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Les 3 Pires Expériences au Mexique !

Conte Fécond23:11

Transcription

Bien, il est l'heure de continuer notre petit tour du monde de témoignages glaçants. Après avoir fait un tour en Asie, Corée du Sud, puis Japon, puis Chine, et même Australie, ou même encore Espagne, nous nous retrouvons en Amérique pour nous arrêter au Mexique. Rapprochez-vous bien. Évidemment, il ne sera pas question de petites vacances bucoliques ou de bon temps passé au bord de l'océan, mais plus d'histoires traumatisantes qui ont été partagées sur Elite.

Mais avant d'attaquer ça, on va aborder quelque chose d'un peu plus positif, comme la famille, avec MyHeritage. En fait, MyHeritage, c'est un service qui vous permet de renouer avec vos racines, et c'est surtout le service numéro 1 dans sa catégorie. Il vous permet de reconstituer votre arbre généalogique, et c'est déjà utilisé par près de 90 millions d'utilisateurs. Et grâce à leur outil, ça va être super intuitif et amusant de construire votre arbre généalogique, et surtout, bah, de remonter vos origines. Et ça vous permettra en même temps de trouver des parents éloignés dans le monde entier. Et avec son petit côté ludique, et ben, il vous sera donc possible de retrouver des personnes perdues de vue ou même, bah, potentiellement découvrir des personnes de votre famille dont vous n'aviez jamais entendu parler, quoi. Par exemple, un arrière-grand-père, des oncles éloignés, du côté du Mexique ou au fin fond de l'Australie. Et même si vous avez peu d'informations à communiquer sur vos ancêtres, bah, MyHeritage va vous aider à remplir tout ça, parce que, entre autres, ils ont quand même à peu près 19 milliards de documents dans leur base de données. Donc ça peut se combiner avec ce que vous allez leur donner et donc ça vous permettre d'aller beaucoup plus loin, quoi.

Alors là, moi par exemple, vous voyez, j'ai juste rempli avec mes parents proches et le site m'a déjà suggéré des correspondances avec des gens qui ont les mêmes infos dans leurs arbres. Et là, par exemple, le site, bah, fait des rapprochements aussi avec les avis de décès qu'ils ont. Et donc, en l'occurrence, ils ont vu juste, parce que c'est bien mon père. Bon, si vous êtes intéressé par la généalogie, c'est une mine d'informations. Mais en vrai, c'est pas le seul service qu'ils proposent, parce que grâce à leur IA, en fait, ils peuvent également retoucher les photos historiques en améliorant les colorisations ou même les animer. Là, par exemple, vous voyez une photo de vieux cousin, là, la version de base en noir et blanc, et colorisée, c'est quand même ouf. Donc si vous voulez partir à la recherche d'une famille éloignée ou alors même de vos ancêtres, c'est simple. Rendez-vous directement sur MyHeritage.com, que je vous mets en description. Vous vous inscrivez et vous bénéficiez alors de 14 jours d'essai gratuit. Donc merci encore à eux. Et nous, et bien, on retourne à nos histoires du jour. Bref, vous connaissez la recette. On a rajouté des voix off dans le récit pour une plus grande immersion. Et au programme, nous allons voir des vacances en famille dans un hôtel mexicain qui frôlent le drame, une virée entre potes à la frontière entre le Mexique et les États-Unis qui dégénère, et un trajet en taxi en plein Mexico qui tourne au cauchemar. Bonne vidéo.

La première histoire est racontée par Abble Education, qu'on a renommé Briyan pour l'occasion. Et alors qu'il avait 20 ans, Ben, Briyan est parti en vacances au Mexique avec sa famille. Briyan, en tout cas, se décrit comme quelqu'un de très timide. D'ailleurs, il a précisé dans son témoignage qu'il était encore vierge, même si ça n'a pas une grande importance. En tout cas, pour lui, je sais pas, il avait besoin de se confier. Et il précise qu'à l'époque, il consommait beaucoup de sandwich, quoi. Voilà, je vous renvoie vers la vidéo "Poisson fécond" sur ce qui est un sandwich. Et donc, là, il s'apprêtait à passer une semaine complète sans pouvoir toucher à ça, donc ça faisait un peu flipper. D'autant plus que ses parents et même toute sa famille n'ont aucune idée qu'il fume, quoi. Bref, toute la famille débarque donc au Mexique dans un très beau complexe hôtelier, et Briyan partage une chambre avec son frère, avec la chambre de leurs parents qui se trouve juste à côté. Et comme ils sont tous les deux assez grands pour s'occuper, leurs parents leur ont laissé carte blanche pour la semaine et ne leur ont imposé aucune activité en famille. Donc voilà, bah, ils ont vraiment quartier libre. Bon, néanmoins, et vu que c'était leurs premières vacances à l'étranger, Briyan et son frère sont allés faire quelques excursions avec leurs parents, mais bon, la plupart du temps, ils étaient à la plage.

Le soir, avec mon frère, on va dans l'espèce de discothèque du complexe hôtelier et on sympathise avec un des barmans qui est là tout le temps. Les soirées et nuits sont cool, on s'amuse bien et on profite un max. Un soir, par contre, je suis tellement en forme, tellement désinhibé, que je parle à mon frère du fait que je fume. Ça l'a pas mal choqué, mais il n'est pas tombé dans le jugement, loin de là. Bref, la soirée continue et à un moment, bah, le frère de Briyan, complètement crevé, décide d'aller se coucher. Et pendant que Briyan reste en compagnie du barman pour boire un dernier verre. Le barman, qui a entendu la conversation un peu plus tôt dans la soirée, et donc, il demande au jeune homme s'il veut venir avec lui pour fumer un peu. Alors bien sûr, Briyan, il fait "Génial !" et il saute sur l'occasion, parce que bon, le programme le botte quand même pas mal, quoi. Fumer, voilà, dans un pays étranger, cool, quoi. D'ailleurs, il précise qu'à l'époque, il était assez naïf, il fait assez facilement confiance aux gens, tout en fonctionnant un peu trop à l'instinct. Bref, pour passer cette fin de soirée, il faut par contre quitter le complexe hôtelier pour aller chez des cousins du barman. Là, bref, Briyan et le barman prennent donc une petite voiturette de golf pour un court trajet d'à peu près 1 km 5 au milieu de la nuit. Et là, avec le temps qui passe, Briyan commence petit à petit à décuver et redevient un peu plus lucide.

Arrivé sur place, il remarque une espèce de clôture de plus de 2,50 m entourant l'immeuble et le parking. Par réflexe, lui, il checke tout autour de lui pour inspecter l'endroit. Et à ce moment-là, des petits signaux d'alarme se déclenchent en lui, mais il dit rien. C'est juste qu'il se sent un peu mal à l'aise. Du coup, on passe ce grillage pour rentrer dans la propriété et on se dirige vers l'appartement de son cousin. À peine rentré, j'ai déjà envie de ressortir parce que je me retrouve nez à nez avec deux golgoths de plus de 120 kg, alors que j'en fais 50. Le cousin du barman commence à me regarder, à regarder le barman, puis à me regarder, puis le barman, et ainsi de suite. Qu'est-ce qui se passe, bordel ? Puis, bah, du coup, il commence à tous parler en espagnol, une langue que Briyan ne comprend pas. Il n'a donc aucun moyen de savoir de quoi il en retourne. Bref, il commence à avoir un peu la chair de poule et puis la nausée, et donc ça ne va pas du tout. Et en scrutant la pièce minutieusement, bah, il voit une baie vitrée et des portes coulissantes au fond du salon. Briyan nous précise, cela dit, en plus, qu'ils sont au rez-de-chaussée. Et il demande alors au cousin du barman s'il peut sortir un peu. Là, le cousin du barman comprend pas trop et lui demande s'il veut aller nager, parce qu'en fait, il y a une piscine dehors. Par réflexe, Briyan, il dit que oui, il aimerait bien aller nager, et il se dit "Ok, c'est peut-être une occasion, une opportunité, ok, faut que je la saisisse." Et là, il va vraiment la saisir.

Il sort alors tout doucement, en étant très relâché, mais une fois dehors, il commence à taper l'accélération de sa vie en direction du parking. Alors à première vue, il n'a pas l'air suivi, mais il n'a pas envie de perdre du temps pour vérifier non plus. Mais le problème, c'est qu'il ne trouve aucune porte pour sortir complètement, et il y a visiblement que la sortie principale par laquelle il est arrivé. Ma seule option, est-ce qu'elle a cette espèce de clôture de plus de 2,50 m ? Je prends alors mon courage à deux mains, je grimpe ce truc, je me coupe le genou comme c'est pas possible, mais j'arrive de l'autre côté. Je tape alors le sprint de ma vie pour retourner jusqu'au complexe hôtelier, le tout en ayant la peur au ventre. J'avais jamais eu aussi peur de ma vie. L'arrivée dans la chambre, Briyan réveille son frère et décide donc de tout lui raconter. Et là, en entendant tout ça, bah, son frère a directement envie d'aller les voir ces mecs pour leur péter la gueule. Sauf que évidemment, c'est une très mauvaise idée et très clairement, il l'aurait sans doute payé de sa vie. Et donc, bah, Briyan arrive à le calmer. Il fait "Non, mais vas-y, ne fais pas ça, quoi." Lui dit d'ailleurs qu'il ne lui est rien arrivé à part une blessure au genou. Bon, à ce moment-là, Briyan a encore trois jours à passer dans le complexe hôtelier. Et d'ailleurs, très étrange, mais à partir de ce moment-là, il ne remarque plus le barman qui, normalement, était à son poste classique au bar. Sauf qu'en passant devant le bar tous les soirs, il n'y est plus du tout. Et là, ben Briyan, je sais pas si c'est un hasard, si le barman est allé bosser dans un autre hôtel ou quoi que ce soit, mais peut-être qu'il avait simplement peur que Briyan le dénonce, qu'il s'était rendu compte de certaines choses qu'il ne comprend même pas. En tout cas, aujourd'hui encore, bah, Briyan ne sait pas ce qui se tramait dans cette maison. Est-ce qu'il allait être drogué pour être enlevé ? Est-ce qu'il était question de trafic sexuel ? En tout cas, pour lui, c'était impossible que la soirée se passe bien. Et le fait que son intuition lui ait dit de se tirer lui a sans doute, peut-être, en tout cas, sauvé la vie.

Bon, en tout cas, si dans cette histoire, le fait d'être seul a sans doute joué à le rendre plus vulnérable, bah, figurez-vous qu'être en groupe, ça va pas forcément vous éloigner du danger. Loin de là.

[Musique]

Alors cette deuxième histoire est partagée par un utilisateur du nom de Painfl, qu'on renomme Paul, parce que voilà, il a, c'est les deux premières lettres pareil, quoi. Faut pas chercher compliqué, quoi, parfois, hein. Bon, bref, en tout cas, notre cher Paul, il explique que c'est la première fois qu'il poste sur Edit et il espère, façon de parler, que ce sera à la hauteur des autres récits qu'il a pu lire jusqu'ici. Remarque un peu bizarre quand tu vis quelque chose de traumatisant, mais bon. En tout cas, il remet un peu de contexte. Son histoire s'est déroulée en 2005, alors qu'il était en première année à l'université, plus précisément à Corpus Christi, au Texas, et donc à environ 200 bornes du Mexique. Et il précise qu'à l'époque, la frontière mexicaine était considérée comme plus sûre. Et il décide du coup d'y aller pour quelques jours. Bref, un dimanche, c'est donc l'heure pour Paul, mais aussi son pote Ryan et leurs copines, de filer au Mexique avec pour objectif principal manger de la nourriture locale, boire des bières et explorer une partie du pays. Joli programme, quoi. Bref, arrivé au poste frontière entre le Mexique et les États-Unis, bah, il y a un parking où l'on peut se garer et traverser la frontière à pied. Et Paul précise qu'à l'époque, bah, il n'était pas nécessaire d'avoir un passeport, suffisait en fait de montrer son permis de conduire et de passer la frontière à pied, tranquille, quoi.

Et là, alors qu'il parle à l'agent de frontière, ben le type les regarde d'un air un peu inquiet. Vous savez, ce genre de regard qu'un parent vous lance quand vous êtes sur le point de prendre une décision stupide. Faut que je vous décrive un peu notre groupe. Avec Ryan, on est vraiment le cliché des petits blancs très propres sur eux, et nos deux meufs sont deux petites blondes de 18 ans. Donc, comment vous dire qu'on se fait facilement remarquer ? Ce qui semble visiblement faire tiquer le mec de la frontière. Bref, sur un ton très sérieux, le garde leur demande ce qu'ils ont l'intention de faire au Mexique. Et là, le groupe leur répond très sincèrement avec leur programme. Donc, bref, le garde, il écoute tout ça, il leur conseille quand même d'être très prudent avant de les laisser passer. Bon, à partir de là, Paul a une sorte de petite boule au ventre, quoi. Mais le groupe décide quand même de continuer, parce que bon, voilà, on va pas se laisser décontenancer juste par un garde qui a l'air un peu flippé, quoi. Et là, il passe par le grand pont métallique qui est éclairé par des lampes à haute puissance. Donc vous voyez, c'est ce pont-là. Et une fois la frontière franchie, c'est une toute autre histoire. Là, c'est plus les States, hein, c'est pas le même PIB, attention. Les rues sont sales, elles ne sont pas pavées, elles sont mal éclairées. Bref, le budget, il y en a, il y en a pas, on sait pas trop où il est investi, en tout cas. D'ailleurs, les gens semblent se cacher dans les coins et les endroits pas éclairés, et ils vendent divers trucs pas très net dans la rue. Bref, tu as l'impression d'être un petit peu tombé un peu dans le bas-astral, quoi, on dire.

Là, Paul et son petit groupe ont à peine le temps de marcher une centaine de mètres, puisque je le rappelle, ils ont laissé la voiture dehors à la frontière, plutôt. Et donc, là, ils sont toujours à pied, ils marchent une petite centaine de mètres et ils sont abordés par un Mexicain local dans la rue. C'est un homme d'une trentaine d'années, musclé, très corpulent, avec un gros accent espagnol, qui essaie de nous parler dans un anglais approximatif. Ce mec est très, très bavard. On a l'impression qu'il veut devenir notre nouveau meilleur pote. Il nous dit qu'il connaît les meilleurs restaurants, les meilleurs bars du coin, et qu'en le suivant, on passera une bête de soirée. Alors Paul nous le dit, hein, il est effrayé par ce type, mais c'est le seul. Les autres, bah, voilà, en fait, Ryan et puis leurs meufs sont plutôt chauds pour le programme. Ils disent "Cool, trop cool, un local qui est vraiment sympa, wouh, il va nous faire découvrir des trucs." Ouais, ok. Bref, pour Paul, ça va pas du tout, c'est un "red flag", il y a vraiment un truc qui n'est pas, qui n'est pas net. Et donc, bah, il se laisse embarquer par la majorité, et ils finissent tous dans un petit resto local avec le type. Là, il s'installe et puis quelques minutes plus tard, ça va très vite, il commence à bouffer. Et pendant tout le repas, bah, le Mexicain, qui est toujours collé à eux, qu'ils ne connaissent pas finalement, il parle beaucoup, beaucoup. Et petit à petit, son ton a changé, comme s'il se mettait un petit peu à leur aboyer dessus, à les engueuler. Et d'ailleurs, il insiste de plus en plus pour faire visiter le coin au groupe de Paul. Ça ressemble plus à un ordre qu'à une supposition. À un moment, on sait plus, et là, bah, il y a une sorte de malaise qui commence à s'installer autour de la table. Et Paul n'est plus le seul qui sent un truc qui n'est pas normal.

Bref, le repas se termine et au moment de quitter la table, Paul dit à Ryan et aux filles qu'il faudrait se débarrasser de ce type quand même. Là, globalement, tout le monde est d'accord. Et donc, bah, l'occasion est toute trouvée, parce que bah le Mexicain décide de passer aux toilettes. Et donc, c'est le moment parfait pour notre groupe de s'éclipser. Et à ce moment-là, bah, il y a la serveuse, bah, du restaurant, qui s'approche d'eux et d'une voix un petit peu timide, étouffée, et dans un anglais un peu bancal, elle montre les toilettes, dit "Cet homme n'est pas une bonne personne, très, très mauvais." Bon, là, tout le monde est paniqué pour de bon. Et vu qu'ils viennent de payer, Paul et les autres décident de partir d'ici en vitesse. Sauf qu'au moment où ils passent la porte d'entrée, le type sort des toilettes et il a l'air bien décidé à les suivre. À ce moment-là, son comportement change radicalement. Il ne rit plus, ne plaisante plus, et n'est plus du tout de bonne humeur. Il semble vraiment énervé par le fait qu'on veuille se débarrasser de lui. Et il arrive à notre hauteur en quelques secondes. Il commence aussi à insister pour nous emmener dans le soi-disant meilleur bar de la ville. On commence vraiment à être paniqué, mais on a l'impression que ce serait trop dangereux de s'enfuir. Donc on suit. Ok, l'ambiance est sympa, en tout cas. Bon, le groupe le suit et de temps en temps, bah, le Mexicain se met à courir de l'autre côté de la rue pour chuchoter des trucs en espagnol à des flics mexicains hyper louches. Après, quand même un petit peu bizarre, mais bah, ces prétendus flics, et ben, ils portent des chemises avec l'inscription "Policia", mais ils sont habillés avec des vêtements très chill, un peu en civil, et ils portent des flingues à la ceinture, tout en fumant des clopes. Voilà, ils n'ont pas l'air d'être des flics légitimes, officiels, ou des trucs du genre. Surtout qu'en plus, à ce moment-là, tout le monde semble dévisager le groupe de Paul au fur et à mesure qu'ils avancent dans la rue. Donc voilà, les gens tout autour, ils ne sont pas hyper accueillants. Et il y a un vrai sentiment global de leur part qui monte de plus en plus, et qu'on comprend. Puis le Mexicain sort une cigarette et il commence à leur, à fumer, sauf qu'elle est pas allumée, quoi. Du coup, ça n'a pas de sens.

Et là, Paul se dit, mais qu'est-ce qu'il est en train de se passer, quoi ? Et il a l'impression d'être un peu le chef du groupe, parce que ben, le Mexicain ne fait que parler avec lui, il ignore en fait ses potes. Il a l'impression que c'est lui le leader, quoi. Bref, pendant que Ryan, donc le pote, et leurs copines sont devenus très silencieux et se contentent juste de suivre sans trop savoir quoi faire. Et puis, bah, Paul est de moins en moins serein, parce qu'avec son groupe, il ne cesse de s'éloigner de la frontière. Pourtant, il essaie de pas trop se retourner, mais il voit que les lumières du pont deviennent de plus en plus petites au loin. La goutte d'eau qui fait déborder le vase, c'est quand on bifurque dans une rue perpendiculaire très sombre qui mène à un parking vide. Sur ce parking, je vois une camionnette garée toute seule. Mais le Mexicain insiste et dit que le bar est plus loin dans la rue. Je sens mon cœur battre la chamade, je sens mon visage qui commence à me brûler de l'intérieur. Paul doit prendre les devants, parce que le reste du groupe est juste évanoui, quoi. Il se dit alors, un peu à gonfler le torse, et il dit aux Mexicains qu'ils n'iront pas plus loin et que, il est d'ailleurs l'heure pour eux de retourner aux États-Unis. Là, le groupe s'arrête et il décide alors de faire demi-tour. Sauf que le Mexicain, lui, il n'entend pas de cette oreille et il se met de plus en plus en colère. Paul décide alors d'accélérer le pas. Le groupe commence alors à marcher plus vite, puis à trottiner, puis à courir, avant de taper le sprint de leur vie. Évidemment, sans surprise, le Mexicain n'est pas content. Il se met à leur courir après, il leur hurle dans un anglais bancal et puis en mexicain, à moitié, enfin en espagnol à moitié, de revenir ici. Mais évidemment, ils n'écoutent pas. Et puis, enfin, arrivé à quelques dizaines de mètres du pont qui débouche sur la frontière, le Mexicain s'arrête là. Il fait demi-tour, il recule et il disparaît dans la pénombre d'une ruelle. Alors peut-être qu'il a peur de se faire tirer dessus par des gardes américains ou un truc du genre. Et en tout cas, notre groupe arrive enfin au poste pour remettre le pied sur le sol américain.

En tout cas, Paul termine son histoire en précisant qu'ils ne sont restés que deux petites heures au Mexique, mais que ça a clairement suffi pour le traumatiser, lui et son groupe. Alors bon, ils étaient sans doute à deux doigts de se faire enlever par un cartel de la drogue, des trafiquants, ou quelque chose. Et d'ailleurs, bah, ce type, ce Mexicain, en vrai, on peut se poser la question à quel point il était de mèche avec les policiers, quoi. D'ailleurs, est-ce que c'était une technique habituelle pour essayer d'obtenir une rançon ou un truc du genre ? Ou alors, juste, c'était juste un mec qui faisait le rabatteur et qui essayait de les dépouiller un peu à la fin ? Je sais pas. En tout cas, bon, il nous le dit, hein, mais dans la voiture, sur le chemin du retour, tout le monde a été pris d'un fou rire nerveux, et ça, au fur et à mesure que Paul et ses potes réalisent qu'ils ont sans doute échappé au pire.

En tout cas, si vous pensez que bah, les deux premières histoires étaient traumatisantes, bien écoutez, on va finir en beauté.

Cette dernière histoire est partagée par Srita Unicellular, super prénom quoi, enfin prénom, pseudo, c'est plus quoi, en tout cas, on l'a renommée Julia pour une meilleure fluidité. Et d'ailleurs, avant d'attaquer son histoire, elle précise qu'elle a fait pas mal de rencontres bizarres dans sa vie. Elle a déjà été agressée et volée, elle a déjà été suivie par un type qui lui demandait si elle croyait aux anges. Bref, une vie un peu trop mouvementée à son goût. Mais si elle ne devait garder qu'une seule histoire à raconter, bah, c'est celle que je vais vous partager aujourd'hui. Revenons un petit peu en 2005, alors que Julia est âgée de 20 ans. Alors à ce moment-là, un peu insouciante, elle décide de déménager seule à Mexico pour tenter de percer en tant qu'artiste. Et elle nous précise qu'à ce moment, et plus largement entre 2005 et 2009, la criminalité a vraiment augmenté, bah, au Mexique, en particulier, toutes celles liées à la drogue qui débouche souvent sur des enlèvements ou des agressions. Donc, bon, autant vous dire que le climat n'était pas ouf ouf. J'ai chopé un taf dans un centre d'appel histoire de faire rentrer un minimum d'argent pour payer mes études. Je trouve un bon équilibre entre tout ça, les horaires sont flexibles, ce qui me permet d'étudier avant d'aller bosser en fin d'après-midi et en soirée. De fait, je quitte généralement le centre-ville où je travaille vers 22h, 23h, la plupart du temps. Bref, un soir, Julia est vraiment claquée et elle décide sans trop réfléchir de monter dans le premier taxi qu'elle voit pour rentrer chez elle. Et elle précise que le véhicule ressemble quand même au truc officiel qui circule dans Mexico, mais elle vérifie ça à l'arrache, donc elle n'est pas non plus sûre sûre que ce soit un officiel. Bref, elle monte, mais rapido, bah, elle a quand même le pressentiment que quelque chose cloche. Et là, vous savez parfois, bah, vous avez cette sensation bizarre dans votre estomac qui vous dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas, sans rationnellement comprendre ce que c'est. Et c'est exactement ce que Julia sent à ce moment-là, mais elle décide quand même de rester dans le véhicule.

Le début du trajet se passe bien, il y a rien à signaler, et la jeune femme se dit qu'elle s'est sans doute inquiétée pour rien. Sauf qu'après une dizaine de minutes de route, le chauffeur a commencé à ralentir et s'est arrêté complètement au milieu d'une route sombre. Et sans rien dire, je suis assise au milieu de la banquette arrière et j'entends d'un coup les portes droites de la voiture s'ouvrir. Deux hommes montent alors à bord, l'un à l'avant et l'autre à l'arrière. Ce dernier me pousse sur le côté jusqu'à ce que je sois exactement derrière le conducteur. J'ai l'impression que le temps s'arrête et les quelques secondes où personne ne dit rien me semblent être une éternité. Alors Julia explique qu'elle n'est pas tombée dans le cliché de "je vois ma vie défiler devant moi", mais clairement, ses pensées ont été quand même pour ses parents. Donc, pas un bon mood, elle n'est pas du tout sereine. Et là, le type à côté d'elle ouvre la bouche et lui dit : "Garde les yeux fermés, on n'est pas des voleurs ou des kidnappeurs." Sauf que pour Julia, c'est exactement ce que diraient des voleurs ou des kidnappeurs. Bref, le type commence à lui raconter une histoire sans queue ni tête, en expliquant qu'ils sont suivis et qu'ils ont donc décidé de monter dans le taxi de force, et tout ça, bien sûr, dans le but de semer les mecs qui leur collent au cul. Alors pour Julia, c'est sans doute une grosse connerie, et d'ailleurs, elle pense que le chauffeur fait sans doute partie du plan. Et à ce moment-là, bah, les types qui sont montés, bah, disent ou hurlent plutôt au chauffeur de redémarrer très vite. En tout cas, aux yeux de Julia, bah, le chauffeur a l'air beaucoup trop silencieux et calme pour ne pas tremper là-dedans. Mais au fur et à mesure que le trajet se déroule, le type à côté de Julia n'arrête pas de se contredire et surtout, il commence à la fouiller. Bon, il lui fait les poches et lui, il prend son portefeuille. Et donc, il connaît à ce moment-là son nom et son prénom, ce qui ne va pas enchanter Julia. Sauf que, elle le dit, cette fouille se fait de manière assez chill, assez calme. Le type sur le siège avant, c'est une autre histoire par contre, il est nerveux au possible et agité. Je pense vraiment qu'il est sous un truc. À un moment, pour aucune raison, et alors que j'ai une main en l'air, il me hurle : "Baisse tes mains !" comme si j'avais eu l'intention de me battre. Le type à côté de moi essaie alors de calmer l'ambiance. Il me dit que je dois pas m'inquiéter, que tout va bien se passer. Mais bon, rester calme dans une telle situation, c'est clairement plus facile à dire qu'à faire.

Sauf que le type à côté d'elle fouille à présent dans son téléphone à elle. Il lui retourne aussi son sac à dos, et cetera. Bref, si ça ne ressemble pas à des voleurs, ça en a un peu l'air quand même. En tout cas, voilà, le temps passe et quelques minutes plus tard, Julia comprend que le mec à l'avant a récupéré sa carte de crédit, parce que une fois de plus, il se retourne et il gueule : "Donne-moi ton code de CB et tu as intérêt à donner le bon !" Sauf que là, sans trop savoir d'où ça lui vient, Julia va alors lui répondre du tac au tac : "Ne me parle pas comme ça !" Par contre, rapidement, elle se demande ce qu'elle vient de faire. Elle dit : "Attends, je viens vraiment de lui mettre un coup de pression ?" Elle, dans sa tête, elle se dit : "Mais comment, dans un moment de danger extrême où sa vie est peut-être en jeu, le fait que quelqu'un soit grossier avec elle, soit ce qui la dérange le plus ?" Sauf qu'à ce moment-là, le mec à côté de Julia lance au mec qui lui a mal parlé : "Ouais, elle lui parle pas comme ça, elle a raison." Ok, ça marche. Du coup, elle lui a mis un coup de pression et l'autre, il fait : "Ouais, t'as raison." En gros, bah, là, Julia, elle se dit : "Ok, c'est quand même un coup monté tout ça, et sans doute, il y a le bad cop et le good cop." Mais bon, en tout cas, bref, elle donne quand même son code de CB, le vrai, parce qu'elle n'a pas envie de jouer avec le feu. Alors en plus, elle n'a pas beaucoup de tunes sur son compte, et en plus, elle a beaucoup bossé pour l'avoir, mais elle préfère malgré tout donner sa tune, même le peu qu'elle a, plutôt que donner sa vie. En général, dans les cas de kidnapping express, ils vous conduisent pendant des heures en tournant en rond avant de s'arrêter quelque part tard dans la nuit pour récupérer, par exemple, votre tune à un distributeur. Mais je pense qu'ils ont compris que j'avais pas beaucoup d'argent, donc que ça devait théoriquement bien sûr bientôt se terminer. Je savais qu'ils n'allaient pas gentiment me déposer près de chez moi, même si maintenant ils connaissaient mon adresse, ayant mes papiers.

Et après, elle ne sait combien de temps, la voiture s'arrête finalement, et Julia comprend qu'elle est sans doute à plus de 2 heures de chez elle, de l'autre côté de la ville. Bon, là, les types lui disent alors de sortir de la caisse et de marcher lentement, sans se retourner. Bon, Julia ne se pose alors plus de question, elle sort vite de la voiture, elle s'exécute et elle ne se retournera pas une seule fois. Et là, elle entend alors la voiture partir. Après quelques minutes de marche, là, elle arrive au niveau d'un parc et elle s'assoit au sol, enfin, elle s'effondre plus ou moins. Elle se met alors à pleurer parce que ses nerfs lâchent pour de bon. On commence à comprendre un peu le moment où tout se relâche, c'est là où on finit par pleurer, vraiment, par se décharger, quoi. C'est assez récurrent dans les témoignages. Bref, en tout cas, Julia, au bout d'un moment, finit par se calmer, reprendre un petit peu ses esprits, mais elle est là, toute seule, sans argent, sans téléphone, juste avec son sac à dos vide. Là, elle reprend sa route et elle décide de se jeter devant une voiture de flic, littéralement, qu'elle voit passer au milieu de la route. Là, bon, évidemment, les flics s'arrêtent et l'un d'eux, qui semble un peu blasé et fatigué, il lance tout à fait normalement : "Ok, une autre fille qui a été... euh... voilà, c'est... yes, trop bien." Heureusement, le deuxième policier a proposé de prendre sa voiture personnelle et de me ramener chez moi. Comme j'étais clairement en état de choc, il a essayé d'engager une conversation sur ma ville natale et sur ce que je faisais dans la vie. Il m'a même offert de l'argent, mais j'ai refusé. J'étais vraiment reconnaissante de ce qu'il a fait et je regrette de pas lui avoir demandé son numéro pour pouvoir le contacter par la suite, histoire de le remercier, je sais pas de quelle façon. Julia dit en tout cas qu'elle lui sera éternellement reconnaissante parce que c'est ce dont elle avait besoin à ce moment-là. Et elle termine son témoignage en disant que selon elle, son enlèvement aura duré que trois, quatre heures, même si elle a eu l'impression que c'était beaucoup plus à cause de la charge émotionnelle. Et puis, quelques temps plus tard, elle décide de déménager dans une nouvelle ville qui, malheureusement, était tout aussi crénée par la violence qui était liée à la drogue. D'ailleurs, bah, elle explique qu'à plusieurs reprises, elle a vu des règlements de compte dans les rues avec du sang partout. Mais elle a quand même réussi à terminer l'université sans avoir été kidnappée à nouveau.

Bon, en tout cas, si de votre côté, vous êtes déjà allé au Mexique et vous avez vécu des choses, n'hésitez pas à les partager. Je n'ai pas eu cette chance et j'avoue, les quelques amis qui sont allés me disent : "Mexico, c'est quand même chaud, tu n'as pas intérêt à te balader tout seul la nuit, surtout dans certains quartiers." Vraiment, ils me l'ont tous dit. Après, si tu es en plein jour dans les zones les plus sûres, ça va. En vrai, c'est surtout Mexico qui est concerné par le Mexique et parce que du coup, c'est une ville très touristique, mais quand on s'éloigne du centre, ça va quand même davantage, même si c'est clairement pas aussi safe que plein d'autres endroits dans le monde. Enfin, voilà, j'espère que bah, ce nouveau tour d'horizon sur ce pays-là vous aura intéressé. Qu'est-ce qu'on peut dire ensemble ? Qu'est-ce qu'on peut dire ? Ouais, je sais pas, à part que peut-être on se retrouve dans une prochaine vidéo, quoi.