, il y a un personnage dans cette série.

Ah, le gars avec les longs cheveux là.

Ah, il est énorme ce personnage.

Et ben, tu sais qu'il ressemble comme deux gouttes d'eau au fondateur de Uber.

OK.

Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que le fondateur de Uber à l'époque, c'était lui, il était pas très doué et il a essayé de lever des fonds, il a raté et Travis a investi. Et moi, il m'avait proposé cette levée. J'ai dit non. Et ensuite Travis investit, ça a décollé et donc j'ai raté. J'étais à ça d'être milliardaire. J'aurais mis 10 000 dollars, c'était un milliard de dollars.

Ouais. Et là, je serai sur une île avec des petits trucs, 30 mannequins. Et au lieu de ça, je suis avec Yomi, Antoine et toi quoi.

Le pire avec ça, c'est que tu reçois les questions où ça marche. Mais.

Je sais, mais je m'en parle pas. Je suis je.

C'est même pas comme une crypto que tu as manqué parce que beaucoup de gens, tu vois, quand tu réfléchis, ah, j'aurais pu investir dans cette crypto. En fait, l'extrême majorité des gens, même s'ils avaient investi à un moment dans une crypto, ils auraient vendu, tu vois, tellement c'est liquide. Mais sur des investissements comme ça, en fait, tu peux même pas vendre. Donc tu aurais prob, peut-être pas, tu aurais pas gardé jusqu'à jusqu'au milliard, mais en tout cas, tu aurais fait des centaines de milliards. Je crois, je pense que si, parce qu'en fait, le premier événement de liquidité vraiment sérieux, c'est la série D chez eux.

Ouais.

Et donc, c'était, euh, ça, ça aurait valu, ouais, 800 millions, tu vois.

Tu peux pas tout vendre, donc tu es un peu baisé. Tu dois garder.

Ouais. Bon ben, ça, le plus gros miss out de ta carrière.

Le deuxième, c'est Voodoo. La boîte française.

Mais celui-là, je le regrette pas parce que j'ai été honnête et je regrette pas d'avoir été honnête.

C'est-à-dire ?

Bah, il a voulu rentrer à The Family et moi, je lui dis, enfin, en fait, il voulait nous donner des actions de sa boîte et être membre de The Family. Il a eu un, à l'époque, c'était un moment où The Family en hypercroissance. Il y avait plein de partenaires qui s'occupaient des startups, pas que moi. C'est pas moi qui me suis occupé de lui. C'est un, c'est un mec de notre équipe qui a pas été très bon. Et en fait, moi, je leur avais parlé une seule fois et je leur avais dit, vous savez les gars, je pense que c'est pas une très bonne idée de rentrer à The Family. Il y a personne ici qui connaît rien au jeu vidéo. Jeu vidéo, c'est assez spécifique. C'est un peu de l'arnaque de vous prendre des parts. Si vous insistez, je dis pas non, mais réfléchissez-y. Et en fait, ils sont partis, ils ont pas pris de parts. Et six mois après, il faisait le jeu là, Jump, 300 millions de revenus en 72 heures, j'exagère, mais c'est un délire dans ce genre. Et euh, et la boîte, elle vaut 4 milliards, 5 milliards et donc on aurait eu, ouais, on aurait eu un chèque de 200 millions, je pense.

Ouais. Et c'est quoi, c'est quoi ton plus gros win du coup ?

Euh, je pense que c'est Algolia jusqu'à présent. Euh, non, c'est, ouais. Stra, plus dur à savoir. On va voir comment Algolia a fini. Mais bon, c'est des beaux. Tu peux pas avoir que en fait, il y a un moment, enfin, tu peux pas, tu peux pas toujours, tu peux pas toujours savoir ce que les startups vont devenir. Compter et mais ça, mentalement, c'est très, très dur pour les gens. Si, il y a beaucoup, beaucoup de gens dans le monde des startups qui vont très mal à cause de ça. L'un de mes investisseurs préférés dans le monde, il s'appelle Best Venture. Ils ont un site internet exceptionnel parce que 100% des vies, quand tu vas sur le site internet, ils te montrent les boîtes de ouf dans lesquelles ils ont investi.

Hm. Hm.

Et eux, ce qu'ils font, c'est qu'ils mettent la liste de toutes les boîtes qu'ils ont refusées et qui sont devenues des géants avec la note du mec de leur équipe sur pourquoi ils l'ont refusé. Ils appellent ça leur anti-portfolio et je trouve ça trop classe.

Ouais, je suis d'accord. Sans permission, sans sans permission. Sans permission. Sans permission. Avec. [Musique] Sans permission. Au sans permission. [Musique] Sans permission. Co ?